La Nation Bénin...
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A l’unanimité des députés présents et représentés, l’Assemblée nationale a autorisé, au cours de sa séance plénière d’hier jeudi 12 mars à l’hémicycle, le gouvernement à ratifier quatre accords de financement. L’ensemble de ces accords est évalué à plus de 100 milliards FCFA destinés à la réalisation de projets dans les domaines de la fourniture d’énergie électrique, du pavage et de l’assainissement des rues dans des communes, de la construction de marchés et de la lutte contre l’érosion côtière à Cotonou.
Les députés étaient en séance plénière hier à l’Assemblée nationale. Ils ont favorablement examiné quatre dossiers d’autorisation de ratification par le gouvernement de projets d’accords de financement au profit du développement du Bénin. Le premier dossier concerne le protocole d’accord de prêt signé à Cotonou le 17 décembre 2014 entre le Bénin et la Banque ouest africaine de développement (BOAD), dans le cadre du financement partiel du projet de pavage de rue et d’assainissement dans les villes de Bembérèkè, Bonou, Bopa, Dogbo, Ifangni, Kalalé, Karimama, Tanguiéta, Zakpota et Zè. Le montant de l’accord est de 15 milliards FCFA.
Le second projet de loi porte sur l’autorisation de ratification des accords de prêt signés à Washington, le 10 octobre 2014 entre la République du Bénin et la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA), le Fonds kowéitien pour le développement économique (FKDEA) et le fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) dans le cadre du financement additionnel du projet de protection de la côte à l’est de la ville de Cotonou. Le coût global des trois accords de ce projet est de 7,5 milliards FCFA.
La troisième autorisation de ratification accordée par les députés est relative à l’accord de prêt signé entre la République du Bénin et la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), dans le cadre du financement partiel du projet de réalisation des marchés de Savalou et de Glazoué. Le montant de cet accord est de 800 millions FCFA.
Le dernier dossier examiné par la Représentation nationale est le projet de loi portant autorisation de ratification du crédit-bail signé à Djeddah, le 10 décembre 2014 entre la République du Bénin et la Banque islamique de Développement dans le cadre du financement partiel du projet de construction d’une réalisation d’une centrale thermique de 120 MW à Maria Gléta (Phase 1) en République du Bénin. Ce prêt est estimé à 78,452 457 200 FCFA milliards FCFA. Ce qui porte, pour tout calcul fait, l’ensemble des quatre accords de financement à près de 101, 8 milliards FCFA.
Le délestage en débats !
Selon la Commission des Finances et des Echanges qui a préparé le rapport, la réalisation du projet de construction de la centrale électrique de 120 MW à Maria Gléta, dans la commune d’Abomey-Calavi est d’importance capitale pour le développement du Bénin. Il contribuera à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la résorption du déficit de l’offre d’électricité et la satisfaction d’une demande croissante, à la réduction de la dépendance énergétique du Bénin vis-à-vis des pays de la sous-région, notamment le Ghana, le Nigeria et la Côte d’Ivoire d’une part et la perte d’énergie relativement élevée sur le réseau électrique national d’autre part et l’accroissement des performances techniques et financières des entreprises du secteur (CEB, SBEE) par la réduction des coupures d’électricité.
Le coût total du projet de construction de la centrale électrique est évalué à 106 461 821 100 francs CFA dont 78.452 457 200 FCFA pris en charge par la BID sous forme de crédit-bail. Le reste du financement devra être libéré par la BOAD et l’Etat béninois. Actualité oblige, ce dernier accord de crédit a surtout retenu l’attention des députés qui ont saisi l’occasion pour demander des explications au gouvernement par rapport au délestage sauvage que le pays vit actuellement. Plusieurs députés ont voulu savoir ce qu’est devenue la centrale électrique de 80 Mw construite toujours à Maria Gléta à 45 milliards FCFA et dont on ne voit pas l’impact sur le terrain. Ils ont demandé au gouvernement de tirer leçon des errements de ce vaste projet pour que la centrale électrique de Maria Gléta 2 ne soit pas comme celle de Maria Gléta 1 décriée par tous. Là-dessus, le ministre chargé des Relations avec les Institutions, Gustave Dépo Sonon, a rassuré les députés des mesures prises par le gouvernement pour que la nouvelle centrale électrique en projet soit profitable au développement du Bénin.
