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Nouvelles

Passation de charges à la Cena: Le Conseil électoral dans ses fonctions (Sacca Lafia aux commandes)
Après avoir prêté serment la veille, les membres du Conseil électoral ont pris fonction hier jeudi 15 juillet. La passation de charges entre les anciens commissaires de la Cena et les nouveaux conseillers a été l’occasion pour les uns d’exprimer leur reconnaissance et pour les autres de réaffirmer leur engagement à accomplir leur mission républicaine par l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles. La Commission électorale nationale autonome a officiellement passé le relai au Conseil électoral. Les conseillers sont rentrés dans la plénitude de leurs fonctions. Lors de la cérémonie de passation de charges, la structure de l’institution a été présentée à la nouvelle équipe et les dossiers en instance lui ont été transmis. « Notre mandat prend fin et le vôtre commence. Vous venez prendre le relais pour poursuivre la mission républicaine que nous avons entamée. Comme vous le savez, cette mission consiste à organiser les consultations électorales à bonne date, dans la transparence, la crédibilité et la paix. Il s'agit d'une mission délicate, difficile et semée d'embûches… Vous serez en permanence la convergence d’intérêts divergents, et partant, la cible des critiques de vos amis comme de vos adversaires», prévient Emmanuel Tiando, ex-président de la Cena. Le président du Conseil électoral n’est pas un novice. Il mesure bien l’ampleur de la mission et les corollaires de sa réalisation. « La qualité d'une démocratie se mesure à l'aune de la régularité des élections qui doivent être transparentes et crédibles… Assurer une bonne gestion de la Cena n'est pas une chose aisée. La gestion électorale est toujours délicate et ne doit laisser place ni à la complaisance ni à la légèreté… », va reconnaître le président du Conseil électoral. Face à la délicatesse de la mission, Emmanuel Tiando formule trois recommandations à l’endroit de la nouvelle équipe: « Le respect des textes, la cohésion en votre sein et être à l’écoute de votre conscience». Souhaitant plein succès aux nouveaux conseillers, il les a exhortés à s’inspirer des acquis tout en évitant de commettre les mêmes erreurs. « Je prends l’engagement avec mes pairs, de poursuivre l’œuvre entamée en collaboration avec toutes les parties prenantes », a rassuré Sacca Lafia, président du Conseil électoral. Déjà la nouvelle équipe est focus sur la prochaine échéance électorale: les législatives de 2023 que le président souhaite pacifiques. « Soyez fiers du travail que vous avez abattu », dixit Sacca Lafia En jetant un regard rétrospectif sur le parcours, le désormais ex- président de la Cena soutient que son équipe, en dépit des imperfections inhérentes à toutes fonctions, peut se réjouir d'avoir relevé d'importants défis depuis son installation en juillet 2014. Le premier défi est celui de la mise en service de la Cena devenue permanente et de la mise en place de sa structure organisationnelle pour lui faire remplir sa mission républicaine telle que prévue par le code électoral d’alors. Le deuxième défi, le plus grand et le plus délicat, a été l’organisation régulière d’élections. « Nous avons à notre actif l'organisation de six élections dont deux élections présidentielles, deux élections législatives et deux élections communales avec des succès variables. En effet, si les trois premières élections de notre mandat se sont déroulées sans accroc majeur, les trois dernières se sont déroulées dans un contexte de tensions socio-politiques résultant des divergences entre les acteurs politiques concernant la mise en œuvre des réformes politiques initiées par le gouvernement», a précisé Emmanuel Tiando. Il ajoute : « Ces tensions ont eu un impact négatif dans le déroulement des processus électoraux et à notre corps défendant nous avons fait les frais de ces incompréhensions entre les acteurs politiques au point où notre impartialité a été même mise en doute par une partie de la classe politique oubliant que le rôle de la Céna est d'appliquer la loi ». Mais il n’a pas de quoi se lamenter. Sacca Lafia, président du Conseil électoral a encouragé l’équipe sortante pour son efficacité. « Soyez fiers du travail que vous avez abattu et surtout des grands et importants défis que vous avez relevés. C'est sous votre mandat que la Cena a acquis une légitimité au plan national et international », a laissé entendre le président du Conseil électoral. A l’en croire, les problèmes récurrents qui minaient l’organisation des élections au Bénin ont trouvé des solutions sous cette mandature. Pour l'en témoigner, Sacca Lafia rappelle que depuis 2016, les résultats électoraux sont publiés dans les 48 ou 72 heures. Il note également la qualité de la logistique électorale faisant du Bénin, l'un des pays de la sous-région à démarrer ses élections à l'heure. Le président du Conseil électoral a salué le leadership du président de la Cena et de son équipe. Il reste tout aussi admiratif face à l’adaptation de la Cena aux nouvelles lois électorales. « Comment ne pas saluer avec déférence l’ingéniosité avec laquelle la Cena a su mettre en œuvre le parrainage institué par le nouveau code électoral ! », a-t-il déclaré. Faire mieux ! Faisant le point des acquis, le président de la Céna a évoqué également les formations et expertises