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Nouvelles

Amélioration des services sociaux de base: Des Ong renforcent leurs capacités
Un atelier de Formation des formateurs sur le Bulletin communautaire de performance des Objectifs de développement durable (Bcp-Odd) a démarré, mardi 24 août dernier à Parakou. Cette rencontre qui prend fin ce jeudi 26 août, s’inscrit dans le cadre du plan de travail annuel 2021 du Réseau des Organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd). Renforcer les capacités de 33 Ong des six départements du Centre et du Nord Bénin afin qu’elles soient en mesure de conduire les membres de la communauté, les usagers et les prestataires de services publics, à faire une vérification, concevoir et élaborer un Bulletin communautaire de performance des Odd, pour l’amélioration de la prestation des services de base.Tel est l’objectif visé par le Réseau des Organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd), en organisant du 24 au 26 août, à leur intention un atelier avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). La formation permettra de faire le suivi et d’ajuster les Odd dans les Pdc. Sa tenue se justifie par le fait que le Bulletin communautaire de performance (Bcp) est perçu comme un outil pour améliorer la redevabilité et la réactivité des prestataires de services, un instrument puissant d’autonomisation communautaire. De façon plus spécifique, il s’agira pour les participants de s’approprier le rapport national de spatialisation des cibles Odd et de s’approprier les cibles spatialisées au niveau de chaque commune. Procédant au lancement des travaux, le directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Noël A. Gankpé, a indiqué que l’atelier entre dans la droite ligne des stratégies pour la promotion de la culture de la bonne gouvernance locale et des valeurs citoyennes, puis l’amélioration des indices de perception de la gouvernance, de redevabilité, de participation et des droits humains au Bénin. Selon lui, nul ne serait de trop dans l’atteinte des Odd. Les Organisations de la Société civile (Osc) étant une partie prenante de ce processus d’épanouissement général de la population, il estime, qu’elles ont un rôle important à jouer dans la formulation de bons projets à fort impact Odd. « L’atelier de ce jour nous facilitera la disponibilité au niveau local des compétences adéquates pour assurer non seulement une prise en compte effective des cibles priorisées mais aussi la conduite par la communauté du processus d’élaboration du Bcp-Odd », a déclaré la présidente du Conseil d’administration du Rodd, Carmen Gaba. L’objectif, a-t-elle assuré, est que chaque commune dispose de son Bcp-Odd afin de concevoir et de mettre en œuvre un Plan conjoint d’amélioration des services sociaux de base en faveur de ces cibles prioritaires Odd. Société 26 août 2021


Mise en œuvre du Pag: Plusieurs chantiers en attente de réception dans le Mono
Plusieurs chantiers du Programme d’action du gouvernement (Pag) sont en attente de réception dans le département du Mono. Pour s’assurer de la qualité des travaux, le préfet Bienvenu Milohin est descendu, hier mercredi 25 août, sur le pont de franchissement érigé à Djidjozoun dans la commune de Bopa. Le département du Mono se prépare à réceptionner une série d’ouvrages réalisés dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag). En prélude à cet événement, le préfet du département a entrepris une tournée sur les chantiers concernés pour s’assurer de la bonne exécution des travaux et de la prise en compte des doléances de ses administrés. Le pont de franchissement érigé à Djidjozoun, dans la commune de Bopa, a été la première étape de cette tournée. Ici, le préfet et sa suite dont le directeur départemental des Infrastructures et des Transports et sa collègue en charge du Cadre de vie et le maire de Bopa ont parcouru à pied tout le pont et ses digues. Les deux kilomètres de marche ont été exécutés en compagnie d’une délégation de l’entreprise en charge des travaux et des représentants de la mission de contrôle. L’ouvrage de 80 m de portée avec un tablier à double voie d’une largeur de 3,5m chacune et deux trottoirs de 2 m de largeur, a atteint un taux d’exécution physique estimé à 95 %. Le chantier est à l’étape des opérations préalables à sa réception. Il s’agit, entre autres, des travaux confortatifs et des épreuves de résistance qui se sont révélées concluantes par rapport aux clauses contractuelles, selon la mission de contrôle. Cette bonne nouvelle n’a pas laissé indifférent le préfet qui va quand même noter l’insuffisance des glissières le long du pont. Ceci, à l’en croire, pourrait devenir source d’autres drames. « L’idée de ce pont, rappelle-t-il, est de garantir une circulation sécurisée aux usagers ». En décidant de réaliser cet ouvrage, selon le préfet, le gouvernement veut éviter les décès dus aux noyades qui avaient été enregistrés dans la localité en période de pluies. Dans le même élan, le préfet et le maire insistent auprès de l’entreprise afin que devienne réalité la réalisation des rampes d’accès à l’ouvrage aux habitants des villages situés de part et d’autre. Ils ont aussi imploré la « clémence » de l’entreprise pour la prise en charge de la réalisation de la clôture de l’école primaire publique de Djidjozoun. A la suite de ces doléances exprimées au nom de la population qui acquiesçait par des applaudissements, la délégation se retire sur les terres noires, puis marque un arrêt à Comé avant de revenir à Lokossa sur le chantier d’aménagement et de