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Nouvelles

Nomination d’un sélectionneur pour les Ecureuils A: La Fbf renvoie la balle au ministre Oswald Homéky

Se retrouvant sans entraîneur depuis la fin du contrat d’Oumar Tchomogo le 17 décembre 2017, l’équipe nationale de football senior ne va pas tarder à avoir son sélectionneur. Les tractations vont bon train et le successeur d’OumarTchomogo sera connu bientôt même si aucun appel à candidatures n’a été lancé par la Fédération béninoise de football pour pourvoir au remplacement de ce dernier.

Joint au téléphone, ce lundi 26 mars, le directeur des compétitions de la Fbf, Quentin Didavi, informe que la Fbf a déjà joué sa partition dans ce sens. Selon lui, après un travail minutieux au niveau de la Fbf, le président Anjorin
Moucharaf a déjà soumis une liste de sélectionneurs au ministre en charge des Sports, Oswald Homéky. La balle est donc dans le camp du ministre en charge des Sports et ses collaborateurs qui devront procéder à la nomination de l’entraîneur qui va répondre aux critères.
Au ministère des Sports, on joue la carte de la crédibilité et de la transparence dans ce dossier dans lequel le rôle du ministre en charge des Sports est bien précis. Faut-il le rappeler, la Fbf propose à nomination une liste de sélectionneurs au ministre en charge des Sports qui fait le choix en dernier ressort. Qu’il vous souvienne que le ministre Oswald Homéky, dans sa correspondance à la Fbf, le 16 décembre dernier, a indiqué ses orientations par rapport à l’encadrement technique des équipes nationales. « Tout en saluant, les efforts fournis par ce dernier (Ndlr : Oumar
Tchomogo) dans le cadre de sa mission de sélectionneur national, je me dois de vous faire part, de la volonté du gouvernement béninois d'impulser une dynamique plus forte à l'encadrement de nos équipes nationales de football », avait-t-il souligné. En tout cas, les jours passent et l’on se rapproche des prochaines joutes. Le ministère en charge des Sports et la Fédération béninoise de football sont attendus sur ce dossier de recrutement d’un nouveau sélectionneur qui mérite enfin son aboutissement.

Des supputations

Plusieurs noms circulent depuis la fin du contrat d’Oumar Tchomogo. Il s’agit, entre autres, de Patrice Neveu, Didier Six, Michel Dussuyer, Alain Giresse, François Zahoui ou encore Alain Gaspoz. Le gouvernement béninois souhaite un sélectionneur de haut niveau pour succéder à l’ancien attaquant. En absence d’un appel à candidatures, l’on se demande comment les décideurs vont opérer leur choix. Visiblement un sélectionneur étranger pourra revenir chez les Ecureuils. Connaisseur du football africain, après être passé notamment par la Mauritanie, Patrice Neveu est libre depuis son départ de la sélection d’Haïti.
Michel Dussuyer est bien connu au Bénin. Après son passage en Côte d’Ivoire soldé par un fiasco à la Can 2017, il pourrait revenir au Bénin.
Alain Giresse, ancien sélectionneur du Mali et Alain Gaspoz, ancien entraîneur de l’Aspac après une carrière professionnelle fournie à Sion, sont également annoncés.
Les Ecureuils vainqueurs de la Gambie (1-0) lors de la première journée des qualifications de la Can Cameroun 2019 n’attendent qu’un coach pour entamer les préparatifs de leur prochaine sortie contre le Togo au mois de septembre.

 

Sports 27 mars 2018


Premier tour éliminatoires Can U-20: Les Ecureuils juniors qualifiés sur tapis vert
[caption id="attachment_28541" align="alignnone" width="1024"]Écureuils juniors[/caption]

Le Liberia s’est retiré du premier tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations U-20. Ce forfait profite aux Ecureuils juniors qui se préparent depuis quelques jours pour la double confrontation face aux Lones Stars juniors.