mises à contribution pour le renforcement des compétences et la modernisation de l’institution d'une part et d'autre part le renforcement de la Coopération entre la Céna et les institutions de la République. La Céna a pu développer plusieurs stratégies et applications pour faciliter les opérations électorales. Toutes ces diligences ont permis à la Céna de gagner en expertise et en professionnalisme. « Grâce à l'engagement et aux efforts de tous, la Céna dispose désormais d'une expertise en matière de colisage, de convoyage et de déploiement du matériel électoral dans les conditions de sécurité et de diligences requises », se réjouit Emmanuel Tiando. Il a d’ailleurs salué tous les commissaires, les agents électoraux, les collaborateurs, les partenaires techniques et financiers et autres acteurs qui ont appuyé la Cena dans l'exercice de sa mission, et même les détracteurs dont les critiques ont parfois permis à la Cena de corriger les imperfections. Il demeure néanmoins quelques points incommodants qui, précise l’ex-président de la Cena, méritent une attention particulière. Il s’agit notamment de l’inconfort du siège de la Cena, la non-consultation de la Cena dans l’établissement des lois, la non-application du plan stratégique due à l’instabilité des lois électorales, l’insuffisance de la dotation budgétaire, le règlement du statut des agents de la Cena... Actualités 16 juil. 2021


Présidence de la République: Les membres du Conseil électoral prêtent serment
Les membres désignés pour siéger au niveau du Conseil électoral (Ce) ont prêté devant le chef de l’Etat, mercredi 14 juillet, le serment imposé par les textes en vigueur avant leur entrée en fonction. Le chef de l’Etat en a profité pour leur rappeler les attentes placées en eux. Le président Patrice Talon a reçu, mercredi 14 juillet, les serments de quatre membres du Conseil électoral. Koffi Adolphe Djiman, Sacca Lafia, Sanni Gounou et Nicolas Luc Aurélien Assogba ont juré, « de bien remplir fidèlement et loyalement, en toute impartialité et équité » les fonctions qui sont les leurs au sein de cette institution. S’ils étaient quatre à prêter serment, c’est parce que Boukari Adam Soulé, le cinquième membre a démissionné peu après le choix porté sur sa personne. La sobre cérémonie qui a vu les quatre autres membres s’engager à bien remplir leurs obligations s’est ouverte par la lecture de quelques dispositions régissant l’institution par la secrétaire exécutive permanente de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Il s’agit notamment des articles 20, 21 et 24 de la loi 2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral. Lesquelles dispositions indiquent que «le Conseil électoral (Ce) est composé de cinq membres. Ils sont choisis parmi les personnalités reconnues pour leur compétence et leur probité et sont désignés ainsi qu’il suit: un par la majorité parlementaire, un par la minorité parlementaire, un par le président de la République, un par le chef de file de l’opposition et un magistrat en activité ou non désigné en assemblée générale». L’article 21 précise pour sa part que « les membres du Conseil électoral sont nommés par décret pris en Conseil des ministres pour un mandat de cinq ans non renouvelable… sont désignés au plus tard soixante jours avant la fin du mandat des membres sortants…». A cette lecture des dispositions succèdera une autre, celle faite par le secrétaire général du gouvernement et portant sur le décret N°2021-229 du 12 mai 2021 portant nomination des membres du Conseil électoral de la Cena. S’en suivra le serment des membres. Après quoi, le président Patrice Talon adressera quelques mots à leur endroit. Il a d’abord émis le vœu que le cinquième membre qui rejoindra l’institution soit une femme. Pour lui, les membres du Ce prennent « une succession difficile », mais il espère, « comme le Bénin excelle de plus en plus dans l’amélioration de ses performances », qu’en leur sein, « on observera la cohésion… de sorte que la Cena continue d’être notre fierté ». En tout cas, il s’est dit rassuré, au regard du pédigrée de chacun des membres, de leur personnalité et qualités intrinsèques, que l’institution a tout pour réussir et y parviendra. Actualités 15 juil. 2021


Ambassade du Bénin à Paris: Coovi Brice Angelo Dan nommé chef de mission adjoint
Le Conseil des ministres du mercredi 14 juillet a nommé un nouveau chef de mission adjoint à l’Ambassade du Bénin à Paris, sur proposition du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Coovi Brice Angelo Dan est nommé ambassadeur, chef de mission adjoint de l’Ambassade du Bénin à Paris en Conseil des ministres de ce mercredi 14 juillet. Cadre émérite de la maison diplomatie du Bénin, Angelo Dan a exercé par le passé, de nombreuses fonctions qui témoignent de son expertise. Cette nomination vient donc un peu comme pour lui reconnaître à nouveau son aptitude à être au service de la diplomatie de son pays. Sa nomination a été faite sur proposition du ministre Aurélien Agbénonci qui, depuis plusieurs années, milite pour la promotion des jeunes compétents au sein de son département. Le cas de Brice Angelo Dan est loin d’être isolé. Avant lui, bien d’autres jeunes compétences du ministère ont bénéficié de la confiance du patron de la diplomatie béninoise. Sa nomination a été d’ailleurs la seule prononcée au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement . Encadré Curriculum vitae Etat civil Nom : DAN Prénoms : Coovi Brice Angelo Date et lieu de naissance : 23 juillet 1981 à Cotonou (Bénin) Nationalité : Béninoise Profession : Diplomate (Conseiller des Affaires étrangères) Formation 1. Ancien élève de l’Ecole Nationale d’Administration française (ENA), Promotion Jean-Jacques Rousseau (2009-2011). Diplôme obtenu avec la Mention Suma Cum Laude 2. Master II (Professionnel) en communication politique et des institutions publiques de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences de l’Information et de la Communication (CELSA, Paris IV-Panthéon-Sorbonne). Mention Très bien (2011). 