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Nouvelles

Préparatifs du jubilé d’or du Ceg Sainte Rita de Cotonou: Les souscriptions volontaires lancées
Le Collège d’enseignement général (Ceg) Sainte Rita de Cotonou commémore, cette année, ses cinquante ans d’existence. Eric Hector Hounkpè et ses pairs, membres du comité d’organisation de l’événement, ont saisi l’occasion du lancement de la mobilisation de fonds, samedi 16 juillet dernier, pour inviter les anciens acteurs du collège à souscrire massivement pour une fête digne du nom. Du 2 au 4 septembre prochain, se dérouleront les manifestations marquant la célébration des cinquante ans d’existence du Collège d’enseignement général (Ceg) Sainte Rita de Cotonou. A cet effet, le comité d’organisation présidé par l’acteur culturel Eric Hector Hounkpè, ancien élève du Ceg, a lancé la phase des souscriptions volontaires pour une organisation réussie des différentes activités au programme. « Nous qui avions été enseignants, administrateurs, chers frères et sœurs anciens élèves, le collège qui a contribué à notre formation au plan intellectuel, prépare avec acharnement la célébration de ses cinquante ans… Nous le savons bien, toute organisation appelle surtout à des moyens financiers, et nous en avons besoin. C’est pourquoi le président du comité d’organisation que je suis passe par ce canal pour lancer officiellement la phase de la mobilisation des ressources financières », déclare-t-il à la faveur de la conférence de presse animée par le comité, le week-end dernier, dans les locaux du collège. L’ancien directeur de l’ex-Fitheb a, en outre, présenté les kits de souscription disponibles et les avantages associés. A l’en croire, ces kits varient de dix à cent mille F Cfa. Au-delà des gadgets et de l’accès aux différentes activités, le kit de cent mille permet au donateur de graver ses nom et prénoms sur le mur du cinquantenaire. Eric Hector Hounkpè ajoute qu’il y a des kits Vip qui donnent droit à des avantages encore plus alléchants. Séance tenante, le directeur du Ceg, Maurille Mondé, et plusieurs membres du comité d’organisation ont acheté le kit de cent mille F Cfa, et encouragent les anciens acteurs du collège à en faire autant. Outre l’actuel directeur du Ceg, Eric Hector Hounkpè était face à la presse, entouré de trois autres membres du comité d’organisation à savoir : Christophe Gogan, président de la commission communication et mobilisation des anciens acteurs, Maurice Podaho, chargé de mission, et Félicienne Houngbadji, trésorière générale. Celle-ci a communiqué les numéros de compte et mobile money sur lesquels les dépôts peuvent être effectués. Ensemble, ils ont lancé un vibrant appel à tous les anciens du Ceg pour une mobilisation financière, matérielle et humaine à la hauteur des attentes. Société 22 juil. 2021


Suivi des plants de la forêt classée de Goungoun: Les riverains du site de Baffo sensibilisés
La salle de réunion du bureau d’arrondissement de Guéné a servi de cadre, dimanche 18 juillet dernier, à une séance de sensibilisation des populations riveraines à l’entretien et au suivi des plants à mettre en terre, samedi 24 juillet prochain, dans la forêt classée de Goungoun, au niveau du site de Baffo. La commune de Malanville prend une part active dans la réhabilitation et la sauvegarde de la forêt classée de Goungoun. Dans la perspective de la mise en terre des plants au niveau du site de Baffo, samedi 24 juillet prochain, elle a entretenu, dimanche 18 juillet dernier à la salle de réunion du bureau d’arrondissement de Guéné, les populations riveraines sur leur meilleur entretien et suivi. En effet, comme la plupart des autres forêts classées du Bénin, celle de Goungoun est également menacée de disparition. Du fait de sa destruction, elle voit sa superficie réduite de plus en plus. Malheureusement, les efforts fournis chaque année pour procéder à son reboisement sont souvent réduits à néant. D’où l’importance de cette séance de sensibilisation organisée au profit des populations bénéficiaires du reboisement initié, l’année dernière, au niveau du village de Baffo situé dans la forêt classée de Goungoun, arrondissement de Guéné. Ceci suite à la destruction des plants qui avaient été mis en terre. « Nous avons constaté que les plants mis en terre ont été complètement détruits par les animaux. C’est pourquoi, nous avons décidé, avant l’édition de cette année, de passer à la sensibilisation des différents acteurs impliqués, notamment les élus communaux et locaux, les forestiers, les éleveurs, les agents des structures de cogestion de la forêt classée de Goungoun, le commissaire de Guéné, à l’entretien et au suivi de ces plants », a indiqué le maire de la commune, Gado Guidami. Au cours de ladite séance, le principe du suivi et de l’entretien des plants attendus sur le site a été acquis. Pour la réussite de l’opération, un comité a été mis en place. C’est pour que ces plants ne connaissent pas le même sort que ceux mis en terre l’année dernière. Société 22 juil. 2021


