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Nouvelles

Enseignement et formation techniques et professionnels : Le Parlement adopte une loi-cadre
L’Assemblée nationale a adopté hier mardi 11 janvier, la loi n°2022-01 portant loi-cadre sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Etfp) en République du Bénin. L’adoption de ce texte s’inscrit dans le cadre de la réforme du système éducatif béninois devant permettre au pays d’avoir une masse critique de compétences en adéquation avec les besoins de l'économie et le marché du travail. Un nouveau jour se lève sur le système éducatif béninois. Les députés ont adopté en plénière, ce mardi 11 janvier, la loi-cadre sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Etfp) dont le projet leur a été transmis par le gouvernement par décret n°2021-167 du 24 mars 2021. Elle vise à mettre en place des dispositifs adéquats et inclusifs pour une formation technique et professionnelle de qualité, accessible à tous et adaptée aux besoins du développement économique, et qui facilitera l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Le texte abroge à cet effet certaines dispositions de la loi n°2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale. Plusieurs innovations y ont été introduites dont la mise en place d’une approche éducative inclusive et holistique ; le pilotage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels par l’Etat en collaboration avec le secteur privé ; la régulation des flux en inversant la tendance en faveur de l’enseignement et la formation techniques et professionnels ; le mode de gouvernance pédagogique et administrative et l’arrimage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels aux normes de la professionnalisation. Il s’agit d’une loi-cadre de 48 articles répartis en cinq chapitres traitant notamment de l’objet et du champ d’application du texte, l’organisation des enseignements et des formations ; des rôles des principaux acteurs et du cadre institutionnel de mise en œuvre de financement de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels. Le texte a été approuvé à l’unanimité des députés. Le rapport de la commission en charge de l’Education de l’Assemblée nationale examiné par la plénière renseigne clairement sur les raisons de l’option du gouvernement. Laquelle option découle en réalité du constat que les statistiques récentes montrent que 97 % des élèves titulaires du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) poursuivent leur cursus dans l’enseignement général contre 3% seulement dans l’enseignement technique et la formation professionnels. Un tel déséquilibre a pour conséquence de générer un grand nombre de titulaires de diplômes académiques au détriment de ceux justifiant de compétences techniques et professionnelles, toutes choses qui alimentent le chômage et le sous-emploi des jeunes. C’est donc pour corriger cette anomalie qui n’a que trop duré que le gouvernement béninois a élaboré la stratégie nationale pour promouvoir et développer l’Etfp. Cette stratégie sera désormais soutenue par une loi-cadre qui couvre non seulement l’éducation de base, la post-éducation de base et l’enseignement supérieur, mais aussi les formations techniques et professionnelles sous la tutelle d’autres départements ministériels, en dehors de ceux en charge de l’Education. Ce qui permettra au gouvernement de relever le défi en inversant la tendance actuelle de la pléthore des effectifs de l’enseignement secondaire général au profit d’une orientation pertinente des apprenants vers l’enseignement et la formation techniques et professionnels. Actualités 12 janv. 2022


Transformation économique du Bénin : Une croissance de 10,2 % projetée à l’horizon 2026
