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Nouvelles

Docteur Romaric Massi Mahoutondji, hématologue au sujet de l’hémophilie: « Nous avons besoin de plus d’appui pour sauver des vies »
Au Bénin, on dénombre au moins 1500 hémophiles en lutte permanente avec le mal. Une statistique non moins importante qui engage les spécialistes dans une course contre la montre. Romaric Massi Mahoutondji, hématologue au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga, explique dans cet entretien les origines de cette maladie, ses manifestations de même que les moyens de traitement. Il appelle également à l’aide les autorités et les Ong pour arrêter la saignée.
Qu’est-ce que l’hémophilie ?
L’hémophilie est une maladie héréditaire. Elle est transmise des parents à leurs enfants. Il s’agit d’une mutation au niveau du gène qui code la synthèse d’un certain nombre de facteurs de la coagulation. Les facteurs les plus incriminés sont les facteurs 8 et 9 et le gène responsable est sur le chromosome X. L’hémophilie est une maladie constitutionnelle due à un déficit de facteur de coagulation qui est l’ensemble des mécanismes qui concourent à l’arrêt des saignements. Lorsqu’on se blesse, les vaisseaux se rompent, le sang sort et lorsque ce sang sort, il faut pouvoir fabriquer un caillot pour l’arrêter. Pour fabriquer ce caillot, on a besoin de plaquettes et d’un peu de substance comme du ciment pour pouvoir colmater les parois des vaisseaux. Et, c’est cette colle qu’on appelle facteur de la coagulation qui se trouve dans le sang. Dans l’hémophilie, c’est cette colle qui manque.
Combien de types d’hémophilies existe-t-il ?
Il y a deux principales colles qui peuvent manquer à savoir les colles n°8 et 9. Lorsque la colle n°8 manque, on parle d’hémophilie A et lorsque la colle n° 9 manque, on parle d’hémophilie B. L’hémophilie A est quatre fois plus fréquente que l’hémophilie B. Si vous êtes hémophile, vous êtes certainement né avec la maladie et vous allez certainement vivre et mourir avec la maladie.
Pourquoi les hommes font la maladie et les femmes sont uniquement conductrices ?
Chez les garçons, le chromosome sur lequel se trouve l’anomalie est le chromosome X qui est un chromosome sexué. Chez l’homme, on a un chromosome XY or chez la femme, on a deux chromosomes XX. Lorsque vous avez un seul chromosome X qui est malade, vous allez forcément faire la maladie. Par contre chez la femme, lorsqu’un chromosome X est malade, le second travaille. C’est dire que le deuxième compense le premier. Mais il peut arriver aussi, chez une femme, que le deuxième chromosome soit inactivé pour d’autres raisons. De façon rare, une femme peut également présenter les manifestations d’une hémophilie.
Quelles en sont les manifestations ?
Les manifestations de l’hémophilie vont commencer très tôt chez l’enfant. En général au moment de l’apprentissage de la marche. Lorsque l’enfant apprend à aller à quatre pattes, c’est en ce moment qu’il va commencer par cogner le pied contre le sol ou contre le mur, ce qui cause des saignements, notamment au niveau des articulations. L’enfant peut saigner dans le coude, le genou ou la cheville. En ce moment, l’articulation se gonfle, devient chaude et douloureuse. C’est le premier signe. L’autre manifestation, c’est le saignement par le nez. Il y a certains enfants, lorsque vous leur brossez les dents, le sang commence par sortir. Il y en a d’autres qui peuvent aussi saigner dans le muscle ou au moment de la circoncision.
Quels sont les traitements disponibles pour cette maladie ?
Il y a plusieurs types de traitements. C’est le plasma fait congelé qui contient un peu de facteur de coagulation. En injectant ce plasma au patient hémophile, on arrive à régler un peu les saignements et à les faire arrêter mais ce plasma n’est pas très riche en facteur de coagulation. Alors, on est obligé d’avoir d’autres types de traitements. Le deuxième type de traitement est le concentré de facteur de coagulation. Lorsque vous injectez le facteur de coagulation au malade, dans les minutes qui suivent, le saignement doit s’arrêter. Mais cela coûte très cher et le patient doit prendre deux à quatre boîtes dans la même journée, alors qu’avec le plasma, vous êtes obligé d’ajouter beaucoup de poches avant de pouvoir arrêter le saignement.
De quoi avez-vous besoin concrètement ?
On a besoin de plus d’appui gouvernemental et d’Ong pour pouvoir sauver des vies. Au Sénégal, les spécialistes reçoivent des dons, mais eux-mêmes en achètent pour leurs hémophiles. Donc, c’est le deuxième type de traitement c’est-à-dire le facteur de coagulation qui est le traitement le plus efficace, mais qui est très cher et difficile d’accès. La fédération mondiale qui nous donne des flacons ne nous prend rien. Et nous-mêmes devons faire l’effort pour soutenir les patients afin qu’ils puissent en acheter plus.
