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Nouvelles

Bénin : La diva Vivi l'internationale est morte
Triste nouvelle pour le Bénin. La célèbre chanteuse béninoise Vivi l'internationale n'est plus. Elle est décédée ce mercredi 16 février 2022, a-t-on appris de sources crédibles Victorine Agbato à l'état civil, elle a marqué plusieurs générations par ses chansons sur l'amour, la paix, le vivre ensemble, le dialogue, la réconciliation, l'unité nationale, la tolérance, le pardon… L’un de ses morceaux qui l’a révélée au grand public est " Ndo Kolidji " chanté pendant la Conférence nationale de février 1990 ; morceau à travers lequel elle a prié Dieu d’épargner le Bénin d’une guerre civile à l’époque de ces chaudes assises nationales. Depuis, ce morceau est devenu l’une des chansons phares jouées en période électorale au Bénin pour sensibiliser les populations et acteurs politiques toutes tendances confondues, sur la non-violence et le vivre ensemble. Paix à l'âme de l'illustre disparue. Actualités 16 févr. 2022


Programme régional dans le secteur de l’énergie : La Giz lance le ProMerc II
Cotonou a abrité du lundi 14 au mardi 15 février, l’atelier de lancement officiel et de planification du Programme régional ‘’Promotion d’un Marché d’électricité respectueux du climat’’ (ProMerc II). D’une durée de trois ans, ce programme va améliorer les conditions nécessaires à la mise en place d’un marché régional de l’électricité, respectueux du climat dans l’espace Cedeao. Le Programme régional ‘’Promotion d’un Marché d’électricité respectueux du climat’’ (ProMerc II) est officiellement lancé pour la période 2022-2024. Accompagné par la Coopération allemande au développement, le ProMerc II sera mis en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (Giz), en coopération avec trois institutions partenaires que sont : le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa) basé à Cotonou; le Centre de la Cedeao pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Ecreee) basé au Cap-Vert ; l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Cedeao, basée au Ghana. Ce programme va se baser sur les acquis de précédentes interventions de la Coopération allemande dans le secteur de l’énergie dans l’espace Cedeao depuis 2014. Il a pour objectif principal d’améliorer les conditions institutionnelles, techniques, juridiques et réglementaires nécessaires à la mise en place d’un marché régional de l’électricité respectueux du climat dans l’espace Cedeao. Les efforts conjugués des institutions clés de la Cedeao, permettront dans le cadre du programme de créer un environnement favorable à l’opérationnalisation de la deuxième phase du marché de l’électricité dans la sous-région. Cette deuxième phase, qui comprend l’étape opérationnelle du marché régional de l’électricité, est programmée pour 2022-2023 et prévoit d’intensifier les échanges d’électricité entre les États membres de l’Eeeoa. Pour rappel, la première phase entamée en 2018 a permis la création ou la mise en place des infrastructures, des instruments et des institutions du marché de l’électricité ouest-africain. A l’occasion de la cérémonie officielle de lancement du programme, Kirsten Focken, Cheffe de division Afrique de l’Ouest et Madagascar de la Giz, a salué les efforts faits dans la mise en œuvre des programmes précédents dans le secteur de l’énergie et encouragé tous les partenaires du ProMerc II à travailler en synergie d’actions pour l’atteinte des résultats. « Durant les trois années de mise en œuvre, je souhaite une approche dynamique, innovante, participative afin que les conditions institutionnelles, techniques, juridiques et réglementaires nécessaires à la mise en place d’un marché régional de l’électricité respectueux du climat dans la région Cedeao soient améliorées... », s’est exprimé Kirsten Focken. Un impact étendu à toute la chaîne Le ProMerc accentuera ses interventions sur quatre champs: l’opérationnalisation du Marché régional d’électricité; le renforcement de la performance opérationnelle des sociétés d’électricité de l’espace Cedeao; l’amélioration des conditions-cadres pour l’expansion des énergies renouvelables incluant les systèmes de stockage d’énergies par batteries (Sseb); l’expansion de l’offre de renforcement des capacités pour les acteurs-clés de la sous-région. Outre les institutions clés de la Cedeao (Eeeoa, Arrec et Ecreee), ce programme impactera la population des 15 Etats membres, qui bénéficiera d’un approvisionnement électrique amélioré, plus abordable et moins néfaste pour le climat, indépendamment du sexe, de l’âge, du revenu ou de l’appartenance ethnique. Le projet contribuera à la mise en application du principe « Ne laisser personne de côté » de l’Agenda 2030. Cela implique entre autres le respect des normes environnementales et sociales ainsi que la création de possibilités de revenus pour la population locale, notamment pour les femmes, dans le cadre des projets d’infrastructures. Un appui est également apporté aux cinq centres régionaux de formation de l’Eeeoa au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigeria et au Sénégal. C’est sans occulter les sociétés d’électricité membres de l’Eeeoa; les institutions publiques du secteur de l’énergie ; les sociétés d’électricité publiques et privées, ainsi que les investisseurs et entreprises. La formation continue de professionnels du secteur sera assurée en s’efforçant d’atteindre le plus grand nombre de femmes professionnelles du secteur possible. Toutes choses qui concourent à la promotion de l’égalité de genre prévue dans le cadre du programme. Société 16 févr. 2022


Département du Plateau : Kétou leader dans la gouvernance en santé communautaire
C’est la commune de Kétou qui vient en tête en matière de gouvernance en santé communautaire dans le département du Plateau. Loin devant les communes d’Adja-Ouèrè, Pobè, Ifangni et Sakété, la commune de Kétou est la première du département du Plateau dans le domaine de la gouvernance en santé communautaire. C’est l’une des annonces fortes de l’atelier de présentation du niveau d’atteinte des résultats mesurables qui s’est tenu à Pobè vendredi dernier. Pour être leader de son département, Kétou a atteint un taux de 99,5 % de consommation du volet santé communautaire du Fonds d’appui au développement des communes gestion 2019 au 31 décembre 2021, contre 50 % préalablement fixé. Elle a ainsi réalisé son résultat mesurable à un taux de 198,90 %. « Je rends grâce à Dieu et félicite toute l’équipe technique de la commune de Kétou pour les prouesses réalisées. Nous remercions infiniment le projet Integrated Health Service Activity (Ihsa) qui a pour but d’apporter une assistance technique et financière au système de santé, les coachs et les autorités communales pour leur accompagnement sans cesse », s’est réjoui Raouf Rabiou, secrétaire général de la mairie et chef d’équipe technique gouvernance santé communautaire de Kétou. Pour sa part, conformément à la résolution de l’atelier proposant de consacrer 1 à 5 % des ressources propres des communes à la santé communautaire, le maire Lucie Sessinou a pris l’engagement de dédier 5 % des recettes propres de sa commune au bien-être sanitaire des populations à la base. Selon les autorités communales participant à l’atelier, le prochain défi majeur commun à toutes les communes du Plateau est de trouver du financement pour les actions liées à la santé communautaire afin de pérenniser les acquis. Actualités 16 févr. 2022


Afrique-Europe : La soif d’une nouvelle alliance à Bruxelles
L’Afrique et l’Europe souhaitent un nouveau départ, sur la base de priorités et de principes qui seront discutés, les 17 et 18 février 2022, au sommet Ue-Ua, à Bruxelles. Les discussions en « off » présagent de grandes attentes. Première certitude du sommet : Les dirigeants africains et européens ont soif d’un nouveau départ, d’une nouvelle alliance. Cela transparaît dans les réponses de quelques officiels rencontrés à Bruxelles, à la veille de ce rendez-vous capital. Cependant, les dirigeants des deux continents vont devoir discuter « ouvertement » mais aussi « âprement » des priorités et principes, qui vont être retenus dans la déclaration conjointe le 18 février 2022. Le format s’y prête d’ailleurs bien : sept tables rondes de haut niveau, en lieu et place de séries de discours de chefs d’Etat. Les discussions avec des officiels dénotent une sorte de déception de l’Afrique vis-à-vis du partenariat avec l’Europe, comme si « l’Europe n’a pas été suffisamment perçue comme un acteur réactif, souple et adapté aux besoins de financement du continent africain ». Et le recours à d’autres acteurs, notamment la Chine, pour le financement de ses infrastructures est loin d’être un simple indicateur. L’Europe veut marquer son retour sur ces enjeux-là et notamment sur l’enjeu du financement des infrastructures africaines. Aller à l’essentiel, le développement A Dakar, la semaine dernière, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen a annoncé un plan régional de 150 milliards d’euros d’investissements en Afrique, dans le cadre du « Global Gateway. Les discussions à Bruxelles devraient aller au-delà pour aborder les priorités, en termes infrastructures. Le projet d’interconnexion entre le Bénin et le Nigeria à travers la construction de 180 km de ligne haute tension (330 kV), pour un coût estimé de 115 millions de dollars ne sera pas sans doute du reste. Des investissements dans le secteur des énergies renouvelables et dans des projets de développement de réseaux de fibre optique et de data center verts seront abordés. Selon l’Elysée, ce sommet constitue aussi une occasion unique pour l’Europe de démontrer qu’il est le premier partenaire de l’Afrique, dans le cadre de la riposte à la Covid-19. L’Ue souhaite allouer à l’Afrique 450 millions de doses de vaccins d’ici mi-2022, mais aussi aider à la production vaccinale. L’Afrique n’entend pas être en permanence dépendante, soit à 95 %, de l’étranger pour avoir des vaccins. 