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Nouvelles

Nommée au gouvernement du Burkina Faso: Rosine Sori-Coulibaly fait ses adieux au Parlement béninois

La coordonnatrice du Système des Nations Unies et représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin, Rosine Sori-Coulibaly, a été reçue en audience mardi 2 février par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Elle est allée lui faire ses adieux étant donné que sa mission au Bénin vient d’être écourtée, suite à sa nomination au gouvernement de son pays, le Burkina Faso.

Depuis le 13 janvier dernier, Rosine Sori-Coulibaly, coordonnatrice du Système des Nations Unies et représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin est nommée ministre de l’Economie, des Finances et du Développement du gouvernement de son pays, le Burkina Faso. Cette promotion écourte ainsi sa mission au Bénin après dix-huit mois de séjour. La fonctionnaire onusienne a tenu à faire ses adieux au président de l’Assemblée nationale et au peuple béninois avant de regagner son pays. C’est dans ce cadre qu’elle a été reçue en audience mardi 2 février par le président Adrien Houngbédji au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

En marge de cette audience, elle a salué la bonne qualité de la relation de travail et de coopération entre le Pnud, le Système des Nations Unies et le Parlement béninois. Un sentiment que partage le président Adrien Houngbédji. Ce dernier, en référence aux nouvelles charges de Rosine Sori-Coulibaly, souhaite également voir se renforcer les relations de coopération entre les deux pays : le Bénin et le Burkina-Faso. La nouvelle ministre de l’Economie, des Finances et du Développement du Burkina Faso promet de transmettre ce message aux autorités de son pays. «Il n’y a pas de raison pour que les deux pays frères et amis et qui partagent une histoire commune, ne puisse pas travailler pour leur essor respectif et celui du continent africain», s’est-elle voulue rassurante.
Rosine Sori-Coulibaly quitte le Bénin avec quelques souvenirs qui l’ont marquée. Elle cite entre autres, le discours d’investiture de Me Adrien Houngbédji en tant que président de l’Assemblée nationale, 7e législature, un message plein d’engagement pour un Parlement fort, à l’écoute des populations et qui travaille avec le gouvernement dont il contrôle par ailleurs l’efficacité des actions. La désormais ex-fonctionnaire de l’ONU n’a pas manqué de remercier toute la Représentation nationale et à travers elle, l’ensemble du peuple béninois pour son séjour au Bénin au cours duquel elle dit s’être sentie comme chez elle¦

Actualités 03 févr. 2016


Fièvre hémorragique à virus Lassa au Bénin: Des mesures hardies pour éviter l’épidémie

Après Tanguiéta dans le département de la Donga en novembre 2014, c’est le tour des communes de Tchaourou dans les départements du Borgou-Alibori et de Ouèssè dans le Zou-Collines d’enregistrer depuis peu des décès dus à la fièvre hémorragique à virus Lassa. La recrudescence de cette épidémie qui a déjà fait 9 morts mérite qu’on s’y attarde pour non seulement connaître ses manifestations, mais surtout maîtriser les méthodes préventives. C’est dans ce cadre que le ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé a organisé, mardi 2 février à Cotonou, une conférence de presse.

Le Bénin a connu entre le 15 octobre 2014 et le 8 janvier 2015 un épisode épidémique de fièvre hémorragique à virus Lassa. Au cours de cette période, 16 cas avaient été enregistrés dont neuf décès. Sur ces neuf décès, la fièvre avait été confirmée dans deux cas. Depuis le début de cette année à ce jour, 20 cas suspects ont été enregistrés dont 9 décès. Parmi ces décès, il y a un seul cas confirmé positif à la fièvre de Lassa et 8 cas probables. Des 9 décès, 5 sont membres du personnel de la santé. Les communes les plus touchées sont Tchaourou, Bembèrèkè, Nikki et Parakou dans le Borgou et Ouèssè dans les Collines. Le Borgou à lui seul totalise 7 décès.
Pendant ce temps, au Nigeria, les autorités dénombrent 168 cas dont 84 décès dans 17 Etats du pays, y compris ceux du Niger et d’Oyo qui sont frontaliers au Bénin. Cette situation qui prévaut en cette période d’harmattan et de pré campagne où les tournées se multiplient dans ces localités, nécessite qu’on ait une connaissance des manifestations du mal et d’en maîtriser les méthodes préventives.