La sélection nationale junior de football du Bénin ne jouera plus les Lones Stars du Liberia lors du premier tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations U-20 prévus du 30 mars au 1er avril prochain. C’est par un courriel que 

Yasmine El Ehwany, manager des compétitions U-17 et directeur du tournoi à la Confédération africaine de football, a informé la Fédération béninoise de football du retrait du Liberia de la compétition. « Cher Monsieur, Nous vous informons par la présente que le Liberia a annoncé son retrait de la Can U-20 2019. Les matchs 7 et 8 sont donc annulés et votre équipe nationale U-20 est donc qualifiée pour le deuxième tour de la compétition. Meilleures salutations, signé Yasmine El Ehwany », telle est la substance de la correspondance. Une bonne nouvelle tout de même pour le Bénin, selon Valère Houandjinou qui souhaite saisir cette chance pour continuer le travail entamé depuis le lundi 12 mars dernier au stade René Pleven d’Akpakpa. « Nous allons mettre le temps à profit pour avoir une base solide avant le prochain tour », a-t-il confié.
Abondant dans le même sens, le directeur des compétitions de la Fédération béninoise de football, Quentin Didavi, a confirmé que le cap est déjà mis sur les préparatifs du deuxième tour prévu pour le mois de mai. Selon lui, le plan de travail et le chronogramme de cette équipe sont déjà revus. Plusieurs matchs amicaux sont prévus dès demain avec d’autres clubs du championnat d’élite du Bénin. Avec désormais dans ses rangs des joueurs expérimentés comme Charbel Gomez, Ibrahim Ogoulola et autres qui ont rejoint le groupe depuis dimanche dernier après le match nul (0-0) contre les Dragons, cette présélection des joueurs U-20 est attendue dans le septentrion où elle jouera contre les Buffles du Borgou, les Panthères de Djougou et autres. Selon Quentin Didavi, des négociations sont en cours pour permettre à la sélection gabonaise de jouer l’équipe béninoise avant sa confrontation retour avec le Togo. Le Bénin jouera contre la Gambie lors du prochain tour et pourrait obtenir son billet pour sa troisième coupe d’Afrique de cette catégorie, en cas de succès à l’issue de la double confrontation.

Sports 27 mars 2018


Subvention d’installation du Projet Emploi des Jeunes: 33 bénéficiaires de Toucountouna reçoivent des fonds
[caption id="attachment_28540" align="alignnone" width="1024"]Le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou[/caption]

Le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, a procédé, vendredi 23 mars dernier, au lancement officiel de l’octroi des subventions d’installation aux bénéficiaires du Projet Emploi des jeunes (Pej) à Toucountouna. Ces derniers devront ainsi se lancer dans l’entreprenariat et faire face à leur destin à travers des activités génératrices de revenu.

Ils sont au total 33 bénéficiaires sur les 48 prêts à se lancer dans l’entreprenariat dans la commune de Toucountouna à disposer de leur subvention d’installation à travers un compte Mobile Money ouvert à leur profit, au cours de la cérémonie officielle de remise de fonds du Projet Emploi Jeunes à une première vague. Prélude d’une initiative qui va impacter 1577 jeunes peu instruits ou pas dans les départements de l’Atacora et de la Donga, âgés de 15 à 35 ans dont 925 dans l’Atacora, l’octroi de subvention d’installation à hauteur de 200 000 F Cfa constitue, selon Urbain Amégbédji, directeur général de l’Agence nationale pour l’Emploi (Anpe), une première au Bénin. Aussi a-t-il invité les bénéficiaires à saisir l’opportunité à eux offerte pour changer leur vie. « Vous devez respecter vos plans de projet, suivre scrupuleusement les enseignements reçus, travailler et faire preuve d’audace et de courage pour affronter les difficultés de l’entreprenariat », a-t-il martelé.
Initié par le gouvernement du Bénin avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, le Projet Emploi des jeunes vise, selon Maxime Sogbossi, son coordonnateur, à améliorer l’accès aux compétences professionnelles et aux opportunités d’emploi dans les secteurs de l’artisanat, de l’agriculture, de la transformation et du tourisme au profit des jeunes issus des couches vulnérables et en situation de sous-emploi. Précisant les différentes composantes du projet, il a rassuré les bénéficiaires de l’accompagnement des animateurs pour gagner leur pari et satisfaire à la réponse de développement des opportunités économiques de leurs localités respectives.
« Le gouvernement de la rupture fait du social de manière intelligente et cohérente », a souligné Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi. Pour certifier la transparence qui a caractérisé le processus de sélection des bénéficiaires desdites subventions, il a indiqué que la cohorte de bénéficiaires est recrutée selon leurs compétences à entreprendre et non leur appartenance politique. Il s’agit en somme, relève-t-il, de garantir l’égalité de chances à tous les Béninois.
Le préfet de l’Atacora à l’instar du maire de la commune de Toucountouna, s’est engagé à soutenir le projet pour que les résultats soient au rendez-vous.
« Nous promettons de faire un très bon usage des financements reçus », ont promis les bénéficiaires à travers leur porte-parole, Carlos Tiandi.

