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Nouvelles

Impôts au Bénin : Voici les taxes à payer au plus tard le 10 février 2022
Les contribuables béninois sont appelés à procéder à la déclaration et au paiement de certaines taxes au plus tard le 10 février 2022, en fonction de leurs activités et revenus. Voici les échéances fiscales du mois de février 2022. AU PLUS TARD LE 10 FEVRIER · Déclaration et paiement : - de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) et autres taxes indirectes ; - de la Taxe sur les Activités Financières et Assurances (TAFA) ; - de la Taxe de séjour dans les hôtels et établissements assimilés ; - de l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) ; - du Versement Patronal sur Salaires (VPS) ; - de l’Acompte sur Impôt assis sur les Bénéfices (AIB) - de la Contribution au Développement Local (CDL) ; - de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM) pour les véhicules mis en circulation pour la première fois au cours du mois précédent ; - du 1er acompte de la Taxe Foncière Unique (TFU) ; - du 1er acompte de la Taxe Professionnelle Synthétique (TPS) ; - du 1er acompte de la contribution des patentes ; - du 1er acompte de la contribution des licences. · Reversement : - de la retenue à la source de la Taxe sur la valeur ajoutée ; - de la retenue sur les rémunérations versées aux prestataires non-résidents ; - de la retenue à la source de 12% du montant des loyers prélevés par les locataires en ce qui concerne les loyers payés au cours du mois précédent ; - de l’Impôt sur le Revenu des Capitaux Mobiliers (IRCM) ; - par les dépositaires des stocks d’hydrocarbures du prélèvement libératoire sur les ventes d’hydrocarbures réalisées au Bénin par les personnes non domiciliées ; - du prélèvement sur les opérations commerciales des personnes non connues au fichier des contribuables de la DGI. Actualités 02 févr. 2022


Enseignement supérieur : Plusieurs établissements privés suspendus
Pose de scellés et de banderoles. Plusieurs établissements privés de l'enseignement supérieur au Bénin sont tenus de surseoir à leurs activités académiques. A Cotonou, Iscom et l'Institut universitaire africain du Bénin ont été épinglés. Poma University, Trumphant University et Edexel ont été fermés à Ifangni dans le département du Plateau. Il leur est reproché l'ouverture de section anglophone et de plusieurs autres filières sans l'autorisation du ministère de l'enseignement supérieur. Dans le lot, on retrouve aussi un établissement qui reçoit des bacheliers qu'il place dans des écoles au Togo, au Ghana et même au Bénin. L'opération qui a démarré le mardi 1er février 2022 à Cotonou et dans le Plateau va se poursuivre sur toute l'étendue du territoire national. Actualités 02 févr. 2022


Promotion des filles et des femmes / Projet Swedd : La cartographie des leaders religieux validée
L’appui des chefs religieux et traditionnels est nécessaire à la protection et la promotion de la fille et de la femme. C’est pourquoi la cartographie de ces acteurs a été réalisée sur l’initiative du projet Swedd et validée lors d’un atelier, ce mardi 1er février, à Cotonou. La religion ou la tradition est souvent évoquée pour justifier des faits de violence ou de discrimination contre la gent féminine. Œuvrant pour la pleine réalisation et la protection des droits des filles et des femmes, le Projet régional d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd) a jugé utile d’associer les leaders religieux et traditionnels à ses actions pour plus d’impact. Dans cette optique, le projet a décidé d’identifier tous les acteurs religieux et traditionnels sur l’ensemble du territoire. D’où la cartographie des chefs religieux et traditionnels, réalisée sur l’ensemble du territoire national, et dont le document a été validé par les acteurs et experts, ce mardi. A l’ouverture de l’atelier, Djaoudath Alidou Dramane, coordonnatrice du projet Swedd-Bénin a indiqué qu’il est question, au cours des travaux, de finaliser la cartographie réalisée en passant au peigne fin tout le document qui décrit le réseau des chefs religieux et traditionnels du Bénin. A l’en croire, ce document est un outil essentiel à l’atteinte des objectifs du projet qu’elle conduit; étant donné que l’implication des leaders religieux est nécessaire pour le maintien des filles à l’école, l’autonomisation des femmes et des filles