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Nouvelles

Menace d’inondations à Abomey-Calavi : les revers de l’occupation des exutoires
Bien que située, en partie, sur un plateau, Abomey-Calavi fait face de plus en plus à la menace des eaux en saison pluvieuse. C’est encore le cas après les pluies du week-end dernier. Mardi 19 avril 2022. Temps ensoleillé à Abomey-Calavi. Dans la cité La Victoire, aux encablures de la bibliothèque, les eaux se retirent, mais les dégâts après les pluies du week-end sont toujours perceptibles. Occupé à exposer aux rayons du soleil son matelas mouillé, Célestin Loukou peine à trouver les mots pour décrire son calvaire. Cet étudiant s’empresse de chercher son smartphone sauvé de justesse et avec lequel il a pu filmer le désastre dans la nuit profonde, entre samedi et dimanche. « Comme vous le voyez, c’est tard dans la nuit vers 2 heures du matin, que nous avons été surpris par les eaux de ruissellement. En plus de coloniser la maison, elles sont rentrées dans nos chambres. Nous étions obligés de rester sur les tables en espérant que la pluie cesse. Puis, quand la pluie a cessé, avec des bassines, nous avons évacué l’eau de la chambre », se désole-t-i, insistant sur le fait qu’il est resté piégé dans la maison pendant plus de 24 heures sans pouvoir sortir. Son voisin renchérit: « On en a marre ! ». A 200 mètres de là, dans la rue adjacente, les pieds dans des bottes, deux étudiantes regagnent délicatement leur chambre. En les suivant dans cette mare circonstancielle, on apprécie l’ampleur de ce qu’elles disent avoir vécu le week-end et qu’elles ont pris le soin aussi de filmer. «Le samedi, autour de 6 heures du matin, l’eau a envahi notre chambre. C’est ma grande sœur qui m’a sauvée», confie Gwladys Magnindé, étudiante. Ses effets, documents, vivres et vêtements sont exposés au soleil. Il n’en faudra pas plus pour qu’elle décide de déménager. «En louant la chambre il y a trois mois, on ne pouvait pas imaginer vivre un pareil scénario. Nous allons devoir quitter », ajoute-t-elle. Une menace devenue cyclique En effet, ce week-end, la partie méridionale du pays a connu plusieurs évènements pluvieux orageux. A Cotonou, les hauteurs d’eau mesurées ces dernières 72 heures avoisinent 110 mm. Déjà, beaucoup de rues sont colonisées. Pourtant, la saison pluvieuse n’est qu’à son début. Pour une ville qui s’ouvre dans sa partie Nord sur un plateau et sur des sols ferralitiques ou terre de barre, avec des possibilités d’évacuations vers le Lac Nokoué, cela devient préoccupant. « Quand il pleut à Calavi, il est difficile de circuler parce que la terre glisse. Elle contient assez d’argile qui ne facilite pas l’infiltration. Ensuite, il y a l’installation anarchique des populations qui bouchent les exutoires de l’eau. Quand on combine ces facteurs, ajoutés aux déchets qui sont jetés dans les caniveaux, on ne peut qu’assister à ce scénario », analyse Dr Théodore Adjakpa, spécialiste des risques et catastrophes. Il y a deux ans, quelques jours après sa prise de fonction, le maire Angelo Ahouandjinou a été très vite confronté à la réalité. Il indexait l’occupation des exutoires. «A certains endroits, certains habitants ont mal construit. Ils ont empêché la circulation de l’eau. Nous aurons à interpeller ces derniers », disait-il en juin 2020. Les appels au secours à l’endroit de la mairie d’Abomey-Calavi ne font que se multiplier. Maxime Adido, chef quartier de la Cité La Victoire, rassure ses administrés. « C’est une situation qu’on a toujours vécue ces dernières années. Mais actuellement, les dispositions sont prises pour réaliser un grand caniveau qui prendra en compte plusieurs rues dans le quartier et qui doit déboucher sur le grand caniveau au petit portail de l’université. Une première équipe est déjà passée. Nous avons fait le tour pour informer les riverains du démarrage imminent des travaux et des perturbations que cela va engendrer dans leur mobilité. Tout est fin prêt», déclare l’élu local. Du côté de la mairie, les dispositions sont également en train d’être prises, assure-t-on, face à la situation. Actualités 20 avr. 2022