Virus de Lassa et ses manifestations

Selon les explications du ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé, la fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit en Afrique occidentale. Le Bénin n’est pas à l’abri dudit virus qui se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs. La transmission interhumaine et au laboratoire se produit également, en particulier dans les hôpitaux où les mesures de prévention et de lutte anti-infectieuse sont encore précaires.
La fièvre hémorragique à virus Lassa est endémique en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone et dans des localités du Nigeria.
Elle est une zoonose. Ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés. Le réservoir animal, ou hôte du virus est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». L’infection ne le rend pas malade, mais il excrète le virus dans ses urines et ses excréments.
L’évolution clinique de la maladie étant très variable, la détection de la maladie chez les personnes touchées est difficile. Cependant, quand la présence de la maladie est confirmée dans une communauté, l’isolement rapide des sujets touchés, de bonnes pratiques de protection contre l’infection et la recherche rigoureuse des contacts peuvent permettre d’endiguer la flambée.
La maladie débute graduellement avec des malaises, la fièvre, des céphalées, des maux de gorge, des nausées, des vomissements, myalgies et douleurs thoraciques et abdominales. La fièvre est persistante ou par poussées intermittentes. Une inflammation et une exsudation du pharynx et de la conjonctive sont fréquentes. Dans les cas graves, un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. À un stade tardif, on peut trouver un état de choc, des convulsions, des tremblements, une désorientation pouvant aller jusqu'au coma. La surdité survient chez 25% des malades qui survivent à la maladie. La moitié d'entre eux recouvrent en partie l'ouïe au bout d'un à trois mois. On peut observer des chutes de cheveux passagères et des troubles de la marche au cours de la convalescence.
Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes. La pathologie est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse, le décès de la mère et du fœtus survenant dans plus de 80% des cas observés durant le troisième trimestre.

Transmission

Selon le ministre Pascal Dossou Togbé, l’homme est généralement contaminé par exposition à l’urine ou aux excréments de rats Mastomys infectés. Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée. Aucune donnée épidémiologique n’atteste la transmission aérienne d’homme à homme. La transmission interhumaine s’observe au sein de la communauté et en milieu médical, où le virus peut être transmis par du matériel médical contaminé, par exemple des aiguilles réutilisées. La transmission par voie sexuelle a été signalée. La fièvre de Lassa touche toutes les tranches d’âge et les deux sexes. Les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rats Mastomys, surtout dans les communautés surpeuplées manquant de moyens d’assainissement. Les agents de santé sont exposés, s’ils traitent des porteurs du virus sans appliquer de bonnes techniques de soins sous protection ou de mesures de lutte contre l’infection.

Diagnostic et traitements

En fonction des symptômes de la fièvre hémorragique à virus Lassa, les traitements sont très variables et peu spécifiques. Le diagnostic clinique est souvent difficile, surtout aux premiers stades de la maladie. Il est difficile de la distinguer d’autres fièvres hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola, et beaucoup d’autres maladies provoquant de la fièvre, notamment le paludisme, la shigellose, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune.
Le diagnostic de certitude exige des examens qui se font uniquement dans des laboratoires spécialisés. Le diagnostic précoce de la fièvre de Lassa est conseillé. Il permet, d'une part, de mettre en place les mesures de quarantaine pour éviter les infections nosocomiales, d'autre part, de lancer un traitement antiviral. Un médicament antiviral, la Ribavirine, est actif dans le traitement de cette fièvre par voie orale ou par voie intraveineuse. Administré à un stade précoce, dans les 6 jours suivant la survenue des premiers symptômes, il diminue statistiquement le taux de mortalité chez les patients infectés. Le traitement antiviral à la Ribavirine semble efficace, s'il est administré au début de l'évolution clinique. Actuellement, aucun vaccin ne protège contre cette fièvre.

