La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Relance économique post-Covid : 93 milliards de dollars mobilisés au profit des pays pauvres
La communauté mondiale a mobilisé 93 milliards de dollars en appui à une reprise résiliente dans les pays les plus pauvres du monde. C’était à la faveur de la quatrième réunion de la vingtième reconstitution des ressources de l’Ida, tenue mi-décembre à Tokyo au Japon. La dernière reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (Ida) a atteint 93 milliards de dollars. Entre autres, 48 pays donateurs - à revenu élevé et intermédiaire – ont apporté 23,5 milliards de dollars de contributions à l’Ida auxquels s’ajoutent des financements levés sur les marchés de capitaux, les remboursements sur les crédits antérieurs et les propres contributions de la Banque mondiale. Ces fonds seront alloués aux 74 pays les plus pauvres du monde où vivent un demi-milliard d’habitants, soit les deux tiers de la population en situation d'extrême pauvreté, au titre de la vingtième reconstitution des ressources de l’Ida (Ida-20). Ces financements permettront de les aider à surmonter les effets de la pandémie de Covid-19 et de construire un avenir plus vert, résilient et inclusif hypothéqué par la crise sanitaire. « La générosité dont font preuve aujourd’hui nos partenaires marque une étape essentielle dans le soutien fourni aux pays pauvres alors qu’ils s’emploient à se relever de la crise de la Covid-19 », a salué David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale. Le nouveau cycle d’Ida-20 portera ainsi sur la période allant du 1er juillet 2022 au 30 juin 2025. Le programme entend favoriser en priorité les investissements dans le capital humain, en lien avec l’éducation, la santé et la nutrition, les vaccins, les filets de protection sociale et l’appui aux personnes handicapées. Quelque 400 millions de personnes dans le monde bénéficieront de services de santé et de nutrition essentiels. Le développement des filets de protection sociale devrait par ailleurs permettre d’atteindre 375 millions de personnes. Le soutien sera dirigé plus particulièrement vers l’Afrique avec environ 70 % des financements. Les efforts seront intensifiés en matière de lutte contre les inégalités hommes-femmes, de création d’emplois ou les situations de fragilité, de conflit et de violence, en particulier dans la région du Sahel, autour du lac Tchad et dans la Corne de l’Afrique. Il est aussi question de renforcer la gouvernance, la soutenabilité de la dette, le développement des infrastructures numériques et de consolider l’inclusion économique et sociale. Ressorts de la croissance fragilisés La situation des pays durement touchés par la Covid-19 est rendue particulièrement délicate par l’effritement des recettes publiques, doublé d’un alourdissement de l’endettement, une aggravation des risques de fragilité, de conflit et d’instabilité et un recul des taux d’alphabétisation, précise le document. A cela s’ajoutent l’inflation et une crise alimentaire auxquelles font face nombre de pays. « Beaucoup de progrès accomplis durant la décennie écoulée et la moitié des acquis en matière de réduction de la pauvreté, d’éducation, de santé et de nutrition ont été balayés », fait remarquer M. Malpass. « En même temps, poursuit-il, les effets du changement climatique créent des difficultés supplémentaires partout.» D’où, une part conséquente des fonds mobilisés sera dédiée à l’adaptation face aux effets de plus en plus tangibles du dérèglement du climat et à la préservation de la biodiversité. La Banque mondiale prévoit de mobiliser 20 milliards de dollars de financement pour l'achat et le déploiement de vaccins contre la pandémie de Covid-19 pour plus de 50 pays à revenu faible ou intermédiaire, dont plus de la moitié sont situés en Afrique, jusqu’à la fin de l’année 2022. Depuis le début de la crise sanitaire, le Groupe a mobilisé plus de 157 milliards de dollars pour faire face aux répercussions sanitaires, économiques et sociales de cette crise dans plus de 100 pays. Ces ressources ont contribué à renforcer leur préparation à la menace épidémique, mais aussi à protéger les populations pauvres et les emplois, et à amorcer une relance respectueuse du climat. Depuis plus de 60 ans, l’Ida octroie des financements dans le but de stimuler la croissance économique, de réduire la pauvreté et les inégalités, et d’améliorer les conditions de vie des populations. Elle a déjà alloué au total plus de 458 milliards de dollars à 114 pays. Economie 22 déc. 2021


Situation des droits de l’homme au Bénin : les députés prennent acte du rapport de la Cbdh (Ils dénoncent un document à charge contre le Bénin)
Les députés ont pris acte, ce mardi 21 décembre, du rapport biennal sur l’état des droits de l’homme au Bénin sur la période allant du 3 janvier 2020 au 30 novembre 2021 que leur a présenté la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh). Jugé à charge contre le Bénin, le document a essuyé de vives critiques de la part des parlementaires menaçant de réformer cette commission qui serait « prise en otage ». Composé de 132 pages, le rapport biennal 2020-2021 sur l’état des droits de l’homme au Bénin de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) présenté à la Représentation nationale ce mardi, se veut une contribution à l’avancée des droits de l’homme. L’exercice a été assuré par le président de cette institution, Clément Capo Chichi, conformément aux dispositions de l’article 16 alinéa 3 de la loi n° 2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Commission béninoise des droits de l’homme. Lesquelles dispositions obligent la Cbdh à faire cette présentation devant l’Assemblée nationale suivie de débat. Le rapport est intitulé «Covid-19 : Entre restriction et respect des droits de l’Homme au Bénin ». Il est articulé autour de trois axes principaux à savoir les grandes lignes sur l’état des droits de l’homme au Bénin couvrant la période allant du 3 janvier 2020 au 30 novembre 2021 ; le rôle que peut jouer le Parlement dans le succès du mandat du Bénin au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et le rôle des parlementaires dans la promotion et la protection des droits de l’Homme. D’entrée de jeu, le président de la Cbdh, Clément Capo Chichi, a salué les avancées significatives du Bénin en matière des droits économiques, sociaux et culturels surtout en matière de droits à la santé, à l’éducation, à l’accès à l’eau potable et à l’électricité ainsi que d’accès à un réseau routier de qualité. Il a relevé que d’énormes progrès sont en train d’être faits dans ces domaines. Par ailleurs, la commission félicite également les députés pour l’adoption récente, en session extraordinaire, de certains textes importants tels que la loi n° 2021-11 portant mesures spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme en République du Bénin ; la loi n° 2021-12 modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction en République du Bénin et la loi n° 2021-09 portant protection du patrimoine culturel en République du Bénin sans oublier le retour des 26 trésors royaux de la France. Plus de 14 000 