3. Certificat d’études diplomatiques (spécialité: Diplomatie multilatérale) de l’Institut Universitaire de Hautes Etudes Internationales (HEI) de Genève (Suisse). Mention : With distinction (2007) 4. Maîtrise en science politique et relations internationales, de la Faculté de Droit et de Sciences politiques de l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin) (2006). 5. Diplôme du cycle I de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) du Bénin, option : Diplomatie et relations internationales, Major de la Promotion 2001-2004. Expérience professionnelle - Depuis le 20 janvier 2020 : Deuxième conseiller (numéro 2), chargé des Affaires politiques, juridiques et multilatérales à l’Ambassade du Bénin à Paris. - Août 2019-Janvier 2020 : Mis à disposition du Cabinet du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. - Septembre 2017-Juillet 2019 : Conseiller politique et juridique (numéro 2) à l’Ambassade du Bénin à Paris (avec juridiction sur le Royaume Uni, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et Monaco). - Août 2013-août 2017 : Conseiller pour les affaires européennes et économiques à l’Ambassade du Bénin à Bruxelles (avec juridiction sur la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et les Institutions européennes) - Mars 2012-Août 2013 : Directeur adjoint du Département des Opérations de Maintien et de Promotion. de la Paix (DOMPP) au Ministère des Affaires étrangères du Bénin. - Septembre 2011-mars 2012 : Directeur adjoint, Assistant du Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères du Bénin. - Novembre 2008-Novembre 2009 : Directeur adjoint, Assistant du Ministre des Affaires étrangères du Bénin (Cabinet du Ministre) - Mars 2007-Novembre 2008 : Rédacteur France et Europe occidentale à la Direction de l’Europe du Ministère des Affaires étrangères du Bénin. - Octobre 2006-mars 2007 : Rédacteur Allemagne et Europe centrale à la Direction de l’Europe du Ministère des Affaires étrangères du Bénin. Distinction - Nomination au grade de Chevalier de l’Ordre National du Bénin (Décret N°2021-242 du 17 mai 2021) Fait à Paris, le 28 juin 2021 Actualités 15 juil. 2021


Développement de la filière mangue: La transformation et la réorganisation du secteur comme atouts
La filière mangue connaît un essor considérable à cause de la vision affichée du gouvernement de valoriser ce produit à l’instar des filières coton, anacarde et l’ananas. Les acteurs qui s'y investissent, se mobilisent pour produire des dérivés de la mangue, grâce à une procédure de transformation que les citoyens de Natitingou dans le nord du Bénin découvrent à la faveur d’un festival de la mangue à l’initiative de la coopérative Yétanri. Le développement de la filière mangue et son organisation préoccupent. À travers divers mécanismes mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, il est à remarquer que cette filière émergente a beaucoup d’avenir, selon Crésius Adisso, directeur de programme au niveau de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) pôle 5. « La filière mangue est une filière émergente qui a un meilleur avenir, mais il y a des défis à relever », affirme-t-il au festival de la mangue de la coopérative Yétanri, un groupement de transformateurs de la mangue basé à Natitingou. Il souligne, entre autres, la lutte contre la mouche des fruits, un grand ravageur qui fait déprécier la qualité des mangues, l’exportation de la mangue sur le marché international, la mise en place d’un plant de qualité à haut rendement, un système d’irrigation à mettre en place dans les plantations de manguier pour produire la mangue tout au long de l’année. Car, indique-t-il, la mangue déclenche sa floraison grâce à un stress hydrique, donc avec cette technique le Bénin peut maîtriser la production de la mangue. « L’autre défi, c’est la transformation de la mangue en plusieurs dérivés. Nous sommes à un festival de la mangue où la question de la transformation a été abordée. Nous avons l’intention de diversifier les produits de la mangue pour qu’un jour on puisse exporter et vendre nos produits de la mangue à l’extérieur », suggère le directeur de programme à Atda pôle 5. C’est ce à quoi s’attellent Angèle Tawari et les membres de sa coopérative des transformateurs de la mangue à Natitingou. « Nous contribuons à la valorisation de la mangue, pour permettre à la population de connaître une autre vue, d’avoir d’autres informations, de découvrir d’autres produits qu’on peut faire avec la mangue. Elle intervient à tous les niveaux de notre consommation, depuis le petit déjeuner jusqu’au dessert en passant par le déjeuner et le dîner », a-t-elle affirmé. Satisfaite de faire savourer des produits comme des beignets de mangue au fonio, des gâteaux de mangue au fonio, des