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Nouvelles

Gbedo Sossa Edmond, médecin santé publique sur l’hépatite C: « Une maladie silencieuse mais dangereuse »
Inconnue d’un grand nombre de personnes, l’hépatite C est une maladie contagieuse, dangereuse, voire mortelle due à un virus qui s’attaque au foie. L’Organisation mondiale de la santé (Oms) estime qu’en 2019, environ 290 000 personnes sont mortes de l’hépatite C. Gbedo Sossa Edmond, médecin de la santé publique et coordonnateur national adjoint du Programme national de lutte contre les hépatites renseigne dans cette interview sur ce que c’est que l’hépatite C. La nation : Qu’est-ce que l’hépatite C ? L’hépatite C est une inflammation des cellules du foie due à un microbe appelé virus de l’hépatite C qui peut engendrer une souffrance chez la personne infectée. Quelle différence y a-t-il entre l’hépatite C et l’hépatite B ? Les deux maladies atteignent le foie et peuvent devenir chroniques en persistant plus de six mois dans le corps et évoluer vers des complications : cirrhose, cancer de foie. Mais, les microbes (virus) responsables de ces maladies diffèrent de par le mode de transmission et leur réponse au traitement administré. En effet, la voie prédominante de la transmission de l’hépatite B est la transmission de la mère à l’enfant. Ce mode de transmission est très rare pour l’hépatite C qui se transmet principalement par voie sanguine. Pour ce qui est de leur réponse au traitement, l’hépatite C peut être guérie tandis que l’hépatite B ne peut qu’être contrôlée. Autrement dit, une personne atteinte de l’hépatite C chronique qui nécessite un traitement peut guérir de cette maladie après trois mois de traitement alors que le traitement de l’hépatite B peut durer des années. Par ailleurs, il existe un vaccin contre l’hépatite B, ce qui n’est pas le cas pour l’hépatite C. Comment se manifeste l’hépatite C ? Souvent, la personne infectée ne présente aucun signe. Une découverte fortuite de la maladie peut être faite lors d’un dépistage systématique ou orienté. Quand les signes sont présents, ils ne sont pas spécifiques : fatigue importante, vomissement, urines foncées, maux de ventre, etc. Dans bien des cas, c’est à l’occasion des complications de la maladie que le mal est diagnostiqué et c’est souvent tard. Quels sont les modes de transmission ? L’hépatite C est transmise essentiellement par voie sanguine (toxicomanie par voie intraveineuse, scarifications, tatouages, circoncision non médicalisée en utilisant le même matériel…). La transmission par voie sexuelle et celle de la mère à l’enfant à l’accouchement sont très rares. Pour prévenir cette maladie, il faut éviter le partage des objets tranchants et surtout veiller à la sécurité transfusionnelle. A quel moment faire le dépistage de l’hépatite C ? Vu que les signes sont absents, tout sujet peut à tout moment faire une prise de sang pour savoir s’il est infecté ou pas. Ce test n’est pas coûteux et est disponible dans la plupart des laboratoires sur toute l’étendue du territoire national. Le dépistage des hépatites B et C est obligatoire et/ou recommandé à certains sujets à haut risque ou vulnérables. Il y a des structures qui organisent cela au profit de leur personnel. Le dépistage familial est vivement recommandé quand un membre de la famille est porteur du virus. Pour les personnes déjà atteintes, y a-t-il un traitement efficace ? Il existe un traitement sous forme de comprimé, efficace, permettant une guérison après douze semaines. Ce traitement est disponible au Bénin et plusieurs patients en ont déjà bénéficié. Le traitement est institué après la réalisation de la charge virale. Autrement dit, tout malade dépisté positif peut ne pas nécessiter un traitement. Est-ce une maladie mortelle ? Lorsque le diagnostic n’est pas fait tôt et que le traitement adéquat n’est pas instauré à temps, cette maladie pourrait évoluer vers des complications comme la cirrhose et le cancer du foie, voire le décès. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est considérée comme un problème de santé publique à l’échelle mondiale. Pendant combien de temps, peut-on vivre avec l’hépatite C ? Les sujets arrivent à guérir et donc à se débarrasser du virus soit spontanément dans les six mois suivant la contamination, soit au détour du traitement. Autrement, ils porteront toujours le virus et vivront donc avec l’hépatite C. L’hépatite C ne saurait attendre. Il faut passer à l’action en faisant le dépistage pour connaitre son statut sérologique. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Santé 07 août 2021


Prévention des conflits entre éleveurs et agriculteurs: Finie la transhumance transfrontalière !