détenus au Bénin Clément Capo Chichi recommande au gouvernement de maintenir le cap car des efforts énormes sont toujours attendus pour la pleine jouissance des droits économiques, sociaux et culturels des citoyens. Seulement, le rapport estime que le Bénin a régressé en matière de droits civils et politiques. Des cas de violations de ces droits lors des processus électoraux de 2020 et 2021 ont été déplorés. La commission sollicite de ce fait un renforcement de la protection des droits civils et politiques par l’État. Le rapport relève par ailleurs l’impact de la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 sur le quotidien de toutes les couches sociales principalement les plus vulnérables constituant les personnes âgées, les femmes, les enfants et surtout la population carcérale. Pour Clément Capo Chichi, la Covid-19 constitue une menace grave pour les droits humains principalement le droit à la vie et le droit à la santé. La Commission recommande que l’État puisse renforcer les mesures efficaces pour protéger le droit à la vie et le droit à la santé de tous. Le rapport biennal n’a pas passé sous silence la situation de la population carcérale du Bénin. La commission félicite la politique pénale du gouvernement qui consiste en des aménagements de peines à travers la grâce présidentielle et la liberté conditionnelle accordées à plusieurs détenus en 2020 et en 2021. Selon Clément Capo Chichi, à la date du 14 décembre dernier, la population carcérale s’élève à plus de 14 000 détenus. Ce nombre ne cesse de s’accroître. La Cbdh plaide pour une politique pénale et pénitentiaire qui viserait à prendre des textes, par exemple une loi pénitentiaire, une loi portant création d’un corps pénitencier et des mesures fortes afin de réduire la surpopulation carcérale constatée dans toutes les prisons civiles et maisons d’arrêt et d’améliorer les conditions de détention. Le rapport note, toutefois, que des efforts remarquables sont constatés avec la création de l’Agence pénitentiaire du Bénin et la commission invite le gouvernement à consacrer la place du genre dans la réforme pénale qu’elle souhaite ardemment. Menace de réformer la Cbdh Le rapport aborde dans sa seconde partie le suivi de la mise en œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel et en dernier point le suivi de la mise en œuvre des recommandations sur l’état annuel des droits de l’homme au Bénin de l’année 2019. Pour cette dernière partie, la commission a fait le constat que sur les 38 recommandations seulement cinq sont exécutées soit un taux de 13,15 % ; sept sont partiellement exécutées soit un taux de 18, 42 % et 26 ne sont pas du tout mises en œuvre soit un taux de 68,42 %. Le président de la Cbdh appelle le Parlement à une complémentarité d’actions pour l’accompagner dans sa mission de protection et de contrôle des droits de l’homme au Bénin. Lors du débat qui a suivi la présentation du rapport, les députés n’ont pas fait de cadeau à la commission. Ils ont déploré le contenu du rapport qui ne reflèterait pas par endroits la réalité en ce qui concerne surtout l’état des lieux des droits civils et politiques principalement les violations des droits lors des processus électoraux de 2020 et 2021 et des exécutions extrajudiciaires dénoncées. Orden Alladatin par exemple a trouvé le rapport à charge contre le Bénin. « Ce sont ces genres de rapport qui contribuent à déclasser le Bénin à l’international », poursuit-il. Orden Alladatin sera appuyé dans sa critique par plusieurs de ses collègues dont Gildas Agonkan, Sédami Mèdégan Fagla, Patrice Nobimè Agbodranfo, Wallis Zoumarou et Boniface Yèhouétomè. Ils sont tous d’accord pour que soit réformée la commission pour plus de regard dans la rédaction du rapport qui doit être déposé aux Nations Unies. Néanmoins, ces observations n’ont pas empêché les députés de prendre acte du rapport présenté hier. Actualités 22 déc. 2021


Centrale électrique de Maria Gléta : l’impact socio-communautaire du projet apprécié
La centrale électrique de Maria Gléta n’a pas apporté que l’énergie électrique. Aux populations environnantes, et celles d’Abomey-Calavi en général, elle a apporté aussi des infrastructures socio-communautaires dont certaines ont été mise en service, ce mardi 21 décembre, par le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou. Le commissariat de Houèto est désormais un édifice neuf avec des commodités et un air de modernité qui font la joie des hommes en bleu qui y travaillent, mais aussi la fierté de toute la population de la commune d’Abomey-Calavi. Le projet de construction de la centrale électrique de Maria Gléta a prévu dans son impact socio-communautaire, la réalisation de plusieurs infrastructures dont ce poste destiné à assurer la sécurité des populations voisines de la centrale, mais aussi de la centrale. La mise en service du poste a eu lieu, ce mardi 21 décembre, en présence du maire de la commune d’Abomey-Calavi, mais surtout du ministre de l’Energie et de ses collaborateurs. Le nouveau commissariat de Houèto fait surtout la fierté du ministère de la Sécurité publique dont le représentant à l’occasion, salue la vision de développement autour de la centrale à travers une série de réalisations communautaires. « Tout projet de développement a besoin d’un environnement sécuritaire », pense Mohamed Saké, représentant du ministre. Pour lui, l’érection de ce poste engage les hommes qui y travaillent à renforcer le dispositif sécuritaire dans le coin. « C’est un challenge pour eux à se montrer plus disponibles et plus professionnels… à veiller à la sécurité des populations, mais aussi à préserver la centrale », fait-il observer. En plus du bâtiment, des mobiliers et du matériel d’une valeur estimée à 71 millions de francs Cfa ont été remis par le ministre, toujours dans l’optique d’offrir aux agents de meilleures conditions pour espérer une meilleure sécurisation. A Maria Gléta, « tout a été fait dans une vision dans le temps. L’impact socio-communautaire du projet est fort », indique Dona Jean Claude Houssou. Il fera également entendre son appel aux bénéficiaires en vue de la protection des équipements pour en garantir la durabilité. Il se montre également un peu plus exigeant quant à la sécurité de la centrale électrique. «Si elle est touchée, c’est le Bénin qui est touché au regard de son importance et des investissements», a martelé le ministre. Transformer l’environnement des citoyens A quelques dizaines de mètres de là, se dresse à la joie des populations, le centre de santé de Maria Gléta. Hier en ruine, dans le noir et dans un inconfort notoire, il est devenu grâce au projet, un hôpital moderne. Son ancienne bâtisse a connu des travaux de réfection de plusieurs millions de francs Cfa. Mieux, le projet a fait construire des équipements annexes qui servent à la vaccination des femmes et des enfants. Joie à peine contenue, Dr Virginie Adjanohoun Hossou, au nom du personnel soignant, explique au ministre, tout le bien qui est fait aux populations à travers le nouveau visage donné au centre. L’électricité y est disponible à plein temps et le personnel soignant trouve du plaisir à