La Nation Bénin...
Nouvelles
Alphonse da Silva, directeur de l’Office du bac[/caption]Les épreuves écrites du baccalauréat session de 2018 démarrent lundi 16 juillet prochain. Les candidats des séries techniques et professionnelles planchent depuis le 27 juin passé pour certains dans les épreuves pratiques, notamment les candidats de la série F3. Les candidats des séries E, F1, F2, F4 et G1 composent depuis le lundi 2 juillet, conformément au communiqué n°158-18/MESRS/OB/SAF/SAP rendu public par le directeur de l’Office du baccalauréat.
Huit centres ont été retenus pour ces épreuves pratiques: lycée technique de Natitingou, lycée Mathieu Bouké de Parakou, lycée technique de Bohicon, Ceg1 Lokossa, lycée technique Coulibaly de Cotonou, collège catholique Don Bosco de Cotonou, lycée technique et professionnel de Kpondéhou de Cotonou et
lycée commercial de Porto-Novo.
A quelques semaines du démarrage des épreuves écrites, l’Office du bac a pris les dispositions pour que le déroulement de cet examen qui donne accès à l’enseignement supérieur ne souffre d’aucune faille, rassure le directeur de l’Office du bac, Alphonse da Silva.
Education 09 juil. 2018

Le Rassemblement des bâtisseurs de l’unité et du développement (Rbud) a fait une sortie politique, samedi 7 juillet dernier, à Ifangni pour mobiliser tout le département du Plateau et principalement la 21e circonscription électorale derrière les actions du chef de l’Etat. La perche a été saisie par Jean-Michel Abimbola, président de ce mouvement politique, pour préparer les militants sur les enjeux du référendum constitutionnel qui se profile à l’horizon.
Le département du Plateau et précisément la 21e circonscription électorale regroupant les communes Adja-Ouèrè, Sakété et Ifangni sont apparemment prêts pour le référendum constitutionnel au cas où le scrutin sera organisé. Le député Jean-Michel
Abimbola entend gagner du temps et baliser le terrain pour permettre à la majorité présidentielle de ratisser large en attendant le dernier mot du chef de l’Etat par rapport à la tenue de ce vote. Il a lancé l’appel à la mobilisation générale, samedi 7 juillet dernier à Ifangni, à l’occasion de la naissance du mouvement politique dénommé « Rassemblement des bâtisseurs de l’unité et du développement (Rbud) » qu’il préside. Ce creuset politique est composé de plusieurs partis dont le Rassemblement national pour la démocratie (Rnd) présidé par le député lui-même.
Jean-Michel Abimbola, face aux militants du Rbud, a insisté sur la nécessité et l’urgence des réformes politiques majeures telles que le toilettage de la Constitution et des lois électorales initié par le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) dont il est le premier coordonnateur. Ces dernières devraient permettre, explique-t-il, notamment aux partis politiques d’être plus forts, unis, et favoriser l’élection d’un plus grand nombre de femmes dans les instances politiques de décision. Malheureusement, regrette le président du Rbud, ces réformes semblent être mises à mal par la minorité parlementaire qui « s’érige radicalement et systématiquement contre toute tentative de modernisation et d’actualisation de nos textes ». Jean-Michel Abimbola en veut pour preuve la non approbation, jeudi 5 juillet dernier, faute de la majorité des quatre cinquièmes des députés, de la proposition d’amendement de la Constitution qui a passé avec succès la première étape, celle de la prise en considération à la majorité des trois quarts des parlementaires. Selon le président du Rbud, ce refus de l'amendement ciblé de la Constitution laisse planer le doute sur le caractère irréversible de l’abolition de la peine de mort au Bénin bien que prévue par le nouveau Code pénal, barre la voie de l’Assemblée nationale aux femmes qui, à la faveur des innovations proposées, devraient se voir réserver un quota de sièges ; refuser de s’exécuter face à une directive de l’Uémoa à laquelle sept des huit pays membres se sont conformés, c’est-à-dire l’obligation d’institutionnaliser la Cour des comptes ; et enfin renoncer à l'alignement des mandats qui permettrait d'économiser plus de 300 milliards de F Cfa sur les dix prochaines années pour le développement du Bénin. « Je voudrais compter sur vous pour ne pas céder au chantage, à l’intoxication, à la manipulation et à la calomnie, et à accompagner le Bmp et le président Patrice Talon pour l’aboutissement de toutes ces réformes politiques », souligne le président du Rbud qui supplie le chef de l’Etat d’accepter d’organiser le référendum afin de permettre au peuple d’arbitrer le jeu. Jean-Michel Abimbola estime que cette réforme politique comme toutes les autres en cours, sont utiles non seulement pour la solidification des fondements de l’économie et de la démocratie au Bénin mais aussi pour la réussite du Programme d’action du gouvernement (Pag).