Pour contrôler l’épidémie...
Le représentant résident de l’Oms au Bénin, Dr Pierre Mpele Kilebou a expliqué qu’en pratique, la prévention repose sur les mesures de quarantaine pour éviter les infections nosocomiales. La prévention de la fièvre hémorragique à virus Lassa passe par la promotion d'une bonne «hygiène communautaire» pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Parmi les mesures efficaces, il y a la conservation des céréales et plus généralement des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l'élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l'intérieur de celles-ci et la présence de chats.
Dans un communiqué conjoint rendu public le lundi 1er février dernier par l’OMS, l’Unicef et le ministère de la Santé, une série de mesures a été retenue. Ces différentes mesures ont été confirmées par le ministre de la Santé Pascal Dossou Togbé lors de la Conférence de presse mardi 2 février. Pour une risposte contre la fièvre de Lassa, une unité d’isolement a été installée à l’hôpital de zone St Martin de Papané; des stocks de médicaments Ribavirine ont également été prépositionnés à Cotonou et dans la commune de Tchaourou ; des Equipements de protection individuelle (EPI) pour le personnel de santé, thermomètres infrarouges, du matériel médical et de laboratoire et des produits de décontamination ont été mis à disposition ; le personnel de santé de l’Hôpital de zone St Martin de Papané et les agents de santé de la commune de Tchaourou ont été formés sur l’utilisation du matériel de protection et le protocole de traitement de la maladie, ainsi que sur la recherche de cas contacts.
Par ailleurs, une équipe de professionnels pluridisciplinaires se trouve déjà sur les lieux pour assurer le renfort technique; des séances de sensibilisation de la population et des autorités sont en train d’être organisées; une stratégie de recherche des personnes contacts a été élaborée pour assurer la participation des communautés dans l’identification de cas suspects.
En dehors de ces dispositions d’ordre pratique, d’autres sont préconisées. Ainsi, dès les premiers signes, il est impératif de se rendre immédiatement au centre de santé le plus proche. Le traitement est efficace si l’administration de médicaments est faite rapidement. Il faut se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ; bien protéger les restes et réserves de nourritures dans les maisons; éviter la manipulation et la consommation des rats; éviter tout contact avec une personne suspecte ou malade de la fièvre de Lassa; et éviter tout contact avec les selles, l’urine, la salive, les vomissures et les objets contaminés d’une personne suspecte, malade ou décédée de la fièvre de Lassa. Ne pas toucher le corps d’une personne suspectée d’être décédée de la fièvre de Lassa, y compris lors des rites funéraires. Pour apaiser les populations, Dr Pierre Mpele Kilebou les a invité à ne pas s’inquiéter mais à bien observer les règles retenues par les autorités nationales de commun accord avec les institutions internationales¦

Santé 03 févr. 2016


Audience à la Cour constitutionnelle: Théodore Holo reçoit plusieurs personnalités

Le président de la Cour constitutionnelle a reçu, vendredi 29 janvier, plusieurs personnalités à son cabinet venues s’entretenir avec lui des initiatives de sensibilisation de la population sur les comportements qui appellent à la paix en cette veille d’élection présidentielle.

«Le Bénin doit vivre dans la paix que ce soit avant pendant ou après l’élection présidentielle, il faut que la paix soit d’actualité dans notre pays, il y a déjà la paix mais nous devons travailler à la consolider». Voilà ce qu’a déclaré Alain Owolabi président du Réseau national des étudiants leaders à sa sortie d’audience avec le président de la Cour constitutionnelle.

Le groupe d’étudiants qu’il conduit sensibilise depuis un certain temps la population sur les comportements à adopter pour l’enracinement de la paix au Bénin. Alain Owolabi explique qu’il est venu présenter au président Théodore Holo son projet de sortie d’une chanson audio baptisée «paix et unité nationale» accompagnée du tournage d’un clip vidéo. «Je pense que le président a été favorable à notre projet et nous a même donné des orientations pour sa réussite», confie-t-il.
Jennyfer Akod présidente de l’Ong «Pluie de grâce» a également eu des échanges avec le président de la Cour constitutionnelle. Les deux personnalités ont abordé l’organisation de la 7e édition de «Noël des enfants» pour l’amélioration des conditions de vie des enfants.
Isabelle Faladé, présidente de l’Ong Priorité au social a été la dernière personnalité à être reçue par le président de la Cour constitutionnelle. Cette organisation œuvre également dans la sensibilisation des citoyens en cette veille d’élection. Et c’est à travers le projet «Education et sensibilisation des citoyens» que l'Ong vulgarise certains articles du Code électoral qui appellent à l’enracinement de la paix au Bénin. «Le but c’est de sensibiliser les citoyens sur les comportements civiques qui sont attendus de leur part en cette veille électorale pour éviter la violence, nous allons procéder par des rencontres directes avec les populations et nous allons aussi utiliser les médias», propose Isabelle Faladé qui affirme avoir reçu le soutien du président Théodore Holo pour cette initiative.

Actualités 01 févr. 2016


Régime d’assurance maladie universelle: La campagne de vulgarisation du Ramu lancée

Le président de la République, Boni Yayi a procédé samedi 23 janvier dernier à Cotonou, au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de la loi sur le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). C’était en présence des autorités politico-administratives et de la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Dr Anne Vincent.

