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Nouvelles

Violence à l'école : Ce qu’ il faut savoir sur l’ incident d’Abomey
Un audio, accompagné d’images, partagé de nombreuses fois en début de semaine fait état d’un incident survenu dans une école primaire d’Abomey. Après vérifications, les faits sont avérés. Le dossier suit son cours au Tribunal d’Abomey. L’alerte est parvenue sur les réseaux sociaux à travers un audio de 2’04, en langue fon. L’auteur y relate, plus précisément sur WhatsApp, un incident survenu à l’école primaire de Guézohemè à Abomey. Selon ses propos, tout serait parti d’une bagarre entre deux écoliers. Mais quelques jours après, des adeptes de vodoun sont venus dans l’école pour prendre la revanche. « Lors de la bagarre, un des écoliers s’est mis en transe. Les adeptes sont venus après dans l’école et ont frappé les apprenants. La maîtresse a dû fuir par la fenêtre. L’écolier que vous voyez sur la photo voulait fuir quand l’un des adeptes l’a blessé au front avec un objet en fer. Les autorités doivent punir ces actes avec rigueur », entend-on dans l’audio. Les recherches effectuées sur les réseaux sociaux au sujet de l'incident d'Abomey  permettent de retrouver les mêmes images sur Facebook le vendredi 17 décembre 2021 sur le compte d’Epiphane Ahouissoupkè, avec une trentaine de commentaires, dénonçant l’incident. Les faits rapportés sont presque semblables à ceux relatés dans l’audio avec la précision que la police est intervenue pour des interpellations.

Des clarifications

Dans le cadre de cette vérification, La Nation a contacté des sources locales qui confirment la bagarre qui a eu lieu plutôt en dehors de l’école. Elles rapportent aussi des négociations entre les parents des écoliers concernés, pour faire face aux exigences du « sacré ». Au sujet de cet incident, la Radio Royal Fm émettant depuis Abomey a aussi accordé une interview au directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Zou, Pierre Chelon Hounkandji pour des précisions. « Deux enfants se seraient disputés, l’un aurait giflé l’autre qui était adepte. Il aurait informé les parents qui ont estimé que c’est un sacrilège. Ils ont exigé 100 000 F Cfa des parents de l’autre enfant qui ont accepté payer. Mais, ils ont estimé que ceux-ci n’ont pas assez fait diligence pour payer les 100 000 F Cfa ou font de l’usure. C’est de là qu’ils sont venus dans l’école semer le désordre. Les enseignants étaient en pleine activité quand ils ont forcé le passage, ouvert de force le portail. Ils ont commencé à faire des rituels. C’est dans cette folie-là qu’ils ont assené un coup à une élève qui s’est blessée. Dieu merci, nous avons pu maîtriser la situation », a-t-il clarifié au micro de Radio Royal Fm. Selon nos sources, l’instigateur de la scène a été interpellé avec des complices. Ils ont été présentés une première fois au procureur de la République en début de semaine. Ils sont retournés au tribunal d’Abomey ce jeudi 24 décembre 2021.

Verdict

Il ne s’agit donc pas d’une infox. Les faits se sont bien déroulés à Abomey et le dossier est suivi par le tribunal de la ville.
Société 27 déc. 2021


Afrique du Sud : Desmond Mpilo Tutu s’en est allé
A l’âge de 90 ans, Desmond Mpilo Tutu est décédé ce dimanche 26 décembre.  Il a longtemps défié les politiques et porté la voix des opprimés. Mais depuis cette matinée du 26 décembre 2021, la volubile voix de Desmond Mpilo Tutu ne résonne plus. Celui que d’aucuns qualifient de « Martin Luther King de l’Afrique du Sud » s’en est allé. Fils d’instituteur et de lavandière, le Prix Nobel de la paix, en 1984 a malgré son âge continué à combattre les inégalités sociales, la pauvreté, mais aussi la corruption des nouvelles élites noires.   International 27 déc. 2021