bitumage de la route Lokossa-Dévé-Aplahoué-frontière Togo, longue de 46,110 km. Le taux d’exécution des travaux ici est de 97 % pour un délai contractuel de 24 mois, entamé le 5 avril 2019. Le chantier ayant subi quelques modifications au cours de sa mise en œuvre, une rallonge de six mois est accordée à l’entreprise adjudicataire. La reprise du contournement de Glo Gbonou en un carrefour à sens giratoire puis le dédoublement du tronçon allant du carrefour au Pk0, en face du marché Nesto d’Almeida, suivi de l’installation des dispositifs d’éclairage public et de sécurité font partie des aménagements complémentaires au cahier des charges initial. Les travaux évoluaient à un rythme soutenu et les responsables du chantier ont rassuré la délégation que l’échéance de livraison sera respectée. Ici aussi, l’entreprise a été appelée à satisfaire au mieux les requêtes des populations riveraines et portant notamment sur la réalisation des rampes d’accès. A Comé, le second arrêt, le préfet et sa délégation sont allés encourager le personnel du groupement intercommunal Gi-Mono pour leur partition dans la résolution des problèmes qui se sont posés aux six communes. Le site de construction du siège de l’association Gi-Mono a été également visité au quartier «Deux kilos ». Société 26 août 2021


Alexandre Houédjoklounon à propos des groupements féminins: « Une femme occupée est un emploi gagné… »
Actrices incontestables du développement, les femmes des groupements économiques ne sont visibles qu’à travers les produits qu’elles valorisent. Mais, elles sont parfois limitées dans leur élan par un certain nombre de facteurs qu’Alexandre Houédjoklounon, directeur général de l’Agence nationale des Petites et moyennes entreprises (Anpme), relève dans cette interview. La Nation : Les groupements d’intérêts économiques féminins sont souvent peu évoqués à l’occasion des journées dédiées aux femmes. Que peut-on retenir de leur contribution au développement ? Alexandre Houédjoklounon: Les groupements ne sont pas des petites et moyennes entreprises (Pme), au regard de leur statut. Au sens de la loi, les Pme remplissent certaines conditions. Les groupements permettent aux femmes de se mettre ensemble pour mener des activités génératrices de revenus. Très souvent, ce sont de petits groupes de prières ou culturels qui décident de se mettre ensemble pour explorer de nouvelles aventures. Il est parfois très facile pour ces femmes d’atteindre tout un village lorsqu’elles développent des projets pertinents. Elles sont de véritables points focaux des structures étatiques dans certains milieux pour aborder les sujets relatifs à la santé de la reproduction, à l’éducation des filles…. On les retrouve souvent dans la transformation agroalimentaire où elles apportent de la valeur ajoutée aux produits. Il existe toute une chaîne autour de la transformation. Quel regard portez-vous sur ces femmes ? Nous nous intéressons davantage aux femmes, créatrices d’emplois et de richesse. Une femme occupée est un emploi gagné. Lorsqu’elle dispose des ressources, cela est très utile pour la famille. Elle n’investit pas ailleurs si ce n’est au profit de sa famille. C’est très important que leurs activités génératrices de revenus soient développées à travers ces groupements qui permettent de les occuper efficacement au sein des communautés. Leur contribution au développement est immense. Les groupements créent de la richesse, donnent de la matière première à notre industrie naissante, créent des emplois. Les apports des groupements sont susceptibles de multiplier le Pib par deux ou trois fois. Pourquoi l’organisation de ces femmes en groupes ne facilite pas pour autant leur accès aux financements ? Les difficultés d’accès au financement sont d’ordre national. Même les entreprises les plus structurées ayant des comptes bancaires y sont confrontées. Les possibilités sont plus simples pour les groupements. Toutefois, les systèmes financiers décentralisés exigent un minimum de conditions à remplir par les femmes. Ils sont rassurés lorsque les femmes produisent en quantité. Il importe aussi que ces femmes développent des outils de gestion, des cahiers de caisses pour rassurer davantage les institutions de financement. Le Fonds national de développement agricole (Fnda), le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, et celui en charge de la Microfinance font beaucoup d’efforts en direction des groupements féminins pour que leurs activités puissent prospérer. Les taux d’intérêts des Sfd ne permettent pas aux femmes de lever des fonds suffisants à leurs besoins si elles ne disposent pas d’un minimum de garantie. Les difficultés de ces groupements sont-elles uniquement d’ordre financier? Le niveau d’équipement est insuffisant. Parfois, les tâches entrant dans la transformation agroalimentaire ne sont pas mécanisées. Ce qui leur demande beaucoup d’efforts. Une bonne mécanisation permettra de décupler la productivité agricole. A cela s’ajoutent les difficultés d’accès des femmes à la terre et leur fort taux d’analphabétisme. Il faut pouvoir mettre dans les langues nationales et dans un langage accessible, les notions d’économie les plus compliquées au profit des femmes et trouver les moyens de réduire les pesanteurs sociologiques en associant par exemple leurs maris aux activités économiques de leurs épouses, en vue de les rassurer. Quels défis les femmes des groupements doivent-elles relever d’elles-mêmes ? Beaucoup d’outils nécessaires permettent aujourd’hui aux femmes de booster leurs activités. Il faut qu’elles soient accessibles