Expérience Barka du Paefe au profit des déscolarisés: Bilan prometteur après la 2e phase
Les centres Barka à travers le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) font des merveilles au Bénin. C’est une initiative de la Coopération Suisse en partenariat avec le gouvernement mise en œuvre par Helvetas Bénin en consortium avec Solidar Suisse. Le bilan et les perspectives de la deuxième phase dudit programme ont été passés au scanner ce mercredi 21 juillet à la faveur d’un panel dans les locaux de Canal Olympia à Cotonou. Des milliers d’enfants du Bénin sauvés de la déscolarisation, des communautés épanouies ! Le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) à travers les centres Barka est une chance pour le Bénin et ses enfants ayant raté l’école classique. Il vise à appuyer la mise en œuvre d’une alternative éducative adaptée aux réalités socioéconomiques pour les enfants de 9 à 15 ans exclus du système éducatif. Les classes Barka grâce au programme Paefe, ce sont dix ans d’expérience au Bénin, pour environ dix mille enfants impactés et dix milliards de ressources allouées. Pour mieux cerner le programme et ses actions, un panel a été organisé ce mercredi autour du thème, «Quel bilan après la 2e phase de mise en œuvre (2016-2020) et les grands pas vers la mise à l’échelle pour une prise en charge des enfants de 9-15 ans en dehors de l’école ? ». Le programme Paefe aide les bénéficiaires à saisir leur destin. Elle leur offre ce que la vie leur a arraché en termes d’éducation scolaire et d’apprentissage. « Au regard de l’impératif qu’imposait à nos consciences humaines, le sérieux péril des millions d’enfants exclus de l’école béninoise, nous avons l’obligation d’apporter une lueur d’espoir dans les ténèbres de ces âmes innocentes », assure Nadine Oké, coordonnatrice du Paefe. L’initiative a permis de combler beaucoup d’écarts. Célestin Dembélé, directeur pays de Helvetas met l’accent sur le taux de déperdition scolaire : « Au plan national, 40 % des enfants ne finissent pas le primaire. Les statistiques locales sont plus effrayantes et révèlent que 70 % des enfants sont déscolarisés ». Dèwanou Avodagbé, directeur de cabinet du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp), évoque la misère et la pauvreté pour expliquer la déscolarisation des enfants, en dépit des efforts du gouvernement. Mais le modèle Barka a tôt fait de réduire ces phénomènes. Deuxième chance à la déscolarisation, il est en même temps la première chance à l’alphabétisation. « Le modèle est bilingue. Il prend en compte la langue du milieu pour des enfants de 9 à 15 ans », explique Célestin Dembélé. Spécificités Ses spécificités tiennent à l’initiation aux métiers, la valorisation des talents, l’appropriation des connaissances générales et la préparation des bénéficiaires à la vie active. Après cinq ans de mise en œuvre, ce programme a plus que sa raison d’être. Les classes Barka, ce sont aussi de pathétiques histoires qui ont changé la vie de milliers d’enfants au Bénin. Les résultats et impacts témoignent de son bien-fondé. « Environ dix mille enfants de 9 à 15 ans dont plus de cinq mille filles ont été rescolarisés grâce au Paefe. 2956 enfants issus des centres Barka dont 1656 filles ont été présentés au Certificat d’études primaires de 2016 à 2021, avec 1560 admis dont 878 filles », dévoile Nadine Oké, coordonnatrice du Programme. Mieux, le programme a contribué à la réalisation de 109 salles de classe, 114 latrines séparées pour filles et garçons, 26 magasins pour la cantine autogérée, 54 forages pour la réalisation du jardin, 2010 tables-blancs, 100 chaises, 100 armoires et 100 bureaux pour enseignants. Treize communes des départements du Borgou-Alibori sont privilégiées pour le compte de cette 2e phase. Les maires des communes bénéficiaires s’en réjouissent. « Ce programme est une grande opportunité pour nous. Il révèle des talents dans le rang de nos enfants », apprécie Alassane Nouhoun Abdoulaye, maire de Pèrèrè. Des exemples de réussites de bénéficiaires à l’appui, il parle des merveilles que réalise Barka dans sa communauté. Son homologue de Ségbana, Orou Zimé Bio Tian, en est suffisamment comblé. « L’expérience est très appréciée. Barka est un ouf de soulagement. Quand une âme est sauvée, ce sont tous les anges qui dansent. Quand un enfant est scolarisé, ce sont tous les Béninois qui doivent danser », s’exclame-t-il. Présente au Bénin depuis 40 ans, la Suisse est très engagée dans le secteur