Actualités 13 mars 2015

Avec la remise officielle de la liste électorale permanente informatisée à la CENA le lundi 2 mars dernier, le processus électoral traverse, à n’en point douter, l’une des phases les plus cruciales. La finalisation du recrutement des coordonnateurs d’arrondissement et de leurs assistants est à sa phase de saisie des résultats définitifs.
C’est la course contre la montre à la Commission électorale nationale autonome (CENA). Le processus électoral suit son cours normal si l’on s’en tient aux informations émanant de la structure organisatrice des opérations de vote.
Selon le chef de la cellule de la communication et des relations publiques, Gino Alavo, la commission électorale procède actuellement à la saisie des listes des résultats définitifs pour le recrutement des 546 coordonnateurs d’arrondissement et leurs assistants. Puisque la réussite des opérations électorales dépend également des représentants des commissaires à la base, on annonce d’ores et déjà que la rigueur et le respect strict des règles ont été de mise au cours des phases de dépouillement et d’étude des 1 076 dossiers reçus par les services de la CENA. La même source informe par ailleurs que la formation des agents retenus suivra automatiquement la publication des résultats définitifs qui pourrait intervenir en début de semaine prochaine.
Par ailleurs, Gino Alavo confie que le matériel électoral est commandé et est en cours d’acheminement vers le Bénin. Après leur réception, ajoute-t-il, ce matériel sera déployé et sécurisé sur le terrain.
Pour ce qui est des représentants de l’Assemblée nationale dans les postes de vote, la CENA attend de la part du Parlement qui a programmé au cours de sa première session extraordinaire de l’année 2015, la désignation de ses représentants dans les postes de vote. Après quoi, la CENA va procéder à leur nomination dans les 13.106 postes de vote sur toute l’étendue du territoire national.
En ce qui concerne la question des déclarations de candidatures, le Parti du renouveau démocratique (PRD) aurait introduit à la Cour constitutionnelle, un recours au sujet d'un candidat, positionné sur la liste du PRD et également sur la liste de l’alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Ce recours qui tient en haleine la CENA sera certainement vidé ce jeudi 12 mars par la haute juridiction qui dispose selon la loi électorale de huit jours pour se prononcer.
Notons pour rappel que la CENA élabore et gère son budget de fonctionnement et les budgets d’organisation des consultations électorales dans le respect des règles en matière de budget et de comptabilité publique en vigueur. Déjà le mercredi 4 mars dernier, le conseil des ministre a annoncé que 3 628 000 000 francs CFA ont été déjà décaissés par le ministère en charge de l’Economie et des Finances sur les 13 628 000 000 prévus par la CENA pour l’organisation des élections législatives et communales d’avril et mai 2015.

1- L'Alliance pour une Nouvelle Gouvernance (ANG)
2- Le Parti Réso ATAO
3- Alliance PEU
4- Alliance RB-RP
5- L’Alliance Nouvelle Dynamique (AND)
6- L’Alliance Forces Démocratiques Unies (FDU)
7- Alliance Soleil
8- FCBE
9- PRD
10-UN
11- Union des forces engagées pour la démocratie et le développement pour un Bénin nouveau (UFEDD- Bénin
12- L’Alliance pour un Bénin Triomphant (ABT)
13- L’Union pour la Démocratie et le Changement (UDC-Nounagnon)
14- L’Alliance Union pour une Dynamique Démocratique (UDD)-Wôlôguêdê
15- L’Alliance Eclaireur
16- Coalition Caméléon
17- Le Rassemblement pour la Démocratie et la République (RDR)
18- L’union pour le Bénin (UB)
19- MECCA
20- Nouvelle Espoir pour le Bénin

Fixées sur leur situation à la CENA et en attendant d’en finir avec les querelles internes, les différentes listes retenues peuvent envisager sérieusement désormais de mettre le cap sur le 26 avril prochain, date du scrutin législatif. Mais avant, il faudra passer par la case de persuasion des électeurs pendant deux semaines. Ceux-ci, généralement taillables à merci, en raison en partie du faible taux d’alphabétisme, devraient en entendre de toutes sortes…
Que vont dire les candidats aux législatives aux populations pour les décider à voter pour eux ? Voilà la grosse question au cœur de l’enjeu des législatives à venir : contrôler la 7ème législature de l’Assemblée nationale. Pour la liste officielle du chef de l’Etat, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), c’est l’objectif visé et avoué avec la proclamation de l’ambition d’engranger 50 sièges de députés. Assez pour contrôler, seule, la majorité au sein de la prochaine législature, sans être obligée de nouer des alliances.