Zone Uemoa : Des perspectives économiques favorables mais incertaines
Les projections macroéconomiques dans la zone Uemoa sont globalement favorables, selon la Bceao. Cependant, elles restent entourées d’incertitudes relatives aux conditions financières mondiales, à l’évolution de l’inflation, au développement de la crise économique et sanitaire. La croissance économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), en termes réels, s’établirait à 6,1 % en 2022 et 7,9 % en 2023, selon les prévisions à moyen terme de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). La croissance serait portée par le secteur tertiaire, dont la contribution s’élèverait à 3,3 points de pourcentage (pdp) en 2022 et 3,7 pdp en 2023, précise le dernier Rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa (mars 2022). L’apport du secteur secondaire serait de 1,8 pdp en 2022 et 3,1 pdp en 2023. Quant au secteur primaire, il y contribuerait à hauteur de 1,0 pdp en 2022 et 1,1 pdp en 2023. En fait, l’accélération de la croissance économique dès l’année prochaine dans la zone émanerait essentiellement de l’exploitation pétrolière au Sénégal, des exportations de pétrole brut du Niger via le Bénin et de la consolidation de l’activité de raffinage de pétrole pour une meilleure satisfaction des besoins de l’Union, indique la Banque centrale. Au plan interne, les projets de construction et de renforcement des infrastructures socio-économiques de base devraient se poursuivre dans la plupart des États membres de la zone. Aussi, il est attendu une hausse des productions agricoles, extractives et manufacturières ainsi que du retour à la reprise de l’activité dans les sous-secteurs du tourisme, des transports ainsi que des restaurants et hôtels. Globalement, les échanges extérieurs de l’Union se solderaient par une amélioration du solde global, avec un excédent global projeté à 627,3 milliards F Cfa en 2022 contre 475,6 milliards en 2021. Ainsi, les projections macroéconomiques demeurent « globalement favorables» dans l’Union, en dépit d’un accroissement des risques baissiers. En effet, les projections s’appuient sur les perspectives d’évolution de l’environnement international: les cours internationaux des produits alimentaires et du baril de pétrole ainsi que le taux de change euro/dollar des États-Unis d’une part, et la conjoncture économique interne, notamment les programmes économiques des États membres de l’Union et les perspectives d’évolution de la production vivrière, d’autre part. La situation monétaire sur la période 2022-2023 serait marquée par la consolidation des concours bancaires à l’activité économique. La masse monétaire ressortirait en hausse de 14,0 % en 2022 et de 14,1 % en 2023. Risques Les perspectives sont entourées d’un degré d’incertitude élevé en raison des conditions financières mondiales et des développements de la crise économique et sanitaire qui secoue le monde depuis plus de deux ans. A l’international, mentionne le document de la Banque centrale, les tensions inflationnistes resteraient élevées en 2022 en raison essentiellement des inadéquations entre l’offre et la demande, quoique la hausse ralentirait à mesure que les perturbations des chaînes d’approvisionnement s’estompent. L’inflation ressortirait, en moyenne, à 3,9 % en 2022 dans les pays avancés et à 5,9 % dans les pays émergents et en développement contre respectivement 3,3 % et 5,5 % en 2021. L’apparition de nouveaux variants du coronavirus pourrait prolonger la pandémie et provoquer à nouveau des perturbations économiques. De nouvelles restrictions perturberaient davantage les chaînes d’approvisionnement, ce qui induirait une hausse de prix et une baisse de la croissance. Une politique monétaire moins accommodante, en l’occurrence le relèvement des taux directeurs par les pays avancés, compromettrait la stabilité financière et ferait surgir des risques pour les flux de capitaux, les devises et les finances publiques des pays émergents et en développement, avertit la Banque centrale. A tout cela