La Nation Bénin...



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Nouvelles

Message sur l’état de la nation : l’engagement contre le péril djihadiste
Les velléités djihadistes aux frontières béninoises ne dureront plus longtemps. Déterminé à y mettre fin, le gouvernement renforcera les capacités des forces armées. Le chef de l’Etat l’a annoncé dans son discours sur l’état de la nation devant les députés. Ils ne connaissent que le langage de la violence gratuite. A deux reprises, début décembre, ces djihadistes ont fait des incursions sur le territoire béninois, dans la zone frontalière avec le Burkina Faso. Heureusement, le dispositif militaire en place depuis deux ans ne leur a point laissé le temps d'évoluer à suffisance dans leur sale besogne. Ils s'en étaient sortis avec des morts, des blessés et quelques personnes interpelées. Ces ennemis de la paix ont davantage de soucis à se faire puisque le gouvernement, conscient de la mission des forces armées, s’engage à améliorer leurs conditions d’exercice au front. « Le gouvernement prend déjà des mesures fortes et poursuivra les investissements nécessaires pour que notre dispositif soit renforcé en moyens tant humains, logistiques que technologiques, afin que ce genre d’incursion sur notre territoire ne puisse continuer », a informé le président Patrice Talon ce mercredi dans son discours sur l’état de la Nation. En dehors de l’équipement des forces de défense, l’accent sera davantage mis sur la coopération avec les pays voisins pour mieux éradiquer ce fléau qui crée la psychose au sein des populations. Le chef de l’Etat le promet avec vigueur. « La coopération avec les pays limitrophes sera accrue pour mutualiser les moyens de prévention et de lutte», a-t-il martelé. Bravo aux soldats ! De la Libye au Burkina Faso en passant par la Côte d’Ivoire, le Mali et autres, les djihadistes ont suffisamment prouvé leur volonté de semer l’émoi dans les cœurs. Seize morts à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, des dizaines de tués au Mali et au Burkina Faso devenus leurs bastions, ils parviennent à atteindre leurs fins. Même les décisions de la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest tenue en juillet 2018 n’y ont pu grand-chose. Du moins pour le moment. Mais les soldats béninois ont toujours su faire preuve de bravoure en faisant replier les envahisseurs à chaque tentative. Au prix de la vie de certains des leurs, les militaires sont souvent parvenus à bout des djihadistes. Patrice Talon leur a rendu hommage lors de son intervention et exhorte à faire de ces assauts de l’ennemi une source d’union et d’unité. « Ces faits, au-delà de troubler notre quiétude, nous rappellent davantage notre obligation collective de préserver l’intégrité du territoire, l’unité nationale, la concorde et l’harmonie qui nous caractérisent, malgré les désaccords sporadiques inhérents à la vie en communauté », a lancé le chef suprême des armées. C’est en suivant cette directive que les populations pourront garder la sérénité malgré le contexte apparemment inquiétant. Actualités 30 déc. 2021


Message sur l’état de la nation : efforts et perspectives contre la Covid-19 déclinés
Les défis concernant la crise sanitaire mondiale ont été largement évoqués, hier mercredi 29 décembre, par Patrice Talon, président de la République, à l’occasion de son message sur l’état de la nation. L’engagement reste le maître mot du gouvernement en vue de bouter hors du Bénin ce virus. Son discours était très attendu de tout le peuple. Chose faite, ce mercredi 29 décembre, devant les députés. Pour ce tout premier exercice de son second mandat, Patrice Talon a mis un point d’honneur sur la crise sanitaire mondiale au nombre des défis du moment. La dynamique et les perspectives concernant la lutte contre la Covid-19, pandémie dont dépendent depuis deux ans les agendas mondiaux de développement, ont été largement détaillées. « La Covid-19 ne cesse d’éprouver le monde et de compromettre gravement l’économie. Aucun pays n’est épargné y compris le nôtre. Fort heureusement, la situation n’est pas désespérée », rassure le chef de l’Etat. Si la communauté internationale scientifique se mobilise pour gagner la bataille contre le virus, le chef de l’Etat est davantage persuadé que la voie appropriée pour garder le cap demeure la vaccination. «Les différents vaccins apportent des réponses pertinentes et palpables. Aujourd’hui, la quasi-totalité des cas graves et des décès concernent les personnes non vaccinées », relève-t-il. La manière dont les populations béninoises appréhendent la solution vaccinale ne facilite pas les choses. « Malheureusement, beaucoup de réticences injustifiées s’observent encore ici et là, et le Bénin n’échappe pas à ce paradoxe », se désole Patrice Talon. Toutefois, l’adhésion massive des populations à la solution vaccinale n’est pas impossible. « Cela constitue, pour les gouvernants que nous sommes, une préoccupation