Le président du Rbud sera appuyé par plusieurs autres ténors dudit mouvement politique dont le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou ; les maires Pierre Adéchi de Sakété et André
Zannou d’Ifangni ; l’ancien maire de Sakété, Raliou Arinloyé et Karamatou Fagbohoun, fille de Séfou Fagbohoun.

Les députés ont clôturé, vendredi 6 juillet dernier, la première session ordinaire de l’année 2018 ouverte le 9 avril dernier. Des sessions extraordinaires sont annoncées pour bientôt afin de permettre aux députés d’examiner certains dossiers urgents dont le toilettage du Code électoral et de la Charte des partis politiques sans oublier la désignation des représentants du Parlement au sein des commissions communales d’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) en vue des législatives de 2019.
Exit la première session ordinaire de l’année 2018 de l’Assemblée nationale ! Elle a été close, conformément à l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui dispose qu’aucune session ordinaire ne peut excéder trois mois. La séance plénière de clôture a été présidée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale. Faisant le point, Robert Gbian a indiqué qu’il y a eu, au total, trente-sept séances plénières au cours de cette première session ordinaire. Lesquelles ont permis aux députés de se pencher sur plusieurs dossiers.
En termes de production législative, Robert Gbian compte quinze dossiers examinés à savoir dix lois ordinaires et cinq lois portant autorisation de ratification d’accords de financement ou de convention. Au nombre des lois ordinaires, il cite la loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifié et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), la loi portant régime juridique du bail à habitation domestique, la loi portant Code de procédure pénale, la loi portant Code pénal, la loi portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la loi portant Code pastoral, la loi portant règlement définitif du budget général de l’Etat gestion 2015 et la loi portant règlement définitif du budget général de l’Etat gestion 2016. Les deux derniers textes ont été adoptés à la faveur de la séance plénière du vendredi 6 juillet dernier, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, représentant son collègue de l’Economie et des Finances.
Contrôle de l’action gouvernementale
Toujours au cours de cette première session ordinaire de l’année 2018, les députés ont adressé au gouvernement six questions orales avec débat et sept questions d’actualité. Aussi, a-t-il été adopté une résolution tendant à la création d’une commission d’information, d’enquête et de contrôle pour faire la lumière sur la gestion des projets de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maitrise d’énergie (Aberme). Plusieurs autres activités ont été menées par l’Assemblée nationale sous la période de référence. Robert Gbian énumère, entre autres, la désignation des membres de l’Assemblée nationale au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) et l’inauguration du nouveau bâtiment servant de bureaux pour les députés.
Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale estime la moisson pas trop bonne à l’issue des trois mois de travaux. Mais il ne devrait pas en être autrement au regard de la nature et de la densité des différents dossiers examinés, explique Robert Gbian. Les regards sont à présent tournés vers la deuxième session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire. Mais avant, les députés auront à ouvrir des sessions extraordinaires afin de se pencher sur des dossiers urgents dont le toilettage du Code électoral et de la charte des partis politiques sans oublier la désignation des représentants de l’Assemblée nationale au sein des commissions communales d’actualisation de la Lépi en vue des législatives de 2019.