et la pleine jouissance de leurs droits à la santé sexuelle et reproductive. « Il vous reviendra d’apprécier le contenu du document de cartographie tant sur la forme que sur le fond en apportant vos riches contributions pour son amélioration », a ajouté Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. L’autorité ministérielle s’est réjouie, par la suite, de la forte représentativité des acteurs et spécialistes réunis pour explorer et valider la cartographie. Toutes choses qui, dit-elle, rassurent de la qualité du document à l’issue des travaux. Associer tous les leaders au combat Les travaux de terrain ont conduit à deux résultats majeurs, a fait savoir le consultant en charge de l’enquête, Professeur Abou Bakari Imorou. Le premier résultat, note-t-il, est en lien avec les pratiques qui persistent dans différentes localités. Entre autres pratiques, il y a la faible adhésion à la planification familiale et les diverses formes de violences à l’égard des filles et des femmes. Ces phénomènes sont observés dans toutes les 77 communes du Bénin, mais pas avec la même acuité, souligne le consultant. Le deuxième résultat a trait aux leaders qui sont impliqués dans la lutte contre ces phénomènes. Trois types de leaders ont été identifiés par le socio anthropologue, à savoir, ceux qui mènent déjà des actions en faveur des droits des filles et des femmes, ceux qui sont réticents pour des considérations d’ordre religieux et enfin ceux qui ne veulent pas du tout en entendre parler. La stratégie à dérouler par la suite, explique-t-il, c’est de convaincre, par différentes approches, les réticents et ceux qui sont hostiles à rallier le combat pour la protection des droits des filles et des femmes ainsi que leur autonomisation. Société 02 févr. 2022


Projet d’appui au développement du secteur portuaire : Enabel offre trois véhicules à des partenaires
L’agence belge de développement Enabel a appuyé, le 31 janvier 2022, trois structures impliquées dans la mise en œuvre de la politique environnementale du secteur portuaire, par des véhicules et un lot d’environ 700 manuels. En vue d’un espace portuaire respectueux de l’environnement, trois partenaires du Projet d’appui au développement du secteur portuaire (Pasport) reçoivent des moyens. Il s’agit de la Brigade forestière spéciale du port, du Centre de quarantaine végétale et de fumigation (Cqvf) du port et du Laboratoire des sciences et techniques de l’Eau et de l’Environnement (Lstee) de l’Institut national de l’Eau. Chacune de ces structures a été dotée d’un véhicule Pick-up Toyota 4x4. La cérémonie de remise a eu lieu le 31 janvier 2022. En effet, par le biais du projet Pasport qui vise la compétitivité du port de Cotonou, Enabel accompagne les acteurs économiques portuaires à, entre autres, assumer leur responsabilité environnementale pour une mise en œuvre efficace de la politique environnementale du secteur. « L’un des éléments qui ont guidé Enabel au cours de la formulation de ce projet est la question de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Les activités identifiées prennent en compte le suivi de l’impact des activités portuaires sur l’environnement, notamment les problèmes de pollution, de nuisances et de protection des ressources naturelles », a souligné Martin Deroover, chargé d’affaires à l’Ambassade du Royaume de Belgique. Très mobile dans l’espace portuaire, la Brigade forestière spéciale du port peut donc pousser un ouf de soulagement. Elle pourra faire preuve de plus de pragmatisme pour faire respecter, par exemple, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). « L’une des exigences du contrôle des produits forestiers au niveau du port de Cotonou est la mobilité du personnel. Les différentes contraintes du contrôle nécessitent un véhicule de terrain en bon état. Ce véhicule donnera alors au personnel une mobilité pour assurer l’efficacité des actions de la brigade », a noté Emmanuel Gbédji, représentant du directeur général des Eaux, Forêts et Chasse. Il n’a pas manqué de saluer Enabel pour les autres appuis du projet Pasport, surtout pour la digitalisation des formalités et procédures. En dehors du véhicule reçu, le Cqvf du port a bénéficié d’un appui pour la révision du manuel de l’inspecteur phytosanitaire et l’élaboration de procédures spécifiques d’inspection pour les filières soja, karité, anacarde, riz, et mangue. Lequel