majeure et un défi que nous devons relever à tout prix », s’engage-t-il. Relativement à ce défi, Patrice Talon sait que le salut pourrait venir des dirigeants si ceux-ci jouent réellement leur rôle. « Là-dessus, notre devoir en tant que dirigeants, c’est de rassurer nos concitoyens, c’est de ne pas les laisser à la merci des courants complotistes qui prospèrent sur l’ignorance et la peur des populations. Notre devoir, dans ces conditions, c’est de leur dire que les vaccins restent les seules solutions objectives pour venir à bout de la pandémie», exhorte-t-il. C’est au prix de ces efforts que le Bénin pourra revendiquer d’être un exemple sur le terrain de la riposte à la maladie à coronavirus. Autrement, les conséquences pourraient être désatreuses. « Notre pays doit relever sensiblement son taux de vaccination comme de nombreux autres pays le font déjà. C’est la seule manière de revenir à une vie normale et, les pays qui ne le font pas, risquent de devenir des foyers de complications diverses, surtout avec la multiplication des variants les uns plus virulents que les autres. C’est une perspective qui pourrait conduire à la stigmatisation des pays qui se retrouveraient dans une telle situation ». Solutions à portée Les armes pour combattre la pandémie sont à portée : « C’est pour l’éviter que nous avons mis l’accent sur la sensibilisation et la vaccination de masse. Grâce à cette stratégie, les chiffres commencent à s’améliorer et nous devons renforcer cette dynamique qui s’observe maintenant. Nous devons le faire pour contribuer au nouvel équilibre du monde, car, en l’état, nous observons combien il se dégrade ». Dans le souci de protéger les populations contre la Covid-19, le gouvernement du Bénin a développé, dès les premières heures, une politique efficace dont celle relative à son adhésion aux mécanismes de soutien au déploiement de la vaccination tel que le mécanisme Covax. En plus de la sensibilisation et de l’élargissement du vaccin aux services publics, le gouvernement a lancé en novembre dernier, une campagne accélérée de vaccination d’une durée de deux mois. L’objectif est de rapprocher le plus possible le vaccin des populations et d’assurer l'équité de l'offre vaccinale à tous les Béninois en âge de se faire vacciner. Plus de mille équipes ont été mobilisées à cet effet. À la date du 07 novembre 2021, trois cent quarante-sept mille deux cent soixante-dix personnes ont bénéficié d'une première dose de vaccin et deux cent soixante-cinq mille cinq cent une complètement vaccinées. Soit un total de « 3,64 % de la population ayant fait le choix éclairé de se protéger contre le virus face à une prévision de plus de 40 % de la population vaccinée à fin décembre 2021 », renseigne le site du gouvernement. Le Bénin est bien déterminé à enrayer la Covid-19. Toutefois, la seule volonté politique ne pourrait suffire si les populations ne prennent pas la mesure de l’enjeu. Sur la question, le message du chef de l'Etat est suffisamment clair pour ramener les plus indécis à la raison. Actualités 30 déc. 2021


Discours du président de la République sur l’état de la nation : les possibles solutions pour contrer la vie chère
Dans son message sur l’état de la nation, le président de la République n’a pas occulté la question de la cherté de la vie. Comme si elle est devenue indissociable de la vie quotidienne, cette situation préoccupe le président Patrice Talon qui, en plus d’en exposer les raisons, propose des mesures pour y faire face. « La cherté actuelle de la vie est principalement due aux effets induits de la pandémie de Covid-19 », fait observer le président de la République dans son message sur l’état de la nation. Le mercredi, face aux Parlementaires pour son traditionnel exercice de discours sur la situation globale du pays, le chef de l’Etat a soutenu, sans ambages, que « les prix des produits manufacturés flambent autant que ceux des produits d’exportation ou des matières premières, sans oublier ceux des moyens de transport ». Situation durement ressentie par chacun « dans son panier, alors même que les droits de douanes, les taxes et les impôts n’ont connu aucune augmentation dans notre pays », s’étonne-t-il. Alors que les performances de l’agriculture sont remarquables en matière de production vivrière notamment. Finalement, analyse Patrice Talon, ceci est le signe que le monde est entré dans un cycle de cherté rarement observé. « Nous sommes victimes d’une situation globale », souligne-t-il. Pour y faire face, « c’est la lutte victorieuse contre la pandémie de la Covid-19 qui aidera principalement à inverser cette tendance à la cherté de la vie », préconise-t-il. Fort heureusement, le Bénin et ses dirigeants sont « édifiés désormais pour savoir que, même face à l’adversité la plus redoutable, le pays doit continuer à écrire les belles pages de son histoire ». Ainsi, propose-t-il, l’effort permanent, la détermination résolue, la volonté de bien faire, la maîtrise du