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Nouvelles

Assemblée nationale: Un budget de 19 176 505 315 F Cfa pour 2022
Le montant total du budget prévisionnel de l’Assemblée nationale pour la gestion 2022 est de 19 176 505 315 F Cfa. Il a été adopté par les députés, à leur unanimité, à la faveur de la séance plénière du vendredi 17 septembre dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Le budget exercice 2022 de l’Assemblée nationale est désormais disponible et transmis au gouvernement pour son intégration au projet de loi de finances gestion 2022 qui sera adopté très bientôt en Conseil des ministres avant son envoi au Parlement pour vote en décembre prochain. D’un montant de 19 176 505 315 F Cfa, ce budget est en progression de 2 097 755 435 F Cfa, soit 12 % par rapport à celui de l’année 2021 en cours d’exercice établi à la somme de 17 078 749 880 F Cfa. Cette hausse est surtout due aux nouvelles charges de fonctionnement et de dotations liées au remboursement du prêt contracté par la huitième législature pour le financement de la construction en cours de son nouveau siège, a expliqué le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou qui a présenté les grandes lignes du budget. Le remboursement de cet emprunt bancaire échelonné sur plusieurs années est de 2,5 milliards F Cfa au titre de 2022, précise-t-il. Le dossier a été adopté sans grand débat. Toutefois, certains députés ont saisi l’occasion de l’étude de ce budget pour évoquer certaines préoccupations dont la situation de certains agents de l’Assemblée nationale qui, admis à faire valoir leurs droits à la retraite, ne perçoivent pas la totalité de leur pension. Tout simplement parce que le Parlement reste devoir une certaine somme d’argent au titre des cotisations du personnel à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Des députés ont voulu en savoir un peu plus sur la question, surtout les mesures qui sont prises pour régler cette situation. Dans sa réponse, le président Louis Vlavonou n’a pas usé de la langue de bois. Il a reconnu qu’effectivement l’Assemblée nationale reste devoir à la Cnss. Cette dette est évaluée à 102 millions F Cfa. Ce qui l’écœure est que cette somme a été prélevée sur les salaires du personnel mais n’a pas pus été reversée à la Cnss. « Quand je vois ces agents retraités concernés je coule des larmes pour avoir été d’abord syndicaliste et ensuite retraité. Si l’on doit m’enlever 100 000 F Cfa mensuellement de ma pension de retraite, je me demande si je pourrais payer la facture de la Sbee», note Louis Vlavonou pour compatir aux douleurs des agents parlementaires retraités concernés. Mais le président de l’Assemblée nationale précise qu’il s’agit d’une dette de la septième législature. Sinon, la huitième législature, la sienne, ne doit rien à la Cnss. Les fonds prélevés sur les salaires du personnel sont régulièrement reversés. Il dit y veiller personnellement pour que cet argent ne soit pas utilisé à d’autres fins. 102 millions F Cfa de dette à la Cnss Louis Vlavonou martèle que non seulement la huitième législature est en règle vis-à-vis de la Cnss, mais elle ne doit également rien notamment à la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et à l’ex-Bénin Télécoms au titre des factures respectivement d’électricité et de téléphone. Il entend maintenir de concert avec les autres membres de son bureau et ses cadres techniques financiers cette rigueur dans la gestion financière jusqu’à la fin de son mandat. Louis Vlavonou rassure les fonctionnaires parlementaires retraités concernés que son bureau est en train de réfléchir sur la question pour voir comment éponger cette ardoise ainsi que beaucoup d’autres dettes qu’elle a héritées de la septième législature. Le président de l’Assemblée nationale espère que d’ici à là une solution sera trouvée pour permettre aux retraités concernés de toucher en intégralité leur pension de retraite. La sempiternelle question de l’assurance-retraite complémentaire des députés a été aussi évoquée dans le débat général qui a précédé le vote du budget du Parlement. Louis Vlavonou a rassuré ses collègues que des réflexions sont en cours pour régler ce problème et permettre aux députés non réélus et qui ont eu à servir le Parlement pendant un certain nombre de législatures, d’avoir mensuellement un minimum pour subvenir à leurs besoins vitaux. Actualités 20 sept. 2021


Rapport Doing Business: Les raisons de l’arrêt de la publication