Les candidats à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de 2018 sont au charbon dès ce lundi 9 juillet. Ils sont, au total, 186 399 candidats à prendre part à la phase écrite de cette composition sur toute l’étendue du territoire national contre 224 995 en 2017. On dénombre 83 930 filles, soit 40,03 % et 102 460 garçons soit 54,97 % de l’effectif, répartis, dans 265 centres d’examen contre 294 en 2017.
La baisse de 38 596 candidats par rapport à 2017 pourrait s’expliquer non seulement surtout par le taux de succès de 50,56 % enregistré l’année dernière mais aussi par la nouvelle réglementation en vigueur conditionnant le passage de la classe de Troisième en Seconde à l’obtention du Bepc en plus de la moyenne de classe.
Le département de l’Atlantique est en tête avec 44 854 candidats et la Donga ferme la marche avec un effectif de 7 277 candidats. Le plus jeune candidat a 11 ans et le plus âgé, 56 ans. La première épreuve de l’examen sera lancée ce jour au lycée Houffon d’Abomey par le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, en compagnie du directeur des Examens et Concours de son ministère, Roger Koudoadinou. Du côté de l’Ouémé, la cérémonie de lancement officiel de l’examen au niveau départemental est prévue pour se tenir au Collège d’enseignement général (Ceg) « Les Cocotiers » sis dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo. C’est donc depuis cet établissement que le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy lancera les épreuves pour le compte des neuf communes du département. Il faut noter que la première étape, celle écrite, de cet examen ouvrant la porte du second cycle des cours secondaires dure trois jours. Il y aura ensuite la phase sportive à laquelle seront invités à prendre part les candidats qui seront déclarés admissibles à l’issue des épreuves écrites.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Oumé/Plateau
Société 09 juil. 2018

« Personne ne décidera plus jamais du sort de ce peuple en dehors de lui ». Ainsi s’exprimait Jean-Cocou Zounon, porte-parole de la Coalition pour la défense de la démocratie (Cdd), saluant ainsi l’échec de la révision, jeudi dernier à l’Assemblée nationale. «C’est une grande victoire du peuple que les députés de la minorité parlementaire vient encore de remporter », se réjouit-il.
« Nous tenons ici à rendre un vibrant hommage à tous les députés de la minorité parlementaire pour leur constance, leur unité d’action, leur audace, leur amour pour la patrie et leur fermeté », ajoute M. Zounon. Selon lui, les partis politiques proches de cette organisation soutiennent qu’il faut travailler à contraindre le pouvoir à respecter la démocratie, les droits de l’Homme et l’État de droit.
Pour la Cdd, il faut aller aux élections libres, transparentes et crédibles et réunir les conditions pour les états généraux de la nation afin de revoir la gouvernance du pays.
La Cdd a saisi l’occasion pour dénoncer la dissuasion des manifestations visant à assiéger le Parlement, jeudi dernier où la plénière se réunissait. « Toutes les voies menant à l’Assemblée nationale ont été bloquées ; l’esplanade de l’Assemblée nationale était remplie de policiers armés jusqu’aux dents », a déploré Jean-Cocou Zounon.
Il conclut que la « victoire » a été aussi possible grâce à l’unité et à la détermination de la Cdd qui, de jour en jour, s’affirme comme un «bloc qui refuse la fatalité et s’oppose fermement à la remise en cause des acquis démocratiques dans notre pays ».
Yêdafou KOUCHÉMIN (Stag).
Politique 09 juil. 2018

Une rencontre d’échange entre les responsables du parti Alternative citoyenne et les coordinations du département du Zou s’est tenue, vendredi 6 juillet dernier au siège du parti à Abomey. Il s’agissait essentiellement de se mettre au même niveau d’information sur les questions de réformes politiques entreprises par le gouvernement et qui agitent l’opinion nationale.