cap fixé et l’obsession d’y arriver, comme conditions de la réussite. Celles-ci nous aideront, pense Patrice Talon, à relever le défi du développement socioéconomique qui implique l’amélioration durable des conditions de vie. « A cet effet, tous les chantiers engagés pour structurer la modernisation de notre pays seront poursuivis et de nouveaux seront lancés», annonce-t-il. Cela se traduit à travers le Programme d’action du gouvernement 2021-2026 qui porte non seulement des ambitions, mais traduit, par-dessus tout, la détermination à bâtir le mieux-être. « Nous ferons donc en sorte que la dynamique observée, ces dernières années, se poursuive et s’amplifie afin que notre pays aille davantage mieux et que, comme nous l’avons dit, venant de loin, nous allions le plus loin possible sur la route du développement », conclura le président. Des raisons de s’inquiéter L’appel à la mobilisation du chef de l’Etat peut davantage se justifier au regard des prévisions actuelles. Le taux d’inflation restera relativement élevé dans les prochains mois dans la zone Uemoa, mais il devrait connaître une décélération progressive pour atteindre 2 % à fin 2022, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Dans le scénario central, le taux d’inflation, comparé à la même période de l’année passée, est projeté à 3,7 % au quatrième trimestre 2021, après une réalisation de 3,8 % au troisième trimestre, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Au total, le taux d’inflation s’établirait à 3,2 % en 2021, contre 2,1 % en 2020. La hausse des prix est imputable essentiellement au renchérissement des produits alimentaires, du fait de la baisse de la production céréalière dans certains pays, des difficultés d'approvisionnement induites par les crises sanitaire et sécuritaire dans d'autres pays, ainsi qu’à la hausse de l’inflation importée. Pour les prochains mois, la tendance haussière devrait être maintenue. En effet, les tensions observées sur les cours de certains produits alimentaires importés notamment le blé, le sucre et les huiles pourraient être répercutées sur les prix domestiques, d’après le dernier Rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa. De 3,7 % au premier trimestre 2022, le taux d’inflation chuterait progressivement pour atteindre 2,7 % au deuxième trimestre et atteindre 2 % dans un an, suivant le scénario central. Globalement, le taux d’inflation s’afficherait autour de 2,6 % en 2022 contre 3,2 % en 2021. Pour rappel, le taux d’inflation dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est ressorti à 4,3 % à fin septembre 2021, contre 3,5 % le mois précédent, selon le Bulletin mensuel des statistiques de septembre 2021 de la Bceao. Sur la période, le plus fort taux est enregistré au Togo avec 5,7 % et le plus faible taux au Bénin et au Sénégal avec 3 %. C’est dire que tous les pays ont franchi le seuil critique de 3,0 % fixé dans le cadre de la surveillance multilatérale. Des risques haussiers étaient projetés par la Bceao en ce qui concerne la remontée des prix des produits alimentaires, en lien avec des tensions sur l’offre, des incidences du changement climatique sur la production céréalière locale et la persistance de la perturbation des circuits de distribution de certains produits. Actualités 30 déc. 2021


Discours du président de la République sur l’état de la nation : l’espérance d’un mieux-être pour tous
Au-delà du panorama du vécu des citoyens au cours des douze derniers mois, le discours du président sur l’état de la nation annonce le ton de la gouvernance au cours de son second mandat. Porteurs d’espoir pour le mieux-être pour tous, les chantiers s’inscrivent dans la dynamique de transformation de l’économie enclenchée il y a cinq ans. « Tous les chantiers engagés pour structurer la modernisation de notre pays seront poursuivis et de nouveaux seront lancés ». Ainsi, le ton de la gouvernance pour les cinq prochaines années est donné par le président Patrice Talon, à l’occasion de son premier discours sur l’état de la nation pour le compte de son second mandat. Face aux députés à l’Hémicycle, ce mercredi 29 décembre à Porto-Novo, il réaffirme sa «détermination à bâtir le mieux-être pour tous ». « Nous ferons donc en sorte que la dynamique observée ces dernières années se poursuive et s’amplifie afin que notre pays aille davantage mieux et que, comme nous l’avons dit, venant de loin, nous allions le plus loin possible sur la route du développement », promet le chef de l’Etat. « C’est notre challenge le plus passionnant », assure-t-il. Pour lui, le défi du développement socioéconomique est « à notre portée ». Et, pour le relever, le président appelle à l’union et invite toutes les forces vives de la nation à garder le cap enclenché il y a cinq ans. Car, « Seuls l’effort permanent, la détermination résolue, la volonté de bien faire, la maîtrise du cap fixé et l’obsession d’y arriver, sont les conditions de la réussite », indique Patrice