éducatif. Elle accompagne les efforts du gouvernement pour renforcer l’éducation de base, l’éducation formelle…. Elisabeth Pitteloud Alansar, cheffe de coopération Suisse au Bénin, justifie le choix des deux départements bénéficiares : « Les indicateurs étaient préoccupants. La Suisse concentre ses efforts sur ces départements pour ne pas se disperser ». Qu’il s’agisse du dispositif pédagogique, la participation et l’adhésion des communautés, l’éveil des enfants aux activités culturelles, l’initiation aux métiers, tout a été retracé par le modèle Barka à travers le Paefe. Le Bénin est appelé à saisir ce programme comme une chance pour pérenniser ses acquis au profit des enfants déscolarisés. Société 22 juil. 2021


Imam Chakirou Amoussou à l’occasion de la Tabaski: « Il nous faut prendre exemple sur les figures emblématiques… »
Une tradition qui renvoie à la foi et à la fidélité du croyant. Pour les initiés, il s’agit d’un événement majeur dans l’histoire de la religion musulmane. Chakirou Amoussou, l’imam central de Calavi, parle à travers la présente interview des origines de la commémoration de la fête de la Tabaski, de sa contextualisation et prie pour le Bénin. La Nation : Qu’est-ce qu’on peut comprendre par la fête de la Tabaski ? Imam Chakirou Amoussou : La Tabaski est une fête qui marque la fin du grand pèlerinage, la fin du grand rassemblement à la Mecque. A cela s’ajoute aussi le souvenir de notre ancêtre, notre père Abraham quand il a voulu sacrifier son fils unique Ismaël. L’enfant a accepté de se faire sacrifier par son père pour accomplir la recommandation divine. C’est cet évènement qui est à l’origine de cette fête. Cette tradition qui remonte à notre père Ibrahim a été recommandée à notre Prophète Mahomet. Parlant du sacrifice de son fils, il est effectivement passé à l’acte, puisqu’il a mis le couteau sur la gorge de l’enfant pour la trancher quand Dieu le lui a remplacé par un bélier. C’est cette tradition que nous commémorons chaque année, le 10e jour du dernier mois lunaire. Il s’agit d’un événement majeur de l’histoire des musulmans, un moment de méditation et de reconnaissance à Allah. Donc, on retient tout simplement que la Tabaski est la fête du sacrifice. Quelles sont les différentes phases de la commémoration de la Tabaski ? Tôt le matin, on s’est préparé pour la prière. C’est une étape importante. On se lave, on porte ses vêtements les plus beaux, les plus propres et on se présente au grand rassemblement, là où tout le monde est attendu, même une femme en menstrues. Car en islam, quand la femme est en menstrues, elle ne va pas à la mosquée. Mais cette fois-ci, elle est autorisée, compte tenu de la grandeur, de l’importance de ce grand rassemblement. Elle assiste donc à la célébration même si elle est en menstrues mais elle ne bouge pas. Elle reste sur le lieu de prière pour recevoir la bénédiction divine. Après la prière, il y a le sacrifice de la bête. Pour ceux-là qui ont les moyens, au retour à la maison, ils sacrifient leurs bêtes. Mais il faut rappeler qu’avant d’aller au grand rassemblement, le fidèle ne doit pas manger. C’est après ce culte qu’il passe au sacrifice et mange. Ça fait partie de la tradition du prophète Mahomet. C’est la bête qu’il a immolée qui constitue son premier repas de cette journée. Une fois que la bête est sacrifiée, il donne le tiers en aumône. Il ne garde pas la viande pour lui seul. C’est un jour de reconnaissance, de réjouissance et de partage. Donc, vous donnez une partie en aumône et le reste pour la maison. C’est le moment aussi de visiter vos proches et parents, ceux qui vous entourent et les amis pour leur souhaiter bonne fête. C’est le moment aussi d’exprimer sa joie mais en évitant de prendre tout ce qui est proscrit, tout ce qui est illicite comme la consommation de l’alcool et autres. Voilà en résumé les grandes étapes de cette fête. Quelle est la particularité de la prière de ce jour ? Si je prends par exemple la prière du vendredi, nous disons ‘’Allah Akbar’’ une seule fois, au commencement de la prière, mais le jour de la Tabaski, on répète ‘’Allah Akbar’’ au moins 7 fois au début de la prière. C’est la particularité. L’autre particularité, c’est le fait que la prière de vendredi se tient dans les mosquées, alors que celle-ci se tient à l’air libre. Il s’agit d’un grand rassemblement à l’air libre, du genre congrès entre des musulmans d’une même contrée, d’un même village, d’une même ville. Et quand on parle de grand rassemblement, c’est qu’on pourrait avoir des milliers de personnes lors de cette célébration. Et la prière de la Tabaski se fait une fois par an, tandis que celle du vendredi s’effectue une fois par semaine. Qu’est-ce que la célébration de la fête de la Tabaski apporte à un fidèle musulman ? D’après ce que je viens de décrire, cela renforce notre foi, notre fermeté. Cela nous permet de méditer. Les récits dans le Coran sont des événements dont nous devons tirer des leçons. D’abord, il faut voir la foi et la patience d’Abraham. Il a passé toute sa vie à attendre d’avoir un enfant et à la fin, il a encore voulu sacrifier cet enfant. Comment peut-on aimer Dieu à ce point ? Il est effectivement passé à l’acte et l’enfant s’est plié à la volonté de son père : « Mon père, fais ce que ton Dieu t’a recommandé de faire ». Si nous ramenons ce récit à notre vie d’aujourd’hui, nous pouvons nous demander combien d’enfants sont capables d’obéir à leurs parents à ce point. Si votre père dit aujourd’hui qu’il veut vous sacrifier pour tel, l’accepteriez-vous ? Je ne pense pas. Pour nous, il faut donc méditer et prendre exemple sur ces figures emblématiques de l’histoire de l’islam et demander à Allah de ramener la foi dans notre vie. En réalité, notre Dieu n’a pas besoin de viande, ni de son sang, ni de sa chair. C’est de la piété qu’il veut. Sinon, Dieu ne mange pas la viande et n’a pas besoin de tout ce que nous allons sacrifier. L’essentiel, c’est notre foi. Si vous êtes sincère envers Dieu, vous serez sincère envers les hommes, envers la société, et on aurait une société sincère où nous allons vivre en paix et, ceci, dans la sincérité. Quelle prière avez-vous à adresser à Allah pour le pays ? Je demande à Allah d'unir les Béninois, du nord au sud, de l’est à l’ouest. Je demande aussi qu’il y ait de la compréhension mutuelle, pour la stabilité, la sécurité, la croissance économique. Si une catastrophe touche le Bénin, personne ne sera épargné. L’amour de son pays fait partie de la foi, nous devons aimer le Bénin et prier pour lui. Nous sommes heureux de voir le pays prospérer. Avec la cherté des denrées alimentaires qui est un évènement mondial, nous demandons que Dieu oriente nos dirigeants. Qu’il y ait de l’harmonie au Bénin afin que nous n’assistions jamais dans notre pays à ce que nous voyons dans la sous-région. Nous prions que les objectifs fixés, dans ce second quinquennat annoncé par le président comme hautement social, se concrétisent. Que la bénédiction de la Tabaski couvre le Bénin tout entier. Un appel aux musulmans. Il faut cultiver la sincérité d’Abraham en toutes choses, dans nos relations, dans le couple, dans les affaires. Il faut être aussi sincère en offrant son sacrifice, ne pas dire Allah ‘’si je ne tue pas de mouton, mon voisin d’à côté dira que tel n’a pas tué mouton’’. Je le fais pour la recherche de l’agrément de Dieu seul et non pour toute autre personne. Ne pas trop manger la viande. Car l’exagération nuit à la santé. Il faut être modéré en ayant en pensée la recherche de l’agrément de Dieu. Donc, j’invite les musulmans à penser à méditer l’acte posé par Abraham et prier pour la nation afin que les bénédictions tombent sur notre pays. Il faut penser à notre pays ainsi qu’à ceux qui le dirigent. Qu’ils se portent très bien et que cette fête nous apporte le bonheur, la quiétude, la sécurité et la stabilité. Propos recueillis par Arnaud DOUMANHOUN Société 22 juil. 2021


Inondation à Mahuklo à Pahou: Les populations appellent à l’aide
Envahies depuis plus d’une semaine par les eaux de la rivière de Hêvié, les populations de la cité Mahuklo à Pahou (Ouidah) non loin du pont de Hêvié, crient leur désarroi et appellent les autorités au plus haut niveau à l’aide. Des habitants, bagages sur la tête, abandonnant leurs maisons. Des enfants portés sur les épaules par leurs parents qui bravent la hauteur des eaux. Femmes enceintes et personnes du troisième âge obligées de retrousser leurs pantalons et pagnes pour traverser les eaux. C’est la situation qui prévaut depuis plus d’une semaine, dans les rues et ruelles de la cité Mahuklo, une localité de l’arrondissement de Pahou, commune de Ouidah. Ce quartier, traversé par un canal naturel d’écoulement des eaux de pluie quittant la voie bitumée Pahou-Ouidah centre et environs vers la rivière de Hêvié, et situé à quelques centaines de mètres du pont de Hêvié, est inondé. Ce sinistre remonte au dimanche 11 juillet dernier, où les populations ont été surprises par la présence des eaux dans leurs maisons, du salon à l’arrière-cour, après seulement quelques heures de pluies diluviennes. Les rues et ruelles du quartier sont méconnaissables. Les imprudents glissent dans les nids de poules et les malchanceux se font mordre par des serpents qui ont élu domicile sous les eaux. « C’est du jamais vu ici ! Ce n’est pas la première fois que nous sommes inondés mais c’est la première fois que nous voyons autant d’eaux», a déclaré Aholou Gérôme Lokossou, président de l’association de développement de la cité