Le Groupe de la Banque mondiale met un terme à la publication du rapport Doing Business, en attendant une nouvelle approche d’évaluation du climat des affaires et de l’investissement. Des irrégularités dans les données des éditions 2018 et 2020 motivent cette décision. Pas d’édition 2022 du rapport Doing Business. La direction du Groupe de la Banque mondiale arrête la publication de ce document annuel qui évalue le climat des affaires et de l’investissement et fait le classement des pays. Cette décision fait suite à une enquête sur les irrégularités signalées dans les données des éditions 2018 et 2020 qui avaient amené l’institution à suspendre l’édition suivante. Les conclusions de l’enquête intitulée Investigation of Data Irregularities in Doing Business 2018 and Doing Business 2020 – Investigation Findings and Report to the Board of Executive Directors ont été publiées, jeudi 16 septembre dernier, sur autorisation du Conseil des administrateurs de la Banque mondiale. Il s’agit d’un examen externe indépendant des faits et circonstances ayant entouré lesdites irrégularités, précise la déclaration relative à la publication de l’enquête. Ces irrégularités ont été signalées en interne en juin 2020. La direction de la Banque mondiale a alors lancé une série d’examens et d’audits du rapport et de la méthode utilisée pour l’établir. Elle a également porté les allégations y relatives aux mécanismes internes appropriés de reddition de comptes de la Banque. L’enquête réalisée par le cabinet Wilmerhale sollicité en janvier dernier par la Banque mondiale soulève « des questions d’éthique, concernant notamment la conduite d’anciens responsables du Conseil des administrateurs ainsi que de certains employés actuels et/ou anciens de la Banque ». Les investigateurs ont cherché à comprendre comment des manipulations grossières ont été opérées sur les données d’importants pays comme la Chine dans le rapport Doing Business 2018, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Azerbaïdjan dans l’édition 2020. Il était aussi question de savoir ceux qui en sont à la base ou avaient connaissance de ces modifications, ainsi que les circonstances et motivations (relatives aux principes, au personnel, à la culture au sein de l’équipe) ayant favorisé cet état de choses. Selon les conclusions, les changements opérés pour booster le score de la Chine apparaissent comme le résultat de pressions de certains dirigeants de la Banque sur l’équipe Doing Business. Le rapport cite nommément Dr Jim Yong Kim, ancien président du Groupe de la Banque mondiale (2012-2019), Kristalina Georgieva, alors directrice générale de la Banque mondiale (2017-2019) et présidente par intérim du Groupe de la Banque mondiale entre février et avril 2019, et son collaborateur Simeon Djankov, initiateur du rapport Doing Business, qui auraient joué un rôle clé dans les modifications. Ce dernier est particulièrement mis à l’index dans les changements intervenus par la suite en faveur de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis. « Je suis fondamentalement en désaccord avec les conclusions et les interprétations de l’Enquête sur les irrégularités dans les données en ce qui concerne mon rôle dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale de 2018 », a réagi, pour sa part, Mme Kristalina Georgieva, actuellement directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi). La Banque mondiale entend élaborer une nouvelle approche méthodologique, tout en établissant de nouvelles procédures, pratiques et règles éthiques, pour évaluer le climat des affaires et de l’investissement, tel que le recommande le rapport de Wilmerhale. Economie 20 sept. 2021


Rentrée des classes en pleine pandémie de Covid-19 : Priorité au respect des gestes barrières
En pleine crise du coronavirus, beaucoup s’inquiètent pour la sécurité de leurs enfants à l’école. Du côté des établissements scolaires, les responsables rassurent et plaident pour le renforcement des infrastructures. La courbe de nouveaux cas de Covid-19 ne faiblit pas, mais la rentrée aura lieu. La semaine dernière, chaque établissement scolaire a préparé à sa manière l’ouverture des classes. Un accent a été mis sur la sécurité sanitaire des apprenants dans un contexte de pandémie. Le respect strict des gestes barrières revient sans cesse dans les discussions. « Nous ne disposons que de quatre dispositifs de lavage de mains par groupe », se plaint M. Bertin Hessou, directeur du groupe B de l’Ecole Primaire publique