manuel, imprimé en environ 700 exemplaires, a été remis au cours de la même cérémonie. « C’est avec une immense joie que nous recevons cet important lot de manuels et ce véhicule flambant neuf qui contribueront à coup sûr à l’amélioration des performances du service de la protection des végétaux en général et du Cqvf en particulier», a laissé entendre Justin Roland Zoglobossou, directeur de la production végétale. Comme les deux autres partenaires du projet, le Lstee a été aussi doté d’un véhicule Pick-up. Ce qui devra permettre à ses chercheurs d’assurer au mieux leurs missions de recherche-action dans le domaine de la lutte contre la pollution et la gestion des déchets en milieu portuaire. À l’occasion, Prof Mama Daouda, directeur de l’Institut national de l’Eau, a remercié le peuple belge pour cet appui important. « Le véhicule que nous venons de recevoir sera d’un précieux atout pour l’atteinte des objectifs », a-t-il martelé. Tous reconnaissants à la coopération belge, ces trois partenaires du projet Pasport ont promis de faire bon usage des véhicules, de même que des manuels reçus par le Cqvf pour sa part. D’autres actions sont annoncées, notamment la prise en charge des frais de formation au profit de ces trois structures, ainsi que des missions d’échanges vers les pays de la sous-région. Le secteur portuaire béninois pourra ainsi rayonner. Société 02 févr. 2022


Consultation prénatale de groupes : Une nouvelle expérience pour les femmes
Dans le département de l’Atlantique, la consultation prénatale de groupes est en expérimentation. Les femmes enceintes y apprennent à s’observer et à mieux se faire suivre. Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi. Dans un coin du centre de santé, huit femmes assises en « U » sous un arbre se taquinent. « Regarde, on dirait que tu n’as même pas mangé avant de revenir en consultation», lance l’une d’entre elles à sa voisine qu’elle essaie de peser. L’exercice va se poursuivre, ce 11 janvier 2022, à tour de rôle, dans une ambiance décontractée. Les plus timides finissent pas se lâcher. Elles se mesurent la tension artérielle par un brassard placé au-dessus du pli du coude ou au niveau du poignet. Le mécanisme leur paraît amusant : le brassard est gonflé jusqu'à un niveau de pression supérieur à la pression systolique puis il est lentement dégonflé. Rose D, la trentaine, profite pour poser un problème qui lui tient à cœur : « La fois dernière, ma pression artérielle est passée à 8. J’avais un peu la fatigue et c’est comme si on me tape dans le cou ». Et les conseils suivront pendant un quart d’heure. Ces scènes banales s’inscrivent dans le cadre de la consultation prénatale de groupes (Cpn-G). C’est un modèle en expérimentation dans une vingtaine de formations sanitaires dans le département de l’Atlantique, au sud du Bénin. Selon Dr Faustin Onikpo, coordonnateur de l’expérimentation, la Cpn-G constitue une évaluation périodique de l’évolution de la grossesse depuis la conception jusqu’à l’accouchement en vue de prévenir ou de dépister et corriger à temps toute anomalie. « Elle permet d’apprendre plus facilement aux femmes du groupe les choses essentielles qu’il faut connaître pour rester en bonne santé avec les bébés qu’elles portent. Elles peuvent évaluer entre elles leur état de santé avant d’être reçues individuellement de façon plus rapide par la sage-femme. Elle donne ainsi l’occasion aux femmes du groupe d’échanger entre elles pour rechercher des solutions à tout ce qui pourrait les empêcher de respecter les bonnes pratiques enseignées et conseillées», explique-t-il. La séance est organisée à la maternité tous les mois, sous forme de réunion d’apprentissage sur les bonnes pratiques pour le suivi de la grossesse, au profit d’un groupe de 8 à 15 femmes enceintes d’âge gestationnel similaire. « Il y a une confiance qui s’installe» Ici, à Ouèdo, on ne vient pas seulement en consultation, mais dans une école où l’on se redécouvre pour mieux se surveiller pendant la grossesse. Et c’est la première fois que Tranquiline Gnimagnon honore ce rendez-vous. « Je ne m’en revenais pas quand je mesurais la tension artérielle des autres femmes ou quand une autre me pesait. Il y a une confiance qui s’installe. Les échanges étaient ouverts. La sage-femme nous a bien accueillies. Moi, j’ai gagné beaucoup en peu de temps. C’est une sorte de partage d’expériences », confie-t-elle. Du côté de la maternité, on retrouve d’autres femmes enceintes, habituées à cette forme de consultation. C’est le cas de Chimène Boton qui est à sa deuxième participation. Elle témoigne de sa capacité à transmettre à d’autres personnes les bonnes pratiques apprises à l’aide du livret illustré qu’elle tient en main. « J'étais venue en consultation quand on m’en a parlé. Je n’ai pas hésité à intégrer le groupe. J’ai ressenti tout de suite le savoir-vivre. Nous faisons de nouvelles expriences. Je suis capable de mesurer la tension artérielle et comprendre les signes d’alerte auxquels une femme enceinte doit faire attention », dit-elle. A ses côtés, Diane Akidocho s’empresse de lui rappeler quelques autres acquis. « Nous avons des notions mêmes d’après-accouchement. Il y a beaucoup de choses que j’ignorais. Quand tu es une femme enceinte, tu dois prendre régulièrement les comprimés, avec des principes donnés. Par rapport aux signes de danger, je fais attention aux maux de tête, les saignements, la fatigue, la fièvre, etc. Même pour celle qui a déjà trois enfants, il y a de nouveaux réflexes qu’on développe avec cette forme de consultation prénatale », souligne Diane Akidocho. Faire de chaque grossesse, une expérience positive En réalité, selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), les soins prénatals constituent une plateforme pour fournir d’importantes prestations de santé, dont la promotion de la santé, le dépistage, le diagnostic, et la prévention des maladies. Ces soins offrent l’opportunité de communiquer avec les femmes enceintes, les familles et les communautés, et de les soutenir, à un moment critique de la vie de ces femmes. C’est pourquoi l’Oms recommande à chaque femme enceinte de faire au moins quatre visites prénatales et d’effectuer la première dans le premier trimestre de la grossesse. Cependant, selon les résultats de l’Enquête démographique de la Santé (2017-2018), au Bénin, la proportion de femmes enceintes qui ont eu au moins quatre visites prénatales est de 52 %. Cette proportion varie selon le milieu de résidence. Elle est plus élevée en milieu urbain (59 %) qu’en milieu rural (48 %). De même, en milieu rural, le pourcentage de femmes qui n’ont effectué aucun suivi prénatal est plus de deux fois élevé qu’en milieu urbain (14 % contre 6 %). En outre, seulement une femme sur deux (51%) a effectué sa première visite prénatale au cours du premier trimestre de la grossesse. En milieu urbain, ce pourcentage s’établit à 57 % contre 46 % en milieu rural. Dans 10 % des cas, les femmes effectuent tardivement, c’est-à-dire à 6-7 mois de grossesse, leur première visite. Le modèle en expérimentation sous l’égide du ministère de la Santé, avec l’appui de l’Usaid, continue d’être approfondi. Pour Dr Faustin Onikpo, il y a des évidences que la Cpn-G améliore l’utilisation et la couverture des services offerts au cours de la consultation prénatale. Il s’agit en particulier de la couverture en traitement préventif intermittent préconisé dans la prévention du paludisme pendant la grossesse. Au début de la mise en œuvre, une enquête de base a été réalisée; une enquête finale sera faite après 18 mois de mise en œuvre. L’enquête finale va apprécier des paramètres liés à la mise en œuvre, aussi bien quantitativement que qualitativement. « L’enquête finale va fournir de la matière au ministère de la Santé qui décidera de l’opportunité de la mise à l’échelle de ce modèle de Cpn au Bénin », rassure Dr Faustin Onikpo. Cependant, ayant pris goût à ce modèle, certaines femmes souhaitent déjà la généralisation. «Ça va beaucoup aider les femmes. Ce n’est pas que je n’ai pas les moyens. Mais à force d’échanger entre femmes, ça m’a motivée. Avec cette ambiance, il n’y a pas de raisons de rater des consultations », défend Diane Akidocho, qui a les yeux rivés sur le prochain rendez-vous, en février 2022. Santé 02 févr. 2022


«Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine» : Focus sur l’arsenal juridique renforcé au Bénin
