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Nouvelles

Préparatifs de la 16e de finale de la Coupe Caf: Energie Fc s’impose (1-0) en amical face à l’Uss Kraké
[caption id="attachment_28242" align="alignnone" width="1024"]Préparatifs de la 16e de finale de la Coupe Caf: Energie Fc s’impose (1-0) en amical face à l’Uss Kraké[/caption]

Dans le cadre des préparatifs du match aller de la 16e de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football, Energie Football club a battu (1-0) ce jeudi 1er mars, l’Union sportive de Sèmè-Kraké au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou.

L’unique but de la partie est l’œuvre de Jules Elégbédé à la 66ème minute de jeu. A la fin de rencontre, l’entraîneur Stanislas Akélé satisfait de la forme de ses poulains promet jouer son va-tout avant le match contre les nigérians d’Enyimba le mercredi 7 mars prochain sur ces mêmes installations. « Après ce amical, nous allons continuer à travailler sur le mental de nos joueurs afin qu’ils abordent ce match aller avec beaucoup de détermination» a-t-il déclaré. L’entraîneur d’Energie Fc, Stanislas Akélé rassure de la bonne forme physique de ces joueurs. Il pense que tous vont récupérer vite pour suivre les derniers réglages. A ce niveau, il compte sur le staff médical qui sera mis à contribution pour s’occuper de la santé les joueurs avant ce match décisif.

 

Sports 02 mars 2018


4e édition du Tournoi de basket-ball « Coupes de la Relève »: Les demi-finales se jouent demain
[caption id="attachment_28241" align="alignnone" width="1024"]4e édition du Tournoi de basket-ball « Coupes de la Relève »: Les demi-finales se jouent demain[/caption]

Les demi-finales de la quatrième édition du tournoi de basket-ball « Coupes de la Relève » auront lieu, cet après-midi, sur le terrain de l'Unafrica à Cotonou. Dans la première demi-finale, chez les U-12, Shooting Stars va affronter l’Etablissement français d’enseignement Montaigne (Efem) chez les garçons ainsi que chez les filles.

Dans la seconde demi-finale de cette catégorie, les filles du Cours secondaire Notre-Dame des Apôtres (Csnda) vont jouer Espace Bénin sport (Ebs) tandis que chez les garçons, Phoenix affronte Ebs.
Au niveau des U-14, les garçons de Renaissance basket-ball club vont tenter de défier le Centre de formation Jeunesse basket-ball tandis qu’Espace Bénin sport va jouer l’Efem.
Après les demi-finales, les finales de la compétition sont prévues pour demain samedi 3 mars 2018?

Sports 02 mars 2018


Championnat national de basket-Ball: Les matchs de la deuxième journée prévus pour ce week-end
[caption id="attachment_28240" align="alignnone" width="1024"]Championnat national de basket-Ball: Les matchs de la deuxième journée prévus pour ce week-end[/caption]

Le championnat national de basket-ball va aborder, ce week-end, sa deuxième journée. Plusieurs rencontres sont annoncées au niveau des ligues et districts du pays. Dans l’Atlantique et le Littoral, Olympic basket-ball club va affronter Destiny tandis qu’Energie sera aux prises avec l’Association sportive du port de Cotonou (Aspac) chez les dames.

Au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, Elan # Aso Model et As-Faalah # Elan sont des rencontres à suivre pour le compte de cette deuxième journée?

Résultats de la 1re journée
Énergie 89 – 43 Destiny (D)
Espoir 57 – 53 Rbbc (H)
Aol 14- 110 Aspac (D)
UAC 20-00 Olympic (H)
Forfait de Olympic
Olympic 00-20 Renaissance Bbc (D)
(Forfait Olympic)
Aspac 137- 56 AOL (H)
Aso Model 19-16 As Falaah (D)
Elan 69 47 Flamme (H)
Flammes 53-29 Elan (dames)
Aso Modèle 20-00 Eternels (Hommes)
Forfait de Éternel pour refus de jouer
Kabas 45-29 winners
Ata sport 37-17 Tatapouranou
Panthère 77-36 Associé
Bosco stars 75#55 Spal
Olympique vs Flambeau (H) (Abomey) non disputé

Sports 02 mars 2018


Innovation dans la prise en charge de l’enfant dans le monde: Le Village d’enfants SOS Abomey-Calavi remporte le 1er prix international Dare4Care
[caption id="attachment_28239" align="alignnone" width="1024"]Innovation dans la prise en charge de l’enfant dans le monde: Le Village d’enfants SOS Abomey-Calavi remporte le 1er prix international Dare4Care[/caption]

 

Le travail de qualité abattu au Bénin en matière de prise en charge des enfants en difficulté dans les villages d’enfants SOS est reconnu au plan mondial. Au terme d’une compétition entre les ?571 villages d’enfants SOS dans 135 pays à travers le monde sur le thème « Innovation de la prise en charge de l’enfant », le village d’enfants SOS Abomey-Calavi en est sorti gagnant en janvier dernier avec le meilleur prix, dans un processus qui a démarré avant septembre 2017.