s’ajoutent les tensions géopolitiques qui restent fortes dans le monde. Selon la Bceao, les cours mondiaux des produits pétroliers devraient connaître une hausse en 2022, suivie d’une baisse en 2023. Le cours moyen du pétrole brut (Wti) passerait de 71,5 dollars en 2021 à 100,0 dollars en 2022, avant de se replier à 92,5 dollars en 2023. Quant aux principaux produits non énergétiques exportés par les pays de l’Union, leurs prix devraient poursuivre leur raffermissement au cours des deux prochaines années, sous l’effet de la reprise de la demande à l’échelle mondiale et de l’amélioration des perspectives économiques. En ce qui concerne les produits alimentaires importés par l’Union, les prévisions basées sur les données du Fonds monétaire international (Fmi) indiquent une hausse des cours mondiaux. Après une augmentation de 7,3 % en 2021, les cours progresseraient de 10,0 % en 2022 puis de 5,0 % en 2023. Toutefois, le déficit budgétaire de l’Union devrait se réduire progressivement, passant de 4,9 % du Pib en 2022 à 3,8 % du Pib en 2023. Il pourrait atteindre l’objectif de 3,0 % au maximum à partir de 2024, grâce à la rationalisation des dépenses publiques et à l’amélioration graduelle du taux de pression fiscale (télépaiement, lutte contre la fraude fiscale, renforcement des capacités des administrations fiscales, limitation des exonérations). Economie 20 avr. 2022


Situation de la microfinance dans l’Umoa : 1933,5 milliards F Cfa de dépôts collectés en 2021 (Le taux de dégradation du portefeuille en baisse)
Les dépôts collectés par les systèmes financiers décentralisés en 2021 sont en hausse dans l’Umoa, selon la Bceao. En dépit de cette augmentation, le taux brut de dégradation du portefeuille s'est inscrit en baisse avec la reprise post-Covid. Les Systèmes financiers décentralisés (Sfd) de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) ont maintenu la dynamique de croissance de leurs activités, en termes de collecte de dépôts, d’octroi de crédits et d’ouverture de comptes en faveur de leur clientèle, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Le montant des dépôts collectés par les institutions de microfinance s’est établi à 1933,513 milliards F Cfa à fin 2021 contre 1568,520 milliards F Cfa une année plus tôt, soit une augmentation de 364,992 milliards francs Cfa représentant 23,3 %, précise la fiche de Situation de la microfinance dans l’Umoa au 31 décembre 2021 publiée par la Banque centrale. La progression est notée dans tous les pays membres sauf en Guinée-Bissau où une diminution de 40,0 millions F Cfa a été relevée. L’augmentation est de 99,876 milliards F Cfa soit + 26,2 % en Côte d'Ivoire, de 69,633 milliards F Cfa soit +18,2 % au Sénégal, de 68,692 milliards F Cfa soit +29,5 % au Togo, de 44,995 milliards F Cfa soit +14,7 % au Burkina, de 40,307 milliards F Cfa soit +32,4 % au Bénin, de 37,747 milliards F Cfa soit +33,0 % au Mali et de 3,781 milliards F Cfa soit +13,9 % au Niger. En dépit de cette progression, le taux brut de dégradation du portefeuille s’est inscrit en baisse, ressortant à 7,9 % contre 8,5 % à fin décembre 2020, pour une norme généralement admise de 3 % dans le secteur. Cette situation s’explique notamment par les efforts déployés par les Etats dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 ayant favorisé la reprise des activités économiques, salue la Bceao. En 2020, le portefeuille s’était fortement dégradé en lien avec l’augmentation des crédits en souffrance du fait de la pandémie de Covid-19 qui a affecté les activités économiques. De 16 à fin 2020, le nombre d’institutions de microfinance en difficulté et placées sous administration provisoire dans l’Union est passé à 14 à fin 2021 dont 7 au Bénin, 2 au Burkina, 2 au Niger, 1 en Côte d’Ivoire, 1 au Sénégal et 1 au Togo. Encours des crédits en hausse Les dépôts à vue restent prépondérants avec une part de 57,3 % du total des dépôts, contre 21,1 % de dépôts à terme et 21,6 % pour les autres dépôts. L’épargne mobilisée par les Sfd a été constituée à hauteur de 48,7 % par les hommes, 26,9 % par les