Le Bénin n’accueillera plus moutons, bœufs et vaches venant d’autres pays sur son territoire à travers le phénomène de la transhumance. C’est l’une des deux importantes décisions prises par le gouvernement et annoncés aux populations de l’Atacora ce jeudi 5 août. Les affrontements entre éleveurs et agriculteurs du fait de la transhumance prendront bientôt fin. Le gouvernement mène des actions pour conjuguer au passé ces drames qui ne cessent d’endeuiller des familles. Pour parvenir à instaurer la paix de manière permanente, une délégation gouvernementale conduite par les ministres Alassane Séidou et Raphaël Akotègnon était dans la journée d’hier jeudi 5 août à Tanguiéta. Au cours de la séance qui a connu aussi la présence de tous les acteurs du secteur agropastoral de l’Atacora et des élus communaux, il a été présenté les décisions du gouvernement. « Si on ne prend pas des mesures radicales et durables, on risque d’aller à des conflits de grande ampleur. Ce qui serait regrettable. C’est pour cela que le gouvernement a décidé de s’inscrire dans une certaine dynamique pour que la cohabitation soit pacifique entre agriculteurs et éleveurs », a introduit le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Premier acte fort, le gouvernement s’oppose désormais à la transhumance transfrontalière. « On ne veut plus recevoir sur notre territoire des animaux venus d’autres pays. Il faut que chaque pays gère ses animaux. Ce mode de gestion a prouvé ses limites », a martelé Alassane Séidou. D’ailleurs, en dehors des conflits avec les agriculteurs, les déplacements incessants des éleveurs ne favorisent pas la scolarisation de leurs enfants. Deuxième décision importante portée à la connaissance des différentes parties : à terme, le gouvernement vise la sédentarisation des éleveurs. Mais pour y parvenir, il est nécessaire de créer un cadre adéquat. Il s’agit notamment de trouver un emplacement, garantir l’eau, faire des forages, etc. C’est ce à quoi s’attelle l’Exécutif. Pour réussir cette ambition, il a été créé le Haut commissariat à la sédentarisation de l’élevage dirigé par Mama Sambo qui était également de la délégation gouvernementale. Mais en attendant cette sédentarisation, il faut créer les conditions pour une cohabitation pacifique. Ce qui passe par le changement de comportements. Les élus locaux ont aussi un rôle important à jouer. Dans son message, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale appelle les autorités locales à s’investir dans la prévention de ces conflits avec les moyens mis à leur disposition. « Nous ne voulons plus qu’il y ait de ces conflits qui entraînent des morts d’hommes dans notre pays», a signifié Raphaël Akotègnon, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Société 06 août 2021


Reprise du tourisme dans un contexte de Covid-19: L’excitation à Ganvié en attendant l’assaut
La cité lacustre de Ganvié renoue peu à peu avec les visites touristiques, après une accalmie imposée par la Covid-19. Aux portes de la Venise d’Afrique, ce n’est pas encore l’affluence d’antan. Mais ces jours-ci, Justin Avocétien est de plus en plus sollicité. Ce matin du 27 juillet 2021, à l’embarcadère d’Abomey-Calavi, ce guide touristique ne veut perdre la moindre minute. Sa priorité de l’heure, c’est de prendre soin de la dizaine de visiteurs qui embarquent pour l’aventure. « Depuis l’allègement des restrictions en Europe, les touristes viennent. Ce n’est pas encore l’affluence d’avant la survenue de la Covid-19. Nous avons au moins une centaine par semaine. C’est mieux qu’au début de la pandémie », confie-t-il. C’est sa manière de profiter de la reprise progressive après une période de désœuvrement. La saison touristique ne fait que démarrer et il souhaite un véritable assaut. « On en était presque mort. Il n’y avait plus de touristes. On repartait bredouille à la maison. Maintenant, beaucoup viennent et on espère le soulagement », martèle le guide. Ici comme dans toutes les destinations du monde, la pandémie a fait chuter les statistiques de visite. Du jour au lendemain, le secteur du tourisme s’est même effondré. Selon l’Organisation mondiale du Tourisme, l’Europe et l’Afrique ont enregistré une baisse de 85 % des arrivées de touristes internationaux. Enthousiasmés ! Avec la reprise, Justin Avocétien est surtout excité de faire découvrir cette cité