« Mes sincères félicitations au village d’enfants SOS Abomey-Calavi pour le caractère complet de son programme et pour les efforts en vue de soutenir les enfants en difficulté de différentes manières.» C’est en ces mots que le président de SOS Villages d’Enfants International, Siddhartha Kaul, a salué les performances du village d’enfants SOS Abomey-Calavi qui a gagné le premier prix au terme d’une compétition entre les ?571 villages d’enfants SOS dans 135 pays à travers le monde sur le thème de l’innovation de la prise en charge de l’enfant. 

Pour lui, c’est merveilleux de voir des collaborateurs si ouverts au changement, des collaborateurs qui savent où ils vont, des collaborateurs qui utilisent leur expérience et leur créativité. « Je vous encourage à continuer sur la même lancée », a-t-il conseillé.
Le directeur international Région Afrique centrale et de l’Ouest, Benoît Piot, qui supervise le travail de SOS villages d’enfants Bénin, a adressé aussi ses félicitations dans un mail adressé au directeur national de SOS villages d’enfants, pour avoir gagné le premier prix de Dare4Care. Ceci, dit-il, est une reconnaissance forte du travail et du sacrifice faits par SOS villages d’enfants Bénin en faveur des enfants. « Je suis fier qu’une innovation de l’Afrique de l’Ouest et du Centre soit primée ; ceci est un témoignage des efforts que vous déployez au quotidien», se réjouit-il.
Depuis quelques années en effet, l’organisation internationale, SOS villages d’enfants s’est fixée comme objectifs de moderniser sa prise en charge et d’innover son approche afin de s’adapter aux différents changements intervenus depuis les années 1980. « L’avènement de la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant en 1989 et l’approche basée sur les droits dans les années 2000 ont changé le travail des organisations qui s’occupent des enfants », a rappelé le directeur national de SOS villages d’enfants Bénin, Dr Salimane Issifou.
Pour lui, « Ce n’est plus une charité de s’occuper d’un enfant, mais son droit le plus absolu d’être soutenu pour que ses droits se réalisent ». En plus, toutes les parties prenantes y compris les enfants eux-mêmes et leurs parents ou tuteurs sont conviés à travailler ensemble pour la réalisation des droits de l’enfant. C’est ainsi que pour promouvoir ces changements à travers le monde, SOS Villages d’enfants international a lancé une compétition appelée « Dare4Care » (Ose pour la prise en charge).

Le prix Dare4Care et son processus d’attribution

Selon les explications du directeur général de SOS villages d’enfants international, Norbert Meder, dans une correspondance adressée à tous les villages d’enfants SOS à travers le monde, «le Prix Dare4Care est une distinction destinée aux programmes de prise en charge de remplacement, qui reconnait, et honore la qualité de la prise en charge et la réflexion innovante ». Ce prix, ajoute-t-il, met en lumière les pratiques prometteuses et l’innovation, en offrant des idées nouvelles et une source de motivation aux autres programmes SOS ». Il est remis, précise-t-il, à des villages d’enfants SOS qui incarnent la concrétisation des engagements que l’organisation SOS a pris pour la prise en charge.
Concernant le processus du prix, les collaborateurs SOS ont nominé le meilleur village d’enfants SOS avant le 30 septembre 2017. Ensuite, la sélection des dix meilleurs villages d’enfants SOS a été faite par l’équipe du projet Dare4Care et l’équipe Innovation, Recherche et Développement de la Fédération internationale des villages d’enfants SOS. Ces dix meilleurs furent le Belarus, le Bénin, la Bolivie, l’Ethiopie, la Finlande, le Liban, le Mozambique, le Népal, le Pérou et l’Ouzbékistan.
Les collaborateurs ont été à nouveau sollicités pour voter pour l’un de ces dix finalistes, afin de réduire la liste à cinq gagnants potentiels. Enfin, un jury composé des directeurs internationaux Région de SOS villages d’enfants International, de l’un des principaux bailleurs des villages d’enfants SOS, et des membres du comité des jeunes des programmes SOS a choisi les trois gagnants, en s’appuyant sur une proposition de l’équipe du projet.
Au terme du processus, les gagnants annoncés en janvier dernier sont :
1er prix : SOS villages d’enfants Bénin ;
2e prix : SOS villages d’enfants Népal et
3e prix : SOS villages d’enfants Pérou?