Mahuklo, vendredi 16 juillet dernier. Tout crispé, il informe que la majorité des habitants ont dû quitter leurs maisons. Ceux qui n’ont nulle part où déménager, sont contraints de vivre dans ces eaux du matin au soir avec les risques courus. Mathieu Déguénon, agent commercial dans une société de la place et propriétaire terrien à Mahuklo, n’a pas voulu abandonner sa maison. «Nous sommes-là, nous sommes dedans. Depuis ma maison, vous pouvez voir Hêvié. C’est juste la rivière qui nous sépare...», témoigne le pasteur sinistré. Outre la cité Mahuklo, plusieurs autres quartiers proches de la rivière subissent le même sort. Causes « C’est à cause de la réalisation du pont de Hêvié que nous vivons cette situation », déclare Mathieu Déguénon, soutenu par Aholou Gérôme Lokossou et Bernard Allognon, un autre sage du quartier. Ces derniers affirment que la circulation des eaux est bloquée à cause des travaux de réalisation de la seconde partie du pont de Hêvié. Sur le chantier du pont en question, l’on remarque que le lit de la rivière est remblayé aux trois quarts. La partie non remblayée laisse alors passer une faible quantité d’eau. A en croire les sinistrés, des démarches ont été menées vers les autorités locales ; malheureusement, déplorent-ils, ces sollicitations sont restées sans suite. Informé de l’inondation, le chef d’arrondissement de Pahou, Gislain Fidégnon, dit avoir effectué la démarche nécessaire. « Je suis allé sur le terrain, j’ai fait le constat et j’ai rendu compte au maire. Le maire a promis d'envoyer son directeur des services techniques », a déclaré l’élu local joint par téléphone. Une dernière situation explique ces inondations constatées dans le quartier, selon les populations. « Au moment de la réalisation de la voie inter-Etats, un grand réceptacle d’eau de pluie a été réalisé au bord de la voie. Mais à notre grande surprise, le domaine de ce réceptacle a été vendu et un bâtiment plus clôture ont été érigés sur une partie du site. Donc, le chemin de passage des eaux est fermé. Conséquence : toutes les maisons environnantes sont inondées en période de pluie », assure le président de l’association de développement de la cité Mahuklo. Sur la clôture dont il parle, l’on a pu lire la mention « à démolir». C’est la mairie qui a écrit cela, renseigne Aholou Gérôme Lokossou. A l’époque, détaille-t-il, l’association avait mené des démarches envers les autorités locales. Il informe que le maire lui-même s’était déplacé, et la mairie avait estimé qu’une partie de l’infrastructure privée est à démolir. L’association a aussi saisi le ministère du Cadre de vie par écrit. Mais rien n’a changé, déplore Aholou Gérôme Lokossou. Interrogé sur ce dossier, le chef d’arrondissement de Pahou apporte sa part de vérité. « Il y a deux bas-fonds dans la zone : un petit et un grand. S’il y a inondation, c’est parce qu’au moment où la route était en chantier, les gens avaient voulu drainer les eaux collectées par les caniveaux vers le grand bas-fond. Ce sont les sages du quartier, eux-mêmes, qui ont dit non que cela va leur créer de problème au fil des années, que les eaux soient drainées ailleurs. C’est comme ça que les gens ont drainé les eaux vers le petit bas-fond… », affirme Gislain Fidégnon. Secours En attendant que le dossier des deux bas-fonds ne soit clarifié, les populations souhaitent l’intervention des autorités au plus haut niveau pour une solution à court terme à cette situation. « Nous lançons un appel au gouvernement. Qu’il vienne à notre secours. Les enfants ne peuvent pas rester à la maison, bientôt ils vont commencer les classes et voilà la situation que nous vivons », plaide Mathieu Déguénon. « Nous appelons les ministres de la Décentralisation, du Cadre de vie et des Affaires sociales. Qu’ils viennent constater l’étendue des dégâts. Nous ne savons plus à quel saint se vouer… », renchérit Bernard Allognon. Comme solution dans l’immédiat, les populations de la cité Mahuklo souhaitent l’ouverture d’une bonne partie de la rivière au niveau du pont de Hêvié. Ce qui permettra aux eaux de circuler normalement afin que la vie reprenne dans les maisons, rues et ruelles inondées. Société 22 juil. 2021


Election des organisations estudiantines les plus représentatives: Veillée d’armes dans les états-majors à l’Uac