Célébration de la fête de Noël : la Haac égaie les enfants du personnel
Comme les années précédentes, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a organisé, ce jeudi 23 décembre à Cotonou, la fête de Noël à l’intention des enfants de son personnel. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) L'Amicale des Femmes de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) soutenue par Rémi Prosper Moretti, président de l'institution, a célébré, ce jeudi 23 décembre la fête de Noël, en l’honneur des enfants du personnel. « Après trois mois de stress, d’exercices, de leçons, de travaux, c’est le moment de souffler», a souligné Falilath Baguidi Déguénon, présidente de l’Amicale des Femmes de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. C’est dans une ambiance chaleureuse et conviviale que les enfants ont reçu leurs cadeaux des mains du père Noël. Au menu des activités prévues figurent des jeux pour distraire les enfants. Ces derniers sont tout heureux et l’on pouvait le constater sur leurs visages qui rayonnent de joie et de bonheur. Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication s’est dit très heureux de cette célébration. « Nous sommes heureux d’être ici avec vous. Parce que, chaque année, nous nous voyons grandir à travers vous », a t-il affirmé. Il a souhaité que l’initiative puisse être pérennisée. Actualités 24 déc. 2021


L’éditorial de Paul AMOUSSOU : Omega !
Où en sommes-nous avec le coronavirus, alors qu’une année se boucle à nouveau avec comme compagnon indésirable ce teigneux virus qui entend squatter notre vie et la parasiter dans la durée ? Le moins qu’on puisse dire est que le monde va toujours au rythme des variants de la Covid-19, de la souche initiale à l’Omicron en passant par le Delta ! En attendant l’oméga libérateur… A quand le bout du tunnel cependant ? Bien malin qui pourra s’avancer en affirmation sur la question. Les savants, sans être de guerre lasse, semblent avoir mangé leur chapeau, leurs tubes, microscopes et conclusions avec, dirait-on. D’une thèse à l’autre, les avis des spécialistes varient autant que le virus qui leur a fait perdre la boussole, dans une valse endiablée. Tantôt, le monde serait au bord de l’hécatombe, puis après il s’avère que l’on tient quelque espoir, le salut serait à portée de main dernièrement avec (Eurêka !) des pilules anti-Covid, puis soudain patatras, les conclusions vont à nouveau au pessimisme. Au gré de ce yo-yo, il faut vraiment s’armer de courage pour ne pas perdre la boule en même temps que se perdre en conjectures au sujet de cette pandémie qui a sauté tous les codes et certitudes. Ce qui justifie une certaine désaffection, rien que pour s’informer, car beaucoup semblent avoir fait l’option de ne plus prendre des nouvelles de ce virus qui ne tient aucune parole, confronté à la science, et offre une solide résistance à toutes sagacités de la gent humaine qui ne renonce pas à vaincre la bête non plus. De quoi requinquer toutefois ceux qui avaient cédé à la thèse complotiste, et se sont rangés à l’idée que l’existence du coronavirus serait une chimère, hypothétique selon eux. Thèse fatale et surtout suicidaire à laquelle il ne faut pas rendre les armes, mais tout au contraire, il faut continuer à lui résister, à la démonter. Pour avoir raison d’elle. A l’image des nombreux anti-vax, du nom de ceux qui sont contre le vaccin anti-Covid, mais qui, maugréant, se sont résolus, en définitive, à prendre ledit vaccin. Alléluia ! Car ils n’en sont pas morts. D’où l’amélioration, un peu partout, des chiffres référant aux personnes vaccinées. Preuve qu’il faut continuer à combattre lesdits résistants, à leur mener la vie dure comme c’est le cas actuellement partout dans le monde, en leur faisant payer plus cher leurs tests Covid, en opérant une restriction de plus en plus serrée de la validité desdits tests pour de facto restreindre leurs cadres de sociabilité, etc. Une telle résistance contre ces résistants se justifie en ce que ces derniers sont en partie la cause de la survivance du coronavirus, d’où les dernières vagues sont-elles surnommées celles des non-vaccinés. A juste titre. Actualités 24 déc. 2021


