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Nouvelles

17e journée de la ligue pro de football du Bénin : Loto-Popo Fc s’offre le billet de la super ligue pro
Victorieux de Soleil Football club, mercredi 26 janvier dernier à Grand-Popo, Loto-Popo Football club est sûr de défendre son titre en super ligue Pro pour le compte de la saison 2021-2022. Avec ce succès, Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers occupent la 4e place dans la zone avec 25 points +5 avant leur dernier match face à Energie Fc le week-end prochain. Loto-Popo Fc a fait le plus dur en arrachant son ticket pour la super ligue pro 2021-2022. Le champion en titre s’est débarrassé de Soleil Fc, mercredi 26 janvier dernier à Grand-Popo par le score de 1-0. Avec comme objectif de remporter cette partie pour s’assurer leur qualification avant la dernière journée de la compétition, Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers ont fait preuve de détermination pour y arriver. Néanmoins, ils ont eu du mal à trouver la solution avant la mi-temps. En face, l’armure défensive de Soleil Fc a fait feu de tout bois pour contrer les velléités offensives adverses. Les joueurs de la Loterie nationale du Bénin ont multiplié les occasions sans réussir à être efficaces dans les derniers gestes en première partie. De retour des vestiaires, ils vont poursuivre sur la même lancée mais vont se heurter à la défense adverse qui résiste. A la 76e minute, Rodrigue Fassinou déborde sur son côté droit. Il réussit un centre bien récupéré par Faïzou Kpara. L’avant-centre contrôle le ballon de la tête et donne l’avantage à son équipe. A 1 but à 0, les locaux insatiables vont tenter en vain de corser la note.C’est sur ce score que Louis Houngnandandé siffle la fin du match. Avec ce service minimum, Loto-Popo Fc totalise 25 points +5 buts. Il occupe la 4e place de la zone B avant son dernier match de la ligue pro contre Énergie Fc à Grand-Popo, dimanche prochain. A noter que dans cette zone, Espoir Fc, leader avec 30 points +9 devant Dadjè Fc 29 points +8 et Dynamo d’Abomey 27 points +9 sont assurés eux aussi de se qualifier pour la super ligue pro. Sports 28 janv. 2022


Double médaillée d’argent en Ouganda : Lucienne Kikissagbé honorée par le gouvernement
Athlète polyvalente, Lucienne Kikissagbé fait la fierté du Bénin. Elle a reçu les encouragements du gouvernement le 25 janvier 2022, après sa double médaille gagnée à l’international en novembre 2021. Des hommages à la hauteur de sa bravoure, Lucienne Kikissagbé en a eu droit. L’athlète a été reçue en audience mardi dernier par Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance et Oswald Homeky, ministre des Sports. L’audience a eu lieu en présence du président de la Fédération des associations des personnes handicapées et du président du Comité national para olympique du Bénin. Les deux membres du gouvernement ont à l’occasion exprimé à cette athlète hors pair leur fierté, le soutien du gouvernement et de toute la Nation béninoise. En effet, Lucienne Kikissagbé ne cesse de donner la preuve de ce qu’être «une personne en situation de handicap n’est pas une fatalité», à travers ses performances. Cette athlète polyvalente, spécialiste de para badminton et de basket en fauteuil roulant, mais aussi de tennis de table en fauteuil roulant a réussi à gagner deux médailles au tournoi international de para badminton de l’Ouganda en novembre 2021. Au cours de la compétition, elle a d’abord joué en solo face à ses adversaires jusqu’en finale et a fini deuxième de sa catégorie, avec une médaille d’argent. Elle va ensuite s’associer à une athlète ghanéenne de sa catégorie pour un duo et finir également deuxième, avec une seconde médaille d’argent. C’est la seule femme, sur quatre athlètes béninoises, à avoir obtenu une double médaille. Pour la ministre Tognifodé, cette victoire doit être vue comme un symbole d’espoir pour les personnes en situation de handicap, pour qu’elles continuent à persévérer dans leur passion. « Le travail et la confiance en soi sont la clé du succès », a-t-elle martelé. Pour sa part, le ministre Oswald Homeky a fait remarquer que ce succès donne raison au gouvernement qui investit énormément dans le sport, toutes disciplines confondues. Des béquilles et fauteuil roulant lui ont été offerts par l’Etat. Émue, l’athlète a exprimé sa reconnaissance au gouvernement. Elle promet de travailler davantage pour honorer le Bénin. Par ailleurs, en plus d’être athlète, Lucienne Kikissagbé est diplômée en couture dames et fait aussi de la musique. Sports 28 janv. 2022


Quarts de finale de la Can 2021: Entre surprises, sensations et controverses
Bientôt trois semaines que le monde du football vibre au rythme de la phase finale de la Can TotalEnergies, Cameroun 2021. Dès demain, samedi 29 janvier, commencent les matches de quarts de finale. Avec bien de cadors qu’elle a vu tomber de leur piédestal, la compétition organisée dans des conditions déjà controversées, est loin d’être un long fleuve tranquille. Commencé, dimanche 9 janvier dernier, la Can Cameroun 2021 aborde à partir de demain, samedi 29 janvier, son troisième tour avec ses matches des quarts de finale. Parmi les rescapés appelés à poursuivre l’aventure, on retrouve les habitués à ce stade de la compétition, les Lions indomptables du Cameroun, les Pharaons d’Egypte, les Lions de l’Atlas du Maroc, les Lions de la Téranga du Sénégal et les Aigles de Carthage de la Tunisie, puis dans une certaine mesure les Etalons du Burkina Faso et le Nzalang Nacional de la Guinée équatoriale. Et pour compléter le tableau, les Scorpions de la Gambie qu’on n’a pas vu venir et qui, en huitième de finale, ont eu raison du Syli national de la Guinée (1-0). Pour leur première participation à une phase finale de la Can, personne n’attendait les poulains de Tom Saintfiet à ce niveau. Tels qu’ils sont en pleine confiance, ils ne comptent certainement pas s’arrêter de sitôt. Ce qui n’est pas le cas, surtout des Sénégalais et des Egyptiens dont les prestations jusque-là, n’auront été que poussives et éprouvantes. Portés respectivement par Sadio Mané et Mohamed Salah, ils n’ont pas encore convaincu. En témoigne le match de quart de finale du Sénégal face aux Tubarões Azuls du Cap-Vert. Toutes choses qui, ajoutées aux sorties précipitées des Fennecs de l’Algérie et des Black Stars du Ghana dès la phase de poules, puis à l’élimination en huitième de finale des Super Eagles du Nigeria et des Aigles du Mali, ont entamé l’intérêt accordé au tournoi. A cela s’ajoute également sa crédibilité mise à rude épreuve par des faits de jeu liés à des erreurs d’arbitrage. En effet, comme