aux nouvelles opportunités du numérique. Les groupements constituent un tremplin pour ces opportunités de même que les réseautages afin de leur permettre de s’inspirer des parcours inspirants et de réaliser des économies d’échelle. Le renforcement de capacité et l’exploration de nouveaux marchés doivent les préoccuper. Il y a un fort potentiel au niveau des femmes. Leurs charges familiales, leur cycle de vie, les contraintes post-natales sont des aspects à prendre en compte afin que leurs activités génératrices de revenus ne connaissent pas un flop. Que fait l’agence dont vous avez la charge pour accompagner les efforts des groupements économiques féminins au Bénin ? L’agence s’occupe des Pme. Une Pme est une entité juridiquement installée. Nous accompagnons les femmes élites entrepreneures en les aidant à améliorer leurs produits. Nous leur avons ouvert une fenêtre à part afin de mieux les soutenir. L’accès au financement, la conduite de la fiscalité, le réseautage sont, entre autres, les modules que nous développons à leur intention. Il existe un fort potentiel de femmes dans les entreprises informelles que nous identifions et accompagnons jusqu’à leur formalisation. Le choix des élites entrepreneures n’est-il pas réducteur pour les catégories de femmes qui n’ont pas encore atteint une grande taille ? L’Anpme propose des offres de services segmentés. Certaines entreprises ont déjà une certaine maturité. On ne va pas leur apporter les mêmes services qu’aux entreprises qui sont au démarrage. Ces femmes élites ont juste besoin de petits coups de pouce pour avancer. Ce sont des entreprises qu’on peut envoyer aux financements bancaires. Les femmes du secteur informel ne peuvent pas aller à ces financements. Ces femmes fournissent des matières premières aux élites. Ce brassage permet de créer des réseaux d’entrepreneurs féminins qui s’échangent des produits et services. Comment les femmes peuvent-elles alors rapidement capter le marché? L’accès au marché est classique. Il faut valoriser les produits à mettre sur le marché, s’assurer de leur qualité sanitaire optimale. La présentation du produit permet de mieux capter le marché. C’est important pour les femmes de vendre leurs produits au prix réel. Il est inutile de réduire le prix d’un produit pour s’aligner sur ce que font les autres alors qu’on a proposé un produit de meilleure qualité. Elles doivent pouvoir imposer leurs produits sur le marché quel que soit le prix et chercher des points de vente pouvant les rendre plus visibles. Actualités 26 août 2021


Jean Claude Codjia au sujet de l’affluence dans les centres de vaccination: « Le message du chef de l’Etat a été entendu… »
Ça grouille de monde au niveau des centres retenus pour la vaccination contre la Covid-19. Le préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia s’en réjouit après avoir pris sa dose et constate que le message de Patrice Talon a produit ses effets. L’engouement est perceptible au niveau des centres de santé dédiés à la vaccination contre la Covid-19. Les Béninois se mettent résolument au pas. C’est le constat fait, ce mercredi 25 août, à l’hôpital de zone d’Allada, par le préfet du département de l’Atlantique, qui y a pris sa dose. « Je voudrais dire combien je suis heureux de voir l’affluence ici. C’est la preuve que le message du chef de l’Etat a été entendu. Pour ceux qui hésitent encore, je voudrais leur dire ce qu’ils savent dejà, que la Covid-19 tue. Il n’est point nécessaire de faire un tour dans les centres agréés de suivi et de traitement des cas graves pour s’en convaincre », fait savoir Jean Claude Codjia. Il faut noter que dimanche dernier, le président Patrice Talon avait lui-même tiré la sonnette d’alarme en indiquant que la recrudescence des cas de Covid-19 est préoccupante à plus d’un titre. Ce, d’autant que de nouveaux cas graves et de nombreux décès sont enregistrés ces derniers jours, y compris dans le rang des sujets très jeunes. « L’approche prophylactique adoptée par notre cher pays à l’instar de plusieurs autres n’a pas suffi à endiguer le mal. En bon père de famille, celui qui donne l’exemple, qui montre le chemin, qui prend toutes mesures pour assurer la protection des siens, le président Patrice Talon a imprimé une logique réfléchie de gestion de la crise sanitaire chez nous au Benin. Il s’est fait vacciner et a pris toutes les dispositions relevant de son pouvoir afin de garantir aux Béninois, à tous les citoyens de ce pays un dispositif de dépistage et la disponibilité de vaccin contre la Covid-19 », souligne le préfet de l’Atlantique avant de déduire que le mal est perfide et fait des victimes sans dictinction de sexe, d’âge, de provenance. Il invite donc les maires, les chefs d’arrondissements, de villages et de quartiers de ville les responsables d’associations professionnelles et confessionnelles à lui emboîter le pas. « Je les exhorte à inviter nos concitoyens à se rendre dans les centres de santé retenus pour protéger notre vie, la vie des proches. Nous devons nous vacciner pour nous-mêmes et pour les personnes qui nous sont chères. Prenons donc la bonne décision en nous fiant à la bonne information, celle des canaux officiels, celle de nos gouvernants». Pour Patrice Talon, au-delà du respect des gestes barrières, la vaccination reste la meilleure voie dont nous disposons actuellement pour réduire la propagation du virus et surtout éviter ses formes graves. « La Covid-19 tue ! Nous avons besoin de tous les enfants du Bénin. Vivants et mobilisés pour le développement de notre Nation. Vaccinons-nous ! ». Et les Béninois répondent massivement à cet appel du chef de l’Etat. Telle est la conviction du préfet du département de l’Atlantique, Jean Claude Codjia. Actualités 26 août 2021