femmes et 24,4 % par les groupements. Le montant moyen des dépôts par membre s’est établi à 113 725 F Cfa après 106 924 F Cfa à fin décembre 2020, soit une progression de 6,4 %. L’épargne représente 5,1 % de celle collectée par les établissements de crédit de l’Union. Selon la Bceao, l’encours des crédits des Sfd de l’Union ressort à 1953,462 milliards F Cfa contre 1662,2 milliards F Cfa à fin décembre 2020, soit un accroissement de 356, 056 milliards F Cfa représentant 22,3 %. Cette hausse qui intervient avec la reprise progressive des activités économiques, est notée dans la plupart des pays de l’Union sauf au Niger et en Guinée-Bissau où l’encours des crédits est en baisse. Pour l’ensemble du secteur de la microfinance, l’encours des crédits octroyés représente 7,1 % de celui des établissements de crédit de l'Union. Les crédits à court terme représentent 51,8 % de l’ensemble des concours accordés par les Sfd, contre 31,7 % pour les prêts à moyen terme et 16,5 % pour les prêts à long terme. La clientèle masculine des Sfd a bénéficié de 53,6 % des crédits. La clientèle féminine et les groupements bénéficient respectivement de 21,5 % et 24,9 % des financements. L'encours moyen des financements des Sfd par membre est passé de 108 893 F Cfa en 2020 à 114 898 F Cfa à fin décembre 2021, soit une augmentation de 5,5 %. Economie 20 avr. 2022


Prorogation du délai d'enrôlement au Ravip : Cyrille Gougbédji s’explique
Au cours d'un point de presse, vendredi 15 avril dernier, dans les locaux de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication, Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) a évoqué les raisons de la prorogation de l’opération de régularisation des résidus devant figurer sur la Liste électorale informatisée (Lei) dans la perspective des législatives de 2023. Estelle VODOUNNOU (Stag.) L’opération de régularisation des résidus pour les inscriptions sur la Liste électorale informatisée (Lei) prévue pour s’achever le 16 avril dernier, est prorogée au 22 avril. Cette prorogation se justifie par le manque d’engouement de la population au début de l'opération et le bilan très peu satisfaisant. C’est ce qu’a expliqué aux médias, Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), lors d’un point de presse tenu vendredi 15 avril à la Haac. « Quand on lance une opération dans notre pays, les gens attendent le dernier délai pour prendre d’assaut les lieux et créent une affluence difficile à maitriser», constate-t-il. A l’en croire, cette prorogation est la dernière chance pour les retardataires. La date du 22 est en effet le deadline pour l’atteinte des objectifs fixés. A cet effet, il sera mis à la disposition des populations une application de consultation de la liste pour leur permettre de consulter à distance et avoir des précisions sur leurs postes de vote. Sur cette liste, indique le gestionnaire mandataire, seuls les potentiels électeurs qui ont satisfait aux exigences du Ravip verront leurs noms. Néanmoins, ceux qui ont fait le Ravip et qui n’ont pas pu faire le déplacement pour la correction de leurs données dans le cadre de cette opération verront leurs noms affichés dans la localité qu’ils ont déclarée comme lieu de résidence pendant qu’ils ont fait le Ravip. Ce serait donc, à l’en croire, un affichage par défaut. Pour la satisfaction de la population et l’atteinte de l’objectif fixé, le gestionnaire mandataire de l’Anip a fait part des dispositions prises pour contrer toutes sortes de corruption et de fraude. Pour lui, il ne s’agit pas actuellement de forcer la main aux agents enrôleurs pour prendre les enfants. La présente opération concerne les citoyens en âge de voter qui n’ont jamais participé aux processus électoraux mais qui ont fait le Ravip ou qui n’ont jamais fait le Ravip. Il ne s’agit pas alors d’un grand Ravip lancé. Le second détail qu'il a évoqué concerne les dispositions que doivent prendre les citoyens contre toute corruption au niveau des agents enrôleurs. « Nous avons reçu quelques bruits ces dernières heures selon lesquels, à Parakou, certains enrôleurs exigent de la population de l’argent avant de les enrôler. Si cela est vrai, je demande que des plaintes soient portées contre ces agents. Ils seront traités comme les indélicats », recommande l’autorité de l’Anip. Il martèle qu’il est interdit de demander de l’argent chez quiconque pour le faire enrôler. Par ailleurs, la bonne nouvelle pour les enfants, est qu’après le 22, ils ont la chance d’être pris en compte pour l’enrôlement, grâce à l’appui de la Banque mondiale. Actualités 20 avr. 2022