Quelles actions menez-vous à l’endroit des partenaires et autres ?
Nous faisons aussi des sensibilisations à deux niveaux. Des sensibilisations pour le diagnostic de l’hémophilie parce qu’à peine 10 % des patients sont diagnostiqués en Afrique. Au Bénin, nous avons au moins 1 500 hémophiles, mais actuellement dans notre corps de suivi, nous avons à peu près 150. Nous descendons dans les écoles pour entretenir les enfants sur le mal afin qu’ils puissent informer leurs parents. L’année dernière, nous avons fait une série de plaidoyers à l’endroit du Cnhu, du ministère de la Santé et d’autres partenaires pour les inviter à venir nous soutenir pour la prise en charge des patients. Entre le plaidoyer et la décision de nous accompagner, il y a un pas. Le pas est qu’il faut que les partenaires puissent mobiliser de l’argent. Une fois que l’argent est mobilisé, ils pourront le mettre à notre disposition. Nous attendons toujours que les gens nous viennent en aide pour ça. Mais aussi, le message fort qu’il faut lancer, c’est qu’il faut pouvoir diagnostiquer tôt le mal.
Santé 06 mai 2021


Gestion rationnelle de la transhumance au Bénin: Une étude lancée sur les potentialités fourragères
Disposer d’un outil fiable pour une meilleure gestion des ressources alimentaires du bétail transhumant. C’est la finalité de l’étude financée par l’Uemoa et qui porte sur l’évaluation des potentialités fourragères au Bénin. Ladite étude a été lancée, mardi 4 mai dernier, par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche à l’occasion d’un atelier de cadrage qui a réuni les différentes parties prenantes. 16 mois pour disposer de statistiques exactes sur la disponibilité des ressources fourragères au Bénin, connaître les lieux de concentration, préciser l’effectif des ruminants…; l’étude de l’évaluation des potentialités fourragères au Bénin est ainsi lancée. Pour Akpo Yao, directeur de l’Elevage, cette étude marque une nouvelle ère dans la dynamique de gestion des ressources alimentaires du bétail sur parcours naturel. A l’en croire, l’effectif des ruminants au Bénin est estimé à 2 millions 500 mille têtes de bovins et 3 millions de têtes de petits ruminants. « Leur alimentation est constituée à plus de 80 % de fourrages et la recherche des ressources fourragères est l’un des principaux facteurs qui conduisent les éleveurs à effectuer des déplacements réguliers. Une bonne gestion de la mobilité du bétail passe aussi par une meilleure connaissance des potentialités fourragères », a expliqué Yao Akpo. L’étude vient donc à point nommé pour contribuer à régler les risques et difficultés liés à la transhumance. Gaston Zossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, s’est réjoui que cette étude se tienne dans le cadre de l’adoption par le Bénin de la sédentarisation des espèces ruminantes. Car le Bénin entend assurer une gestion plus rationnelle des ressources pastorales en se basant sur les potentialités naturelles. Cela explique l’intérêt de l’Exécutif béninois pour l’évaluation des potentialités fourragères au Bénin. Yawovi Bathassi, Représentant résident de l’Uemoa au Bénin, a d’ailleurs salué le gouvernement béninois pour l’aboutissement des formalités de mise en œuvre de cette étude. Il rassure: « La commission de l’Uemoa s’engage à porter une attention particulière à l’évolution et aux résultats des études ». Il n’est pas question que les chiffres soient biaisés ou que les travaux soient bâclés. Le ministre Gaston Dossouhoui a invité les experts à une étude approfondie pour des résultats fiables. Dans le cadre des travaux, des équipes seront déployées sur le terrain pour rassembler les données nécessaires. Il est prévu, entre autres, des séances de renforcement de capacités sur les techniques de collecte de données et la mise en place d’un système de suivi-évaluation.
Une étude déterminante
Depuis quelques années, l’élevage des ruminants est confronté à des difficultés dans la sous-région ouest-africaine du fait de l’état de plus en plus dégradé et incertain des ressources. Ce qui impacte la survie du bétail. Préoccupé par le sujet, la Commission de l’Uemoa a accordé un financement à hauteur de 300 millions francs Cfa à l’ensemble des trois pays côtiers que sont le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire pour réaliser des études sur les potentialités fourragères. Il est question, indique Yawovi Bathassi, de disposer d’un outil fiable pour une meilleure gestion des ressources alimentaires du bétail transhumant. Pour Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, il s’agit d’un chantier très attendu. L’autorité rappelle que les crises pastorales récurrentes, depuis quelques années, ont atteint des proportions inquiétantes. L’incertitude autour des ressources alimentaires et les perturbations climatiques aggravent la situation en ce sens qu’elles impactent la production des ruminants dans la région en général et au Bénin en particulier. Cette étude est donc déterminante pour la bonne gestion de la transhumance. « Avec les résultats de cette étude, nous aurons une idée nette des potentialités fourragères afin d’éviter les concentrations inutiles de bétail dans les zones inappropriées. Ce qui va réduire les conflits entre agriculteurs et éleveurs qui, ces dernières années, ont été récurrents», a ajouté Nassirou Lawani, président de la Plateforme nationale des organisations paysannes et des producteurs agricoles du Benin.