A cet effet, les candidats FCBE plaideront sans doute la fin apaisée du mandat du chef de l’Etat, qui aurait besoin d’une majorité confortable pour ce faire. Réussir ce pari, c’est confirmer leur profession que les FCBE sont la première force politique du pays, quoique délestée de nombreuses personnalités, notamment des éminences grises. Les fidèles tâcheront donc de vouer aux gémonies les démissionnaires pour éviter qu’ils captent des voix substantielles. C’est dire que les FCBE mettraient un point d’honneur à empêcher le retour à l’Assemblée nationale de personnalités telles que Mathurin Coffi Nago, Hélène Kèkè-Aholou, Candide Azannaï, Sacca Lafia, Nicaise Fagnon et autres…
A contrario, ceux-ci auront à cœur de justifier leur position actuelle, de soutenir que c’est pour éviter des dérives graves et, surtout, comme on l’entend déjà, pour préserver la démocratie béninoise, qu’ils sont partis du navire. Pour eux, l’enjeu est énorme : prouver qu’ils existent politiquement en dehors du chef de l’Etat dont l’aura les aura portés jusqu’ici. Et ainsi, se projeter sur la scène politique au-delà de son séjour à la tête du pays.
Pour eux comme pour l’Opposition traditionnelle, la ligne directrice serait que le chef de l’Etat en fin d’exercice n’a pas réellement besoin d’une majorité parlementaire. A l’appui, les risques réels ou non qu’une majorité à son profit permettrait de réviser la Constitution. Pour, en dépit des décisions constantes de la Cour constitutionnelle indiquant le contraire, favoriser une prolongation de son bail à la tête du pays. Mais les FCBE semblent disposées à faire ce débat, elles qui ont réitéré à l’issue de leur dernier congrès extraordinaire, leur volonté de faire réviser la Constitution et leur détermination à y arriver.
C’est, à tout le moins, faire preuve de courage en même temps que prendre de gros risques. Courage pour montrer à l’opinion et aux adversaires qu’elles assument leur position relativement à la révision de la Constitution. Risques parce que si l’opinion y est intrinsèquement défavorable, cette détermination pourrait s’avérer suicidaire, tant les populations mettraient un point d’honneur à manifester leur désapprobation par rapport à la perspective d’une telle révision.
En tout cas ce débat devrait donner du piquant à la campagne électorale tant cette élection apparaîtrait incidemment comme un référendum sur la question.

Maintes fois reportée, ce mercredi 4 mars devrait être la bonne date pour la remise officielle de la LEPI à la CENA, si l’on s’en tient à la déclaration faite lundi dernier par le vice-président du COS-LEPI, Augustin Ahouanvoébla.
Selon lui, le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) transmettra officiellement à la CENA, tous les documents électoraux sur support papier et la liste générale de tous les électeurs sur support numérique. Au total 4.470.591 électeurs composent cette liste électorale permanente informatisée. Les électeurs sont repartis dans 7.908 centres de vote et éclatés dans 13.106 postes de vote.
Le fichier électoral national quant à lui, comporte 5.129.485 de citoyens âgés de 12 ans et plus. Ledit fichier est exploitable jusqu’en 2020 avec une progression annuelle moyenne de nouveaux électeurs (citoyens en âge de voter) de 151.700 personnes. Déjà il est possible de consulter en ligne la liste des Béninois et Béninoises en âge de voter. La prochaine phase sera la distribution de la carte d’électeur, une carte valable jusqu’au terme de validité de la Lépi qui est de 10 ans.
Jonas DETONDJI (Stag)
Actualités 04 mars 2015

La délivrance des récépissés définitifs aux candidats retenus pour compétir aux législatives d’avril prochain n’a pas été effective hier. Les partis et alliances de partis continuent en effet, de procéder à d’éventuelles modifications et de régulariser certaines pièces administratives à la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Annoncé pour démarrer hier mardi 3 mars, le retrait par les partis et alliances de partis des récépissés définitifs de leurs déclarations de candidatures n’a pas été effectif. Les responsables de partis et alliances de partis se sont succédé hier dans les bureaux de la CENA mais pour d’autres raisons. Selon le responsable à la communication et aux relations publiques de la CENA, Gino Alavo, l’institution a invité certains responsables de partis ou alliances en lice pour la régularisation de certaines pièces administratives contenues dans leurs dossiers de candidatures. Effectuant d’incessants mouvements, les responsables des partis et alliances de partis politiques n’ont cessé de procéder à des réglages au niveau de la CENA.