Protection de la femme au Bénin : L’Inf, pour le bonheur des victimes de violences
L’Institut national de la femme (Inf) se fait mieux connaître des populations. C’est à travers l’organisation d’une causerie-débat sur le thème «Institut national de la femme. Tout sur l’assistance juridique et judiciaire », ce mardi 19 avril à Cotonou. Plus qu’un gardien des victimes des violences basées sur le genre, l’Institut national de la femme (Inf) se positionne comme leur protecteur, leur secours. Instrument de promotion du leadership féminin, il est en amont et en aval de la lutte contre les infractions commises à raison du sexe au Bénin. Mais ses missions ne sont pas véritablement perçues de tous. C’est ce qui justifie l’organisation d’une causerie-débat, ce mardi à Cotonou. L’objectif est de permettre à toute la population de mieux cerner son importance, sa mission, ses attributions. Sa mission est grande et diversifiée. « Au-delà de la femme béninoise que cet organisme public à caractère social et scientifique est appelé à protéger et à promouvoir, c’est toute la société qui bénéficie de ses actions, car le bien-être de la femme détermine le bonheur de la société et une nation qui abandonne une seule femme en détresse est vouée à la perte et s’enlisera indéfiniment dans le sous-développement », assure Claudine Prudencio, présidente de l’Inf.« Ce sont donc toutes les couches sociales, toutes les catégories socioprofessionnelles, toutes les classes au sein de notre peuple qui sont bénéficiaires de la mission que le président de la République, Patrice Talon a assignée à l’Inf qui est un produit de sa lucidité politique, de sa clairvoyance sociale », apprécie-t-elle. Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, voit à travers l’Inf l’amorce d’un tournant historique pour le Bénin en matière de protection de la femme. L’institut vise, entre autres objectifs, à donner des orientations stratégiques et à proposer des outils techniques pour la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques, stratégies, plans…, en vue de la protection et de la promotion des femmes et des filles au Bénin. Au nombre des attributions, il est appelé à dresser un état des lieux sur toutes les formes de violences et plus généralement toutes les formes de discriminations à l’égard de la femme et de la fille et à initier des études et recherches en la matière. Conscients de leur mission Ses responsables sont bien conscients des attentes du pays. « A l’Institut national de la femme, nous nous sommes attelés à avoir une juste compréhension de notre mission, nos attributions, nos objectifs à court, moyen et long termes et surtout des attentes du président de la République et des aspirations des Béninoises et Béninois sur la condition féminine. Notre mission est claire, cohérente et multidimensionnelle. Elle a des composantes politiques, économiques, sociales, culturelles », développe Claudine Prudencio. Les facettes de l’Inf reposent également sur le droit dans toutes ses dimensions. Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive dudit institut, dévoile ses attributions en matière d’assistance juridique et judiciaire. « L’Inf a le devoir de pouvoir assister les victimes en matière de travail ou d’une discrimination spécifique. Il s’intéresse aux infractions liées aux violences basées sur le genre, aux violences sexuelles, au viol, au harcèlement sexuel ordinaire, au harcèlement sexuel sur une apprenante, aux violences patrimoniales, psychologiques». Il assiste les personnes ayant besoin d’aide, mais ne s’occupe pas des cas de divorce, sauf lorsqu’une violence intervient en la matière. Selon Véronique Tognifodé, le chef de l’Etat a vu juste en mettant en place ce modèle (Inf : Ndlr), qui prend en compte toutes les failles du passé. Elle exhorte tout le monde à œuvrer en faveur de la protection de la femme: «La protection de la femme n’est pas seulement une lutte qui concerne l’Institut national de la femme ou le ministère des Affaires sociales. Tout le monde doit se sentir concerné. Chacun doit prendre à cœur la cause de la protection de la femme », lance-t-elle. Actualités 20 avr. 2022


