La Nation Bénin...
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Une illustration de programme scolaire[/caption]A quelques jours des congés d’avril, l’incertitude plane sur l’année scolaire 2017-2018. C’est dire que visiblement, les autorités doivent faire l’impossible, autrement, les peines des parents d’élèves seront vaines. A défaut, le calendrier scolaire devra connaître un réaménagement.
L’année scolaire 2017-2018 pourrait être blanchie si la situation de crise dans les établissements n’est pas décantée. Certaines institutions de la République, notamment le Conseil économique et social et le médiateur de la République œuvrent à la résolution de la crise après l’échec des négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales. Face à la persistance de la grève, il advient que si jusqu’à la fin du mois d’avril 2018, la grève se poursuit, il serait presqu’impossible de sauver l’année scolaire. Elle prendra, à coup sûr, la couleur blanche comme en 1989. La raison est que le nombre de semaines de cours requis pour valider l’année scolaire ne serait pas atteint. « Quand on finit le mois d’avril et que la situation n’est pas décantée, l’année ne peut plus être sauvée », constate Akobodé Kiki, censeur du collège d’enseignement général Zogbo.
Mais connaissant le génie béninois, comme l’a fait remarquer le directeur du Ceg Gbégamey, Nicolas Hountondji, les autorités feront tout pour sauver l’année. Le réaménagement du programme scolaire serait la solution ; soit l’année sera prolongée, soit le programme ne sera pas exécuté à 100 %. Cette situation amène toute personne soucieuse du niveau des apprenants à se poser des questions. Après trois mois de grève démarrée depuis le 16 janvier 2018 dans les établissements publics, le programme avait connu des chamboulements, les enseignants n’ont pas progressé outre mesure. Ce qui fait craindre déjà pour le niveau des enfants abandonnés à leur sort et qui déambulent dans les rues du fait de la grève, alors qu’ils sont censés être au cours.
Au regard de la suspension de la motion de grève par certains syndicalistes, il est certain que les autorités sauveront l’année afin de délivrer aussi bien les parents que les élèves. L’année scolaire sera alors doublement bâclée d’abord du fait de la grève puis de l’incapacité des enseignants à exécuter le programme dans son entièreté. Le niveau des élèves en prend un coup. Il faut souligner que jusque-là les résultats du premier semestre se font toujours désirer, avant qu’on ne pense aux premiers devoirs du second semestre prévus pour ce mois d’avril.
Le présidium à l'ouverture des travaux[/caption]
La directrice de cabinet du ministère de Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha, a lancé, ce mardi 10 avril à Cotonou, un atelier de deux jours pour l’appropriation des documents du projet de renforcement des capacités nationales pour la gestion des conventions relatives à l’environnement, notamment pour la mise en place d’un système pertinent et fonctionnel d’information environnementale.
Renforcer les capacités des points focaux et les amener à une synergie d’actions pour une meilleure gestion des conventions pour le bonheur des populations. Tel est, selon Martin Pépin Aïna, directeur général de l’Environnement et du Climat (Dgec), le but que vise l’atelier d’appropriation des documents du projet de renforcement des capacités nationales pour la gestion des conventions et accords relatifs à l’environnement qui s’est ouvert hier à Cotonou.
Dans le cadre de la gestion durable des ressources naturelles, indique-t-il, et conformément aux recommandations du Sommet de la terre à Rio en 1992 et du Sommet mondial pour le développement durable à Johannesburg en 2002, le Bénin à l’instar d’autres pays a ratifié plus d’une vingtaine de conventions et accords multilatéraux environnementaux. Le rôle de ces conventions, rappelle le Dgec, est de créer un cadre contractuel global qui permet l’exploitation rationnelle des ressources naturelles et le développement durable à tous les niveaux. « La mise en œuvre efficace de ces conventions aujourd’hui souffre de plusieurs irrégularités à savoir la mobilité des cadres, l’instabilité des institutions, l’accumulation des arriérés de cotisations et l’absence de cadre de concertation entre points focaux des conventions », relève le Dgec. Il urge de renforcer les capacités de ces points focaux en vue d’une gestion durable des conventions, estime-t-il.
Le présent atelier dont l’objectif est de faire le point de l’état de mise en œuvre des accords et conventions environnementaux, déclare Martin Pépin Aïna, s’inscrit dans cette vision. Il sera question de proposer des orientations stratégiques devant permettre au Bénin de se positionner sur le plan international pour tirer un meilleur profit des perspectives qui s’offrent désormais à nous. Le Bénin, retient-il, ne doit pas se mettre en marge de la dynamique actuellement en cours dans le cadre de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd).