Société 06 mai 2021


Implantation d’entreprises industrielles à Ouidah: Les élus communaux sensibilisés sur leur rôle
L’implantation des entreprises industrielles répond à des normes auxquelles toute unité de production doit se soumettre. C’est pour mieux faire comprendre ces normes aux élus locaux de la commune de Ouidah et les sensibiliser sur leur rôle qu’une séance d’échanges a eu lieu, le mercredi 05 mai à l’hôtel de ville de la localité. C’est une initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce. Les formalités à remplir pour l’installation des unités industrielles dans l’Atlantique et le Littoral mobilisent les élus communaux de Ouidah. Sur initiative de la direction de l’Industrie et du Commerce dudit département, ils ont bénéficié d’une séance d’échanges et de sensibilisation, ce mercredi, sur leur implication dans ce processus. L’intérêt de ces unités au développement économique est indéniable, mais elles ne peuvent être installées sur un coup de tête. « Nul doute que le développement de notre commune passe par l’installation des industries », assure Sabine Fourn, deuxième adjointe au maire de la commune de Ouidah. Ces industries sont aussi une réponse au chômage des jeunes. Pour qu’elles leur profitent pleinement, il faut veiller à l’ordre dans le domaine. « La ville de Ouidah connaît des difficultés à l’emploi des jeunes. Ces unités industrielles sont les bienvenues. Mais elles ne peuvent être installées sans des préalables. Il est capital que les administrations soient informées de l’installation des industries, de leur apport au développement et leurs lieux d’implantation. Elles ne peuvent s’installer anarchiquement dans la commune. Pour qu’elles soient optimales, elles doivent s’enquérir des formalités inhérentes à leur installation », indique Sabine Fourn. Selon Hermine Hodonou Savi, directrice départementale Atlantique-Littoral de l’Industrie et du Commerce, cette séance est indispensable pour mieux toucher les brebis galeuses par le biais des élus locaux. « Lorsque la direction de l’Industrie et du Commerce auditionne les promoteurs d’unités industrielles du département, elle constate qu’ils n’ont souvent pas les autorisations définitives qui devraient être délivrées par les institutions intervenant dans la chaîne. Certains s’installent clandestinement », relève-t-elle. La sensibilisation des élus communaux constitue une arme essentielle pour remettre les pendules à l’heure. « Nous voulons faire comprendre aux élus locaux leur rôle dans le processus d’implantation des unités industrielles afin qu’ils touchent du doigt les atouts qui reviennent à chaque commune dans ce processus », explique-t-elle. Le respect des directives indiquées à cette séance d’information et d’échanges par les participants sera très bénéfique pour Ouidah en ce sens qu’elle inspirera d’autres promoteurs d’industries au respect des normes et apportera de la plus-value à la commune.
Quelques textes liés au secteur
Cette séance d’information et d’échanges a permis aux élus locaux d’en savoir un peu plus sur les textes qui encadrent le secteur industriel. Mieux, les dispositions sont prises par les promoteurs d’unités industrielles, moins on enregistre des casse-tête dans le futur. D’où les préalables à observer pour être à l’abri d’éventuelles difficultés. Elie Santos, directeur général du Développement industriel, s’attarde sur la règlementation en la matière. Entre autres, l’arrêté N°016/Micpe/Dc/Sg/Ddi/Sa du 23 février portant conditions de réalisation de projets industriels en République du Bénin », la « loi N°2017-07 du 19 juin 2017 fixant le régime des zones économiques spéciales en République du Bénin », et la « loi N°2020-02 du 20 mars 2020 portant Code des investissements en République du Bénin ». La conformité à ces dispositions permettra aux promoteurs d’industries d’exercer dans les règles de l’art .