Société 27 mars 2018


Formation des avocats à la défense des droits de la femme: Pour une meilleure compréhension du protocole de Maputo
[caption id="attachment_28539" align="alignnone" width="1024"]Protocole de Maputo[/caption]

Wildaf Bénin organise, du 26 au 28 mars à Cotonou, un atelier de formation au profit des avocats en matière de défense des droits de la femme sur le fondement du protocole de Maputo devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp).

Une formation sur la défense des droits de la femme s’est ouverte, ce lundi 26 mars, à l’intention des avocats. Prévue pour durer trois jours, elle vise à renforcer la capacité des participants à utiliser le protocole à la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (protocole de Maputo). Cet atelier d’échanges est organisé par Wildaf Bénin, soutenu par Equality now et la coalition Solidarity for african Womens’s rights (Soawr).

Selon Aleyya Gouda Baco, directrice de cabinet du ministre de la Justice, « L’initiative de cet atelier est à inscrire au rang d’actions concrètes pour des solutions durables au plan de la répression et de la réparation du dommage causé à la victime ». Dans un contexte de persistance des violences basées sur le genre à l’endroit d’une frange encore large de la population du sexe féminin, en particulier en zone rurale et des manifestations de plus en plus évidentes de la violence sexuelle en milieu scolaire et de formation professionnelle, elle affirme la volonté politique d’œuvrer à l’élimination de toute forme de violence basée sur le genre.
Le bâtonnier Yvon Détchénou souligne que les instruments juridiques existent à suffisance. Pour lui, la femme contemporaine a gagné au prix de son travail et de nombreuses luttes, le droit de ne plus être qu’une préoccupation législative. Il insiste que ce qui reste à faire est d’occuper ces droits dans toute situation juridique où leurs effets devraient produire la protection qu’ils garantissent. « Ce qui reste à faire est de rendre ces droits effectifs », a-t-il martelé, en insistant que « l’efficacité des droits de la femme dépend de la capacité de certains acteurs clés à les défendre, par cette espèce de mérite qui suppose d’affronter les résistances, des difficultés, les tergiversations, les violations pour qu’il n’existe nul droit, nulle liberté de la femme qui soit nié, étouffé, réduit au silence… ». Il affirme, par ailleurs, l’engagement du barreau pour la défense des droits et des libertés, de tous les droits et de toutes les libertés, de toutes les personnes y compris les femmes.
Au terme de la formation, il est attendu une meilleure compréhension du protocole de Maputo et des exigences, directives et pratiques prometteuses en matière de plaidoyer devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples. Le manuel de pratiques de plaidoyer devant la Commission sera diffusé pour renforcer l’engagement plus prononcé des avocats à plaider devant la Commission. Les problèmes potentiels seront identifiés, et les cas qui doivent être poursuivis à la Commission, ainsi qu’un partenaire sera identifié pour soutenir la cause. Enfin, une plateforme de partage d’informations et d’expériences comprenant les participants clés sera mise en place.