Plus de 60 000 étudiants sont attendus aux urnes le 30 juillet 2021 pour désigner les organisations estudiantines les plus représentatives de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Une âpre compétition s’annonce entre la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) et l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). Sur le campus d’Abomey-Calavi, la routine dans les amphithéâtres cache mal les tractations en sourdine avant la campagne. Pour le scrutin du 30 juillet 2021, sans tambour ni trompette, les concertations se multiplient au sein des états-majors des organisations estudiantines en lice. Arrivée en tête à l’issue des élections de 2018, l’Unseb n’est pas prête à céder sa place. Ludger Zannou, son président, avoue avoir la pression. « Le plus grand défi est de maintenir notre rang même si cela nous sera difficile. Chaque organisation affûte ses armes pour devenir la première. Nous avons une grande pression puisqu’on n’a pas droit à l’erreur», confie-t-il. En réalité, ces élections vont permettre aux étudiants de l’Uac de désigner l’organisation estudiantine capable de mieux porter leurs voix. Et ce, conformément au décret 2017-485 du 02 octobre 2017 qui définit les modalités de collaboration des organisations estudiantines avec l’Etat et les autorités des Universités nationales. Pour réussir à porter la voix des plus de 60 000 étudiants inscrits, il faut pouvoir recueillir au moins 30 % des suffrages. La revanche pour l’Uneb et la Fneb Il y a trois ans, l’Unseb et la Fneb ont rivalisé d’ardeur pour tirer leur épingle du jeu, avec respectivement 49,5 % et 43,0 % des suffrages. Mais la Fneb, doyenne des organisations estudiantines, n’entend pas se contenter d’une seconde place. Elle compte prendre ses adversaires en tenailles dans les urnes. « Notre seul objectif est de porter la Fneb au rang de la meilleure organisation, sinon la seule qui soit la plus représentative pour retrouver notre place d’antan », déclare Igor Rodolphe Tossou, président de la Fneb. De son côté, l’Uneb compte bien prendre cette fois-ci la revanche. C’est de bonne guerre et l’arbitre du jeu, c’est-à-dire le comité d’organisation desdites élections, met les bouchées doubles pour tenir le pari de la transparence. La liste définitive des candidats est attendue le vendredi 23 juillet prochain. « Nous avons décidé par consensus de prendre en compte la liste des étudiants inscrits à la date du 15 juillet 2021. Ils sont plus de 61 000. Le dimanche 25 juillet 2021, nous allons lancer officiellement la campagne pour quatre jours», explique le professeur Odile Dossou Guèdègbé, présidente dudit comité. Mais si l’effervescence règne dans les états-majors, l’électeur, lui, reste à convaincre. Pour les premières élections, le taux de participation était de moins de 20 %. Cette année, les pronostics sont pour le moment fragiles. « La plupart des entités de formation ont déjà fini les cours. Par endroits, les étudiants ont été déjà évalués et n’attendent que les résultats des examens », prévient le président de l’Unseb. Dans l’ombre de ces joutes électorales, mobiliser, c’est peut-être là le vrai défi des faitières. Education 21 juil. 2021


Désignation des recteurs sur appel à candidatures: « C’est la norme à l’international », selon Brice Sinsin
Les orientations voulues pour un enseignement supérieur de qualité au Bénin commencent â être actées. Il est attendu la création d’un Conseil d’administration pour les universités publiques et la désignation des recteurs sur appel à candidatures. Ce sont des innovations qu’approuve Brice Sinsin, recteur honoraire de l’Université d’Abomey-Calavi. Les recteurs des universités publiques ne seront plus élus. C’est l’une des innovations en attente d’être actés, dans le cadre des réformes dans le secteur de l’enseignement supérieur. En entendant l’officialisation de cette option par décret, l’ancien recteur de l’Université d’Abomey-Calavi pense que c’est l’idéal vers lequel il faut aller. « C’est la norme, même à l’international. On fait appel à des candidatures. Ce sont des gens qui viennent avec leurs dossiers et la conviction d’apporter quelque chose à l’institution. Ça passe par une sélection de dossiers, ensuite on passe les candidats à l’interview par des pairs bien informés de ce qu’est le développement d’une université afin qu’ils essayent de dégager les meilleurs », confie Brice Sinsin. Une option contre le « populisme » Pour avoir dirigé la plus grande université du Bénin pendant six ans, cet écologue voit dans l’ancien mode, c’est-à-dire l’élection des recteurs, quelques limites. « Si l’on va aux élections, c’est parce qu’on suppose que la communauté est suffisamment mûre pour désigner ses représentants. Mais le risque qui découle de toute élection, c’est le populisme. Ça fait qu’on n’a plus le bon leader qu’on aurait dû élire. On a plutôt un leader qui sait flatter les uns et les autres pour se voir confier la responsabilité », fait remarquer l’ancien recteur. Et ce n’est pas tout. L’autre risque, dit-il, c’est celui d’avoir à désigner essentiellement des administratifs et des financiers, au nom de la bonne gouvernance. « L’atout d’un recteur, c’est le leadership, sa capacité à innover pour