Talon. L’accent sera mis sur « l’amélioration durable des conditions de vie », précise-t-il. Pour ce faire, la transformation structurelle de l’économie béninoise devrait poursuivre sa dynamique à moyen terme, avec comme point d’orgue le relèvement des chaînes de valeur ajoutée. Avec les mesures de renforcement annoncées, l’activité économique devrait retrouver sa vigueur d’avant la pandémie de Covid-19 avec un taux de croissance de 7,0 % en 2022 dans un contexte non-inflationniste et 7,5 % à l’horizon 2024, contre 3,8 % en 2020, d’après le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2022-2024 du ministère de l’Economie et des Finances. Grands chantiers Le secteur agricole devrait bénéficier de la même attention qu’au cours du premier mandat du président Talon. Il importe de promouvoir l’aménagement hydroagricole et la mécanisation agricole, d’investir dans les infrastructures marchandes et de développer les services logistiques. Les secteurs de l’industrie et du commerce sont aussi à privilégier dans la nouvelle politique économique. Il convient d’assainir davantage l’environnement des activités industrielles et commerciales et de réhabiliter les industries existantes, en vue d’un secteur privé productif de biens et services de qualité et compétitifs. La mise en place des mécanismes de financement adaptés aux besoins permettra de booster les activités des petites et moyennes entreprises et industries (Pme/Pmi), en plus de l’accompagnement à la formalisation des unités de production informelles qui foisonnent dans le pays. Par ailleurs, les grands chantiers ouverts dans le but de combler le déficit infrastructurel du Bénin devront être poursuivis, notamment les infrastructures de transport, d’énergie et d’assainissement. Déjà, il est annoncé dans le budget de l’Etat 2022, l’aménagement et la construction du réseau routier sur un linéaire de 2011,44 km, la reconstruction des quais Nord et la réhabilitation de la traversée au port de Cotonou, la modernisation et le renforcement de la sûreté et de la sécurité de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun. De même, quinze nouveaux marchés régionaux et secondaires seront construits dans les communes du Grand-Nokoué en complément à la première phase du projet de construction et de modernisation de 35 marchés urbains et régionaux en cours. Le projet de construction d’une nouvelle centrale thermique de 120 Mw à Maria-Gléta est également en voie de concrétisation, tout comme l’amélioration du réseau de distribution de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et l’électrification par système solaire photovoltaïque de 750 infrastructures sociocommunautaires. Ainsi, la transformation structurelle de l’économie béninoise devrait poursuivre sa dynamique à moyen terme. Actualités 30 déc. 2021


Message du Président Talon sur l’état de la nation : les temps forts de la cérémonie au Parlement
Revue de troupe, salut du drapeau national suivi de l’hymne national et message à l’hémicycle ont été les grands moments, hier mercredi, à l’Assemblée nationale, de la cérémonie de délivrance du message annuel sur l’état de la nation par le président de la République, Patrice Talon. Tout s’est passé en moins d’une heure de temps. Il sonnait 9 h 43min quand le cortège du chef de l’Etat, Patrice Talon, s’est immobilisé dans la Rue des manguiers attenant au portail d’entrée du président de l’Assemblée nationale. A la descente de son véhicule, il a été accueilli sur tapis rouge, par le préfet du département de l’Ouémé, Marie Akpotrossou et le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty. Patrice Talon leur a présenté ses civilités. Il va ensuite poursuivre sa marche à pas déterminés, comme on le lui reconnait, en faisant la revue de troupe suivie de l’exécution de l’hymne national. Le président de la République se dirige vers le portail de l’Assemblée nationale où l’attendait déjà le président du Parlement, Louis Vlavonou. Après les échanges de civilités, Louis Vlavonou présente au président de la République les six autres membres de son bureau et quelques membres de ses cabinets civil et militaire. Il conduit ensuite le chef de l’Etat dans son bureau pour un tête-à-tête de quelques minutes. A 10 h 00, le président Talon et Louis Vlavonou font leur entrée à l’hémicycle. Ils rejoignent les députés pour la cérémonie de délivrance du message du président de la République sur l’état de la nation. Patrice Talon sera introduit par le président de l’Assemblée nationale. D’entrée de jeu, ce dernier a instruit la première secrétaire de l’Assemblée nationale, Sofiath Schanou de donner lecture des dispositions de l’article 72 de la Constitution. Lequel article prescrit que : «Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la Nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ». Après ce rappel des textes, Louis Vlavonou fait savoir que c’est avec une légitime fierté que la huitième législature accueille à l’hémicycle, le