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Nouvelles

Présidence de la Haute cour de Justice: Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué aux commandes
[caption id="attachment_29727" align="alignnone" width="1024"]Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué (à gauche) place son mandat sous le signe de la continuité [/caption]

Plébiscitée à la tête de la Haute cour de Justice, lundi dernier, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué a pris désormais le gouvernail de l’institution des mains de son prédécesseur, Marcelline Gbèha Afouda. La passation de charge a eu lieu, ce mercredi 27 juin, dans les locaux de la Haute juridiction à Porto-Novo.

Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué s’installe à la tête de la Haute cour de Justice avec de nobles ambitions. Elle entend aller plus loin que ses prédécesseurs à savoir Maurice Ahanhanzo-Glèlè, Clotilde Mèdégan, Théodore Holo et Marcelline Gbèha Afouda. Cette dernière lui a passé le témoin ce mercredi 27 juin au siège de l’institution à Porto-Novo.
Elle veut en faire une référence en termes de gouvernance administrative, financière et comptable de l’institution. Car, pour le nouveau président de la Haute cour de Justice, c’est le minimum qu’on puisse exiger de l’institution compétente pour juger la malgouvernance de certaines autorités, notamment le chef de l’Etat et les membres du gouvernement. Il est normal qu’elle puisse donner d’exemple en matière de gouvernance. Pour y parvenir, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué promet capitaliser les acquis positifs de ses prédécesseurs pour porter loin le flambeau de l’institution. Laquelle institution, selon elle, a été créée par le pouvoir constituant pour permettre au Bénin d’aller au-delà de la simple moralisation de la vie publique, de rétablir la confiance dans l’action publique, de réconcilier les citoyens et la justice et d’accroître la transparence dans la gouvernance afin d’enrayer les dérives qui sont souvent dénoncées. Autrement dit, souligne le président entrant de la Haute cour de justice, le pouvoir constituant a confirmé, à travers la création de cette institution, que le fonctionnement de la démocratie ne saurait s’accommoder d’une irresponsabilité pénale du président de la République et des membres du gouvernement. Cette ambition se justifie clairement à travers la composition pluraliste de cette institution composée de six représentants de l’Assemblée nationale, de six membres de la Cour constitutionnelle et du président de la Cour suprême. Cécile Marie-José de Dravo Zinzondohoué considère cette pluralité comme un gage de l’indépendance et de l’impartialité de la Haute juridiction. Elle compte d’ailleurs beaucoup sur la collaboration de ses autres collèges juges pour mener à bon port l’institution dont elle conduit désormais les destinées. Elle sollicite également la disponibilité totale de tous les agents de la maison. Une disponibilité qu’a promise de ne pas lui marchander tout le personnel à travers la voix, du chef services Ressources humaines de l’institution, Gérard Tokpo.

Rendre la Hcj enfin fonctionnelle

Remettant le flambeau à son successeur, Marcelline Gbèha-Afouda s’est dite fière de passer service à « une femme et pas n’importe laquelle, une collègue, une amie, et mieux une sœur » avec qui elle partage ensemble la foi en Christ. Marcelline Gbèha Afouda prie le Seigneur d’accompagner Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué dans sa nouvelle mission qu’est de « juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison de faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat ». Une mission que malheureusement, relève Marcelline Gbèha Afouda, la haute juridiction n’a jamais eu l’occasion d’accomplir jusqu’ici depuis sa première mandature qui a démarré en 2001. Cette situation est due notamment au défaut de dossier mais aussi aux difficultés des textes sur l’institution en leur état actuel. Sa mandature n’est pas restée les bras croisés. Elle a posé plusieurs actions dont l’organisation de plusieurs assises d’appropriation des textes à l’issue desquelles des propositions d’amendements des dispositions constitutionnelles relatives à la Haute cour de justice ont été faites dans le souci d’une meilleure fonctionnalité de l’institution. Lesquelles propositions ont été transmises aux autorités compétentes pour que soient donnés à la Haute juridiction les moyens de son fonctionnement réel, efficace et efficient. Marcelline Gbèha Afouda espère que les goulots d’étranglement identifiés seront sautés un jour pour permettre à cette institution taxée par l’opinion publique de budgétivore, de jouer son rôle de lutte contre la corruption et l’impunité des gouvernants au Bénin?

Actualités 28 juin 2018


Fonds national de développement agricole: 294 milliards pour financer l’agriculture sur cinq ans

Les activités du Fonds national de développement agricole (Fnda) ont été lancées, mardi 26 juin dernier. Revu et mis en synergie avec les nouvelles orientations dans le secteur et en lien avec le Plan stratégique de développement du secteur agricole, il devrait faciliter les investissements structurants dans le secteur.