une constante au cours de cette Can, certaines décisions prises par les arbitres, malgré la présence du Var, sont loin d’avoir fait l’unanimité. Avec cette main flagrante dans sa surface, du défenseur central équato-guinéen, Saul Coco, à la 72e min qui aurait pu faire bénéficier un penalty aux Aigles du Mali, c’était le cas. Mais, l’arbitre gambien Gassama en a décidé autrement. Ce n’est pas la seule erreur d’arbitrage constatée, depuis le début de la compétition. Il y a le Zambien Janny Sikazwe avec ses deux fins de matches sifflées au cours de l’explication entre les Aigles du Mali et les Aigles de Carthage de la Tunisie, lors des matches de poules. En outre, même si le Cameroun a mis les grands moyens pour offrir la meilleure Can de l’histoire du football africain, les huit morts et une quarantaine de blessés survenus, suite à la bousculade avant le match des huitièmes de finale entre sa sélection et celle des Comores au stade Olimbe de Yaoundé, n’ont pas laissé l’organisation exempt de reproches. Par ailleurs, les conditions d’accueil et d’hébergement dont se sont plaints le sélectionneur roumain du Malawi, Mario Marinic, et son homologue gambien, Tom Saintfiet, n’ont rien arrangé. Sont également à déplorer, les cas d’épidémie de gastro-entérite due à une intoxication alimentaire qui a touché les Flames du Malawi et huit personnes de la sélection cap-verdienne, dont cinq joueurs, les pelouses pas forcément au niveau, les tribunes restées pendant longtemps clairsemées et l’absence de l’eau dans certains vestiaires pour prendre la douche après les matches. De même, les effectifs de nombre de sélections ont été décimés, après des tests de Covid-19. Ce qui a amené des sélectionneurs comme ceux de la Tunisie et des Comores, à se retrouver dans des situations inconfortables. Toutes choses qui font de Cameroun 2021, une Can particulière partagée entre surprises, sensations et controverses. Sports 28 janv. 2022


Mobilisation des ressources propres locales : Lokossa en tête dans le Mono, Athiémé et Bopa ferment la marche
La mobilisation des ressources propres locales fait partie des missions essentielles des conseils communaux. Dans le département du Mono, les ressources propres mobilisées par les six communes réunies sont passées de 1 472 676 615 en 2016 à 909 867 578 en 2020, avec une moyenne de 1 276 654 158 F Cfa par an. Les ressources propres locales mobilisées, sur la période allant de 2016 à 2020 par les six communes du département du Mono, se chiffrent à 6 308 179 556 francs Cfa. La plus grande valeur estimée à 1 472 676 615 francs Cfa a été obtenue en 2016. Mais cette performance n’a pu être maintenue, laissant place à une tendance baissière qui s’est poursuivie jusqu’en 2020 où les ressources mobilisées n’ont pas dépassé 909 867 578 francs Cfa. Au niveau communal, la situa-tion varie d’une localité à l’autre et l’organisation pour la mobilisation des ressources n’est pas identique. Les potentialités économiques ne sont non plus de la même portée dans chacune des six communes du département du Mono. Situation par commune Chef-lieu du département du Mono, Lokossa a connu une croissance passant de 410 959 555 F Cfa en 2016 à 618 668 761 F Cfa en 2019 avant de chuter à 490 456 125 en 2020. Globalement, sur les cinq années, la commune a mobilisé en moyenne 495 757 291 F Cfa. La plus grande valeur, notamment 618 668 761 a été obtenue en 2019 et la plus faible ressource mobilisée est de 410 959 555 en 2016. S’ensuit Grand-Popo où les ressources propres ont chuté entre 2016 et 2020, passant de 260 436 375 F Cfa en 2016 à 151 551 295 F Cfa en 2020. Sur les cinq années, la commune a mobilisé en moyenne 222 817 911 F Cfa. La plus grande valeur, en l’occurence 260 436 375 F Cfa a été réalisée en 2016. La plus faible ressource mobilisée est de 151 551 295 F Cfa en 2020. Viennent ensuite Comé et Houéyogbé dans la même tendance baissière. Dans la première commune, les ressources propres locales ont drastiquement baissé entre 2016 et 2020 passant de 322 279 745 F Cfa à 416 134 F Cfa. Sur les cinq années, la commune a mobilisé en moyenne 197 702 271 F Cfa. La plus grande valeur qui est de 322 279 745 a été obtenue en 2016 alors que la plus faible ressource mobilisée est de 416 134 en 2020. A Houéyogbé, les ressources propres sont passées de 200 406 167 F Cfa en 2016 à 114 691 642 F Cfa en 2020. Sur les cinq années, la commune a mobilisé en moyenne 145 266 776 F Cfa. La plus grande valeur estimé à 212 692 635 F Cfa a été obtenue Athiémé, qui ferme la marche, les ressources propres de 2016 à 2020, ont varié d’une année à une autre. Globalement, sur les cinq années, la commune a mobilisé en moyenne 98 751 318 F Cfa. La plus grande valeur de 199 633 439 F Cfa a été obtenue en 2019. La plus faible ressource mobilisée est de 46 381 415 F Cfa en 2020. Les facteurs de la tendance Les ressources locales propres sont définies comme l’ensemble des ressources fiscales, les taxes et redevances des collectivités locales dont la mobilisation ne dépend pas d’une décision discrétionnaire des autorités publiques centrales, précise le directeur départemental en charge du Plan et du Développement dont la structure s’est penchée sur ce qui a été fait de 2016 à 2020 en termes de mobilisation des ressources locales propres. Le directeur départemental, Raymond Djossou, et ses collaborateurs indiquent que les ressources en question sont constituées, d’une part, de l’ensemble des recettes fiscales recouvrées au profit des collectivités locales, y compris les ressources fiscales rétrocédées par l’Etat central, partagées ou non ; et d’autre part de l’ensemble des recettes non fiscales telles que les redevances, les droits de place de marché, les amendes et les droits afférents aux actes d’état civil. Il est nécessaire pour les communes de redoubler d’efforts dans la mobilisation des ressources propres, selon le préfet Bienvenu Milohin qui martèle:«On ne saurait tout attendre de l’Etat central ». Mais la situation est plus complexe au niveau des communes où plusieurs leviers sont à restructurer. Entre autres, Raymond Djossou évoque la maitrise difficile de la gestion des carrières de sable et de gravier, le faible recouvrement des taxes de location mensuelles et de la Taxe de développement local. Il incrimine, par ailleurs, l’inexistence d’un registre foncier unique, l’incivisme fiscal ainsi que le manque d’organisation des acteurs communaux et de stratégies adéquates de mobilisation des ressources. Font également partie des griefs, l’absence de contrat d’objectif à signer avec le service des impôts et l’inexistence d’adressage des villes dans certaines communes. Sur le plan politique, ajoute-t-il, les actes de sabotage de certains conseillers et la mésentente au sein de certains conseils communaux ne sont pas de nature à favoriser le relèvement du taux de mobilisation des ressources propres locales. Pour surmonter les obstacles, M. Djossou préconise des actions visant la promotion d’un environnement plus favorable à la mobilisation de ressources locales. Mais il fonde beaucoup plus ses espoirs sur la réforme de de la décentralisation qui pourrait être, selon lui, une panacée pour un recouvrement accru des ressources propres locales et partant le développement local. Economie 28 janv. 2022