La poursuite de la trans-formation économique restera le leitmotiv durant les cinq prochaines années. Le nouveau Programme d’action du gouvernement mise sur l’accélération de la croissance économique à 10,2 % à l’horizon 2026. Une croissance économique à deux chiffres au Bénin ! Le rêve peut devenir réalité d’ici cinq ans. Sur la période 2021-2026, le taux de croissance moyen se chiffrerait à 8,3 %, passant de 7 % à 10,2 %. Telle est l’ambition affichée par le gouvernement, à travers son nouveau programme d’action, qui entend continuer à bâtir les ressorts d’une croissance économique endogène. Pour ce faire, le Pag II, sous la présidence de Patrice Talon, qui coûtera l’importante somme de 12 011 milliards F Cfa, aura pour point d’orgue la poursuite de la transformation structurelle de l’économie. Ce pilier concentre 63 % du montant du programme : l’éducation (8 %) et les secteurs de croissance économique (55 %). De façon spécifique, l’axe stratégique relatif à l’accélération de la croissance économique est articulé autour d’une dizaine de points. Il s’agit de : la construction des infrastructures modernes de transport et de logistique, l’autonomie énergétique, les infrastructures et services numériques, les performances du secteur agricole, la promotion du patrimoine culturel national, de l’art et de l’artisanat, le développement touristique, l’industrialisation, la création d’emplois durables pour les jeunes et les femmes. Plus de 1,3 million d’emplois directs et indirects seront générés par la mise en œuvre du nouveau Pag, selon les prévisions. Ce sera à travers 342 projets au total dont 189 projets en cours (Pag I) pour 7 658 milliards F Cfa, 153 nouveaux projets pour 4 353 milliards F Cfa. Si 3 431 milliards F Cfa sont déjà disponibles, il reste encore à mobiliser 8 580 milliards F Cfa. Et c’est en cela que la projection du gouvernement met une pression supplémentaire sur les régies financières qui devront mobiliser davantage les ressources publiques au plan interne et externe (dons et prêts), dans un contexte de conjoncture internationale, de la pandémie de Covid-19, des changements climatiques, d’insécurité publique (attaques djihadistes). Ces ressources publiques représentent 48 % de l’enveloppe globale du programme contre 52 % pour les ressources en partenariat public-privé. Toutefois, rassure le gouvernement, l’encours de la dette publique par rapport au produit intérieur brut (Pib) qui est estimé à 49,2 % du Pib en 2021 sera progressivement réduit pour atteindre 38,1 % en 2026. Dans cette optique, au-delà du maintien du rythme de création de la richesse, le renforcement du cadre macro-économique et de l’intégration régionale se poursuivra ainsi que l’assainissement de la gestion des finances publiques et l’amélioration du climat des affaires. Tout cela contribuera à accroître les opportunités économiques avec les pays voisins, améliorer la capacité de mobilisation des ressources fiscales, augmenter le taux d’investissement privé et le volume des Investissements directs étrangers, réduire l’informel. Actualités 12 janv. 2022


Gestion du foncier à Abomey-Calavi : de l’engouement autour du cadastre
Abomey-Calavi entre, petit à petit, dans l’ère du cadastre. A Ouèdo, acquéreurs et autochtones affluent depuis quelques jours pour se faire enregistrer dans la base de données. Il est à peine six heures du matin, mais la place publique d’Adjocomey, à Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi, grouille de monde. Les premiers à s’inscrire sur la liste de présence qui ne cesse de s’allonger l’ont fait peu après 5 heures du matin. Pour Raphaël Guidi, en tête de liste, le jeu en vaut la chandelle. « C’est le cadastre qui m’a amené à venir ici très tôt. C’est un secret de Polichinelle que la zone de Ouèdo et Hêvié à Abomey-Calavi est confrontée à l'insécurité foncière. Je suis venu m’enregistrer parce qu’avec cette opération, on pourra savoir à qui appartiennent vraiment les parcelles dans le futur », martèle-t-il, très enthousiasmé. A tour de rôle, les présumés propriétaires de parcelle avancent avec la convention de vente ou le titre foncier, les pièces d’identité, et le numéro de l’état des lieux fait entre 2014 et 2019. Au bout du processus, l’usager est pris en photo. « C’est pour sécuriser nos terrains. Ce n’est pas la même chose que le lotissement. Beaucoup se plaignent que les parcelles ne sont pas à jour. Ceci permettra de voir clair », confie Akim Inoussa, membre du comité Cadastre à Ouèdo centre. Les opérations ont démarré depuis mardi 4 janvier 2022 et devront prendre fin le 13 janvier 2022. Mais l’affluence est telle qu’une