Dans son message rendu public, hier mardi 1er février, en prélude à la célébration de la Journée internationale «Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine», la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a insisté sur le respect de la loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe. La loi N° 2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe et de protection de la femme en République du Bénin vient renforcer l’arsenal juridique contre les mutilations génitales féminines. C’est ce qu’a fait savoir la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, dans son message en prélude à la célébration de la Journée internationale «Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine». Elle ajoute que cette nouvelle loi vise à décourager les récidivistes. En effet, malgré les dispositions législatives et les différentes actions de sensibilisation, le mal persiste. A en croire la ministre Véronique Tognifodé, cet état de choses a amené le législateur à corriger les insuffisances pour donner une nouvelle dimension à la lutte contre les mutilations génitales féminines. « Quiconque a pratiqué sur une personne de sexe féminin toute mutilation génitale ou toutes autres opérations concernant ses organes, est puni d’un emprisonnement de six (06) mois à trois (03) ans et d’une amende de cent mille (100 000) francs Cfa à deux millions (2 000 000) de francs Cfa », relève la ministre des Affaires sociales. Des dispositions corsées Toute sorte d’intervention qui inclut l’ablation totale ou partielle ou la lésion des organes génitaux externes pour des raisons culturelles, religieuses et non thérapeutiques, est punie par la loi 2021-11 du 20 décembre 2021. « Lorsque la mutilation génitale est pratiquée sur une mineure, le coupable est puni d’un emprisonnement de trois (03) ans à cinq (05) ans et d’une amende de cinq cent mille (500 000) à trois millions (3 000 000) de francs Cfa», stipule le législateur dans la loi N° 2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe et de protection de la femme en République du Bénin. Les nouvelles dispositions ne font aucune grâce aux auteurs de mutilation génitale. Pour preuve, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance rappelle : « En cas de décès de la victime, l’auteur est puni de la réclusion criminelle de 10 ans à 20 ans et d’une amende de 1 million à 5 millions de francs Cfa… ». Saisissant donc l’occasion de la célébration de la Journée internationale «Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine», Véronique Tognifodé a exhorté à l’observance rigoureuse des dispositions de la loi 2021-11 du 20 décembre 2021 et à la dénonciation immédiate aux autorités compétentes, des auteurs et complices de mutilations génitales féminines. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Santé 02 févr. 2022


Dynamique de la Covid-19 en Afrique subsaharienne : Les grandes lignes de la recherche scientifique au Bénin
Dans le cadre du projet « African life story of Covid-19 », les chercheurs béninois ont dévoilé, à l’Institut régional de santé publique, ce mardi 1er février 2022, les fruits de leurs travaux sur le thème : «Dynamique de la Covid-19 au Bénin : défis et perspectives ». Les chercheurs de l’Institut régional de santé publique (Irsp) ont soumis les fruits de leurs travaux de recherche sur la dynamique de la Covid-19, à l’appréciation de leurs pairs de l’espace Cames. Par visio-conférence et en mode présentiel à l’Irsp, les experts ont été renseignés sur les stratégies et résultats de la riposte à la Covid-19 au Bénin; les facteurs associés à travers une étude comparative cas-témoin; le degré d’implémentation des mesures de lutte dans la commune de Ouidah ; et l’impact de la maladie sur l’utilisation des services de soins dans un centre de santé intra cordon sanitaire à Cotonou. Les chercheurs ont également travaillé sur les déterminants de l’acceptation des mesures de prévention, les effets sociaux de la pandémie, et les stratégies de résilience associées dans la commune d’Abomey-Calavi, sans occulter l’hésitation vaccinale. Ils sont parvenus à diverses conclusions au terme des travaux dirigés par les professeurs Roch Houngnihin, Charles Sossa, Dr Ange Dossou, Marius Kêdoté et cie. La climatisation, un facteur de risque De l’étude comparative de personnes atteintes et de personnes non atteintes de la Covid-19, on retient que l’absence ou l’utilisation d’un dispositif inadéquat de lavage des mains (sans savon) à l’entrée du domicile expose à un risque presque deux à cinq fois plus élevé de contracter la Covid-19. Aussi, l’utilisation permanente de la climatisation sur les lieux de travail, la connaissance insuffisante des mesures de protection, la méconnaissance