Code général des impôts : Lumière sur 12 points d’ombre
Les innovations contenues dans le nouveau Code général des impôts (Cgi) sont encore incomprises de beaucoup de Béninois. Face aux confusions, fake news occasionnées par l’entrée en vigueur de ce Code, Nicolas Yenoussi, directeur général des Impôts, apporte des clarifications et assurances. Lire ci-dessous ses réponses sur Askgouv, le 20 janvier 2022. 1- Est-ce qu’au Bénin, nous payons trop d’impôts par rapport aux autres pays de la sous-région ? Nicolas Yenoussi : La réponse est non. Au Bénin, les citoyens ne paient pas plus d’impôts comme on le laisse croire dans la population. Vous savez que nous faisons partie de l’Uemoa et en matière de fiscalité aujourd’hui, le cadre fiscal est régi par des directives et des règlements communautaires. Ainsi, les pays ne peuvent pas passer outre ces directives et faire autre chose. Prenons l’exemple de la Tva, les directives de l’Uemoa indiquent les taux à pratiquer par les Etats. Ces directives encadrent les exonérations, les opérations imposables et beaucoup d’autres règles. Il en est de même dans beaucoup de domaines : le domaine des titres, le domaine des sociétés, le domaine des retenues à la source. Il y a donc un certain nombre de dispositifs juridiques communautaires qui sont mis en place. Par exemple, en matière de Tva dans l’espace Uemoa, le Sénégal est à 19 % tandis que les autres pays sont à 18 %. C’est un exemple pour nous montrer qu’on ne paie pas plus d’impôts au Bénin que dans les autres Etats. 2- Comment sait-on qu’on paie plus d’impôts dans un pays ou dans un autre ? L’Uemoa a mis en place des éléments de comparaison que nous appelons les critères de convergence. Un de ces critères, c’est le taux de pression fiscale. Le taux de pression fiscale, c’est le prélèvement fiscal que nous faisons sur la richesse nationale. Alors que la richesse nationale, c’est le Pib (Produit intérieur brut). Pour savoir si l’on paie trop d’impôts, on va mesurer le pourcentage de prélèvement par rapport au Pib. Donc, si nous sommes à 80 % du Pib, on dira qu’on paie trop d’impôts parce que ça fait 80 % de la richesse nationale que l’Etat prélève. Mais les critères de convergences de l’Uemoa indiquent que le taux de pression fiscale dans l’espace Uemoa est de 20 %.Or, le Bénin est encore très loin de ce seuil de 20 %. Il en est de même pour beaucoup d’autres pays. Cela est dû au fait que premièrement, nous sommes peu nombreux à payer les impôts. Il faut donc travailler à l’élargissement du taux de pression fiscale. Ensuite, parmi le peu de gens qui paient les impôts, beaucoup utilisent des pratiques dommageables pour réduire les impôts à payer. D’où la nécessité de changer les choses, de faire un certain nombre de réformes pour que le plus grand nombre puissent payer. Et pour ceux qui sont en train de payer, qu’on puisse leur faciliter les méthodes de paiement. D’où la mise en place des techniques nouvelles de paiement : les paiements électroniques, les télépaiements, … 3- Au lendemain de l’entrée en vigueur du nouveau Code général des impôts, les populations ont remarqué une hausse vertigineuse des prix des motos allant parfois de 100 000 F Cfa à 150 000 F Cfa. À quelle nouvelle taxe répond la hausse des prix observée sur le marché ? Je pourrai dire effectivement qu’il y a certains changements qui sont dus au fait que les impôts qui devraient être perçus sur cette activité sont rétablis. En effet, au niveau du cordon douanier, la base qui est utilisée n’était pas la base réelle, c’est-à-dire que la douane utilise une valeur forfaitaire pour dédouaner ces motos et lorsqu’on souhaite utiliser les vraies valeurs, ça peut entraîner ce que nous observons sur le marché. Les importateurs ont saisi les autorités compétentes qui sont en train d’étudier déjà le dossier pour que les prix pratiqués sur les motos dans notre pays ne puissent pas atteindre, ni dépasser les prix pratiqués par les pays voisins parce qu’on est conscient que les motos sont utilisées par la majeure partie des Béninois. Et l’intention du gouvernement, ce n’est pas de supprimer l’utilisation des motos ou de rendre les prix des motos élevés sur le marché. 4- Le nouveau Code général des impôts en son article 478 fait désormais obligation aux banques et établissements financiers d'exiger de tout professionnel une attestation de régularité fiscale pour les transferts de fonds ou tout concours financier. Pourquoi cette exigence ? Les mécanismes de contrôle et de régularité fiscale des entreprises au sein de la Dgi ont-ils échoué ? Non. Ce n’est pas parce que les mécanismes de contrôle et de régularité fiscale des entreprises au sein de la Dgi ont échoué. Loin de là. J’ai parlé tantôt de la nécessité d’élargir l’assiette fiscale. Nous avons remarqué que plusieurs personnes sont des professionnels, des commerçants, des prestataires de services qui font des activités lucratives, mais ne contribuent pas aux charges de l’Etat alors que l’idée est qu’on soit nombreux à contribuer, que les contributeurs deviennent de plus en plus nombreux. Donc, il y a des personnes qui arrivent effectivement, juste sur la base de leur registre de commerce, et pas plus, à obtenir des crédits bancaires de plusieurs millions, voire milliards de F Cfa. Et puis après, ce qui se passe, c’est beaucoup de contentieux bancaires. Au niveau du tribunal de commerce, les juges en sont suffisamment préoccupés et estiment que le milieu doit pouvoir être assaini parce que les banques engagent beaucoup de frais de procédures pour recouvrer des créances et n’y arrivent pas. Cela, d’autant que là aussi, il n’est pas facile de réaliser les garanties qui sont données pour obtenir ces crédits. Donc, je crois que le rôle de l’Etat est d’assainir le milieu des affaires pour que la concurrence soit saine et que si A paie les impôts et obtient des crédits à la banque, que B puisse les payer aussi. C’est pour cette raison que nous avons mis en place cette exigence. Par rapport aux transferts de fonds, il s’agit de transferts de fonds à l’étranger, non pas des transferts interbancaires ou des transferts de fonds au plan national. Et ça n’est pas nouveau parce que pour obtenir une autorisation de change au trésor depuis longtemps, on exigeait des attestations fiscales. Donc, ça va continuer. 