De façon spécifique, a déclaré la directrice de cabinet Jeanne Josette Acacha Akoha, il s’agit d’échanger et de partager le contenu des documents de planification et d’orientation du projet avec les différents acteurs, de faire le point de l’opérationnalisation de la réforme relative aux plateformes de conventions et de partager la tranche annuelle du plan de travail de mise en œuvre du projet. La communauté internationale, relève la directrice de cabinet, a adopté les conventions, accords et traités pour résoudre les problèmes environnementaux qui se posent à l’humanité et qui sont en partie responsables du réchauffement planétaire et de la pauvreté dans le monde. Lesdites conventions, poursuit-elle, permettent de mobiliser des ressources et subventions qui viennent en appui au budget national en vue de la gestion durable des ressources naturelles.
Pour une meilleure gestion des conventions
Le législateur, selon elle, en procédant à la ratification des conventions, a jugé de leurs opportunité, impact et urgence, en mesurant les conséquences ou le prix de l’inaction. Pour une meilleure gestion de ces conventions, indique-t-elle, le ministre a créé par arrêté des plateformes regroupant les conventions traitant de la même matière. « Toutes les plateformes ne sont pas opérationnelles. Le manque de synergie reste la grande difficulté », regrette-t-elle. Les problèmes sont multiples : les procédures de concertation, la coordination entre les responsables de plateformes est partielle et aléatoire ou encore trop lourde pour obtenir des résultats dans des délais acceptables, les moyens matériels et financiers sont dispersés et multipliés inutilement entrainant un gaspillage qui ne profite pas à la qualité de l’environnement.
La situation ainsi décrite ne permet pas de maximiser les efforts en ce qui concerne l’amélioration du cadre de vie des populations, regrette Jeanne Josette Acacha Akoha. C’est pourquoi le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, conformément au programme d’action du gouvernement, selon elle, a décidé de réorienter le mode de fonctionnement des conventions afin qu’elles contribuent davantage à l’amélioration et à la préservation des ressources naturelles. Dans cette logique, approuve-t-elle, l’appui du Programme des Nations Unies pour l’environnement a permis d’élaborer le projet de renforcement des capacités des points focaux qui coûte 1,2 million de dollars environs, soit environ 638 400 000 F Cfa.
Peng Jingtao, nouvel ambassadeur de la Chine près le Bénin[/caption]Arrivé au Bénin il y a environ onze jours, Peng Jingtao, nouvel ambassadeur plénipotentiaire de la Chine près le Bénin, a été reçu en audience, ce mercredi 11 avril, par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi. Au terme des échanges qui ont eu lieu au siège de l’institution à Cotonou, le diplomate chinois s’est prêté à nos questions.
La Nation : Que peut-on retenir de vos échanges avec le président de la Haac ?
Peng Jingtao : C’est une audience de courtoisie, mais aussi une rencontre importante, parce que comme nouvel ambassadeur, je dois rendre visite à des institutions nationales et internationales au Bénin, dont la Haac fait partie. Nous avons évoqué avec le président de la Haac, des questions liées à l’institution et à la coopération entre la Chine et le Bénin dans le secteur des médias. Les jours à venir, mon ambassade et moi allons travailler avec les amis journalistes. Comme vous le savez, les médias sont une plateforme assez importante pour faire connaître l’extérieur du pays au peuple. Donc j’espère aussi inviter, pourquoi pas, une délégation des journalistes béninois en visite en Chine pour connaître un peu la Chine.
Quels seront les axes prioritaires de la coopération entre le Bénin et la Chine, sous votre houlette ?
Cette année est une année particulière, une année aussi importante dans les relations entre la Chine et les pays africains. Au mois de septembre, on va organiser à Beijing en Chine le troisième sommet du Forum sino-africain. Au cours de ce sommet, le président chinois et les autres chefs d’Etat des pays africains vont discuter de l’orientation, de la stratégie de développement de la coopération entre la Chine et les pays africains. Beaucoup de nouvelles mesures vont sortir certainement après le sommet. Il y a beaucoup de choses à faire pour amorcer le développement de l’Afrique.
En ce qui concerne le Bénin, un pays frère et ami de longue date de la Chine, nous aurons certainement beaucoup de choses à faire dans la construction infrastructurelle, dans les coopérations culturelles, logistiques, économiques et de l’éducation, en vue de renforcer les relations bilatérales.
Un mot pour conclure cet entretien ?
Je perçois le sens des réformes du gouvernement dans tous les secteurs. En Chine aussi, nous sommes entrés dans une nouvelle phase de réformes approfondies. Donc dans ce secteur-là (Ndlr : secteur des médias), on pourra aussi mettre en place quand même des projets de coopération. Comme on dit en Chine ‘’Ecouter mille fois ne veut pas dire regarder une fois sur place’’. Le miracle de la Chine s’est opéré grâce aux réformes.