de la période d’incubation du coronavirus, exposent à un risque significativement plus élevé de contracter la maladie. De l’impact de la pandémie sur l’utilisation des services de santé et les réactions sociales induites par la riposte, il ressort que le contrôle par les agents de la police républicaine dans les lieux publics ou de regroupements, la vérification du nombre de personnes à bord des véhicules, ont été déterminants pour le respect des mesures de prévention. Par conséquent, la suspension de la répression a entraîné un retour aux anciennes habitudes. Selon les travaux du Dr Géraud Padonou, la pandémie a également entraîné l’augmentation significative du nombre de femmes venues en consultation prénatale et la baisse significative du nombre de cas recensés de paludisme et de femmes enceintes venant pour la vaccination antitétanique dans un centre de santé situé dans la zone du cordon sanitaire. Les travaux relèvent d’autre part la baisse significative du nombre d’infections respiratoires aigües et de maladies diarrhéiques dans un centre de santé situé en dehors de la zone du cordon sanitaire. Au plan socioéconomique, la crise sanitaire a provoqué une exacerbation des pratiques d’automédication, une accentuation de l’isolement physique et social, une frustration liée aux conditions restreintes de tenue des funérailles… Les populations ont d’ailleurs développé des stratégies de résilience comprenant le recours à la pharmacopée, la prise de traitements préventifs, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, la réduction des heures de travail du personnel et de la masse salariale de même que l’accentuation des mesures d’hygiène dans les locaux. « Ces résultats permettent de mieux appréhender la Covid-19 au Bénin…», a déclaré le directeur de l’Institut régional de santé publique (Irsp), Professeur Luc Salako Djogbénou. Santé 02 févr. 2022


3e congrès extraordinaire du parti Moele-Bénin : Les bases du rayonnement politique consolidées
Le 3e congrès extraordinaire du «Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin» (Moele-Benin) tenu à Dassa les 29 et 30 janvier derniers, a été l’occasion pour les congressistes d’aborder plusieurs sujets et de prendre des décisions importantes en vue du rayonnement politique du parti. Pour le compte du 3e congrès extraordinaire du parti «Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin» (Moele-Bénin), les congressistes se sont penchés sur le Programme d’action du gouvernement 2021-2026 et le compte-rendu des travaux du 3e Conseil national du parti tenu à Azovè le 24 juillet 2021. Ils ont également procédé à la relecture et à l’amendement des textes fondateurs du parti (statuts et règlement intérieur) ; et à l’examen des résultats des travaux de traduction des textes du parti en dix langues parlées au Bénin. Pour ce qui est du premier point, les congressistes ont eu l’honneur de recevoir Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint du gouvernement qui leur a exposé le Programme d’action du gouvernement pour le quinquennat 2021-2026. Dans ses explications, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le Pag 2 est articulé autour de trois piliers avec 342 projets dont 153 nouveaux et 189 en cours au titre du Pag 1. Globalement, il a mis l’accent sur l’effort exceptionnel accompli par le gouvernement pour concrétiser les projets inscrits au Pag 1 couvrant la période 2016-2021. Les congressistes ont noté avec satisfaction que la relance de l’économie béninoise a été vigoureuse avec des investissements massifs dont la résultante est la création de nombreux emplois. Le PagII contribuera à accélérer la croissance économique par la consolidation des acquis du quinquennat précédent. Le secrétaire général adjoint du gouvernement a insisté sur le caractère hautement social du Pag II tout en précisant qu’il s’agit d’un social structuré et structurel. L’amélioration des conditions de vie par le social sera faite en tenant compte d’une donnée fondamentale qu’est la durabilité. Le leadership de Ayadji salué Abordant le compte-rendu des travaux du 3e Conseil national du parti, Juste Agnoro, secrétaire général du parti, a présenté de façon chronologique, les activités de Moele-Bénin au cours de l’année 2021. Ainsi, depuis la rentrée politique du parti le 23 janvier 2021 au centre Songhaï à Porto-Novo, diverses activités ont été menées