Tirage au sort des qualificatifs de la Can 2023 : Le Bénin hérite du Sénégal dans le groupe L
La Confédération africaine de Football (Caf) a effectué ce mardi 19 avril le tirage au sort des phases de groupes de la Can 2023 qui se tiendra en Côte d’Ivoire.  Au terme de ce tirage au sort  à Johannesburg en présence des légendes Lucas Radebe d’Afrique du Sud et Salomon Kalou de Côte d’Ivoire, le Bénin se retrouve dans le groupe L aux côtés du champion en titre, le Sénégal, le  Rwanda et le Mozambique. Voici la composition des poules   GROUPE A   1-NIGERIA 2-SIERRA LEONE 3-GUINEE BISSAU 4-SAO TOME ET PRINCIPE / ÎLE MAURICE   GROUPE B 1-BURKINA FASO 2-CAP VERT 3-TOGO 4- ESWATINI   GROUPE C   1-CAMEROUN 2-KENYA 3-NAMIBIE 4-BURUNDI   GROUPE D   1-EGYPT 2-GUINEE 3-MALAWI 4-ETHIOPIE   GROUPE E 1-GHANA 2-MADAGASCAR 3-ANGOLA 4-REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE   GROUPE F 1-ALGERIE 2-OUGANDA 3-NIGER 4-TANZANIE   GROUPE G 1-MALI 2-CONGO 3-GAMBIE 4-SOUDAN DU SUD   GROUPE H 1-COTE D'IVOIRE 2-ZAMBIE 3-COMORES 4-LESOTHO   GROUPE I 1-RD CONGO 2-GABON 3-MAURITANIE 4-SOUDAN   GROUPE J 1-TUNISIE 2-GUINEE ÉQUATORIALE 3-LIBYE 4-BOTSWANA GROUPE K   1-MAROC 2-AFRIQUE DU SUD 3-ZIMBABWE 4-LIBERIA   GROUPE L   1-SENEGAL 2-BENIN 3-MOZAMBIQUE 4-RWANDA   Sports 19 avr. 2022


La chronique de Oncle AGBAYA : VLAVONOU ET LES DEPUTES, IL FAUT SCIENCER !
On vous l’avait bien dit, mon Neveu Patou dirige un pays de pagailleurs avec des honorables aussi pagailleurs ! Tenez, au moment où une grande partie de mes Neveux et Nièces Béninois, à l’instar d’une majorité de Terriens, soupèsent d’un regard suspicieux le poids de la baguette de pain les matins, et que certains pratiquent malgré eux les vertus diététiques d’une alimentation sans huile et sans sucre ; et que la Communication gouvernementale est en train de réussir enfin à les convaincre que ce n’est pas la dissolution de l’Onasa, ni l’asphaltage des improbables rues marécageuses d’ Agla, qui a décidé Poutine à envahir l’Ukraine, l’une des urgences législatives qu’ont trouvées mon Neveu Vlavonou et ses camarades du Palais des Gouverneurs à Hogbonou, est de sortir des naphtalines avec castagnettes, les vieilles écharpes et chercher à récurer les vieux macarons de mes cousins et cousines députés retraités et anciens Présidents d’Institutions, à travers des pensions politiques… Heureusement que AGUIDI mort, depuis quelques années au pays, n’est pas ressuscité à Pâques avec le Christ Notre Seigneur, et que mes Neveux et Nièces fonctionnaires se grattent avec espoir la paume des mains en attendant (im)patiemment la rencontre avec Patou le 26 prochain ; sinon, les oreilles honorables allaient siffler et leurs bouches parlementaires se défendre que le texte est un projet de loi et non une proposition de loi … Même ma dame-jeanne de SODABI connait la différence… Et vous tous, mes Neveux et Nièces, qui imaginez perfidement que cette loi aura forcément un ultra fort taux d’approbation au sein de l’Hémicycle, parce qu’on y compte énormément de futurs anciens députés, êtes de vrais pagailleurs ! Votre Oncle AGBAYA Actualités 19 avr. 2022


Carte Postale / Trésor royal restitué : Les quatre portes d’Adjalala