Les raisons qui justifient le choix du village d’enfants SOS Abomey-Calavi

Au total, 571 villages d’enfants SOS dans 135 pays au monde ont pris part à cette compétition. Au Bénin, c’est la candidature du village d’enfants SOS Abomey-Calavi qui a été présentée. « On aurait pu présenter un autre village d’enfants SOS du Bénin car nos villages d’enfants SOS à Abomey-Calavi, Dassa-Zoumè et Natitingou expérimentent les mêmes options de prise en charge », a souligné le directeur national de SOS villages d’enfants Bénin, Dr. Salimane Issifou. Il a précisé que le Bénin a opté pour le village d’enfants SOS Abomey-Calavi, parce que c’est ce village d’enfants SOS qui était dans la phase la plus avancée du processus SOS appelé la «Réinnovation ». Un processus qui nécessite, selon lui, l’approbation par la fédération d’un certain nombre de documents pour la collecte de fonds.
Plusieurs raisons justifient le choix porté sur le Bénin. En effet, les villages d’enfants SOS au Bénin, d’une manière générale, mettent en œuvre une approche novatrice en matière de prise en charge de l’enfance. C’est un processus qui a commencé en 2007 avec la mise en œuvre de l’approche basée sur les droits à l’initiative de SOS villages d’enfants Bénin. Il s’agissait de mener diverses activités centrées sur l’enfant, notamment la promotion de la participation de l’enfant, la mise en œuvre de la sauvegarde de l’enfant, le soutien psycho-social aux enfants et aux jeunes, le développement des ressources humaines, etc.
« Ce qui a permis au Bénin de sortir gagnant de cette compétition, c’est le caractère complet des innovations. Nous révisons régulièrement le placement des enfants vivant dans les familles SOS, ce qui nous permet d’insérer auprès des proches, les enfants pour qui il y a un meilleur endroit que le village d’enfants SOS », a dit le directeur de programme, Raymond Vodounnou. Pour lui, des familles SOS sont transférées dans la communauté afin de permettre aux enfants de vivre la vraie réalité du pays. Un programme de formation, dit-il, est mis en œuvre afin de permettre aux familles en difficultés participant au programme SOS appelé « Familles d’Origine » de bien s’occuper de leurs enfants et d’avoir une source de revenus stable.
Le directeur de programme explique que le village d’enfants SOS fait un plaidoyer efficace pour le changement de politiques et de pratiques liées aux enfants en difficulté. Et l’équipe de soutien psycho-social, se réjouit-il, apporte un appui aux enfants et au personnel. Raymond Vodounnou a indiqué également que les enfants participent à la vie des programmes SOS tout en menant leurs propres projets. C’est ainsi que de nouveaux outils sont utilisés pour favoriser l’employabilité des jeunes ; de même que des cours en informatique sont donnés aux enfants, aux mères SOS et aux adultes bénéficiaires du programme de renforcement de la famille.
« Pour la première fois au Bénin et dans l’univers SOS, la télémédecine est utilisée pour soigner les enfants en difficulté» a applaudi le directeur de Programme.


A propos de SOS villages d’enfants international

Le premier village d’enfants SOS a été fondé en 1949 à Imst, en Autriche, par Hermann Gmeiner. Celui-ci s’était engagé à aider les enfants démunis, c’est-à-dire, des enfants qui avaient perdu leur foyer, leur sécurité et leur famille au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Le concept SOS Villages d’Enfants s’est répandu et aujourd’hui, l’organisation est présente dans 135 pays ou territoires dans le monde. Les programmes SOS sont coordonnés par une fédération, appelée SOS Villages d’Enfants International, basée à Innsbruck en Autriche. En tant qu’organisation non gouvernementale à vocation sociale, SOS Villages d’Enfants International œuvre en faveur des enfants. Indépendants, respectueux des différentes cultures et religions, l’organisation intervient dans des pays et communautés où sa mission peut contribuer au développement. SOS Villages d’Enfants œuvre dans l’esprit des Lignes Directrices des Nations Unies Relatives à la Protection de Remplacement pour les Enfants et de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’Enfant?

Société 02 mars 2018


Appui de l’Uémoa aux producteurs de Glazoué, Tchaourou et Gogounou: Des ouvrages et aménagements pour la sécurité nutritionnelle
[caption id="attachment_28237" align="alignnone" width="1024"]Appui de l’Uémoa aux producteurs de Glazoué, Tchaourou et Gogounou: Des ouvrages et aménagements pour la sécurité nutritionnelle[/caption]

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a poursuivi, ce jeudi 1er mars, sa tournée dans les communes bénéficiaires du « Programme de construction de magasins de conservation des récoltes et des graines » pour s’enquérir de l’état d’avancement des réalisations financées par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). Satisfait de l’avancement des travaux sur l’ensemble des sites, il a saisi l’occasion pour exhorter les populations et singulièrement les producteurs à agir pour freiner l’insécurité alimentaire.

« Nous avons bénéficié ici d’un bâtiment de 4000 tonnes construit par l’Uémoa. Nous avions si tant attendu cet ouvrage. Nous avons trop souffert. Le riz paddy s’exposait au soleil. Maintenant que nous avons eu la chance d’avoir ce magasin, c’est une grande joie. Nous allons l’exploiter pour stocker le riz qui vient des champs et progressivement le déstocker pour l’usinage. Je peux même dire que d’ici quelques années, ce magasin ne nous suffira plus au regard de la quantité produite ». Face au ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, ce jeudi dans la localité d’Akpikpi, Sébastien Owolabi, chef usine de la rizerie de Glazoué, n’a pas caché son émotion. Ce joyau mis gracieusement à la disposition des producteurs de la localité par l’instance sous-régionale fait sa joie et sa fierté. 