Créé en 2014 pour financer l’agriculture, le Fonds national de développement agricole (Fnda) a été restructuré pour être le fer de lance du financement agricole au Bénin. Le processus qui a démarré en juin 2017 a abouti mardi 26 juin dernier au lancement de ses activités.
La mission du Fnda est de «contribuer à l’amélioration des revenus agricoles et à la sécurité alimentaire par la promotion de l’investissement privé dans le secteur agricole, à travers des subventions ciblées et des instruments financiers adaptés aux besoins des filières et ce par une approche de développement participatif des filières agricoles, pour une meilleure exploitation du potentiel agricole national ».
Des défis à relever, de la vision et de la mission du Fnda découlent des orientations stratégiques. Pour les cinq années à venir, il s’agit de promouvoir une finance agricole inclusive, de renforcer la capacité d’intervention et de la crédibilité du fonds et d'appuyer la modernisation du secteur agricole. Les activités du Fonds sont évaluées pour un besoin de financement de 294 milliards F Cfa sur cinq ans, répartis sur trois guichets qui devraient permettre d’assurer la réalisation des investissements structurants, l’accès aux services non financiers et l’accès aux services financiers.
Le fonds n’étant pas une banque, elle facilitera l’accès au crédit que les banques primaires vont apporter au secteur agricole à travers la réduction des risques et bonifications des crédits. Il s’agit, à cet effet, de soutenir les acteurs des chaînes de valeurs agricoles et de leurs organisations professionnelles d’accéder auprès des banques et des institutions de microfinance à des crédits à des conditions adaptées aux besoins et aux contraintes spécifiques du secteur agricole.
Mais, selon plusieurs intervenants lors de la cérémonie de lancement des activités du Fonds, cet instrument appelle à une prospective par rapport aux expériences passées. Pour Dr. Dédjila, c’est un instrument qui invite à rendre l’agriculture plus professionnelle. Tous les acteurs sont interpellés, en premier lieu, les organisations professionnelles de producteurs agricoles et paysannes, souligne-t-il. Il explique que le Fnda invite à toujours investir dans la recherche des performances. Il souligne que le Fnda vient appuyer la volonté de chacun à rechercher le professionnalisme. Pour lui, c’est la solution pour mettre en confiance les banques qui sont frileux du fait des risques.

Créer des riches dans l’agriculture

Gaston Dossouhoui, ministre de l'Agriculture, rassure que les activités du Fnda ne vise point à prendre le risque d’aller aux petits producteurs, mais de faire en sorte que le plus petit producteur soit impacté. C’est pourquoi, dit-il, l’approche cluster est l’option choisie qui permet aux plus petits de travailler. Mais le ministre demande de ne pas réduire le développement agricole à la simple satisfaction des besoins alimentaires ou nutritionnels. « Nous voulons créer des paysans riches, le plus petit qui est là doit aussi être riche », lance-t-il pour montrer l’objectif du gouvernement. Il dit que la première dotation du fonds est de 10 milliards de francs Cfa. D’autres dotations beaucoup plus importantes seront annoncées dans les prochaines semaines.
Au terme de la présentation du Fnda, le ministre Gaston Dossouhoui affirme avoir tiré comme leçon qu’il y a longtemps que le Fonds national de développement agricole est attendu. « Il est arrivé enfin ! », se réjouissait-il mardi 26 juin à Cotonou. Ce sentiment du ministre traduit l’importance de ce Fonds attendu par tous les acteurs du secteur agricole pour qu’enfin, les banques primaires acceptent de financer leurs projets.
Le ministre affirme que ceux qui craignent le risque commencent par avoir des éléments d’amoindrissement des chocs. « Je voudrais que le Fnda amoindrisse les risques que les banquiers ont pour éviter de mettre les ressources en surliquidités dans le développement de l’agriculture », sensibilise-t-il. Faisant remarquer que l’agriculture est le moteur du développement du Bénin, il souligne que cette importance est bien confirmée dans le Programme d’action du gouvernement 2017-2021. Le premier pilier place les fondamentaux de la sauvegarde de la démocratie en priorité et en second, il y a la croissance avec trois pôles essentiels dont l’agriculture, aux côtés du tourisme et de l’économie numérique.
S’adressant à l’assistance, le ministre invite les cadres de son ministère à être des pionniers dans le secteur. « Je veux reconnaître mes cadres, les meilleurs comme de bons planteurs, comme des éleveurs modernes, comme des pisciculteurs de haut niveau », exhorte-t-il, affirmant que c’est en cela qu’ils seront reconnus désormais.
Selon le ministre, celui qui a couru le risque lui-même peut aider facilement les autres dans un conseil dédié. « Je souhaite que les conseils soient des conseils de proximité, du vécu par nous-mêmes, pour être sûrs de dire ce qu’on veut dire avec certitude et les mots justes », lance-t-il, précisant que le Fonds national de développement agricole va permettre de régler progressivement et graduellement la question de financement dans l’agriculture?

Actualités 28 juin 2018


Production du coton : La fête de l’or blanc annoncée
[caption id="attachment_29722" align="alignnone" width="332"]Champ de coton[/caption]

Les performances du Bénin en matière de production du coton suscite enthousiasme et reconnaissance. Cette année, les producteurs de coton seront à l’honneur au cours d’une manifestation grandiose annoncée par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. « La fête du coton aura lieu », a-t-il lancé au cours d’une séance de présentation du bilan de la commercialisation de l’or blanc ce lundi 25 juin 2018 à Cotonou. Cette fête, selon le ministre de l’Agriculture très enchanté par la production record du coton au Bénin, est prévue pour se tenir le 14 juillet 2018 à Banikoara, localité reconnue comme le bastion du coton.

A en croire le ministre Gaston Dossouhoui, tous les producteurs seront conviés à cette fête qui les célèbre. Ceci afin de les inciter davantage à la production du coton.

Selon les chiffres publiés par l’Association interprofessionnelle du Coton (Aic), la campagne 2017-2018 a été une réussite. Elle a permis d’enregistrer un chiffre de 597.985 tonnes. Mieux, deux campagnes successives seulement et le Bénin est passé d’un rendement de 877 kg à l’hectare à 1,77 tonnes. Les ambitions des spécialistes du coton et du gouvernement c’est de franchir la barre des 700.000 tonnes de production pour la prochaine campagne.

Actualités 27 juin 2018


La première place pour les Bleus
[caption id="attachment_29721" align="alignnone" width="1024"]Un match pas comme les autres[/caption]

La France et le Danemark se sont séparé dos-à-dos (0-0), ce mardi 26 juin, dans le cadre des matchs de la troisième journée des matchs dans la poule C. En absence des joueurs clés comme Lloris, Mbappé, Pogba, Umtiti notamment, la France a fini, le premier tour du Mondial avec un match nul face aux Danois. 