amuse-bouches, des boissons à base de la mangue, des brochettes et des sojas assaisonnés à la mangue, la sauce faite à base de la mangue… à la population. « C’est une manière pour nous de contribuer à la réduction des pertes post-récolte que nous observons chaque année dans nos départements. Les communes de l’Atacora regorgent des meilleures qualités de mangues que nous avons au Bénin, qui sont également recherchées à l’international », a expliqué Angèle Tawari. De multiples opportunités À travers la coopérative, elle veut organiser tous les acteurs qui œuvrent dans la transformation de la mangue, mais aussi mettre en place un maillon qui permettra de facilement affronter les difficultés auxquelles les transformateurs font face, notamment celles liées à l’approvisionnement en matière première de bonne qualité. Selon ses explications, du fait de la quête de gain facile, les producteurs bradent la mangue cueillie de façon précoce au point où elle perd de sa qualité. Elle regrette la détérioration des mangues en lien avec l’absence de moyens techniques pour les mettre en valeur. « À la coopérative Yétanri, nous avons pour objectif de transformer d’obtenir au moins une tonne de mangue séchée, mais nous n’avons pas réussi. Le matériel que nous avons est dépendant de la nature. Ce sont des séchoirs, des déshydrateurs solaires et la production est détruite quand il pleut ou quand il n’y a pas le soleil », souligne-t-elle. Angèle Tawari plaide pour l’appui des partenaires et du Maep afin d’améliorer la production et aussi pour se perfectionner et contribuer à l’économie nationale. Le directeur de programme Atda 5 a rassuré de la volonté politique du gouvernement du président Patrice Talon qui a positionné la filière mangue comme une filière émergente. Il a confirmé que le chef de l’État veut la hisser au même niveau que le coton, l’anacarde, l’ananas. « Cette volonté politique est déjà une opportunité pour les producteurs. Nous avons également le marché international qui existe et qui est demandeur de ces produits. Sur le marché international, la demande ne fait qu’augmenter au jour le jour, d’année en année », confirme Crésius Adisso. Les conditions climatiques idéales pour un développement de la filière mangue au Bénin et l’appui des partenaires qui financent la filière sont des atouts pour amorcer le décollage de la filière. Ainsi, toutes les variétés de mangue sont adaptées au Bénin, mais il y a la variété que le gouvernement est en train de promouvoir pour l’exportation. C’est la variété Kent qui est demandée au plan international. Par Alexis METON A/R Atacora-Donga Société 15 juil. 2021


L’an 1 de la quatrième mandature de Décentralisation: Round d’observation à Lokossa
Gervais Hounkpè Houénou, maire de Lokossa et son homologue d’Athiémé, Saturnin Dansou ont ouvert, dimanche 11 juillet dernier, la série de redditions de comptes initiées par la préfecture de Lokossa en partenariat avec les trois stations de radiodiffusion installées dans le département du Mono. De la participation de son édile à l’émission interactive qui a duré plus de deux heures d’horloge, Lokossa peut retenir que la première année de la quatrième mandature de la Décentralisation a été un round d’observation en attendant la concrétisation des projets de développement promis. « C’est juste douze mois. Nous sommes en train de finir le temps d’observation et place est maintenant aux réalités de développement ». Gervais Hounkpè Houénou a fait, dimanche dernier, cette clarification sur sa première année en tant que maire de la cité des Kotafon sur l’émission radiophonique de reddition de comptes initiée par la préfecture de Lokossa. L’émission qui porte sur l’an 1 de la quatrième mandature de la Décentralisation bouclé, en juin dernier, vise à donner la parole à chacun des six maires du département du Mono pour partager avec les populations ce qui a été fait. Dimanche dernier en compagnie de son homologue d’Athiémé, l’autorité communale de Lokossa, Gervais Hounkpè Houénou, a, à l’entame de l’émission synchronisée sur trois stations de radio, expliqué que les douze mois lui ont servi principalement à prendre ses repères, à observer. « De l’extérieur, soutient-il, ce n’est pas ce qu’on entend, ce qu’on comprend, qui est la gestion de la mairie », fait-il savoir. « Le maire répond à tout, à toute la population et presque au même moment », appuie l’ancien coordonnateur communal du Parti Union progressiste promu à la tête de la commune de Lokossa. Toutefois, de concert avec ses deux adjoints et l’administration communale, le maire Hounkpè Houénou a posé quelques pas sur le chemin du développement. Entre autres, l’ouverture des voies de circulation dans plusieurs quartiers et villages, la salubrité de la ville et la remise en service de nombre de points d’eau potable précédemment tombés en panne. De même, des travaux de clôture sont engagés au niveau de certains arrondissements. Si l’on s’en tient à ses propos, c’est à partir de cette deuxième année de son mandat que le maire et son équipe vont soumettre les populations « aux réalités de développement ». A sa prise de fonction en juin 2020, il avait déclaré : « Nous nous appuierons notamment sur l’heureuse expérience de l’Asso Baobab, célèbre équipe de handball de Lokossa, et ferons du sport un maître mot pour révéler Lokossa dans le Bénin révélé. Nous nous évertuerons à offrir à la commune de Lokossa une salle de spectacle digne du nom avec la contribution de toutes les filles et tous les fils de la commune. Dans le domaine énergétique, nous ferons en sorte que Lokossa soit citée en exemple dans l’utilisation des énergies renouvelables », avait-il promis. Autant de promesses dont la concrétisation, en parallèle avec les investissements du gouvernement, contribuera à coup sûr à renforcer le statut du chef-lieu du département qu’est la commune de Lokossa. Société 15 juil. 2021