Actualités 12 avr. 2018
Une délégation du ministère des Affaires étrangères à Lomé[/caption]Soucieux de rechercher par les voies officielles appropriées la vérité sur les persécutions ou assassinats présumés de Béninois au Togo, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a dépêché, le mardi 10 avril dernier à Lomé, une délégation pour s’enquérir de la situation.
Conduite par M. William Comlan, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, la délégation envoyée pour s’imprégner de la situation des Béninois au Togo, comprenait en outre M. Benoît Adékambi, conseiller technique à la Coopération internationale.
La délégation a eu une séance de travail avec la secrétaire générale du ministère togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Mme Abra Afetsey-Tay, assistée de l’attaché de cabinet du ministre, M. Mena Klutse.
Mme Abra Afetsey-Tay a déploré la diffusion anarchique sur les réseaux sociaux d’informations tout à fait dénuées de fondement, mais de nature à jeter le trouble, voire attiser la haine au sein des populations du Togo et du Bénin qui forment à l’évidence un même peuple. Elle a fait état de tous les efforts du gouvernement togolais pour calmer la situation, notamment les appels à la retenue et les mises en garde du ministre togolais de l’Intérieur contre toute velléité d’actes de vindicte populaire. Aucun incident ne saurait mettre à mal la bonne entente et l’excellence des relations entre les deux pays, a-t-elle insisté.
La délégation béninoise a salué la promptitude du gouvernement togolais face aux tournures que la désinformation voulait imprimer à la situation.
Le directeur de cabinet du ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération n’a pas manqué de remercier les autorités togolaises pour la protection qu’elles ont toujours accordée à la diaspora béninoise au Togo.
Après cette séance de travail, la délégation béninoise a mis le cap sur le consulat du Bénin à Lomé où elle a tenu une rencontre avec les responsables des associations de la communauté béninoise au Togo.
De leur avis, les Béninois résidant au Togo ne se sentent pas du tout menacés dans leur vie quotidienne comme tentent de l’insinuer les réseaux sociaux.
Pour M. Alassane Bio Mama, président de la Fédération des amicales de Béninois au Togo, à part les intoxications des réseaux sociaux qui restent l’œuvre des pêcheurs en eaux troubles, aucun Béninois à sa connaissance n’est inquiété ou menacé. « Les Béninois vaquent normalement à leurs occupations au Togo (…) Les autorités togolaises nous ont même communiqué un numéro de téléphone aux fins de les avertir au cas où un Béninois se sentirait menacé ou agressé », a-t-il ajouté.
Quant à Sylvain Akpo, porte-parole de la diaspora béninoise au Togo, s’exprimant en fongbé, il a déclaré que les Béninois vivent en parfaite harmonie avec leurs frères togolais.
La délégation béninoise a quitté le Togo tout à fait rassurée, étant bien imprégnée de la réalité de la situation qui prévaut effectivement sur le terrain.
Il convient de signaler qu’avant cette mission de la délégation, dès l’escalade des informations et images sur la situation supposée des Béninois au Togo, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération était aussitôt entré en liaison avec les services compétents du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique en vue des démarches immédiates à mener. De cela avait découlé un contact téléphonique aussitôt pris par le directeur général de la Police républicaine avec la hiérarchie de la Police togolaise. Compte rendu en a été largement fait par le directeur général de la Police républicaine sur les chaînes de radiodiffusion et de télévision.
Source : MAEC
Actualités 12 avr. 2018

Les Procédures opérationnelles standards (Pos) viennent corriger des incohérences en ce qui concerne la protection des enfants. Leur efficacité dépend d’un certain nombre de paramètres et de la synergie d’actions entre les acteurs.
Le Bénin a fait d’énormes avancées ces dernières années dans le domaine de la protection des enfants. En témoigne l’arsenal juridique et institutionnel dont il dispose pour assurer la protection des enfants en situation de vulnérabilité, victimes d’abus, de violences et d’exploitation, et ceux en conflit avec la loi….
Toutefois, les données disponibles sur les violations des droits des enfants révèlent qu’en dépit des textes juridiques existants, des milliers d’enfants sont quotidiennement victimes de violences de toutes sortes et de violations de leurs droits fondamentaux.