Extension du Centre de documentation de la sécurité publique: La police et la Giz satisfaites du bilan d'étape
Le Centre de documentation de la sécurité publique (Cdsp) bénéficie de l’appui de la Giz pour son extension dont la première phase vient de prendre fin. C’est pour évaluer le système d’extension du centre qu’un atelier a été organisé, les 24 et 25 août, avec toutes les parties prenantes et en présence du ministre en charge de la Sécurité publique. La première phase de l’extension du Centre de documentation de la sécurité publique comble les attentes de la police et de la Giz. L’atelier de 48 heures organisé par la Giz pour marquer la fin de cette phase d’extension a permis aux procureurs de la République, aux directeurs départementaux de la police et aux points focaux du centre d’échanger sur l’intérêt du déploiement de nouveaux terminaux. Dénis Ogan, commissaire principal de police, directeur du centre, dans une brève présentation, a fait un point d’étape du déploiement du système d’exploitation. On note de grandes avancées dont la finalité est d’assurer une meilleure collaboration entre acteurs œuvrant pour la sécurité et la justice, la lutte contre toutes sortes d’infractions, et la criminalité, sur terre, en mer et dans les airs. A ce jour, indique-t-il, la répartition territoriale couvre tous les départements et le Littoral s’en sort avec le plus grand nombre. Ceci, grâce à l’appui de la Coopération allemande à travers la Giz. Pour accélérer ce processus, le Cdsp a des besoins urgents qui doivent être satisfaits, a aussi plaidé son directeur. En effet, depuis 2019, la Giz met en œuvre le Programme régional pour la création et le renforcement des structures de police. Au Bénin, le programme soutient la Police républicaine à mettre en œuvre ses plans de réformes et contribuer à la stabilité régionale et nationale. L’accent est également mis sur l’amélioration du mécanisme de plainte contre la police et les activités de relations publiques qui y sont associées afin de contribuer efficacement à la lutte contre l’inconduite policière. Le renforcement des capacités de la police judiciaire à poursuivre les crimes de manière plus professionnelle et conformément aux exigences légales est un axe d’intervention majeur dans le cadre de programme. Coopération au service de la sécurité Assani Dahouénon, représentant de la directrice résidente de la Giz au Bénin, rappelle que les appuis actuels du programme vont non seulement en direction de la police judiciaire, de la police technique et scientifique mais aussi en direction du Cdsp qui a une lourde responsabilité en matière de justice pénale à rechercher les fugitifs, les auteurs d’infractions, les personnes disparues ou encore les biens volés. « La base de données criminelles du Bénin est la plus opérationnelles de la sous-région », indiquera-t-il. Le Cdsp est désormais utilisé par plus de 53 % des postes de police du pays pour saisir ou lire des informations sur des crimes ou criminels, a-t-il également noté. La coopération entre le Cdsp et le programme pour la construction et le renforcement des structures de police de la Giz a contribué à doter ledit centre de 150 terminaux, constitués chacun d’un ordinateur, d’un écran, de scanner, d’imprimante et d’onduleur. Cent vingt-trois unités ont reçu le matériel nécessaire pour la prise des empreintes et 560 agents de la Police républicaine ont suivi une formation dans l’utilisation de la base de données. Pour Yaya Soumaïla, directeur général de la Police républicaine, cette collaboration sert bien les intérêts de la police béninoise et lui permet de lutter efficacement contre le terrorisme, les crimes transfrontaliers… Aucune stratégie de lutte ne saurait se passer de l’information, denrée précieuse pour tout service de sécurité, reconnait-il en saluant le nombre croissant de policiers formés à l’utilisation des données, le renforcement du travail d’enquête et la culture de l’information policière, devenus réalité grâce au Cdsp. Cet atelier devant faire un bilan d’étape, Michael Derus, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin trouve « très positif » le bilan actuel. Pour un programme qui court jusqu’en 2022, plus de la moitié des terminaux a été déjà installée et cela devrait contribuer à faciliter et moderniser le travail dans le secteur sécuritaire au Bénin, souligne-t-il. L’ampleur de ce programme est impressionnante parce qu’il englobe des progrès techniques et le système de gestion des services de sécurité, relève-t-il. Ces propos seront corroborés par Alassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique. Dans le souci d'étendre et d'améliorer l'exploitation de sa base de données, le Cdsp a lancé en 2020 une opération dénommée « chasse aux données » qui consiste à la poursuite de l'extension du système aux unités de police mais également aux autres services d'application de la loi notamment la douane, les eaux, forêts et chasse et la justice, rappelle le ministre. A l‘étape actuelle, l'appui de la Coopération allemande a permis d'installer 134 nouveaux terminaux faisant passer le nombre d'unités de la Police républicaine interconnectées de 55 en 2020 à 189 au 31 juillet 2021 sur un total de 338 unités à équiper. Société 26 août 2021


Ecole Data science: La 2e promotion se renforce à l’Imsp de Dangbo