Ils étaient tous présents à l’appel du président du parti, Roch David Gnahoui entouré de Séraphin Agbanhoungbata, Lazare Séhouéto, Urbain Amègbédji, Wilfried L.
Houngbédji comme invités spéciaux. Cette rencontre d’information et d’échange vise la mobilisation des responsables des militants des coordinations du Zou pour les prochains enjeux électoraux.
Roch David Gnahoui, Séraphin Agbanhoungbata, Lazare Séhouéto, Wilfried L. Houngbédji et Urbain Amègbédji ont, dans un langage direct, entretenu ces responsables de militants sur les enjeux des réformes en cours dans notre pays. Surtout les dernières en date qui ont été rejetées par le Parlement. Il s’agit essentiellement d’introduire dans la Constitution, la suppression de la peine de mort, la constitutionnalisation de la Cour des comptes, la consolidation de la représentativité des femmes à l’Assemblée et l’alignement des mandats politiques à cinq ans afin d’avoir en 2026 des élections groupées. Celles-ci seront devancées d’un mandat transitoire de sept ans pour les députés et les conseillers municipaux, communaux et locaux élus en 2019. Les trois élections vont être mises ensemble en 2026 après la présidentielle de 2021. « L’organisation de ces élections générales dès 2026 devrait permettre au pays de faire des économies et de mieux se concentrer sur les actions de développement telles les routes, l’eau potable pour tous, des écoles, l’électricité et des soins de qualité pour tous », explique l’invité Wilfried L. Houngbédji, directeur de la communication de la Présidence de la République. Mais, les députés n’ont pas voté pour l’adoption de ces amendements qui n’ont pourtant rien de politique et qui auparavant avaient même fait l’objet de plusieurs séminaires explicatifs, déplore-t-il. Ils ont décidé que ce soit par voie référendaire que cette révision passe. Et pourtant, ces amendements constitutionnels ne visaient que le développement du pays. Ils ne comportent rien d’ambigu dans les quatre points amendés.
Les invités spéciaux à cette rencontre, Lazare Séhouéto et Wilfried L. Houngbédji, ont expliqué, des exemples à l’appui, des cas où le Bénin a été bloqué en raison du nombre insignifiant de femmes à l’Assemblée et surtout le surcoût exorbitant des élections qui se dérouleront les unes après les autres et qui se chiffreront à plusieurs milliards de francs Cfa. Les modifications proposées ne sont que, pour la plupart, des régularisations ou des mises en conformité longtemps souhaitées d’ailleurs par tous les camps depuis des années, ont rappelé tour à tour les différents intervenants. La question du retrait des grèves n’a pas été occultée.
Après la question des réformes, l’assistance a eu à échanger avec les responsables présents sur des questions relatives aux positionnements des militants d’Alternative citoyenne sur les listes pour les prochaines échéances électorales. Ils ont pour la plupart encouragé le gouvernement dans le combat des réformes tout en l’exhortant à « desserrer aussi la ceinture économique » afin d’amoindrir la morosité ambiante dans le pays.

Le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) a eu le mérite d’avoir fait passer, avec succès au Parlement, la prise en considération de la proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. Cet exploit historique offre ainsi la chance au peuple de se prononcer à travers le référendum qui se profile à l’horizon, pour la première fois depuis près de vingt ans que se mène le débat sans fin autour de la révision constitutionnelle.
Jamais le peuple béninois n’aura été à un référendum constitutionnel depuis la mise en vigueur de la Constitution du 11 décembre 1990. L’occasion ne lui est jamais présentée. Tout simplement parce que toutes les tentatives de révision de la loi fondamentale n’ont jamais abouti jusque-là. En dehors du seul cas de 2006 mais vite rejeté par la Cour constitutionnelle en déclarant contraire à la Constitution la manœuvre des députés de la quatrième législature de proroger leur mandat, toutes les autres tentatives ont échoué, sous le président Mathieu Kérékou comme sous Boni Yayi. Ce dernier a lancé les hostilités à plusieurs reprises, mais celles-ci ont été toutes infructueuses. Boni Yayi n’a jamais vu ses ambitions concrétisées. Ses différents projets de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 n’ont jamais franchi le seuil de la commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale pour l’hémicycle.