Selon les conclusions de la Politique nationale de protection de l’enfant, « Les méthodes de l’Office central de protection des mineurs (Ocpm), et des autres corps de police et de gendarmerie suivent des procédures non harmonisées et pas toujours conformes ». Ces procédures ne sont pas toujours sensibles à la situation de vulnérabilité des enfants ni conformes aux standards internationaux, relève la même source. Aussi, les modes opératoires et les bases de collaboration entre les acteurs varient-il et ne sont-ils pas toujours institutionnalisés. Cette situation affecte l’efficacité de la prise en charge de l’enfant ainsi que la qualité des services offerts.
L’élaboration des procédures opérationnelles standards (Pos) sur la protection des enfants destinés aux forces de sécurité, ainsi qu’aux services sociaux, sanitaires et juridiques avec lesquels elles collaborent, permet d’harmoniser les actions et d’apporter une réponse mieux coordonnée et plus efficace aux violences subies ou commises par les enfants.
Des stratégies
Les Pos sont un guide de référence qui précise comment les différentes interventions de l’Ocpm et ses points focaux doivent être menées en conformité avec les exigences de performance et de qualité des services.
Pour être efficaces, ces procédures exigent la synergie d’actions entre les différents acteurs impliqués dans la protection des enfants. En ce qui concerne le volet prévention, la collaboration avec les acteurs du système de protection et les leaders communautaires est indispensable pour prévenir les violences à l’égard des enfants. Ceux-ci sont appelés à faire connaître les services de l’Ocpm et ses points focaux au sein des commissariats et des brigades en vue de rapprocher les populations des forces de sécurité publique. L’Ocpm, en ce qui le concerne, doit veiller à la mise en place de stratégie de prévention.
Pour leur part, les acteurs du système de protection et les acteurs de la société civile de même que les agents de sécurité publique doivent sensibiliser les enfants eux-mêmes à la promotion de comportements sécuritaires à adopter afin de diminuer les risques d’exposition aux violences.
Dans le cadre de la prévention de la délinquance, les Procédures opérationnelles standards (Pos) exigent également des agents de sécurité publique, des vérifications et des contrôles réguliers, la nuit comme le jour, dans les lieux à risques fréquentés par les mineurs tels que les boîtes de nuit, les salles de cinéma. Au-delà de cette approche, des patrouilles sont nécessaires pour contrôler et dissuader la présence des mineurs dans les lieux criminogènes, l’exploitation sexuelle de mineurs dans les lieux de prostitution, de consommation de produits stupéfiants.
Mais avant, les Pos gagneraient à concilier l’intérêt supérieur de l’enfant, son droit à la survie et au développement, à la participation et à la non-discrimination?

Plus qu’une initiative scolaire, le Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) est un soulagement pour les femmes rurales. Initié par le gouvernement, il est mis en œuvre par le Programme alimentaire mondial (Pam), depuis la signature d’accord signé entre les deux parties en juillet 2017.
Le Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) ne vise pas seulement à accroître la scolarisation des enfants notamment celle des filles et à contribuer à leur maintien à l’école, mais favorise également l’autonomisation des femmes. En fait, il offre de réelles opportunités aux femmes des milieux ruraux. Au-delà de l’offre de repas aux écoliers par le biais des cantines scolaires, il contribue à l’indépendance financière de celles qui interviennent dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage ou de la pêche.
Justifiant la nécessité des cantines scolaires, lors de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest en décembre 2017 à Cotonou, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de Pêche, Gaston Dossouhoui, avait souligné que « La situation nutritionnelle au Bénin est inquiétante et justifie la volonté du gouvernement d’améliorer la gouvernance dans le secteur de la nutrition, du niveau communautaire jusqu’au niveau central quand on reconnaît que plus de 40 % des enfants béninois sont malnutris ». L’initiative est appuyée par le Programme alimentaire mondiale (Pam), à hauteur de plus 27 milliards de F Cfa pour impacter plus de 350 000 écoliers sur une période de quatre ans.
Selon la directrice de l’Alimentation scolaire, Julienne Zimé Yérima, 12 % de la population béninoise est en situation d’insécurité alimentaire et 13 % à risque d’insécurité alimentaire. Ce diagnostic oblige le gouvernement à accorder une attention particulière aux enfants en investissant dans leur alimentation et leur nutrition.
Depuis la rentrée scolaire de septembre 2017, le Pnasi est mis en œuvre dans environ 1500 écoles primaires publiques réparties dans onze départements du Bénin. Ceci représente un marché de consommation estimé à plus de 100 000 enfants.
Avantages pour les femmes
Au regard du nombre important d’enfants bénéficiaires, il se dégage un avantage non négligeable pour les femmes des zones rurales couvertes par le programme.