Vie des partis politiques : des conditions pour une « remontada » du Prd
Pour parvenir à la «remontada», le Parti du renouveau démocratique (Prd) aura besoin de deux éléments majeurs : le retour de ses anciens militants et la mobilisation dès maintenant des militants à la base. Le ton est ferme et évocateur. Les mots bien choisis montrent toute la détermination du Parti du renouveau démocratique (Prd) à obtenir à nouveau des sièges de députés à la représentation nationale et des élus dans les équipes dirigeantes des collectivités territoriales. La tâche toute aussi immense. Adrien Houngbédji en est bien conscient et mobilise sa troupe. Dans son discours au 5e congrès du parti, le week-end dernier, comme un coach motivant ses poulains, il leur a énuméré les armes pour qu’ils retrouvent la place qu’ils estiment être la leur au terme des prochaines échéances électorales. La volonté, la cohésion et l’ardeur au travail sont les moyens identifiés par le premier des Tchoco-tchoco. «Un travail amorcé et poursuivi non pas tête baissée, mais un travail précédé par l’analyse de nos forces et faiblesses, par une meilleure connaissance du terrain sur lequel nous évoluons; une meilleure connaissance des enjeux et des mutations à l’œuvre dans notre pays. De cela découlera notre stratégie », a-t-il souligné. La preuve qu’Adrien Houngbédji est au fait des mutations profondes dans l’arène politique et dont dépendent les performances de sa formation politique. Cette maîtrise des paramètres politiques du fait de son expérience est certainement l’une des raisons de son maintien à la tête du parti alors qu’il aspirait à une retraite paisible, étant à la veille de la célébration de ses 80 printemps. L’expérience en action La reconduction de Me Adrien Houngbédji à la tête du Parti du renouveau démocratique et la stratégie déclinée pourront-elles permettre aux Tchoco-tchoco de réaliser la « remontada » si tant rêvée et tellement annoncée pour les prochaines élections législatives ? Rien n’est moins sûr. Mais il est évident qu’à elle seule, cette réélection ne pourra suffire. Le chemin est long, les diligences à accomplir nombreuses pour retourner à l’ère où le Prd accaparait la quasi-totalité de l’électorat de l’Ouémé, partageait le Plateau avec d’autres formations, rognait Cotonou jusqu’au sixième arrondissement et enlevait des sièges de députés et conseillers communaux dans l’Atlantique. La grande ambition du Prd se heurte à de nombreux obstacles qu’il faudra affronter les uns après les autres comme un tisserand, avec patience, lucidité, réalisme et méthode. Sans oublier les concessions, alliances et réconciliation. Les véritables adversaires du Prd, ce sont donc ses anciens militants qui sont allés chercher fortune ailleurs. Une « remontada», pour qu’elle soit effective, pourrait nécessiter que la formation politique d’Adrien Houngbédji déploie une diplomatie offensive pour un retour de ces militants. La reconquête des militants En effet, avec le déroulement des élections législatives auxquelles la formation politique n’a pu participer et des élections municipales et communales pour lesquelles elle n’a pu obtenir les 10 % requis pour obtenir des sièges, le Parti du renouveau démocratique était totalement en marge de la gestion du pouvoir d’Etat aussi bien au niveau central que local. Une traversée du désert qui a lui a fait perdre des plumes. Même les nominations de Raphaël Akotègnon et Falilou Adissa Akadiri respectivement aux postes de ministre en charge de la Décentralisation et vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin paraissent insuffisantes pour combler le vide laissé par deux ans de disette totale. Ils sont nombreux ses cadres et militants qui, pour se faire un avenir politique au soleil, ont rallié le Bloc républicain et l’Union progressiste, les deux partis politiques leaders de la mouvance présidentielle. Grâce à son ralliement au cheval cabré par exemple, Augustin Ahouanvoébla peut continuer à jouir de son manteau de député. D’autres cadres également continuent de se réjouir de leurs positions dans les conseils communaux et municipaux à Porto-Novo, Akpro-Missérété, Adjohoun, etc. Des positions politico-administratives qui leur permettent d’entretenir les militants jusqu’aux prochaines joutes électorales. Actualités 24 déc. 2021