jusqu’au parrainage de la 6e édition des Olympiades Bountou par le président Jacques Ayadji, en passant par le troisième conseil national à Azovè et la réception des déclarations officielles de ralliement de plusieurs personnalités et mouvements politiques. À ce sujet, les congressistes ont félicité le président du parti pour sa clairvoyance et son leadership avérés qui ont permis à Moele-Bénin depuis sa création, d’enregistrer dans ses rangs beaucoup de personnalités et mouvements politiques. Les congressistes ont également entériné l’élection intervenue au Conseil national d’Azovè, pour pourvoir aux postes vacants dans le Bureau politique national. L’une des étapes cruciales de ce congrès a été l’examen et l’adoption des modifications apportées aux statuts et règlement intérieur du parti. Ces modifications ont été proposées par le comité ad hoc créé à cet effet. Elles portent entre autres sur la suppression des coordinations départementales. Cette mesure vise essentiellement l’efficacité du travail politique de mobilisation, d’élargissement des bases et d’enracinement du parti sur l’échiquier politique national. Il y a aussi l’érection des circonscriptions électorales en coordinations. Ainsi, vingt-quatre (24) coordinations de circonscriptions électorales ont été créées à la place des délégations de circonscriptions électorales existantes qui ont été supprimées. Les congressistes ont aussi interdit le cumul de postes de coordonnateur d’arrondissement. La même interdiction vaut pour le cumul de postes au niveau des échelons inférieurs. Puis les montants des cotisations des membres ont été fixés en tenant compte de la position du militant ou de la militante dans les instances du parti. Ainsi, les membres du Bureau politique national et du Bureau départemental ainsi que les responsables des organes techniques payeront mensuellement au minimum deux mille francs Cfa, les membres des coordinations de circonscriptions électorales au minimum mille francs Cfa, les membres des coordinations d’arrondissement au minimum cinq cents francs Cfa et ceux des coordinations de villages et quartiers de ville au minimum deux cents francs Cfa. Gratitude au président Talon Nonobstant la cotisation des membres, les cadres du parti occupant des postes de responsabilité au niveau de l’État ou du secteur privé, membres d’institutions internationales, les opérateurs économiques membres du parti et tous autres membres dont les capacités financières le permettent, devront apporter conséquemment leurs soutiens financiers au parti. À l’unanimité des congressistes, les statuts et règlement intérieur du parti ont été modifiés avec l’élection d’un nouveau Bureau politique national. Abordant le dernier point du Congrès, le président Jacques Ayadji a invité le Renopal à présenter aux congressistes, les résultats de la mission qui lui a été confiée et concernant la traduction des textes (statuts et règlement intérieur), de la devise et du slogan du parti dans dix (10) langues parlées au Bénin. Ces langues sont le fongbé, le yoruba, l’adjagbé, le gengbé, le sahouègbé, le baatonu, le dendi, le ditamari, le fulfuldé et le lokpa. Il ressort de la présentation que la traduction est achevée au niveau de toutes les langues sauf le bariba, le sahouègbé, le gingbé, le yoruba qui sont en cours de finalisation. Les modifications des statuts et règlement intérieur intervenues au cours du présent Congrès seront prises en compte pour parfaire la mission que s’est assignée Moele-Bénin, celle d’être un parti proche de ses militants et des populations à la base. La traduction des textes du parti est donc une plus-value qui permettra aux militants et militantes de s’impliquer davantage et de transmettre le message politique en réduisant considérablement le fossé entre les politiques et les populations à la base. Au terme des assises, au regard des nombreuses transformations positives touchant tous les domaines de la vie des Béninois, le Congrès a adopté une motion de soutien et d’encouragement au président de la République et à son gouvernement. Ce faisant, les militants et militantes de Moele-Bénin ont réaffirmé leur engagement indéfectible aux côtés du président Patrice Talon. Actualités 02 févr. 2022


En fin de mission au Bénin : Patricia Mahoney fait ses adieux à Aurélien Agbénonci