Qu’elles soient dans la production agricole, animale ou dans la transformation agroalimentaire, ou qu’elles exercent seules ou en associations, le Programme national d’alimentation scolaire intégré leur offre un marché de potentiels consommateurs constitués par les écoliers qui bénéficient des cantines scolaires. L’opération ‘’cantines scolaires’’ contribue à la fois de la nutrition et à l’éducation des enfants et à la production agricole vivrière. L’investissement du gouvernement met également l’accent sur le rôle des communautés locales dans la prise en charge de l’alimentation scolaire.
Pour pérenniser l’initiative, il entend accroître le taux de couverture des écoles en cantines de 29% à 51 % les prochaines années. En plus des bénéficiaires cités, il s’agira de rendre opérationnelles plus de 1500 cantines scolaires approvisionnées avec des produits locaux et non traités. Ce qui constitue à moyen et à long termes, une véritable aubaine pour les femmes désireuses d’entreprendre dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la transformation agroalimentaire.
En se mettant en associations, elles peuvent exécuter des projets de production agricole, animale, ou de transformation sur la base des produits de consommation les plus recherchés par le Programme alimentaire mondial (Pam) pour le fonctionnement des cantines scolaires. Cette option leur sera profitable non seulement pour faire face au manque d’emploi, au chômage et à la pauvreté.
Au-delà de l’impact sur les enfants, les femmes et les familles en sont aussi bénéficiaires. « Les programmes d’alimentation scolaires fonctionnent comme des systèmes de protection sociale pour aider les ménages et les communautés vulnérables à résister aux crises économiques et autres bouleversements sans mettre en péril leur alimentation et leur sécurité alimentaire », soutient le ministre Gaston Dossouhoui.
L’autre avantage est lié aux petites productrices alimentaires déjà opérationnelles. Le Pnasi vise une autre dynamique dans leurs activités génératrices de revenus. Selon le Pam, le programme entend favoriser un marché potentiel d’écoulement des productions des femmes si les produits sont de qualité et compétitifs.
En plus de ces avantages, les femmes productrices auront une clientèle stable, car c’est le Pam qui assure l’achat des vivres pour le fonctionnement des cantines scolaires.
Mieux, les produits agricoles seront de plus en plus vendus avec une baisse des pertes liées aux avaries. Tout ceci impactera leurs finances en ce sens qu’elles pourront rentrer rapidement en possession des fonds engagés dans la production avec une possibilité de bénéfices en hausse lorsque les produits étaient livrés en détails sur de longue durée dans les marchés locaux?

Denis Aïou a planché, ce mercredi 11 avril, au banc des accusés pour pratique de charlatanisme, de magie et de sorcellerie. C’était pour le compte du septième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou. Après examen, il a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de réclusion criminelle. Ayant été mis sous mandat de dépôt le 31 juillet 2013, il retourne en prison pour trois mois trois semaines environs.
Cinq ans de réclusion criminelle et destruction des objets mis sous scellés, telle est la sentence retenue par la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, après examen du dossier de pratique de charlatanisme, de magie et de sorcellerie dans lequel le sieur Denis Aïou était poursuivi. Des faits qui tombent sous le coup de l’article 264 bis alinéa 2 du Code pénal portant répression de pratiques rétrogrades portant atteinte à l’ordre public.
A la barre, l’accusé Denis Aïou ne raconte pas clairement ce qui s’est passé. La présidente lui rappelle certains de ses propos à l’enquête préliminaire. Elle lui rafraîchit la mémoire, mais l’accusé persiste dans une certaine dénégation. Il finit par lâcher que c’est pour épouser une femme qu’il s’est comporté de la sorte. Il dément avoir envoûté Edouard Montcho, le frère aîné de la victime. La présidente s’étonne qu’il ne reconnaisse pas ce qu’on lui reproche bien qu’on ait retrouvé des talismans chez lui. Ces effets appartiendraient à son grand frère.
Devant le juge d’instruction et à l’interrogatoire de première comparution, il reconnaît avoir fait des avances à la victime. Puis plus tard, après avoir empêché la pluie de tomber à cause des cérémonies des parents de sa dulcinée, il dit avoir fait des choses pour l’envoûter, mais a regretté que ce soit le frère qui ait été atteint. Selon sa stratégie, il a indiqué que c’est le vodoun Gambada qui devait faire répéter son nom jusqu’à ce qu’on l’autorise à la délivrer et là il allait profiter pour lui faire manger quelque chose pour l’aimer.
Devant l’interrogatoire nourri du ministère public, il réitère que c’est pour se faire aimer et l’épouser.
Lorsque les pièces à conviction lui sont montrées, il avance que ce sont les affaires de son grand frère.
Puis, Julienne Djossou, ménagère, a comparu comme témoin. Elle déclare que Denis Aïou est bien mêlé au dossier de charlatanisme qu’on lui reproche.