Revue à mi-parcours du Pta du Mic: Un taux d’exécution physique de 28,12 %
Le niveau d’exécution physique du Plan de travail annuel (Pta) 2021 du ministère de l’Industrie et du Commerce, à la date du 30 juin, est en baisse par rapport au taux prévisionnel. La revue à mi-parcours du Pta, mardi 13 juillet dernier, a permis aux acteurs à divers niveaux de constater ce retard, d’identifier ses causes et de prendre des résolutions afin de combler les attentes pour les six prochains mois. Au cours des six derniers mois, le ministère de l’Industrie et du Commerce, a enregistré un faible taux d’exécution physique de son Plan de travail annuel (Pta). Les statistiques dévoilées font état de 28,12 % contre 52,68 % attendu. Toutefois, ce taux est légèrement en hausse par rapport à celui de 2020 sur la même période. C’est en partie, ce que relève l’examen au 30 juin, de l'exécution du Plan de travail annuel 2021 du ministère. Un exercice qui a réuni, toutes les parties prenantes, notamment les acteurs de la chaîne des dépenses publiques. A l’ouverture des travaux, la ministre Shadiya Assouman fait noter qu’au-delà de son caractère d’échanges, de partage d’expériences et d’analyse intellectuelle, cette revue vise à rendre compte aux différentes parties impliquées, de la performance du ministère. A l’en croire, il s’agit d’un creuset qui permet au ministère d’évaluer ses réalisations et de prendre des décisions qui lui permettront de finir les six derniers mois avec satisfaction. Bien avant elle, Marcel Djidjoho Hounkonnou, directeur de la programmation et de la prospective (Dpp), a salué le leadership de la ministre qui, ensemble avec son cabinet et le secrétariat général, a veillé sur le processus d’évaluation au premier semestre 2021 du Pta, jusqu’à son terme. Ceci, dit-il, dans le but de s’assurer que tous les acteurs impliqués sont au même niveau d’information et qu’ils partagent la même vision des choses. Pour en arriver à l’analyse de la réalisation des activités prévues dans le Pta au titre du premier semestre de cette année, les participants ont suivi quatre communications dont celle portant sur les résultats globaux de l’exécution du Pta. Ce qui leur a permis de relever, entre autres, le faible niveau d’exécution physique, de comparer les prévisions aux réalisations afin d’en déterminer les écarts, d’apprécier les niveaux d’exécution physique et financière du Pta, d’identifier les difficultés rencontrées, de même que les mesures correctives qui s’imposent de manière à améliorer la mise en œuvre du Pta pour le reste de l’année. Actualités 15 juil. 2021


Fête nationale de la France: Le message de Marc Vizy à ses compatriotes
Dans le cadre de la célébration de la fête nationale de la République française, Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin a souhaité sur sa page Facebook, une bonne fête à ses compatriotes et aux amis de la France vivant Bénin. À travers un communiqué de presse publié hier mercredi 14 juillet, il est revenu sur la crise sanitaire qui secoue actuellement la planète et les priorités du partenariat entre le Bénin et la France dans plusieurs domaines. Abordant le sujet de la crise sanitaire de la Covid 19, Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin a rendu hommage aux 111 353 Français morts de la maladie depuis le début de la pandémie. Ici au Bénin, il a aussi salué le dévouement exemplaire du médecin référent du poste de même que les autorités béninoises pour leur disponibilité et leur efficacité. Il ajoute que la belle solidarité qui s’est exprimée entre le Bénin et la France en matière sanitaire se manifeste dans bien d’autres domaines. Ces partenariats divers, selon lui, découlent de l’histoire et expriment la profonde amitié qui lie les deux pays, la confiance qu’ils ont l’un envers l’autre et traduisent le partage de certaines valeurs comme le multilatéralisme. Il précise que cette confiance trouve peut-être sa traduction dans le domaine de la sécurité. Marc Vizy note que le Bénin et la France ont la même volonté de ne pas laisser se propager le terrorisme dans la région. « Le dispositif militaire français contribue à la formation de centaines de soldats béninois», souligne-t-il. Climat des affaires propice Une autre priorité du partenariat entre le Bénin et la France est le développement durable. L’ambassadeur de France près le Bénin indique que l’Agence française de développement appuie les efforts du ministère de l’Energie pour favoriser l’accès de plus en plus de Béninois à l’électricité avec la construction de grandes centrales solaires ou le déploiement de lignes de transport d’électricité. La richesse principale du Bénin est la jeunesse et l’énergie de sa population. Le gouvernement béninois, à l’en croire, est pleinement engagé pour faire de cette jeunesse un réservoir de compétences et la France apporte sa contribution notamment avec le lycée français Montaigne qui accueille