Densification du réseau électrique sur divers sites : le ministre de l’Energie apprécie les travaux
Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, à la tête d’une délégation de cadres et techniciens, était en visite, mardi 21 décembre sur plusieurs sites. Cette descente lui a permis d’apprécier les travaux d’extension et de densification du réseau électrique. Le ministre et sa suite ont ainsi visité dans la zone de Maria Gléta, des installations électriques en présence des autorités locales. Occasion pour Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi, de renouveler l’engagement de son conseil communal à aider les populations à effectuer des branchements directs sur le réseau de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Préoccupé par le phénomène des toiles d’araignées qui persiste par endroits, il s’est dit déterminé à sensibiliser les populations à cet effet. Autre site visité, le poste de source de Cococodji. Présentation, visite guidée des installations et échanges pour s’assurer que tout se déroule bien et que les cahiers des charges sont respectés. Au terme de sa visite, le ministre a exhorté les populations à profiter des facilités mises en place par le gouvernement. A Maria Gléta par exemple, le projet de construction de la centrale électrique rend disponible pour les populations un réseau basse et moyenne tension de 45 kilomètres «pour conjuguer au passé les problèmes de toile d’araignées dans cette localité ». Dans le même cadre, il est mis à disposition deux mille compteurs à moitié prix pour permettre aux populations de se connecter au réseau de la Sbee. Les travaux réalisés visent à mettre un terme à la souffrance des populations qui apprécieront ainsi les efforts faits par le gouvernement à leur profit. Bernard Zannoudaho, chargé de mission du préfet de l’Atlantique, au terme de la visite dans son département, a reconnu les efforts déployés par le gouvernement et invité les populations à opter pour l’énergie sûre, sécurisée et à moindre coût. La dernière étape de cette visite a conduit le ministre et sa suite dans le département du Littoral, plus précisément au poste 63/15V de Fidjrossè réalisé dans le cadre du renforcement et de la réhabilitation du réseau de distribution d’électricité régional et à Cotonou, travaux financés par le Millennium challenge corporation. Christophe Broughton, représentant résident de l’organisme au Bénin, rappelle que les ouvrages qui s’y trouvent sont réalisés dans le cadre de la mise en œuvre du deuxième programme de Compact entre les Etats-Unis et le Bénin. « A terme, la Sbee sera désormais le propriétaire de ces installations qui vont rendre efficace et sûre la disponibilité d’énergie électrique à Cotonou pour l’industrialisation, la croissance économique du pays et pour le bonheur de la population », selon lui. Actualités 24 déc. 2021