Les stagiaires de la deuxième promotion de l’école Data science du Centre d’excellence d’Afrique en sciences mathématiques, informatiques et applications (Cea-Smia) sont en formation à l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) de Dangbo depuis lundi 23 août dernier. Ils vont se familiariser avec les outils technologiques de la donnée massive et l’intelligence artificielle. La Data science est un mot clé dans le domaine de l’informatique. Elle présente des atouts énormes pour les utilisateurs de la donnée massive, c’est-à-dire des chiffres denses. Elle est une matière à forte valeur ajoutée par exemple pour les entreprises de grande taille qui peuvent utiliser les outils technologiques de la donnée notamment pour gagner des marchés ou innover dans leur gestion. C’est tout l’intérêt de la deuxième édition de l’école Data science qui se tient, depuis lundi 23 août dernier à l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) de Dangbo à l’initiative du Centre d’excellence d’Afrique en sciences mathématiques, informatiques et applications (Cea-Smia). La formation qui dure cinq jours regroupe plusieurs dizaines de participants dont des doctorants venus notamment de l’Imsp du Bénin, des universités du Nigeria et du Togo ainsi que d’autres professionnels s’intéressant à l’informatique. Le directeur adjoint de l’Imsp et coordonnateur adjoint du Cea-Smia, Carlos Ogouyandjou, ouvrant les travaux, a rappelé le contexte de création de cette filière Data science au Bénin. Elle a été proposée, informe-t-il, suite à des rencontres périodiques qu’organise l’institut avec ses partenaires et des entreprises en vue d’une mise à jour de ses offres de formation. Carlos Ogouyandjou souligne que la première promotion de cette école date de l’année universitaire 2019-2020. L’école en est donc à sa deuxième édition cette année avec pour ambition d’outiller les stagiaires sur les notions informatiques de la donnée massive et aussi l’intelligence artificielle. La formation est animée par des formateurs venus des pays étrangers dont la France. L’intelligence artificielle, une matière transversale Carlos Ogouyandjou se réjouit de cette vision de l’Imsp et du Cea-Smia qui s’appuie sur des applications directes et des partenariats avec d’autres écoles spécialisées pour atteindre son objectif, celui d’être davantage utile au développement du Bénin. Car, selon lui, l’intelligence artificielle est aujourd’hui transversale à tous les domaines de la science. Il est nécessaire que le Bénin se mette au pas de cette révolution technologique pour booster son développement, a insisté le directeur adjoint de l’Ismp et coordonnateur adjoint du Cea-Smia. Dr Habib Aladé Bah Sidi, l’un des formateurs, fait savoir que l’accent sera mis de façon concrète, pendant les cinq jours de cours, sur les outils d’exploitation de la donnée ; l’analyse ainsi que l’acquisition de la donnée. Il loue aussi l’organisation de cette école Data science qui, espère-t-il, va permettre aux stagiaires de valoriser les données disponibles au niveau de leurs entreprises et d’innover pour plus d’efficacité dans leur rendement. Lucien Comlan, économiste de formation, dit avoir déjà beaucoup gagné au cours des trois premiers jours de travaux. Il se réjouit de maîtriser de nouveaux logiciels informatiques devant lui permettre de faire dorénavant facilement face aux gigantesques bases de données de son entreprise. Lucien Comlan promet de partager les notions reçues avec ses responsables et collègues. Il faut signaler que le projet Cea-Smia est cofinancé par l’Agence française pour le développement (Afd) et la Banque mondiale au Bénin et au Nigeria. D’un montant de quatre millions de dollars, il a pour mission le renforcement des capacités en sciences mathématiques, informatiques et applications au Bénin et dans la sous-région sur la période allant de 2020 à 2024. Société 26 août 2021


Soutien d’Obasanjo à la révolution agricole: Un défi lancé aux acteurs économiques béninois
500 ha de terres pour une production à grande échelle d’ignames sur le sol béninois. Loin des considérations politiques, l’ex-président nigérian, Olusegoun Obasanjo, prend sa part dans la vision du gouvernement de faire du Bénin une puissance agricole régionale. Ardent défenseur du développement agricole de l’Afrique, l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, fait parler de lui de la plus belle des manières. Connu pour son attachement à la terre, l’homme a choisi de donner un coup de pouce aux efforts consentis par le Bénin dans le cadre d’un partenariat public-privé. Il obtient 500 ha de terres pour une production à grande échelle d’ignames à Kétou, dans le département du Plateau. Cette initiative vient sans doute en appui à la vision du gouvernement de faire du Bénin une puissance agricole régionale à travers 500 000 hectares de nouvelles plantations à aménager au cours du quinquennat 2021-2025. L’acte posé par Obasanjo mérite qu’on s’y attarde pour en appeler à la conscience collective. Le panafricanisme ne doit pas être une simple incantation. Mieux, pour avoir dirigé la première puissance du continent, le Nigeria, de mai 1999 à mai 2007, Olusegun Obasanjo est bien indiqué pour montrer le chemin d’un relèvement socio-économique du continent. « Je veux faire partie de l’avenir, où l’agriculture africaine est une activité lucrative et entrepreneuriale passionnante, et où les jeunes aspirent à être des agriculteurs parce qu’ils voient des hommes et des femmes de talent construire une carrière enrichissante dans l’agriculture et dans les travaux agricoles», avait-il mentionné dans son adresse intitulée : ‘’Mon retour vers le futur de l’agriculture africaine’’. Un modèle qui s’impose… Au Bénin où les affaires domaniales sont l’une des plus courantes devant les juridictions, ceci en dépit de l’arsenal juridique mis en place, il ne serait pas mauvais d’en appeler à une multiplication des modèles ''Obasanjo''. Le secteur de l’immobilier d’accord, mais se nourrir est aussi un besoin vital. « La Banque mondiale estime que d’ici 2030 la demande alimentaire dans nos zones urbaines en croissance rapide va créer un marché pour les produits alimentaires d’une valeur de 1 000 milliards de dollars. Ce marché doit être détenu et exploité par des agriculteurs africains, des entreprises agricoles africaines et des entreprises alimentaires africaines », assure Olusegun Obasanjo. Les opérateurs économiques béninois autant que les acteurs politiques qui détiennent des centaines d’hectares de terres dans nos localités pourraient s’approprier cette vision de l’ex-président nigérian. Ils en ont les capacités. Saisir la volonté politique en cours 500 000 hectares (ha) de nouvelles plantations à aménager sous peu, et chacun pourrait trouver son compte, y compris le citoyen lambda. Ce programme consacre la volonté politique pour des investissements massifs et structurants visant à moderniser l’agriculture afin qu’elle contribue de façon durable au Pib, ceci, en partenariat avec les acteurs du secteur privé. Il s’agit de développer des entreprises agricoles de type nouveau, en s’appuyant sur l’État comme propulseur de cette dynamique à travers des investissements structurants (terres, aménagements, mise en plantation, etc.) et leur mise en concession suivant des conditions locatives à déterminer au terme d’études dédiées. D’ores et déjà, au niveau des communes, on pourrait bousculer les habitudes pour tenir, dans les meilleurs délais, cette phase d’identification des sites dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet de grandes plantations. Tous à la terre, le défi est lancé. Economie 26 août 2021


Lutte contre la Covid-19: Ruée dans les postes de vaccination
A Cotonou et ses périphéries, c’est la ruée dans les postes de vaccination anti-Covid. Des usagers prennent même place bien avant l’aurore. Se mettre à l’abri du danger vaut le sacrifice. Ils ne veulent pas attendre l’hécatombe avant de se décider. Déjà à 6 h 30, Alain Adjaka est assis sous la bâche dressée au centre de Santé de Zogbo, à Cotonou. Il désire se faire injecter le vaccin du laboratoire Johnson & Johnson. « Avec les sensibilisations, j’ai compris l’intérêt de se faire vacciner. Cela étant, j’ai appris il y a quelques jours qu’il y a du monde. C’est pourquoi je suis venu tôt », confie ce sexagénaire. Autour de 8 h 30, une cinquantaine d’usagers sont en attente, assis selon l’ordre d’arrivée. Le rang évolue au fil des minutes, mais ne dégonfle pas. De nouveaux candidats viennent s’assoir aux côtés des premiers. Le processus est simple. L’usager marque son consentement sur la fiche qui lui est remise au préalable. Les informations relatives à son profil sont consignées dans le carnet jaune de vaccination. L’équipe de vaccination prend le temps d’insister sur la conduite à tenir. C’est aussi là, pour beaucoup une source d’assurance. La dose reçue, une autre personne prend place. Voyant grimper les cas graves et les décès, Merlate Ahonon, enseignante en vacances à Cotonou, s’est résolue à passer faire le geste utile. La persuasion de son époux en a été aussi pour beaucoup. « J’ai décidé de prendre ma dose parce que j’ai peur. J’hésitais, mais avec le nombre important de décès, mon mari m’a convaincue de le faire», avoue-t-elle. Cotonou se décide Au Bénin, entre le 12 et le 22 août 2021, le nombre de décès est passé de 113 à 125, c’est-à-dire douze décès en dix jours. La panique n’a pas tardé à gagner les rangs. Ceci, ajouté aux sensibilisations, fait tomber le mythe. Dr Stella Vidégla, épouse Soglohoun, médecin coordonnateur de la zone Cotonou 5 qui regroupe du 7e au 10e arrondissement, a les yeux ouverts sur chaque détail. «L’affluence est importante cette semaine et surtout ces derniers jours. Nous sommes allés à prês de 200 personnes vaccinées par jour. On note un engouement, malgré les quelques réticences dans la population. Mais le gros lot est maintenant plus favorable qu’au début », souligne-t-elle. Mais la vaccination n’est pas l’unique moyen de protection. Ce médecin insiste sur le respect des gestes barrières. « Ce n’est pas parce qu’on est vacciné qu’il ne faut plus se protéger, ne pas porter les masques ou ne plus se laver les mains à l’eau et au savon. Nous insistons sur cela. On leur dit aussi que dès qu’ils sentent des symptômes, de ne pas hésiter à se rendre au centre de santé. Ce n’est pas parce que vous êtes vaccinés que vous ne ferez plus la maladie. Mais vous n’aurez plus à faire une forme grave », note Dr Stella Vidégla, épouse Soglohoun. Du côté de Gbégamey, dans le 11e arrondissement de Cotonou, la paillote du centre de Santé est aussi prise d’assaut. « Nous avons remarqué que la population a compris l’enjeu et mesure l’ampleur de la situation à travers leur sortie massive. Il y a une dame, qui est là depuis des heures pour se faire vacciner. Le constat est là et est évident », note Dr Gad Houessou, médecin au Cs Gbégamey. Chacun a sa raison de prendre le vaccin. Mais la panique en est pour beaucoup. « La situation est devenue préoccupante. Au regard des dernières informations, j’ai jugé bon de me faire vacciner», martèle Josué Houedjissin qui prend le temps de s’imprégner de la fiche de consentement