5- Faisant le lien avec le nouveau Code général des impôts, les populations ont constaté une hausse du prix de l’électricité. En effet, avant janvier 2022, un crédit compteur prépayé de la Sbee de 1000 F Cfa donnait droit à 7,4 kWh. Aujourd’hui, ce même montant donne droit à 6,6 kWh. Qu’est-ce qui touche le prix du kWh dans le nouveau Code général des impôts ? Depuis un moment, des travaux sont réalisés sur les tarifs d’électricité. Qu’il vous souvienne que jusque-là, l’Etat met en place des subventions pour juguler le prix de l’électricité. Aujourd’hui, avec les exigences de la gestion budgétaire, l’Etat doit pouvoir progressivement arrêter ou réduire les subventions et afficher la réalité des prix. Vous savez bien que depuis 2016, l’Etat a fait d’énormes investissements dans le domaine de l’électricité et continue de le faire. Il est donc important que les tarifs anciens soient révisés. Mais conscient de la situation, l’Etat met en place un système parallèle à savoir la production de l’énergie verte parce qu’on est en Afrique où il y a du soleil. L’Etat, actuellement, a beaucoup de dossiers d’investisseurs qui vont produire de l’énergie verte qui va compenser les difficultés que nous sommes en train de constater dans le secteur. 6- Les abonnés de téléphonie mobile qui de facto utilisent le mobile Banking ont reçu, il y a quelques jours, un Sms d’un des opérateurs qui informait qu’en application du Code général des impôts en vigueur, une taxe de 5 % a été ajoutée aux frais de retrait des abonnés. Qu’en est-il réellement ? Effectivement, nous avons tous reçu ce Sms. La contribution sur la vente des services électroniques de 5 % n’est pas une nouvelle taxe. C’est une contribution qui existait depuis. Ce qui a été fait avec le nouveau code général des impôts, c’est d’élargir le champ de cette contribution aux opérations de transfert d’argent par téléphone mobile. Mais concrètement, de quoi s’agit-il ? Vous savez que lorsque vous faites les opérations de transfert, vous rémunérez ce service que la société de Gsm vous rend ou vous vend. Par exemple, sur un transfert de 5000 F Cfa, vous payez 100 F Cfa. Alors, sur ces 100 F Cfa, l’Etat estime qu’à l’intérieur de ces 100 F Cfa, il y a 5 % qu’il doit prélever. C’est exactement de cela qu’il est question. Nous discutons avec les sociétés de Gsm pour qu’il y ait une juste application de la loi. C’est pour cela d’ailleurs que la société en question a très rapidement retiré son message. Et les discussions continuent pour que les populations ne soient pas grugées. 7- Les différentes taxes prélevées par les mairies ont toujours existé et variaient même en fonction des communes. Alors pourquoi l’État sent-il cette obligation de les ramener dans le Code général des impôts ? Deux raisons. La première est qu’en présentant le contexte tantôt, j’avais dit que nous avons une foultitude de textes et qu’il fallait regrouper les dispositions fiscales en un seul document. Deuxième chose, il existait bien des taxes dans l’ancien code général des impôts que nous avons simplement reconduites dans le nouveau code sans rien y ajouter. Malheureusement, en découvrant ces taxes, beaucoup ont pensé que ce sont de nouvelles taxes. Or, ces taxes existaient depuis. Je pourrai citer : la taxe sur la publicité qui existait depuis longtemps pour le compte des mairies, qui a été reconduite ; la taxe sur les motos que les mairies prélevaient déjà et continuent de prélever sur les Zémidjan. Les mairies prennent toujours quelque chose et ils le savent. Ce n’est pas nouveau. Cette taxe n’est pas directement collectée par la direction générale des impôts. Mais c’est à l’appréciation des mairies. Il en est de même des droits de places dans les marchés et autres. Donc, si l’Etat les supprimait, il priverait les collectivités locales de ressources. On ne peut pas les supprimer. 8- Quelles sont les nouvelles dispositions pour les enregistrements des conventions de vente de parcelles ? Pour enregistrer les parcelles, on paye les droits d’enregistrement de 5 % du prix de vente. Ensuite, le bénéfice réalisé qui est la plus-value de cession immobilière, ce bénéfice supporte un prélèvement de 5 %. Alors, dans le nouveau code général des impôts, ça n’a pas changé. Au contraire, il y a une bonne nouvelle à ce sujet. La bonne nouvelle est que l’amende pour présentation hors délais des conventions de vente qui doivent être enregistrées, passe de 100 000 à 50 000 F Cfa. C’est important que tout le monde puisse savoir que l’amende a été réduite de 50 % à partir de cette année. La question que certains vont déduire de mes explications, est de savoir si l’amende s’applique aux anciennes conventions ou anciens dossiers qui sont chez les notaires ou qui sont passés dans les mairies. La réponse est oui d’emblée. L’amende s’applique à partir du moment où l’enregistrement n’était pas fait. Il ne s’agit donc pas de dire que c’est un vieux dossier auquel on ne va pas appliquer la nouvelle mesure. 9- Par rapport au nouveau code des impôts et plus précisément sur l'Ipts, en appliquant le coefficient, nous constatons une hausse de ce qu'on nous prélevait sur nos maigres salaires. À quoi doit-on s'en tenir en réalité ? Ce n’est pas vrai parce qu’il y a beaucoup de fausses nouvelles en la matière. Premièrement, après la suppression de l’abattement pour enfants à charge qui, je rappelle, n’a aucun rapport avec les allocations familiales, beaucoup ont pensé que cette suppression entraîne une suppression de l’allocation familiale que la caisse nationale de sécurité sociale verse. Ce n’est pas vrai, ça n’a aucun rapport. Donc, rassurez-vous, les allocations familiales pour enfants marchent toujours. Ce qu’on a fait donc, c’est d’augmenter le niveau des bas salaires en passant de 50 000 à 60 000 F Cfa. Schématiquement, lorsque vous touchez 100 000 F Cfa, l’impôt sera calculé sur 40 000 F Cfa au lieu de 50 000 F Cfa par le passé. Deuxième technique pour maîtriser l’effet de la suppression de l’abattement pour enfants à charge, dans l’ancien barème, la première tranche de revenus imposable à 10%, c’était 50 000 à 130 000 F Cfa. Désormais, c’est de 60 000 à 150 000 F Cfa. Donc, on a élargi le champ pour y mettre beaucoup de revenus avec le même taux. Ensuite, pour le taux qui était de 20 %, on l’a ramené à 19 %. Ces techniques, combinées avec le niveau