3 ou 4 pays sont déjà identifiés et très avancés, notamment l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Sénégal et bientôt le Ghana pour des projets de production vaccinale, y compris en ArnMessager. Les orientations données à ce sommet donnent raison au gouvernement du Bénin. Des officiels ne l’ont pas caché : « Ça nous paraît très important, le Bénin par exemple est très en avance sur ce point, c’est-à-dire comment développer la formation professionnelle adaptée aux besoins vraiment locaux ou régionaux en Afrique ». Les financements prévus par la Commission européenne dans le domaine de la formation professionnelle et des compétences s’élèvent ainsi à 500 millions d’euros pour l’Afrique sur la période 2021-2027. Coopération militaire inévitable Climat, agriculture, transition énergétique, trouveront des échos lors des tables rondes et aussi, certainement dans la déclaration conjointe. Mais les questions qui fâchent, c’est-à-dire celles relatives à la stabilité et la sécurité au Sahel, aussi seront débattues. Elles risquent même de bousculer les priorités. Heureusement qu’elles pourront être vidées en grande partie, ce mercredi soir lors d’un dîner dans les murs de l’Elysée, consacré à la situation au Sahel. L’Elysée considère que « toute décision sur l’avenir de l’engagement de l’Europe dans cette région doit être prise dans un cadre collectif ». Néanmoins, ce qui est sûr, il se dégage «une volonté collective de rester engagé au Sahel dans la durée », avec la revue des modalités de coopération. Le dîner de ce mercredi soir, intervient après des échanges intenses au cours des dernières semaines, à tous les niveaux et essentiellement au niveau ministériel. Sont prévus des échanges entre les pays du G5 Sahel à l’exception du Mali et du Burkina Faso suspendus. Seront également présents les pays africains du golfe de Guinée, à savoir, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin. L’Union africaine sera doublement représentée par son président en exercice Macky Sall, mais aussi le président de la Commission, Moussa Faki. Côté européen, les représentants des institutions européennes, dont le président du Conseil européen, Charles Michel, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen et les pays impliqués dans la task force Takuba. L’Allemagne et l’Espagne, de même que les Etats-Unis et le Royaume-Uni seront présents. Les positions vont sans doute rejaillir sur l’issue du sommet Ue-Ua, sur le volet paix et stabilité. Migration, un sujet sensible Les priorités de l’Europe sont-elles en phase avec les attentes de ses partenaires africains ? Quelle forme pourrait prendre la gestion des flux migratoires à l’avenir ? Ces préoccupations sont au cœur de l’une des sept tables rondes prévues dans le cadre du 6e sommet Ue-Ua. Tomas Tobé, député au Parlement européen accorde une priorité à la recherche des causes profondes de la crise migratoire. « On espère que ce sommet soit le terrain de discussions à bâtons rompus », a-t-il déclaré, le 15 février 2022, aux médias invités à couvrir le sommet. Pour ce conservateur du Parti populaire européen, l’enjeu est de travailler, en synergie, sur ces questions sensibles. « J’espère vraiment que nous pourrons progresser avec des discussions franches. Il faut trouver un cadre de coopération bénéfique à chacun. La question ne se limite pas au retour et à la réadmission des migrants», a-t-il ajouté. Franchise et pragmatisme. Ce sont aussi les vœux de Pierrette Fofana, Vice-présidente de la Commission du Développement. Cependant, la déléguée des relations avec le Parlement panafricain est allée plus loin pour déplorer l’hostilité qui se développe sur la migration. « La raison primordiale est cette idée que les migrants ont plus de droits, beaucoup de facilités. Ce qui est faux », a-t-elle déploré avant d’espérer des discussions sincères. « On peut aussi se dire des vérités qui font mal », a-t-elle martelé aux médias. Le sommet de Bruxelles devrait déboucher sur des mécanismes précis en vue de favoriser la migration légale. Les débats pourraient aussi conduire au renforcement de la lutte contre le trafic des passeurs et la consolidation des actions de retour et de réadmission. En outre, la réponse durable se trouve dans la création de richesse et d’emplois en Afrique. « Ensemble, nous pouvons créer des milliers d’emplois, stimuler le commerce. Il faut une croissance durable », a suggéré le parlementaire européen. La députée Pierrette Fofana voit aussi dans la création d’emplois, une des véritables portes de sortie de crise. Mais, insiste-t-elle, des efforts de sensibilisation sont nécessaires, avec la contribution de la diaspora. Actualités 16 févr. 2022