chaque année plus de 1 100 élèves, la France qui accueille plus de 3 500 étudiants béninois, et la construction de centaines de classes de collèges ainsi que la formation de milliers d’enseignants. En matière de recherche, il fait savoir que de nombreux partenariats sont à l’œuvre entre les laboratoires béninois et des universités françaises ou des centres de recherches dont l’Ird et le Cirad qui sont présents au Bénin. Ensuite, s’il est un domaine où le partenariat entre le Bénin et la France s’exprime de la manière la plus emblématique, c’est bien la culture. Il indique que le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade mène plusieurs projets d’envergure avec le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts notamment pour accompagner la restitution, avant la fin de l’année, à l’Etat Béninois, de 26 œuvres des palais royaux d’Abomey. «La décision du président Macron de permettre ce type de restitution trouvera, avec l'opération, sa première traduction d’envergure. L’entretien de ces liens forts entre nos deux Etats n’est pas l’apanage des seuls pays. D’autres acteurs y concourent tout aussi profondément à savoir les collectivités locales avec plus de 30 coopérations actives entre des communes béninoises et des communes françaises, les nombreuses Ongs françaises qui conduisent leurs projets avec des partenaires au Bénin, les volontaires français qui consacrent leur temps à des projets humanitaires ou de développement et enfin, les entreprises françaises nombreuses au Bénin qui y trouvent un climat des affaires propice au développement de leurs activités et y créent donc des emplois », a-t-il ajouté. Actualités 15 juil. 2021


Supposée crise à la Febams: La part de vérité de la Famad
La Fédération des artistes musiciens de l’Atacora et de la Donga (Famad) ne partage pas les avis de certains acteurs culturels à l’égard de la direction générale du Fonds des arts et de la culture. Dans une déclaration rendue publique, ce mardi 13 juillet, ce regroupement d’artistes du nord Bénin dénonce ces actes qui discréditent le secteur artistique. La Fédération des artistes musiciens de l’Atacora et de la Donga (Famad) donne de la voix et se désolidarise des agissements contre la direction générale du Fonds des arts et de la culture. Intervenant suite à la supposée crise au sein de la Fédération béninoise des artistes musiciens du septentrion (Febams) dénoncée par certains artistes, la Famad indique que les acteurs culturels du nord ne sont pas en crise. Les membres de la Famad sont plus que jamais solidaires et unis pour le développement de leur secteur. Ces derniers soulignent qu’ils ne se reconnaissent pas dans la supposée crise évoquée par certains acteurs de la région septentrionale du Bénin. « Nous n’en savons rien et ne sommes pas concernés. Rien en tout cas qui atteigne ce niveau de malaise décrié », explique Bernadette Jolianne Betty Souhingah, présidente de la Famad. Pour rappel, la Fédération béninoise des artistes musiciens du septentrion (Febams) enregistre actuellement des démissions, signe de ce que les membres ne partagent pas la gestion qui y est faite depuis sa création, malgré les nombreuses dénonciations. Une situation qui impacte négativement le développement des acteurs en l’occurrence ceux réunis au sein de la Fédération des artistes musiciens de l’Atacora-Donga qui s’estiment marginalisés et laissés pour compte depuis des années. Toutes choses qui justifient l’engagement des responsables de plusieurs associations de l’Atacora-Donga qui ont choisi d’être désormais indépendants en créant leur faîtière dans les deux départements. « Par ailleurs, nous sommes indignés de savoir que ces démissions n’amènent pas les responsables de la Febams à faire une introspection. Quel serait l’intérêt d’une tierce personne à faire tomber un creuset d’acteurs culturels ? Pour nous, aucun. Donc nous venons à travers cette note, nous indigner contre les sous-entendus relatifs à la présence de mains invisibles dans la crise que traverse la Febams. La Famad se désole d’ailleurs que le nom de la direction générale du Fac soit mêlé à toute cette histoire alors qu’elle œuvre inlassablement pour l’épanouissement des acteurs culturels du Bénin », a déclaré Bernadette Jolianne Betty Souhingah, présidente de la Famad. « Pour conclure, sachez que la naissance de notre creuset est le résultat de nombreuses années de travail de longue haleine. Que les détracteurs arrêtent de distraire les Béninois sous prétexte que la culture va mal. En fait, le secteur culturel ne se limite pas qu’à une seule fédération», a-t-elle souligné. Par Alexis METON A/R Atacora-Donga Culture 14 juil. 2021


Laurent JIMAJA: Un maire suisse, originaire du Bénin