Côté technique, tout est au point, assure pour sa part la structure en charge de la maîtrise d’ouvrage déléguée, l’Agetur. Son directeur technique, Simon Goudou, a expliqué à la délégation ministérielle que toutes les normes techniques requises ont été respectées pour la durabilité de l’ouvrage.
Cap sera ensuite mis sur le site rizicole de Ouèdèmè. Nicolas Yaro Amoussou, chef d’arrondissement de Ouèdèmè, et ses administrés attendaient la délégation. « L’assistance de l’Uémoa est très appréciée et est facteur d’incitation de la population », assure l’élu local. Dans trois mois, quatre tout au plus, ce bas-fond de 26 hectares sera complètement aménagé et mis à la disposition des populations pour la culture du riz. « Ce bas-fond que nous voulons aménager est constamment exploité. Notre problème, c’est de vous amener à l’exploiter durablement. Au lieu de faire une culture par an, on peut en faire deux ou même trois. Sur chaque cycle de culture, vous aurez au moins deux fois les productions que vous aviez », leur a expliqué le ministre. « Mettez-vous au travail, la terre ne ment pas, faites exprimer la demande à partir de la terre, les hommes sont là pour vous accompagner », exhorte-t-il par la suite.

Producteurs en liesse

Troisième étape de cette visite, le site rizicole de Riffo-Kpota toujours dans la commune de la commune de Glazoué. Les travaux d’aménagement des périmètres à des fins hydro-sylvo-pastorales suivent bien leur cours. Malgré les rayons brûlants du soleil, le ministre Gaston Dossouhoui découvre des ouvriers acharnés au travail. Les coups de dabas, houes, haches, coupe-coupe pleuvaient sur le sol nu en plein aménagement sous le regard admirateur des techniciens. En face d’eux, des populations en liesse, chantant et dansant. L’arrivée annoncée du ministre les a ragaillardies et elles sont venues exprimer leur joie. L’aménagement de ce site relève d’un rêve de vieille date qu’attendait de voir Christophe Dègnon, 70 ans. « Un projet de cette envergure, je n’ai jamais vu cela. Nous en avions entendu parler et nous sommes heureux de l’aboutissement », sourit le vieil homme.
Félix Affoukou, chef d’arrondissement intérimaire de Thio, explique de son côté que « le riz est devenu un aliment de base, mais les techniques pour le cultiver sont devenues très compliquées ». Pour lui, « un projet qui prend en compte cette culture est source de joie pour la population et cela intègre bien le Programme d’actions du gouvernement ».
A Kassouala dans la commune de Tchaourou, les producteurs s’impatientent, malgré l’installation de l’entreprise en charge de l’aménagement des périmètres rizicoles et le début des travaux sur les sites. La maîtrise de l’eau reste ici l’une des plus grandes difficultés auxquelles l’appui de l’Uémoa est venu mettre un terme. Il est prévu de drainer les eaux de l’Okpara pour faire le bonheur des producteurs sur un site de 49 hectares dont l’aménagement avance à grands pas.
Dernière étape de cette journée, la commune de Gogonou. Le ministre et sa suite sont allés mettre à la disposition des autorités locales le magasin de stockage de récoltes d’une capacité de 2026 tonnes. Elus locaux et producteurs en jubilent. Bary Seydou Tidjani, premier adjoint au maire de Gogounou, ne s’en cache pas. « Le besoin se faisait sentir. Nous produisons beaucoup de maïs ici. La difficulté que nous avions, c’est que les populations ne savent pas où stocker leurs récoltes et réserves. Elles sont obligées de la brader. Mais avec l’érection de ce joyau, elles seront soulagées », indique-t-il. Et au ministre Gaston Dossouhoui de répondre : « Ce que nous voulons faire, c’est de nous assurer que vous avez pris conscience des difficultés et que vous voulez changer quelque chose pour mieux vivre… »?

Actualités 02 mars 2018


Pta 2018 du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique: Les directeurs centraux reçoivent des lettres de mission
[caption id="attachment_28236" align="alignnone" width="1024"]Pta 2018 du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique[/caption]

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, entouré des membres de son cabinet, a procédé, ce jeudi 1er mars à Cotonou, à la remise de lettres de mission aux directeurs centraux relevant de son département ministériel. Ces derniers devront œuvrer à l’atteinte des objectifs inscrits dans le plan de travail annuel (Pta 2018).