Emission simultanée d’obligations du Trésor : 15 millions de titres de 10 000 F Cfa disponibles
Du 14 février au 4 mars, est ouverte l’émission simultanée d’obligations du Trésor par syndication lancée par le Bénin sur le marché financier de l’Uemoa. Quinze millions de titres sont disponibles au prix d’émission de 10 000 F Cfa par obligation. Lancé le 14 février dernier par l’Etat béninois, l’emprunt obligataire de 150 milliards F Cfa par appel public à l’épargne court jusqu’au 4 mars prochain. Toutefois, la période de souscription pourra être raccourcie, prolongée ou déplacée en cas de besoin par l’émetteur, après saisine du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF), nuance la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP). Il s’agit d’une émission simultanée d’obligations du Trésor par syndication répartie en deux volets : le « Tpbj 5,50 % 2022-2037 » pour un montant indicatif de 60 milliards F Cfa avec un taux d’intérêt annuel de 5,50 % et le « Tpbj 5,85 % 2022-2042 » pour 90 milliards F Cfa avec un taux d’intérêt de 5,85 % par an. Quinze millions de titres sont disponibles au prix d’émission de 10 000 F Cfa par obligation, admissibles aux guichets de refinancement de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). L’émission obligataire est ouverte aux personnes physiques et morales des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ainsi qu’aux investisseurs institutionnels régionaux et internationaux désireux d’investir dans l’Union. D’après la Note d’information de l’opération, le paiement des intérêts se fera annuellement, les 11 mars de chaque année à compter de la date de jouissance jusqu’au 11 mars 2037 pour le premier et jusqu’au 11 mars 2042 pour le second. Les revenus liés à ces titres sont exonérés de tout impôt et taxes pour l’investisseur au Bénin et soumis à la législation fiscale applicable aux revenus de valeurs mobilières en vigueur dans les autres pays, au moment du paiement des intérêts, précise le document. Le remboursement du capital se fera également annuellement par séries égales (amortissement constant), sur une durée de quinze ans pour le « TPBJ 5,50 % 2022 – 2037» et sur vingt ans, après deux ans de différé, pour le « Tpbj 5,85 % 2022 – 2042 ». Finalité La souscription aux obligations peut se faire à la Société de Gestion et d’Intermédiation du Bénin (SGI-Bénin), arrangeur et chef de file de l’opération, et dans toutes les SGI de l’Uemoa. Cette émission bénéficie de la garantie souveraine de l’Etat du Bénin. Le montant mobilisé par cet emprunt servira principalement à financer une partie des investissements prévus au titre de l’année 2022 en vue de la poursuite de la transformation structurelle de l’économie béninoise, selon le ministère de l’Economie et des Finances. Adopté pour un montant de 2541,203 milliards F Cfa, le budget général de l’Etat gestion 2022 prévoit des dépenses d’investissement de 812,9 milliards F Cfa, lesquelles permettront l’accélération ou l’achèvement des projets en cours et le démarrage de nouveaux chantiers. Les projets ciblés se concentrent dans des secteurs tels que l’agriculture, l’éducation, la santé, les travaux publics. Il est question d’accroître la capacité de l’Etat à satisfaire les besoins vitaux et continus des populations, conformément au programme d’action du gouvernement (Pag 2021 – 2026). Nécessitant la mobilisation de 12 011 milliards F Cfa, ce programme vise à accélérer le développement économique du Bénin, accroître durablement le bien-être social des populations, renforcer la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance. Société 16 févr. 2022


Gilles Arsène Aïzan, psychologue : « L’entourage joue un rôle important dans la dépression »