Premier maire suisse d’origine africaine à diriger, en 2015, une commune du Canton de Genève, Laurent Jimaja se définit comme « un citoyen du monde qui a eu la chance de naître en Afrique ». Passionné depuis sa plus tendre enfance de l’environnement, c’est sous la bannière des Verts qu’il vit pleinement et naturellement son engagement. Le renouvellement de la confiance de ses concitoyens au travers d’un second mandat – il a été réélu au premier tour des élections de 2020 lui permet de poursuivre la gestion, entre autres, de l’aménagement du territoire, de la transition écologique et sociale de la commune qui possède le plus grand nombre de projets d’aménagement en Europe. Avec son casque vert-pomme vissé sur la tête, l’élu du Grand-Saconnex circule à vélo dans les rues de l’agglomération rassemblant plus de 12 000 habitants, originaires des cinq continents. Quand on l’aperçoit, de bon matin, on ne peut s’empêcher de fredonner la chanson interprétée par Yves Montand… à bicyclette…car c’est là le moyen principal de déplacement utilisé par Laurent Jimaja. Petite commune aux allures de mégapole Située dans le Canton de Genève, ville de dialogue où est installé l’Office européen des Nations Unies, les 4,38 km2 du territoire sont en pleine mutation. En dehors du fait que sa population a triplé depuis les années 60, le Grand-Saconnex rassemble sur son territoire l’aéroport international de Cointrin, une gare, le Palais d'exposition et de congrès, Palexpo, la plus grande salle de spectacle de suisse romande, L’Arena (9.500 personnes), et plusieurs grandes artères par lesquelles transitent les flux de frontaliers résidant dans le département de l’Ain (France) voisin, et de Suisses. Ce point de passage est au cœur du changement. En effet, des travaux titanesques, entrepris en 2019, permettront de fluidifier, d’ici 2025, le trafic grâce à une nouvelle jonction autoroutière, une nouvelle route passant sous le vieux village et un tram desservant tant Genève que la ville française de Ferney-Voltaire. Un quartier international Berceau de16 missions diplomatiques ainsi que de plusieurs organisations internationales telles que le Conseil Œcuménique des Eglises, l’Union Interparlementaire (Uip) et l’Union Européenne de radio-télévision (Uer/Ebu), la commune du Grand-Saconnex a adopté le Bénino-suisse qui courait toujours « derrière ce qui pouvait rendre les gens heureux car son seul bonheur ne lui suffisait pas, et celui des autres ne prétérite pas le sien». Il occupe des fonctions où il peut donner libre cours à son don de soi. Ses électeurs, les Saconnésiens, apprécient sa force tranquille et sa passion qui permettent de développer la commune sans dénaturer son esprit, tout en ne perdant pas de vue le bien-être de ses habitants. Être un élu est « une reconnaissance ultime de son appartenance à la communauté», selon Laurent Jimaja. Importance d’être un modèle Arrivé en Suisse en 1989, par amour, pour passer des vacances auprès de sa dulcinée, deux enfants et 32 ans plus tard, Laurent Jimaja est toujours là. Malgré l’envie permanente de rentrer au Bénin pour s’engager sur la terre de ses ancêtres, la priorité a toujours été l’éducation de sa progéniture. La disparition de son père, l’évolution de l’Afrique, lui firent comprendre qu’un jour, il pouvait être trop tard. Il commença aussi à se préoccuper du modèle qu’il représentait aux yeux de ses fils et réalisa « qu’à part jouir de la vie dans un rythme métro-boulot-dodo, il ne faisait pas grand-chose». Ce fut le déclic pour « vivre sa citoyenneté», s’occuper du présent en respectant le passé et « être à l’écoute d’une jeunesse préoccupée par son avenir, en ces temps chahutés ». Être élu à l’exécutif a entraîné « une fierté particulière car c’était l’aboutissement de plusieurs campagnes effectuées au niveau de la Commune du Grand-Saconnex et du canton de Genève». Ce parcours constitue aussi «une contribution à l’éducation de ses enfants et à celle de tous les jeunes, qu’ils soient d’ascendance immigrée ou non»; « il prouve qu’il est possible de casser le plafond de verre ».
Engagement citoyen
Son intérêt pour l’écologie remonte à son enfance au Bénin où, tout jeune, il se sentait «angoissé par l’accumulation des déchets, l’abandon des batteries et des bouteilles en verre sur les tas d’ordures ménagères ». Sa formation au Sénégal, alliant études d’économie et sciences de l’environnement constituait, à ses yeux, un cursus justifié «pour s’assurer de la capacité d’optimiser les ressources ». On comprend mieux son engagement chez les Verts qui apparaît comme une démarche tout à fait naturelle. C’est donc sous les couleurs du parti écologiste qu’il obtient une majorité absolue au 1er tour des élections municipales de 2020, lui permettant d’effectuer un second mandat. Considérant qu’aujourd’hui nous sommes tous « citoyens du monde », car nous vivons dans « un village planétaire» où « ce qui arrive chez l’autre peut avoir un impact sur notre propre existence », on ne peut donc ignorer l’autre.
Besoin de transmission
Également président de la section genevoise de Swissaid-Genève, Fondation helvétique fortement impliquée dans la coopération pour le développement, Laurent s’est considéré, au temps de sa jeunesse, comme faisant partie d’un groupe privilégié. «Mon père était fonctionnaire, il avait un salaire ». La plupart des gens du quartier de forgerons où résidait la famille, devaient se débrouiller et vivre au jour le jour. « Nous vivions sur un îlot au milieu d’une mare de misère », raconte Laurent. Il prend conscience des inégalités et considère que ces personnes ne sont pas protégées. Plus connu par les anciens d’Abomey sous le prénom de « Bienvenu » ou par son cercle d’intimes sous le surnom de «Bilau», l’élu suisse aime s’impliquer lors de ses séjours au Bénin en organisant des causeries autour de grands thèmes tels que l’urbanisation, l’environnement, la gestion de l’eau, le lien entre économie et écologie… Œuvrer au développement, c’est contribuer à la construction d’un monde de Paix car qui est heureux, ne rêve pas de se battre ni de s’exiler.