discrimination positive a été instaurée par les agents techniques au profit des personnes du troisième âge et de celles en situation de handicap. Sous la paillote, les commentaires vont bon train. D’aucuns plaident pour la prorogation. « Compte tenu de l’affluence, on verra s’il y a lieu de proroger pour aider tout le monde à se faire enregistrer. Comme vous le constatez, il y a trop de monde dans les deux secteurs à Ouèdo centre. Beaucoup sont venus de Cotonou, de Godomey et autres », déclare Akim Inoussa. En dépit de l’impatience dans les rangs, les acquéreurs de parcelle n’hésitent pas à jeter des lauriers à l’endroit du gouvernement. « Le chef de l’Etat a bien fait de penser à cette stratégie. Nous aurons le cœur tranquille», souffle Raphaël Guidi. De son côté, le conseiller local, Lucien Zannou n’en finit pas de rassurer ses administrés qui l’assomment de questions. « C’est pour sécuriser nos parcelles, les domaines, pour qu’il n’y ait pas de conflits demain. On espère déjà quand on voit comment ça se déroule », assure-t-il. De la séance d’information qui a eu lieu le 12 octobre 2021, en prélude aux opérations, les populations n’ont saisi a priori que l’aspect sécurité. Sécurité, mais aussi développement En réalité, le Bénin a opté, depuis 2016, pour la réalisation du cadastre national. Par décret N° 2016-726 du 25 novembre 2016, un comité technique de supervision de la réalisation du cadastre national a été mis en place. Au-delà de la sécurité foncière, le cadastre est sollicité pour moderniser le marché immobilier. Fabrice Kossou, chef du département des opérations foncières et techniques à l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), précise que c’est un outil d’aide à la décision. « Ce qui fait la priorité du gouvernement, c’est la sécurisation du foncier. Mais les autres avantages sont nombreux en ce qui concerne la disponibilité de l’information foncière, du fonds de carte cadastrale qui pourront servir de documents de base pour toute décision. C’est donc un outil d’aide à la décision. C’est également, un instrument aux mains des maires pour la planification urbaine, la gestion de l’Environnement, et beaucoup d’autres choses », renseigne-t-il. Dans cette dynamique, le Bénin est appuyé par les Pays-Bas, dans le cadre du Projet de modernisation de l’administration foncière. Bohicon et N’Dali ont déjà reçu des équipes pour les travaux de viabilisation, d’actualisation des données existantes et de collecte de nouvelles données. Cette deuxième vague concerne 10 communes dont Abomey-Calavi. Une fois les données collectées, elles seront traitées, numérisées. Quelques données sont déjà mises en ligne sur un certain nombre de communes. D’autres communes suivront selon l’évolution des opérations, pour que petit à petit tout le territoire soit couvert et sécurisé. Actualités 12 janv. 2022


Pag 2021-2026 : Trois chantiers majeurs pour la diplomatie
Au cours du quinquennat 2021-2026, le gouvernement du président Patrice Talon, poursuivra les chantiers visant à faire de la diplomatie un puissant outil de développement. Trois grandes réformes sont prévues à cet effet par le Programme d’action du gouvernement (Pag II). Après les fructueuses actions des cinq dernières années dans le secteur de la diplomatie, cap maintenant sur de nouvelles réformes à mettre en œuvre d’ici à 2026. L’Exécutif béninois entend continuer à faire du secteur un important levier du rayonnement du pays. La diplomatie comme outil de mobilisation de ressources et de développement. Tel demeure le leitmotiv du gouvernement du président Patrice Talon. Pour atteindre cet objectif, il prévoit, à travers son Programme d’action 2021-2026, de mettre en œuvre trois grandes réformes dans le secteur. Il s’agit, en effet, de la dynamisation des pôles régionaux de la nouvelle carte diplomatique, de l'établissement d’une zone de libre-échange avec le Nigeria et les autres pays de la sous-région, et de la mise en place des conseillers au partenariat et à la coopération décentralisée. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, explique le bien-fondé de chacune de ces trois chantiers. Avec la nouvelle carte diplomatique « aujourd’hui, nous sommes à 14 pôles (Ndlr : ambassades). Alors on les appelle des pôles régionaux parce que lorsque le président de la République vous envoie à Paris et que vous êtes aussi en charge de l’Estonie ou que vous devez aussi agir au Danemark, vous êtes forcément dans la posture d’outil régional », note-t-il. Le deuxième chantier du Pag II, qui est la mise en place d’une zone de libre-échange avec le Nigeria, résulte de la volonté de l’Etat béninois d’assainir le cadre commercial avec son voisin de l’Est et géant de l’Afrique de l’Ouest. « Nous savons très bien que nous avons subi à un moment donné cette fermeture qui s’est faite en violation des textes de la Cedeao. Mais il faut être réaliste. Nous avons décidé de composer. Nous n’arrivons même pas à vendre certains de nos produits au Nigeria alors que les textes de la Cedeao rendent possible normalement la circulation, la vente de tout ce qui est produit dans l’espace Cedeao. C’est pour cela que le président a décidé que nous mettions en place cette zone où nous allons avoir quelques accords particuliers, où nous allons nous mettre d’accord sur des détails parce que nous nous sommes rendu compte, lorsque nous échangeons avec nos amis du Nigeria, que lorsque certains détails ne sont pas réglés avec eux, on n’arrive pas à avancer », a déclaré le chef de la diplomatie béninoise. Par rapport à la mise en place des conseillers au partenariat et à la coopération décentralisée, Aurélien Agbénonci explique l’importance de cette initiative par le fait que la coopération décentralisée « est une source aussi de mobilisation (Ndlr : de ressources) et auprès des préfets et des maires, il faut qu’il y ait des agents qui ont certaines aptitudes pour les accompagner ». Au total, quatre projets découleront des trois chantiers projetés. Il y a le programme spécial de construction, de rénovation et d'acquisition des chancelleries et résidences des ambassadeurs du Bénin ; la construction et l’équipement de la résidence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ; la réhabilitation des infrastructures du ministère ; et la modernisation de l'administration diplomatique. L’ensemble est estimé à un montant global de 19 milliards F Cfa. Actualités 12 janv. 2022


Can 2021 : La Sierra-Leone décroche son premier laurier
Auteurs d’une prestation de rêve contre les Fennecs de l’Algérie, les Leone Stars ont décroché leur premier laurier de cette Can 2021 grâce à leur dernier rempart Mohamed Kamara. Au terme de la partie, le portier sierra-léonais  a été élu l'homme du match ( man of match). Solide dans ses buts, le gardien de la Sierra Leone a réussi à défier la machine offensive algérienne. Avec  efficacité, il a pallié les velléités algériennes aux  24e, 48e, 52e, 60e, 68e, 81e, 90e +1 et 90e +4 minutes. Avec anticipation, il a sorti la grande classe avec 7 arrêts (14e, 26e, 42e, 45e +1, 45e +2 et 68e). Ayant fait trembler les Fennecs, les Leone Stars viennent de marquer leur premier point dans cette compétition, prenant une sérieuse option pour les huitièmes de finale avant leur deuxième sortie contre la Côte d’Ivoire le dimanche 16 janvier à Douala.   Sports 11 janv. 2022


Faux frais d’inscription au Cep 2022 : 33,8 millions FCfa déjà récupérés dans l’Atlantique (16 directeurs/directrices sanctionnés)
Le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) a déjà récupéré auprès des écoles tant publiques que privées du département de l’Atlantique plus de 33,8 millions FCfa de faux frais abusivement ajoutés au montant de constitution des dossiers de candidature au Certificat d’études primaires (Cep) session de 2022. Les onze autres départements ont jusqu’au 20 janvier prochain pour s’exécuter et faire le point de restitution desdits fonds aux parents d’élèves spoliés. Le communiqué du ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, en date du 24 novembre 2021, mettant en garde les directeurs et directrices d’écoles primaires tant du public que du privé, qui spolient les parents d’élèves, en fixant de façon fantaisiste, les frais de constitution des dossiers de candidature au Certificat d’études primaires (Cep) session de 2022 a payé. Un montant de 33 836 500 