accueillir les patients qui viennent non seulement de Maria Gléta, mais aussi des quartiers avoisinants de Godomey et de toute la commune. « Depuis l’avènement de la centrale, notre centre de santé est au cœur de mille attentions », reconnaît le médecin. Comme elle, Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi, est heureux de constater que tout ce qui a été prévu dans le cadre de l’impact socio-communautaire du projet a été réalisé. « La centrale amène un développement intégré », selon lui. Maria Gléta n’est plus la seule illustration de l’ambition du président Patrice Talon et de son gouvernement pour le secteur de l’énergie. Cette centrale est aussi la preuve de la vision des gouvernants à transformer l’environnement des citoyens, apprécie le ministre. Pour lui, il est question de faire en sorte que les populations sentent non seulement des améliorations du fait de la disponibilité permanente de l’énergie, mais aussi des changements autour d’eux et dans leur quotidien. Il procèdera ensuite à la mise en service des bâtiments annexes construits dans le centre, puis à la remise des équipements médicaux offerts au centre toujours dans le cadre du projet. Bien d’autres réalisations ont été faites au profit de l’éducation et du sport. De l’énergie à l’éducation en passant par la santé et le sport, Maria Gléta aura tout apporté aux populations, insistera par ailleurs Dona Jean Claude. Actualités 22 déc. 2021


Lutte contre la pandémie du siècle : mieux impliquer les personnes vivant avec le Vih
Pour des résultats plus probants du système de lutte contre le Sida, l’implication des personnes vivant avec le Vih est nécessaire. Le thème de l'édition 2021 de la quinzaine de la Journée mondiale de lutte contre le Sida est évocateur et interpelle tous les acteurs : «Mettre fin aux inégalités. Mettre fin au Sida. Mettre fin aux pandémies ». Une ambition noble dont la réalisation nécessite l’implication des personnes vivant avec le Vih. Valentin Nassara, président du Conseil d’administration du Réseau béninois des associations de personnes vivant avec le Vih/Sida est ferme sur cette question. « Ce n’est pas possible d’atteindre cet objectif en écartant les Pvvih qui sont les principaux concernés», fait-il savoir. Selon lui, il faut passer des discours aux actes concrets et « mener une politique incluant les Pvvih » réunies dans plus de 80 associations. Il s’agit notamment d’améliorer le suivi médical; ce qui renforcerait les efforts du gouvernement qui s’emploie à mettre les malades sous traitements dès la détection de leur sérologie. En décembre 2020, le nombre moyen de personnes vivant avec le Vih au Bénin était de 75 770, selon les estimations du Spectrum 2020. « En réponse à cette situation, le Bénin s’est engagé à assurer l’accès universel aux services de prévention, de traitements Antirétroviraux, de soins et de soutien dans le respect des droits humains. Malgré les progrès réalisés suite à cet engagement, les Pvvih restent confrontées à la discrimination et à la stigmatisation dans les familles, les établissements de santé, en milieu professionnel et au sein de la communauté », indique le rapport de l’enquête index de la stigmatisation 2.0 des personnes vivant avec le Vih au Bénin. Aller plus loin A en croire les Pvvih, il est nécessaire de mener différents types d’actions afin de mettre fin au mal du siècle. D’abord, il s’impose de reprendre une sensibilisation globale des populations notamment des plus jeunes. « Ils sont nombreux ces jeunes qui ignorent les modes de transmission de la maladie et comment se protéger. Il est donc nécessaire de leur apporter l’information utile afin qu’ils ne soient pas des véhicules de la maladie », conseille Valentin Nassara. Le responsable des Pvvih propose également que la distribution des Arv aux malades se fasse par trimestre comme voulu par les autorités et non par semaine comme c’est le cas actuellement. Ce qui, à son avis, ne favorise pas l’épanouissement des bénéficiaires. Car certaines Pvvih continuent de vivre bien de difficultés pour s’approvisionner en Arv, du fait de la stigmatisation. Le président du Conseil d’administration du réseau des associations de Pvvih recommande aussi que ses membres aient à charge la distribution des produits. Si une Pvvih est chargée de la distribution des Arv, elle n’attendra jamais l’épuisement total du stock avant d’alerter les autorités pour un nouvel approvisionnement », estime Valentin Nassara. C’est le remède pour éviter les ruptures de stock que connaissent parfois certains hôpitaux et qui mettent à mal la santé des malades. Santé 21 déc. 2021


Théodore Ahouassou, international des années 80-90 : enfant prodige du football béninois
Attaquant retors reconverti en arrière-droit, Théodore Ahouassou était un jeune prodige du football béninois des années 80 et 90. Il a éclaboussé de son talent et son audace sa génération. Défenseur technique et athlétique, le natif de Porto-Novo a été … simplement un étalon pur. « Dimanche 9 février 86. Stade municipal de Porto Novo. Finale-aller de la super Coupe du Bénin, deuxième édition. Le tableau des scores affiche Dragons 1- Requins 0. On joue depuis une demi-heure. Oumorou Soumaïla, gardien de but des Requins, vide sa cage pour essayer d’enrayer une velléité offensive des Ouémènou. Un jeune défenseur des Dragons remarque sa position avancée et des 35 m tente et réussit un superbe lobe qui double la mise pour les Dragons. Le stade explose. Et pour cause ! Théodore Ahouassou, l’arrière-droit des Dragons venait ainsi de faire montre d’un sang-froid, d’un coup d’œil, d’audace et d’une adresse impressionnante. Peut-être pas la meilleure action de sa vie de footballeur, mais assurément l’une des plus belles d’une carrière dont le moins qu’on puisse dire, à l’heure actuelle, est qu’elle promet… ». Morceau choisi de la Tribune libre intitulée : Théodore Ahouassou : Une nouvelle perle pour le football béninois (In Ehuzu du 13 janvier 87). Prémonition. ? L’auteur du texte, Eric Franck Saizonou, agent du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), et passionné du foot, avait vu juste. Théodore Ahouassou, l’un des plus jeunes footballeurs de l’époque a effectivement connu une carrière footballistique dense et impressionnante. Cela pouvait-il en être autrement pour le jeune homme nourri au foot depuis sa tendre enfance ? Il est issu d’une famille de sportifs: (Papa amoureux du foot, des frères tous des sportifs) Tout petit déjà au quartier, l’image de ‘’Théo’’ (son diminutif), était liée au ballon rond. Les parties de football à la récréation, à la sortie des cours, et même parfois très tôt les matins avant le démarrage, c’est toujours ce gamin souriant au visage angélique qui est au cœur de l’organisation. C’est lui le propriétaire du ballon de fortune autour duquel se rassemblent ses amis. Partout dans l’école, c’est Théodore …Encore et toujours lui « l’éternel retardataire, en sueur, la tenue uniforme portée à l’envers». A cause du ballon de foot, Théodore est souvent puni ; mis à genoux à l’entrée de la classe, le temps de sécher, avant de reprendre les cours. Mais cela n’a guère dissuadé