Edouard Montcho, victime, dit avoir subi un envoûtement ce jour-là vers 5 h du matin ; il aurait été transporté à l’hôpital suite audit envoûtement et se serait réveillé vers 16 h le même jour après des soins. Il déclare ne plus être jamais tombé malade depuis. La défense s’est fait donner acte de ces réponses.
Dans ses réquisitions, le ministère public soutient que ce qui s’est passé n’est pas une superstition mais une triste réalité sociale. La croyance en des forces surnaturelles pour nuire ou pour s’attirer le bonheur existe, à en croire le ministère public. Le phénomène ‘’Kinninsi’’ qui défraie actuellement la chronique, à travers lequel des jeunes hypnotisent pour soutirer de l’argent, illustre cette manière d’agir qui perdure, défend le ministère public. Je reste davantage songeur, poursuit le ministère public, lorsque les gens doivent utiliser la magie pour se faire aimer. Il rappelle les faits qu’il a relatés.
Eléments constitutifs
Denis Aïou, selon le ministère public, est coupable, dans la mesure où les éléments légal, matériel et intentionnel sont réunis. Pour l’élément légal, son siège se trouve dans l’article 264 bis alinéa 2 point 2 du Code pénal. Il déclare que sera puni d’une peine de 15 à 30 ans quiconque aura fait usage des pratiques de charlatanisme et de sorcellerie. L’article laisse transparaître les éléments matériel et psychologique. La Cour constitutionnelle, selon le ministère public, a rendu une décision en 1998, à travers laquelle l’ensemble des comportements et rites en liaison avec les forces surnaturelles en vue de porter atteinte à l’intégrité des personnes en troublant l’ordre public sont proscrits. Denis Aïou, selon l’avocat général, a invoqué les pouvoirs d’un fétiche. L’accusé, souligne-t-il, a reconnu avoir jeté un sortilège à la fille en question et curieusement c’est le grand-frère qui a été atteint. « Nous ne devons pas perdre de vue que la victime a expliqué que les médecins n’ont pu lui dire ce dont il a souffert. La médecine des Blancs n’est jamais arrivée à diagnostiquer ce dont il souffrait », a souligné le ministère public.
L’élément matériel est établi, retient également le représentant du ministère public qui poursuit que l’élément intentionnel existe dès lors que l’agent pénal sait que son acte est susceptible de porter atteinte aux gens. Denis, selon lui, avait conscience des conséquences de son acte : « J’ai envoyé l’envoûtement dans l’espoir qu’elle appelle mon nom jusqu’à ce que j’intervienne ».
« Vous devez entrer en condamnation contre lui ; il est accessible à la sanction pénale ; l’accusé présente un état psychologique non altéré. Son agissement ne relève d’aucune contrainte », justifie-t-il.
Le peu de collaboration à la manifestation de la vérité et son état de délinquant primaire, selon le ministère public, permettent de lui faire bénéficier de circonstances atténuantes. Sur la base de l’article 463 du Code pénal, le ministère public demande à la cour de condamner Denis Aïou à la peine de dix ans de réclusion criminelle.
La défense représentée par Me Rufin Bahini rebondit sur la peine requise. Il soutient s’appesantir sur les contradictions du dossier qu’il a relevées tout au long de la procédure. Auparavant, Rufin Bahini s’est attardé sur l’altération des facultés mentales de son client, de ses démangeaisons mentales décrites par les personnes qui sont intervenues à l’occasion de l’enquête de moralité. Car l’expert qui n’a eu en tout et pour tout qu’un seul contact avec l’accusé, a dressé un rapport en contradiction avec l’enquête de moralité. « Les faits dont vous êtes saisis se sont déroulés en juillet 2013 tandis que l’examen psychologique date de 2015. Quel crédit peut-on accorder à ce rapport? », s’interroge Me Rufin Bahini. Il déclare avoir demandé à dessein à l’accusé sa situation sociale.
L’accusé à votre barre n’est pas sain d’esprit, apprécie la défense qui s’attarde ensuite sur la personnalité de l’accusé et sa vie : scolarité approximative, son enfant né d’une union qui est décédé par la suite et son père qui est mort entretemps. « Je ressors des contradictions qui vous permettront dans le secret de votre délibéré d’appliquer une sanction et dans quelle proportion le faire », développe l’avocat.