Officiellement, on évoque des réglages administratifs requis par la CENA avant la délivrance des récépissés définitifs déjà prêts. Selon le Réseau Atao représenté par son premier vice-président, Sylvain Adjaho, l’institution a promis de les contacter ultérieurement pour le retrait du sésame qui valide la candidature de leur creuset politique aux élections législatives de 2015. Face à la situation, il est loisible de se demander si la CENA n’enfreint pas aux délais légaux.
En effet, l’article 45 du code électoral en République du Bénin prévoit que la CENA a huit jours pour publier la liste des candidats retenus. La même loi en son article 382 dispose: « Dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature, les partis politiques ou groupe de partis devront verser le cautionnement après quoi, on leur délivre un récépissé définitif». A la lecture de ces dispositions légales, on constate que la loi est restée muette sur une question cruciale.
A partir de quand doit-on décompter les huit jours accordés à la CENA pour publier la liste des candidats retenus ? A compter de la clôture de la réception des dossiers de candidatures (mardi minuit) ou après le paiement du cautionnement qui donne droit à la quittance à adjoindre au dossier, au plus tard 48 heures après le dépôt? La question reste donc entière. Conséquence, la CENA se donne encore des marges de manœuvres sans avoir à piétiner les dispositions légales en matière de publication de la liste de candidats retenus pour les échéances législatives du 26 avril prochain.
Actualités 04 mars 2015

La CENA aurait opposé une fin de non recevoir à la démission de Christine Ouinsavi de la liste FCBE dans la 22e circonscription électorale et à sa demande de retrait de son dossier de candidature. Elle n’a pas accepté son débarquement de la tête de liste au profit de Jean-Michel Abimbola qu’elle devra suppléer dorénavant. Par contre Moussou Monhossou, un autre démissionnaire de la liste FCBE pour les mêmes raisons de mauvais positionnement que Christine Ouinsavi, a vu la CENA accéder à sa doléance.
La liste Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) continue d’enregistrer des démissions. Vendredi 27 février dernier, elle a connu la démission de la candidate Christine Ouinsavi. Celle-ci a signifié par exploit d’huissier au président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), son retrait de la liste FCBE dans la 22è circonscription électorale qui regroupe les communes de Kétou et de Pobè. L’ancienne ministre du Commerce du président Boni Yayi dit avoir pris cette décision, suite à son constat que la liste FCBE préalablement déposée à la CENA a été modifiée. Sur cette première liste, elle aurait été positionnée comme tête de liste conformément aux échanges qu’elle a eus au téléphone avec le chef de l’Etat qui l’aurait contrainte avec insistance, à abandonner sa formation politique pour aller à ces élections sous la bannière FCBE. Grande a été la stupéfaction de Christine Ouinsavi de constater que cette première liste déposée à la CENA par les FCBE le mardi 24 février, a subi des modifications.
Lesquelles n’ont pas épargné la 22è circonscription électorale. Positionnée tête de liste, elle dit avoir été débarquée au profit de l’actuel ministre de la Culture, Jean Michel Abimbola qu’elle supplée. Christine Ouinsavi dénonce une stigmatisation de la gent féminine par le chef de l’Etat qui a toujours chanté la promotion de la femme comme son cheval de bataille. Elle refuse de croire que le chef de l’Etat ait cédé aux menaces de certains militants FCBE de la 22è circonscription électorale qui, à travers une marche à Kétou le jeudi 26 février dernier, ont protesté contre son positionnement comme tête de liste. "C'est le chef de l’État qui a insisté pour me mettre sur la liste FCBE alors que j'allais partir aux élections avec ma formation politique. J'ai accepté malgré moi. Je constate qu'on veut m'empêcher d'être candidate", a-t-elle déclaré toute horrifiée à la presse.