temple de la démocratie, le président de la République, dans le cadre de la délivrance de son message sur l’état de la nation. Il a félicité Patrice Talon pour sa détermination à honorer cette obligation constitutionnelle. Il est donc un habitué de l’exercice pour sa sixième fois depuis son arrivée au pouvoir en avril 2016 et la première fois au titre de son second quinquennat qui a commencé le 23 mai dernier. Le président de l’Assemblée nationale, après sa brève introduction, va inviter le président de la République au pupitre pour délivrer son message face aux députés. Attaques terroristes, Covid-19 et Pag 2 Le président de la République a été bref. Il a fait plus court que ses précédents exercices. Le chef de l’Etat est allé à l’essentiel dans un discours d’optimisme et d’espoir. Le message n’a duré que 18 min. Patrice Talon a rassuré davantage le peuple que le Bénin se porte de mieux en mieux. Il a évoqué certains défis de l’heure qui sont surtout d’ordre sécuritaire avec l’incursion des terroristes sur le territoire béninois du côté de la partie Nord-ouest et sanitaire avec la pandémie de la Covid 19. Le chef de l’Etat est revenu de long en large sur les deux maux avant de rassurer la population sur les mesures et efforts de son gouvernement pour les vaincre. Patrice Talon n’a pas passé sous silence le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Selon lui, les progrès du premier quinquennat 2016-2021 constituent le début d’une épopée. « Durant le quinquennat qui commence, le gouvernement fera tous ses efforts pour amplifier nos progrès et nous faire observer que ce qui a été fait les cinq dernières années n'est que le début de l’épopée », promet Patrice Talon. « Nos réalisations pendant le quinquennat qui commence seront observées peut-être deux fois, trois fois plus que ce qui a été fait précédemment », a indiqué le président de la République. Patrice Talon a invité les uns et les autres à observer ce qui va se passer d’ici à 2026 en termes d’actions de développement. Il s’engage à poursuivre son mandat avec détermination en faisant en sorte que l’élan de ce qui a commencé ne s’essouffle. Il promet d’aller le plus loin possible pour que les problèmes dans tous les secteurs de la vie notamment en matière d’eau potable, d’énergie électrique, de santé, de l’éducation et d’infrastructures routières ne fassent plus jamais partie des revendications des populations béninoises. « Le Bénin est désormais béni. Nous serons à la hauteur des attentes qui ont été si longtemps insatisfaites », poursuit le chef de l’Etat. « Le pays est dans nos mains. Nos destins sont dans nos mains. Nous venons de loin et nous irons le plus loin possible », promet avec détermination le président de la République. Le message n’a été suivi d’aucun débat des députés comme le prévoit la Constitution. La séance s'est terminée à 10 h 30 avec les salutations d’usage et le retrait du président de la République. Actualités 30 déc. 2021


Grand tournoi de jeu d’échecs : Josias Attadé et Brunel Padonou vainqueurs
Organisé par As Chess Academy en partenariat avec Ayeladé Chess club puis Capital Jeunesse loisirs et sports, le Grand tournoi de jeu d’échecs a connu son épilogue, jeudi 23 décembre dernier à Porto-Novo. A l’issue de la compétition, Brunel Padonou et Josias Attadé ont remporté respectivement le tournoi U16 et l’Open de ce challenge. En effet, Brunel Padonou a damé le pion à Josué Ntsaou et Mael Padonou, classés respectivement 2e et 3e pour remporter le premier prix du tournoi U16. Vainqueur de l’Open, Josias Attadé a confirmé tout le bien qu’on pense de lui en dominant Louis Nino Kansoun (2e) et Thierry Tossa (3e). Les trois premiers de chaque catégorie ont reçu chacun une médaille et une enveloppe financière en fonction de leurs positions sur le podium. Le laurier au niveau des dames est revenu à Sara Pissama. Elle est repartie avec un échiquier complet flambant neuf pour avoir été la meilleure athlète dame du tournoi, toutes catégories confondues. Faut-il le rappeler, pour le compte de ce tournoi au format suisse, il a été disputé des parties de 15 minutes et 7 rounds avec des cadences de 15 minutes par partie. Initiateur de ce Grand prix, Arafat Salami se réjouit d’avoir réuni une cinquantaine d’athlètes, toutes catégories confondues, autour de ce tournoi. Selon lui, les objectifs de cette initiative à savoir vulgariser et décentraliser le jeu d’échecs au Bénin ont été atteints. « Les échéphiles, selon leurs catégories, ont animé l’open et le tournoi U16 en toute convivialité », a-t-il noté. Toutes choses qui ont favorisé, selon lui, le brassage entres les férus de ce sport qui tenaient à terminer l’année 2021 en beauté par une compétition. Il annonce la prochaine édition pour 2022. Sports 29 déc. 2021


Championnat national de lutte africaine : une quarantaine de lutteurs présents