qu’il vient de retirer. Sous la paillote, chacun garde jalousement sa place. Certes, l’impatience des uns crée parfois de petites incompréhensions. Mais le respect par chacun de son tour ramène le calme. Pour Dr Gad Houessou, il n’y a pas de quoi craindre l’affluence. «Nous avons le personnel nécessaire. Le gouvernement a pris les dispositions pour ça. Nous avons même une équipe mobile qui circule tout le temps et qui appuie les zones où il y a de l’affluence. Ça passe très vite », rassure-t-il. Le réveil dans la cité-dortoir A Abomey-Calavi, dans la cité dortoir, c’est aussi la ruée sur les vaccins. L’engouement rime aussi avec l’impatience sur les bancs au Centre de santé de Godomey, le plus grand arrondissement du Bénin. « Avec la sensibilisation dans les médias, la population a pris conscience de l’ampleur de la pandémie. Il est désormais plus important pour chaque Béninois de se protéger. La meilleure manière pour le moment c’est la vaccination », affirme Dr Samuel Guido, médecin au Cs de Godomey. Dans cette formation sanitaire comme dans les deux autres qui accueillent des centres de vaccination dans la commune, ça grouille de monde. Ça afflue au même rythme dans l’ensemble de la zone sanitaire Abomey-Calavi / Sô-Ava où environ 600 personnes sont vaccinées par jour. Des équipes mobiles sont aussi mobilisées pour le succès de l'opération. « L’affluence est grande au niveau des postes de vaccination. Il y a des équipes mobiles qui vont vacciner au niveau des institutions, les structures qui ont un peu d’effectif. Nous sommes ce mercredi au Centre St Camille de Tokan où il y a environ 300 personnes à vacciner », fait savoir Dr Rodrigue Kohoun, médecin coordonnateur de la zone. Des sceptiques, on en retrouve même au niveau des postes de vaccination. C’est le cas de Désiré Mataï, chauffeur. « Je n’ai pas encore compris l’intérêt de la vaccination. C’est mon patron qui m’a dit de le faire sans quoi, je ne peux plus mettre les pieds chez lui », dit-il. Mais sur site, la sensibilisation se poursuit autrement. Pour le médecin coordonnateur de Zone Abomey-Calavi/Sô-Ava, l’heure n’est plus à la tergiversation : « Sortez ! faites-vous vacciner. Ne perdons pas le temps à travers les fausses informations ». Dans tous les cas, l’affluence ne cesse de croître, laissant murmurer sur certaines lèvres : « J’espère qu’il n’y aura pas rupture ». Actualités 26 août 2021


Made in Benin Radio: Une radio exclusive pour la musique béninoise
Bien plus que la musique, c’est toute la richesse de la culture béninoise que met en avant « Made in Benin radio ». Elle se veut un cadre de communication par lequel les talents du pays se révèlent au reste du monde. « Nous voulions un espace qui mette en valeur la musique des nôtres et qui les incite à faire mieux. C'est à ça que se résume cette radio. Mais pas que cela. Cette application va au-delà d'une simple radio exclusive de la musique béninoise. Elle se veut être une vitrine de toute une culture dont nous prenons chaque jour un peu plus conscience de l'immense richesse », précisent les concepteurs de « Made in Benin Radio ». Ils comptent bien apporter un plus à la valorisation du patrimoine de leur pays. Ils veulent mettre en avant «l’extraordinaire richesse de la culture béninoise» et offrir à l'occasion aux artistes béninois « un cadre de communication exceptionnel» au sein duquel ils peuvent laisser s'exprimer leurs talents et leurs œuvres. Ils ont donc conçu une « application simple et moderne » avec un contenu varié. En fin d'après-midi, il est proposé « le concentré des nouveautés urbaines qui deviendront des incontournables des sélections tendances au Bénin». Dès 6 h du matin, Mib Radio accompagne, au gré d'une sélection minutieusement concoctée, les premières heures de la journée. « Motivation est ici le maître mot » avec un programme dénommé « Enfants du Bénin debout ». En semaine à partir de 16 h, la station dresse le classement des hits les plus écoutés du moment et ouvre une fenêtre panoramique sur l'actualité musicale béninoise. Un dimanche par mois, la station programme soixante minutes exclusives de hits qui ont écrit une légende de la musique béninoise. Elle identifie aussi chaque semaine le titre le plus coté par les critiques musicaux et les mélomanes béninois. Un autre programme à l'antenne raconte l'histoire de jeunes béninois qui partagent leur raison d'être dans l'entrepreneuriat. "Moi Bénin Vi raconte des fragments de vie, des sacrifices, des déceptions, des émotions, des conflits et des joies et est à suivre les samedis de neuf heures à dix heures. D’autres programmes plus orientés comme « Rap du bled » sont également à suivre sur ce média en ligne qui s’est fixé pour seul objectif de valoriser les talents notamment musicaux du pays. Culture 25 août 2021


Productivité agricole au Bénin, au Niger et au Togo: Les acteurs se penchent sur les flux et coûts des engrais