L’exécution du plan de travail annuel (Pta) vise, selon Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, à relever les défis dans les domaines de la sécurité des personnes et des biens, de la prévention et de la gestion des sinistres et catastrophes, des espaces frontaliers, de la prévention des conflits liés à la transhumance et de la modernisation de l’état civil. « La gestion moderne exige que nous portions non seulement notre regard sur les activités et les extrants mais aussi surtout sur les résultats réels et les changements provoqués par la mise en œuvre des activités que nous avons programmées », souligne le ministre. C’est dans ce cadre que les directeurs centraux relevant du ministère ont reçu, hier, des lettres de mission.
Il a donc exigé des récipiendaires, en retour, des lettres d’acceptation de celles reçues dans un délai de 72 heures. Il leur recommande également de finaliser des plans d’opérationnalisation et d’adresser à leurs collaborateurs respectifs des contrats d’objectifs dont ils devront lui rendre compte sous huitaine.
Pour Grégoire Gbéyou Loko, secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, la consolidation de la démocratie exige l’observance des règles et principes qui gouvernent toute activité dans la cité. « Après le vote de la loi de finances 2018 en décembre 2017 par l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie et des Finances a transmis à chaque ministère sectoriel, les mesures spéciales relatives à l’exécution du budget général de l’Etat », informe-t-il. Le Bureau d’analyse et d’investigation de la Présidence de la République a procédé, quant à lui, à l’examen minutieux des activités inscrites au plan de travail annuel de chaque ministère, poursuit-il. « Des réajustements et réglages sont opérés à ce niveau pour éviter à l’Etat des dépenses superflues et arrimer les activités de chaque direction de chaque ministère au Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) », a précisé Grégoire Gbéyou Loko.
Après la validation des plans de travail annuel, des séances d’explications, poursuit le Sgm, sont organisées par les cadres du ministère de l’Economie et des Finances au profit des gestionnaires de crédits et des coordonnateurs de projet.
« Les acteurs de la chaîne des dépenses publiques du ministère sont outillés et prêts à accomplir, en toute légalité, les activités programmées au titre de l’année 2018 », assure le secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Ils disposent, dès lors, apprécie-t-il, des ressources nécessaires pour non seulement améliorer les performances, mais également axer les actions sur les résultats. C’est pourquoi le Sgm invite chaque responsable de structure à veiller au respect des normes et principes pour éviter les rejets de dossiers qui ont pour corollaire la mise à mal de l’atteinte des résultats.
Après la remise des lettres à quelque 6 directeurs centraux sur les 25 prévus, plusieurs communications ont été présentées à l’assistance, notamment sur la procédure d’exécution des dépenses publiques et sur le mécanisme de suivi-évaluation?

Actualités 02 mars 2018


Entretien avec Océane Mylène Ganiero, boursière de la Solidarité Olympique –Tokyo 2020: « Mon rêve : décrocher une première médaille d'or olympique pour le Bénin »
[caption id="attachment_28235" align="alignnone" width="1024"]Entretien avec Océane Mylène Ganiero[/caption]

Ceinture noire, 3e dan de karaté-do, Océane Mylène Ganeiro, 1m56, pour 54kg est athlète de l'équipe nationale du Bénin. Championne d'Afrique en 2017, quintuple championne ouest-africaine et championne du Bénin en titre, elle vient de bénéficier d’une bourse de la Solidarité olympique en prélude aux Jeux olympiques Tokyo 2020. Dans cet entretien, l’élève de Georges Eric Agbégninou parle de son parcours et de ses ambitions.

La Nation : Vous avez gagné la bourse olympique, quels sont vos sentiments ?

Océanne M. Ganiero : Je suis vraiment contente. C’est le rêve de tout athlète de participer aux Jeux olympiques, c'est l'occasion pour moi de réaliser un de mes plus grands rêves.

Quel est ce rêve ?

Je pense aller loin. Je veux être la première Béninoise à remporter une médaille d'or olympique à Tokyo pour le Bénin et pour l'Afrique en karaté. Cette bourse est une opportunité pour moi de travailler et d’aller décrocher cette médaille olympique. Cela paraît super ambitieuse mais j'y crois fermement et c’est ce que le public sportif, les autorités à divers niveaux et surtout mes fans attendent de moi.

Parlez-nous de votre parcours?

J'ai débuté le karaté à l’âge de 4 ans. J’ai commencé mes premières compétitions nationales à l’âge de 8 ans. En réalité, mon maître, Georges Eric Agbégninou m’a donné le goût au challenge très tôt en m’amenant voir les autres combattre. J’ai participé à ma première compétition internationale à 14 ans. C’était la coupe du roi Mohamed VI à Rabat au Maroc. Et depuis lors, j’y suis resté jusqu'à aujourd'hui.

Quel sont vos meilleurs souvenirs ?

C’était lors du championnat d'Afrique 2017 Yaoundé où à cause de mes performances et de ma petite personne, l'hymne national du Bénin a retenti et toute l'Afrique s’est levée pour le drapeau du Bénin. Il faut ajouter, ma nomination en tant que meilleur espoir féminin africain à Abidjan en 2011, et mes titres sous-régionaux. Mon titre de vice-championne d’Afrique en 2014 m’est resté aussi inoubliable.

Comment avez-vous atteint le haut niveau ?

D’abord, mon environnement de travail. J’avoue que je suis bien entourée. Ensuite, le travail, la motivation, la prière et surtout la détermination y sont pour beaucoup dans mon évolution.