Il aura fallu l’avènement du Nouveau départ en avril 2016 pour que les lignes commencent à bouger de façon sérieuse. D’abord il y a eu une première expérience en 2017. Mais le projet introduit par le chef de l’Etat a raté à trois voix près la première étape de la procédure, celle de prise en considération du dossier. Le vote avait donné, le 4 avril dernier, 60 voix pour, 22 contre et 1 abstention. Ce score apparaît comme un effort louable pour un chef d’Etat qui n’a pas directement de députés à l’Assemblée nationale et qui a accédé au pouvoir aux lendemains des dernières élections législatives de 2015. Ainsi, loin de s’avouer vaincus, les députés soutenant le président de la République réunis au sein du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) ont décidé de capitaliser ce score du 4 avril 2017. Huit d’entre eux avec à leur tête le député Bruno Amoussou, ancien président de l’Assemblée nationale, ont introduit une proposition d’amendement pour un toilettage technique de la loi fondamentale. L’initiative a ciblé quatre points majeurs sur lesquels beaucoup semblent s’accorder, à savoir l’introduction dans la Constitution du 11 décembre 1990 de l’abolition de la peine de mort, la constitutionnalisation de la Cour des comptes, l’amélioration de la représentativité de la gent féminine au Parlement dès la prochaine législature et l’alignement de tous les mandats politiques en vue d’avoir des élections groupées à partir de 2026 pour faire des économies à l’Etat.
Le référendum attendu
La proposition de loi a franchi avec succès la première étape, celle de la recevabilité avec un score de la majorité des trois quarts des membres composant l’Assemblée nationale. Le résultat du vote a donné 62 voix pour, 19 contre et 1 abstention. Ce qui constitue déjà une première victoire du Bmp. D’abord par rapport à l’expérience manquée du 4 avril 2017 mais ensuite par rapport à toutes les autres tentatives sous les présidents Mathieu Kérékou et Boni Yayi qui n’ont jamais franchi la première étape, à l’exception du cas «anticonstitutionnel » de 2006. Faute des quatre-cinquièmes, jeudi 5 juillet dernier, pour l’étape suivante, celle de l’approbation de l’amendement constitutionnel, le peuple sera appelé à se prononcer par voie référendaire. Ce dernier aura ainsi l’occasion de valider par « Oui » ou de rejeter par « Non » le texte de la proposition d’amendement de la Constitution tel que pris en considération par la majorité des trois-quarts du Parlement. Ce référendum est à l’actif du Bmp qui a réussi à sortir, pour la première fois, le dossier des arcanes des politiques sur la place publique. Mais il restera pour les députés du Bmp de convaincre le chef de l’Etat à l’organisation de ce vote référendaire. C’est là une autre bataille qui attend Bruno Amoussou, auteur de cette initiative parlementaire, et ses collègues. Le dossier est d’ailleurs depuis le vendredi 6 juillet dernier, sur la table du chef de l’Etat. Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, lui a déjà transmis toutes les décisions issues de la séance plénière du jeudi dernier au cours de laquelle le Parlement a examiné la proposition de loi. Les yeux sont désormais rivés sur le président Patrice Talon qui a le dernier mot par rapport à la suite de la procédure. Mais pour l’instant le Bmp peut se frotter les mains pour son exploit historique.
Actualités 09 juil. 2018
L'équipe du Brésil[/caption]Les Auriverde de la Seleçao brésilienne et les Diables Rouges de la Belgique s’affrontent, ce vendredi 6 juillet au Kazan Arena, pour une place dans le dernier carré d’as de la Coupe du monde. C’est le grand choc de ces quarts de finale.