Société 27 mars 2018


Projet de « Classes culturelles »: Artistes et acteurs culturels en formation à Ouidah
[caption id="attachment_28538" align="alignnone" width="1024"]Le présidium à l'ouverture des travaux[/caption]

Dans le cadre du projet de « Classes culturelles » initié par le ministère en charge de la Culture s’est ouvert, ce lundi 26 mars à l’hôtel de ville de Ouidah, une formation des formateurs. Des dizaines d’artistes et acteurs prennent part à cette rencontre de renforcement des capacités pour la répercuter sur d’autres.

Le défaut de formation limite les capacités de production et de rendement des acteurs culturels béninois. Pour y remédier, des sessions de renforcement de capacité sont organisées à leur endroit. Les dites sessions sont devenues plus qu’exigeantes avec le projet de « Classes culturelles » envisagé par le ministère en charge de la Culture. Depuis ce lundi 26 mars à la Mairie de Ouidah, des dizaines d’artistes et acteurs prennent part à une session de formation qui se propose de faire d’eux des formateurs de la chose culturelle. 

« Nous sommes ici pour renforcer vos capacités en plus de ce que vous savez déjà, afin que d’autres apprennent de vous. Vous êtes ici parce que vous connaissez déjà. Mais on peut être célèbre sans être capable de former les autres ». Ces clarifications ont été faites par Euloge Béo Aguiar, l’un des experts commis pour assurer la formation des formateurs aux artistes et acteurs culturels venus de l’ensemble du territoire national pour prendre part à une formation de trois jours à l’hôtel de ville de Ouidah. La formation est initiée par le promoteur de l’Ecole supérieure des métiers d’art et de culture au Bénin (Esmac-Hwendo), Florent Eustache Hessou. L’idée est partie de nombreux constats qui révèlent que l’un des handicaps au talent des artistes béninois, c’est le défaut de formation, de recyclage et dans certains cas, l’incapacité de justifier d’un parchemin pour assumer certaines charges. Autant de manquements que se propose de corriger Florent Eustache Hessou en les aidant à combler ces vides pour mieux se vendre.
Ce lundi matin, ils étaient des dizaines, venus de presque toutes les communes du Bénin et pratiquant divers arts et métiers de la culture. Cette offre de formation constitue une aubaine, ont témoigné nombre d’entre eux. Se la faire conter, c’est rater une aubaine, souligne Emiline Songbé, une jeune musicienne. C’est d’ailleurs la première fois qu’elle prend part à une formation du genre, heureuse qu’elle est par ailleurs de retrouver dans la même salle de formation qu’elle, de vieux noms des arts de la scène au Bénin.
Mais la formation ne se mesurera pas au nombre d’années d’expérience encore moins au talent des uns et des autres. C’est un tremplin pour combler un vide, fera observer Florent Eustache Hessou. « La culture est un produit au même degré que l’agriculture. La qualité de la production compte et personne ne déboursera pour une œuvre artistique qui n’en vaut pas la peine », insiste-t-il. Seulement, nuance Euloge Béo Aguiar, cette formation ne constitue pas un tremplin pour être retenu dans le cadre de l’appel à candidatures lancé par le ministère en charge de la Culture. Entre les projets, il n’y a pas de ramification possible, même si les attestations délivrées à l’issue de la présente formation peuvent se révéler bénéfiques ou utiles dans le cadre du recrutement des formateurs des classes culturelles, précise-t-il.
Pour ce qui est de la formation proprement dite, elle prend en compte les arts, pris individuellement, même si elle fait la part belle au cinquième art, la musique (et ses vingt-six sous-métiers), au sixième et au septième arts.
Une formation dont l’importance n’est plus à démontrer donc et que salue particulièrement le maire de la commune, Célestine Adjanohoun. Pour elle en effet, le moment est plus que jamais venu pour les acteurs culturels, avec le contenu culturel et touristique du programme d’action du gouvernement, de renforcer leurs capacités pour profiter pleinement des offres disponibles. La ville de Ouidah, bien logé dans ledit programme, selon elle, attend surtout de les accueillir et d’être une terre fertile pour le développement culturel.