Société 06 mai 2021


Promu chef de file de l’opposition: Les quatre défis majeurs de Paul Hounkpè
Le colistier d’Alassane Soumanou dans la course à la présidentielle du 11 avril dernier arbore désormais la toge de numéro 1 de l’opposition au Bénin. Presque euphorique, Paul Hounkpè a livré ces dernières heures, ses premières impressions après avoir reçu ce qui semblait lui revenir de droit. Mais cette euphorie ne doit pas lui faire perdre de vue certaines obligations sans lesquelles son mandat de chef de file de l’opposition ne sera que fiasco. L’ancien ministre de la Culture s’en tire à bon compte. Désormais chef de file de l’opposition, Paul Hounkpè devient une personnalité politique forte dont la parole et les actions compteront pour beaucoup dans l’arène politique nationale. Le secrétaire exécutif national de Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) est nommé chef de file de l’opposition dans un contexte particulièrement difficile. Ce qui, ipso facto, lui impose des défis, pour ne pas dire de nouveaux chantiers qui se greffent sur ses attributions ordinaires de porte-voix des opposants dans le pays. Le premier défi du chef de file de l’opposition, c’est de travailler à fédérer les énergies dans son propre camp. Les Forces cauris pour un Bénin émergent constituent une famille politique avec des clans antagoniques et des divergences. Elles couvent des contestations en leur propre sein. Pis, le parti est allé, divisé à la dernière présidentielle et s’en est sorti fort heureusement avec un taux de 11 % qui sonne plutôt comme un score glorieux. Dans ces conditions, le tout nouveau numéro 1 de l’opposition a l’obligation de faire taire les grognes dans sa famille politique pour enfin y ramener la paix et la quiétude. Ne pas le faire, c’est faire courir le risque d’une faillite à ce parti qui fait aujourd’hui figure de principale force de l’opposition dans le pays. Le chef de file de l’opposition doit également travailler à soigner l’image des forces politiques ne soutenant pas l’action du gouvernement. L’opposition politique au Bénin, surtout l’aile considérée comme radicale a aujourd’hui une image écornée du fait des évènements préélectoraux d’avril dernier. On lui impute des actes de violence et même de terrorisme. La plupart de ses responsables sont en détention préventive en attendant de répondre des faits mis à leur charge. En attendant celui qui se veut le répondant des entités de l’opposition auprès du gouvernement doit travailler à corriger cette image que présentent aujourd’hui les opposants au régime de Patrice Talon.
Une force de propositions
Si Paul Hounkpè ne parvient pas à faire parler l’opposition politique d’une même voix au Bénin, il passerait à côté de son mandat. C’est un secret de polichinelle aujourd’hui que l’opposition politique dans le pays est partagée entre plusieurs clans et camps antagoniques qui se tournent le dos alors qu’ils sont censés porter la même cause. Dans ces conditions, la perche de Hounkpè doit toucher chacun de ces camps et être en mesure de porter leurs souhaits et suggestions en direction des pouvoirs publics, les défendre par tous les moyens et même tout mettre en œuvre pour y apporter satisfaction. Et c’est bien là, le troisième défi qui s’impose au chef de file de l’opposition. Enfin, le chef de file de l’opposition bénéficie de nombreux avantages certes, mais cela ne doit pas lui donner l’impression d’un assujettissement ou d’une redevabilité vis-à-vis de l’Exécutif. Bien au contraire, il doit se donner l’étoffe non pas du contestataire à tout vent, mais se mettre dans la posture d’une force de propositions, d’une entité de contre-pouvoir dont les analyses, les observations, les remarques et les critiques permettront d’améliorer la gouvernance économique, politique et sociale du pays. Si Paul Hounkpè en vient à faillir sur l’un de ces chantiers, il passera à côté des attentes placées en lui dans un système politique où l’opposition, à force de querelles de clocher, a réussi à minimiser son potentiel et réduire ses chances de prendre une part active à la gestion du pays face à un pouvoir dont le nombre d’admirateurs et de sympathisants ne cesse de croitre.
Actualités 06 mai 2021


Centre des impôts des moyennes entreprises de l’Ouémé/Plateau: Des bâtiments pour améliorer les conditions de travail
Le Centre des impôts des moyennes entreprises (Cime) des départements de l’Ouémé et du Plateau quitte désormais la location pour ses propres locaux à Porto-Novo. Le joyau a été officiellement mis en service le mercredi 5 mai, par le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Joël Zodjihoué, représentant l’autorité ministérielle. Les agents du Centre des impôts des moyennes entreprises (Cime) des départements de l’Ouémé et du Plateau bénéficient désormais d’un meilleur cadre de travail. Ils ont quitté la location pour intégrer leurs propres locaux construits sur financement du budget national. Le joyau est érigé au bord de la rue Les Manguiers attenante à l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Il a été inauguré ce mercredi pour le bonheur des travailleurs et des usagers de l’administration fiscale. Pour le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Joël Zodjihoué, représentant le ministre Romuald Wadagni, l’érection de ce bâtiment est en cohérence avec les nombreuses actions du gouvernement pour donner à la ville de Porto-Novo ses lettres de noblesse. Elle vise à mieux servir les contribuables et à leur faciliter davantage les différentes procédures. Joël Zodjihoué a invité les agents du Cime à améliorer la qualité des services rendus aux contribuables et à leur réserver un accueil chaleureux. Le