des bas salaires, nous permettent de corriger l’effet et, donc, de ne pas créer des réductions des salaires. Beaucoup sont en train de constater, je sais qu’il y a beaucoup de fausses informations qui circulent. Mais les gens verront bien que les gros salaires vont toujours être un peu plus taxés comme dans toutes les sociétés. Mais les salaires moyens et les bas salaires ne connaitront pas d’augmentation de l’impôt. Au contraire, ces salaires vont connaître une augmentation. J’ai déjà des témoignages de gens qui me disent qu’ils ont constaté une augmentation de leurs salaires nets. C’est vrai que ceux qui ont de gros revenus vont subir une légère augmentation de l’impôt, donc une légère baisse de leur salaire net. Une Société créée cette année 2022, pour avoir l'attestation fiscale, est-ce qu’il faut payer l'acompte Impôt sur les Sociétés ou c'est toujours exonéré ? Si oui, quel montant faut-il payer ? Si vous créez votre société en 2022, la loi n’a pas été modifiée dans ce sens. Les nouvelles entreprises bénéficient d’une exonération de la patente pendant 12 mois. Au niveau de l’Impôt sur les Sociétés, il faudra verser effectivement un acompte. Et à la fin de la première année d’exercice, vous bénéficierez d’un abattement de votre impôt de 25 %. Puisque vous êtes en début d’activités, l’acompte sera le ¼ de l’impôt minimum. En dehors de tout ceci, le nouveau Cgi a créé bien d’autres avantages. Par exemple, si vous faites adhérer votre société à un Centre de gestion agréé (Cga), en lieu et place de l’abattement de 25 %, vous allez bénéficier, sur les quatre premières années d’activités à compter de la date de votre adhésion au Cga, d’une réduction de 40 % de l’impôt sur les sociétés, de l’impôt sur les bénéfices d’affaires ou de la taxe professionnelle synthétique. En plus, vous serez dispensé des contrôles fiscaux pendant les deux exercices suivant votre adhésion. Si votre entreprise est une start-up dans le secteur du numérique, elle va bénéficier d’une exonération d’impôt pendant les deux premières années d’activités et d’une réduction de 50 % au titre de la troisième année. Il y a donc toutes ces mesures pour accompagner les Pme et les Pmi. Je voudrais saisir l’occasion pour dire que dans la loi de finances 2022, il y a une autre mesure en faveur des Pme et Pmi. Il s’agit des exonérations des droits de douane et de la Tva pour les importations d’équipements destinés à l’industrie ou à des unités de production artisanale. Je suis producteur de jus de fruits et j’ai besoin d’une machine que j’importe au titre de cette année 2022, je fais une demande à l’Apiex simplement et les équipements seront importés sans droits de douane et sans Tva. C’est très important, mais on ne voit pas ces bonnes nouvelles, ces bonnes mesures qui permettent la promotion des entreprises et le développement de l’industrie locale. L’Etat a couplé toutes ces mesures avec un système de taxation des produits importés (les jus de fruits et les eaux minérales par exemple), parce que dans notre pays aujourd’hui, se développent beaucoup d’unités de production de jus de fruits et d’eau minérale. Alors que ces produits locaux sont envahis par des produits importés. Dans le nouveau Cgi, les droits qui frappent ces jus de fruits et eaux minérales importés, sont passés de 10 à 20 %. Donc, l’idée n’est pas de faire des recettes, mais de protéger l’industrie locale pour qu’elle puisse se développer. On ne peut pas voir tous ces petits entrepreneurs déployer beaucoup d’efforts, recruter de la main-d’œuvre locale sans que l’Etat ne les accompagne. A l’avènement de ces mesures, eux-mêmes ont félicité le gouvernement. 10- J'ai un établissement de vente de divers, des produits que j'achète en gros au marché Dantokpa pour venir les revendre dans mon quartier. Que dit le nouveau code sur cette activité ? Je voudrais vous dire que les produits locaux sont totalement exonérés d’impôts. Je suppose que vous achetez du riz, du maïs, du haricot, du gari. Il n’y a aucun impôt sur ces produits. Donc, la cherté de la vie que nous observons (la hausse des prix du plateau d’œufs, du maïs par exemple), n’est pas due aux impôts. La raison fondamentale, c’est parce que même si ces produits sont fabriqués localement, il y a le phénomène du marché qui joue. C’est-à-dire que celui qui a importé de l’huile, des pâtes alimentaires ou du riz, a dû subir un coût de transport qui, ces derniers temps, est élevé. Parce que les usines ayant arrêté entre-temps à cause de la pandémie de la Covid-19 ont repris, la demande devient abondante sur le marché. Et quand la demande est forte, le réflexe du commerçant, c’est d’augmenter les prix. C’est ce qui se passe. Les moyens de transport pour acheminer les produits d’Europe ou d’Asie vers l’Afrique ont également pris du prix. Les commerçants vous diront que le coût du transport et du fret a augmenté. En conséquence, ils répercutent ces frais de transport élevés désormais sur les prix de vente. Ce qui se passe, c’est un système de vases communicants de sorte que si je paie le riz ou l’huile plus cher alors que je vends du maïs ou du gari qui n’est pas taxé et ne devrait pas coûter cher, parce que je paie cher de l’autre côté, je vends aussi cher parce que je dois aller sur le même marché que les autres. Il y a ce système qui fait que les prix des denrées augmentent sur le marché. Donc ce n’est pas le fait des impôts. Les produits locaux sont et demeurent exonérés. 11- Pour un nouvel établis-sement n'ayant encore exercé aucune activité, quelles sont les taxes qu'il paiera afin de bénéficier de l'attestation fiscale ? Si l’entreprise n’a eu aucune activité, elle peut obtenir une attestation fiscale. Premièrement, avant la mise en vigueur du nouveau Cgi, l’entreprise devait payer 5 000 F Cfa pour obtenir l’attestation fiscale. Ces frais sont désormais supprimés. Il n’y a plus de frais de demande d’attestation fiscale. Deuxièmement, l’impôt minimum à payer même si vous n’avez pas fait d’affaires était de 150 000 F Cfa. Avec le nouveau Cgi, il est passé à 10 000 F Cfa. Donc, avec 10 000 F Cfa, elle peut obtenir son attestation fiscale si elle n’a pas eu d’activité. Encore que si l’entreprise est nouvellement créée, elle est exonérée de la Taxe Professionnelle Synthétique (Tps) pendant 12 mois. Dans ce cas, les 10.000 F Cfa ne seront même pas payés. C’est quand elle aura épuisé les 12 mois d’exonération et deviendra imposable, que les 10 000 F Cfa sont dus. C’est très important de le préciser. 