ce jeune meneur de la troupe composée de gamins de son âge, qui était également réputée dans le maraudage juvénile. Depuis son jeune âge, Théodore a toujours été un écolier insouciant. Il a eu tout le temps maille à partir avec ses enseignants. En classe de deuxième année de cours moyens (Cm 2) sa directrice, madame Kpadonou appréhendait mal qu’un garçon aussi intelligent comme son « bien-aimé élève Théodore Ahouassou » se concentre plus sur le jeu de football au détriment des cours. Et croyant parvenir un jour à remettre le garnement sur le droit chemin, elle y est allée par tous les moyens : compliments, sévices corporels…. Tout était mis dans la balance, mais rien n’y fit. Son acariâtre d’écolier semble être possédé par un esprit : celui du football ! Ecolier au caractère bien trempé, Théodore aime à raconter qu’il a été profondément marqué par la scène du jour de la délibération de son Certificat d’études primaires (Cep). Dans la cour de l’école, alors que les noms des candidats admis se lisaient à haute voix, une des ritournelles de sa directrice traverse, un instant, l’esprit du jeune écolier visiblement déjà abattu par l’inquiétude de son probable échec. « Tu es intelligent, mais si tu ne laisses pas le football, tu ne peux pas évoluer», lui rappelle une voix intérieure. Et son cœur se met à battre la chamade. Les instants qui ont suivi, l’expression de la lectrice se fait plus solennelle, et le débit plus lent. Puis, avec emphase, une annonce presque à la fin de la lecture d’une longue liste : «Ahouassou Théodore, 113, 5 points : admis. Félicitations, chef footballeur ! ». Insulte ou réel encouragement? Toujours est-il qu’à l’instant même, c’est un sentiment mitigé qui a traversé l’esprit du néo-lauréat du Cep. Foot, rien que le foot ! Plus tard au cours secondaire, le cursus du jeune Théo n’a pas été aussi reluisant que son jeu de football. Les longues périodes de mise au vert, les séances d’entrainement ainsi que les multiples voyages liés au football n’ont pas permis à l’élève-footballeur d’aller au-delà de la classe de seconde. Ceci, en dépit des vœux aussi bien de sa directrice que de son géniteur Georges Ahouassou, agent du ministère des Finances. Une situation à tout le moins gênante dont le joueur s’en repent régulièrement, même s’il avoue ne pas nourrir totalement de remords. «J’ai toujours senti que c’est par amour pour moi que ma directrice me traitait comme elle l’a fait », confesse, aujourd’hui le quinquagénaire épanoui, qui n’a de regret que de n’avoir pas fait plus tard une brillante carrière à l’international à la mesure de ses ambitions d’enfance. Huitième enfant d’une nombreuse fratrie, Théodore était un garçon espiègle, qui se faisait passer pour un ange au sein du cocon familial, du fait certainement de la rigueur paternelle. Petit collégien-footballeur, il a intégré très jeune l’équipe cadette de son collège : le Lycée Béhanzin à Porto-Novo. Mais était un abonné assidu, les après-midi de mardi et jeudi, des séances d’entrainement de football des enseignants de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo sise à quelques encablures du domicile familial au quartier Avakpa à Porto-Novo. Un mardi après-midi ; « jour inoubliable », le chemin du jeune élève croise celui d’un grand footballeur de l’époque: Hounguè Toudonou alias Patati, l’une des vedettes des Dragons Fc et qui deviendra son mentor. Ainsi fut lancée, à jamais, la carrière du petit Théodore Ahouassou dont la qualité est exaltée avec des superlatifs par tous les reporters et commentateurs sportifs. En effet, c’est suite à ses dribbles (double-contacts) par lesquels il anéantit, avec aisance, ses adversaires directs que le jeune Théo a subjugué Hounguè Toudonou, l’un de ses idoles. Admiratif de la finesse du geste technique de ce gamin encore dans la fleur de l’âge, l’arrière-gauche des Dragons FC a dû arrêter un jour son jogging pour suivre le reste de la séance d’entrainement. Partie au cours de laquelle Théo a démontré toute son aisance balle au pied et son audace dans les contacts. Félicitations et mots d’encouragement à l’endroit du jeune prodige, puis Patati lui prédit un avenir radieux dans le foot, avant de convier la « future pépite » à la prochaine séance d’entrainement des Dragons Fc de l’Ouémé. Hébété, Théodore s’empresse de décliner, sans ambages, l’offre. « Moi, jamais ! Doyen je ne peux pas jouer avec les chefs. C’est impossible ! », a naïvement servi, les yeux hagards, le jeune adolescent, la quinzaine à peine, à celui qu’il considérait, à l’époque, comme son idole après do-Rego Saadou et le roi Pelé. De retour à la maison, Théo n’a pas fermé les yeux de toute la nuit. Pressé qu’il était que le fameux jour arrive. Mais à l’arrivée, ce fut plus de peur que de mal. La peur au ventre, le jeune gringalet aux jambes légèrement arquées a fait forte sensation aux premières séances chez les seniors de l’équipe A du département de l’Ouémé (subdivisé plus tard en deux: Ouémé et Plateau), même s’il y a affiché au départ, un « temps de timidité teintée de panique » avant que le talent s’éclose totalement… et définitivement. Sa facilité d’intégration du groupe ainsi que sa vision du jeu ont valu tôt à la nouvelle pépite la sympathie des aficionados du club et fait douter certains détracteurs qui prétendaient, au départ, que le jeune élève était un « bébé ». Latéral un jour, latéral pour toujours ! En tout cas, c’est à cœur joie que ses ainés au sein du club phare de Porto-Novo ainsi que l’encadrement et les supporters l’ont vite adopté. Et lui Théo s’est vite adapté au point de devenir une des vedettes de ce club et plus tard de la sélection nationale. Ailier de débordement aux dribbles déroutants, Théodore Ahouassou a fait souffrir bon nombre de défenseurs de sa génération sur le flanc droit des Dragons. Il était, pour beaucoup de dirigeants, un talent pur qui s’est révélé comme un redoutable chasseur de buts. Véritable feu follet, le natif de Porto-Novo a vite écrasé la concurrence pour s’imposer comme leader. Car, bien qu’officiant chez les seniors, son jeune âge autorisait qu’il aille de temps à autre renforcer l’équipe junior. Si la titularisation de Théodore n’a paru, en réalité pas surprenante, ce qui en revanche fit un peu frissonner, ce sont les nouvelles responsabilités à lui confiées. En 1984, son coach, le Belge Tamas Klivit, a décidé en l’absence d’un défenseur, de faire de son attaquant Théodore Ahouassou, un latéral. Mais malgré sa reconversion, sa carrière a connu, depuis lors, une courbe ascendante fort remarquable. Et la réussite du jeune homme, à ce niveau, lui a donné légitimement le droit de rêver à une rapide sélection nationale. Bénéficiant du soutien permanent de son mentor Hounguè Toudonou, le jeune homme n’a eu de cesse de multiplier les exploits. « Les compliments et les conseils des ainés me dopent à chaque instant.», aime-t-il à seriner à ses interlocuteurs. Tel un chapelet, Théo a du plaisir à égrener ses souvenirs. Et c’est avec excitation dans la voix, qu’il insiste sur ce qu’il appelle : « les rencontres capitales » : les matches de Coupe d’Afrique. Il enchaine avec l’aventure au cours