Organisation africaine de la propriété intellectuelle : entre résilience et quête de prospérité
L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle est confrontée à des défis qui appellent à faire preuve d’initiatives, d’ouverture d’esprit et de rigueur dans la gestion de l’institution. Malgré la pandémie de la Covid-19, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) a su maintenir sa dynamique d’encourager la créativité et l’innovation. Cependant, des progrès restent à réaliser pour faire de la propriété industrielle un véritable levier du développement économique des pays membres. Il est question, conformément aux missions confiées à l’institution par les Etats, de créer les conditions favorables à la valorisation des résultats de la recherche et à l’exploitation des innovations technologiques par les entreprises nationales. Pour ce faire, admet Jean-Baptiste Noël Wago, directeur général par intérim de l’Oapi, il convient de développer la capacité de résilience de l’Organisation. « Cela nécessite de faire preuve d’initiatives, d’ouverture d’esprit et de rigueur dans la gestion afin de consolider les acquis », conçoit-il. Une triple exigence qui s’impose d’autant que l’Oapi est appelée à jouer un rôle majeur dans le nouveau virage pris par l’intégration africaine, à travers la Zone de libre-échange continentale en Afrique (Zlecaf). La mise en œuvre de l’accord crée désormais entre les Etats plus de concurrence et de compétition. En cela, la propriété intellectuelle s’avère un pilier essentiel du commerce intra-africain, après les marchandises, les services et les capitaux. En plus du renforcement des ressources humaines et techniques, ajoute le directeur, la mise en œuvre des réformes introduites par le nouvel Acte de l’Accord de Bangui révisé le 14 décembre 2015 et entré en vigueur le 14 novembre 2020 devra connaître une accélération, avec l’entrée en vigueur prochaine des Annexes sur les marques, les dessins et modèles industriels et les noms commerciaux. A ce propos, le Conseil d’administration de l’Organisation a adopté le règlement portant grille des taxes relatives aux signes distinctifs, aux créations à caractère ornemental et aux Indications géographiques, à la faveur de sa soixante-et-unième session ordinaire tenue du 3 au 10 décembre dernier à Cotonou. Impliquer les mandataires L’Oapi devra poursuivre la sensibilisation pour l’enregistrement des marques et noms commerciaux qui, non seulement protège les droits des créateurs et des entreprises innovantes, mais aussi leur permet de sécuriser les investissements et de développer les relations économiques. Il est également attendu la mise en œuvre du mécanisme de financement de l’invention et de l’innovation de l’Oapi. A cet effet, des consultations sont lancées avec les parties prenantes et le chronogramme de son opérationnalisation sera soumis à la prochaine session du Conseil d’administration prévue pour décembre 2022 à Ouagadougou au Burkina Faso. L’institution est appelée à améliorer ses rapports avec l’Association des mandataires agréés de l’Oapi (Amoapi) et outiller les mandataires afin qu’ils maîtrisent toutes les innovations liées à la propriété intellectuelle. « La participation de l’association aux activités de l’Organisation est très mitigée », relève Françoise Ekani, présidente de l’Amoapi, qui n’a pas caché son amertume à l’ouverture de la réunion des ministres lors de la session de Cotonou. Au nom des professionnels de la propriété industrielle qui assurent la relation entre l’institution et les usagers, elle fustige le non-fonctionnement du Centre d’arbitrage et de médiation de l’Oapi créé depuis 2017, l’usurpation et la concurrence déloyale de ce qu’elle appelle les « mandataires de fait » envers et contre la règlementation en vigueur. Outre le règlement de ces dysfonctionnements, Mme Ekani plaide pour la participation des mandataires aux activités d’information et de vulgarisation de la propriété intellectuelle menées par l’Oapi, l’attribution à l’Amoapi du statut d’observateur au sein du Conseil d’administration et l’extension de la profession de mandataire dans les différents Etats. Actualités 24 déc. 2021


Meilleures productions sur les énergies renouvelables : sept journalistes primés
Le ministre de l’Energie a honoré, mardi 21 décembre dernier, sept professionnels des médias ayant produit les meilleurs articles sur les énergies renouvelables au Bénin. Sept journalistes ont réussi à se distinguer parmi trente-quatre dans le cadre du Concours des meilleures productions sur les énergies renouvelables au Bénin. Il s’agit dans la catégorie Presse écrite/ Presse en ligne de Fulbert Adjimehossou (1er), Ange Banouwin de l’Actualité (2e), Nadège Vissin de Ovadia Web tv (3e). Dans la catégorie Radio, le premier prix est revenu à Prosper Fidegnon de l’Ortb Parakou suivi de Souleymane Gbassilé de dééman Fm Parakou (2e) et Laurelle Sounouvo de Frissons Radio (2ex). Nadège Sanny de BB24, seule candidate dans la catégorie télé a été aussi distinguée. Lancé en mars 2020, ce concours s’inscrit dans le cadre des échanges périodiques du ministre de l’Energie avec les hommes des médias dénommés : « Les médias au cœur du système énergétique.» En raison des contraintes liées à la Covid-19, la délibération n’a pu être faite à temps. L’initiative vise à outiller les professionnels des médias sur les réalités de ce secteur stratégique et à faire d’eux par ricochet non pas des laudateurs mais des professionnels aguerris. «Notre vœu est de susciter davantage l’intérêt des professionnels des médias sur les mutations profondes en cours dans le secteur de l’Energie, pour impacter quantitativement et qualitativement les productions journalistiques en lien avec le secteur et, in fine, mettre en lumière les réalités du système électrique et les innovations», a souligné Dona Jean-Claude Houssou avant de reconnaître le mérite des lauréats. « Particulièrement aux lauréats, je dis bravo et leur demande d’être désormais des ambassadeurs du ministère de l’Energie auprès de nos populations », exhorte-t-il. Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), a remercié le ministère pour l’initiative. « L’organisation de ce concours est une très belle initiative à laquelle nous nous sommes associés au sein de l’Union des professionnels des médias du Bénin parce qu’il entre en droite ligne des objectifs de l’actuelle mandature de notre union à savoir la spécialisation et la professionnalisation des acteurs des médias », a-t-elle martelé. Au nom des lauréats, Fulbert Adjimehossou a souhaité que l’initiative se poursuive et soit améliorée suivant les recommandations du jury présidé par Georges Amlon. « Je prends un engagement au nom de tous mes confrères de travailler pour améliorer le contenu de nos productions, continuer à respecter les principes du métier et faire porter davantage la voix des populations en quête d’énergie de qualité tout en mettant en relief les efforts du gouvernement dans ce sens », a-t-il indiqué. Au cours de cette cérémonie, une communication a été présentée sur le mix énergétique au Bénin.   Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Société 23 déc. 2021