12- Le fait qu'un locataire paie son loyer ne veut-il pas dire qu'il a déjà soldé l'impôt ? Vous êtes locataire, vous payez le loyer. Cela n’a aucun rapport avec les impôts. A ce sujet, je voudrais dissiper les inquiétudes que les Béninois ont actuellement concernant les fausses informations qui sont répandues dans l’opinion. Les fausses informations selon lesquelles les locataires sont contraints de faire un prélèvement de 12% sur les loyers. C’est faux ! C’est une contre-vérité ! Aucune loi n’a prévu cela. Ce qui existe, c’est que les entreprises ont cette obligation de faire une retenue sur les loyers à payer aux propriétaires. Mais les locataires personnes physiques n’ont aucune obligation, ils paient simplement la totalité des loyers à leurs propriétaires. Ce qui est répandu dans l’opinion n’est pas du tout juste. Au Bénin, nous n’avons pas la taxe d’habitation que les propriétaires et les locataires sont amenés à payer. La taxe d’habitation suppose que du fait que vous habitez quelque part, que vous soyez propriétaire ou locataire, vous payez un impôt. Ça n’existe pas au Bénin. Un pays voisin l’a récemment institué, mais le Bénin ne l’a pas fait. Donc, que les locataires se tiennent tranquilles ! Et que les propriétaires se tiennent également tranquilles et ne prennent pas pour prétexte ces fausses nouvelles pour augmenter les loyers et gruger ainsi les locataires.   Actualités 28 janv. 2022


Biodiversité : Une étude révèle comment les moustiques communiquent
Une étude du système de détection acoustique des moustiques pourrait éclairer les approches d’éradication du paludisme. Les travaux publiés dans la revue Science Advances et repris, le 24 janvier 2022, par la revue Nature Africa révèlent que l’acoustique est importante dans le processus d’accouplement du vecteur. L’étude a montré que l’horloge biologique du moustique anophèle assure non seulement une synchronisation étroite entre l’activité sexuelle du mâle et de la femelle, mais contribue également à affiner le système de détection acoustique des mâles. Le chercheur principal, Joerg Albert, professeur de biologie sensorielle et de biophysique à l’Institut de l’oreille de l’University College London, a déclaré à Nature Africa que « le mâle écoute la femelle et la poursuit après son faible flash. Si le mâle ne peut pas entendre la femelle, il n’y aura pas de copulation ni de reproduction». Ainsi, l’ouïe est un sens crucial pour la biologie et la reproduction des moustiques. Le chercheur a noté que l’audibilité est importante pour les moustiques car ils ne copulent pas et ne se reproduisent pas isolément en paires individuelles mais en très grands essaims. Selon l’étude, en augmentant à 1,5 fois la tonalité de vol des femelles, les mâles améliorent l’audibilité des femelles, en particulier au moment de l’essaim. « Ces essaims peuvent être des milliers ou plus de mâles et seulement quelques dizaines de femelles. La tâche du mâle est donc de remarquer qu’il y a une femelle présente dans l’essaim et en même temps, le son n’est pas noyé par les tonalités de centaines de milliers d’autres mâles », a-t-il déclaré à la revue Nature Africa. Environnement 27 janv. 2022


Oms : La réélection du Dg Tedros proposée
Le chef de l'Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est assuré d'un second mandat après qu'un vote de procédure a fait de lui l’unique candidat pour le poste, avant un vote durant la 75e Assemblée mondiale de la Santé au mois de mai. Durant la 150e session du Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la Santé (Oms), qui se tient actuellement à Genève (24 au 29 janvier), les membres ont procédé à la nomination du prochain chef des services techniques et administratifs de l'Oms. « Je tiens à féliciter le Dr Tedros pour sa nomination au poste de Dg (directeur général) pour une période supplémentaire de cinq ans, à compter du 16 août 2022 », a déclaré le kényan Patrick Amoth, chef du Conseil exécutif de l'Oms, composé de 34 membres, à l'issue d'un vote à bulletin secret. La nomination du prochain directeur général de l'Oms aura lieu lors de la 75e Assemblée mondiale de la santé en mai (22 -28 mai). Le processus avait commencé après que le Secrétariat de l'Oms avait diffusé une lettre invitant les membres de l'agence à soumettre des noms de candidats pour le poste de Directeur général. La date limite était fixée au 23 septembre 2021. L'organisme mondial de la santé organisera un vote à bulletin secret sur la nomination et soumettra le résultat à la 75e Assemblée mondiale de la santé en mai 2022 pour désigner le chef de l'Oms. Âgé de 56 ans, l'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus est entré dans l'histoire en devenant le premier Africain à être élu à la tête de l'Oms. Au cours de son mandat, il a dû faire face à des urgences sanitaires majeures, notamment le virus Ebola et la pandémie du coronavirus. Au cours de la réunion du Conseil exécutif, le Dr Tedros a exposé sa vision pour les cinq années à venir. Il a déclaré que l’Oms « continuera à être ouverte à tout examen minutieux », afin de démontrer l'engagement de l'agence en matière de responsabilité et de transparence à la suite de rapports d'exploitation, d'abus et de harcèlement sexuels lors de la riposte au virus Ebola en République Démocratique du Congo. Une commission indépendante avait été créée et un enquêteur externe engagé pour faire toute la lumière sur les allégations. Les représentants des pays ont souhaité connaître ses projets pour faire face aux effets du changement climatique sur la santé, réduire la mortalité due aux maladies non transmissibles, remédier aux contraintes financières de l'Oms et faire en sorte que l'agence continue de jouer un rôle central dans l'architecture sanitaire mondiale. Le chef de l’Oms a déclaré que l’organisation faisait de son mieux pour que les pays s'engagent à mettre en place des systèmes de santé résilients au changement climatique, et que nombre d’entre eux avaient signé cet engagement lors de la 26e Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique à Glasgow. Dans le cadre de la lutte contre les maladies non transmissibles et la mortalité y liée, l'importance des soins de santé primaires a été soulignée pour aider les gens à mener un mode de vie sain, notamment en gérant l'obésité ou en arrêtant de fumer. En ce qui concerne le financement de l'Oms, le Dr Tedros a souligné que le renforcement de la mobilisation des ressources était sa priorité depuis sa prise de fonction en 2017. L'Oms a publié son premier dossier d'investissement en 2018, et a vu une augmentation des contributions volontaires mais celles obligatoires n'ont pas « bougé d'un pouce ». Le directeur général a demandé aux États membres de soutenir les propositions actuelles visant à augmenter progressivement leurs contributions obligatoires à l'Oms pour couvrir 50 % de son budget de base d'ici 2029.   Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Santé 27 janv. 2022