de Fifadji. Comme ici, c’est la chasse aux dispositifs de lavage de mains dans de nombreuses autres écoles de Cotonou. Le Collège d’enseignement général Ste Rita en a mobilisé en quantité suffisante. « Grâce aux nombreux dons de diverses structures, notre collège a suffisamment de dispositifs de lavage de mains pour couvrir la totalité de l’établissement », fait remarquer Iréné Tchibozo, surveillant général au Ceg Sainte Rita. A l’en croire, aucun élève ne sera autorisé à passer le portail du collège s’il n’est porteur de masque. De ce fait, les parents sont d’ores et déjà avertis et doivent prendre leurs dispositions pour aider les enfants à respecter ces mesures. Des infrastructures insuffisantes En dehors de ces diverses mesures, la préoccupation majeure est le respect de la distanciation sociale. En effet, les écoles publiques ont des effectifs pléthoriques allant parfois jusqu’à 70 apprenants par classe. L’insuffisance de salles de classe et le déficit d’enseignants ne facilitent pas le respect de cette mesure barrière contre la Covid-19. « Il nous faudrait plus de salles de classe et plus d’enseignants afin de réussir à faire appliquer rigoureusement la distanciation sociale. Malheureusement, cela demande des moyens financiers dont nous ne disposons pas», souligne Iréné Tchibozo. A l’Ecole primaire publique Fifadji, la situation est bien plus criante. Si l’effectif à gérer par l’administration augmente, les infrastructures disponibles sont en revanche en baisse. «Nous avons tout un bâtiment dont la toiture est complètement inexistante, ce qui nous oblige à répartir les apprenants de ce bloc dans les autres blocs », se plaint Bertin Hessou, rencontré quelques jours avant la rentrée. Mais face aux contraintes, la vaccination des enseignants et du personnel administratif devra renforcer la prévention et limiter les risques. « Tout ce que nous pouvons faire, c’est sensibiliser au maximum notre personnel au sujet de la vaccination et les encourager à aller dans ce sens », selon Iréné Tchibozo. Ce lundi, les salles de classe vont s’ouvrir pour donner lieu à des réajustements possibles face à la Covid-19.   Par Yeratel BOGNON (Stag) Education 20 sept. 2021


Renforcement de ses équipements: Bénin terminal se dote de deux nouveaux Stackers
Bénin Terminal poursuit son programme d’investissements et continue à œuvrer pour la modernisation des activités portuaires au Port Autonome de Cotonou. L’opérateur vient de mettre en service deux engins de manutention de conteneurs vides. Cette action vise à davantage fluidifier les activités et améliorer la qualité des prestations pour les clients armateurs et réceptionnaires. Bénin Terminal, opérateur du terminal à conteneurs du Port de Cotonou, a mis en service le 1er septembre 2021 deux engins de manutention de conteneurs vides construits par Konecranes, s pécialisé dans les équipements de levage. Leur réception a eu lieu à la mi-août et a été suivie d’une phase de montage et de formation des agents opérateurs. D’un coût total de 300 millions FCfa (467 000 €), financés par Bénin Terminal, ces deux engins à la pointe de la technologie ont la particularité d’offrir des hauteurs d’empilement allant jusqu’à sept conteneurs standards permettant ainsi une maximisation des espaces et une hausse des volumes manutentionnés. Ces nouveaux équipements vont ainsi permettre d’améliorer la productivité de Bénin Terminal, de renforcer les cadences de livraison, et de réduire les délais de traitement des marchandises. Ils viendront également renforcer les performances du port de Cotonou mais aussi soutenir la compétitivité du pays et contribuer à dynamiser les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest. « Malgré la pandémie de Covid-19, Bénin Terminal poursuit son programme d’investissements et continue à œuvrer pour la modernisation des activités portuaires au Port Autonome de Cotonou. Ces nouveaux équipements de 16 tonnes chacun vont davantage fluidifier nos opérations de manutention et améliorer la qualité des prestations pour nos clients armateurs et réceptionnaires », a déclaré Yann Magarian, directeur général de Bénin Terminal. À propos de Bénin Terminal Bénin Terminal, concession de Bolloré Ports, est l’opérateur du terminal à conteneurs du Port de Cotonou. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à 95 milliards de FCfa (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Il participe à faire de Cotonou un port plus performant, plus moderne et plus attractif au service du développement économique du Bénin. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 677 Béninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions en faveur des populations en partenariat avec des Ong, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le Vih, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement. Economie 20 sept. 2021