Disparition de Camille Amouro : un esprit libre s’en est allé
Grande figure de la culture béninoise et africaine, Camille Amouro a perdu la vie suite à un accident de la circulation, hier mercredi 22 décembre. Vive est l’émotion au sein de ses contemporains marqués par son éclectique œuvre. Le monde de la culture a appris avec consternation la mort tragique de Camille Adébah Amouro. Ecrivain, journaliste-chroniqueur, dramaturge et metteur en scène, il s’en est allé, laissant derrière lui un orphelin, Lawin, prunelle de ses yeux et nom donné au héros de sa première œuvre éditée ‘’Goli’’, un drame politique. Tout comme le principal personnage de cette pièce de théâtre, au dénouement, l’auteur perd la vie dans un accident de la circulation. Lui dont la folle passion pour la moto témoigne de son caractère libertin ne répondra plus de ses brûlots contre les tares de la société. Né en 1963 à Boukombé dans le département de l’Atacora, région à laquelle il reste très attaché et qu’il aime nommer ‘’République de l’Atacora’’, Camille Amouro est un pur produit de l’Université nationale du Bénin qui s’est tôt distingué par ses talents d’auteur. Entrepreneur culturel à ses débuts, il marquera ses contemporains par la carrière de metteur en scène dans laquelle il se lancera dès 1985. Un parcours qui lui a permis d’être boursier de la prestigieuse Fondation Beaumarchais et de bénéficier en 1990 d’une résidence d’écriture à Limoges dans le cadre du Festival international des Francophonies. Outre sa première pièce éditée en 1991 et ‘’Salamé’’ ainsi que ‘’Brenda Oward’’ en 2006, le disparu est également auteur de plusieurs nouvelles dont ‘’Le crapaud de Kodjo’’ in « La revue noire » en 1995 et de plusieurs pièces inédites sans compter les articles qu’il a publiés dans diverses revues européennes. De ses pièces inédites on retiendra ‘’Les rescapés de l’anti-univers (1988)’’, ‘’Retour aux sources (1989)’’, ‘’La traversée (1990)’’, ‘’Amonhota (1991)’’, ‘’Conférence du Premier ministre sur les tenants et aboutissants de la nouvelle démocratie (1993)’’, ‘’le retour des rapaces (1993), Guadalupé (1993)’’, ‘’La femme du président (1993)’’, ‘’Les enfants de Kigali (1994), Gogo, la renverse (1999). De son vivant, Camille Amouro s’est illustré comme un esprit libre dont les critiques quelque peu osées font de lui un polémiste pertinent. Son franc-parler et son audace témoignent de sa personnalité. Difficile de ne point tomber sous le charme de ses textes au contenu parfois décalé mais très ouvert sur les réalités locales. Société 23 déc. 2021