directeur général des Impôts, Nicolas Yènoussi, reconnait que les anciens locaux qui abritaient le Cime Ouémé/Plateau ne répondaient plus aux exigences actuelles d’accueil et d’accessibilité. Remerciant la municipalité de Porto-Novo pour le don du site, il a précisé que cette infrastructure est le fruit des efforts des contribuables à travers l’accomplissement de leurs obligations déclaratives et le payement de leurs impôts à bonne date. A l’en croire, grâce aux contributions des usagers, l’administration fiscale atteint et dépasse les objectifs de mobilisation des recettes fiscales intérieures depuis quelques années. Le Cime Ouémé/Plateau a fait une recette de 982 116 370 F Cfa sur la période d’exercice d’avril à décembre 2017. Les recouvrements sont passés à 2 427 868 167 F Cfa en 2018 ; 3 048 584 517 F Cfa en 2019 et 3 551 378 141 F Cfa en 2020. Le représentant du préfet de l’Ouémé, Igor Aholou, salue la pertinence des réformes du gouvernement visant à booster la politique fiscale et à élargir les assiettes fiscales. Il se réjouit de constater que la construction du joyau renforce les capacités d’intervention de l’administration fiscale. Il en est de même pour le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, pour qui l’administration fiscale constitue pour les mairies des partenaires privilégiés en ce sens qu’elle les aide à recouvrer les ressources fiscales aussi bien pour le compte de l’Etat central que pour les collectivités locales. Le directeur départemental des Impôts de l’Ouémé et du Plateau, Bienvenue Toko a dit aussi tout le bien qu’il pense du nouveau bâtiment tout en félicitant le ministre Romuald Wadagni pour son souci de doter les structures sous tutelle d’un cadre adéquat de travail et le Dgi pour son leadership et son sens de responsabilité en initiant ce projet. Economie 06 mai 2021


Edwige Bibilary, coordonnatrice du Projet « Soutenir l’entreprise »: « Les bénéficiaires seront dotés d’outils pour faire face à la concurrence »
Déléguée de la Chambre de commerce européenne au Bénin (Eurocham /Cceb), Edwige Bibilary est la coordonnatrice du projet « Soutenir l'entreprise ». Elle revient ici sur les tenants et les aboutissants de ce dispositif d’appui à la compétitivité et l’emploi. La Nation : Qu’est-ce qui a motivé l’initiative du projet « Soutenir l'entreprise » porté par Eurocham et la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin ? Edwige Bibilary : Le projet « Soutenir l’entreprise » est le résultat d’une volonté commune, celle de la Chambre de commerce européenne au Bénin (Eurocham /Cceb) et de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Cci-Bénin), structure avec laquelle nous avons un partenariat depuis bientôt deux ans. Nous avons créé ce projet pour donner aux entreprises béninoises des outils pour faire face à un environnement concurrentiel et complexe. Il s’agit d’un dispositif d’appui dédié aux entreprises pour l’amélioration de la compétitivité et de l’emploi avec une attention particulière sur la jeunesse béninoise. Eurocham souhaite ainsi contribuer au développement économique durable et inclusif du Bénin à travers la mise aux normes des entreprises, l’amélioration de l’employabilité des jeunes, et le renforcement de capacité des micro, petites et moyennes entreprises (Mpme).
Peut-on avoir une idée du coût et de la durée du projet ?
Il est doté d’un budget de 882 969 euros soit 579 189 696 F Cfa financé par l’Union européenne. Le projet durera vingt-huit mois (2021-2023). La coordination du projet sera assurée par Eurocham en partenariat avec la Cci-Bénin. L’autorité contractante est l’Unité technique d’appui à l’ordonnateur national du Fonds européen du développement (Ut-Fed).
Parlez-nous des objectifs visés !
L’objectif général est d’améliorer les compétences des entreprises en vue d’une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi et de contribuer à stimuler la création de nouvelles opportunités d’affaires. Au niveau de l’Eurocham, on a différents types d’entreprises et au niveau des grandes entreprises, on a des compétences qu’on peut partager avec l’écosystème béninois afin de le faire grandir. De façon spécifique, le projet contribuera à améliorer la compétitivité des entreprises béninoises à travers la certification, à renforcer leurs compétences via un accompagnement adapté et la formalisation des Mpme et à outiller les jeunes pour s'orienter et s'insérer sur le marché du travail.
Comment le projet impactera-t-il réellement les sociétés bénéficiaires ?
Les entreprises béninoises bénéficiaires seront certifiées, grâce à l’appui à la Plateforme de dialogue public-privé sur la qualité mise en place par la Cci-Bénin et qui sera pérennisée, la mise à niveau des entreprises à la démarche qualité et l’accompagnement des entreprises qualifiées à la Certification Système (Iso 9001, Iso 22000-méthode Haccp, Iso 22716). Les capacités des entreprises seront renforcées via un accompagnement adapté. Cela se traduira par le renforcement des capacités techniques de certains corps de métiers qui seront définis par les entreprises membres d’Eurocham et de la Cci. Il s’agit de choisir les corps de métiers dont les entreprises ont le plus besoin, de les accompagner par un renforcement technique mais aussi de les amener à se formaliser. Les entreprises bénéficieront également d’un accompagnement en termes de gestion et de sensibilisation aux comportements durables. En ce qui concerne les jeunes, ils disposeront des outils nécessaires pour mieux s’orienter et s’insérer sur le marché du travail, par un rapprochement du milieu scolaire au monde de l’entreprise afin d’orienter les élèves vers des secteurs porteurs.