Rentrée des classes en pleine pandémie de Covid-19 : les acteurs de l’école exhortés à plus de responsabilité
Les classes rouvrent leurs portes dès ce lundi 20 septembre, pour le compte de l’année scolaire 2021-2022 ; mais toujours dans un contexte marqué par la pandémie de la Covid-19. A l’orée de cette rentrée scolaire, le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, appelle chacun des acteurs à divers niveaux de l’école béninoise à plus de responsabilité face à ce mal. Enseignants, directeurs d’écoles, personnels d’encadrement, responsables de structures techniques, centrales et déconcentrées, responsables d’organismes sous tutelle, parents d’élèves et leurs faîtières sont invités chacun à une prise de conscience et de responsabilité plus accrue face au danger lié à la Covid-19. Le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, est revenu sur ce contexte particulier dans lequel s’ouvrent à nouveau les classes dans son message à l’endroit des acteurs de l’école à la veille de la rentrée scolaire 2021-2022. « Le mal est toujours là. Peut-être plus dangereux qu’hier», souligne Salimane Karimou dans son message aux acteurs de l’école. Selon lui, pendant cette année scolaire 2021-2022, l’on doit, mieux que par le passé, organiser la riposte, en rééditant et accroissant toutes les mesures barrières, tout en suivant les instructions du ministère de la Santé pour éviter ce mal. « Il y va surtout de la vie de nos chers petits-enfants et de leurs enseignants. Individuellement et collectivement, nous n’avons pas droit à l’erreur. Chaque acteur doit pouvoir jouer sa partition », insiste le ministre. Il rassure que le gouvernement qui fait déjà beaucoup d’efforts financiers et matériels dans le cadre de la riposte à ce mal s’engage à maintenir et à renforcer l’arsenal de mesures pour garantir la protection sanitaire des apprenants et des personnels enseignant et administratif à tous les niveaux contre la Covid-19. La santé et la sécurité à l’école, au dire de Salimane Karimou, constituent pour le président Patrice Talon et son gouvernement des priorités de souveraineté nationale non négociables qui ne doivent souffrir d’aucune défaillance. L’Exécutif poursuivra méthodiquement les efforts liés à la Covid-19 afin de terminer en beauté, l’année scolaire qui commence comme c’était d’ailleurs le cas avec celle écoulée. « D’ores et déjà, le gouvernement appuyé par les Partenaires techniques et financiers, a pris toutes les dispositions pour rendre disponible à tous les citoyens béninois âgés d’au moins 18 ans le sésame anti-Covid-19 (le vaccin). Faisons du slogan ‘’Je me fais vacciner pour me protéger et protéger les autres’’ une réalité afin de bouter la Covid-19 hors du Bénin, hors de l’Afrique et hors du monde entier », indique le ministre des Enseignements maternel et primaire. Salimane Karimou souhaite que cette année scolaire 2021-2022 pleine de défis mais aussi d’opportunités permette d’améliorer la qualité du système éducatif béninois. Pour ce faire, l’autorité ministérielle a invité les apprenants à être obéissants, ponctuels, assidus et travailleurs pour que leur droit à l’éducation soit une source de motivation pour leurs enseignants afin de dérouler correctement toutes les activités pédagogiques pour leur permettre d’acquérir le savoir, le savoir-être, le savoir-faire et le savoir-vivre. « Suivez les conseils de vos maîtres et surtout aspirez aux bonnes valeurs pour donner la joie à vous-mêmes et à vos parents », a conseillé le ministre pour conclure son message. Education 20 sept. 2021


Production agricole: L’Onu appelle à réorienter les subventions « nuisibles »