C’est l’un des troubles psychologiques les plus fréquents mais souvent insidieux dont souffrent indifféremment hommes et femmes dans diverses proportions. Dans cet entretien, le psychologue Gilles Arsène Aïzan lève un coin de voile sur la  dépression encore appelée trouble dépressif. Que comprendre par la dépression ? La dépression ou trouble dépressif est une maladie psychique fréquente qui, par ses troubles de l’humeur, perturbe fortement la vie quotidienne. Elle se caractérise par une humeur morose, par exemple le sentiment de tristesse, d’irritabilité, de vide ou une perte de plaisir ou d’intérêt pour les activités, pendant la majeure partie de la journée, presque tous les jours, pendant au moins deux semaines. Plusieurs autres symptômes peuvent également être présents. Nous avons entre autres les difficultés de concentration, le sentiment de culpabilité excessive ou la dévalorisation de soi, sentiment de désespoir face à l’avenir, pensées de mort ou de suicide, sommeil perturbé, changements d’appétit ou de poids, et sentiment de grande fatigue ou de manque d’énergie. Dans certains contextes culturels, certaines personnes peuvent exprimer plus facilement leurs changements d’humeur sous la forme de symptômes corporels. Par exemple la douleur, la fatigue, l’asthénie. Pourtant, ces symptômes physiques ne sont pas dus à un autre problème de santé. En fait, la dépression peut avoir une forme culturelle dans sa présentation, comme c’est le cas en Afrique au sud du Sahara où la dépression prend une forme somatique. Autrement dit, il y a des plaintes au niveau du corps. Il est donc fréquent que quelqu’un qui fait une dépression dans cette région comme au Bénin va développer une toux, des maux de tête, des douleurs articulaires sans que les bilans médicaux n’indiquent des dysfonctionnements organiques. Comme on le dit chez nous, les médecins ont fait toutes les analyses mais ils n’ont rien vu. Que ressent réellement la personne qui vit la dépression ? Pendant un épisode dépressif, la personne touchée éprouve des difficultés importantes dans son fonctionnement personnel, familial, social, éducatif, professionnel et/ou dans d’autres domaines importants. Un épisode dépressif peut être classé comme léger, modéré ou sévère en fonction du nombre et de la gravité des symptômes, ainsi que de l’impact sur le fonctionnement de l’individu. Vous parlez de troubles de l’humeur. Pourquoi cette terminologie ? Il existe différents schémas pathologiques des troubles de l’humeur. Nous avons le trouble dépressif à épisode unique. Là, la personne vit son premier et seul épisode. Nous avons aussi le trouble dépressif récurrent. Pour ce cas, la personne a déjà vécu au moins deux épisodes dépressifs. Enfin, nous avons le trouble bipolaire qui est marqué par l’alternance d’épisodes dépressifs et de périodes de symptômes maniaques, qui comprennent l’euphorie ou l’irritabilité, une activité ou une énergie accrue, et d’autres symptômes comme une loquacité accrue, des pensées rapides, une plus grande estime de soi, un moindre besoin de sommeil, une distractibilité et un comportement impulsif et téméraire. On observe aussi des épisodes de dépression réactionnelle qui est une forme de dépression causée par un événement marquant ou une pression psychique excessive. Ce peut être consécutif à un deuil, un accident, un problème professionnel… ou même parfois des événements pouvant paraître dérisoires. Les personnes en dépression réactionnelle sont sujettes aux pleurs intempestifs, à des troubles du sommeil et présentent les symptômes d’une dépression classique: tristesse, pertes d’intérêt et de motivation, repli sur soi, ralentissement psychique et moteur, modifications de comportement. La dépression réactionnelle est généralement traitée par des antidépresseurs, complétés par une prise en charge psychothérapeutique. Mais il y a certaines femmes qui connaissent des dépressions après l’accouchement. Qu’en est-il ? C ’est la dépression pos t - partum . C ’ est une dépression qui survient après l ’ accouchement. Elle est aussi appelée dépression postnatale et peut se manifester à tout moment pendant l’année suivant la naissance du bébé. La dépression post-partum est plus grave que le baby blues et nécessite des soins. Elle se caractérise par une tristesse profonde et durable, un désintérêt quasi total pour les activités du quotidien, l’insomnie, l’irritabilité et l’anxiété. Il y a aussi une fatigue permanente ainsi que des troubles de l’interaction entre la mère et l’enfant. Alors, comment traiter une dépression, quelle que soit sa forme ? Il n’est pas aisé de le dire globalement. Car chaque épisode dépressif se traite suivant les symptômes et le contexte. On ne traitera pas celui qui subit une dépression après la perte d’un emploi de la même manière qu’une autre personne qui la vit après un accouchement. Mais dans tous les cas, il est souvent utilisé une association de traitements médicamenteux pour le volet médical et la psychothérapie pour le côté psychologique. Ce qui permet  au patient de