Le match qui met aux prises, ce vendredi 7 juillet au Kazan Arena, le Brésil et la Belgique, a valeur d’une finale avant la lettre. Au regard de la qualité de jeu dont les deux sélections ont fait montre jusqu’à ce stade de la compétition, il s’annonce très serré et accroché. Au fil de la compétition, elles ont su élever leur niveau de jeu et sont montées en puissance. Ce sera la meilleure défense face à la meilleure attaque.
Alors que le Brésil s'est qualifié en battant assez logiquement (2-0) le Mexique en huitièmes de finale, la Belgique, de son côté, a brillamment redressé la situation face au Japon. Menés (0-2), les Diables Rouges se sont finalement imposé (3-2) au bout du temps additionnel.
Très sereins et déterminés, les Sud-Américains ont la faveur des pronostics. Une de leurs forces réside en leur charnière défensive qui, en quatre sorties, n’aura encaissé qu’un seul but. Aujourd’hui, ils s’imposent comme le grand favori de la compétition, caressant le rêve d’une sixième étoile sur sa tunique. Mais s'il y a une équipe capable de les faire douter, c'est certainement leurs adversaires du jour. Propre techniquement et développant un jeu en mouvement, la Belgique, auteur d’un parcours convaincant, arrive avec des arguments à faire valoir contre les poulains de Tite. Depuis la Coupe du monde Mexique 1986 au cours de laquelle elle a occupé la 4e place, la Belgique n’a plus jamais franchi le stade des quarts. Forte des talents dont elle regorge aujourd’hui, elle voudra le faire.
Pour ce match, le Brésil devrait pouvoir compter sur le retour de Marcelo qui souffrait du dos. En revanche, il sera privé de son milieu de terrain défensif, Casemiro, suspendu. On devrait retrouver d’entrée Allison, Fagner, Thiago Silva, Miranda, Marcelo, Paulinho, Fernandinho, Coutinho, Willian, Gabriel Jesus et Neymar. Côté belge, Roberto Martinez pourrait une nouvelle fois faire confiance à Courtois, Alderweireld, Vincent Kompany, Vertonghen, Thomas Meunier, Kevin De Bruyne, Witsel, Chadli, Mertens, Romelu Lukaku et Eden Hazard.
La première confrontation, en amical, entre les deux sélections remonte au 24 avril 1963 à Bruxelles. Elle s’est soldée par la large victoire (5-1) de la Belgique. Le 2 juin 1965 à Rio de Janeiro, c’est le Brésil qui réussissait à prendre sa revanche (5-0). Leur dernière confrontation, c’était en huitièmes de finale le 17 juin 2002 à Kobe, lors de Corée du Sud-Japon 2002. Le Brésil l’avait emporté (2-0) grâce à Rivaldo et Ronaldo. En six face-à-face, les Auriverde se sont imposés à cinq reprises, ne concédant donc qu’une seule défaite.
L'équipe d’Angleterre[/caption]La Suède et l’Angleterre jouent en quarts de finale, ce samedi au stade olympique Ficht de Sotchi. C’est une troisième confrontation historique entre deux équipes qui se sont séparées dos-à-dos lors des deux précédentes rencontres en Coupe du Monde.