Des subventions mondiales à l’agriculture entraînent des nuisances économiques, environnementales et sociales, selon un nouveau rapport de l’Onu. Les gouvernements sont invités à repenser les régimes de soutien en vue de transformer les systèmes agroalimentaires. Environ 87 % des subventions mondiales aux producteurs du secteur agricole entraînent une distorsion des prix et occasionnent des nuisances sur le plan environnemental et social. C’est une conclusion du rapport «A multi-billion-dollar opportunity: Repurposing agricultural support to transform food systems » (Une opportunité de plusieurs milliards de dollars : réorienter le soutien agricole pour transformer les systèmes alimentaires), publié par l’Organisation des Nations Unies (Onu). Quelque 470 milliards de dollars Us sur 540 milliards de dollars au total sont en cause. Dans le même temps, 2,37 milliards de personnes dans le monde n'avaient pas accès à une alimentation adéquate toute l’année et 811 millions étaient confrontées à la faim chronique en 2020, d’après le document. Le soutien actuel aux producteurs, indique le document, consiste essentiellement en des incitations par les prix : droits de douane à l’importation et subventions à l’exportation, mesures fiscales liées à la production d’un produit ou d’un intrant spécifique. Des dispositifs qui s’avèrent «inefficaces, faussent les prix des denrées alimentaires, nuisent à la santé des populations, dégradent l'environnement et sont souvent inéquitables, favorisant les grandes entreprises agroalimentaires au détriment des petits exploitants, dont une grande partie sont des femmes», renchérit un communiqué de presse de l’Organisation publié mardi dernier. Aussi de ce constat, l’Onu recommande la réaffectation des subventions agricoles, afin de promouvoir l'agriculture durable, d’éradiquer la faim, d’améliorer la nutrition. Il est question de récompenser les bonnes pratiques, notamment les approches intelligentes face au climat, pour améliorer à la fois la productivité et les résultats environnementaux, indique Achim Steiner, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), cité dans le communiqué. « Cela améliorera également, précise-t-il, les moyens de subsistance des 500 millions de petits exploitants agricoles dans le monde, dont beaucoup sont des femmes, en garantissant des conditions de concurrence plus équitables. ». Restaurer les écosystèmes Des politiques agricoles durables menées en Inde, en Chine, au Royaume Uni, dans l’Union européenne, au Sénégal, sont mises en lumière. Les stratégies déployées mettent l’accent sur l’agriculture naturelle, la protection et la restauration des écosystèmes, la réduction de l’usage des engrais minéraux et des pesticides chimiques, la diversification des cultures. « Les gouvernements ont à présent l’occasion de transformer l'agriculture en un moteur majeur du bien-être humain, et en une solution aux menaces imminentes du changement climatique, de la perte de nature et de la pollution », estime, pour sa part, Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue). Le soutien agricole devra être orienté davantage vers le développement des infrastructures et la recherche, qui concentrent actuellement environ 110 milliards de dollars. Le rapport insiste qu’il faut modifier le soutien à l’industrie laitière et carnée surdimensionnée dans les pays développés, laquelle représente 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Dans les pays à faible revenu, les pouvoirs publics sont invités à réorienter leur soutien aux pesticides et engrais toxiques ou à la croissance des monocultures. Le rapport publié par la Fao, le Pnud et le Pnue, vient en prélude au sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires prévu pour le 23 septembre prochain, dans le cadre de la Décennie d’action pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd) à l’horizon 2030. C’est « un appel à la prise de conscience pour que les gouvernements du monde entier repensent les régimes de soutien à l’agriculture afin de les rendre aptes à transformer nos systèmes agroalimentaires et à contribuer à améliorer ces quatre aspects : une meilleure nutrition, une meilleure production, un meilleur environnement et une meilleure vie », lance Qu Dongyu, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Economie 17 sept. 2021


Campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité: Renforcer la synergie d’actions
La campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité a été lancée, hier jeudi 16 septembre à Nikki, dans le département du Borgou. A l’occasion, la ministre de l’Industrie et du Commerce avait à ses côtés, son homologue en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Pour une synergie d’actions, l’objectif est de mobiliser tous les acteurs de cette spéculation afin d’en faire une filière d’exportation à fort potentiel et un véritable moteur de renforcement de l’économie nationale. Le karité est une richesse naturelle porteuse. Filière émergente et productrice de la richesse, il a le mérite d’aider à combattre la pauvreté, puis à lutter contre la dégradation de l’environnement. Malheureusement, cette espèce végétale est de nos jours menacée de disparition dans nos brousses. Le gouvernement béninois a conscience qu’il faut la sauver. Ainsi, le lancement de la campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité, hier jeudi 16 septembre à Nikki, traduit sa volonté de promouvoir cette filière. En effet, la cérémonie organisée, hier, a permis de rendre désormais publiques les conditions de déroulement de la présente campagne. Elle marque, selon la ministre de l’Industrie et du Commerce, le démarrage des activités de commercialisation des amandes de karité au Bénin. Le prix plancher d’achat aux producteurs, a-t-elle rappelé, est de 100 F Cfa par kilogramme. La campagne a débuté hier jeudi 16 septembre pour s’achever le 31 mai 2022. La ministre a exhorté les acteurs de la filière à plus de sérieux dans la mise en œuvre des diverses décisions pour une réussite de la campagne. Toujours est-il que le gouvernement a pris des mesures pour suivre et réguler les flux transfrontaliers afin d’éviter la concurrence déloyale, faire respecter les textes en vigueur au Bénin, puis infliger les sanctions aux acteurs indélicats. « Pour espérer des revenus meilleurs tout le long des chaînes de valeur karité, plusieurs défis doivent être relevés », a fait observer la ministre. Il s’agit, selon elle, d’assurer une gestion durable de la ressource karité, de faciliter l’accès aux parcs pour le ramassage des amandes, de faciliter l’accès aux marchés internationaux aux exportateurs et transformateurs et de poursuivre la promotion de la filière en l’intégrant dans les divers programmes. Il est aussi question de maîtriser les flux transfrontaliers, d’accroître les investissements structurants dans l’industrie et autres équipements de transformation. Protéger la ressource Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, a évoqué les nombreuses qualités dont regorge le karité. Il a appelé à protéger cette ressource. Pour la représentante de l’Interprofession Karité Bénin (Ikb), Mamatou Djaffa, il n’y a point de doute que le gouvernement accorde une importance particulière à cette filière. C’est dire, assure-t-elle, qu’il est bel et bien conscient de son potentiel énorme et du rôle clé qu’elle joue dans le développement économique et social de plus de 200 000 femmes rurales ramasseuses et productrices de karité dans les hameaux et villages du centre et du nord Bénin. Pour sa part, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement et aux différents acteurs, pour les efforts déployés en vue de l’organisation et de la dynamisation de la filière au Bénin. Il a rassuré que, dans le département du Borgou, les dispositions seront prises en vue du respect des textes fixant les conditions de déroulement de la présente campagne. Quant au maire de Nikki, Roland Gounou Lafia Joseph, il a indiqué que cette cérémonie de lancement permet de valoriser les parcs à karité qui sont en train d’être installés dans les arrondissements de Tasso et autres. « Il s’agit de motiver nos populations à produire en quantité et en qualité les amandes, amener les producteurs et les commerçants à mieux s’organiser autour de cette filière porteuse. En d’autres termes, de développer les activités industrielles et commerciales, puis de lutter contre la pauvreté », a-t-il insisté. La cérémonie a connu la présence des représentants des associations ou des groupements des collectrices, des producteurs et acheteurs des amandes de karité. Il y avait également ceux des sociétés exportatrices desdites amandes ou des groupements chargés de leur transformation. Economie 17 sept. 2021


Covid-19 et changement climatique: Les émissions de CO2 rebondissent