Opérationnalisation de la Cour des comptes : encore des efforts à faire
Le Bénin peut se targuer d’être à la page en créant la Cour des comptes. Mais, les dispositions prises jusque-là sont loin de suffire à la rendre opérationnelle pour le contrôle juridictionnel des finances publiques. Et pour cause ! Des diligences sont accomplies mais sont loin de suffire à rendre la Cour des comptes opérationnelle, a fait remarquer Talahatou Garba, auditeur à la Cour des comptes, lors de la douzième revue sectorielle du système de gestion des finances publiques au Bénin, tenue le 15 décembre dernier à Cotonou. A en croire le communicateur, des difficultés perdurent et nécessitent la prise de mesures idoines concrètes en vue de la poursuite et de la finalisation de la réforme. Ces difficultés, précise-t-il, ont trait à la prise de textes législatifs et réglementaires complémentaires, à la nomination des membres de la Cour, notamment les présidents de chambre et conseillers, les conseillers référendaires, les auditeurs, les avocats généraux et autres collaborateurs du procureur général, le secrétaire général de la Cour, etc. Des questions relatives à la logistique devront être également réglées, en ce qui concerne l’exiguïté du bâtiment pris en bail pour servir de siège à la Cour, l’importance de la masse des archives, l’absence de matériel roulant pour les travaux de terrain. En termes de perspectives, le communicateur estime que les mesures doivent être prises pour opérationnaliser les cours régionales et doter la Cour d’un plan stratégique de développement, d’un plan de formation et de renforcement de capacité des acteurs, d’un plan de recrutement et de renforcement de l’effectif du personnel, d’un plan de communication. Au nombre des actions entre-prises dans le cadre de son opérationnalisation, il y a la prise de plusieurs textes, notamment les décrets portant nomination des premiers responsables de l’institution. Ainsi, Ismath Bio Tchané Mamadou, précé-demment présidente de la chambre des comptes de la Cour suprême, est nommée présidente de la Cour des comptes et a prêté serment le 27 mai dernier devant le président de la République. Joël Darius Eloge Zodjihoué, précédemment secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, est nommé procureur général près la Cour des comptes et Clément Dassi Akouègnon, greffier en chef. Le personnel du cabinet du président : directeur de cabinet, personne responsable des marchés publics (Prmp), directeur de l’administration et des finances (Daf), etc., est également nommé. A ces nominations, s’ajoute la prise de l’ordonnance portant composition, organisation, fonctionnement et attributions du cabinet du président, de l’ordonnance mettant en place la Prmp et les organes de contrôles de la Cour ainsi que l’ordonnance portant reversement des agents en service à la Chambre des comptes à la Cour des comptes en application des dispositions transitoires de la loi organique. Pour ce qui est de la logistique, il faut noter la validation et l’adoption du premier budget de la Cour des comptes pour l’exercice 2022, la prise en bail d’un immeuble devant servir de siège à la Cour des comptes avant la construction de son siège. A point nommé ! La création de la Cour des comptes longtemps souhaitée pour consolider le contrôle juridictionnel des finances publiques au Bénin, a été actée par la révision de la Constitution intervenue en novembre 2019. Le Bénin venait ainsi de satisfaire à un vieux plaidoyer de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), faisant ainsi droit à ses engagements communautaires, conformément à la directive n° 01/2009/CM/Uemoa en date du 26 mars 2009 portant Code de transparence dans la gestion des finances publiques au sein de l’Union. Sur les huit pays de l’Union, seuls le Bénin et le Mali ne disposaient pas de cour de comptes. Avant l’acte de création, c’est la chambre des comptes de la Cour suprême qui jouait le rôle de contrôle juridictionnel des finances publiques. L’initiative vise à doter le Bénin d’un contrôle externe indépendant, aux pouvoirs étendus, une institution supérieure de contrôle des finances publiques. Elle est basée sur les dispositions de la résolution A/66/209 de l’Assemblée générale des Nations Unies, le préambule de la déclaration de Lima de l’Organisation internationale des Institutions supérieures de Contrôle des finances publiques (Intosai), de la directive portant code de transparence dans la gestion des finances publiques de l’Uemoa, puis de la loi n°2019-40 du 07 novembre 2019 portant modification de la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin et de la loi n°2020-38 du 11 février 2021 sur la Cour des comptes. Conformément aux dispositions de l’article 134-3 de la loi fondamentale révisée, la Cour des comptes est la plus haute juridiction de l’Etat en matière de contrôle des comptes publics. Elle vérifie les comptes et contrôle la gestion des entreprises publiques et organismes à participation financière ou bénéficiant des fonds publics. Société 23 déc. 2021


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