Les Three Lions de l’Angleterre jouent en quart de finale face aux Suédois ce samedi au stade olympique Ficht de Sotchi. Face à une équipe de la Suède sans réelle star mais qui fait preuve de bonne forme physique et de réalisme, l’Angleterre devra compter sur ses attaquants pour faire la différence face la rigide défense suédoise. Les coéquipiers d’Emil Forberg ont répondu favorablement jusque-là aux assauts offensifs des précédents adverses (Allemagne, Mexique, Corée du Sud et même la Suisse en huitième de finale. C’est dire qu’Harry Kane, Ali Délé, Jesse Lingard, Macus Rachford devront se montrer plus efficaces pour passer la muraille suédoise. Harry Kane devra donc une fois encore chercher la petite bête dans la défense adverse pour profiter d’un quatrième penalty, lui qui en a déjà inscrit trois. Vu que les deux formations comptent sur le jeu physique, la différence se fera au niveau de la technique et les individualités. L’Angleterre possède une meilleure attaque et semble avoir les moyens de s’imposer dans ce quart de finale. Dans une interview accordée à la Fifa Tv, Gareth Southgate a dit que même si l'Angleterre avait battu certains de ses propres records durant la compétition, elle ne pouvait pas encore la qualifier de réussite. « Tous les joueurs ont faim de succès tout en reconnaissant qu'ils apprennent encore. Et nous voulons aller aussi loin que possible ».Le défenseur Andreas Granqvist sur Sky Sports News admet que l'Angleterre ne sera pas facile à battre mais ils sauront comment s'y prendre pour les inquiéter. « L'Angleterre est une très bonne équipe qui est rapide et qui peut compter sur Harry Kane devant. Si on défend bien et qu'on procède en contres, on devrait pouvoir marquer », a-t-il déclaré. Les deux équipes se rencontrent pour la vingt-cinquième fois toutes confrontations confondues dont 8 victoires pour les Anglais contre 7 pour les Suédois, 9 matchs nuls. Les deux précédentes rencontres dans la compétition remontent à 2002 et 2006 où les deux équipes se sont séparé dos-à-dos. Cette troisième confrontation historique dans le tournoi est l’occasion pour les deux sélections de se départager.
Sports 06 juil. 2018
L'équipe de Russie[/caption]Après une laborieuse victoire contre le Danemark aux tirs au but (1-1 Tab: 3-2), les Vatreni de la Croatie ont obtenu leur ticket pour les quarts de finale où ils jouent la Sbornaya de la Russie, tombeur de l’Espagne (1-1 Tab: 4-3), ce samedi 7 juillet au stade Ficht. C’est une affiche à laquelle on ne s’attendait pas.
Après de longs mois faits d’atermoiements et de doutes, la Russie a montré un autre visage au cours du Mondial. Ses deux premières sorties ont été préjudiciables à l’Arabie Saoudite (5-0), puis à l’Egypte (3-1). Bouleversant les pronostics établis lors des huitièmes de finale, elle a créé la sensation, obligeant l’Espagne à quitter un peu plutôt la compétition. La Russie fait honneur à son statut de pays hôte.
C’est donc une Sbornaya en pleine confiance qui sera aux prises, ce samedi 7 juillet au stade de Ficht, avec la Croatie des Lukas Modric et Ivan Rakitic. Armé de courage avec une force de caractère incroyable et porté par leur public, les hommes de Stanislav Tchertchessov ne voudront pas s’arrêter en si bon chemin. Mais en face, elle aura une équipe de la Croatie très joueuse et qui se repose sur de nombreux joueurs expérimentés.
En effet, les Vatreni de la Croatie rêvent de rééditer leur performance à la Coupe du monde France 1998. Ils avaient atteint les demi-finales du tournoi, avant de se faire éliminer par la France. La Russie, quant à elle, n'a jamais atteint le stade des demi-finales d'une compétition internationale sous l'ère moderne. C'est le premier quart de finale de sa jeune histoire, qu’elle s’apprête à livrer.
Après avoir bénéficié de cinq jours de récupération, c’est dans de très bonnes dispositions qu’elles aborderont ce match. Toutefois, la sélection russe devra se passer des services de l'expérimenté Iouri Jirkov, touché au tibia, face à l’Espagne. Du côté croate, Zlatko Dalic aura son effectif au complet.
En deux confrontations depuis le 6 septembre 2006, les deux sélections n’ont pas pu se départager, se contentant chaque fois d’un nul (0-0). C’était lors des éliminatoires du championnat d’Europe de football 2008.