sortir de la dépression. Que doit faire l’environnement pour aider le dépressif ? L’entourage joue un rôle important dans la dépression d’une personne. Déjà, il nous faut davantage faire attention à nos proches. C’est toujours mieux d’éviter les conflits, les préjugés et autres jugements précoces sur les autres. C’est utile de chercher à les comprendre. Au moment où survient la dépression, c’est encore l’entourage qui doit constater que quelque chose ne va pas chez le  dépressif et le faire consulter. Puis dans le traitement, l’affection de l’entourage est nécessaire. La dépression étant un trouble de l’humeur, elle n’est pas très perceptible par les autres à travers sa forme et son expression. Sur le plan culturel, au sud du Bénin, la pudeur de l’existence fait que celui qui souffre d’une dépression aussi fait l’effort de ne pas laisser transparaître son état, ses difficultés, surtout pour les hommes. Il a besoin d’écoute et d’accompagnement pour un ajustement psychique approprié. Santé 16 févr. 2022


Pour une somme de 14 millions retournée à Sinendé : Un cultivateur honoré pour sa probité
Amidou Baraka, cultivateur de profession et originaire de Sèkèrè, dans la commune de Sinendé, était ce mardi 15 février à la préfecture de Parakou, pour recevoir les honneurs du préfet Djibril Mama Cissé. C’est après avoir retourné à leur propriétaire, des vêtements et la somme de 14 millions de francs Cfa que contenait le sac de voyage qu’il a ramassé sur son chemin, vendredi 11 février dernier, alors qu’il revenait de son champ. Outre une attestation, une enveloppe lui a également été remise, en reconnaissance de son acte de probité. Des personnes comme Amidou Baraka ne courent certainement pas les rues. Informé de l’acte que ce cultivateur a posé, en retournant à son propriétaire une somme de 14 millions de francs Cfa contenue dans un sac qu’il a ramassé, vendredi 11 février dernier, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé a tenu à l’honorer ce mardi 15 février à Parakou. Il lui a décerné une attestation de reconnaissance et une enveloppe financière. C’est pour l’encourager et lui reconnaître son acte de grande probité. « Par les temps qui courent, on assiste de plus en plus à une perte des valeurs, à une déliquescence des valeurs dans nos sociétés. A voir le comportement de la jeunesse en général, il n’est pas donné de voir un jeune qui a encore tout à faire pour se construire, poser un tel acte », a confié le préfet. « Ramasser une somme de 14 millions de francs Cfa et la rendre à son propriétaire, cela dépasse l’entendement », a-t-il poursuivi. L’attestation lui permettra de servir ou de se faire valoir comme modèle. Le préfet espère que, par son acte, il inspirera d’autres personnes. Amidou Baraka est marié et père de cinq enfants. Il est musulman et est très attaché à la tradition baatonu. En effet, Amidou Baraka a ramassé, vendredi 11 février dernier, un sac dans lequel se trouvaient des habits et une somme de 14 millions. Mais ayant entendu par l’entremise d’un crieur public qu’on était à la recherche dudit sac, il ne s’est pas fait prier pour aller le confier au chef de son village afin qu’il soit remis à ses propriétaires, des étrangers venus acheter du soja. Chose encore plus curieuse, il a refusé les 100 000 F Cfa que le propriétaire a voulu lui remettre pour le remercier. Il a fallu le supplier, avant qu’il ne finisse par accepter 50 000 F Cfa comme récompense. Environnement 16 févr. 2022


Journée internationale des femmes et des filles de science : Les ministres Véronique Tognifodé et Kouaro Yves Chabi marquent l’événement
Les ministres Véronique Tognifodé et Kouaro Yves Chabi étaient, vendredi 11 février dernier, au Lycée de jeunes filles de Lokossa, dans le département du Mono, où ils ont sensibilisé les pensionnaires à embrasser les séries scientifiques. Cette activité consacre le lancement officiel de la célébration, au Bénin, de la Journée internationale des femmes et des filles de science. Le Bénin n’est plus indif-férent à la Journée internationale des femmes et des filles de science célébrée le 11 février de chaque année. Au nom du gouvernement, le ministre Kouaro Yves Chabi des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle et sa collègue Véronique Tognifodé en charge des Affaires sociales et de la Microfinance ont donné le top de cette célébration, vendredi dernier, au Lycée de jeunes filles de Lokossa, dans le département du Mono. Ceci à travers une séance de sensibilisation des pensionnaires du centre à embrasser les séries scientifiques dont quelques avantages ont été présentés. Au Bénin comme ailleurs dans le monde, notent les ministres, le manque d’engouement des filles