Venus des clubs ou associations affiliés à la Fédération béninoise de Lutte, une quarantaine de lutteurs participent depuis hier mardi 28 décembre, à l’édition 2021 du championnat national masculin de lutte africaine à Cotonou. L’objectif de cette compétition est non seulement de promouvoir cette discipline mais aussi détecter les talents à mettre en formation pour le rayonnement de ce sport de combat au Bénin. L’édition 2021 du championnat national de lutte africaine a été lancée, mardi 28 décembre à Cotonou. Organisée par la Fédération béninoise de Lutte (FébéLutte), cette compétition rassemble les athlètes hommes de 14 clubs dans l’arène installée dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique de Mènontin. Ils s’affrontent dans les catégories des moins de 66 kg, moins de 76 kg, moins de 86 kg puis chez les plus de 100 kg. Selon Yves Azifan, président de la Fédération béninoise de Lutte, l’objectif de cette compétition est de promouvoir cette discipline à travers la détection de nouveaux talents qui bénéficieront d’une série de formations en vue du rayonnement de ce sport de combat au Bénin. C’est l’occasion pour lui d’exprimer sa gratitude aux délégations présentes pour leur engagement et leur détermination à faire de la lutte un sport phare. Le comité exécutif de la fédération, a-t-il souligné, compte sur les athlètes de tous les départements pour réaliser des exploits dans les années à venir. Au regard des rivalités annoncées et des premiers combats dans l’arène, Yves Azifan s’est félicité du niveau technique des athlètes. « Notre discipline est en plein essor au Bénin », a-t-il noté. Pour sa part, Fernando Hessou, secrétaire général du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben), a salué la volonté de la FébéLutte qui offre à travers cette compétition la possibilité aux athlètes de s’affirmer dans l’arène. « Vous donnez ainsi l'occasion aux athlètes de chaque club de jauger leur niveau par rapport à d’autres», a-t-il souligné. Il en a profité pour réitérer son admiration au comité exécutif qui travaille également au développement de la lutte olympique. « Je salue la clairvoyance des membres du comité exécutif pour avoir prévu des démonstrations de lutte olympique au Palais des sports», a-t-il fait savoir. Quant à Bonaventure Codjia, directeur du Sport d’élite, il reste convaincu que l’organisation des compétitions d’envergure contribuera à relever le niveau des lutteurs béninois. « C'est la preuve de votre détermination à œuvrer pour le rayonnement de ce sport de combat chez nous », a-t-il déclaré. C’est alors qu’il a invité les arbitres à faire preuve d’impartialité et les athlètes à user des valeurs olympiques pour la beauté des combats. «Chers sportifs, vous devez rivaliser d'ardeur autour des valeurs sportives afin que ce sport contribue à l'intégration des peuples de notre pays », a-t-il conseillé. La compétition se poursuit, ce mercredi 29 décembre, avec les démonstrations de lutte olympique et les finales des compétitions individuelles et par équipes. Sports 29 déc. 2021


11e journée de la ligue pro de football : Buffles, Loto-popo, Coton à l’heure de la confirmation
Les Buffles du Borgou, Loto-Popo Fc et Coton Football Club reçoivent respectivement Cavaliers de Nikki, Espoir de Savalou et Sitatunga ce mercredi 29 décembre, à la faveur de la 11e journée de la ligue pro de football du Bénin. Vainqueurs lors de la phase aller, ces trois clubs auront à cœur de confirmer leur suprématie sur leurs adversaires. Au nombre des rencontres prévues pour la 11e journée de la ligue pro de football du Bénin, ce mercredi 29 décembre, figurent les sorties du champion en titre, Loto-Popo Fc, de son dauphin, les Buffles du Borgou et de Coton Fc. Victorieuses lors de la phase aller, ces trois formations auront la lourde responsabilité de confirmer leur suprématie respectivement sur Espoir de Savalou, Cavaliers de Nikki et Sitatunga. Humilié (0-3) sur ses installations à l’aller, Espoir Fc de Savalou, 2e au classement avec 20 points +6 dans la zone B, cherchera à prendre sa revanche sur Loto-Popo Fc, 4e avec 14 points+2 à Grand-Popo. Cette confrontation apparait comme une rencontre difficile pour le champion en titre battu, lors de la journée précédente par Dynamo d’Abomey (2-0). Avec ses performances en dents de scie depuis 6 journées, l’équipe de la Loterie nationale du Bénin (Lnb) a besoin d’une victoire pour se repositionner dans le classement de la zone B. A Parakou, le leader de la zone septentrionale, les Buffles du Borgou Fc, 22 points +13, accueille les Cavaliers de Nikki, 3e avec 15 points +3. Cette affiche équilibrée apparait également comme un match de revanche pour la formation de Nikki battue à l’aller sur le score de 1-2. Le vice-champion aura à cœur de s’offrir sa première victoire de cette phase retour à domicile. Mais, c’est sans compter avec les Cavaliers contraints de se relancer après leur défaite (2-1) du week-end dernier face aux Panthères de Djougou. Dans la zone C, vainqueur (1-0) des Requins, lors de la 10e journée, Coton Fc, leader avec 22 points +12, affronte Sitatunga Fc, à Ouidah. Avec seulement 6 points -6 au compteur, la lanterne rouge est contrainte d’éviter une défaite face à cette formation qui l’a battue à l’aller par le score de 4-1 sur ses installations. Programme des Rencontres Mercredi 29 décembre 2021 A Djeffa (16 h) : Djeffa # Asvo A Parakou (16 h) : Buffles # Cavaliers A Nikki (16 h) : Damissa # Béké A Aplahoué (16 h) : Dadje # Hodio A Toffo (16 h) : Aspac # As Cotonou A Calavi(16 h) : Requins # Adjidja A Ouidah (16 h) : Coton Sport # Sitatunga A Pobè (16 h) : Ayema # Avrankou-Omnisports Jeudi 30 Décembre 2021 A René Pleven (16 H) : As Police # Upi Onm A Pobè (16 H) : Jsp # Sobemap Sport Sports 29 déc. 2021