d’une campagne africaine de son club, où lors d’un match décisif, les dirigeants ont insisté que le coach n’aligne que des joueurs expérimentés. Un critère qui met hors course le jeune Théo. Mais son parrain, le doyen Patati, a insisté auprès des dirigeants pour que son protégé y soit. « Vas-y mon petit, je te sais capable. J’ai parlé avec le coach. Il te fait confiance. Et il a mis son poste en jeu en te faisant jouer cet après-midi ». Cette phrase a fait tilt dans la tête du jeune latéral. Comme toute réponse, c’est un hochement de la tête, suivi de: « Doyen, je ne vais pas vous décevoir ». Ainsi, Théo livre un match plein au terme duquel, le commentateur de la radio nationale s’est émerveillé : «Petit, je ne dis pas ça pour que tu aies la grosse tête. Pour ce que j’ai vu à Ouagadougou ce soir, tu es le meilleur des 22 acteurs ». Une prestation qui a valu une forte récompense financière au jeune talent de la part de ses dirigeants. Avec le temps, le jeune Théo a pris de l’assurance et s’est bonifié. Galvanisé par les encouragements de ses ainés et du public, il se dit, chaque jour, que « ce sont des gens à ne pas décevoir». Et telle une rançon de sa gloire, c’est « toute la ville qui scande son nom et le traite comme un prince à la fin de chaque rencontre de football». Et lorsqu’il y pense, il a les larmes aux yeux. Comme souvenirs encore vivaces dans la mémoire de l’ex-latéral droit des Dragons, il y a les grands moments vécus avec les Orange-noir qu’il évoque non sans un brin de nostalgie dans la voix. Dragons-Real de Bamako, Dragons Dihep Di Nkam du Cameroun, Dragons -Vita club du Congo. La confrontation entre Dragons et Fc Metz (France) qui a été le premier match des vedettes ghanéennes Opoku N’ti et Papa Arko, la rencontre qui a opposé les Dragons au Cercle Sportif Imana de la Rd Congo, Dragons - Fez du Maroc, Dragons - Club Olympique Kankandé de Boké de la Guinée …De toutes ces rencontres, la plus palpitante dont l’évocation fait jubiler Théodore Ahouassou remonte en 1985. Le fameux match ayant opposé le National du Caire au Dragons Fc de l’Ouémé. Le club phare d’Egypte et du continent, à l’époque, avec en son sein ses vedettes : Taher Abdu Zeid et l’inusable Mahmoud El Khatib. Tellement les deux attaquants égyptiens ont changé de côté au cours de la rencontre pour mieux pilonner la défense béninoise, en vain. Théodore n’a pas été le maillon faible de la muraille défensive des ‘’Ouémènou’’(Dragons). Au terme de la rencontre, la star égyptienne a étreint dans ses bras le latéral de Porto-Novo en le gratifiant d’un «Good…, good job ». (Tu as fait du bon boulot). Et au quotidien sportif cairote de s’extasier le lendemain : « Ahouassou, un combattant », a-t-il simplement titré. L’ex-latéral des Dragons rappelle également les grands moments du tournoi international de football de Cotonou (Tifoco), dans les années 80 : Dragons - Hearts of Oak d’Accra, Dragons- Asec d’Abidjan, Dragons-Agaza de Lomé, Dragons - Iwanyanwu national du Nigeria… Inoubliable 86 ! De la longue carrière de Théodore Ahouassou, 1986 fut son année de gloire. Car le défenseur a participé à tout un championnat sans le moindre carton jaune. C’est, peut-on dire, le fruit d’un travail personnel acharné qui amenait ce joueur à quitter Porto-Novo presque tous les matins en compagnie de son coéquipier Jacques Tchoki pour se rendre à la plage à Sèmè aux fins d’y faire des exercices physiques dans le sable marin. Cerise sur le gâteau, il s’est vu décerner le trophée de meilleur joueur de cette année. Calme, le regard droit, Théo est un joueur qui affiche confiance sérénité. Des qualités sur lesquelles, l’ex-gardien de but des Dragons, le Nigérian Peter Rufai, ne tarit pas d’éloges. Un « défenseur serein capable de dribbler même les attaquants dans la surface de réparation. Même si Théodore a un adversaire dans le dos et que je lui envoie le ballon, je suis assuré qu’il va se débrouiller», complimente-t-il à l’endroit de son coéquipier. Des caractéristiques qui ont rendu incontournable le défenseur, au point où au cours de ses treize années de présence au sein des Ecureuils, Théodore y a disputé toutes les rencontres. Il a donc évolué sur la période aux côtés d’autres grands noms du football de son pays : Saadou do Régo, Expédit Dossou-Gbété, les frères Zèvounou, Adolphe Ogouyon, Charles Ahouandjinou, David Fêliho, Abdoulaye Mohamed…. Au sommet de son art, le joueur a été au cœur d’une longue bataille relative à son transfert. Un embargo était mis sur le départ de la pépite à l’étranger. Le déplacement à Cotonou du puissant président d’Africa Sports d’Abidjan, Simplice de Messy Zinsou, ainsi que le courrier de transfert envoyé par Lille Olympique Sporting Club de France suite à leur participation à un tournoi à Cotonou, n’ont pas connu de suite favorable. « Ahouassou est intransférable », c’était le mot d’ordre des dirigeants des Dragons. Alors que le championnat du Bénin connaissait des difficultés en 1988, le joueur prend son destin en main et décide de s’envoler pour la France. Essai concluant au Fc Nantes, Mais avec un effectif déjà pléthorique, le joueur est prêté d’abord à Creil, un petit club communal du Département de l’Oise en région Hauts-de-France. Manque de pot, il contracte une grave blessure la veille de son retour à Nantes. La blessure de trop qui a fini par avoir raison de sa témérité et l’éloigne des pelouses pour un long moment. Contre mauvaise fortune bon cœur, le joueur a dû retourner au bercail, réintégrer son club de cœur de Porto-Novo. Il garde de son aventure française le souvenir du petit trophée qu’il a remporté avec le club de Creil. En 1999, au terme de la finale de la Coupe du Bénin qui a opposé son club à Mogas 90, Théodore, alors capitaine des Dragons, se rend dans les studios d’une radio privée près de Porto-Novo et annonce, contre toute attente, la fin de sa carrière. Il n’avait alors que 34 ans dont la moitié passée au service du football de son pays. La nouvelle a été considérée au départ comme un canular avant que ses fans ne se rendent compte plus tard de la réalité. Retraité épanoui depuis une vingtaine d’années, l’ex-international de football, mène aujourd’hui, avec sa petite famille, une vie paisible dans la capitale économique. Il y tient une papeterie et passe le clair de son temps en famille ou avec ses anciens coéquipiers. Même si pour lui, le football c’est du passé, il affirme continuer à bénéficier néanmoins de la faveur de bon nombre de ses compatriotes qui affichent toujours une certaine reconnaissance à son égard. Et telle une rançon de l’immense talent du latéral droit des Ecureuils, l’évocation de son simple nom lui ouvre encore des portes. Et Théo s’en réjouit… Et il regrette de ne pas pouvoir recouvrer une nouvelle jeunesse aux fins de réécrire en lettres d’or une nouvelle page de ce qu’il a su si bien faire. Vivement que son héritier se révèle enfin ! Et qu’il soit à la hauteur de l’ambition que son talentueux défenseur de papa- poule nourrit pour lui. Sports 21 déc. 2021


En visite sur le site de Pharmaquick by Abt Sa : le président de la Boad satisfait de la bonne tenue de l’usine