Société 27 mars 2018


Deuxième cours régional sur l’agroécologie: La problématique de l’utilisation des pesticides en discussion
[caption id="attachment_28536" align="alignnone" width="1024"]Les dégâts des pesticides chimiques sur les productions interpellent gouvernants, chercheurs et organisations paysannes[/caption]

 

La secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Françoise Assogba Komlan, a procédé, ce lundi 26 mars à Cotonou, à l’ouverture du cours régional Afrique francophone sur « L’agro-écologie face aux systèmes de production agricole en Afrique et dans le monde ». C’est une initiative du Réseau national pour une gestion durable des ressources génétiques au Bénin, point focal de la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen).

Les participants à la deuxième édition du cours régional Afrique francophone sur l’agroécologie à Cotonou exhortent à une nouvelle forme d’agriculture sur le continent. Ils mettent en cause l’utilisation des pesticides chimiques de synthèse dont les dégâts sont énormes sur les productions, la santé humaine et l’économie des pays. 

Se fondant sur des études internationales, le président du réseau Jinukun, René Sègbénou, établit un diagnostic sans appel sur les conséquences des pesticides. «  L’on continue de détruire pour produire. Tout est réduit au silence : le sol, les plantes, les micro-organismes, les insectes, les animaux au nom de la productivité », déplore-t-il.
Il fait savoir qu’une synthèse d’études menées par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en France établit le lien entre une quinzaine de maladies et l’utilisation des pesticides, à savoir la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate, le myélome multiple (sorte de cancer du sang). La même source fait un lien entre l’exposition des femmes enceintes aux pesticides et la survenue de tumeurs cérébrales, de leucémies, de malformation congénitale ou de troubles neuro-développementaux chez les enfants. Le président de Jinukun s’interroge également sur les dangers que courent les populations africaines dans les zones de production cotonnière.
Il urge donc d’agir pour corriger les pratiques. « Nous pouvons et nous devons faire de l’agriculture en maintenant l’équilibre des relations qui fondent l’environnement physique et biologique de l’activité agricole. Même le coton, nous pouvons en produire avec zéro pesticide chimique de synthèse et zéro engrais chimique de synthèse », soutient-il.
« Dans un contexte où la contrefaçon a gagné tous les domaines y compris celui de l’alimentation, où les étalages des commerçants sont jonchés de riz et de spaghetti en plastique, nous avons le devoir de promouvoir la pratique de l’agroécologie, afin de redonner à l’agriculture ses lettres de noblesse », renchérit le superviseur général du cours régional, Karim Dramane.
Selon lui, l’agroécologie est un sujet important, car lié à la vie et à la survie de l’homme. Il n’est plus possible de faire de l’agriculture durable sans envisager le milieu naturel dans son ensemble, conçoit-il.
Le deuxième cours régional Afrique francophone sur « L’agro-écologie face aux systèmes de production agricole en Afrique et dans le monde » répond à la volonté des acteurs de promouvoir une agriculture saine, non dépendante des intrants chimiques de synthèse. Il s’agit pour les participants venus de onze pays d’Afrique francophones de se focaliser sur les bases scientifiques et les valeurs qui soutiennent l’agroéologie et de s’intéresser également aux thématiques comme la biotechnologie et les organismes génétiquement modifiés, l’analyse des politiques agricoles en Afrique, les semences et leur gestion, le genre en agroécologie.
Rapportant la préoccupation de Jinukun au contexte national, la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, Françoise Assogba Komlan, insiste sur les défis qui attendent le Bénin. « Pour sauver notre environnement, des efforts doivent être faits pour une transformation de l’agriculture béninoise vers une agriculture moins dépendante des intrants chimiques », préconise-t-elle. Evoquant les mesures du gouvernement pour atténuer les conséquences de l’intensification des pesticides, elle cite, entre autres, la facilitation de l’installation de petites et moyennes entreprises de production d’engrais organiques et biopesticides, l’importation des engrais scientifiques aux cultures vivrières, l’amélioration de la qualité des intrants pour les cultures conventionnelles?