Quelle est votre plus grande motivation et votre plus grand soutien ?

Ma motivation reste cette force interne qui me pousse de l’avant. Je veux être la meilleure. Cette voix qui me demande de prouver que je suis capable du meilleur. Mon plus grand soutien est mon géniteur, Fortuné Ganiéro. Ensuite ma famille, mon maître Georges Eric Agbégninou et le sensei Rock Quenum.

En dehors du karaté, Océane a-t-elle d'autres passions ?

Bien sûr. J’aime la musique, la danse et les voyages.

Comment conciliez-vous étude et sport ?

Je pense que c’est une organisation personnelle. Il faut se donner une certaine règle et surtout s’auto-discipliner. Je suis étudiante en fin de formation en Master 2 de Gestion des projets, mais je continue avec le karaté.

Comment êtes-vous perçue dans votre environnement ?

Rires. Comme une personne normale. Parfois j'inspire certains, et d'autres ont envie de faire comme moi, d'être aussi des championes. Pleins de gens m’apprécient et cela me fait juste plaisir que je sois perçue comme un exemple.

Quels conseils avez-vous pour les jeunes filles qui veulent faire comme vous ?

Je voudrais leur dire qu’elles ont tout à gagner en se lançant dans une discipline sportive. Seul le travail paie. Après tout le sport n'est qu'un jeu, il faut que les jeunes filles travaillent à l’instar des hommes pour côtoyer le sommet?

Sports 02 mars 2018


Rencontre du président Patrice Talon avec le Caeeb: La pédagogie de la défalcation 
[caption id="attachment_28234" align="alignnone" width="1024"]La pédagogie de la défalcation[/caption]

Lors de sa rencontre avec le Caeeb, le président de la République a expliqué sa conception de la défalcation qui constitue un pan des réformes parmi les autres.
Les défalcations opérées sur les salaires pour fait de grève font partie des réformes, explique le président Patrice Talon. La défalcation correspond aux jours non travaillés. La défalcation n’est pas une sanction ni une punition contrairement à ce que pensent les grévistes, poursuit-il.

Selon le président Patrice Talon, « Choisir d’aller en grève est un acte de dignité, de responsabilité ». Il en déduit qu’être digne, c’est ne pas réclamer d’être payé alors qu’on a fait grève. Il suggère que ses concitoyens soient des hommes dignes, qui méritent le respect et qui posent des actes en conséquence.
Il veut bien qu’on aille en grève mais qu’auparavant, on en mesure la pertinence et qu’on en saisisse la cause.
S’il faut faire grève et percevoir le salaire, cela ne confère pas le sérieux à la cause qu’on défend, conçoit le président de la République. Celui qui refuse de travailler, selon lui, renonce au paiement des jours pendant lesquels il n’a pas travaillé. Il donne de la valeur à la cause qu’il défend, souligne-t-il. Sinon, si on peut arrêter de travailler pour une cause et percevoir son salaire, on peut aller en grève pour n’importe quoi, même si la cause n’est pas sérieuse, déduit le chef de l’Etat.
« Nous avons besoin de donner à la grève toute sa valeur », retient le président Patrice Talon. Il faut donner à la grève toute sa grandeur si on doit exercer ce droit. Ne pas aller au travail, selon lui, c’est prendre le risque de ne pas percevoir son salaire.
« Si nous oeuvrons à restaurer les valeurs dans le pays, nous aurons tort de ne pas défalquer les jours de grève », soutient le chef de l’Etat.
Mettre les fidèles devant leurs responsabilités et leur enseigner la dignité relève du rôle des pasteurs, entend le président de la République.
« Le pardon n’est pas toujours salutaire », relève-t-il, si l’homme a une conscience absolue qu’il ne répondra jamais de ses fautes, comment voulez-vous qu’il fasse un effort pour éviter le péché ?, interroge-t-il. « Nous demandons pardon à Dieu pour nos fautes et même dans nos prières nous lui demandons la force de pardonner et sommes conscients que nous devons répondre un jour de nos fautes et de nos égarements », explique-t-il. Patrice Talon poursuit : « Nous savons que tout indéfiniment ne nous sera pas pardonné. J’évoque ça pour répondre à ceux qui pensent que la défalcation est une sanction et quand bien même elle le serait, la sanction est utile à notre vie sur terre, à notre vie spirituelle et dans tout ce qui nous est enseigné, il est dit que vous allez répondre un jour de votre vie sur terre. La sanction n’est pas à renier. En tant que responsable, nous devons punir pour prévenir le mal et responsabiliser nos concitoyens ».
« Je ne suis pas sourd aux requêtes des concernés. Je voudrais vous promettre et vous rassurer de ce que la sortie de crise n’est pas loin, car nous continuons d’échanger afin que nos enfants puissent retrouver leurs enseignants à la rentrée et que les autres services de l’Etat reprennent. Chaque jour, nous réfléchissons à cette situation. Nous faisons tout pour que les choses se normalisent », a déclaré le chef de l’Etat?