Après son vote par l’Assemblée nationale, le président de la République, a procédé samedi 23 janvier dernier au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de la loi sur le régime d'assurance maladie.

«C’est une rencontre d’intérêt majeur», qualifie Pascal Dossou-Togbé, ministre de la Santé. Présentant ladite loi, le ministre l’a exposée en deux volets : le contenu et les perspectives.
S’agissant du contenu, Pascal Dossou-Togbé a déclaré qu’elle est articulée en 5 titres décomposés en 91 articles. Les différents titres portent respectivement sur les dispositions générales (4 chapitres), la prise en charge (2 chapitres), la coordination et la gestion (4 chapitres), le contrôle, le contentieux et l’extension (3 chapitres) et les dispositions transitoires et finales.

Une loi bien structurée

Pour le ministre de la Santé, c’est une loi très bien structurée qui détermine les définitions et terminologies ; elle repose sur 7 principes de base et 9 orientations stratégiques. Les comptes annuels du Ramu sont soumis au contrôle et les litiges sont soumis à des transactions préalables avant d’être portés devant les juridictions en cas d’échecs. De même, l’affiliation au Ramu ne fait pas obstacle à la souscription à une police d’assurance.
En ce qui concerne les perspectives, Pascal Dossou-Togbé a confié qu’il y aura une organisation méthodique sur l’ensemble du territoire pour la conscientisation, la sensibilisation et l’explication afin que les différentes catégories de fonctionnaires et couches de la population s’engagent pour s’affilier au Ramu.
Le Ramu a reçu l’aval des partenaires techniques et financiers représentés par leur chef de file, Anne Vincent qui a assuré l’assistance de la qualité du régime soumis à la campagne de vulgarisation. «C’est un très grand et important pas qui a été franchi», a qualifié Anne Vincent.
Pour le chef de file des partenaires techniques et financiers, le Ramu apporte à chaque affilié le droit de bénéficier des services médicaux quel que soit son pouvoir d’achat. Elle a indiqué, qu’avec la carte du Ramu, il y a obligation de soigner avant de poser des questions. C’est une avancée certaine ; c’est une fierté de voir le Bénin s’engager, a-t-elle indiqué, car on ne pourra plus avancer qu’il n’y a plus de médicaments ou de matériel pour un détenteur de carte de Ramu qui se présente pour se soigner, apprécie-t-elle.
Selon Anne Vincent, la responsabilité du système de santé et celle du gouvernement sont engagées et les partenaires techniques et financiers sont là pour accompagner mais également pour surveiller. Progressivement, assure-t-elle, le pays pourra être en mesure de dispenser les soins aux populations. «N’ayez pas peur ; allez-y, achetez votre carte, c’est votre droit», a-t-elle rassuré.

Une initiative noble

Une initiative noble qui reflète les besoins de tous en ce qu’elle soulage toutes les populations, a clamé un groupe d’artistes conduits par Nel Oliver qui ont entonné une hymne à la gloire du Ramu. Cette hymne a ragaillardi le président de la République Boni Yayi sur la pertinence de son initiative relative au régime choisi.Il a qualifié la cérémonie d’historique pour le pays. «Je préfère continuer le combat pour vous sécuriser ; notre peuple en a besoin ; les défis sont énormes. Heureux quiconque combat pour les pauvres», a justifié le président Boni Yayi.Ainsi, poursuit-il, ce samedi est un grand jour. «Pour preuve, les encouragements donnés par Anne Vincent qui trouve que c’est une lourde responsabilité », a-t-il indiqué.
Le président de la République qualifie le Ramu de projet commun dans lequel chacun doit s’investir en vue de la réussite. «J’avais rêvé ; prions pour que celui qui va venir fasse mieux ; chacun doit travailler. Il n’y a plus d’Etat-providence», observe le président Boni Yayi qui rassure que le Ramu est le ciment d’unification et promeut la cohésion nationale.?

Actualités 25 janv. 2016


Audiences du président de l’Assemblée nationale: Le tribunal de commerce préoccupe le groupe de la Banque mondiale

La représentante résidente au Bénin du groupe de la Banque mondiale, Katrina Sharkey et plusieurs délégations ont été reçues en audience mercredi 20 janvier dernier par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.

La représentante du groupe de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey, est allée échanger avec le président de l’Assemblée nationale, de la mobilisation du tribunal de commerce du Bénin. Selon elle, la Banque mondiale a fourni des appuis depuis quelques années pour favoriser l’opérationnalisation de ce tribunal. Le Bénin est arrivé au stade de la considération par la commission des Lois et par le Parlement, pour finalement mobiliser ce tribunal qui revêt une importance primordiale. L’avènement de ce tribunal de commerce, à en croire Katrina Sharkey, facilitera le développement du secteur privé au Bénin.