Société 27 mars 2018


Dégel de la crise sociale: Le médiateur de la République prend langue avec plusieurs personnalités
[caption id="attachment_28534" align="alignnone" width="1024"]Médiateur de la République[/caption]

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a invité, pour ce mardi 27 mars à 10 h, plusieurs personnalités sociopolitiques et religieuses pour une séance de concertation. Des sources proches de l’institution soufflent que les échanges porteront sur la recherche des voies et moyens pour une sortie rapide et durable de la crise sociale qui secoue l’Administration publique marquée par des grèves perlées dans plusieurs secteurs depuis deux mois environ. 

Des personnalités comme Bruno Amoussou, Me Robert Dossou, Théophile Nata, Geneviève Boko Nadjo et Léontine Idohou, pourraient prendre part à cette rencontre informent les mêmes sources. Les différentes confessions religieuses, notamment le clergé catholique, les musulmans, les protestants méthodistes et les têtes couronnées, pourraient être représentées. Ces personnalités sociopolitiques et religieuses réfléchiront sur les voies et moyens pour trouver une solution à la situation sociale. La séance de concertation pourrait déboucher sur la mise sur pied d’une délégation qui rencontrera les deux parties, en l’occurrence le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales en grève. La délégation pourrait rencontrer aussi le chef de l’Etat et plaider auprès de lui pour la satisfaction des revendications des travailleurs en grève dans la mesure du possible.
Il est vrai que le mouvement de débrayage s’essouffle avec la cascade de suspensions de grève dans le secteur de l’éducation. Mais malgré les levées de motions, la reprise des cours n’est toujours pas encore effective dans toutes les écoles. Le Front des trois ordres d’enseignement n’a toujours pas encore levé sa motion de grève. Il en est de même des centrales et confédérations syndicales. Toutes les tentatives allant dans ce sens sont alors à saluer.

 

Actualités 27 mars 2018


Lutte contre la cybercriminalité: Une dizaine de présumés auteurs et un féticheur appréhendés à Lokossa
[caption id="attachment_28533" align="alignnone" width="1024"]Lutte contre la cybercriminalité[/caption]

Des agents de la Police républicaine ont procédé, dans l’après-midi de ce lundi 26 mars, à l’arrestation de six présumés cybercriminels et un féticheur. C’était au quartier Tchicomey à Lokossa au domicile du féticheur qui leur ferait des gris-gris pour réussir leurs forfaits et se protéger. 

Tout serait parti, aux dires des témoins, d’un informateur qui a renseigné la Police républicaine au moyen du numéro vert 166. A partir des informations reçues, les forces de l’ordre ont entamé la filature des jeunes gens circulant avec des motos dame. Ils seront finalement repérés chez le féticheur et pris sur le fait. A l’aide d’autres dignitaires des religions endogènes, la chambre du féticheur sera perquisitionnée et des objets sacrés du vodoun ont été ramassés sur place.
Cette interpellation porte à dix l’effectif des présumés auteurs de cybercriminalité et complices tombés dans les mailles des équipes du chef d’escadron Jacques Tonoukouin, directeur départemental de la Police républicaine pour le Mono. Dans la soirée du dimanche dernier, deux autres avaient été pris dans un domicile au quartier Agnivèdji, alors qu’ils venaient de s’installer à Lokossa où ils ont pris une villa pour eux deux. Ont été retrouvés dans leur luxueuse voiture, des outils informatiques, entre autres, un routeur, des ordinateurs portatifs, des téléphones portables et des dizaines de cartes bancaires. Avant cette opération, ce fut à Grand-Popo que deux présumés ‘’gaymen’’ avaient échoué dans les filets de la police.
Autant d’arrestations qui confortent ceux qui pensent qu’il y a un regain d’intérêt, pour les villes du Mono, dans les rangs des arnaqueurs via Internet. Mais le directeur départemental de la Police républicaine prévient que le Mono ne sera pas leur refuge. « Le Mono n’est pas un territoire de non droit. Dès qu’ils franchiront Guézin, localité de Comé, qu’ils sachent qu’ils sont suivis et seront traqués jusque dans leur dernier retranchement», a-t-il affirmé d’un ton ferme.