lacustre de 40 000 âmes et ses exceptions. Parmi ses visiteurs, des Béninois résidant en France et leurs proches ainsi que des occidentaux. « J’espère retrouver les mêmes émotions qu’il y a 10 ans: cette simplicité des habitants, avec derrière eux, une histoire de fuite d’esclavage, et qui s’étaient repliés dans un endroit austère, mais qui leur était propre. Cette situation montre la capacité de l’homme à s’adapter», note Jean-Claude Guézo, un Béninois résidant en France. L’envie d’une aventure magique sur l’eau est là dans les regards qui trainent dans tous les sens et à travers les questionnements. Néanmoins, elle ne fait pas oublier l’usage répété des gels hydro- alcooliques et le port de masque. «Je prends des précautions. Je suis vacciné et j’ai fait les tests avant d’embarquer, puis ici à l’arrivée. Tout est négatif et j’espère le rester jusqu’à mon retour en France », renseigne Jean-Claude Guézo. Ceux-ci ne sont pas les seuls ce matin à voguer sur le lac Nokoué, entre l’histoire des hommes de l’eau et la singularité de leurs vies. D’autres sont accompagnés un peu plus tôt par Mathieu Adidji qui totalise deux décennies dans le guidage des touristes. « Pendant plus d’un an, j’ai été contraint au repos. J’ai dû mener l’activité de pêche pour subvenir à mes besoins. Nous sommes heureux du retour des touristes. Nous recevons entre 30 et 50 touristes par jour. J’ai fait déjà le tour avec sept Béninois venus en vacances», se réjouit-il. Dans les bras de Ganvié A Ganvié, la journée commence tôt avec le spectacle du départ à la pêche. Les visiteurs de Justin n’auront plus la chance de le vivre. Cependant, ils prennent du plaisir à comprendre les vécus de ce peuple particulier qui a décidé, il y a trois siècles, de se réfugier sur l’eau. L’habitat sur pilotis incarne bien ce destin de s’adapter pour vivre. A chaque ralenti, les explications du guide sont suivies avec attention. Dans les bras de Ganvié, on note le désir d’entendre autre chose que la Covid-19. « Il y a beaucoup de merveilles à découvrir à Ganvié, comme l’attraction des maisons sur pilotis, le canal des amoureux, le canal des pêcheurs, le canal de la foi, le marché flottant, la forêt sacrée, les pêcheurs qui lancent leurs filets, et toute la vie sur l’eau », argumente le guide touristique Justin Avocétien. Après le tour des circuits, Santana est émerveillée : «C’est extraordinaire, l’organisation sociale sur l’eau. A chaque fois qu’on vient ici, on découvre quelque chose de nouveau ». « Ganvié » ne pèse pas encore dans le volume de recherche sur Google. Mais ça ne doit pas tarder. La cité lacustre s’apprête à se faire plus attractive à travers le Projet « Réinventer Ganvié». Il sera question de réhabiliter cette localité afin d’améliorer les conditions de vie des populations et favoriser le développement des activités touristiques durables. Ceci devra permettre de mieux vendre la destination Ganvié et de fasciner les futurs voyageurs. Culture 06 août 2021


Commercialisation de l’oignon : La flambée, en attendant Malanville et Karimama
L’oignon importé a pris place à nouveau dans les marchés, avec une hausse des prix de cession. La production locale n’arrive pas à combler le besoin sur une longue période. A Mahoulé, au cœur de Dantokpa, les prix de l’oignon sont âprement discutés derrière les camions positionnés sur le parking. Ce mardi 3 août 2021, la pilule est difficile à avaler pour la clientèle venue s’approvisionner. « Ça fait un moment que je suis venue, mais le prix est élevé. Et pourtant, on me dit qu’il y a eu une baisse légère aujourd’hui », souligne dame Hounsa, transformatrice de produits agroalimentaires. Elle aurait bien voulu rentrer avec la variété locale. Hélas, il va falloir patienter quelques mois encore. « Si on trouve l’oignon du Bénin et que le coût est abordable, on va prendre. C’est une question de disponibilité. Si l’Etat peut aider les producteurs à en produire suffisamment, nous en aurons à volonté sur le marché », ajoute-t-elle. Selon les relevés effectués par l’Institut national de la statistique et de la démographie, du 19 au 25 juillet 2021, les prix de cette denrée sont en hausse dans toutes les villes du Bénin. Par rapport à la semaine précédente, l’augmentation est de 11,2 % à Cotonou, 46,8 % à Natitingou et 36,7 % à Bohicon. « La hausse des prix de l'oignon est liée à la fin