Au cours de cette rencontre, les deux équipes ont tenté de faire la différence en s’offrant quelques occasions de but sans succès. A la 15e minute, Olivier Giroud décroche une frappe détournée en corner par Schmeichel. Les Bleus vont subir la pression des Danois mais Madanda va réussir à garder sa cage inviolée.
A la reprise, les Danois iront à l’assaut des buts français. En témoigne, le coup-franc des Rouges et Blancs qui met Madanda en difficulté dès la 56e minute. Eriksen va manquer le cadre.
A la 82e minute, Fekir va obtenir la dernière occasion de la partie pour les Bleus sans réussir à mettre la balle au fond du filet. Avec ce résultat (0-0), les Bleus terminent premier du groupe C avec 7 points+2, suivis du Danemark (5 points+2).
Dans la seconde rencontre de la poule, le Pérou s’est débarrassé de l’Australie (2-0).

Sports 27 juin 2018


Signature d’accord de siège au Maec: Le gouvernement renouvelle sa confiance à l’Ong Arcade
[caption id="attachment_29719" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille après la signature de l'accord de siège de l'ONG-Arcade[/caption]

 L’organisation non gouvernementale Actifs et retraités pour la coopération et l’aide au développement (Arcade) a renouvelé, ce mardi 26 juin, l’accord de siège qui l’établit en République du Bénin. Ce renouvellement de confiance à cette organisation très engagée sur le plan du bien-être des populations se justifie par les nombreux projets et initiatives conduits avec dextérité dans plusieurs localités du Bénin.

L’évaluation des projets et des activités de l’organisation non gouvernementale Actifs et retraités pour la coopération et l’aide au développement (Arcade) par un comité interministériel est largement positive. Elle illustre non seulement l’engagement de l’Ong, mais aussi l’arrimage de son intervention avec les objectifs du Programme d’action du gouvernement, témoigne le secrétaire général du ministère des Affaires et de la Coopération, Hervé Djokpé. A l’occasion du renouvellement de l’accord de siège de l’organisation au Bénin, il n’a pas tari d'éloges à son endroit. L’installation des panneaux solaires, le forage des puits, l’appui aux étudiants de l’Institut universitaire de Lokossa, l’érection de châteaux d’eau alimentés par des panneaux solaires, l’équipement des ateliers au profit des artisans constituent autant d’activités à travers lesquelles l’organisation s’illustre au Bénin, depuis son implantation en 1987.
A cela s’ajoutent des constructions des modules de salles de classe, la formation, l’appui et l’équipement aux maraîchers. Autant d’actions qui illustrent la convergence des objectifs de l’organisation et de la vision du gouvernement. Cela autorise, note-t-il, les appréciations en sa faveur et témoigne de sa contribution significative pour la recherche de solutions aux maux qui minent le développement du pays. A ces retraités qui, au lieu de se mettre au service du gouvernement français, ont préféré se donner à la cause du développement du Bénin, le secrétaire général du ministère des Affaires et de la Coopération a dit toute l’admiration du gouvernement et veut pouvoir compter sur l’organisation, autant qu’elle peut en retour compter sur la sollicitude des autorités béninoises.
« Les bénévoles d’Arcade s’activent dans les domaines de l’artisanat, de l’agriculture et de la santé avec le souci constant d’apporter leurs compétences, et les partager avec leurs amis béninois. Au fil des années, des liens étroits se sont tissés et si nous sommes fiers d’apporter du matériel et du savoir, nous avons bien conscience de beaucoup recevoir en retour », répond le président d’Arcade, Yves Lemal.

Des bénévoles très actifs

« Les matériels que nous remettons en état dans nos ateliers (tracteurs, motoculteurs, machines outil pour le travail du bois et du métal, vélos, ordinateurs, machines à coudre, outillages divers, mais aussi matériels de santé et consommables, ouvrages scolaires et documentations techniques, jouets pour les écoles) sont le socle de nos activités. Mais nous nous appliquons à aller au-delà de la simple fourniture de matériels en organisant, tous les ans, des cycles de formation dans les domaines du maraîchage, de la mécanique agricole et de la conduite des engins, de la santé et une aide technique aux artisans », poursuit-il.
Sauf que depuis dix ans, Arcade a pris le tournant des énergies renouvelables et instauré des programmes d’installation de panneaux solaires pour le pompage de l’eau en vue de permettre l’irrigation des zones de maraîchage, voire en créer de nouvelles au plus près des villages isolés. « Ces programmes intègrent l’installation de panneaux solaires sur le toit des écoles afin que les enfants aient accès à l’éducation à toute heure », précise-t-il. Arcade démarre également, à en croire son président, d’importants travaux de réhabilitation du centre communal de Santé de Zè et finance l’achat d'une ambulance.
Yves Lemal reconnaît que rien de tout cela n’a pu se faire sans la détermination, l’engagement et le soutien des artisans, des bénévoles et des populations elles-mêmes. « Des personnes soucieuses d’aider au développement de leur pays et qui mettent toute leur énergie au service de l’autre », apprécie-t-il. Ce coup de pouce réciproque qui donne de la visibilité aux actions de l’organisation et qui lui valent les bonnes appréciations des autorités sera maintenu, assure Yves Lemal, heureux de voir le gouvernement béninois renouveler à son organisation son accord de siège.

Société 27 juin 2018


Séjours italien et helvétique du chef de l’État: Les non-dits d’un voyage plein de symboles (Quelles retombées et quelles espérances pour le Bénin ?)
[caption id="attachment_29717" align="alignnone" width="1024"] Dotou J. SEGLA[/caption]

Offensive diplomatique ? Engagement militant pour de nobles causes ? Qu’est-ce qui fait donc courir le chef de l’État hors du pays ? De retour de Rome et de Berne, il se retrouve encore à Paris, sur le front de la mobilité des biens culturels et patrimoniaux. L’homme du « Nouveau départ » venait de boucler deux ans à la tête du gouvernement de la Rupture. Sans être totalement flatteur, éclatant, irréprochable, le bilan présente néanmoins quelques points de satisfaction sur la ligne de compétence et de bonne gouvernance. Serait-ce la raison qui le motive ? Ou est-ce son aura personnelle qui le détermine à projeter le Bénin sur la scène internationale, au-devant des grandes instances décisionnelles et prestigieuses institutions de la gouvernance mondiale ?