La reprise de l’économie mondiale accentue déjà la pollution atmosphérique. C’est ce qu’indique le rapport de l’Organisation météorologique mondiale (Omm) publié ce jeudi 16 septembre 2021. Après la pause contraignante de 2020 pour les industries, du fait de la Covid-19, la reprise des activités économiques impacte déjà la planète. Les Nations Unies s’en préoccupent dans un rapport lancé ce jeudi. En effet, les émissions de dioxyde de carbone se redressent rapidement après un creux temporaire dû au ralentissement économique, et sont très loin des objectifs fixés en matière de réduction. Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère se maintiennent à des niveaux record qui placent la planète sur une trajectoire de réchauffement dangereux. « Tout au long de la pandémie, on nous a répété que nous devions “reconstruire en mieux” pour placer l’humanité sur une trajectoire plus durable et éviter les pires effets du changement climatique sur la société et les économies. Ce rapport montre que pour l’heure, en 2021, nous n’allons pas dans la bonne direction », a souligné Petteri Taalas, secrétaire général de l’Omm. Ce document intitulé United in Science 2021 est une compilation des dernières informations scientifiques sur le climat. Il fournit des détails sur les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, les émissions et budgets mondiaux de gaz à effet de serre, les écarts d’émissions. L’état du climat mondial entre 2017-2021 et les prévisions de la période de 2021-2025 y ont été abordés. On y retrouve aussi les points saillants du sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Des températures historiques Au cours des cinq dernières années, la température moyenne du globe a été l’une des plus élevées enregistrées. Selon le rapport, il y a de plus en plus de probabilité que les températures dépassent temporairement le seuil de 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels au cours des cinq prochaines années. Des conséquences sont à craindre. «Nous restons très en retard sur les objectifs de l’Accord de Paris. Cette année, les émissions émanant de combustibles fossiles ont rebondi, les concentrations de gaz à effet de serre ont continué à augmenter et de graves phénomènes météorologiques amplifiés par les activités humaines ont affecté la santé, les vies et les moyens de subsistance des populations de chaque continent», a déclaré António Guterres, secrétaire général de l’Onu. À moins d’une réduction immédiate, rapide et à grande échelle des émissions de gaz à effet de serre, il sera impossible de limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius. Cela va entrainer des conséquences catastrophiques pour les populations et la planète dont nous dépendons. L’ampleur des changements récents dans l’ensemble du système climatique est sans précédent depuis plusieurs siècles à plusieurs millénaires. Selon le rapport, même si des mesures ambitieuses sont adoptées pour ralentir les émissions de gaz à effet de serre, le niveau des mers continuera à augmenter, menaçant les îles de faible altitude et les populations côtières du monde entier. A ce rythme, la hausse des températures pourrait attiser les phénomènes météorologiques extrêmes dévastateurs dans le monde entier, entrainer une spirale de répercussions sur les économies et les sociétés. Environnement 17 sept. 2021


Situation politique en Guinée et au Mali: Les propositions de la délégation béninoise au sommet de la Cedeao
Au sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de la Cedeao tenu au Ghana, ce jeudi 16 septembre, le ministre Aurelien Agbénonci, représentant le chef de l’Etat, a fait part des approches de solutions de son pays pour un retour à l’ordre constitutionnel en Guinée et au Mali. Le Bénin suit avec grand intérêt l’évolution de la situation au Mali et en Guinée et reste avec la Cedeao dans la dynamique d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération l’a fait savoir lors du sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui s’est tenu hier à Accra au Ghana. Saluant les efforts consentis par la Cedeao, en particulier le président en exercice de la Conférence pour la promotion de la démocratie au sein de l’espace, Aurelien Agbénonci appelle à rester dans la même logique. Particulièrement au Mali, la situation devient plus préoccupante avec les autorités qui tendent à proroger la période de transition, demandant à faire des consultations à la base avant les assises nationales et semblent perdre de vue l’organisation des élections présidentielle et législatives dans un court délai. Du moins, c’est ce que les autorités de la transition ont indiqué à la délégation de la Cedeao conduite par le médiateur Goodluck Ebele Jonathan qui a rencontré toutes les parties prenantes de la vie sociopolitique du pays. Elles ont d’ailleurs fait savoir cette démarche qu’elles entendent suivre aux diplomates accrédités auprès de leur pays le 10 septembre dernier. Sur cette position, le chef de la diplomatie béninoise a suggéré à la Cedeao d’œuvrer avec la classe politique malienne à