de la saison de la variété venant particulièrement de Malanville et de Karimama », explique l’institut. A Dantokpa, comme à Vossa, la fourchette des prix est située entre 36 000 et 40 000 F Cfa pour le grand sac. Goni Zoubérou est un importateur venu de Garou à Malanville. Pour lui, le problème réside dans la conservation de la production locale sur une longue durée. « Nous produisons beaucoup d’oignons à Malanville pour répondre au besoin du marché. Mais souvent, ça finit vite, comme c’est le cas depuis juin. Aussi, l’oignon du Bénin contient-il un peu d’eau. Ce qui fait qu'on a du mal à le conserver. Mais c’est souvent moins cher. On le cède à 15 000 F Cfa environ », explique-t-il. L’enjeu pour la filière est de pouvoir étaler l'offre sur une période plus longue, qui ne se limite pas à la saison de la récolte. Au Bénin, l’offre brute de l’oignon est estimée à 71 000 tonnes pour une demande de 160 000 tonnes. Des efforts restent à faire pour s’affranchir des pays voisins. Economie 06 août 2021


Chenille légionnaire d’automne en culture de maïs: Une solution savonneuse efficace contre ces ravageurs
Un savon dissous dans de l’eau permet de lutter efficacement contre la chenille légionnaire d’automne Spodoptera frugiperda en culture de maïs. Cette solution est le fruit de recherches scientifiques menées par une équipe de chercheurs béninois. Découverte fascinante à l’avantage des agriculteurs qui assistent impuissants à la destruction de leurs champs de maïs par la chenille légionnaire d’automne Spodoptera frugiperda. Une solution de savon fabriqué sur le territoire béninois à base d’huile de palme, d’huile de palmiste et de la soude caustique, s’est révélée efficace contre ce type de ravageur. Cette découverte est le résultat d’un projet de recherche scientifique impliquant des chercheurs de la Faculté des sciences agronomiques (Fsa) de l’Université d’Abomey-Calavi et de l’Institut national des Recherches agricoles du Bénin (Inrab). L’équipe est conduite par le professeur Adam Ahantchédé, agronome. Appliquée à 0,5 % de concentration, la solution réduit la densité larvaire de la chenille légionnaire d’automne, la sévérité des dégâts foliaires et améliore par conséquent le rendement. Ladite solution est obtenue à partir d’un pain de savon Palmida à dissoudre dans un récipient contenant deux litres d’eau courante. Le mélange est laissé pendant 24 heures afin d’obtenir une solution homogène qui sera ensuite versée dans un bidon ou une bassine avant d’être complétée avec 18 autres litres d’eau. Ce qui fait un total de 20 litres d’eau. La fiche technique de la recherche renseigne, en sus, qu’il faut « préparer 15 fois cette solution de 20 litres pour traiter un hectare et appliquer la solution ainsi obtenue sur les plants de maïs à raison de 300 litres à l’hectare ». Pour réussir à débarrasser le champ de maïs de ces ravageurs, il est recommandé de commencer à pulvériser la culture avec cette solution au début de l’attaque. L’application se fait tard les soirs à partir de 17 h 30 minutes ou très tôt le matin à 6 h avec un pulvérisateur à dos et à pression entretenue. Et il s’avère capital de viser le cœur des plants de maïs au cours de l’opération. Ce procédé de lutte contre la chenille légionnaire, expérimenté dans des champs de producteurs au Sud comme au Nord du Bénin, s’est révélé efficace et sans effets indésirables sur la culture. « En absence de pluie après application de la solution savonneuse, des signes de phytotoxicité marqués par l’apparition de jaunissements transversaux peuvent s’observer sur les feuilles. Ces signes ne sont pas préjudiciables au développement normal des plants de maïs », soulignent les chercheurs. Cependant, avertissent-ils, l’application d’une concentration supérieure à 0,5 % induit des signes de phytotoxicité préjudiciables aux plants. Ces travaux de recherche ont montré que cette solution biologique est bien plus efficace que la plupart des produits chimiques utilisés contre la chenille légionnaire, et contribue, in fine, à la sécurité alimentaire et à l’amélioration du revenu des producteurs. Economie 06 août 2021


Village du Marathon de Porto-Novo: Sept jours pour révéler la capitale du Bénin au monde