FCfa a été déjà récupéré sur un total de 39 605 500 FCfa, dans l’Atlantique où un point provisoire a été fait à l’autorité ministérielle. Ce point partiel renseigne qu’au total, 46 875 dossiers ont été réceptionnés dans ce département dont 22 603 filles et 24 272 garçons contre 49 167 en 2021, soit une diminution de 2 292 pour un taux en baisse de 04,66 %. Les frais fantaisistes dénoncés varient d’une école à une autre allant de 3 000 à 5 500 F Cfa, voire 6 500 F Cfa. Dans une école par exemple, le directeur s’est permis de prendre chez des parents d’élèves 2500 F Cfa au titre de droits d’inscription et 1 000 FCfa pour les frais d’établissement de la carte d’identité scolaire au lieu de respectivement 500 et 800 F Cfa retenus plus les frais d’examen blanc à 2 500 FCfa alors qu’ils sont facultatifs parce que la participation à cette évaluation n’est pas obligatoire pour le candidat et son coût ne devrait dès lors pas être greffé au montant de constitution de dossiers. Ainsi, le candidat au Cep n’a qu’à payer officiellement au plus 1 500 FCfa si les frais de relevé de notes fixés à 200 F Cfa s’ajoutent à ceux d’inscription et d’établissement de carte scolaire. Sur l’opération, 16 directeurs et directrices d’école ont été épinglés dans l’Atlantique. Il s’agit de sept à Abomey-Calavi, six à Allada, un à Ouidah et deux à Zè. Parmi les mis en cause, le point renseigne que quatre sont déjà traduits devant le conseil de discipline avec pour sanction un avertissement écrit. Le conseil de discipline des douze autres restants est en instance. Suivant la note de service n°2349 /Memp/Dc/ Sgm/Sp du 09 décembre 2021 portant modalités d’organisation des examens blancs du Cep, tous les Conseillers de régions pédagogiques (Crp) ont été instruits de restituer les frais d’examens blancs déposés dans les comptes des circonscriptions scolaires aux directeurs d’école qui à leur tour les reverseront aux parents d’élèves concernés contre décharge. La restitution des 33 836 500 F Cfa a déjà commencé dans l’Atlantique en attendant la récupération des 5 769 000 F Cfa restants. Les regards sont tournés vers les autres écoles tant publiques que privées des onze autres départements pour le même exercice. En tout cas, il leur est rappelé qu’elles ont jusqu’au 20 janvier prochain pour se mettre au pas et permettre aux parents d’élèves concernés d’entrer en possession de leurs fonds. Société 11 janv. 2022


Echanges de vœux à la CCI Bénin : bilan et perspectives déclinés entre acteurs du secteur privé
Faire le bilan de 2021 et projeter des actions à mener en 2022 afin de redynamiser et impulser le développement du secteur privé. Autour de cet objectif, se sont mobilisés, vendredi 7 janvier dernier, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin) à Cotonou, différents maillons du secteur privé. Les acteurs du secteur privé béninois se sont réunis à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin) pour des échanges de vœux, faire un bilan et prendre leurs marques pour un nouveau dynamisme au cours de 2022. A l’occasion, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin), Arnauld Akakpo, a souhaité une heureuse et fructueuse année à ses pairs. Les chefs d’entreprises, commerçants, prestataires de services ou élus consulaires, ainsi que les présidents d’organismes professionnels et d’employeurs, qui ont pris part à cette rencontre ont salué cette initiative, que le président de l’institution entend pérenniser. A l’en croire, c’est une base pour consolider l’unité des acteurs du secteur, se projeter dans l’avenir et jouer pleinement sa partition pour le développement du pays. A juste titre, le président de la Chambre d’Agriculture du Bénin (Cab), Imali Hermann Djetta, va rappeler la part qui revient au secteur privé dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag), 2e génération. Il s’agit d’atteindre une croissance à deux chiffres au bout de cinq ans, soit 10,2 %, en injectant douze mille milliards de F Cfa. Le secteur privé est attendu pour contribuer à hauteur de 52 % à l’atteinte de ce résultat. « De ses 25 ans de vie professionnelle au Bénin, c’est la toute première fois que le président du Cipb note une telle