D. P. D.

Actualités 02 mars 2018


Maladies tropicales négligées: Les couvertures thérapeutiques améliorées en dépit de quelques disparités
[caption id="attachment_28233" align="alignnone" width="1024"]Maladies tropicales négligées[/caption]

Commencée depuis le mardi 26 février dernier, la première étape de la cinquième revue du projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (Mtn) a pris fin à Parakou. Mais les travaux vont se poursuivre à Lokossa et à Kétou, jusqu’au 6 mars prochain. Par rapport aux couvertures thérapeutiques et géographiques, il ressort une nette amélioration, malgré quelques disparités constatées au niveau des zones sanitaires.

Après les acteurs du septentrion, c’est au tour de ceux des autres départements de procéder à la cinquième revue du projet de lutte contre les Mtn. L’objectif général de cette revue est d’améliorer la mise en œuvre des activités du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt), pour une meilleure performance.
Ce fut l’occasion pour procéder à la présentation des résultats de l’évaluation de la transmission de la filariose lymphatique, de l’étude d’impact des traitements sur la prévalence des géo-
helminthes en milieu scolaire et des résultats de la surveillance épidémiologique et entomologique dans le cadre de la lutte contre l’onchocercose. La mise en œuvre des activités de lutte contre les Mtn menées dans les zones sanitaires au cours de l’année 2017 a également été soumise à l’appréciation des participants. Ces derniers ont également mis à jour les données des différents traitements de masse réalisés en 2017, identifié les difficultés et proposé des approches de solutions. Le contenu du plan de travail annuel au titre de 2018 leur a aussi été fourni.
Au total, grâce à l’appui du Rti, 1 230 055 personnes provenant de 37 communes ont été traités contre les géo-helminthiases ; 1 094 757 de 32 communes, contre les schistosomiases ; 1 083 924 personnes de huit communes contre le trachome ; 4 353 157 de 51 communes contre l’onchocercose, et 1 980 880 personnes de 25 communes contre la filariose lymphatique.
Ces résultats ont été obtenus non sans quelques difficultés en rapport avec le retard dans l’expédition et la réception des kits, ainsi que l’insuffisance de formation au niveau des infirmiers.

L’espoir permis

La bonne nouvelle, c’est que l’élimination de la filariose lymphatique est en bonne voie au Bénin. Ainsi, le Pnlmt peut désormais concentrer ses efforts sur les unités d’identification qui sont encore sous traitement.
Il y a également eu une réduction de la prévalence des géo-helminthes dans 13 communes cartographiées en 2014. En ce qui concerne les schistosomes et les géo-helminthes en milieu scolaire, l’évaluation a été effective dans les 24 communes ciblées parmi lesquelles, 22, soit 92 %, ont pu atteindre la couverture cible de 75 %. Les faibles taux de couverture ont été enregistrés à Kandi et à Ségbana. Les couvertures de l’expérimentation en communauté implémentée à Kérou, Bassila, Djougou et Malanville se sont révélées meilleures.
S’agissant des résultats de la surveillance épidémiologique de l’onchocercose en 2017, l’évaluation s’est avérée utile en termes d’impact à Kandi, Sègbana, Kalalé et Pèrèrè, les quatre communes endémiques sous traitement depuis dix-neuf ans. Sur un échantillon de 2651 enfants inclus dans l’étude, les anticorps de l’onchocercose ont été retrouvés sur 203 échantillons. Ce qui donne une prévalence de 7,65% et indique que la lutte contre l’onchocercose au travers des diverses activités, doit continuer au sein de chaque zone endémique afin de pouvoir l’éliminer d’ici 2025. Quant à son évaluation entomologique, la collecte des simulies s’est faite sur huit sites identifiés dans les communes de Dassa, Savè et Kandi. Il en ressort que la lutte contre la maladie doit continuer malgré les résultats encourageants atteints, surtout dans les zones endémiques afin de maintenir la stabilité sanitaire au sein des populations.

Des statistiques encourageantes

En dehors de la zone sanitaire de Kandi-Gogounou-Ségbana où les objectifs de couverture thérapeutique et géographique ne sont pas atteints, les résultats auxquels les autres ont abouti, sont globalement satisfaisants. Toutefois, ces résultats cachent des disparités. Ainsi, au niveau de l’onchocercose où l’objectif souhaité est de 80 %, Bassila, Natitingou, Matéri, N’Dali, Nikki, Kalalé, Karimama et Kandi sont les communes ayant réalisé des contre-performances. Pour les schistosomoses et les géo-helminthes où l’objectif souhaité est de 75 %, seules Ségbana et Kandi ont fait une contre-performance avec respectivement 53 % et 74% de couverture thérapeutique.
Par ailleurs, la gestion des intrants utilisés au niveau des zones sanitaires lors des activités est loin d’être rassurant. Elle a conclu à des médicaments périmés, des comprimés avariés, des discordances entre le stock mentionné sur le bordereau et le stock physique, au retard ou, à la non-transmission des stocks restants et à la non-prise en compte des stocks restants des campagnes antérieures.