La ville capitale vit depuis le 1er août dernier, la ferveur du village du Marathon « Be The Best » de Porto-Novo, en attendant la course proprement dite prévue pour dimanche 8 août prochain. Cette activité vise notamment à révéler le patrimoine culturel, cultuel et touristique de Porto-Novo, en marge de la célébration du 61e anniversaire de l’indépendance du Bénin. La population de Porto-Novo est déjà plongée dans la fièvre de l’édition 2021 du Marathon « Be The Best » prévue pour dimanche 8 août prochain. Ceci à travers le village du Marathon qui s'anime à la Place Bayol de Porto-Novo depuis le 1er août dernier. Pour Ninon Ahoudjinou, président du Conseil d’administration de « Be The Best », ce village vise à offrir un cadre à la population de Porto-Novo et du Bénin pour leur permettre de voir venir le Marathon qui est à sa 4e édition cette année. Ainsi, grâce à ce village qui est animé durant sept jours de 9 h à 23 h, la population et les visiteurs pourront vivre des animations culturelles, des jeux, des communications sur diverses thématiques liées aux potentialités de Porto-Novo et la richesse de son patrimoine culturel. Ils auront également à découvrir les masques, des danses très peu connues des jeunes ; goûter aux mets locaux en voie de disparition et aussi venir jouer et s’amuser. Le village est également ouvert pour permettre aux athlètes et tous ceux qui veulent participer au Marathon le 8 août prochain de prendre des informations sur la course, de retirer leurs dossards et autres, indique Ninon Ahoudjinou. Il a saisi l’occasion pour repréciser les circuits des quatre parcours de la compétition sportive à savoir : le Marathon sur une distance de 42,195 km, le semi-marathon de 21,100 km, la course de 10 km et la marche de 10 km. La course de 42,195 km sera la grande attraction de l’édition 2021 d’autant que son itinéraire s’étend de Porto-Novo jusqu’à Akpro-Missérété. Ce qui permettra aux coureurs surtout aux athlètes étrangers de découvrir les transformations en termes d’infrastructures routières qu’ont connues ces dernières années les deux communes. Ninon Ahoudjinou invite tout le monde surtout la gent féminine à s’inscrire massivement pour prendre part à cette compétition dont le thème est : « Femme : santé et développement ». Ce marathon est la façon pour l’Ong de contribuer au développement économique de Porto-Novo, souligne-t-il. Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, se dit fier de l’organisation de cette compétition depuis 2017 au niveau de la ville capitale. Selon lui, cet évènement qui allie le culturel et le cultuel au sport cadre bien avec la vision de son conseil municipal. C’est d’ailleurs pourquoi, précise-t-il, la mairie accompagne tous les ans la compétition dans la mesure de ses moyens pour sa réussite. Jocelyne Zinsou, représentant le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, parrain de la 4e édition, félicite l’Ong pour sa détermination à relever chaque année le défi de l’organisation de cette compétition. A l’en croire, Porto-Novo devient, grâce à ce marathon, le carrefour annuel de plusieurs athlètes venant de divers horizons. Jocelyne Zinsou a invité l’Ong à continuer de faire preuve de professionnalisme et surtout au respect des gestes barrières contre la Covid-19 pendant les sept jours d’animation du village ainsi que le jour du Marathon proprement dit. Culture 06 août 2021


Loisirs sains en période de vacances: L'Up initie un tournoi national de football
Le parti Union progressiste (Up) lance, le 14 août prochain, les jeux dénommés « Les tournois de l'Union ». Pour cette première expérience, la compétition concerne exclusivement le sport roi chez les hommes, au plan national. L’annonce a été faite, ce jeudi 5 août, par l’équipe en charge du tournoi. Le cuir rond sera de nouveau à l'honneur dans les stades du Bénin grâce au parti Union progressiste (Up) qui lance, le 14 août prochain, « Les tournois de l'Union », première édition. Il s'agit d'une compétition nationale de football masculin. Le tournoi vise à animer les communes et assurer l'épanouissement des populations en général et des militants Up en particulier ; encadrer les jeunes en période de vacances en leur offrant des loisirs sains; sensibiliser les populations en général et les jeunes en particulier aux valeurs citoyennes ; le patriotisme, la démocratie à travers des communications lors des matchs ; et contribuer à la promotion et au développement du football à la base, indique le