dynamiser son institution. Par rapport aux questions financières et administratives, le gouvernement a déjà nommé des experts qui sont l’Agent comptable et le Secrétaire général de l’université. Donc, un recteur ne peut plus être un ‘’Sg bis’’ ou un ‘’comptable bis’’ qui soit en train de vérifier les moindres détails des comptes. Ce n’est pas son rôle », martèle Brice Sinsin. Dans ce processus de désignation des recteurs envisagé, intervient le Conseil d’administration. Cet organe dont les universités seront dotées sera très sobre. Là encore, l’ancien recteur parle de norme internationale. « Ce qu’on avait imaginé comme conseil d’université tenant lieu de conseil d’administration était composé de plus d’une soixantaine de membres. Un conseil d’administration est fait pour étudier les dossiers de façon approfondie, pour donner des instructions en vue d’une bonne gouvernance. Il faut à chacun des membres un temps suffisant de discussions. C’est maintenant un conseil de sept membres. Je trouve que c’est tout à fait jouable», soutient-il. Néanmoins, il aurait voulu, insiste-t-il, un conseil d’administration plus ouvert au secteur privé et à des fondations. Education 21 juil. 2021


Congrès électif de la Fédération béninoise de Tennis : Jean-Claude Talon réélu pour un 4e mandat
Au terme de l’assemblée générale élective de la Fédération béninoise de Tennis, tenue samedi 17 juillet dernier à Cotonou, Jean-Claude Talon, candidat à sa propre succession, a été reconduit à la tête du comité exécutif composé de 11 membres. Une vingtaine de délégués présents à ces assises lui ont renouvelé leur confiance pour un nouveau mandat de quatre ans. Candidat à sa propre succession, Jean-Claude Talon a été réélu pour la 4e fois à la tête du comité exécutif de la Fédération béninoise de Tennis, samedi 17 juillet dernier à l’auditorium Marius Francisco à Cotonou. Une vingtaine de délégués présents à l’assemblée générale élective lui ont accordé leurs voix pour un nouveau mandat de 4 ans. Il reste ainsi aux commandes pour poursuivre les nombreux projets engagés pour la promotion et le développement de la discipline au Bénin. Il se dit prêt à suivre les orientations et directives du ministère des Sports pour le rayonnement du tennis béninois. Reconduit avec la majorité des membres de l’ancien bureau, Jean-Claude Talon pense puiser dans l’expérience des uns et des autres pour améliorer sa gestion. « Nous avons déjà marqué le premier pas et nous sommes contraints de mieux faire pour être en phase avec l’administration », a-t-il déclaré. Toutes choses qui font dire à Gambari Arouna Nabil, président du Tennis Matin club de Parakou, qu’on ne change pas l’équipe qui gagne. « Cela va permettre un progrès considérable au niveau des prochaines réalisations », précise-t-il. Le comité exécutif de la Fédération béninoise de Tennis promet de redorer le blason de cette discipline à travers la mise en place de nouvelles infrastructures sportives. « Le Bénin va hériter de plusieurs dizaines de courts de tennis notamment d’une académie, de 20 terrains de tennis plus un central », a conclu Jean-Claude Talon en tendant la main à toute la famille tennistique. Composition du nouveau bureau Président : Jean-Claude Talon Vice-président : Salifou Daran Secrétaire général : Bernadin Codjo Agossou Secrétaire général adjoint : Bruno Danhouan Trésorier général : Maxime Hodonou Responsable à l’organisation: Deroul Assohoumè 1er Responsable adjoint à l’organisation : Marius Becoudé 2e Responsable adjoint à l’organisation : Issiaka Soumanou 3e Responsable adjoint à l’organisation : Yannick Tohouessou Représentant des arbitres : Dodji Eric Louis Représentante des femmes : Olga C. da Silva Sports 21 juil. 2021


2e édition du tournoi « Ping Temple du son »: Amir Adou et Chancia Lima vainqueurs
La deuxième édition du tournoi « Ping Temple du son » s’est achevée, dimanche 18 juillet dernier à Godomey avec le sacre d’Adou Àmir chez les hommes et Chancia Lima chez les dames. Au total, 96 pongistes béninois et togolais ont pris part à cette compétition qui s’est déroulée en présence de Wei Jun, directeur du Centre culturel chinois de Cotonou et Ferdinand Sounou, président de la Fédération béninoise de tennis de table. Amir Adou chez les hommes et Chancia Lima chez les dames sont les grands vainqueurs de la 2e édition du tournoi « Ping Temple du son », dimanche 18 juillet dernier à Godomey. Au total, 96 pongistes béninois et togolais dont 58 seniors hommes, 21 juniors, 17 dames ont participé à cette compétition qui s’est déroulée en présence de Wei Jun, directeur du Centre culturel chinois de Cotonou et Ferdinand Sounou, président de la Fédération béninoise de tennis de table. Face au Togolais Désiré Acakpo en finale dans la catégorie