Son séjour est arrivé à son terme. Patricia Mahoney, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis d’Amérique (Usa) est en fin de mission au Bénin après plus de deux ans passés au poste. Ce mardi 1er février, elle est allée faire ses adieux au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Plusieurs sujets ont meublé les échanges entre les deux personnalités qui ont notamment fait le tour d’horizon de la coopération bilatérale entre le Bénin et les Etats-Unis. Le ministre et son hôte se sont réjouis de la qualité des relations entre les deux pays qui partagent les mêmes valeurs, à savoir, la démocratie, la bonne gouvernance, la défense des droits humains, la promotion du genre pour ne citer que celles-là. Le chef de la diplomatie béninoise a, en outre, insisté sur les réformes en cours au Bénin depuis 2016 et la nécessité de poursuivre l’agenda de transformation du Bénin. Née le 10 février 1959 à Stamford, Patricia Mahoney est titulaire d’un master obtenu à l’Université de Hawaï et d’une licence décrochée à Harvard. Nommée à la tête de la représentation diplomatique de son pays au Bénin, elle a présenté ses lettres de créance au chef de l’Etat, Patrice Talon, le 4 juillet 2019 qui, par coïncidence, est aussi la date de célébration de la fête nationale de son pays. L’ambassadrice des Etats-Unis, en fin de mission, est polyglotte. En dehors de l’anglais, elle parle le français, le thaï, le népalais et le laotien. Avant sa nomination au Bénin, elle était directrice du bureau de l’Asie et Sud-Est et du Pacifique au département d’Etat de son pays. Elle a reçu plusieurs distinctions honorifiques aussi bien au département d’Etat que dans le milieu académique.   Actualités 02 févr. 2022


Conseils @visés : Les fausses idées sur le leadership
Nous faisons cette fois-ci une descente dans l’arène du leadership. Quoi savoir? Quoi déconstruire et quoi faire pour prétendre être un leader et surtout un bon. On en discute avec Sèdami Agboton, trainer, speaker, coach certifié John Maxwell. 1- Qu’est-ce que le leadership ? Le leadership, c’est la capacité pour une personne d’influencer une ou plusieurs autres afin de les emmener sans contrainte, vers un objectif commun. Autrement dit, le leadership consiste pour le leader à faire adhérer sans pression, à sa vision, les suiveurs. Le leadership peut se manifester en amitié, en famille, dans les relations professionnelles, sociales et même dans des relations de couple. 2- Quelle est la différence entre un leader et un manager ? Il faut comprendre que le leadership consiste à influencer les gens pour qu’ils suivent, alors que le management se concentre sur le maintien des systèmes et des processus. Un manager est capable de poursuivre une direction, mais pas de la changer. Un leader, par contre, peut conduire des gens dans une nouvelle direction. Il faut noter qu’un bon leader est celui qui est un bon manager, mais un manager n’est pas automatiquement un leader, il lui faut accroitre son influence au-delà de sa position. 3- Faut-il forcément être en position d’autorité pour être un leader ? Bien que le leadership commence traditionnellement par une position, la plus grande méprise consiste à penser que le leadership est lié à la position. La position doit servir de fondation mais, il faut absolument développer son influence pour atteindre le plus haut niveau de leadership. Les leaders dont l’autorité est liée uniquement à leur position et non à leurs relations avec les autres ni à leurs réalisations au sein d’une organisation, n’iront pas très loin. 4- Quelles sont les caractéristiques d’un bon leader ? Il y en a plusieurs. Mais, un bon leader doit faire preuve d’intégrité, de respect, de partage et doit être à l’écoute des autres afin de grandir avec eux. Un bon leader encourage les autres et montre l’exemple. Cela peut être difficile mais le leadership est le service de toute une vie. 5- Naît-on leader ou le devient-on ? Les avis sur cette question restent divergents. Le leadership étant de l’influence, tout le monde naît avec une certaine influence, qui doit être nécessairement développée. Cette influence peut se manifester à divers niveaux en fonction des liens et des relations avec les autres. Mais seules les personnes naturellement douées peuvent se rendre au niveau le plus haut du leadership. Une rubrique proposée et animée par Lhys DEGLA Société 01 févr. 2022


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