Elles sont quatre portes royales parmi les 26 œuvres restituées par la France. Au palais de la Marina, elles sont positionnées dans le même compartiment que les trônes d’apparat et le Kataklè. Ces portes sont probablement celles des Adjalala (salle de réception royale, bâtiment le plus grand du palais où se tient le conseil de trône) des palais royaux de Glèlè ou de Guézo. Sur l’une des portes, l’on voit sculptés au niveau supérieur, entre autres, des gougbassa, des recardes, le caméléon (vodoun Mawu Lissa) qui est le symbole du roi Akaba, fils de Houégbadja. A la partie inférieure de la porte, il y a, entre autres, le lion qui est le symbole du roi Glèlè, des fusils et le serpent qui se mord la queue (vodoun Dan aïdo hwèdo). « Lorsqu’on prend cette porte, on se demande si elle n’a pas été sculptée au temps du roi Glèlè puisque vous retrouvez son symbole à la partie inférieure de la porte alors qu’à la partie supérieure vous retrouvez le symbole du fils de l’ancêtre du fondateur du royaume », indique Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. Sur une deuxième porte, l’on retrouve au niveau supérieur, l’éléphant et le canard qui sont deux des symboles du roi Guézo. Il y a également le cheval qui est l’un des symboles du roi Glèlè. Au niveau inférieur, l’on a le chien qui est le symbole du roi Kpengla. L’on note aussi la présence de mankpo et de fusils. « On a des grenouilles placées aux quatre coins de la porte. C’est pour représenter la divinité des eaux: tohossou. Le plateau d’Abomey est sec. De l’eau à Abomey, c’est rare. Donc, il faut gérer cette ressource indispensable à la vie. D’où les divinités tohossou que les rois du Danxômè ont mis sur pied. Et mieux, pour le royaume qui n’est pas bordé de cours d’eau, aller jusqu’à la mer pour contrôler les navires était important. Et cela a été le travail du roi Agadja appelé ‘‘Agadja Houyito’’», appuie Alain Godonou, directeur des Programmes «Musée» à l’Anpt et commissaire du volet trésors royaux de l’exposition Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui. « On se demande donc si cette porte n’a pas été sculptée au temps du roi Glèlè qui a voulu rassembler les symboles de son père, de son grand-père, etc. On se dit que ces portes sont celles du roi Glèlè, vu que Béhanzin n’a pas eu le temps de construire son propre palais. Lors de l’invasion du Danxômè par les troupes françaises, Béhanzin se trouvait dans le palais fonctionnel de son père et le palais fonctionnel de son grand-père se trouve tout juste à côté. Les deux sont côte-à-côte, donc on se dit que cette porte et les trois autres portes sont parties soit du palais de Glèlè ou celui de Guézo », poursuit le conservateur du musée d’histoire de Ouidah. Les deux autres portes ont pratiquement les mêmes traits que les deux décrites ci-dessus. Ce sont donc des œuvres sur lesquelles l’on retrouve la plupart des symboles d’anciens rois du Danxômè. Et à en croire Calixte C. B. Biah, cette tradition n’a pas disparu. « Aujourd’hui, si vous allez à Abomey, que ça soit sur les portes d’entrée, les fenêtres, les portes des Adjalala, que vous soyez au palais de Glèlè ou de Guézo, vous retrouverez des symboles des anciens rois du Danxômè », renseigne-t-il. La taille des quatre portes exposées à la Marina, varie de 1,68 à 1,73 mètre. Elles sont sculptées en bois polychrome (bois de fond : koro, bois des applications : rinorea). Des pigments et métal sont aussi visibles sur ces portes. Culture 19 avr. 2022


Exposition d’art contemporain « Youth » : Lumière sur de jeunes artistes émergents
Une douzaine d’artistes visuels et sculpteurs béninois font découvrir leurs créations dans « Youth », une exposition d’art contemporain qui se déroule du 14 au 24 avril prochain à la Maison Rouge. L’évènement est organisé en collaboration avec Hbmc. Une exposition exclusivement dédiée aux jeunes artistes émergents du Bénin. Dénommé «Youth», l’évènement qui a démarré jeudi dernier, met en lumière une douzaine d’artistes visuels et sculpteurs. Parmi eux figurent de jeunes créateurs qui ont le vent en poupe à l’instar de Nobel Koty ou Youss Atacora, deux artistes qui exposent actuellement au palais de la Marina. L’objectif de l’exposition est de faire découvrir ces jeunes talents béninois aux amoureux de l’art contemporain. «Youth» est aussi le prolongement de l’exposition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui». Les thématiques abordées