Quelle est l’approche du projet ?
La mise en œuvre du projet se fera de manière participative, en associant notamment le gouvernement et ses ministères sectoriels, les centres de formation, les écoles et universités, le secteur privé, les associations d’entreprises et de soutien aux entreprises.
Economie 06 mai 2021


Cotonou : Construction du monument Bio Guera et réfection de la place du Souvenir
Le gouvernement béninois envisage la réalisation d’études, de travaux et la conduite de mission de contrôle pour la construction du monument Bio Guera et la réfection de la place du Souvenir à Cotonou. Ce mercredi 5 mai, le Conseil des ministres a autorisé la contractualisation avec diverses structures ayant de solides références, en vue de la réalisation des prestations dans les délais prévus. Suivant le communiqué final du Conseil des ministres, le projet de conception, de réalisation et de contrôle des travaux du monument Bio Guera, de même que celui de réfection de la place du Souvenir, s’inscrivent dans le cadre du programme global des aménagements urbains. Ils sont destinés à rehausser l’attractivité de la ville de Cotonou tout en valorisant l’identité historique de même que l’histoire culturelle et politique de notre pays. « Dans une démarche globale d’aménagement d’envergure, poursuit le communiqué, il est apparu nécessaire de synchroniser la réalisation du projet avec ceux déjà en cours que sont le monument des amazones, le boulevard de la Marina, le jardin de Mathieu ». Tenant à la réalisation des prestations dans les délais impartis, le Conseil des ministres a donné son aval afin que la contractualisation soit faite avec diverses structures ayant de solides références dans le domaine. Actualités 05 mai 2021


Actualité des Ecureuils: Dossou et Hountondji victorieux, Mounié et Stade Brestois battus à domicile
Les internationaux béninois ont réalisé diverses performances avec leurs clubs dans les championnats en Europe. Présents dans l’effectif de Clermont Foot lors de la 36e journée de la domino ligue 2, Jodel Dossou et Cédrick Hountondji ont été victorieux tandis que Steve Mounié et le stade Brestois, battus à domicile, devront batailler davantage pour le maintien. Le stade Brestois et l’international béninois Steve Mounié ont sombré sur leur pelouse face aux Canaris de Nantes, dimanche 2 mai dernier, par le score de 1-4. Les buts nantais sont les réalisations de Moses Simon, Ludovic Blas, Imran Louza et Kalifa Coulibaly respectivement aux 15e, 27e, 56e et 62e minutes. L’unique but brestois a été marqué par Romain Faivre à la 83e minute. Un revers aux allures de rappel à l’ordre pour l’attaquant béninois et ses coéquipiers alors que le maintien n’est pas encore mathématiquement assuré. Ils occupent la 14e place au classement avec 40 points-13. Faut-il le signaler, les Brestois n’ont gagné qu’un seul de leurs six derniers matchs de ligue 1 avec 3 nuls et 2 défaites. Steve Mounié est entré en jeu à la 46e minute en lieu et place d’Hugo Magnetti. Allagbé et Dijon, la descente aux enfers ! Le gardien international des Ecureuils du Bénin Saturnin Allagbé a encaissé 5 buts, le week-end dernier, au stade Gaston-Gérard, face au Fc Metz. Gueye Lamine (37’) Sarr Pape Matar ( 42’), Chafik Fouad (70’), Vagner Dias (82’) et Bronn Dylan (85’) ont contraint le Béninois à aller chercher cinq fois la balle au fond des filets. En effet, la supériorité de Fc Metz n’a pas rendu service au natif de Bantè. Au bout des 90 minutes, la possession de balle s’affiche indiscutablement en faveur du Fc Metz (54 % contre 46 % pour Dijon Fco). Les visiteurs se sont d'ailleurs créé le plus d'occasions sérieuses, avec 6 tirs cadrés contre 3 tirs cadrés pour Dijon Fco, et remportent donc logiquement cette rencontre (1-5). L’unique but de Dijon est l’œuvre de Balde Mama à la 48e minute. Saturnin Allagbé et ses coéquipiers sont la lanterne rouge et totalisent 18 points-42. Ils sont attendus pour un sursaut, dimanche 9 mai prochain, au stade Jean Bouin face à Angers, 13e au classement avec 41 points. Clermont Foot et ses Ecureuils en force En domino ligue 2, Clermont Foot et les Ecureuils Cédric Hountondji et Jodel Dossou ont fait encore parler la poudre, lundi 3 mai dernier, en allant s’imposer face à Grenoble Fc par le score de 2-1 lors de la 36e journée. Les deux Béninois ont pris part à la rencontre. Cédric Hountondji a disputé les 90 minutes de la partie tandis que Jodel Dossou titulaire a cédé sa place à la 75e minute de jeu. Avec cette victoire, Clermont Foot fait un grand pas pour la montée en ligue 1. Jim Allevinah (19’) et Mohamed Bayo (45’+2) ont permis à Clermont de prendre les devants des opérations tandis que Willy Semedo (90’+1) a permis à Grenoble de réduire le score. Deuxième au classement avec 69 points +35, Clermont Foot accueille Sochaux, 7e, 51 points +11, samedi 8 mai prochain au stade Gabriel-Monpied. En Bulgarie, le Pfc Montana où évolue le défenseur international béninois David Kiki a été contraint au partage des points (1-1) par le Slavia Sofia, lundi 3 mai dernier, à la faveur de la première journée de la phase de maintien de la League A. Le latéral gauche béninois a joué les 90 minutes de cette rencontre. Au terme de la journée, le Pfc Montana est quatrième au classement avec 21 points. Fortune identique pour ses coéquipiers, Melvyn Doremus et Djiman Koukou qui ont également enregistré un match nul avec Red Star lors de la 32e journée de la ligue 3 française de football. Titulaires, les Béninois ont joué 90 minutes. Red Star est 6e au classement avec 44 points. 