Il n’y a guère longtemps il fut reçu à l’Élysée par le président français. Puis c’était au tour du Vatican de reconnaître et d’honorer sa prestance et son engagement citoyen, sa détermination inébranlable à réformer et rendre son pays plus crédible. Le présent propos vise à décrypter autrement son voyage à Rome et à Berne pour en faire ressortir tout le symbolisme qui s’y attache. D’en évaluer alors les bénéfiques retombées et les espérances éventuelles tant pour le Bénin que pour l’Afrique ?
Patente, l’évidence : l’escale de Berne, en Suisse, s’est soldée en espèces sonnantes et trébuchantes. Près de 47 milliards de francs Cfa. Sans occulter le précieux capital moral engrangé à Genève, lors de la Conférence internationale sur les faux médicaments, comme pour valider sa farouche lutte tenace, déclenchée chez lui contre ce tentaculaire fléau mercantile, très préjudiciable à l’intégrité sanitaire des peuples de toute la planète. Mais pourquoi la Suisse ? Le symbole n’a rien d’abscons, d’énigmatique. La Suisse ? Un petit État de l’Union européenne qui sidère par sa légendaire renommée de pays prospère dont les habitants, pétris de probité et d’intégrité morale, s’honorent de vivre relativement en paix, à l’abri de toutes formes de corruption scandaleuse et de toutes fraudes politico-financières déstabilisatrices. Une Suisse qu’on tend souvent à présenter comme un modèle de réussite économique et sociale en Europe et au-delà.
À vouloir décrypter plus en profondeur le symbolisme attaché à l’escale helvétique du président de la République, tort aurait-on de subodorer une certaine ambition, qui n’est qu’un secret de polichinelle, qu’éprouverait Patrice Talon de marquer son passage à la tête de l’État béninois, de réussir là où ses prédécesseurs ont failli, en épousant les rêves et les idéaux d’un Patrice Lumumba au Congo Kinshasa, d’un Kwame N’Khruma au Ghana, de Thomas Sankara au Burkina Faso, le pays des hommes intègres, ou de Nelson Mandela en Afrique du Sud, la nation aux couleurs arc-en-ciel ? Faudrait-il donc que les Béninois se disposent à davantage manifester plus d’intégrité et de patriotisme pour édifier une nation libre et prospère, absolument exemplaire sur la scène internationale ?
L’étape d’Italie, de loin la plus importante du périple présidentiel, se caractérise par deux temps forts. Le premier a été la réception au Vatican par le pape François, l’actuel Pontife et Magister du Saint-Siège. Le second se rapporte à la visite rendue au président du Conseil d’État italien à Rome. Une opportunité que le chef d’État béninois a su saisir pour inviter les hommes d’affaires et chefs d’entreprises italiens à venir investir au Bénin, laissant ainsi transparaître sa fibre de fin entrepreneur, opérateur économique aguerri, de « compétiteur-né ». De cette étape romaine, les retombées économico-financières ne tarderaient guère à se faire sentir, lorsqu’on sait que traditionnellement l’Italie représente un pôle économique et financier de grande envergure en investissements bancaires et industriels.