par les artistes à travers leurs œuvres, sont diverses et variées, mais presque tous ont un dénominateur commun : le corps humain. Frigg Toss est l’un des douze exposants. Il est à la fois artiste visuel et sculpteur. L’exposition cadre parfaitement avec sa démarche artistique en dessin vectoriel qui porte sur la jeunesse africaine. Frigg Toss est « honoré » d’être sous les projecteurs de « Youth ». Pour cette exposition, il fait découvrir six de ses œuvres : quatre toiles et deux sculptures. « Je pratique le dessin vectoriel qui est un art numérique que je développe pour ensuite les imprimer sur toile. Ma démarche artistique porte sur les mutations qui secouent le continent africain aux plans économique, social, culturel, politique, et je jette un regard sur comment la jeunesse réagit face à ces mutations, comment malgré les aléas elle essaie d’aller de l’avant, de s’émanciper à travers son style de vie, ses rêves, etc. », explique l’artiste. En sculpture, la démarche de Frigg Toss porte beaucoup plus sur l’homme notamment la condition humaine. Il aborde alors tout ce que l’homme peut traverser comme expérience de vie, qu’il s’agisse de peine ou de joie. Mais ses sculptures (à base de sable) sont de petite taille. «C’est pour exprimer la grandeur de l’homme dans sa petitesse », fait noter Frigg Toss. Comme lui, les jeunes artistes qui sont à l’honneur dans « Youth », s’illustrent à travers leur liberté de pensée, liberté esthétique, liberté introspective,… De plus, « ce sont des créateurs bien inscrits dans ‘‘l’ici et maintenant’’, des artistes, venus d’univers singuliers mais complémentaires. Tous témoins et acteurs d’une nouvelle ère post-restitution, où l’histoire de l’art peut reprendre là où elle s’est arrêtée et suivre le chemin tout fraîchement tracé », indiquent la Maison Rouge et son allié Hbmc. Ce dernier accompagne le développement de l’art contemporain au Bénin et ailleurs à travers des partenariats avec des acteurs privés qui s’engagent à soutenir et promouvoir les artistes dans une démarche créatrice de valeurs et d’intérêt général. L’exposition séduit ses visiteurs qui sont aussi jeunes pour la plupart. «Youth » fait en outre un clin d’œil aux jeunes collectionneurs d’art contemporain qui souhaiteraient acquérir, à des prix moins élevés, des œuvres d’artistes émergents. Le vernissage de cette exposition a été meublé par une performance artistique. Culture 19 avr. 2022


Ligue Mono-Couffo de Karaté : Les capacités des encadreurs et athlètes renforcées
La ligue départementale Mono-Couffo de Karaté-do a organisé, samedi 16 avril dernier, un mini-stage au profit des encadreurs et athlètes dans l'enceinte de la base des sapeurs-pompiers de Comè. L’objectif de cette formation est de rehausser le niveau des acteurs. Venus des deux départements, 70 participants ont bénéficié des connaissances théoriques et pratiques transmises par Claude Aviansou et ses assistants Boniface Tokannou et Robert Hounmakpé. Pendant plus de 10 heures d'horloge, plusieurs exercices ont été revus sous le regard administratif de Rock Quenum, président de la Fédération béninoise de Karaté-do. Satisfait du travail qui se fait dans cette région, le président de la Fbk-do se dit prêt à accompagner la ligue Mono-Couffo. Il a salué cette initiative qui contribue non seulement à la formation des encadreurs mais aussi à celle des athlètes. « Je ne pouvais manquer à l'appel des organisateurs de ce mini-stage que nous tenterons de perpétuer chaque mois dans le cadre de la nouvelle dynamique », a-t-il indiqué. Pour lui, le comité exécutif de la Fédération béninoise de Karaté s’engage aux côtés des acteurs qui veulent travailler au développement de cette discipline. « Nous espérons que les autres ligues vont prendre la balle au bond et aller de l'avant, c'est pour le bien de tous », a-t-il ajouté. Pour finir, le président de la Fbk-Do a invité chacun des acteurs à œuvrer pour le développement de la discipline en prenant pour credo le travail et la cohésion. Ch. H. Sports 19 avr. 2022


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