Audience à la Cour constitutionnelle : le nouvel ambassadeur Adam Bagoudou chez Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle a reçu en audience, hier mardi 28 décembre, Adam Bagoudou, nouvel ambassadeur du Bénin près l’Arabie saoudite. Après sa nomination, il est allé prendre des conseils auprès de Joseph Djogbénou avant de rejoindre son poste. Nommé ambassadeur extraordinaire pléni-potentiaire du Bénin près l’Arabie saoudite, Adam Zakari Bagoudou, a jugé opportun d’aller présenter ses civilités au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. Ceci entre dans le cadre de la tradition républicaine qui oblige les nouveaux ambassadeurs nommés à faire le tour des présidents d’institutions de la République avant de rejoindre leurs postes. C’est dans ce cadre qu’Adam Bagoudou est allé présenter ses civilités au président de la haute juridiction ce mardi. Il dit avoir bénéficié des riches conseils et expériences du professeur dans le cadre de la nouvelle mission qui lui a été confiée. « Nous en avons profité pour échanger sur les questions de relations internationales. Je peux vous assurer que l’audience a été très enrichissante dans une ambiance cordiale. Le président de la Cour constitutionnelle m’a prodigué beaucoup de conseils. Il m’a enrichi avec sa lecture des nouveaux enjeux des relations internationales. Il a parlé avec moi sur ce qu’il a comme expérience en termes d’approche et d’analyse de ces questions », a fait savoir le nouveau diplomate à la presse. A l’en croire, leur entretien s’est articulé autour des nouveaux défis et enjeux de la diplomatie et des conseils sur comment travailler davantage à un meilleur positionnement du Bénin en Arabie saoudite. Car ce poste à lui confié, dit-il, est à la fois bilatéral et multilatéral. Ceci étant, le président de la haute juridiction est revenu sur la question de similitude multilatérale par rapport à l’Organisation de la coopération islamique (Oci). « Il m’a donc encouragé à consolider les acquis, à donner un coup d’accélérateur aux chantiers déjà ouverts et à ouvrir de nouveaux chantiers, car il y en a beaucoup», souligne Adam Bagoudou. La mission étant grande, il faut des moyens pour y parvenir, selon ses explications. La volonté politique comme moyen Face à toutes ces tâches, le nouvel ambassadeur reste convaincu de la volonté politique dont le ton est donné par le chef de l’Etat à travers sa visite en Arabie saoudite. Pour lui, ce déplacement du chef de l’Etat dans ce pays montre qu’il y a une nouvelle dynamique lancée pour rassurer les partenaires saoudiens. « Cette orientation du chef de l’Etat ne fait que nous tracer la voie, nous orienter, nous dire comment il faut marquer l’intérêt de notre pays pour cette région et susciter l’intérêt de l’Arabie saoudite pour le Bénin aussi afin que dans une coopération avantageuse, nous puissions tirer parti », résume-t-il. Rappelons qu’Adam Zakari Bagoudou était député de la huitième législature élu sur la liste du parti Bloc Républicain avant d’être nommé, le 8 décembre dernier en Conseil des ministres, ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Bénin près le Royaume d’Arabie saoudite. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 29 déc. 2021


Consolidation de la reprise économique dans l’Uemoa : le taux de croissance attendu à 6,4 % en 2022
Les perspectives macroéconomiques ressortent globalement favorables dans la zone Uemoa, selon la Bceao. La relance se consoliderait au cours des deux prochaines années, avec une croissance de 6,4 % en 2022 et 7,9 % en 2023. Le produit intérieur brut (Pib) en volume de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) augmenterait de 6,1 % en 2021, dépassant la performance de 5,7 % réalisée en 2019, selon le dernier Rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa de la Bceao. Ainsi, la croissance économique renouerait avec sa trajectoire d’avant la crise sanitaire de Covid-19. Le Conseil des ministres de l’Umoa, au cours de sa quatrième session ordinaire au titre de l’année 2021, tenue par visioconférence le 17 décembre dernier, s’est félicité de la consolidation de la reprise de l’activité économique, notamment au troisième trimestre 2021. En effet, le taux de croissance du Pib réel