Félix Adégnika sur le nouveau code de l’hygiène publique : « Ça permettra aux citoyens de mieux se comporter »
Le Bénin dispose d’un nouveau code d’hygiène publique. Expert en hygiène et assainissement, Félix Adégnika relève quelques innovations et note la satisfaction du Cadre de concertation des acteurs non étatiques pour l’Eau et l’Assainissement (Canea). La Nation : Après trois décennies, le Bénin se dote d’un nouveau code d’hygiène publique. Comment les acteurs non étatiques pour l’Eau et l’Assainissement, l’ont-ils accueilli ? Félix Adégnika : C’est une grande satisfaction, une fierté. Le Bénin se dote ainsi d’un nouvel instrument de promotion et de valorisation du cadre de vie. L’ancien code de l’hygiène publique, comme vous le savez, est dépassé face aux défis de développement. C’est un code adopté le 21 septembre 1987. Mais après, il y a eu les réformes sur la décentralisation, les objectifs du millénaire pour le développement (Omd), les objectifs de développement durable (Odd). Toutes ces exigences ont nécessité la revue de la loi sur l’hygiène publique. C’est donc pour nous un ouf de soulagement. Qu’il vous souvienne que la première proposition pour corriger l’ancienne loi a été déposée au parlement en 2013. Après maints échanges et tergiversations, il a été demandé de reformuler. La reformulation a été déposée en 2018. Imaginez-vous combien de mandatures sont passées pour qu’enfin, on puisse avoir cette loi votée. Je voudrais remercier le Parlement et son chef, le réseau des parlementaires pour l’Eau et l’Assainissement, le réseau des parlementaires pour la décentralisation, et toute la société civile béninoise, sans oublier les médias qui ont joué un rôle prépondérant dans l’avènement de cette nouvelle loi. C’est pour nous une satisfaction. Nous avons un nouvel instrument de développement, dans le sous-secteur hygiène et assainissement. Quelles sont les grandes innovations contenues dans cette loi ? Les innovations sont importantes en ce qu’elles intègrent le nouveau contexte, c’est-à-dire la décentralisation référée sur les objectifs de développement durable. Mais il y a aussi des défis nouveaux qui sont apparus, notamment la gestion de l’hygiène menstruelle, l’hygiène dans les lieux publics qui n’était pas suffisamment développée dans l’ancien code. Les structures qui doivent faire la veille, la promotion et la sanction, comme la brigade sanitaire et la police environnementale ont été fusionnées. Les sanctions prévues ont été revues. Qu’il vous souvienne qu’autrefois, la peine minimale était de 2 000 F Cfa et celle maximalle est située entre 5 000 et 500 000 F Cfa. Aujourd’hui, il y a aussi bien des sanctions pécuniaires que des privations de liberté. Elles vont de 50 000 à 3 millions de F Cfa. Cependant, pour les crimes, ça va d’un an à trois ans de privation de liberté et pour les petites infractions, c’est un an. Aujourd’hui, pour enfreindre la loi, il faut réfléchir par deux fois. Ça permet aux citoyens béninois de mieux se comporter et de ne pas penser que c’est juste 2000 F Cfa à payer comme sanction pour jeter les ordures n’importe où. Il y a beaucoup d’autres innovations dans ce nouveau code. L’hygiène alimentaire a été, par exemple, adressée, surtout l’hygiène sur les places publiques et la gestion des cadavres. Il y avait quelques lignes dans l’ancienne loi. Mais cette fois-ci, une attention particulière a été portée sur ces aspects-là. La fusion de la police sanitaire et de la police environnementale est une très bonne option. Parce que la police sanitaire n’a pas bien fonctionné, malgré l’importance qu’on lui a reconnue. Elle n’a pas eu les moyens et le personnel approprié. Maintenant que c’est fusionné avec la police environnementale, et beaucoup plus structurée, je pense que ce sera une bonne chose qu’on fusionne les moyens pour atteindre les objectifs communs. Quelle sera la partition de la société civile engagée pour l’hygiène et l’assainissement après la promulgation de cette loi par le chef de l’Etat ? La loi est votée. Il reste qu’elle soit promulguée. Mais c’est un premier combat gagné. Ensuite, cette loi fait référence à beaucoup de décrets d’application. S’il n’y a pas de décrets d’application, on n’aura rien fait. La loi va demeurer telle. Je voudrais donc inviter le ministère de la Santé et le ministère du Cadre de vie, de même que les bonnes volontés qui ont contribué à l’avènement de cette loi de se remobiliser. Nous, du côté de la société civile, nous sommes prêts pour qu’on puisse répertorier rapidement les décrets qui vont avec cette loi et les valider par les acteurs majeurs du secteur. J’ose espérer que d’ici à six mois, cette loi puisse être applicable sur le terrain. Aussi, une loi après sa promulgation mérite d’être vulgarisée. Donc, la société civile fera en sorte que nul ne puisse l’ignorer. Il faut donc connaître cette loi. Nous allons nous organiser pour en faire une large diffusion, une large appropriation des projets concernant l’hygiène et l’assainissement en cours. Environnement 27 janv. 2022


Covid-19 : Une sortie de la phase aigüe envisageable en 2022
La pandémie de Covid-19 n’a pas fini de montrer toutes ses facettes. A en croire Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, les conditions sont idéales actuellement dans le monde pour que d’autres variants émergent. Dans le même temps, il est, selon lui, possible de mettre fin cette année à la phase aiguë de la pandémie. « Nous pouvons mettre fin à la phase aiguë de la pandémie cette année… Nous pouvons mettre fin à la Covid-19 en tant qu’urgence sanitaire mondiale », a déclaré lundi 24 janvier dernier Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Oms, lors d’une réunion du Conseil exécutif de l’organisation à Genève. Et pour y arriver, tous les pays devront renforcer leurs actions de prévention et de riposte pour modifier les conditions qui alimentent la pandémie. « Si les pays utilisent l’ensemble des stratégies et outils de manière globale, nous pouvons mettre fin à la phase aiguë de la pandémie cette année », insiste le patron de l’Oms. Il faudra entre autres lutter contre l’injustice vaccinale, faire davantage attention au virus et ses variants et ne pas baisser la garde en ce qui concerne la sensibilisation pour le respect des gestes barrières. Même si les mesures restrictives, reconnait le patron de l’Oms, deviennent de plus en plus insupportables. « Les gens en ont assez des restrictions imposées à leurs déplacements, à leurs voyages