l’élaboration d’un calendrier et l’implication de toutes les institutions devant travailler à l’organisation desdites élections dans le délai imparti à la transition. Mais pour cela, il faudra une franche collaboration des autorités maliennes pour une rapide sortie de crise. La Guinée aussi La Cedeao est sur tous les fronts pour prévenir les foyers de tension. Au Mali comme en Guinée, elle condamne la prise du pouvoir par des coups d’Etat mais s’applique à contribuer à l’apaisement et au retour à l’ordre constitutionnel. Le sommet de ce jeudi est d’ailleurs d’une grande importance car depuis le début de la crise en Guinée, c’est la toute première fois qu’un sommet physique est organisé. Il a permis aux présidents Nana Addo Dankwa Akufo-Addo du Ghana, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Faure Gnassingbé du Togo, Georges Weah du Libéria, Maky Sall du Sénégal et à leurs collègues présents ou représentés de convenir de la stratégie de négociation à adopter face à la junte militaire en Guinée et d’affiner la liste des sanctions supplémentaires à mettre en œuvre. Déjà, un Sommet par visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao sur cette crise politique survenue en Guinée avait été organisé le 8 septembre dernier et avait été marqué par la condamnation du coup d’Etat militaire. Au cours de cette rencontre virtuelle, les participants avaient décidé à l’unanimité de la suspension de la Guinée de toutes les institutions et organes de la Cedeao, exigé un retour rapide à l’ordre constitutionnel, à la suite d’une courte période de transition avec l’organisation d’élections démocratiques. La même Conférence a exigé des putschistes, la libération sans condition du président Alpha Condé avec des garanties pour son intégrité physique ainsi que celle de toutes les personnalités arrêtées dans la foulée du coup d’Etat militaire. Par la suite, une délégation de quatre ministres était à Conakry pour échanger avec les dirigeants militaires et rencontrer le président déchu. C’est donc à la suite de toutes ces actions que s’est tenu le sommet d’hier. Actualités 17 sept. 2021


Dynamisation de la décentralisation de la microfinance: Une œuvre sociale de qualité et de proximité
Prendre des décisions et donner des orientations pour la concrétisation de l'accès des plus démunis aux services financiers. Tel est le but de l'atelier d'appui-conseil aux douze directions départementales des Affaires sociales et de la Microfinance, qui se tient à Cotonou les 16 et 17 septembre 2021. Ala suite du lancement des travaux de l’atelier d’appui-conseil aux douze directions départementales des Affaires sociales et de la Microfinance, Pascal Idrissou Wélé, représentant la ministre Véronique Tognifodé, fait savoir que les différentes parties prenantes des affaires sociales et de la microfinance se penchent sur trois thématiques principales: état des lieux, présentation de la microfinance au Bénin et cadre institutionnel. Pour Pascal Idrissou Wélé, l'objectif de cet atelier de deux jours est « de mettre en place, d'organiser et d'animer les cadres départementaux de concertation de la microfinance». Cette activité va garantir l'amélioration de la qualité des offres de microfinance en faveur des couches défavorisées dans une synergie d'actions entre les pouvoirs central et décentralisé. Deux grandes attentes Brice Dansou, directeur général de la Microfinance, et Wilfried Gbaguidi, représentant du préfet du Littoral, exhortent les participants à œuvrer pour l'amélioration de la qualité des services financiers de proximité. De cette exhortation se dégagent deux attentes principales exprimées par le représentant du ministre. Il s'agit pour eux de proposer, d'une part, un modèle d'arrêté à amender et d'appuyer, d'autre part, l'animation des douze cadres de concertation départementaux de la microfinance. Placées sous l'autorité des préfets des départements, les directions départementales des Affaires sociales et de la Microfinance (Ddasm) s'occupent de la gestion des plans d'action sectoriels, de l'assistance technique et de l'appui conseil aux communes dans les domaines de la microfinance et des affaires sociales. Et c'est pour mener à bien cette mission que les cadres départementaux de concertation de la microfinance sont mis sur pied pour rendre efficaces et efficientes les interventions de l'État dans les douze départements. Par Henri MORGAN (Stag.) Société 17 sept. 2021


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