Santé 02 mars 2018


Rencontre du président Patrice Talon avec le Caeeb: Les évangélistes apprécient les réformes mais suggèrent du bémol 
[caption id="attachment_28231" align="alignnone" width="1024"]Rencontre du président Patrice Talon avec le Caeeb[/caption]

Le président de la République, Patrice Talon, a échangé, ce jeudi 1er mars, avec le bureau national du Collectif des associations des églises évangéliques du Bénin (Caeeb) élargi à d’autres fédérations conduit par le révérend pasteur Nazaire Hounkpadodé, vice-président du Caeeb. Les échanges ont porté sur les relations qu’entend établir le chef de l’Etat avec les confessions religieuses et l’actualité sociopolitique.

« Votre rôle dans la cité et son importance nous confortent dans notre décision de vous rencontrer », a déclaré le président Patrice Talon. Le chef de l’Etat entend recevoir leur approbation, leur disponibilité afin que comme, il l’a signifié aux autres confessions religieuses, lui et ses collaborateurs puissent bénéficier de leur assistance pour accomplir les tâches qui sont les leurs.
« Vous êtes attachés au bien-être de vos fidèles ; si vous savez que je suis attaché au bien-être de nos concitoyens, nous avons donc un objectif commun; nous allons donc agir ensemble », a-t-il expliqué à ses hôtes.
En ce qui concerne la situation actuelle consécutive aux remous suscités par les réformes mises en œuvre, le président Patrice Talon estime que ses hôtes se sont rendu compte, par le biais des médias, des effets que lesdites réformes ont pu avoir, notamment des tensions qu’elles ont générées.
« Nous sommes animés de bonnes intentions ; même si nous avons manqué de pédagogie, je voudrais vous assurer que nous avons mûri ces choix et que notre seul objectif est de trouver les voies et moyens par lesquels nous allons davantage mettre nos concitoyens au travail pour obtenir d’eux, plus de solidarité et d’équité sur le partage du bien commun », développe le chef de l’Etat. Pour lui, le pays est pauvre matériellement et pourtant l’effort est partagé.
L’église, selon lui, prône l’équité, la solidarité et la justice, des vertus qui fondent les choix qu’il a faits, indique-t-il. « Toutes les fois que nos choix s’écartent de ces biens, nous sommes disposés à revoir notre copie », admet-il. Au lieu des critiques faciles et de l’intoxication, le président Talon affirme qu’il attend qu’on lui indique les erreurs qu’il a faites dans ses choix et qui empêchent l’adhésion au sacrifice.
« Nous espérons que dans les jours à venir, l’Esprit-Saint leur apportera la lumière si c’est cela qui manque. Si c’est faute de compréhension qu’ils sont rigides, on peut leur accorder la bonne foi et souhaiter que la grâce de la compréhension leur parvienne. », espère bien le chef de l’Etat.
En cela, le président Patrice Talon croit en la capacité de persuasion des membres du Caeeb, pour convaincre les fidèles sur le bien-fondé de ces choix et son option de ne pas donner satisfaction de façon systématique les revendications.

Prôner la paix !

« Les réformes que nous initions sont de nature à changer l’ordre des choses, des réformes qui vont modifier nos acquis, nos comportements ; ce qui nous paraît normal et ordinaire. Si nous ne réussissons pas à les faire définitivement adopter, nous aurions échoué ; c’est maintenant ou jamais si nous ne parvenons pas à faire aboutir ces réformes nécessaires et fondamentales pour nous », déplore-t-il.
« Nous sommes heureux et honorés d’être là », déclare Nazaire Hounkpadodé.
Il se réjouit de la mise sur pied du conseil consultatif devant rassembler les grands courants religieux.
Le Caeeb trouve le président très courageux et les réformes, pertinentes. Cependant relève-t-il, si le temps de réformes n’est pas adéquat, cela va se sentir très durement, pense Nazaire Hounkpadodé. Raison pour laquelle il suggère que certaines réformes pourraient être mieux "avalées" ou moins difficilement avalées si ces mesures étaient assorties de plus de concertations.
Louant le courage du chef de l’Etat, il a déclaré saisir sa main tendue pour apporter la persuasion et l’accompagnement nécessaires.
Par rapport à la situation sociale actuelle, le Caeeb a exhorté le gouvernement, le président de la République et les concitoyens ou travailleurs en grève à ne considérer aucune concession trop grande pour le dégel. Diriger des hommes et un pays comme le Bénin n’est pas une tâche aisée. Le Caeeb a promis de prendre langue avec les grévistes et toucher leur fibre patriotique.
Nazaire Hounkpadodé a sollicité l’indulgence du chef de l’Etat pour qu’il y ait décrispation, et que la paix revienne. Une demande que le chef de l’Etat n’écarte pas même s’il déclare être attaché à la conduite pédagogique des réformes qu’il a entreprises?

Actualités 02 mars 2018


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