L’étape romaine

Pour en revenir au premier temps fort de l’étape romaine, on peut aisément affirmer qu’il revêt un caractère vraiment spécial, compte tenu du contexte et du déroulement de la visite dans la cité vaticane, le minuscule État dont l’influence morale et spirituelle s’étend sur le monde entier. Du point de vue protocolaire, le président Talon honorait une invitation que lui a adressée le Saint-Père, et qui coïncidait avec la célébration du dixième anniversaire de décès du prélat d’exception que fut le Cardinal Gantin, dans le dispositif institutionnel de la curie romaine. Était-ce une déférente manière courtoise d’honorer la mémoire de ce digne et distingué fils du Bénin ? Une manière de lui rendre un vibrant hommage solennel, en reconnaissance de ses éminentes qualités et mérites inestimables ?
Le regretté prélat en effet s’est tout particulièrement dévoué, avec honneur et dignité, à la cause de l’Église catholique qu’il servit en homme de foi, loyal et très fidèle, sous la magistrature pontificale de trois charismatiques papes, eux aussi exceptionnelles icônes de cette Église romaine. D’abord, Paul VI, le pape des grandes réformes conciliaires dont Vatican II. Il s’est aussi rendu célèbre par son encyclique « Populorum progressio » où il considère le progrès des peuples comme un impératif inconciliable, allant jusqu’à qualifier le progrès de nouveau nom de la paix. Au terme de sa visite en terre africaine de Kampala, en Ouganda, il n’a pas manqué de mettre l’Église africaine devant ses vraies responsabilités par cette pathétique formule : « Désormais, devenez vous-mêmes vos propres missionnaires ! ». Ensuite, Saint Jean-Paul II, le pape de tous les charismes et de tous les combats militants pour la préservation et la sauvegarde de la dignité humaine, pour la libération de l’Homme de toutes formes de servitude aliénatrice. Le pape qui par deux fois honora de sa bienveillante visite gratifiante la terre béninoise, sol natal et patrie bien-aimée du Cardinal Gantin, l’un de ses plus fidèles collaborateurs. Jean-Paul II, le seul pape déclaré Saint de l’Église catholique, très peu de temps après sa mort. Enfin, l’éméritissime pape Benoît XVI qui sut emboucher avec intelligence et délicatesse la trompette de son incomparable prédécesseur, et qui surprit tout le monde par sa décision historique de renoncer à sa charge pontificale : une première dans les annales vaticanes. Un pape, intellectuellement brillant, à l’humilité vertueuse, qui acheva sa visite pastorale au Bénin, où il s’est officiellement rendu pour remettre les conclusions des travaux synodaux sur l’Église africaine. Il profita alors de cette opportunité inespérée pour oser déclarer que le Bénin est le sel et la lumière du monde et l’Afrique, le poumon spirituel de l’Humanité ! Et quelle audace pour un Saint-Père de l’Église universelle, censé attester et prôner la prééminence de la ville éternelle, Rome, l’irrévocable centre spirituel du monde d’où se dispense la solennelle et souveraine bénédiction papale urbi et orbi !!!
Bref, c’est tout le peuple béninois, à travers son président Patrice Talon, que reçut le pape François, dans le droit fil des relations privilégiées de ses majestueux prédécesseurs, très attachés à la terre mythique du Bénin. Tout un symbole ! Mais quelle portée, quels enseignements et quelles retombées dégager ou espérer de cette marque d’insigne honneur tant pour l’individu Patrice Talon que pour son peuple et pour l’Afrique tout entière ?
De Paul VI à Benoît XVI, il semble qu’il y ait de la part des successeurs de Saint Pierre, vicaires temporels du Christ, une sorte d’appel pressant, une insistante exhortation en direction de l’Église africaine pour qu’elle s’assume, se prenne elle-même en charge, accède à sa pleine maturité responsable et vive son authentique spiritualité endogène. Le Cardinal Gantin, émérite cheville ouvrière du Sacré-Collège, y aurait-il joué un rôle déterminant, tant son aura personnelle impactait fortement tout son entourage ? Dès lors, sans être dans les secrets des dieux, devrait-on conjecturer que l’entretien du pape François avec son hôte béninois ait pu, entre autres sujets, porter sur une possible procédure de canonisation de l’illustrissime prélat béninois ? Vivement donc Saint Gantin le Béninois qui ouvrirait ainsi le ban à d’autres futurs Saints Africains noirs ? ! À moins qu’il n’ait été que question d’entrouvrir les voies et moyens de pourvoir au potentiel remplacement du distingué prélat par la nomination d’un nouveau cardinal béninois au Sacré-Collège ! Une réjouissante perspective et une vive espérance fervente pour les fidèles catholiques et pour le Bénin tout entier, évidemment !

Probables retombées

Au total, qu’attendre concrètement de la visite du président Patrice Talon au Saint-Siège, à Rome ? Un encouragement certain à poursuivre fermement, sans désemparer, ses audacieuses réformes en vue de remettre le Bénin définitivement debout ? Assurément ! Un indirect appel subtil à l’Église catholique africaine à pleinement et totalement assumer son identité culturelle spécifique pour être en mesure de mieux enrichir et de garantir l’universalité de l’Église catholique romaine ? Sans conteste ! L’engagement du chef de l’État sur le rapatriement des biens culturels et patrimoniaux s’inscrit-il dans cette dynamique ? Aussi, dans la perspective senghorienne d’une féconde civilisation universelle, envisager une Église africaine christifaïque, autrement compris «saint-sacrementale», ne contribuerait-il pas à renforcer et parachever la catholicité, l’universalité véritable de l’Église originelle de Rome, fondée sur l’Amour (Rome, en latin Roma, qui donne en verlan Amor : Amour, ou Omar) ? Ne devrait-on pas s’interroger sur les raisons qui sous-tendent l’idée d’un monastère invisible de Jean-Paul II et sur celles qui ont motivé le Cardinal Gantin à se faire inhumer en face du Saint-Sacrement, au grand séminaire Saint Gall de Ouidah ? Comment comprendre autrement la vie quasi monastique d’un Benoît XVI, suite au renoncement inédit de sa charge pontificale ?...
Il est une certitude : le christifaïsme africain, d’essence divine, absolument centré sur la destinée christique de l’Homme, de l’Homme intégral : l’Homme-Dieu tout court, peut-il in fine se révéler un supplément d’âme au catholicisme occidental, nombriliste, de plus en plus racorni et sectaire ? ! Car, il ne faut point se leurrer : tant que la branche africaine de l’Église catholique romaine se refusera à se libérer de la tutelle vassalisante de la curie vaticane, elle peinera à se légitimer et à se crédibiliser au plan local et international. Le véritable problème de l’Église catholique africaine ne dépend-il pas de sa capacité à s’auto-responsabiliser, à s’endogénéiser, s’enraciner dans sa culture native, à affirmer clairement son identité culturelle, originale et spécifique ? Jusqu’à quand se réfugiera-t-elle derrière l’alibi-piège que sous-entend et véhicule le sacré paradigme fétiche souvent proféré comme une incantation : l’inculturation ? ! La hiérarchie catholique africaine craindrait-elle de perdre ses privilèges princiers et les mirobolants dividendes pécuniaires des charitables œuvres vaticanes ? Comment résister à lui imputer la responsabilité de l’actuel regain du syncrétisme religieux, de sa frénétique prolifération exaltée, sectaire sur le continent noir, sa terre de prédilection ?...
Talon au Vatican ?... Bien d’énigmes restent encore à décanter, car la personnalité de l’homme induit tout un symbolisme ! Une preuve ? L’acronyme de son ambitieux programme de réformes pour redresser le Bénin et le propulser sur l’orbite des nations modernes, libres et prospères : le programme d’actions gouvernemental (PAG), entendre : Patrice Athanase Guillaume, la boussole, le gouvernail, le riche repenti qui se fraie son chemin pour aller au ciel !
Se comprend mieux la passion, l’irrésistible élan de l’homme ! « Dictateur, tyran, narcisse… » Et quoi encore ? Pour une fois, les Béninois pourraient bien se permettre ce « mal nécessaire », un luxe amer, quelque peu indigeste, mais pour leur propre bien et leur meilleur devenir ! Selon l’adage latin : « Labor improbus omnia vincit », le travail acharné vient à bout de tout ! Au travail donc, en concrète application conséquente de l’un des trois mots-clés de la devise nationale : Fraternité-Justice-Travail ! Alors, plus de patriotisme, d’engagement citoyen, de détermination laborieuse dans la probité et l’intégrité morale, pour édifier sur de nouvelles bases solides la nation béninoise, en vue d’un mieux-être individuel et collectif ? Condition sine qua non pour vaincre la fatalité d’un mal développement chronique ?…
Talon au Vatican : les non-dits d’un voyage plein de symbolisme ? Destin d’un homme et destin d’un peuple, d’une nation ? Une providentielle rencontre ? Et donc la nécessité impérative d’une entente responsable, constructive, d’une symbiose féconde pour le succès d’un rêve partagé, l’apothéose de nuptiales noces splendides entre le chef et son peuple, autour de l’unique cause véritable : la patrie Bénin ?! Les Béninois ont-ils une meilleure alternative plus efficiente et plus crédible ? L’avenir seul en dira davantage !?