A la suite de la fonctionnaire internationale, le président de la Coalition béninoise des organisations pour l’Education pour tous, Thomas Kossi Cakpo, a été également reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale. Il dit être allé avec sa suite présenter au président Adrien Houngbédji son organisation constituée d’un ensemble d’Ongs nationales et internationales actives en éducation de réseau. La délégation de Thomas Kossi Cakpo a saisi l’occasion pour partager avec le président du Parlement, un certain nombre de préoccupations. Lesquelles préoccupations, à suivre Berthe Tèhou, responsable à la communication de l’organisation, doivent faire l’objet de plaidoyer pour que les engagements pris par les Etats au nombre desquels figure le Bénin puissent être respectés en matière d’éducation à l’horizon 2030. Selon Berthe Tèhou, l’âge d’entrée à l’école maternelle et l’âge d’entrée au primaire doivent être forcément corrigés, puisque la loi d’orientation de l’éducation au Bénin, dit que l’enfant entre à l’école maternelle à l’âge 2 ans et demi pour une durée de 2 ans. Cette même loi, poursuit-elle, dit que l’enfant entre à l’école primaire publique à l’âge de 6 ans. «Donc il y a un problème», a fait remarquer Berthe Tinhou.
Entre autres dysfonctionnements notés par ladite organisation, il s’agit non seulement de la mauvaise répartition des ressources humaines, mais également, de la faible prise en charge du sous-secteur pour ce qui est du financement de l’éducation. Il s’agit également du flou qui entoure la précision des sanctions à l’endroit des auteurs parlant du code de l’enfant au Bénin.
Une délégation de l’Union régionale des producteurs de palmier à huile de l’Ouémé/Plateau conduite par son président Basile Bognaho, a été également reçue en audience hier par le président Adrien Houngbédji. Mais rien n’a filtré de leurs échanges?

Actualités 21 janv. 2016


Roger Bonon, ex-gardien de but des Forces armées dahoméennes (FAD): «Sans les anciens, il sera difficile au football national de décoller»

Telle une araignée, Roger Bonon a longtemps tissé sa toile dans les buts du club militaire de football : Forces armées du Dahomey (FAD) et de l’équipe nationale de football du Bénin. Septuagénaire, baraqué, noir, et le regard fuyant, cet ancien militaire actuellement à la retraite aurait pu être un sous-officier si le football n’a pas pris le pas sur sa carrière militaire. C’est avec beaucoup d’émotions dans la voix que cet ancien gardien de but très doué de sa génération, rappelle, non sans regret qu’il aurait pu sortir adjudant ou capitaine comme la plupart des éléments de sa classe.

La Nation : Comment l’ancien footballeur international et grand gardien de but par surcroit, vit-il sa retraite ?

Roger Bonon. C’est une grâce. Nous sommes vivants et rendons grâce au créateur.

Quel a été le parcours de celui que beaucoup considèrent comme l’un des plus grands gardiens de but de la fin des années 60 jusqu’à la décennie 70 et 80 ?

Je suis militaire de la classe 67, incorporé en 1969. J’ai fait 30 ans 6 mois dans l’Armée pour finalement terminer sergent. C’est le football qui m’a arriéré sinon certains de ma promotion ont fini capitaine, adjudant. Passionné de football, j’ai été bon footballeur pour l’Armée et je peux dire que cela m’a arriéré. Mais je rends grâce d’être aujourd’hui à la retraite et d’en jouir.

Peut-on en savoir davantage sur votre carrière de football?

Avec les Forces armées du Dahomey, nous étions le club champion. Ce qui nous a donné le droit de participer à la Coupe d’Afrique des clubs champions, pour la saison 69 -70. Pour notre premier match, nous avions rencontré un club nigérian qui nous a éliminés. Je précise que j’ai évolué au sein des FAD, devenus à partir de 1975, Entente FC, puis Adjidja FC plus tard. Je signale que j’ai également défendu les couleurs nationales au sein des Ecureuils pendant des années.
Dites-nous l’évènement sportif qui vous a marqué au cours de cette carrière de footballeur?
(Un temps de réflexion...) J’ai remporté quatre trophées. Le premier, c’est la Coupe Pierre Agondanou de Porto-Novo. J’ai eu le deuxième trophée lors de la Coupe de la municipalité de Cotonou, le trophée de Pierre Yérima de Parakou. Enfin, le trophée dénommé «Coupe BCB».
Vous dites que vous avez été un international?