et à leurs autres libertés. Les économies et les entreprises sont en difficulté et de nombreux gouvernements marchent sur la corde raide, tentant de trouver un équilibre entre ce qui est efficace et ce qui est acceptable pour leur population », admet Tedros Adhanom Ghebreyesus. Et pourtant, la menace est trop importante pour que les mesures soient négligées. Par ailleurs, même si les vaccins ne sont pas l’unique panacée pour sortir de la pandémie, le patron de l’Oms invite à atteindre l’objectif de vacciner 70 % de la population de chaque pays, en mettant l’accent sur les groupes les plus à risque. En dépit des appels de l’Oms à accélérer la distribution de vaccins dans les pays en développement, afin de parvenir à vacciner 70 % de la population de chaque pays d’ici mi-2022, 85 % de la population en Afrique n’a pas encore reçu une seule dose de vaccin. Selon l’Oms, la moitié des 194 Etats membres ont déjà raté l’objectif de 40 % de couverture vaccinale pour fin 2021. Selon Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, mettre fin à la phase aiguë de la pandémie doit pourtant rester une priorité collective. L’Oms pour sa part poursuivra son accompagnement à l’égard des Etats pour une sortie de crise. Le chef de l’Oms a évoqué cinq actions prioritaires : opérer un changement de paradigme urgent pour promouvoir la santé et le bien-être et prévenir les maladies en s’attaquant à leurs causes profondes ; soutenir une réorientation radicale des systèmes de santé vers les soins de santé primaires, qui constituent le fondement de la couverture sanitaire universelle ; renforcer d’urgence les systèmes et les outils de préparation et d’intervention en cas d’épidémie et de pandémie à tous les niveaux ; exploiter le pouvoir de la science, de la recherche, de l’innovation, des données et des technologies numériques en tant que catalyseurs essentiels des autres priorités ; renforcer d’urgence l’Oms en tant qu’autorité dirigeante et directrice de la santé mondiale, au centre de l’architecture sanitaire mondiale. La menace toujours incisive Un mal qui répand la terreur, qui a décimé tant de populations. Si l’espoir est permis, la menace n’est pas pour autant écartée. Le chef de l’Oms prévient d’ailleurs : « Il existe différents scénarios sur la manière dont la pandémie pourrait se dérouler et dont la phase aiguë pourrait se terminer, mais il est dangereux de supposer qu’Omicron sera le dernier variant ou de parler de fin de partie… Les conditions sont idéales actuellement pour que d’autres variants émergent. Le potentiel d’un variant plus transmissible et plus mortel est très réel ». Avec l’apparition du variant Omicron en novembre dernier, les cas de contamination ont connu une hausse vertigineuse. L’Oms dénote 80 millions de nouveaux cas signalés. « Jusqu’à présent, l’explosion des cas n’a pas été suivie d’une flambée des décès, même si ceux-ci augmentent dans toutes les régions, en particulier en Afrique, la région qui a le moins accès aux vaccins », a affirmé le directeur général de l’Oms. En somme, près de 350 millions de cas ont été comptabilisés dans le monde dont plus de 5,5 millions de décès. En moyenne, la semaine dernière, la Covid-19 a fait un décès toutes les 12 secondes, et 100 cas ont été signalés toutes les trois secondes, a indiqué le Dr Tedros. Au regard de ces sombres statistiques, il devient davantage urgent de sortir de la phase aigüe de cette crise pour en atténuer les conséquences. En outre, le monde devra se faire à l’idée qu’il vivra avec cette pandémie. Toutefois, Tedros Adhanom Ghebreyesus nuance : « Il est vrai que nous vivrons avec la Covid dans un avenir prévisible… Mais apprendre à vivre avec le coronavirus ne doit pas signifier que nous devons lui laisser la voie libre. Cela ne doit pas signifier que nous devions accepter que près de 50 000 personnes décèdent chaque semaine d’une maladie que l’on peut prévenir et traiter ». Santé 27 janv. 2022


Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération: Aurélien Agbénonci revigore son cabinet
  Sept cadres sont promus au sein du cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et à la tête du secrétariat général du ministère, au terme du Conseil des ministres de ce mercredi 26 janvier. Du sang neuf pour le cabinet et le secrétariat général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Sept cadres sont en effet nommés à divers postes de responsabilité. Erick Jean-Marie Zinsou, ancien directeur Afrique et Moyen-Orient, hérite désormais du poste de secrétaire général du ministère en remplacement de Hervé Djokpé, nommé ambassadeur du Bénin en Ethiopie. Le secrétaire général adjoint du ministère a pour nom Franck Armel O. Afoukou. Au niveau du cabinet ministériel, Hervé S. K. Zanvo prend la tête dudit cabinet. Il succède ainsi à William Comlan. Le nouveau directeur de cabinet sera accompagné dans ses tâches par Oméga Barthélémy Junior Honvoh promu directeur adjoint de cabinet. Aussi, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, s’est fait entourer de trois nouveaux conseillers. Il s’agit de Oscar Patrice Metehoue, Norbert Landril Noukpo Tity et Pagnol D. Yovo respectivement nommés conseiller technique à la promotion économique, aux projets et programmes et à la performance du ministère, conseiller technique à la Communication, la Culture, la Coopération décentralisée et aux partenariats, et conseiller technique à la Coopération internationale et aux Béninois de l’extérieur. Avec cette nouvelle ossature de son équipe, Aurélien Agbénonci s’arme, sans doute, pour mener à bien les trois réformes et quatre projets majeurs inscrits dans le Programme d’action du gouvernement 2021-2026 pour le compte de son département ministériel. En effet, les postes de conseiller ont l’air tout nouveau et sont en cohérence avec les réformes et projets majeurs. Et une fois encore, le ministre Agbénonci s’est entouré de cadres qualifiés, dignes de confiance, qui ont fait leurs preuves et qui savent de quoi il est question à leurs nouveaux postes respectifs. Pour preuve, le chef de la diplomatie béninoise fait confiance à l’ancien directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère, Oscar Patrice Metehoue, pour le conseiller en matière de promotion économique, de projets et programmes et de performance du ministère. Qui, mieux qu’un planificateur pour assurer cette fonction pour l’atteinte des résultats escomptés ! Aurélien Agbénonci a donc opté pour des hommes qu’il faut à la place qu’il faut, et l’on ne peut que souhaiter bon vent au ministre et sa nouvelle équipe. Actualités 27 janv. 2022


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