 

 

Actualités 27 mars 2018


Lutte contre la mortalité maternelle : Esperanza University signe un partenariat avec des cliniques privées
[caption id="attachment_28532" align="alignnone" width="1024"]Esperanza University signe un partenariat avec des cliniques privées[/caption]

Dans le souci de prévenir la mortalité maternelle au Bénin, le fondateur de l’Ecole supérieure de l’entrepreneuriat et de la prospérité (Esperanza University), Pierre d’Alcantara Zocli a signé, ce lundi 26 mars à Cotonou, un partenariat avec l’association des cliniques privées du Bénin. C’était au terme de la cérémonie de lancement des travaux d’un séminaire sur le thème : « Prévention de la mortalité maternelle ».

« La mauvaise santé d’une femme crée autant de détresse, de désastre, de souffrances, et de dégâts dans une famille que la mortalité maternelle. Et même plus que la mortalité maternelle », a déclaré, hier, Pierre d’Alcantara Zocli, fondateur de l’école supérieure de l’entrepreneuriat et de la prospérité (Esperanza University). Un peu pour dire que chacun de nous a connu une fois au moins une proche décédée en donnant la vie.
C’est ainsi que tous les jours, poursuit-il, le monde enregistre à chaque instant un décès de femme des suites d’un accouchement compliqué. Citant l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), il affirme qu'en 2016, 830 femmes environ sont mortes de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement. Cette situation, insiste-t-il, ne peut être corrigée seulement par le secteur public.
C’est pourquoi, Pierre d’Alcantara Zocli a initié un partenariat avec les cliniques privées du Bénin, les gynécologues privés du Bénin, l’Association béninoise pour la promotion de la planification familiale (Abpf) afin que le secteur privé puisse mieux apporter sa contribution dans la réduction de la mortalité maternelle au Bénin. Pour ce faire, un plan d’action commun destiné à la prévention de la mortalité maternelle doit être élaboré au terme du séminaire qui prend fin le 30 mars prochain sur le thème : « Prévention de la mortalité maternelle ».
Selon Pierre d’Alcantara Zocli, plusieurs raisons justifient cette initiative. Il s’agit, entre autres, d’un souci de diversifier ses produits dans le monde des affaires, d’apporter une réponse à des voix et détresses intérieures face à la santé de la femme, d’enrichir les dynamiques collaboratives à travers le partenariat Sud-Sud, et enfin de corriger une injustice en Afrique et au Bénin.
Quand le service public est grippé, les services aux populations, sont donnés par le privé, souligne-t-il. Il est important que le privé bénéficie des mêmes capacités de renforcement que le public pour qu’ensemble on rende service à la population. Le plan d’action permettra que les deux secteurs mutualisent leurs moyens au service de la femme en réduisant le taux de décès maternel.
Après avoir salué l’engagement du fondateur d’Esperanza, le directeur exécutif de l’Abpf,, a insisté sur l’implication du secteur privé dans l’offre de services aux populations. L’un de piliers pour réduire la mortalité maternelle, estime-t-il, c’est la planification familiale. C’est pourquoi, rappelle-t-il, l’Abpf travaille étroitement avec le fondateur d’Esperanza. Il a invité les acteurs du secteur privé à se mettre ensemble pour l’élaboration des stratégies visant à redonner au secteur privé le rôle qui est le sien dans l’offre de soins de santé au Bénin.
Le président de l’Association des cliniques privées du Bénin, Dr Latif Moussé, a rassuré les participants de l’implication du réseau des cliniques privées, des cabinets privés, du réseau des sages-femmes du Bénin, et de tous les établissements de soins privés pour l’offre de service de soins de qualité aux populations. Il s’agit d’une implication précoce, dynamique pour harmoniser les points de vue sur les différents centres d’intérêt réciproques, pratiques et surtout pragmatiques soutenus par les expériences des acteurs du secteur privé qui a ses particularités.
Théophilus Vodounou, président de Green village foundation (Donnons espoir aux couches vulnérables), a prodigué quelques conseils aux sages-femmes et gynécologues en général. Pour lui, les femmes doivent avoir accès au service de professionnels qualifiés, avant pendant et après l’accouchement, les agents de santé doivent être formés en soins d’urgence obstétrique, les centres de santé et cliniques doivent avoir des équipements chirurgicaux adéquats pour gérer les complications, les systèmes de soins maternels doivent être renforcés et les communautés mobilisées et formées pour améliorer les accouchements.