Oui. J’ai été gardien de but de l’équipe nationale. Je me souviens avoir gardé les buts lorsque l’équipe nationale du Congo est arrivée à Cotonou avec son trophée en 1969. J’ai en mémoire qu’on l'avait battue 5-3.

Quel regard portez-vous sur la situation du football béninois actuellement?

Si les anciens footballeurs ne sont pas associés, rien n’ira de l’avant. Les acteurs actuels du football nous ont négligés. C’est tout le problème. Les anciennes gloires ont trop souffert pour le football de ce pays. Parfois on les méprise lors des rencontres internationales en les refoulant à l’entrée des stades. C’est ce qui les a fait fuir définitivement. On peut tirer beaucoup de choses d’eux. Ils ont des astuces à livrer, les anciens styles et autres techniques. Par exemple, lorsqu’il y a penalty, il y a des mots qu’il faut prononcer. J’insiste qu’il est possible de faire signe à un adversaire pour qu’il envoie la balle là où l’on le lui demande. Oui, on peut travailler son adversaire.

Selon vous, l’occultisme existe dans le football ?

(Il affiche un ton ferme) Oui ça existe encore ! Le seul problème aujourd’hui, est que les jeunes ne sont plus disciplinés?

Sports 18 janv. 2016


Audiences à la Cour suprême: Plusieurs délégations chez Ousmane Batoko

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience jeudi 14 janvier, plusieurs personnalités et des délégations qui ont partagé avec lui des préoccupations diverses et variées.

Une délégation de la mandature 2016 de la Jeune chambre internationale (JCI Bénin) était au cabinet du président de la Cour suprême à Porto-Novo. Conduite par sa présidente nationale pour la mandature 2016, Alexandrine Codjovi, la délégation est allée présenter ses bons vœux du nouvel an au président Ousmane Botoko. Elle lui a souhaité des vœux de bonne santé et de pleine réussite dans toutes ses entreprises pour cette année 2016 qui commence et au cours de laquelle le Bénin va aborder une période cruciale, en l’occurrence l’élection présidentielle du 28 février prochain. Un scrutin que la JCI souhaite dans la paix et une ambiance festive. La délégation a saisi l’occasion pour présenter à Ousmane Batoko les activités du mandat 2016 de la JCI et recueillir ses suggestions et orientations. Et l’une des activités phares concerne le projet Flamme de la paix lancé le jeudi 7 janvier dernier à Porto-Novo devant des autorités politico-administratives de la ville. Cette flamme a parcouru tout le pays et a été accueillie dans l’après-midi du jeudi 14 janvier à la place du Souvenir à Cotonou. La délégation de la JCI a invité le président Ousmane Batoko à être à ses côtés pour accueillir cette flamme de la paix. Alexandrine Codjovi s’est réjouie de l’engagement du président de la Cour suprême pour l’initiative de ce projet qui vise l’organisation dans des conditions apaisées de la présidentielle de février prochain. Ousmane Batoko a adhéré à l’initiative et a promis d'être aux côtés de la JCI pour l’accueil de cette flamme de la paix à travers une forte délégation de ses collaborateurs. Aussi, a-t-il promis d’envoyer une forte délégation pour la rentrée solennelle de la JCI qui aura lieu samedi 16 janvier prochain à Cotonou, renseigne la présidente de la JCI. Elle dit ne pas être étonnée de cette prompte réaction du président Ousmane Batoko qui témoigne de son expérience dans la vie associative.

Avant la délégation de la Jeune chambre internationale, le président de la Cour suprême s’est entretenu avec l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Il s’agit d’une visite de courtoisie au cours de laquelle Lucy Tamlyn dit avoir félicité le président Ousmane Batoko pour tous ses efforts dans le cadre de la promotion des droits des citoyens et de la démocratie.
Plusieurs autres délégations ont été reçues par le président de la Cour suprême au nombre desquelles celle du Syndicat libre des travailleurs de Bénin- Télécoms SA conduite par son secrétaire général Asséréou Brice Agossou. ?