senior hommes, Amir Adou s’est imposé par le score de 3-1. Victorieux des deux premiers sets, il a eu quelques sueurs froides au troisième set avant d’achever son adversaire au quatrième set (09-11 ; 08-11 ; 15-13 ; 02-11). Chez les dames, vainqueur de Ziadath Akadiri en demi-finale par le score de 3-1, Chancia Lima s’est débarrassée en finale de Linthia Agueh par le score de 3-0. La championne en titre n’a laissé aucune chance à son adversaire tout au long de la rencontre (11-07 ; 11-08; 11-05). Dans la catégorie des juniors, le Togo a pu tirer son épingle du jeu chez les garçons en s’adjugeant le trophée. Cette finale âprement disputée par le Béninois King Amadji et le Togolais Madjid Tchamassa s’est soldée par le score de 2-3 (11-04 ; 10-12; 11-08 ; 12-14 ; 09-11). Passionné de tennis de table, Wei Jun, directeur du Centre culturel chinois de Cotonou a réitéré son soutien aux organisateurs de ce tournoi et à la fédération. Il pense que le niveau de la compétition est encourageant et s’engage à poursuivre son soutien aux acteurs lors des prochaines éditions. Ferdinand Sounou, président de la Fédération béninoise de Tennis de table se félicite de la mobilisation autour de ce tournoi qui révèle les talents. «Nous avons assisté à de bons matchs grâce aux encadreurs qui font un bon travail au niveau des clubs », a-t-il déclaré. Selon lui, les pongistes béninois ont été à la hauteur du tournoi en remportant le premier prix dans deux catégories sur trois. A l’en croire, certains jeunes pongistes comme Chancia Lima et Adou Amir ont réussi à surclasser les habitués comme Ziadath Akadiri et Monday Olabiyi. « Il y a une révolution au niveau du tennis de table béninois avec des jeunes qui défient leurs ainés», a-t-il conclu. Résultats -Catégorie Junior garçons Demi-finale Balogoun Emmanuel # Tchassama Madjid 0-3 Guedou Wislyn # Amadji Kong 1-3 Match de classement Balogoun Emmanuel # Guedou Wislyn 3-0 Finale Amadji King # Tchamassa Madjid (Togo) 2-3 11-04 ; 10-12 ; 11-08 ; 12-14 ; 09-11 -Catégorie dames Demi-finale Lima Chancia # Akadiri Ziadath 3-1 Goussikindé Laurette # Agueh Linthia 0-3 Match de Classement Akadiri Ziadath # Goussikindé Laurette # Agueh Linthia 3-0 Finale Lima Chancia # Agueh Linthia 3-0 (11-07 ; 11-08 ; 11-05) -Catégorie senior hommes Demi-finale Boris Assou # Désiré Acakpo 1-3 Monday Olabiyi # Adou Amir 1-3 Match de classement Monday Olabiyi # Boris Assou 3-0 Finale Désiré Acakpo # Adou Àmir 1-3 (09-11 ; 08-11 ; 15-13 ; 02-11) Sports 21 juil. 2021


Célébration de la Tabaski: Un mouton sacrifié au miséricordieux Allah à Bohicon
Comme partout, la communauté musulmane de Bohicon s’est retrouvée à la place Idi de Zakpo, dans la matinée d’hier du mardi 20 juillet, pour commémorer la Tabaski ou la fête du mouton. C’était autour d'El Hadj Aboubacar Idrissou, imam de la mosquée centrale de Bohicon. Déjà à 9 h, la place Idi de Bohicon était bondée de musulmans venant de tous les quartiers de la commune et d’ailleurs pour sacrifier à la tradition. Comme à l’accoutumée, les fidèles musulmans ont eu droit au "Koutouba", un sermon, et au rappel des comportements que doit avoir un bon musulman pour bénéficier des grâces de la fête. Entre autres, tous les musulmans doivent être en joie, et partager cette joie avec leurs frères, car c’est une fête de partage avec les autres. Ils ont aussi eu droit à un rappel de l’histoire de la fête. En effet, la fête tire ses origines du temps du prophète Abraham à qui Allah le Créateur a réclamé en songe de sacrifier son fils bien-aimé. Le prophète obéit donc et s’apprêtait à immoler son fils quand Dieu lui envoya un bélier qu’il a sacrifié à sa place. A 9 h 20 mm, la séance de prière démarre comme le prescrit le Saint Coran. Elle est dirigée par El Hadj Aboubacar Idrissou, intérimaire de l’imam de la mosquée centrale de Bohicon en pèlerinage à la Mecque. Prière au cours de laquelle il rend gloire à Allah, le plus grand et miséricordieux. Il rappelle à l’assistance qu’il n'y a aucun dieu excepté Allah. Il est le seul et plus grand. Tous les éloges et reconnaissances sont pour lui. « Musulmans, craignez Dieu le miséricordieux, car quand il est en dévotion, sa faveur est toujours sur le croyant », a rappelé l’imam Idrissou aux fidèles présents hier à la place Idi. Après 20 minutes de prières et de prêche, l’Imam Idrissou a procédé à l’immolation du bélier choisi à cet effet. C’est l’instant tant attendu par les fidèles pour rentrer chez eux afin de répéter le même geste et bénéficier des grâces attachées à ce sacrifice de mouton. Après cette immolation, les fidèles musulmans présents se sont donc séparés pour continuer la fête dans les domiciles et quartiers. Société 21 juil. 2021


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