Cotonou abrite du 24 au 27 août un atelier régional de revue et de validation de données sur les procédures d’importation, les coûts logistiques et les statistiques des engrais de 2015 à 2020 au Bénin, au Niger et au Togo. Les résultats des travaux contribueront à mieux connaître les marchés en vue d’améliorer les actions pour le développement agricole et la sécurité alimentaire. Des acteurs de la logistique des engrais sont réunis à Cotonou pour valider les informations collectées sur les importations et les exportations d’engrais au Bénin, au Niger et au Togo ainsi que celles relatives à la structure des prix. C’est à travers un atelier démarré ce mardi pour quatre jours, et qui s’inscrit dans le cadre du projet « Stimuler la croissance à travers des systèmes régionaux d’intrants agricoles » (projet Engrais). En collaboration avec l’Association ouest-africaine des professionnels des engrais (Wafa) et l’initiative AfricaFertilizer.org (Afo), ledit projet a entrepris une série d’études sur les statistiques, les procédures et les coûts logistiques dans ces trois pays, rappelle Françoise Lema Sayi, représentante pays du Centre international de développement des engrais (Ifdc) au Bénin. L’objectif est de fournir des données précises devant aider à la prise de décisions au niveau sous-régional, indique-t-elle. L’atelier de Cotonou qui se penche sur les données recueillies, regroupe une cinquantaine de participants issus des secteurs public, privé et de la Société civile des trois pays concernés, mais également de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Kenya et du Nigeria. Il s’agit d’acteurs provenant des structures en charge de l’agriculture, des services statistiques douanières, des sociétés de fabrication, d’importation et d’exportation d’engrais, des associations professionnelles et interprofessions agricoles consommatrices d’engrais. A l’instar des autres pays de la sous-région ouest-africaine, les marchés des engrais au Bénin, au Togo et au Niger croissent et ne sont pas couverts, relève l’Ifdc. Plusieurs pays n’ont pas pu acheter et importer les quantités d’engrais nécessaires. La pénurie et la hausse des prix des engrais plombent la campagne agricole en cours et celle à venir, précise Patrice Annequin, représentant de l’Ifdc. Dr Dossa Aguèmon, directeur de cabinet du ministre béninois de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, salue les efforts déployés à divers niveaux pour rendre les intrants agricoles, en l’occurrence les engrais, disponibles, accessibles et abordables afin d’aider les agriculteurs à accroître leur productivité agricole et à améliorer leurs moyens de subsistance. Il félicite en particulier l’Ifdc pour l’accompagnement des Etats dans le suivi des statistiques annuelles de production, de commerce et de consommation d’engrais dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest et au-delà. Finalité : sécurité alimentaire Procédant à l’ouverture des travaux, M. Aguèmon a exhorté les participants à partager les informations et expériences diverses afin de contribuer efficacement à une meilleure compréhension des chaînes d’approvisionnement et de la consommation des engrais dans la sous-région. « Les résultats de l’atelier contribueront à relever les défis de la sécurité alimentaire auxquels notre région est confrontée et conduiront à une meilleure sécurité des personnes et des biens », espère-t-il. La pandémie de Covid-19 a engendré des « conséquences non négligeables sur la chaîne de l’approvisionnement des engrais dont nos agriculteurs ont besoin », signale Atsu Eklou, chef du service technique à la Centrale d’approvisionnement et de gestion des intrants agricoles du Togo. En fait, les fermetures d’entreprises, des frontières et autres restrictions des transports induites par la crise sanitaire ont exacerbé la situation déjà préoccupante, occasionnant une hausse des prix des engrais et fragilisant les mécanismes nationaux d’approvisionnement. « L’étude réalisée dans le cadre du projet Engrais, financée par l’Usaid, est d’un grand intérêt pour nous, car elle participe à l’identification des voies et moyens appropriés d’importation pour un pays enclavé comme le nôtre », apprécie Dr Yahaya Garba, directeur général de l’Agriculture, président du Comité technique des Engrais du Niger. Cela favorisera une plus grande accessibilité aux engrais dans les différentes parties du Niger, estime-t-il, soulignant que « La faible productivité des terres combinée à la variabilité climatique fait que le pays connaît des déficits récurrents en matière de productions agricole et pastorale ». A en croire Dr Garba, la plus faible dose d’engrais appliquée à l’hectare dans la sous-région est relevée au Niger : soit 3 à 5 kg à l’hectare malgré la progression rapide des importations. De 2017 à 2019, le volume total des importations n’excédait pas 27 000 tonnes par an ; en revanche quelque 76 000 tonnes d’engrais sont importées au cours des sept premiers mois de l’année 2021, illustre-t-il. En plus, les coûts logistiques internes pour approvisionner les différentes régions du pays varient selon le corridor emprunté, informe-t-il n

Encadré

Pour une vue globale L’atelier de Cotonou vient à point nommé pour donner une image plus claire de la situation des engrais dans l’espace Cedeao. En fait, les études sur les statistiques, les procédures et les coûts logistiques des engrais entreprises par le projet Engrais au Bénin, au Niger et au Togo complètent celles menées dès 2019 par l’Ifdc pour six pays de la région. Il s’agit du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Ghana et du Burkina Faso, principalement desservis par quatre ports à savoir les ports d’Abidjan, de Tema, de Dakar et de Lomé. Un rapport sur la « Structure des coûts logistiques et des procédures d’importation d’engrais le long de quatre corridors en Afrique » a été publié ainsi que quatre fiches d’information sur les ports étudiés. Les statistiques de la production, du commerce et de la consommation annuels d’engrais de ces pays ont été validées entre mars et avril derniers par les groupes de travail techniques nationaux sur les engrais (Gtte).  
Société 25 août 2021


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