Serge Ekué, président de la Banque ouest africaine de développement a visité hier lundi 20 décembre, les installations de l’industrie pharmaceutique Pharmaquick by Abt Sa dont le site est à Akpakpa à Cotonou. Une descente qui lui a permis de constater la bonne tenue de l’usine et la qualité du processus industriel de fabrication des médicaments. « Nous avons visité l’usine de fabrication. Nous avons regardé tout le processus industriel, le mode d'intégration et d’exploitation. Nous sommes en raison de croire que cette usine est bien tenue. La production me semble être de bonne facture. Et il semble important que la Boad continue d’apporter son soutien à ce secteur essentiel », a reconnu et attesté Serge Ekué, président de la Banque ouest africaine de développement, au terme de la visite guidée des installations de l’industrie pharmaceutique Pharmaquick by African Bio technologies Sa. Il précise que deux éléments essentiels fondent la descente de la délégation de la Boad sur les installations de cette usine. «En premier lieu, il est important que nous venions voir ce à quoi nous contribuons. Le deuxième point est relatif au secteur de la santé qui est un secteur sensible et qui fait partie des secteurs prioritaires d’intervention de la Boad », fait-il savoir. A l’en croire, la Boad est en pleine réorganisation et le secteur de la santé occupe, à l’instar d’autres secteurs essentiels, une place de choix. Mais dans ce secteur, la Boad a déjà subi quelques désillusions et entend bien se renseigner avant d’apporter quelque financement. C’est ce qui explique la nécessité pour la Boad d’avoir la meilleure connaissance possible des acteurs et de l’industrie, de connaitre les besoins exacts, et de garder l’œil le plus attentif sur le processus industriel. Lors de la visite guidée, le président de la Boad s’est montré très curieux sur les dispositions prises pour l’assurance qualité et la bonne composition des médicaments. Il a été séduit d’apprendre que les intrants suivent un contrôle qualité minutieux depuis le Canada avant même l’embarquement des matières premières. Plusieurs contrôles s’ensuivent jusqu’à l’obtention du produit livrable. Du laboratoire au magasin de stockage des produits finis ; en passant par la section granulation, les salles de pesée des solvants et des excipients, la salle de séchage, la section compression, l’atelier de maintenance, la salle d'impression…; la délégation de la Boad a pu suivre tout le processus industriel de fabrication des médicaments. Faire de Pharmaquick by Abt Sa une référence Avant la visite guidée du site de Pharmaquick by Abt Sa, une brève séance d’échanges a permis au président de la Boad de comprendre les nouvelles ambitions de l’industrie pharmaceutique. L’objectif est de transformer Pharmaquick by Abt Sa, en une industrie pharmaceutique de référence dans la sous-région, fait savoir Charles Adjalla, Pdg de Pharmaquick by Abt Sa. Il ajoute que dans ce cadre, l’usine va connaître trois phases de refonte. La première, c’est la phase de redynamisation qui a déjà été réalisée sur fonds propres. Cette étape a consisté à ramener l'usine aux conditions optimales d'une industrie pharmaceutique. La vision étant de mettre en place d'ici 2024, de nouvelles lignes aux normes internationales pour accéder aux marchés internationaux. La deuxième phase est celle de la restructuration. C’est d’ailleurs pour franchir cette étape que Pharmaquick by Abt Sa a besoin de l’appui des institutions financières et bancaires. Il s’agit de renforcer les installations afin de passer d’une production de 3 millions 800 mille comprimés par jour, à 12 millions de comprimés par jour. Cette phase assurée, l’industrie pourra passer à la phase de dimensionnement pour réaliser son ambition d’être une référence. Ce processus de refonte de l’usine a été entamé il y a deux ans. « En deux ans de production, nous sommes passés d’un chiffre d’affaires annuel de 800 millions à 4 milliards en 2020. Et nous sommes sur le point de franchir la barre de 5 milliards en 2021 », fait savoir le Pdg de Pharmaquick by Abt Sa. A noter que le plus gros client actuel de Pharmaquick by Abt Sa, c’est la Centrale d'achat des médicaments du Bénin. La crise sanitaire a renforcé cette collaboration. En effet, 80 % des médicaments utilisés dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, sont produits par Pharmaquick by Abt Sa. Société 21 déc. 2021


Prof. Dorothée Kindé Gazard sur les maladies hémorragiques : « Il est important d’organiser des campagnes de dépistage »
Les maladies hémorragiques sont des troubles de la coagulation, des anomalies génétiques qui méritent un peu plus d’attention. La plus connue d'entre elles est l'hémophilie. Professeur Dorothée Kindé Gazard, chef de Service de la Clinique Universitaire des Maladies du Sang du Cnhu-Hkm insiste sur l’importance du dépistage et donne quelques conseils. La Nation : Les maladies hémorragiques, qu'est-ce que c'est ? Prof. Dorothée Kindé Gazard: Parlant de maladies hémorragiques, il faut préciser qu’ici, il s’agit de maladies hémorragiques constitutionnelles. Elles sont dues à des anomalies génétiques héréditaires qui sont transmises des parents à leurs descendants. Les sujets qui portent ces anomalies ont des difficultés de coagulation et vont donc saigner plus longtemps et fréquemment surtout au décours de traumatismes très minimes. Quelle est la différence avec les fièvres hémorragiques ? Dans les fièvres hémorragiques, l’hémorragie n’est pas due à des anomalies génétiques, mais plutôt aux désordres créés par un agent pathogène (virus, microbes, parasites) sur le bon déroulement de la coagulation. C’est le cas de certaines pathologies comme la maladie à virus Ebola, la fièvre Lassa, etc. Quelle est la maladie hémorragique qui sévit le plus au Bénin ? La maladie hémorragique la plus fréquente au Bénin est l’hémophilie qui est due à des déficits de facteurs nécessaires à la coagulation avec en tête de liste l’hémophilie A suivie de l’hémophilie B. L’hémophilie A correspond au déficit en facteur VIII, tandis que l’hémophilie B correspond au déficit en facteur IX. L’hémophilie va affecter le plus souvent les sujets de sexe masculin. Nous avons également des cas de la maladie de Willebrand qui est due à des anomalies du facteur de Willebrand. Soulignons que très peu de cas sont dépistés. Ainsi, en ce qui concerne l’hémophilie par exemple, au regard de la taille de la population béninoise, le nombre de malades attendu est d’environ 2000. Toutefois, seulement une centaine sont connus et suivis dans notre Service. Quels sont les signes d'alerte ? En matière d’hémophilie, le symptôme majeur est le saignement. Il s’agit de saignement répétitif spontané ou au décours de traumatismes minimes. Il peut s’agir de saignement buccal (gingivorragie), de saignement dans les articulations (hémarthrose) qui se gonflent et deviennent douloureuses, de saignement dans les muscles (hématomes). Parfois, l’hémorragie est interne notamment dans le cerveau (Avc hémorragique), dans les urines (hématurie), dans le tube digestif (hémorragie digestive). Il peut s’agir également d’hémorragie cataclysmique au décours