Des incantations
La défense rappelle les faits selon sa sensibilité. « L’accusé vous a déclaré qu’il ignore le nom du grand-frère et qu’il a prononcé les incantations avec le nom de la victime. Nous nous retrouvons dans le monde de l’irréel et nous sommes en matière pénale », conçoit la défense. La matérialité, l’intention de nuire ou la volonté de porter atteinte à la vie de Edouard Montcho, n’est pas établie, selon Me Rufin Bahini. Il n’y a pas de certificat médical, encore moins d’ordonnance médicale au profit de la victime, assure la défense. Dans le dossier, nulle part, il ne transparaît que ce sont les incantations qui étaient destinées à Elise Montcho qui ont pu rendre malade Edouard Montcho.
L’élément matériel n’existe pas. Car rien ne prouve que ce sont les pratiques incantatoires qui ont eu un effet sur la santé de la victime, insiste-t-il.
La défense soutient que la conviction qui est la sienne est que son client voulait s’amouracher avec une femme qu’il désirait.
Les éléments matériel et intentionnel ne sont pas établis et donc en matière pénale, le doute profite toujours à l’accusé, réitère la défense. Il plaide de relaxer l’accusé au bénéfice du doute. Si par extraordinaire, poursuit la défense, le comportement de Denis Aïou est répréhensible, « Je vous prie de bien vouloir tenir compte de sa situation familiale et de le condamner au temps déjà passé dans l’univers carcéral pour favoriser sa réinsertion ». « J’aurais pu plaider l’irresponsabilité pénale », avoue la défense qui regrette les pratiques qui ont conduit à son incarcération.
Le ministère public réplique en soutenant que rien ne vaut la preuve de l’expert scientifique. Il ajoute que l’erreur sur la personne est indifférente, car la maladresse de l’agent pénal ne fait pas disparaître l’infraction. « Il cherchait à occasionner un malaise à la fille, dès lors qu’il a eu recours à une autre technique pour l’envoûter », insiste-t-il.
La défense contre-réplique en réitérant que les éléments matériel et intentionnel ne sont pas réunis.
Résumé des faits
Le mardi 23 juillet 2013 à Ayahonou, dans l’arrondissement de Sey, commune de Toffo, Elise Montcho, apprentie couturière âgée de 17 ans et demeurant à Cotonou, s’est rendue à Sey dans son village natal pour les cérémonies d’inhumation de son feu père. Elle a rencontré au marché de Sey, Denis Aïou, tradi-praticien qui lui a fait des avances et une proposition d’invitation. N’étant pas intéressée, Elise Montcho a refusé ladite invitation.
Sur son offre, Denis Aïou a été sollicité par la famille du défunt contre une somme de 7000 francs Cfa pour empêcher la pluie de tomber pendant les cérémonies. Profitant de cette invitation, Denis Aïou a pris la résolution de nuire à la santé d’Elise Montcho afin de l’épouser. Le lundi 29 juillet 2013 aux environs de 4 h, Denis Aïou se pointe à côté de la chambre où Elise Montcho a l’habitude de passer la nuit, a fait plusieurs tours de la chambre en prononçant des incantations. N’étant plus dans cette chambre, son frère aîné Edouard Montcho a reçu le coup et est tombé évanoui. Il ne s’est retrouvé que quatre jours plus tard dans le lit d’hôpital.
Interpellé et inculpé pour les faits de pratique de charlatanisme, Denis Aïou a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le juge d’instruction.
Son bulletin n°1 de casier judiciaire ne fait mention d’aucune condamnation. Il ne présentait aucun trouble mental au moment des faits. L’enquête de moralité lui est favorable.
Composition de la cour
Présidente Marie Soudé épouse Godonou
Assesseurs : Christophe Atinmakan, Victor Fatindé
Jurés : Bodounrin Marie Marguerite Nouhoumon, Coffi Prosper Gbèdandé, Gaston OlaolouwaAdékambi, Andréa Bachioumba.
Ministère public : Christian Atayi
Greffier : Louis Houngbo
Société 12 avr. 2018
Les rugbymens en action[/caption]La phase préliminaire du championnat national senior de Rugby à VII dénommé « Bénin Seven Trophy » démarre le week-end prochain sur toute l’étendue du territoire national. Au total, treize clubs sont attendus à cette compétition sur le plan national.
Les matchs seront joués par zone de quatre départements cumulés. Ainsi, les rencontres de la zone Zou-Collines et Ouémé-Plateau auront lieu ce samedi 14 avril au stade Charles de Gaule de Porto-Novo où sont attendus au total quatre clubs : 111, Dinosaures, Bulldozers et Racing Tigers. Pour le compte de la zone Atlantique-Littoral et Mono-Couffo, Alligators, Najas, Uac, Team 229, Margouillats percuteurs, Dauphins et Hirondelles sont attendus sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi.
