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Nouvelles

Reprise imminente des classes: Ecoles publiques et privées affairées à Porto-Novo

La pré-rentrée des classes 2017-2018 est effective à Porto-Novo depuis lundi 11 septembre dernier, dans les écoles aussi bien publiques que privées. C’est le branle-bas partout en attendant la reprise des cours proprement dite fixée au lundi 18 septembre prochain.

La plupart des écoles, collèges et lycées de Porto-Novo semblent être prêts pour la rentrée des classes du lundi 18 septembre prochain. C’est du moins, le constat fait suite à notre visite, ce mardi 12 septembre, dans plusieurs établissements scolaires aussi bien publics que privés pour aller constater l’effectivité de la pré-rentrée des classes qui a démarré depuis lundi dernier. Les écoles ont toutes repris timidement vie, en tout cas celles sillonnées, annonçant la fin des grandes vacances et l’imminence de la reprise des cours. Ce que confirment d’ailleurs les responsables de ces établissements scolaires rencontrés aux postes avec quelques-uns de leurs collaborateurs. Comme de coutume, ils ont mis le temps de la pré-rentrée à profit pour réaliser certains travaux préliminaires tels que le nettoyage de la cour de l’école et de ses abords avec l’aide des ouvriers et les inscriptions des élèves. Le constat a été fait dans plusieurs écoles visitées hier. C’est le branle-bas partout, surtout dans les établissements privés. Responsables d’écoles et parents d’élèves étaient vraiment affairés.
A l’école urbaine centre de Porto-Novo, les travaux de désherbage de la cour du complexe scolaire battaient leur plein à notre passage. Des ouvriers engagés étaient à pied-œuvre pour assainir le cadre de vie avant la rentrée des classes. Selon Simon Biao, directeur du groupe C et coordonnateur de l’Ecole urbaine-centre de Porto-Novo, c’est à ses propres frais qu’il a engagé ces agents en charge du nettoyage complet de l’établissement. Il dit être obligé de le faire pour que dès le lundi 18 septembre prochain, les cours puissent démarrer effectivement comme l’a souhaité le Gouvernement et qui y a mis le paquet à cet effet. En tout cas, selon lui, les quatre groupes pédagogiques du complexe sont tous prêts pour la rentrée. Une équipe est mobilisée au niveau de chaque école pour l’enregistrement et le transfert des élèves, assure Simon Biao. La seule difficulté à laquelle est confronté le complexe est relative au manque d’enseignants notés dans certains groupes pédagogiques. Mais cette préoccupation est en cours de règlement avec l’envoi des stagiaires de l’Ecole nationale des instituteurs de Porto-Novo pour la phase pratique de leur formation, rassure le chef d’établissement. L’Ecole urbaine centre a bénéficié de quelques-uns de ces enseignants stagiaires qui pourront prendre les classes sans enseignant, se réjouit-t-il Simon Biao.

Filles, rangez les jambes !

L’autre souci non moins négligeable mais qui est aussi en cours de solution, informe-t-il, est lié à la non disponibilité des subventions aux écoles. Ces dernières restent toujours en attente de ces fonds qui seraient déjà virés dans les banques par le Gouvernement. Mais cela ne constitue pas, à en croire le coordonnateur de l’Ecole urbaine-centre de Porto-Novo, un gros problème d’autant que les fournisseurs se disent disposés à livrer à crédit aux écoles les matériels didactiques et les fournitures de bureau pour leur permettre de démarrer les cours en attendant l’arrivée des subventions. En dehors de ces difficultés, tous les quatre groupes de l’Ecole urbaine-centre sont prêts pour l’ouverture des classes lundi prochain, insiste Simon Biao qui a reçu quelques instants avant notre arrivée, la visite du conseiller pédagogie de la Circonscription scolaire d’Oganla en tournée de constat de la pré-rentrée.
Au Lycée-Béhanzin de Porto-Novo, les petits plats sont en train d’être mis dans les grands pour garantir une bonne reprise des cours le lundi 18 septembre, informe le surveillant général, Albert Toviho Boton-Huou. A l’en croire, le censeur a déjà établi les emplois du temps qu’ont commencé par retirer les professeurs. Il dit avoir mis la main sur certains élèves pour nettoyer les salles de classe et les apprêter avant lundi prochain. Seulement les opérations de prérentrée sont quelque peu perturbées au Lycée Béhanzin par les activités de soutenance de mémoires de licences professionnelles des étudiants de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo et les examens nationaux de Licence et de Master, renseigne le surveillant général. Selon lui, les examens devraient prendre fin dans l’après-midi d’hier et les soutenances de mémoires le vendredi prochain. Ainsi, les cours peuvent démarrer normalement dès lundi prochain, assure Albert Toviho Boton-Huou.
Même assurance au collège catholique Notre-dame de Lourde de Porto-Novo, annexe de Dangbéklounon. Les élèves ont effectué leur pré-rentrée des classes ce mardi 12 septembre. A notre passage dans le collège autour de 11 h 30, nous avons surpris les responsables de l’établissement en pleine réunion avec l’ensemble des élèves. Il est rappelé à ces derniers le règlement intérieur du collège et les sanctions prévues en cas de violation. Ils ont surtout insisté sur les cas d’atteinte à la pudeur et ont conseillé aux élèves filles de bien se conduire en classe. « Quand une fille s’assoit elle range ses jambes. On ne les écarte pas à tous les regards. Le corps de la femme est sacré», rappellent les pères et sœurs responsables du collège confessionnel à l’adresse des élèves filles. Celles-ci ont été également sensibilisées sur les tenues uniformes qui doivent être amples.