de la circoncision. Du 08 au 12 décembre 2021, le Centre de traitement de l’Hémophilie (Cth) en collaboration avec l’Association béninoise des Hémophiles (Abh) était dans le Borgou. De quoi était-il question ? Cette activité a pour thème : « Amélioration de la prise en charge de l’hémophilie au Nord du Bénin ». Le Cth Bénin avec la Fédération Mondiale de l’Hémophilie, l’Association Française des Hémophiles et bien d’autres; visent plusieurs objectifs : la formation des professionnels de la santé (médecins, paramédicaux et biotechnologistes), la mise en place et équipement du Cth Parakou, la formation des membres et l’installation du bureau régional de l’Abh (Borgou/Alibori), le dépistage des maladies hémorragiques. Pourquoi insistez-vous sur le dépistage ? Il est important d’organiser des campagnes de dépistage, car les maladies hémorragiques ne sont pas connues de nos populations qui pensent qu’il s’agit de causes occultes. Comme nous l’avons dit plus haut, moins de 10 % des patients souffrant de maladies hémorragiques sont dépistés et suivis en Afrique subsaharienne. Pourtant, le traitement est gratuit avec l’appui de la Fédération mondiale de l’Hémophilie qui met à notre disposition les facteurs dont le déficit est à l’origine de cette maladie. Il est donc important de travailler à ce que les patients soient diagnostiqués et pris en charge correctement. Soulignons que cette activité a bénéficié du soutien direct de la Direction Nationale de la Médecine Hospitalière dirigée par le Dr Ange Dossou. Quelques conseils Les maladies hémorragiques notamment l’hémophilie ne constituent pas une fatalité. Ce sont des maladies qui, diagnostiquées, sont bien prises en charge. En cas de saignement répétitif, il vaut mieux se rapprocher rapidement d’un agent de santé pour faciliter le diagnostic. C’est aussi le lieu de rappeler qu’avant toute circoncision, il faut faire des analyses pour s’assurer qu’il n’y a pas de risque de saignement. Santé 21 déc. 2021


Fabrication d’emballages au Bénin : une unité industrielle s’installe
Une industrie pose ses valises dans la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) pour produire des emballages aux normes internationales. Le protocole d’accord marquant l’implantation et le démarrage des activités de l’entreprise, a été signé, ce lundi 20 décembre, au siège de l'Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex). Finis les soucis d’emballages cartons non conformes aux normes internationales. Une entreprise s’implante au Bénin pour répondre aux besoins pressants dans le pays mais aussi dans toute la sous-région, en emballages cartons de qualité et en quantité. Avec cette offre disponible sur place, les entreprises locales n’auront donc plus à importer des emballages. « Pour nous, il est important qu’en même temps que nous faisons venir les industries dans les grands secteurs de transformation, nous puissions travailler à mettre en place ces industries qui vont intégrer l’ensemble des chaînes de valeur. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes mis en quête des industries qui répondent à cette problématique. C’est ainsi que nous avons trouvé Wapack… Compte tenu de la politique du gouvernement, des facilités offertes sur place, l’entreprise a décidé de s’installer au Bénin », explique le directeur général de l’Apiex, Laurent Gangbès. Wapack Industries a prévu investir à peu près 2,5 milliards au Bénin dans un premier temps. En mars 2022, l’usine sera en place avec une centaine d’emplois créés. A long terme, elle va fournir des sacs de jute pour le transport et le stockage de différentes spéculations à l’instar de la noix d’anacarde. Laurent Gangbès est heureux que cet investissement vienne limiter les importations d’emballages au Bénin et surtout garantir aux industriels locaux un accès beaucoup plus aisé à des emballages de qualité. Les producteurs béninois et ceux de l’Afrique de l’Ouest ont donc désormais, une industrie capable de leur fournir le meilleur emballage correspondant à la qualité de leurs produits. Cet élément supplémentaire de compétitivité permettra d’améliorer la présentation physique des produits et d’accélérer leur accès aux marchés sous-régional et international, apprécie le premier responsable de l’Apiex. Au-delà, Wapack Industries vient positionner le Bénin comme l’une des plus grandes unités industrielles de production d’emballages cartons de la sous-région. Rohan Garg, directeur général de Wapack Industries, exprime sa satisfaction après la signature du contrat. Il rappelle la problématique des emballages au Bénin et dans la sous-région, sa conséquence sur les petites et moyennes entreprises et la volonté manifeste du gouvernement de changer la donne très rapidement. « C’est une opportunité pour nous de non seulement nous installer au Bénin mais aussi créer un impact réel qui pourra améliorer le secteur de l’emballage au Bénin », se réjouit-il. Dans quelques semaines, l’entreprise va lancer un vaste recrutement et procéder à la formation de la main-d’œuvre pour son usine totalement automatisée. Rohan Garg assure que le transfert de compétences sera chose effective de sorte que l’on ait des usines du même type à l’avenir. Actualités 21 déc. 2021


Présidence du Prd : les militants s’opposent au retrait d’Adrien Houngbédji (Il est reconduit avec les législatives 2023 comme défi)
Alors qu’il a annoncé son retrait de la tête du Parti du renouveau démocratique (Prd) pour passer la main après 32 ans de gestion, Me Adrien Houngbédji s’est vu reconduit par les délégués au cinquième congrès ordinaire de sa formation politique tenu à Porto-Novo, dimanche 19 décembre dernier. Il est maintenu pour un nouveau mandat afin d’aider le parti, aujourd’hui sans députés et sans élus communaux, à réussir sa remontée et gagner des sièges aux législatives 2023. « Il est temps que je me retire pour un repos auquel j’aspire du plus profond de mon être. Mais ce congrès n’est qu’un moment, une escale. Le bateau devra reprendre le large ; bientôt ; très bientôt. Pour affronter le mauvais temps ; entendre les chants des sirènes, côtoyer les récifs ; et pour survivre. Serais-je bien inspiré de rester à quai et de le regarder partir ? Et si je montais de nouveau à bord, aurais-je encore la force de tenir le gouvernail ? ». Ces propos du président du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji, dans son discours d’ouverture des travaux du 5e congrès ordinaire de sa formation politique, tenu dimanche 19 décembre dernier à Porto-Novo, ont suscité une vive réaction d’opposition des militants et délégués à ces assises. A travers un tonnerre de « Non » en chœur, ils ont dit Niet à une retraite politique de leur leader charismatique qui souffle ses 80 bougies le 5 mars 2022. Les militants Tchoco-Tchoco n’ont pas voulu entendre parler de cela. Pour eux, le président Adrien Houngbédji doit poursuivre son mandat à la tête du parti. Le « Non » retentissant des militants a été entériné sans surprise à l’issue des travaux du congrès. Adrien Houngbédji sera ainsi reconduit pour un nouveau mandat. Le président du Prd annonçait son retrait pour avoir passé déjà plus