député Augustin Ahouanvoébla à la faveur d’une conférence de presse animée hier. L’ancien président de la Fédération béninoise de football (Fbf) souligne que cette compétition sportive s’inscrit dans le cadre des activités de l’année 2021 de l’Up, à la suite des « Conférences de l’Union » tenues il y a quelques jours. Le tournoi va se dérouler en deux phases. Une phase départementale au cours de laquelle chaque commune présentera une équipe de 30 joueurs âgés de 18 ans au moins, et une phase nationale qui regroupera les équipes championnes de chaque département. Douze équipes prendront ainsi part à la phase finale du tournoi. « Les équipes seront constituées des résidents ou ressortissants des communes, qu’ils soient de l’Up ou d’autres bords politiques. C’est une compétition qui est ouverte à tous les jeunes de nos communes, sans exception », souligne Christelle Houndonougbo, directrice de l’administration du parti. Le conférencier principal ajoute que dans les équipes communales, il n’y aura pas plus de trois joueurs possédant la licence de la Fbf, et le tournoi se jouera sur 28 stades au Bénin. Cette compétition participe à la détection des talents sportifs au niveau des communes, et contribue à la mise en œuvre du Pag dans le secteur, se réjouit Christelle Houndonougbo. Le match inaugural de la compétition aura lieu le 14 août prochain, au stade de Natitingou. Il opposera l’équipe de cette ville à son homologue de Boukombé. Le lancement au niveau de chaque département est prévu pour le lendemain, c’est-à-dire le 15 août. Sports 06 août 2021


Choix de filières et classement après le Baccalauréat: Les clarifications du ministre de l’Enseignement supérieur
64,42 % de taux de réussite au Baccalauréat 2021. Un record qui induit plus de charges en matière d’accueil et d’orientation des lauréats dans les universités publiques et privées. Dans la soirée du mercredi 4 août, sur les antennes de la Télévision nationale, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan, a passé en revue les dispositions prises dans son sous-secteur pour satisfaire les jeunes bacheliers. « 64,42 %, c’est un score assez impressionnant qui montre qu’il y aura du feu sur les universités. Nous avons mis des intrants, nous avons agi sur des leviers qui confèrent une certaine stabilité à tout le processus de formation et les résultats sont là…», fait remarquer Eléonore Yayi Ladékan. Cette précision de la ministre vise à signifier que ces résultats sont le fruit des efforts consentis par les différents maillons de la chaîne à savoir candidats, enseignants, parents et enfin l’Etat. Mais que faire en termes de gestion de ce flux ? « Nous avons commencé à revoir un peu les prévisions. Par exemple, 171 ont réussi avec la mention très bien l’année dernière, alors que cette année nous sommes à 259. Ça veut dire que nous avons du boulot. Nous aurons forcément à ajuster…», indique Eléonore Yayi Ladékan. A l’en croire, dans les tout prochains jours, des séances d’information seront organisées autour du guide d’orientation qui a été élaboré et accessible sur les sites web des universités, et qui concerne autant les universités publiques que celles privées. « Un partenariat public-privé est nécessaire. Nous n’avons jamais su caser tous les enfants dans les universités publiques parce que ces universités ont une capacité d’accueil limitée. Donc, il faut absolument impliquer les universités privées et s’assurer que ce sont celles qui ont un agrément. Toutes ces informations sont déjà disponibles sur les sites des universités », souligne la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Et pour davantage atteindre les lauréats, notamment ceux des milieux ruraux, non couverts par la fibre optique, les préfectures de même que les communes seront associées à la campagne de sensibilisation. « Ils sont nombreux à ne pas savoir ce qui se fait. Et lorsqu’on finit de faire les orientations, les classements, c’est en ce moment qu’on a tellement de recours. Pour éviter cela, les préfets et communes seront approchés. Nous devons conjuguer nos efforts pour aider nos enfants ». Telle est la conviction d’Eléonore Yayi Ladékan. En ce qui concerne les universités qui sont actuellement en vacances, elles seront instruites aux fins d’organiser des permanences afin d’accueillir les nouveaux bacheliers pour leur immersion. Au