Actualités 15 janv. 2016


Reconnaissance aux amis de l’ambassade du Venezuela : Le quotidien «La Nation» doublement honoré

Alejandro Correa Ortega, ambassadeur du Venezuela près le Bénin, a salué le soutien des amis de l’ambassade au titre de l’année 2015. C’est à l’occasion d’un cocktail de gala qui a eu lieu, mardi 12 janvier. Des diplômes de reconnaissance ont été remis non seulement aux étudiants hispanisants et autres personnalités mais aussi aux structures partenaires dont le quotidien La Nation et son directeur de publication.

Récompenser tous les amis de l’ambassade du Venezuela près le Bénin pour leur soutien au titre de l’année 2015. C’est l’objectif du cocktail de gala organisé par Alejandro Correa Ortega, ambassadeur du Venezuela près le Bénin, et au cours duquel des diplômes de reconnaissance ont été remis.

Selon l’ambassadeur, ils sont une trentaine d’étudiants en langue espagnole de l’Université d’Abomey-Calavi, et autant d’organisations non gouvernementales et de structures. Au nombre des structures qui ont soutenu l’ambassade, il faut compter le journal «La Nation» et Edgard Couao-Zotti, son directeur de publication gratifiés de deux diplômes de reconnaissance par l’ambassade pour leur soutien et leur contribution au déroulement de ses activités en 2015. En ce qui concerne les étudiants, ils sont des apprenants en fin de formation en langue espagnole. L’ambassadeur Alejandro Correa Ortega a précisé qu’entre le Bénin et le Venezuela, la coopération est au beau fixe et concerne le secteur éducatif et l’assistance à travers divers dons.
La vitalité et le dynamisme des relations entre les deux pays ont été salués par Abel Agbébléo, directeur Amérique au ministère des Affaires étrangères. Le Bénin et le Venezuela sont des pays frères, a-t-il souligné avant d’assurer la poursuite du soutien au Bénin. Il a souhaité que les projets retenus dans le cadre de la grande commission mixte pour cette année, soient réalisés en faveur des populations béninoises. Les assises entre les deux parties pour faire le tour des domaines de coopération lui tiennent également à cœur.
Il faut préciser que l’ambassadeur a présenté le livre «Le Venezuela et l’Afrique : les nouvelles relations. Paradigmes de la coopération Sud-Sud» de Reinaldo José Bolivar. Il s’agit d’une œuvre où l’auteur expose ses réflexions, des articles de presse, des discours sur la vision de la politique extérieure du Venezuela?

Actualités 13 janv. 2016


Fitheb 2016: 711 700 000 FCFA pour tenir un Fitheb innovant et ouvert à tous

L’édition 2016 du festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) aura lieu, sauf changement, dans la première semaine du mois de février prochain. Le budget y consacré a été adopté, jeudi 31 décembre dernier par les membres du Conseil d’administration.

Le budget prévisionnel du festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), édition 2016 est de 711 700 000 FCFA. Il a été adopté par dix des quinze membres que compte le Conseil d’Administration le jeudi 31 décembre 2015. Ainsi se décline donc les prévisions du nouveau directeur Erick Hector Hounkpè et son équipe pour conduire la prochaine biennale du théâtre. Sauf que tout le budget ne sera pas englouti dans l’organisation du festival. Il est désaxé sur deux piliers. Le premier pan concerne ce que la direction du festival qualifie de «Fitheb Djononhi». Lequel est inclus dans le budget prévisionnel de la biennale proprement dite qui s’élève à plus de 600 millions de francs CFA. Selon nos informations, le «Fitheb Djononhi» porte sur des «créations locales destinées à être vendues aux acteurs étrangers qui seront présents au Fitheb 2016.