de trois décennies à la tête du parti. « 32 ans, une éternité en politique, que je dirige ce merveilleux parti, créé pour conquérir et exercer le pouvoir d’Etat. Nous avons fait de notre mieux sans y parvenir. Je mesure combien vous êtes jaloux des marques que nous laissons dans la conscience politique de notre pays. Au-delà des passions, la marque que nous laissons est la marque de la tolérance, de la magnanimité, de la paix. Soyez donc sans crainte… Un jour viendra. Ne baissez pas les bras… Un jour viendra. Gardons la ligne ! Ce jour viendra parce que nous constituons une chance pour le Bénin », a souligné le leader des Tchoco-Tchoco. Appel à la réconciliation Me Adrien Houngbédji croit dur comme fer à la remontée politique du Prd aujourd’hui sans députés, sans élus communaux et sans maires. « Nous nous battons aussi pour notre retour à l’Assemblée nationale ; pour notre retour à la tête de nos communes. En démocratie, chacun doit occuper la place que lui accorde le suffrage des électeurs », martèle-t-il. Pour lui, ce 5e congrès se veut celui de l’espérance. Une espérance que le Prd nourrit depuis son congrès extraordinaire du 6 février dernier à l’issue duquel il a adopté la candidature de Patrice Talon et appelé ses militants à mouiller le maillot pour lui, et qui, selon Me Adrien Houngbédji, n’est pas une incantation magique encore moins une fatalité. Cette option est une dynamique au service d’une conviction propulsée dans l’action après l’analyse et la réflexion pour reprendre sur l’échiquier politique et dans les institutions les places qui reviennent au parti. « La Remontada n’est pas une incantation ; c’est un défi lancé à nous-mêmes. Nous remonterons parce que nous travaillerons. Nous remonterons parce que nous aurons rassemblé autour de nous, un plus grand nombre de Béninois », a laissé entendre le président du Prd. Me Adrien Houngbédji appelle la réconciliation du parti avec tous les militants qui l’ont quitté par incompréhension. Il leur tend la main pour la concrétisation de cette remontée dont le match test reste et demeure les élections législatives de 2023. Le parti dit en avoir les moyens pour y aller et enlever beaucoup de sièges seul comme il a d’ailleurs fait à maintes échéances législatives par le passé. « Au chapitre de l’arithmétique électorale, nous ne sommes pas mal lotis. Seuls contre tous, nous avons fait élire des députés dans 5 des 6 départements que comptait notre pays en 1995. Seuls et sans détenir aucun pouvoir, nous avons été des faiseurs de roi à la présidentielle de 1996 ; finalistes aux élections présidentielles de 2006 et 2011. Et parce que notre parti est un parti qui compte, votre président a été hissé 3 fois à la présidence de l’Assemblée nationale, non pas par la force d’une majorité mécanique que nous n’avons jamais eue, mais grâce au consensus que nous avons réalisé avec d’autres partis qui nous ont appuyés », explique Me Adrien Houngbédji. Actualités 21 déc. 2021


Tournée de la Cour suprême dans l’Ouémé-Plateau : des dysfonctionnements relevés dans l’œuvre de justice
L’insuffisance de moyens tant humains, matériels que financiers plombe l’œuvre de justice au niveau du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, du Tribunal de première instance de deuxième classe de Pobé et des Officiers de police judiciaire (Opj) opérant dans les commissariats. La Cour suprême a fait l’amer constat lors de sa tournée d’inspection, du 13 au 17 décembre dernier, dans les juridictions du fond, les centres de garde à vue et de détention des départements de l’Ouémé et du Plateau. Se rendre sur le terrain, échanger avec les acteurs de la justice et leur apporter un accompagnement pédagogique devant leur permettre de rendre mieux que par le passé les décisions de justice. Tel est l’objectif de la tournée d’inspection de la Cour suprême qui s’est rendue, du 13 au 17 décembre dernier, dans les juridictions du fond, les centres de garde à vue et de détention des départements de l’Ouémé et du Plateau. Pour le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, au terme de la mission, cette descente sur le terrain lui a permis de relever que tout ne tourne pas rond sur le terrain. Il y a des dysfonctionnements. La délégation de la haute juridiction a relevé notamment un manque criant de magistrats au niveau du Parquet du Tpi de Porto-Novo qui n’a que deux membres à savoir le procureur de la République et son substitut. Selon Victor Dassi Adossou, ce nombre est insuffisant par rapport au volume du travail à abattre. C’est carrément un déficit de juges qui a été noté au niveau du Tribunal de Pobé. Le ratio nombre de juges par rapport à la population est minable, relève le président de la Cour suprême. La situation est le même au niveau des Opj. Victor Dassi Adossou dit avoir constaté dans un commissariat de Police seulement deux Opj, le commissaire et un policier pour faire face au lourd travail de constat et de constatation des infractions qui se perpètrent tous les jours. Le président de la Cour suprême salue, tout de même, le professionnalisme, l’assiduité, la compétence et l’expertise avec lesquelles, ses collègues magistrats ou les Opj exécutent la mission sur le terrain en dépit de l’insuffisance des moyens. « Les Opj sont en amont de la chaîne pénale. Lorsqu’une enquête judiciaire est faussée, elle impacte négativement l’œuvre de justice », a fait remarquer le premier juge béninois. Victor Dassi Adossou fait observer que la justice n’intervient que lorsque les autres formes de l’organisation sociale ont échoué dans leur mission. Solutionner les problèmes Cette tournée d’inspection est placée sous le thème : « Le temps de la justice ». Laquelle justice est le pilier de l’édifice démocratique et le socle de l’Etat de droit. « Il y a quelque chose qui ne va pas lorsque le justiciable va attendre deux ans, cinq ans, 10 ans voire 20 ans pour trouver solution à un problème préoccupant qui l’aura amené devant le juge. Il faut mettre fin à cela », indique Victor Dassi Adossou. Sa mandature, à l’en croire, veut faire en sorte que la justice qui est un service public éminent soit rendue dans des délais raisonnables depuis le tribunal jusqu’à la Cour suprême. « Que celui qui va devant le juge n’attend pas de mourir avant que ce dernier ne se prononce sur l’affaire qu’il a porté devant la justice », ambitionne-t-il. Le président de la Cour suprême se dit rassuré d’avoir obtenu de ses collègues magistrats des engagements nécessaires pour qu’il en soit ainsi désormais. « Le temps de la justice doit être un temps bref, raisonnable, un temps qui permet de donner un sens et un contenu à la justice qui doit être réparatrice des contentieux et des torts causés à nos semblables », explique Victor Dassi Adossou qui a visité aussi les prisons civiles d’Akpro-Missérété et de Porto-Novo. Il promet de rendre compte au président de la République, Patrice Talon et au président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, conformément aux dispositions de la loi, de tous les dysfonctionnements relevés sur le terrain pour que des solutions y soient apportées. Actualités 21 déc. 2021


1707 - 3208