Très froissée, Christine Ouinsavi s’était rendue samedi dernier à la CENA pour retirer son dossier de candidature et se positionner sur une autre liste. Mais l’institution en charge de la gestion des élections législatives lui a opposé une fin de non recevoir. La CENA a refusé de lui remettre le dossier de candidature. Le représentant des FCBE qui a déposé ladite liste, l’honorable Bida Nouhoum Youssoufou aurait demandé au président de la CENA de ne pas lui remettre le dossier. Par contre le candidat Monhossou Moussou n’a pas connu les mêmes déboires que Christine Ouinsavi. Positionné troisième sur la liste FCBE dans la 12è circonscription électorale, il a vu sa démission validée par la CENA. Et n'a pas tardé à se trouver un nouveau point de chute : la liste Union pour le Bénin (UB) sur laquelle il a réussi à se faire positionner tête de liste.
Ce que prévoit le Code électoral
Par rapport au contentieux entre Christine Ouinsavi et la CENA, le Code électoral est clair. En son article 383 alinéa 1, il prévoit qu’aucun retrait de candidature n’est admis après la délivrance du récépissé définitif par le président de la CENA. Laquelle délivrance intervient après versement du cautionnement de 8, 3 millions FCFA à raison de 100 000 FCFA par candidat titulaire et par liste en lice. Ce qui appelle à une question. Est-ce que la CENA a déjà délivré le récépissé définitif au représentant de la liste FCBE ? Toutes nos tentatives pour joindre à cet effet le président de la CENA, Emmanuel Tiando et l’honorable Bida Nouhoum Youssoufou qui a déposé la liste FCBE à la CENA, ont été infructueuses. Sinon à l’aune de la loi électorale, si ce récépissé définitif n’a pas encore été délivré, le président de la CENA n’a aucun droit de refuser le retrait de la candidate Christine Ouinsavi de la liste aux élections législatives d’avril prochain. L’ancienne ministre a la possibilité de saisir la Cour constitutionnelle pour entendre raison. Juge du contentieux des élections législatives, la Haute juridiction pourra clarifier les choses et trancher ce litige.
Th. C. N.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun s’est entretenu avec une délégation de quatre ambassadeurs béninois nouvellement promus et en partance pour rejoindre leurs postes respectifs à l’étranger. C’était hier jeudi 26 février, au siège de l’institution à Porto-Novo.
Récemment nommés en Conseil des ministres, Bio Toro Orou Guiwa, ambassadeur du Bénin près le Maroc, Mèmouna Kora Zaki Léadi, ambassadeur du Bénin près le Niger, Eusèbe Agbangla, ambassadeur du Bénin près le Royaume du Danemark et Chabi Imorou Azizou, ambassadeur du Bénin près l’Iran, s’envolent bientôt pour rejoindre leurs postes respectifs. Comme il est de tradition, ils font le tour des présidents d’institutions de la République pour recevoir leurs conseils pour la réussite de la mission à eux assignée par le gouvernement.
Les quatre ambassadeurs étaient hier jeudi 26 février en audience chez médiateur de la République. Ils sont allés partager avec Joseph Gnonlonfoun, leurs priorités respectives, une fois à leurs nouveaux postes à l’étranger et recevoir de lui ses conseils avisés.
Selon le porte-parole de la délégation au terme de l’audience, Mèmouna Kora Zaki Léadi, l’entretien leur a été très bénéfique. La délégation a pu bénéficier du médiateur de la République, par ailleurs, ancien ministre de la Justice et ancien membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), de ses expériences et conseils d’aîné. Lesquels ils comptent mettre en pratique pour pouvoir relever les défis qui attendent chacun d’eux en poste. Joseph Gnonlonfoun leur a conseillé de créer des cellules pour travailler en synergie.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir, par ailleurs, échangé avec leur hôte sur les problèmes de bonne gouvernance.
A ce sujet, le porte-parole confie que le médiateur de la République leur a demandé de faire preuve de bonne gestion tout au long de leur mission diplomatique. Toutes choses qui ne feront que rayonner l’image de marque du Bénin auprès de ces pays respectifs. Principalement au Niger, Mèmouna Kora Zaki Léadi inscrit comme priorité des priorités le renforcement des relations économiques, culturelles que le Bénin entretient avec ce pays voisin. Elle compte initier dans ce cadre des foires bénino-nigériennes pour vanter les richesses économiques et culturelles des deux pays. Un peu comme ce qui se fait déjà avec l’Iran où une foire commerciale est organisée chaque année au Bénin, soutient l’ambassadeur du Bénin près le Niger et porte-parole de la délégation de diplomates.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir été principalement instruite par Joseph Gnonlonfoun pour aller rencontrer le médiateur de la République du Niger pour fouetter les relations d’amitié et de travail entre leurs deux institutions.