regard du flux de cette année, plusieurs filières techniques et professionnelles seront proposées aux lauréats. Le choix de filières se fera à l’ouverture de la plateforme apresmonbac.bj avec le numéro de table du candidat. Au dire du ministre Eléonore Yayi Ladekan, les lauréats ne devraient pas se concentrer sur les quotas de bourse mais plutôt sur les moyennes obtenues dans les matières fondamentales. La répartition se fait après le privilège accordé aux mentions très bien. Et en attendant la mise en service de la plateforme apresmonbac.bj, le guide d’orientation est le premier instrument du bachelier. Arnaud Domahoun Actualités 06 août 2021


Olympiades de Bountou: 12 équipes attendues le 28 août prochain
La 6e édition des Olympiades de Bountou aura lieu les 28 et 29 août prochains au Bénin à Cotonou, selon Monique Dougbadji, présidente de l’Association Bountou Sport. Au total, 12 équipes venues des douze départements du Bénin, prendront part à cette compétition qui se déroulera sur l’esplanade intérieure du stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Ce jeu longtemps perçu comme un loisir de jeunes filles est devenu aujourd’hui une discipline sportive complète et se joue en équipe. L’Organisation des Olympiades de Bountou vise à relancer ce jeu traditionnel au profit des femmes de tous les âges et ainsi sauvegarder un patrimoine inaliénable de la culture nationale. Elles serviront de cadre pour sensibiliser les jeunes filles par le biais de communications sur les questions de santé sexuelle et reproductive, selon la présidente de l’Abs? Ch.H   Sports 06 août 2021


1re Phase groupée de la Ligue nationale pro de handball: Des rencontres alléchantes pour la boucle ce week-end
Lancée lundi 2 août dernier à Cotonou, la 1re phase groupée de la Ligue nationale Pro de Handball va connaitre son épilogue ce week-end avec des rencontres épiques aussi bien chez les dames que chez les messieurs. Les Flowers, en tête de la compétition, devront confirmer leur suprématie sur Abo Sports et Asvo pour cette phase groupée. La 1re phase groupée de la Ligue nationale Pro de Handball s’achève ce week-end avec des matchs épilques tant chez les dames que chez les hommes. Représentées dans les deux catégories, les équipes comme Flowers et l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) devront tenter de finir cette phase en beauté. Victorieux d’Adjidja Hbc des Forces armées béninoises et de l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) lors des deux premières journées de cette compétition, Flowers Hbc chez les hommes est attendu face à Abo Sport ce vendredi 6 juillet au Hall des Arts Loisirs et Sports de Cotonou. Habitués aux défis, les poulains d’Aimé Sèbio qui ont souffert avant de battre l’Aspac mercredi dernier par le score de 20-22 ont les atouts nécessaires pour poursuivre sur la même lancée. Après cette sortie, ils auront une autre rencontre épique face à Asvo. Deuxième chez les hommes, l’Aspac va affronter respectivement Aso Modèle et Buffles. Prétendants au titre, les poulains d’Antoine Aladé n’ont pas droit à l'erreur s’ils espèrent atteindre leur objectif. En ce qui concerne les Buffles, tombeurs d’Asvo mercredi 4 août dernier, ils sont attendus respectivement par Adjidja et l’Association sportive du Port autonome de Cotonou. Deux matchs difficiles pour cette formation lorsqu’on sait que les militaires et les portuaires sont deux clubs difficiles à manœuvrer. Dans la catégorie des dames, l’Aspac et Flowers qui se disputent la tête de la compétition auront fort à faire avec Aso Modèle et Adjidja. L’Aspac sera aux prises avec Aso Modèle dans la matinée de ce vendredi 6 août tandis que Flowers affrontera Adjidja dans l’après-midi. Demain, samedi 7 août, Aso Modèle va en découdre avec Flowers tandis que l’Aspac jouera contre Adjidja? Programme des rencontres Vendredi 6 août 7 H : Aso Modèle – Asvo (H) 8 H 30 : Aspac -Aso Modèle (D) 10 H : Flowers – Abo Sports (H) 14 H: Flowers – Adjidja (D) 15 H 30: Buffles – Adjidja (H) Samedi 7 août 7 H : Aso Modèle – Flowers (D) 8 H 30 : Flowers -Asvo(H) 10 H : Buffles– Abo Sports (H) 14 H: Adjidja – Aspac (D) 15 H 30: Aso Modèle – Aspac (H) Dimanche 8 août 10 H : Adjidja – Asvo (H) 14 H: Aso Modèle – Abo Sport (H) 15 H 30: Aspac – Buffles (H) Sports 06 août 2021


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