Société 27 mars 2018


Projet « Sécurisons la zone scolaire à Cotonou »: Une initiative novatrice pour éviter les accidents autour des écoles

Dans le but de rendre les trajets scolaires des enfants plus sécurisés, l’Ong Alinagnon s’engage à mettre en place un projet dénommé « Sécurisons la zone scolaire à Cotonou ». Le coordonnateur de l’Ong, Casimir Migan, affirme avoir reçu l’engagement des décideurs politiques pour la sécurité routière, notamment l’Alliance mondiale des Ong pour la sécurité routière, à mettre en œuvre cette initiative novatrice, à la faveur de la troisième édition du Programme de formation intense des avocats de la sécurité routière auquel il a pris part au Kenya du 11 au 17 mars dernier, avec dix-neuf autres membres de l’alliance, précise-t-il.

Cette formation centrée autour d’un projet pratique sur la sécurité routière des écoles a permis aux participants de collecter des données de sécurité routière autour d’une école de la banlieue de Nairobi, de les analyser et de proposer des solutions pour sécuriser 2000 enfants, raconte Casimir Migan.
« Ce projet est tout aussi pertinent et reproductible au Bénin où, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), en moyenne 2800 personnes meurent en raison d’accidents de la route chaque année », justifie-t-il.
En fait, des projets de ‘’zones d’écoles sécurisées’’ seront déployés simultanément dans treize pays en Afrique. Au Bénin, il concerne neuf écoles de Cotonou dont trois pour la première phase qui démarre en mai prochain. Ce projet fait suite à une campagne menée, il y a quelques mois, par l’Ong Alinagnon qui s’est évertuée à sensibiliser les usagers de l’école et surtout les jeunes apprenants au respect des règles de la traversée de la route. Il offre, une fois encore, l’occasion d’instruire les enfants sur les bonnes conduites de traversée à tenir afin de rendre les écoles plus sécurisées pour les enfants et de réduire le taux d’accident de la circulation.
A cet effet, Casimir Migan assure avoir désormais, au terme de sa formation à Nairobi, les connaissances requises et les outils nécessaires pour impacter davantage la cible. « Je suis aguerri et plus déterminé pour contribuer à rendre les trajets scolaires des enfants plus sécurisés mais aussi à inciter les décideurs à s’engager plus dans la sécurité des enfants et des autres usagers de la route », affirme-t-il. Pour ce faire, il sollicite l’appui du gouvernement, de la police et d’autres partenaires de la sécurité routière pour protéger les enfants, sauver des vies et relever ainsi le défi des Objectifs de développement durable 3.6 : « réduire les décès dus aux accidents de la route de 50 % d’ici 2020 »

Claude Urbain PLAGBETO

Société 27 mars 2018


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