Société 13 sept. 2017


Reprise imminente des classes: Une prérentrée peu animée à Bohicon

La rentrée scolaire de l’année académique 2017-2018 est prévue pour le lundi 18 septembre prochain dans tous les établissements secondaires publics et privés. En prélude à la reprise des classes, la prérentrée est effective depuis lundi 11 septembre dernier dans les collèges de Bohicon, quoiqu’elle reste timide.

La prérentrée est effective dans les collèges publics et privés de Bohicon. Cependant, dans la plupart des collèges, il n'y a encore d'animation dans les cours des établissements, au point que l’on douterait d’une préparation effective de la rentrée du lundi prochain.
Au collège d’enseignement général 2 (Ceg 2) de Bohicon, il y a peu d’élèves, venus seuls ou avec leurs parents, pour les inscriptions. Les inscriptions se font pour les nouveaux venus en classe de sixième ou pour les élèves transférés. Les élèves exclus d’autres établissements ne peuvent s’inscrire dans cet établissement. Les frais de scolarité sont fixés à 12 000 F Cfa aussi bien pour les transférés que pour les nouveaux. Par ailleurs, les nouveaux élèves venus en classe de sixième, sont consignés, après inscription, pour le nettoyage des lieux et le désherbage du collège envahi de broussailles.
Au complexe d’excellence Jean Jacques Rousseau de Bohicon, très peu d’élèves viennent s’inscrire. On pouvait même compter au bout des doigts les quelques-uns qui sont passés.
Le constat est plus prononcé au complexe scolaire privé de l’excellence Saint-Thomas d’Aquin de Bohicon où le secrétaire et le censeur accueillent les parents et leurs enfants. Mais, contrairement au constat fait, Xavier Hounlidji, censeur de l’école, confie qu’il n’y a aucun problème par rapport aux inscriptions qui prennent fin vendredi.
Au Ceg 4 de Bohicon, la prérentrée a réellement lieu et nombreux sont les élèves présents pour les inscriptions qui se déroulent normalement. Tout comme au Ceg 2, ceux-ci procédaient aux désherbage de la cour de l’école. Quant aux enseignants du collège, ils y viennent aussi pour prendre connaissance de leurs emplois du temps et solliciter des modifications au besoin.
Il faut aussi noter qu’il y a eu, lundi dernier, une forte pluie dans la ville, ce qui a empêché certainement certains parents et élèves de sortir pour les inscriptions?

Société 13 sept. 2017


Reprise imminente des classes: Une prérentrée à double vitesse à Natitingou

Dans le cadre de la rentrée scolaire programmée pour le 18 septembre prochain, la prérentrée prévue à partir du lundi 11 septembre dernier est loin d’être effective dans tous les établissements de Natitingou.

La cour du Ceg I de Natitingou, ce mardi 12 septembre, s’est vidée de son monde habituel. L’animation que l’on observe en temps normal laisse place à des aller-venir d’usagers en tenue ordinaire. Outre la vague d’enseignants qui se ruent vers le censorat de façon sporadique, un petit monde de jeunes s’agglutine autour d’un tableau d’affichage de noms d’élèves de diverses classes. Chacun d’eux a le regard rivé sur ces listes de feuilles blanches remplies de noms. Une fois leur curiosité satisfaite, ils s’en détournent le sourire aux lèvres et repartent chez eux, laissant d’autres s’adonner au même exercice. L’enceinte de l’établissement rendue propre à la suite d’un rassemblement de pèlerins chrétiens annonce les préparatifs de la rentrée et la séance de formation organisée dans le collège à l’endroit des agents contractuels de l’Etat sur les questions pédagogiques plaide à son effectivité, le 18 septembre prochain. Ce dont ne doute nullement Bienvenu Manté, censeur du collège. Pour lui, la prérentrée est vraiment effective au Ceg I conformément au planning des activités préparatoires de la rentrée scolaire 2017-2018 élaboré par la direction départementale de l’Enseignement secondaire et mis à la disposition des chefs d’établissements publics et privés. Ainsi, confirme-t-il, l’affichage des listes des élèves par classe, la disponibilité des emplois de temps des enseignants permanents en attendant ceux des vacataires à retenir pour les cours, le nettoyage en cours des salles de classe. En dehors des cas de transferts d’élèves à gérer par l’administration, il indique que les anciens élèves n’ont aucun mal à démarrer effectivement les cours une fois les classes officiellement ouvertes lundi prochain. La comptabilité est par ailleurs ouverte pour faire face aux éventuelles menues dépenses, note-il. N’écartant toutefois pas de possibles flottements, il assure que les dispositions sont prises pour un démarrage effectif des cours.
Si les abords immédiats du collège restent à nettoyer comme c’est le cas dans les deux autres établissements secondaires de la ville, il n’en demeure pas moins que des efforts sont faits par les responsables pour remettre en état l’intérieur desdits établissements.