86 minutes pour Adilèhou Le club de deuxième division néerlandaise, Noad Advendo Combinatie Breda, plus communément appelé Nac Breda et l’international béninois Moïse Adilèhou ont été victorieux, lundi 3 mai dernier, face à Nec Nimègue lors de la 36e journée du championnat. Mounir Al Allouch (10’) sur penalty et Sydney Van Hooidjdonk (20’) ont permis à Nac Breda de remporter cette partie. Le Béninois a joué durant 86 minutes avant d’être remplacé. Le Nac Breda est désormais 5e au classement au bout de 20 journées avec 70 pts. Sports 05 mai 2021


Fédération béninoise de bodybuilding et fitness: Le comité exécutif annonce son premier championnat national
Face aux hommes des médias, lundi 3 mai à Cotonou, les membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de bodybuilding et fitness (Fbbf) ont présenté le projet du premier championnat national de la discipline prévu pour samedi 26 juin prochain à Cotonou. L’objectif de ce championnat qui se déroulera en deux phases est de promouvoir ce sport d’hommes physiquement forts et musclés. La Fédération béninoise de bodybuilding et fitness (Fbbf) organise, samedi 26 juin prochain, le premier championnat national de la discipline à Cotonou. Au cours d’une conférence de presse, lundi 3 mai à Cotonou, Bienvenu Vodounou, président de la Fédération béninoise de bodybuilding et fitness (Fbbf), et les membres de son comité exécutif ont levé un coin de voile sur les préparatifs de l’événement avant d’inviter toutes les associations à y prendre part. Pour Bienvenu Vodounou, président de la Fbbf, l’objectif du championnat est non seulement de promouvoir le bodybuilding et fitness au Bénin et d'en faire un levier de cohésion nationale mais aussi de faire connaître les hommes les plus musclés et physiquement forts du Bénin. A travers cette discipline, il compte inscrire le nom du Bénin au rang des grands pays sportifs à l’international. Selon lui, l’organisation d’un tel événement nécessite l’accompagnement du public sportif ainsi que des partenaires et sponsors qui peuvent associer leur image à cette prestigieuse compétition. Cet événement sera une opportunité d’expression des talents, d’épanouissement de la jeunesse à l’échelle nationale, selon Marzouk Abdoulaye, secrétaire général de la Fbbf. Pour ce dernier, cette jeune instance faîtière du culturisme au Bénin portée sur les fonts baptismaux le 6 juin 2020 vise à relancer ses activités par ce championnat après la trêve due au coronavirus. Les athlètes de toutes les catégories sont attendues à ce premier championnat. Des nouveaux poseurs aux body men 1 (+85 à 95 kg ) en passant par les body fitness (23 à 25 ans) body men 2 et 3, tous sont invités à s’inscrire pour prendre part à ce championnat qui se déroulera en deux phases. Les femmes sont aussi conviées à s’inscrire à cette compétition dont la phase de présélection est prévue pour le 12 juin prochain, selon Radegonde Adounkpè, représentante des femmes au sein du comité exécutif de la Fbbf. Au terme de cette phase préliminaire devant un jury à huis clos, les athlètes ayant les meilleurs profils seront sélectionnés pour la phase finale. A ce niveau, les athlètes défileront devant un jury de cinq experts qui évaluera leur développement musculaire, leur définition, leur harmonie générale et leurs classes suivant un barème. Signalons que les trois meilleurs de chaque catégorie seront récompensés. Sports 05 mai 2021


Promotion des filières émergentes dans l’enseignement technique: Nouvelle option du gouvernement contre le chômage