Encadré
Commune du Grand-Saconnex
Selon l’Office fédéral suisse de la statistique, les 4, 38 km2 de la commune sont composés de 83,8 % d’habitations ou d’infrastructures, 14,2 % de terres agricoles et 2,1 % de surfaces boisées. La commune est située sur la rive droite du canton de Genève. Le Conseil administratif est composé de 3 conseillers, dont l’un est nommé maire pour une année. La législature est de 5 ans. Le Grand-Saconnex est jumelé avec la ville bretonne de Carantec (France) depuis 1976. CITATIONS - « Je suis un citoyen du monde qui a eu la chance de naître en Afrique» - « Je suis locataire d’un corps, dont le bail est résiliable à tout moment: il me faut donc faire les choses qui me tiennent à cœur car ça peut s’arrêter subitement» - « Je courais toujours derrière ce qui pouvait rendre heureux car mon seul bonheur ne me suffisait pas » Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse)
International 14 juil. 2021


Cérémonie d’intronisation à Dékanmè: Sa majesté Kpofon Zoudanhoun, nouveau roi
Le royaume de Dékanmè dispose désormais d’un nouveau roi. Il s’agit de Sa majesté Kpofon Zoudanhoun. Il a été intronisé par ses pairs, samedi 10 juillet dernier en tant que 15e roi de la dynastie royale Agbatonon-Ahansou. « Au nom de notre illustre ancêtre Adjahouto, au nom des entités traditionnelles du Bénin et en vertu des pouvoirs hautement sacrés qui nous sont conférés, nous vous intronisons roi de Dékanmè. Au nom de nos illustres ancêtres et rois du Bénin, au nom des anciens rois de Dékanmè, au nom des anciens rois d’Allada et en vertu des pouvoirs hautement sacrés qui nous sont conférés, nous vous intronisons roi de Dékanmè. Que la paix soit avec vous ». C’est par cette litanie que le collège des rois présents a intronisé Sa majesté Kpofon Zoudanhoun, sacré roi de Dékanmè. Il devient ainsi le 15e roi de la dynastie royale Agbatonon-Ahansou, 30 ans après le décès de son prédécesseur. Drapé d’un pagne tissé de couleur jaune, il a suivi pas à pas, le processus qui fait de lui le tout nouveau roi. Il a été ensuite installé sur le trône de son prédécesseur suivant la tradition, et a reçu les attributs royaux que sont les sandales royales, le tabouret royal, le grand pagne et les récardes. Au terme de l’intronisation, le collège des rois du Bénin avec à sa tête Sa majesté Kpodégbé Lanmanfan, roi d’Allada et président du Haut conseil des rois du Bénin, a imploré les bénédictions royales, ancestrale et divine sur le nouveau roi et lui a souhaité un long et prestigieux règne sur le trône hautement sacré de ses ancêtres. Historique Revenant sur l’historique du royaume, Germain Sossou, régent et président du Conseil de gestion du palais royal de Dékanmè, rappelle que les ancêtres de Dékanmè sont venus d’Adja-Tado pour s’installer dans une grande palmeraie entourée d’une grande forêt, à la recherche d’eau à boire. Ces derniers ont trouvé refuge dans cette palmeraie où leur séjour a été très long pour cinq raisons principales à savoir: la disponibilité de l’eau à boire, la recherche de la sérénité, la fertilité de la terre sur laquelle ils étaient, l’abondance des animaux dans la forêt et la présence des poissons dans le lac Ahémé. Après plusieurs années, souligne-t-il, ils ont décidé de s’en aller à l’exception du prince d’Adjahouto, Agbatonon-Ahansou qui est resté et a fondé ainsi la cité historique de Dékanmè en 1560. Le régent précise que c’est grâce à ce dernier que Dékanmè a un palais, un trône et une dynastie royale. A sa suite, Alphonse Sossou, secrétaire général du comité d’organisation a indiqué que le palais royal de Dékanmè était un véritable laboratoire des idées, de fraternité et de paix. Ensuite, ce palais était le point à partir duquel la parole de Dieu s’est propagée dans la région et enfin, la cité historique de Dékanmè a joué un rôle important en faveur des captifs en transit avant leur acheminement vers les marchés d’esclaves de Ouidah. Présent à cette cérémonie, Gilbert Déou Malè, directeur du Fonds des arts et de la culture, a félicité les organisateurs pour cette riche cérémonie d’intronisation qui marque le début d’un nouveau règne. Au nom du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, il a réitéré le soutien du gouvernement et du chef de l’Etat, Patrice Talon, aux organisateurs pour la restauration et la promotion des valeurs culturelles. Culture 14 juil. 2021


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