* Fâlogicien

Par Dotou J. SEgla*

Société 27 juin 2018


Développement agricole et croissance économique: Les activités du Fnda lancées

Les activités du Fonds national de développement agricole (Fnda) ont été lancées, ce mardi 26 juin 2018 à Cotonou, en présence des acteurs du secteur. Occasion d’échanger sur la vision, la mission et les mécanismes de fonctionnement de ce fonds qui a été revu pour être en synergie avec les nouvelles orientations du secteur.

« Le jour est enfin venu ! » Ainsi s’exclame Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, ce mardi 26 juin à Cotonou, au lancement des activités du Fonds national de développement agricole (Fnda). Le ministre s’en réjouit et salue les membres du Conseil d’administration et du directeur général du Fonds, à l’en croire, ont travaillé dans le silence et la discrétion avec beaucoup d’efficacité. « Le fruit de votre travail peut être présenté au public », leur lance-t-il. Aussi, 

a-t-il remercié les organisations professionnelles agricoles et la société civile pour leur implication dans le résultat obtenu.
Les activités du Fnda sont lancées après que le gouvernement s'est assuré de son fonctionnement en embauchant son personnel, en faisant élaborer son plan de développement en lien avec les objectifs du Programme d’action du gouvernement « Bénin révélé » et du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa). Pour le ministre Dossouhoui, l’opérationnalisation du Fnda à travers trois guichets devra permettre d’assurer la réalisation des investissements structurants, l’accès aux services non financiers et l’accès aux services financiers.
Gaston Dossouhoui explique que la finalité est de disposer d’un mécanisme opérationnel de financement adapté au secteur agricole. Il s’agira, explique-t-il, « par des subventions ciblées et des instruments financiers adaptés, d’orienter le financement privé vers des activités qui permettent une meilleure exploitation du potentiel agricole national, afin de contribuer à l’amélioration des revenus agricoles et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ».
Le ministre avertit que le Fnda n’est pas une banque, mais elle facilitera l’accès au crédit que les banques primaires vont apporter au secteur agricole en réduisant les risques et en bonifiant les crédits. « Elle va donner la garantie à ces banquiers assez frileux qui craignent d’investir dans l’agriculture », éclaire-t-il.
Bonaventure Kouakannou, président du Conseil d’administration ajoute qu’il s’agit par ailleurs de soutenir les acteurs des chaînes de valeurs agricoles et de leurs organisations professionnelles d’accéder auprès des banques et des institutions de microfinance à des crédits à des conditions adaptées aux besoins et aux contraintes spécifiques du secteur agricole.
Pour M. Kouakannou, le Fnda va soutenir l’investissement qui permette aux exploitants et entrepreneurs agricoles de démarrer et de consolider, d’étendre et de professionnaliser les activités de production, de transformation, de commercialisation des produits agricoles animaux et halieutiques.
Toutes choses qui, indique Gaston Dossouhoui, vont permettre d’atteindre la vision du gouvernement résumée comme suit : « A l’horizon 2022, le Fnda devienne un fonds majeur de facilitation de l’investissement privé où converge l’essentiel des ressources destinées au financement des exploitants et entrepreneurs agricoles, pour une agriculture résiliente aux changements climatiques, créatrice de richesses et d’emplois, assurant la sécurité alimentaire et nutritionnelle à la population béninoise ».

294 milliards sur cinq ans

Le lancement des activités du Fnda a été, selon de Bonaventure Kouakannou, un cadre d’échanges entre les acteurs du secteur agricole, nationaux et étrangers, sur sa vision, sa mission et ses attributions dans la mise en œuvre du volet agricole de Bénin Révélé. Présenté dans son nouveau contexte, l’assistance est informée sur les outils et mécanismes d’intervention du Fonds national de développement agricole, etc.
Olivier Vigan, le directeur général du Fonds, a annoncé en réponse à une préoccupation d’une participante que les
besoins de financement du Fnda sont évalués à 294 milliards sur cinq ans, répartis sur trois guichets. Sur ce besoin, le gouvernement a dégagé dans un premier temps dix milliards de francs Cfa, indique le ministre Dossouhoui, promettant que ce montant sera beaucoup plus élevé pour une seconde dotation qui sera bientôt dégagée.
M. Kouakannou a précisé que le Fonds est un instrument de promotion de l’investissement privé dans le secteur agricole en liaison avec les Agences territoriales de développement agricole (Atda). Il ajoute qu’il s’agit de financer et d'équiper des infrastructures d’intérêt général, permettant de créer un effet de levier pour le développement des filières agricoles et la sécurité alimentaire.