initiative de présentation de vœux, qu’il souhaite voir se poursuivre. Il formule ses vœux d’une fructueuse et féconde année à tout le secteur privé. L'année 2022 sous le signe de l’espoir, de l’optimisme, de la coopération, du partage et de la résilience », tel est le vœu de Benoît Dandjinou, représentant du président du Conseil des Investisseurs privés au Bénin (Cipb). « A travers ce que je considère comme un symbole de l’unité, il faudra que chacun en ce qui le concerne, dans son domaine d’intervention puisse exceller au mieux aux côtés du gouvernement et surtout dans l’accompagnement de son Pag, de manière à ce que les nôtres ne soient pas en reste », a insisté le président de la Confédération nationale des Employeurs du Bénin (Coneb), Albin Feliho. Selon le président du Conseil national du Patronat du Bénin (Cnp-Bénin), Eustache Kotingan, il était important de choisir cette forme de retrouvailles des présidents des organismes professionnels et d’employeurs du Bénin afin de rompre avec la tradition et de porter le message d’unité du monde économique. A travers lui, le Cnp-Bénin promet de continuer de jouer son rôle de créateur de richesse et reste persuadé que 2022 marquera l’amélioration des relations nécessaires entre autorités gouvernementales et organisations consulaires et patronales, mais aussi une implication plus significative des entreprises nationales dans le Pag 2. La cérémonie s'est achevée dans une ambiance de convivialité autour d'une collation. Société 11 janv. 2022


La touche des adeptes du culte Attigali à Parakou
Les religions endogènes étaient à l’honneur hier, lundi 10 janvier, au Bénin. A Parakou, leur célébration n’est pas passée inaperçue. Grande était la mobilisation des adeptes et dignitaires du culte Attigali de la ville. Les adeptes et dignitaires des religions endogènes de la ville de Parakou ne sont pas restés en marge de leur fête nationale célébrée chaque 10 janvier. Cette année, c’est à Ganou chez Anasthase Aïko alias Awagué, que les Attigali se sont donné rendez-vous. Ils y sont restés toute la journée. La commémoration de cette année, les adeptes et dignitaires du culte Attigali à Parakou l’ont placée sous le signe de la paix et de la patience. Ceci du fait des situations de violences notamment les attaques répétées des djihadistes enregistrées dans certaines localités du septentrion, a indiqué un dignitaire du culte, Romain Batcho. « Outre les inquiétudes des populations de ces zones, on déplore des pertes en vie humaine, aussi bien dans les rangs des civils que de nos militaires », déplore-t-il. « Par rapport au signe du fâ consulté, nous avons prié nos dieux et les mânes de nos ancêtres afin que notre pays soit épargné de cette situation », rassure-t-il. «Dans la perspective de la célébration de la fête du 10 janvier, nous avons l’habitude de nous retrouver à la fin de chaque année. C’est pour voir, en fonction de ce que nous avons cotisé dans notre caisse, ce que nous pouvons immoler à l’occasion de la commémoration», explique-t-il. Cette année, ce qu’ils ont mobilisé leur a permis de prendre un taureau. Des louanges, prières, chants et danses rituels ont également marqué les festivités. Des prières ont été dites et les différentes divinités liées au culte Attigali implorées, pour conjurer les mauvais sorts. C’est depuis plusieurs jours que les préparatifs de l’évènement ont commencé. La célébration a démarré avec la veillée organisée, dimanche 9 janvier dernier. Par ailleurs, les adeptes des autres divinités telles que Kao, Sakpata, Zangbéto ne sont également pas restés en marge de la célébration. Pendant que certains étaient sur le terrain de l’Ocbn, d’autres n’ont pas voulu quitter leurs couvents, afin de prier pour le pays et ses dirigeants. Chez Ogou Sourou, une prêtresse du dieu du fer Worou, à Sirarou, dans la commune de N’Dali, non loin de Parakou, ce sont plus d’une centaine de poulets et une dizaine de cabris qui ont été sacrifiés en guise d’offrandes à l’occasion du rituel dénommé « Go Sakarou ». En présence des fidèles venus des quatre coins du septentrion, elle a invoqué les mânes des ancêtres à travers cette divinité. Actualités 11 janv. 2022