est ressorti à 6,7 %, en glissement annuel, après 7,7 % le trimestre précédent, et une réalisation de 1,4 % un an plus tôt. La relance notée cette année se consoliderait au cours des deux prochaines années. Sur la période 2022-2023, projette la Banque centrale, la croissance économique de l’Union, en termes réels, s’établirait à 6,4 % en 2022 et 7,9 % en 2023. Cette reprise de la croissance serait favorisée par la poursuite des projets de construction et de renforcement des infrastructures socio-économiques de base dans la plupart des Etats membres, le renforcement des productions agricoles, extractives et manufacturières ainsi que le retour à la normale de l’activité dans les sous-secteurs du tourisme, des transports ainsi que des restaurants et hôtels. L’année 2023 sera marquée en particulier, par l’accélération de la croissance économique qui résulterait de l’exploitation pétrolière au Sénégal, des exportations de pétrole brut du Niger via le Bénin et de la consolidation de l’activité de raffinage de pétrole pour une meilleure satisfaction des besoins de l’Union. Globalement, la croissance serait portée par le secteur tertiaire dont la contribution s’élèverait à 4,0 points de pourcentage (pdp) en 2021, puis 3,5 pdp en 2022 et 3,7 pdp en 2023. L’apport du secteur secondaire croitrait de 1,2 pdp en 2021 à 1,9 pdp en 2022 et à 3,1 pdp en 2023 à la faveur de la hausse de la production manufacturière. Quant au secteur primaire, sa contribution à la croissance économique se chiffrerait à 0,9 pdp en 2021, puis 1,0 pdp en 2022 et 1,1 pdp en 2023. Déficit en hausse Sous l’angle des emplois du Pib, la croissance économique serait essentiellement soutenue par la hausse de la consommation finale et des investissements, dont les contributions ressortiraient respectivement à 4,1 pdp et 3,1 pdp en 2021. En revanche, l’apport du secteur extérieur connaîtrait une baisse de 1,1 pdp, en lien avec la forte progression des importations de biens d’équipement et la hausse modérée des exportations. Le Conseil des ministres souligne le creusement du déficit public global, base engagements, dons compris. Il est ressorti à 4492,8 milliards à fin septembre 2021 contre 4388,4 milliards un an plus tôt. Cette situation reflète l’accélération des investissements publics dans le cadre des plans de relance mis en œuvre par les Etats membres. La Bceao projette une consolidation budgétaire avec des réformes visant une amélioration graduelle du taux de pression fiscale et des efforts de maîtrise des dépenses courantes. Le déficit global (base engagements, dons compris) ressortirait à 5,9 % après 5,6 % en 2020, en dépit de l’amélioration du taux de pression fiscale qui demeure faible à l’échelle communautaire, en passant de 12,8 % en 2020 à 13,3 % en 2021. Le déficit devrait s’améliorer pour s’établir respectivement à 4,9 % en 2022 et à 3,8 % en 2023, avec pour objectif d’atteindre la norme communautaire de 3 % du Pib à l’horizon 2024. Le déficit courant s’accroîtrait de 1805,6 milliards pour ressortir à 5891,1 milliards en 2021 dans l’Uemoa. Rapporté au Pib, il ressortirait à 5,9 %, en hausse de 1,5 point de pourcentage par rapport à 2020. Le déficit augmenterait de 8,9 % pour ressortir à 6 412,8 milliards en 2022. Besoin de financement Le besoin de financement s’établirait à 4139,7 milliards F Cfa, en hausse de 42,3 %. Il atteindrait 4667,8 milliards F Cfa, soit une hausse de 12,8 % en 2022. La masse monétaire ressortirait en hausse progressivement à 14,4 % en 2021 puis à 15,8 % en 2022 et à 14,2 % en 2023. Les dépenses publiques et prêts nets sont attendus à 23,4 % du Pib à fin décembre 2021 après 22,9 % l’année précédente. Cette hausse s’expliquerait principalement par l’augmentation de 20,4 % des dépenses en capital par rapport à 2020. Les dépenses d’investissement devraient s’établir à 8074,8 milliards F Cfa ou 8,1 % du Pib contre 6 705,4 milliards, soit 7,3 % du Pib en 2020. En revanche, le rythme de progression des dépenses courantes estimées à 13 793,6 milliards ou 13,9 % du Pib ressortirait en baisse comparativement à 2020, en raison du recul des transferts et subventions, prévoit la Bceao. En ce qui concerne les ressources, les recettes budgétaires sont attendues en hausse en 2021, grâce à l’accroissement de 12,1 % des recettes fiscales, certes atténué par le léger recul de 3,8 % des recettes non fiscales. Les dons budgétaires estimés à 1903,6 milliards en 2021 enregistreraient une progression de 7,6 % par rapport à l’année 2020, en lien avec les appuis budgétaires reçus ou attendus. Les créances nettes sur l’Administration centrale s’établiraient à 18 302,1 milliards F Cfa, en progression de 3289 milliards, et les créances sur l’économie augmenteraient de 10,4 %, après 8,2 % en 2021. Les réserves de change de l’Union se consolideraient pour s’établir à 14 540,5 milliards en 2022 puis à 15 801,2 milliards en 2023. Economie 29 déc. 2021


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