Société 27 juin 2018


Journées scientifiques du Cbrsi: Trois jours de réflexion sur la recherche scientifique et l’innovation
[caption id="attachment_29714" align="alignnone" width="1024"]une part active aux travaux pour de nouvelles perspectives favorables à l'essor de la recherche scientifque[/caption]

L’édition 2018 des Journées scientifiques du Centre béninois de la recherche scientifique et de l’innovation (Cbrsi) a démarré, ce mardi 26 juin à Cotonou. C’est le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), Bienvenu Koudjo, qui a procédé à son ouverture à Cotonou.

En prélude à la Journée de la renaissance scientifique de l’Afrique célébrée le 30 juin de chaque année, le Centre béninois de la recherche scientifique et de l’innovation (Cbrsi) organise des journées scientifiques, du mardi 26 au jeudi 28 juin à l’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba). Cette rencontre connaît la participation de plusieurs universitaires et personnalités à divers niveaux. 

Lors de la cérémonie d’ouverture officielle des travaux, le directeur général du Cbrsi, Marc Kpodékon, a rappelé que les présentes journées remplacent la Semaine scientifique qui était organisée par le Cbrsi depuis 1994. Selon lui, l’organisation de cet événement témoigne de l’importance que le gouvernement béninois accorde à la recherche scientifique et à l’innovation.
Le Cbrsi s’inscrit dans cette même ambition et a introduit dans son Plan de travail annuel des projets de recherche portant sur la sécurité alimentaire, les énergies renouvelables, la santé, l’éducation ; des domaines sensibles et chères au gouvernement actuel. Bien que la recherche scientifique et l’innovation aient favorisé des apports considérables dans ces nombreux domaines, il existe, à en croire le professeur Marc Kpodékon, des difficultés qui plombent leur essor, notamment l’insuffisance de chercheurs, de moyens techniques et financiers. Ces aspects seront abordés lors des présentes journées scientifiques. « Au cours des trois jours, il est prévu une conférence-débat inaugurale sur le thème : « Dynamiques des traits de côte et des croissants de plage à marée basse à Grand-Popo, Bénin : une approche statistique », puis la présentation d’une centaine de communications sur diverses thématiques... », a indiqué le directeur général du Cbrsi.
Pour le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bienvenu Koudjo, ces journées offrent aux chercheurs, étudiants, doctorants et décideurs, un cadre d’échanges sur les innovations et l’occasion de réfléchir à tous les défis que la nature lance chaque jour et que la recherche scientifique peut aider à relever. Rappelant des initiatives comme la création de la Cité internationale de l’innovation et du savoir (Ciis) dénommée Sèmè-City, la dotation des structures de recherche en infrastructures et outils performants, il a réaffirmé le grand intérêt que le gouvernement du président Patrice Talon accorde à la recherche scientifique et à l’innovation. Chercheurs et universitaires sont alors invités à une participation active pour que ressortent de ces journées, de nouvelles perspectives favorables à l’essor de la recherche scientifique et de l’innovation au Bénin.

Actualités 27 juin 2018


Riposte contre les épidémies et autres pathologies: Le Bénin se dote d’un laboratoire P2 Mobile
[caption id="attachment_29713" align="alignnone" width="1024"]Photo du laboratoire P2 mobile[/caption]

 

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a réceptionné, ce mardi 26 juin au port de Cotonou, le laboratoire P2 Mobile de marque Imebio. Fruit de la coopération entre le gouvernement et le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le paludisme sur la subvention Ben-S-Prpss, ce dispositif est la toute première d’une série dont le Bénin entend se doter pour lutter contre les épidémies.

Un laboratoire P2 Mobile de marque Imebio pour répondre en temps réel aux préoccupations relatives à la détection et à la prise en charge des épidémies. Le Bénin se donne les moyens pour satisfaire ces besoins sur place. Le dispositif permettra d’améliorer la riposte contre les épidémies. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, est allé faire, hier, un constat d’arrivée dudit dispositif avant sa mise en service dans les prochains jours. Le laboratoire est destiné à rendre le Bénin autonome sur le plan de la surveillance, de la prise en charge et des recherches épidémiologiques.
C’est le dispositif manquant depuis des années dans le pays pour la gestion des épidémies. « Ces dernières années, nous avons eu à faire à des hémorragies épidémiologiques. Lorsque ces épidémies surviennent, il faut un temps pour la confirmation ou non de l’épidémie parce qu’il faut envoyer les prélèvements dans d’autres pays », renseigne le ministre.
Fini désormais ces tracasseries. Tout peut se faire sur place avec le laboratoire P2 Mobile. « Ce laboratoire va nous permettre d’avoir la confirmation ou non de ces épidémies sans recourir à d’autres pays », apprécie-t-il. L’autre avantage du dispositif est sa mobilité. « On peut se déplacer avec ça pour aller au cœur des foyers épidémiologiques afin de limiter la propagation des virus », souligne-il encore. Il indique que le laboratoire P2 mobile de marque Imebio offre une très haute sécurité par rapport à la manipulation, à la protection du personnel chargé de manipuler ces prélèvements.
L’utilité du dispositif va au-delà de la détection des épidémies. Il offre de grandes potentialités de recherches au pays. « C’est un laboratoire qui va offrir de belles perspectives en termes de recherches et d’actions pour les pathologies récurrentes. Il peut également faciliter les analyses poussées par rapport à d’autres maladies telles que le Vih, les hépatites, le paludisme. C’est heureux que nous puissions l’avoir », se réjouit le ministre de la Santé.
Le don est rendu possible grâce au gouvernement à travers le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp) et au Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme sur la subvention Ben-S-Prpss.
C’est une grande première au Bénin ! Mais le pays entend mobiliser davantage de ressources en vue d’acquérir d’autres laboratoires mobiles plus poussés en matière de lutte contre les épidémies.