Les militants de l’alliance Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) des communes de Pobè et de Kétou sont fâchés. Ils étaient dans la rue hier jeudi 26 février à Kétou. Ils ont marché contre le positionnement de l’ancien ministre Christine Ouinsavi comme tête de liste FCBE dans la 22e circonscription électorale regroupant les deux communes. La marche est partie de la Place Centenaire jusqu’au Palais royal de Kétou où les manifestants par la voix de leur porte-parole, Blaise Olofindji ont lu leur motion de protestation.
Ils réclament le positionnement du ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola pour conduire la liste FCBE dans cette circonscription électorale comme c’était le cas en 2011. Ils refusent de subir l’humiliation qu’on veut leur faire en positionnant sur la liste FCBE Jean Michel Abimbola, suppléant de Christine Ouinsavi. «Tout sauf ça », dénonce les militants FCBE qui exigent la correction de la liste avant qu’il ne soit trop tard. Sinon, ils menacent de basculer dans l’Opposition.
Recevant leur motion, le roi de Kétou a calmé les manifestants. Il dit avoir pris bonne note de leurs récriminations. Le roi de Kétou a promis d’échanger avec qui de droit pour voir si quelque chose peut être fait pour que le tir soit corrigé.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Le tout nouveau directeur de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Coovi Célestin Ahonon était face à la presse dans l’après-midi d’hier lundi 23 février. C’était pour faire le point de ses 100 jours à la tête de l’institution avant d’annoncer des perspectives heureuses pour cette structure.
14 novembre 2014-22 février 2015, cela fait 100 jours que Coovi Célestin Ahonon a pris les rênes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Pour que cette date ne passe hier pas inaperçue, il a rencontré la presse hier pour faire le point des activités menées pendant ces 100 jours.
Après avoir dit sa gratitude au président de la République et à son ministre de tutelle qui lui ont fait confiance en le plaçant à la tête d’une institution aussi importante dans le développement du pays, Coovi Célestin Ahonon a d’abord rappelé les difficultés que traversait la caisse lorsqu’il a été nommé directeur général. «Il a fallu l’intervention répétée de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (CIPRES) dont le travail a permis la résolution de la crise qui a été parachevée au cours de la 21è assemblée extraordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale des 22 Etats membres de la CIPRES», a-t-il indiqué.
Entre autres actions, il a ajouté qu’il a dû mettre les bouchées doubles afin de faire bénéficier les agents de la Caisse et au grand bonheur des assurés sociaux, des instruments stratégiques de travail tel que le Plan de travail annuel (PTA) 2015 et le budget exercice 2015. «Ceci à l’avantage de mettre en exécution et de façon accélérée les différentes réformes à la CNSS» a dit le nouveau directeur général qui a évoqué également le renforcement des ressources disponibles mais en quantité réduite.
«105 agents ont été recrutés dans une première vague et une quarantaine est en attente de recrutement pour le même statut» a-t-il indiqué.
Coovi Célestin Ahonon a ajouté qu’il a également fait des tournées dans les directions régionales et structures sous tutelle pour s’enquérir des conditions de travail des agents. Ce qui lui a permis, dit-il, de constater qu’il y a encore beaucoup à faire. « Les échanges ont permis de prendre la mesure des attentes tant au niveau des pensionnaires, des allocataires, des rentiers et du personnel de l’administration locale », a-t-il souligné.
Le directeur général de la CNSS a précisé que pour faire face aux enjeux, il entend conformer la CNSS aux exigences qu’impose la modernisation. A cet effet, il parle de la numérisation de toutes les déclarations en collaboration avec le guichet unique de formalisation des entreprises et la mise en place d’un dispositif permettant le paiement électronique des pensions et des allocations familiales. Ce qui passe par l’établissement des cartes de paiement électronique. Pour y arriver, Coovi Célestin Ahonon précise que l’interconnexion de la direction générale avec ses agences régionales s’avère nécessaire. Pour lui, l’aboutissement des réformes passe par l’engagement de chacun à rénover les infrastructures adéquates.
Le directeur général de la CNSS estime que ses objectifs, du moins ceux de la CNSS se traduisent à travers la vision qui est de servir des prestations en temps réel et assez réduit grâce à un système répondant aux normes actuelles. « Cela suppose également que la CNSS doit étendre sa couverture particulièrement aux travailleurs du secteur informel ou à ceux des professions libérales », a conclu Coovi Célestin Ahonon.