Les deux clubs de la zone Borgou-Alibori et Atacora-Donga, Sika Rc et Buffles Rc vont s’affronter au stade de Parakou. Les vainqueurs de la chaque zone sont qualifiés pour la phase finale qui va se dérouler à Setto dans la commune de Djidja le samedi 22 avril prochain.
Selon le secrétaire général de la Fédération béninoise de Rugby, Roger Allagbé, cette compétition a pour objectif de rendre compétitifs les rugbymen béninois et de vulgariser la discipline sur toute l’étendue du territoire national.
Sports 11 avr. 2018

Les boulistes béninois ont participé, le week-end dernier, à la première édition du Tournoi international de Pétanque d'Abidjan (Tipa 2018). Les Ivoiriens sont les grands vainqueurs de ce tournoi pour lequel les Béninois ont terminé champions du concours B.
Encadrés par le coach Venance Aka et ses adjoints, les boulistes ivoiriens n’ont rien laissé sur leur passage. La première équipe ivoirienne composée de Kouandé Adam'S (pointeur), Assan Fabrice (milieu) et Hermann Gnaoré Didier (tireur) est venue à bout (13-08) de l’équipe première du Maroc constituée d’Ajouad Mohamed (pointeur), Bennar Khalid (milieu) et Mankari Samad (tireur) lors de la première demi-finale.
La compétition a connu la participation de plusieurs équipes ivoiriennes. En finale, Côte d'Ivoire 1 a affronté Côte d'Ivoire 5, ce duel ivoiro-ivoirien pour le round final du Tipa 2018, a tourné à l’avantage de Côte d’Ivoire 5. Dominique Zohou Bi et ses coéquipiers, l’ont emporté (13-06) en s’adjugeant le trophée en verre imposant, la médaille d’or, un téléphone portable et surtout l’importante enveloppe de 7000 euros (environ 4,6 millions de F Cfa). Le finaliste malheureux, s’est consolé avec trois challenges, la médaille d’argent, un téléphone portable et une somme de 3500 euros (2,3 millions de F Cfa). Classées toutes deux 3es, les équipes du Maroc 1 et de Madagascar 2 ont perçu chacune une enveloppe de 1500 euros (1 million de F Cfa) et des médailles de bronze.
Au niveau du concours réservé aux équipes éliminées dès le premier tour, la Côte d’Ivoire 7 de Diby César (pointeur), Néa Mathias (milieu) et Akabla Marcelin (tireur) est tombée 03-13 devant les Ecureuils boulistes, vice-champions du monde en titre. Vainqueur de la consolante, le Bénin s’en sort avec 1500 euros (1 million de F Cfa). Diby César et les siens ont eu droit à 1000 euros (660 000 F Cfa), la Guinée et la France (Les Gentlemans), 3e du concours, ont perçu 500 euros (330 000 F Cfa).
Il faut rappeler que le Tipa 2018 a réuni pendant 48 heures au stade municipal de Grand-Bassam, trente-deux équipes venues de treize pays, principalement la France (27 fois champion du monde), le Maroc (3 fois champion du monde), Madagascar (champion du monde et d’Afrique en titre). En marge de ce tournoi, l’arbitre international français, Grignon Patrick, a donné une formation de deux jours aux cadres techniques de la Fédération ivoirienne de pétanque afin de leur permettre de maîtriser les règles du jeu pour le bon déroulement du tournoi.

La Fédération béninoise d’haltérophilie procède au renouvellement des membres de son comité exécutif le samedi 21 avril prochain. En prélude à cette assemblée générale, la liste des candidatures aux différents postes à pourvoir a été dévoilée.
Conformément aux articles 38, 39 et 40 des statuts ceux-ci sont invités à prendre part à l’assemblée générale élective. Au poste de président, Gatien Gbaguidi candidat à sa propre succession, aura en face Abdel-Wahhab Sanni. Alexandre Sèwa est le seul candidat au poste de premier vice-président tandis qu’Ariane Alikpon et Bruno Agbatchossou vont disputer le poste de deuxième vice-président. Au secrétariat Général, Abdel-Wahhab Sann et Casimir Ayéna sont candidats. Diane Fadégnon et Ariane Alikpon sont candidats au poste trésorier général tandis que Bérenger Ahidazan, Eric Edmond Gbèmavo, Roger Bagan, Rodrigue Sossa Adénami et Adrien Akpovi ont opté respectivement pour le poste de trésorier général adjoint, responsable à la communication, responsable à l’organisation et premier et deuxième responsable à l’organisation.
Nascisse Hounguè est candidat au poste de membre arbitre alors que Diane Fadégnon a postulé également au poste de représentante des femmes.
Les délégués des associations sont également invités à ces assises devant permettre l’élection d’un nouveau comité exécutif à la tête de cette fédération.