Du Fitheb pour les enfants et les intellectuels

Le second axe majeur du budget adopté le 31 décembre dernier concerne le «Fitheb Houéhi», c’est-à-dire le Fitheb migratoire qui prévoit que les acteurs du théâtre fassent tourner leurs spectacles. Ainsi, de façon tournante, chaque dernier week-end de mois, au moins trois spectacles locaux seront présentés dans des localités prédéfinies pour permettre aux populations de vivre le festival de fond en comble.
Des activités intellectuelles majeures sont aussi attendues autour de l’évènement. C’est ainsi par exemple qu’il y aura entre autre une table ronde sur le thème de la biennale : «Théâtre, démocratie et développement au Bénin et en Afrique». Lequel sera débattu par des personnes ressources indiquées. Au cours de cette table ronde, avons-nous appris, «l’apport des hommes de théâtre dans le développement économique sera évalué. Et pour y arriver, certains groupes de théâtre qui, à une certaine époque, se sont servis du théâtre pour faire des dénonciations politiques seront mis en vedette». Il s’agit, entre autres, de : «Les cerveaux noirs», «Zamahara» du metteur en scène Alougbine Dine et de l’Ensemble artistique et culturel des étudiants (EACE).
Les enfants auront également leur part du gâteau à travers ce qui est appelé le «Fitheb des enfants». Celui-ci prévoit la formation des élèves du primaire à la création de spectacle. Deux écoles par département (une publique et une privée) seront identifiées pour bénéficier de ces formations. Au terme de celles-ci, les impétrants créeront leurs propres spectacles avec l’appui des encadreurs, puis, seront mis en compétition. Histoire d’une part, de primer les meilleurs. Et, d’autres part de les présenter au siège du Fitheb à chaque fin d’année et en profiter pour distribuer des cadeaux aux enfants. Partie du primaire, l’initiative remontera pour aatteindre les autres niveaux de l’enseignement. Ce paquet d’innovations, le nouveau directeur du Fitheb, Erick Hector Hounkpè compte bien les mettre en pratique et les réussir, afin de rapprocher le festival de toutes les couches de la population?

Culture 05 janv. 2016


Centre artistique Savoart: Jean de Dieu Hanou présente «L’art des signes»

Savoart. Pour nombre d’acteurs culturels, ce nom ne dit pas grand chose. Mais dans les jours et les semaines à venir, il est appelé à être le pôle d’attraction de la pensée et de la création artistique. Logée sur les bords du littoral de Togbin, c’est bien là que Jean de Dieu Hanou entend prendre ses quartiers, dorénavant, pour y dicter la loi de l’art, notamment celui des signes.

Une cinquantaine d’œuvres d’arts de petits formats, éparpillées et accrochées de part et d’autre de la voie menant à Togbin Daho, un mélange de couleurs et surtout de signes qui, vus de loin, laisse apparaître un décor qui gagne en beauté, à mesure que l’on s’éloigne de la mer. C’est dans cet univers que le centre Savoart prend ses racines. «C’est un centre qui permettra à tous les artistes qui le désirent de venir faire des conceptions et de se faire valoir… Il est encore en création, mais grandira», explique son promoteur, Jean de Dieu Hanou. Plutôt optimiste, celui-ci croit que Savoart «grandira avec le temps» et pourra ainsi s’ouvrir aussi bien à la création qu’à la formation et aidera les artistes à donner un sens à leur travail

C’est d’ailleurs ce qu’il fait en premier, en sa qualité de promoteur des lieux, ouvrant les portes dudit centre au public, du 19 au 26 décembre prochain, afin que le public vienne y lire les signes de l’art. A l’instar de sa personnalité, plutôt discrète, les œuvres réalisées par Jean de Dieu Hanou sont d’une certaine sobriété, sans rien perdre de leurs authenticité et éclat. «L’art des signes», qui présente une cinquantaine de tableaux aux figures variées n’en est pas moins l’illustratif. Les œuvres sont à la fois des réalisations récentes. «J’ai proposé des tableaux réalisés en 2001, 2012… tout comme il y en a qui datent de plus de vingt ans». Cette combinaison de réalisations donne à l’exposition une autre dimension et fait voyager dans le temps, toujours à travers les signes. Parlant des signes, ils sont multiples et variés, et illustrent chacun, un fait ou une situation particulière.
Pour Jean de Dieu Hanou, il faut puiser dans l’énorme richesse dont dispose le Bénin au plan culturel pour valoriser l’art. Synthèse de plusieurs écoles de formation, disciple de Gratien Zossou qu’il admet catégoriquement comme son «maître» et actuellement enseignant dans des écoles de métiers d’art, le parcours du promoteur de Savoart transparaît à travers ses réalisations. Entre l’acrylique, les pigments naturels, l’aquarelle et des supports comme le papier, la toile, le jute… Le travail de Jean de Dieu Hanou, qualifié par lui-même de «pluridimensionnel» tire vers des traits décoratifs. Un peu comme Gratien Zossou, il veut aussi créer «sans limite» et puiser de partout pour enrichir son travail.
«J’utilise la richesse linguistique pour créer des œuvres. Je n’ai pas pour habitude de m’éterniser sur une technique de travail. Lorsque je me mets sur l’une des techniques d’art, je réalise une série d’œuvres et je passe à une autre. Dans le même temps, j’évite de vendre tout ce que j’ai créé à chaque collection et je garde le reste en stock», expliquait-il, à l’occasion du vernissage de l’exposition «l’art des signes»?

Culture 22 déc. 2015


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