Caractéristiques du laboratoire

Le laboratoire mobile réceptionné hier par le ministre Benjamin Hounkaptin, est un long véhicule de couleur blanche maniable. Il contribuera au renforcement de la surveillance épidémiologique. Selon la fiche technique du dispositif, il contient une grande diversité de matériels hautement technologiques qui lui confèrent une indispensable autonomie pour des prélèvements et des analyses de proximité en vue d’un diagnostic rapide. Il présente les mêmes caractéristiques que les laboratoires construits en « dur ». « D’une dimension de 17 m2, il s’agit d’une résine de synthèse composée majoritairement de bauxite (70 %) et d’acrylique (25 %), deux matériaux alliant robustesse et souplesse, essentielles à des structures mobiles », décrit le ministre Hounkpatin. Il jouit d’une autonomie énergétique, des gaz spéciaux et de l’eau.

Actualités 27 juin 2018


Signature de convention de partenariat entre l’Ancb et l’Efob: Elus français d’origine béninoise, partenaires au développement national

L’appel du chef de l’Etat aux compétences de la diaspora béninoise de se mettre au service du développement a reçu un écho favorable auprès des élus français d’origine béninoise. Leur association a signé, ce mardi 26 juin à Cotonou, une convention de partenariat avec l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Entre les deux associations, c’est le point de départ d’une collaboration mutuellement gagnante et bénéfique.

Artisan discret de la diplomatie participative de la diaspora béninoise à l’effort de développement national, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a été le premier à saluer la concrétisation de l’accord de partenariat entre l’Association des élus français d’origine béninoise (Efob) et l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). « Les compétences de ce pays où qu’elles se trouvent doivent être mises au service de nos compatriotes », retient le ministre. « Cette autre partie de nous qui fait des merveilles ailleurs doit aussi servir la cause du pays », continue le patron de la diplomatie béninoise qui retrace le parcours qui a conduit à cette convention de partenariat qui augure d’une collaboration nouvelle entre l’Efob et l’Ancb.
L’importance de ce mariage a fait du président de la République en personne, le témoin de sa concrétisation. Comme lui, de nombreux maires et élus municipaux et communaux étaient de la partie pour vivre cet inédit instant longtemps rêvé et voulu par le président Patrice Talon, selon plusieurs témoignages.
Hubert Zoutu, maire d'Heudebouville en République française pour le compte de l’Efob et Luc Sètondji Atrokpo, maire de la ville de Bohicon, président de l’Ancb, vont ainsi concrétiser cette convention par le paraphe et l’échange des documents y afférents.
L’acte est historique. Il honore surtout les élus français d’origine béninoise qui ont voulu se mettre au service de leur pays, apprécie le président Patrice Talon. A ces Béninois qui font la fierté du pays au-delà du continent, qui ont réussi à se faire adouber par les chapelles politiques françaises et qui ont gagné la confiance des électeurs et citoyens de ce même pays, le président de la République n’a pas manqué de dire toute son admiration. « Rares sont les Béninois qui affichent leur origine à l’extérieur », regrette le chef de l’Etat qui apprécie l’engagement et le courage de ces élus qui ont décidé malgré la charge portée en France, de se mettre au service de la patrie d’origine. Fier de cette option, il déclare révolu le temps où le Béninois renie ses origines ; et souhaite que cette convention soit le point de départ d’une contribution plus efficace de la diaspora au développement du pays. Pour ce qui le concerne, la partition du pouvoir central ne fera pas défaut à tous les projets concrets qui naîtront de ce partenariat qu’il a souhaité fécond et porteur de bien-être pour les populations, assure-t-il.

Nouvelle page

« Ensemble, nous définirons les projets pertinents à mener par les deux parties pour le rayonnement de la décentralisation et pour accompagner le président de la République et son gouvernement dans leurs œuvres de développement de notre pays ». C’est le vœu fort formulé par le président de l’Ancb, au terme de la signature de l’accord. Au nom des maires du Bénin, il dit compter sur le lobbying que fera l’association des élus français d’origine béninoise et la sollicitude avec laquelle, le chef de l’État s’occupe des questions de décentralisation. Pour lui, en effet, le temps est à la renaissance de la décentralisation avec le président Patrice Talon et il en donnera la preuve en citant, entre autres, la fixation par le gouvernement des chefs-lieux de département, la nomination de douze préfets, la mise en place du Fadec-assainissement, du Fadec-énergie et la prise de plusieurs autres mesures pour accompagner efficacement le développement local. Cela témoigne de l’avis du président de l’Ancb de son respect et de son engagement à approfondir la décentralisation et la déconcentration, ainsi que cela est mentionné dans le Programme d’action du gouvernement.
Hubert Zoutu, représentant de l’Efob, au terme de la signature de la convention, laisse lire, lui aussi, des notes d’espoir pour le développement du Bénin à compter de cet accord qui rapprochera davantage la diaspora béninoise des actions de développement menées au pays. « Nous sommes venus pour travailler avec vous dans la réciprocité et dans une commune volonté d’œuvrer ensemble au développement », clarifie-t-il d’entrée. « Le bonheur de se retrouver chez soi » pour une telle cause est aussi bien appréciée par le porte-parole de l’Efob qui souhaite que les outils de bonne gouvernance et les expériences soient partagés entre les deux parties afin d’impacter le bien-être des populations. Il faudra agir aussi, d’après lui, à travers des interactions fécondes pour mériter la confiance des électeurs. Des projets d’avenir ! C’est ce qu’il souhaite surtout, car pour lui, l’Efob appartient à cette diaspora qui souhaite travailler aux côtés du gouvernement comme un partenaire. Un partenaire déterminé dont le sésame pour mobiliser toutes les énergies à la cause du développement du Bénin est une marque de détermination et une garantie d’engagement, conclut-il?

Actualités 27 juin 2018


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