Zone industrielle de Glo Djigbé : recrutement de 1000 personnes pour le textile
1000 POSTES À POURVOIR DANS LE TEXTILE AU SEIN DE GDIZ !
La Zone industrielle de GloDjigbé se veut être un vecteur principal du développement économique et social du Bénin. Cela passe également par l'employabilité et ça commence dès aujourd'hui : en collaboration avec l'APIEx BENIN et l'ANPE BENIN, 1000 emplois sont à pourvoir dans les unités industrielles textiles de la Gdiz !
Retrouvez ci-joint toutes les informations relatives à ces postes.
Vous avez entre 18 et 30 ans et savez lire et écrire le français ?
Inscrivez vous avant le 30 janvier 2022 via www.azoli.bj ou directement auprès des antennes départementale de l'ANPE dont vous retrouverez la liste ci-jointe.
Zone Industrielle de Glo Djigbé
Actualités 11 janv. 2022


Les manifestations limitées aux couvents à Lokossa
Dignitaires et adeptes du culte vodoun ont été contraints hier, lundi 10 janvier, à Lokossa, de célébrer leur fête dans les couvents. Prières pour la Communauté nationale du culte Vodoun du Bénin (Cncvb) en particulier et pour le Bénin et ses dirigeants en général, immolation de bêtes aux divinités. Tels sont les temps forts de la fête du 10 janvier, à Lokossa, sous l’égide de Hounnongan Sègnon Tochêmahoué, président communal de la Cncvb-racine. Le dignitaire et ses alliés ont célébré le 10 janvier à Kindji où ils ont établi leur couvent. Egalement, les autres adeptes et dignitaires d'autres religions endogènes de la commune ont aussi fait la fête en leur sein. Ainsi en ont décidé les autorités départementales et communales notamment le maire de Lokossa, Amavi Gervais Hounkpè Houénou. Un tour dans la ville convainc de ce que les prêtres hounnon et leurs adeptes vodounsi n’ont pas transgressé les interdictions. La grande place de l’Indépendance ainsi que les autres places publiques n’ont pas abrité, hier, des manifestations devant drainer des foules d’adeptes et de curieux. Appréciant le contexte de la présente célébration, Hounnongan Sègnon Tochêmahoué estime que force doit rester à l’ordre imposé par le pouvoir public. Covid-19 La décision de restreindre les manifestations au niveau des couvents vise à limiter les risques de propagation de la Covid-19 dans la commune et au niveau du département du Mono qui traine les pas en matière de vaccination contre la pandémie. « En raison de la recrudescence des cas graves de la Covid-19 entrainant de nombreux décès et de la faible couverture vaccinale dans le pays, et notamment dans le département du Mono qui occupe le dernier rang, les manifestations devront se dérouler dans les couvents, dans le strict respect des mesures barrières prises par le gouvernement », justifie le maire dans le communiqué numéro 96/001/Cl/Sg/Cipcd/Sac en date du vendredi 7 janvier 2021. Après avoir rappelé, en cinq points, les mesures sanitaires qui doivent accompagner l’organisation des manifestations dans les espaces autorisés, le maire prévient que « les unités de la Police républicaine sont instruites pour veiller à la stricte observance de ces mesures ». Actualités 11 janv. 2022


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