A l'instar d'autres secteurs, le secteur éducatif connaît aussi des réformes ces dernières années. Pour ce secteur, les réformes en cours visent un renversement des tendances par rapport à l’enseignement général. Dans la perspective de lutter contre le chômage des jeunes, environ 70 % des apprenants doivent faire l’option des enseignements techniques contre 30 % seulement orientés désormais vers l’enseignement secondaire général. Une nouvelle option se prépare pour le secteur de l’éducation. L’enseignement technique est désormais une priorité et les jeunes apprenants seront orientés vers des filières techniques enseignées dans les lycées pour sortir avec un métier. C’est une option du gouvernement à travers des réformes en cours de mise en œuvre dans l’enseignement général et celui technique. Dans ce cadre, le gouvernement a envisagé la construction et l’équipement des lycées ainsi que la réhabilitation de certains lycées construits préalablement sans précaution. Selon les autorités du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les lycées doivent être mis aux normes pour offrir un cadre d’études adéquat aux apprenants. Désormais, les lycées doivent accueillir environ 70 % des apprenants contre 30 % pour les établissements secondaires d’enseignement général. Tout se met en place pour relever ce défi dans le secteur de l’éducation. A en croire le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, l’amélioration de l’insertion professionnelle des diplômés se fait à travers l’opérationnalisation de la stratégie de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle. Elle vise, poursuit-il, à inverser la tendance actuelle en orientant au moins 70 % des finissants du 1er cycle de l’enseignement secondaire général vers les spécialités de formation à l’Eftp. Lycées modernes, mise aux normes d’infrastructures Des lycées modernes construits et mis aux normes sont envisagés pour accueillir dans ce cadre des apprenants qui optent pour l’enseignement technique. Au total, trente lycées sont prévus pour être construits d’ici 2023 et vont s’ajouter aux infrastructures déjà existantes dans ce secteur. Le Bénin disposera ainsi des cadres formés dans le domaine de l’agriculture, de l’électricité, de l’élevage, du Btp, sans oublier les petits métiers qui emploient de la main-d’œuvre locale. Entre autres projets pour les lycées, figurent la modernisation du Lycée agricole Médji de Sékou ainsi que la construction d’un Lycée médico-social à Allada. On y entre à l’âge de dix-sept ans, selon les sources proches du ministère concerné, pour sortir avec un métier du domaine de la santé, donc prêt à exercer en tant qu’assistant social, aide-soignant, infirmier…Le projet de construction et d’équipement dudit lycée démontre combien le régime de la Rupture a de l’ambition pour le sous-secteur de l’enseignent technique, selon Amour Kpochémè, l’un des responsables du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle en charge du pilotage dudit projet. Le montant requis pour la construction de ce lycée médico-social est d’environ six milliards quatre cent quatorze millions six cent vingt-deux mille six cents (6 414 622 600) francs Cfa. Efforts reconnus Au regard des efforts du Bénin dans l’enseignement technique, Anselme Houndayi, responsable du département des Relations internationales de l’Université d’État de Kalmoukie, située au sud de la Russie, se dit admiratif des réformes éducatives en cours au Bénin. « J’encourage l’idée de créer des lycées d'où les gens vont sortir avec une pratique qui va leur servir sur le terrain. C’est très important de sortir avec un métier pour être apte à l'emploi», confie ce Béninois résidant en Russie. Selon lui, chaque pays qui veut aller au développement doit penser à comment s’auto nourrir. Il propose d’intensifier les actions dans la transformation et la mise en place du lait local avec la perspective de son exportation vers d'autres pays. « Il faut mettre en place des usines, créer de l’emploi. Mais pour le faire, il faut former des cadres », préconise-t-il, soutenant que son université peut accompagner le gouvernement dans ce sens et apporter sa contribution ainsi que son aide technique, les équipements qu’il faut pour contribuer à la formation des futurs cadres dans les domaines de l’élevage, de la pêche, de l’agriculture… qui sont des domaines dans lesquels la Russie a une grande expérience. Par ailleurs, Anselme Houndayi estime que, si le Bénin dispose d’une bonne base dans ces domaines, il lui sera plus facile de penser à comment commercialiser ses produits vers d’autres pays. A titre illustratif, il mentionne l’ananas, la mangue… sont des filières à encourager. Selon lui, en Russie, les mangues sont dix fois, voire quinze fois plus chères qu’au Bénin. Le Bénin et la Russie peuvent collaborer, pense Anselme Houndayi, sur des projets pour que les mangues produites au Bénin puissent être exportées en Russie. Il souhaite par ailleurs que les efforts se poursuivent dans le domaine du tourisme pour accroître les devises du pays. Selon lui, environ huit mille touristes russes séjournent dans un seul pays africain comme c’est le cas au Zimbabwe notamment. Avec les enjeux du secteur, il estime que le Bénin ne manque pas de potentialités pour drainer ces touristes afin de leur faire découvrir des endroits tels que Grand-Popo, Ouidah, Porto-Novo, Abomey… qui regorgent de merveilles et de curiosités. Société 05 mai 2021


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