pour ces séries justifie la faible présence de la gent féminine dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques. Une tendance qu’il urge, au dire des officiels, de renverser pour valoriser les ressources humaines féminines. Soutenant que les filles sont tout autant capables de réussir dans les séries scientifiques que leurs condisciples de sexe masculin, les ministres ont appelé, à tour de rôle, chacune des catégories d’acteurs du système éducatif à soutenir la campagne de sensibilisation engagée par le gouvernement. Le préfet du département du Mono et le secrétaire général du ministère du Numérique et de la Digitalisation n’ont pas manqué d’apporter leurs contributions aux échanges. Ils ont notamment attiré l’attention sur les investissements massifs consentis par le gouvernement dans le cadre des projets de construction ou de réhabilitation des lycées, l’antre de promotion d’une panoplie de formations professionnelles. Les actions portant sur la promotion du genre n’ont pas été oubliées. Les échanges ont pris fin par la découverte des métiers de télépilotage en guise d’illustration de quelques avantages des séries scientifiques. Le télé-pilotage est une technologie émergente axée sur différents types de drones qui, au dire des spécialistes, permet de faire, entre autres, de l’Agriculture de précision. Outre les explications sur les métiers afférents aux drones, une démonstration de livraison des produits pharmaceutiques au moyen de l’appareil volant doté de capteur a été réalisée pour édifier un peu plus les élèves du Lycée de jeunes filles de Lokossa. L’équipe de télépilotage dominée par des dames s’est déployée sous la supervision d’Ismaïl Lawani, télépilote professionnel et enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi. L’équipe a été mise à disposition dans le cadre d’un partenariat avec Global parteners spécialiste de drones. Environnement 16 févr. 2022


Anne-Françoise Tasnier et Benoît Feron : La photographie et l’Afrique comme passion
Anne-Françoise Tasnier travaille dans les ressources humaines après son diplôme en sciences politiques, et Benoît Feron est avocat. Les deux sont passionnés de la photographie et l’Afrique depuis leur jeune âge. Les premières expériences d’Anne-Françoise Tasnier en Afrique datent de ses 15 ans quand elle a suivi son oncle qui était médecin de brousse à Butare au Rwanda, où elle est restée pendant six semaines. Elle foule régulièrement le sol africain pendant ses études de sciences politiques, pour des vacances et un peu de photos sans en avoir le diplôme. C’est bien après ses 40 ans, qu’elle décide d’obtenir son parchemin de photographe. Son compagnon, Benoît, Feron, avocat de profession, est également un mordu de la photographie depuis qu’il était adolescent. Il a fait ses premiers pas sur le continent, précisément dans la vallée du Rift seulement quinze jours après avoir lu le livre d’un photographe italien, intitulé « Mon rêve de l’Afrique ». « C’était il y a 20 ans, un début février », se souvient-il. Benoît Feron dit avoir découvert en Afrique, la faune sauvage, la lumière, la beauté des peuples. Et tout cela l’a fasciné avant de devenir une sorte de virus qui est resté en lui. Tous les deux font de la photo-graphie commerciale mais ils se disent d’abord et avant tout, photographes créateurs et artistiques. C’est d’ailleurs à ce titre qu’ils ont atterri en Afrique de l’Ouest pour la première fois, précisément au Bénin. Bien avant, ils ont parcouru plusieurs pays de l’Afrique de l’Est, l’Inde et la Papouasie-Nouvelle-Guinée à la recherche de différentes ethnies, leur mode de vie et leur identité culturelle. « Ma démarche photographique est intimiste, à la recherche du détail, de l’esthétisme, m’offrant le temps de pouvoir sentir l’essence, la profondeur de ce qui me séduit. Aller toucher là où l’homme, la nature, sa faune et sa flore nous offrent toute leur diversité et révèlent certains de leurs mystères », affirme Anne-Françoise Tasnier. A travers la photographie, elle raconte, entre autres, des histoires, fait sentir l’émotion qu’elle a ressentie en face de son sujet. Son compagnon, Benoît Feron, beaucoup plus focus sur l’ethnicité, aime aussi faire attention aux détails. Plusieurs paramètres rendent son œuvre unique, à savoir, « la précision de ses cadrages et son attrait pour le piqué et le détail qu’on retrouve tant dans ses portraits que dans ses images de peaux, de bijoux, de nature sauvage ou de paysages naturels et urbains ». Son travail est aussi caractérisé par une grande maîtrise de la couleur y compris le noir et blanc. Difficile d’en vivre Il est de nos jours très difficile de vivre de la photographie. Le couple belge reste catégorique là-dessus au regard de ses expériences. A l’en croire, le métier est menacé parce qu’il y a de plus en plus de banques d’images, de photographes et les prix s’effondrent. « Il y a beaucoup de photographes professionnels qui ne vivaient que de la photo. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus en vivre et sont devenus des accompagnateurs de voyages ou ils font un deuxième métier », déplore Benoît Feron. « C’est pour cette raison, poursuit-il, qu’on a un premier métier à côté. Les voyages et les matériels haut de gamme coûtent très cher… ». Sa compagne va plus loin en affirmant que la photographie reste le parent pauvre de l’Art par rapport à la sculpture, la peinture. Malgré tout, ils arrivent à financer leurs déplacements sur le continent de même que l’achat des matériels grâce à leur premier métier. Ils exposent également des photos, les vendent dans la presse, toujours pour financer leurs voyages. Chacun des deux photographes dit posséder une banque d’images riche de centaines de milliers de photos. Culture 16 févr. 2022


Anne-Françoise Tasnier et Benoît Feron : Coup de foudre pour la culture vodoun
A la découverte de la carte ethnique du Bénin qu’ils visitent pour la première fois à l’occasion de la fête des religions endogènes, édition 2022, Anne-Françoise Tasnier et Benoît Feron, un couple photographe belge, tombent sous le charme de la diversité et la richesse du vodoun. Parmi la cinquantaine de chasseurs d’images ayant pris position pour photographier les pas de danses et autres démonstrations des adeptes du culte vodoun lors de la célébration de la fête des religions endogènes, lundi 10 janvier 2022 à Ouidah, il y avait Anne-Françoise Tasnier et Benoît Feron. Ce couple photographe belge foule le sol béninois pour la première fois. « Mon compagnon et moi sommes intéressés par la différence culturelle et la beauté de chaque culture. Nous ne connaissions pas encore le Bénin, raison pour laquelle nous sommes venus admirer la culture béninoise », explique Anne-Françoise Tasnier. Assise au bord de la loge de presse, appareil photo posé sur ses cuisses, la photographe trouve les parades très colorées et musicales. Le spectacle du jour fascine donc le couple comme au premier jour de leur descente à Cotonou quand ils ont découvert des articles de fétichisme au cours de leur visite dans un marché de la ville. « Toutes ces statuettes, ces oiseaux, … c’était une entrée en matière pour le vif du sujet », confie Anne-Françoise. Pour le couple, cette culture autour du vodoun, de toutes ces divinités, est très riche. « Nous sommes vraiment sous le charme », lâche la photographe. La connexion des deux photographes belges avec le Bénin et la culture vodoun n’est qu’à son début. Pendant deux semaines, ils ont eu une aventure riche et séduisante en allant à la découverte d’une partie de la carte ethnique du pays. « On est parti de Ouidah et on est monté jusqu’à Tanéka-Koko pour découvrir le pays Somba, en faisant escale à Abomey, Savalou, Djougou. On est descendu sur Ganvié. De là, on est parti à Porto-Novo. Puis, on est allé le long des frontières avec le Nigéria pour voir les Holi,… Nous nous sommes arrêtés dans beaucoup de marchés dans les villes, afin de voir différentes ethnies parce qu’il y a un brassage ethnique au Bénin qui est complètement impressionnant », soutient le couple. Sur leur chemin, les deux chasseurs d’images se sont retrouvés presque tout le temps avec le vodoun et comme par hasard sur de nombreuses cérémonies traditionnelles. A chaque fois, le couple ne se faisait pas prier. « On était allé simplement voir un atelier de poterie. On a trainé un tout petit peu, et le hasard a fait qu’en sortant de là, il y avait le plus grand prêtre vodoun de la localité qui faisait son tour des villages. Nous l’avons vu or, il ne sort qu’une fois l’an. Donc, au niveau photographie, on est revenu avec des photos vraiment magnifiques hors sentiers battus. On s’attendait à faire des photos de portrait de différentes ethnies mais on ne s’attendait pas à voir autant de couleurs, de musique en continu… », raconte le couple. De retour à Cotonou, les deux compagnons ont été marqués par deux choses, durant leur périple. « Premièrement, c’est l’omniprésence du vodoun au Bénin. Partout où on va, il y a du vodoun. Deuxièmement, il y a une diversité de peuples tous unis autour du vodoun. C’est très surprenant ! Le vodoun, c’est l’identité du pays », remarque Benoît Feron. Le couple conclut que la fête du 10 janvier au Bénin est comme un livre sur le vodoun, et il compte revenir en 2023 pour de nouvelles expériences palpitantes. Culture 16 févr. 2022


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