Nettoyage

Contrairement au branle-bas qui se note dans les cours publics à la veille de cette rentrée scolaire, les établissements privés prennent tout leur temps pour entrer dans la danse. Au collège catholique St Augustin de Natitingou et dans les écoles primaires confessionnelles, la prérentrée est programmée pour ce jeudi 14 septembre. « La prérentrée, c’est jeudi et tout sera prêt pour démarrer convenablement les classes le 18 septembre », rassure le surveillant général, face à des parents d’élèves venus aux nouvelles.
Non loin de là, à quelques mètres, l’école primaire publique Ourbouga affiche l’état d’un champ en friche. Les herbes ont gagné les abords et l’enceinte de ce complexe scolaire. Seuls les groupes A et B ont vu les bureaux de la direction ouverts. Outre la directrice du groupe B, Fatoumatou Idé Adamou, seuls trois enseignants ont marqué de leur présence la journée de ce mardi. Celle de lundi dernier ayant été dédiée aux activités pédagogiques.
En dehors des parents d’élèves qui viennent pour les inscriptions de leurs enfants, des anciens élèves du complexe admis au Certificat d’études primaires passent retirer leur relevé de notes. Mme Adamou espère encore avoir du monde les jours à venir. Face à l’état de l’école elle a commis un ouvrier pour le sarclage de l’enceinte. Cette tâche généralement dédiée à l’Association des parents d’élèves a été anticipée faute d’une réaction spontanée du bureau exécutif de l’organisation.

Société 13 sept. 2017


Reprise imminente des classes: Les vendeurs de fournitures scolaires s’ennuient à la place Tabéra de Parakou

La rentrée scolaire arrive à grands pas. Mais, alors que les enseignants se sont retrouvés, lundi 11 septembre dernier pour la pré-rentrée, à la place Tabéra, les stands de vente de fournitures scolaires attendent désespérément les parents d’élèves.

A Parakou, la vente des fournitures scolaires est désormais réglementée. Dans le souci d’éviter la concurrence déloyale à laquelle se livrent les commerçants circonstanciels et autres structures qui se lancent dans cette activité, à la veille de la rentrée, la mairie a aménagé un site pour les besoins de la cause à la place Tabéra. C’était tout juste à la clôture de la foire de l’indépendance. L’objectif est de faciliter la tâche aux habitués de cette activité et qui paient des impôts pour les boutiques qu’ils ont louées. Il s’agit également de permettre aux parents d’élèves de se rendre en un seul endroit pour se ravitailler, au lieu d’avoir à parcourir toute la ville à la recherche d’une fourniture. Par le passé, les stands étaient éparpillés à travers la ville et de façon anarchique.
Malheureusement, ce n’est pas la grande affluence, depuis près d’une dizaine de jours que le site est ouvert. Les clients ne se pressent pas et les vendeurs au niveau de la quinzaine de stands installés s’ennuient. A l’entrée de la place Tabéra, ce sont de nombreux rabatteurs qui ont pris position, guettant les éventuels clients pour les conduire vers les stands. « Vains s’avèrent leurs incessants allers et retours », a confié Bertin Dénadi, la vingtaine, rencontré sur les lieux, ce mardi 12 septembre, suant sous le soleil. Falilath Abdoulaye n’a vendu que pour 7 000 F Cfa depuis le début. « Je ne sais pas si les clients finiront par venir alors que pour avoir le stand, j’ai dû débourser près de 30 000 F Cfa», s’inquiète-t-elle. Elle n’est pas le seul vendeur à se plaindre de l’absence des clients. Hamidou Fousséni explique la situation par la morosité qui règne dans le pays. « C’est timide. Les gens ne viennent pas », poursuit-il. Selon lui, les parents d’élèves attendaient certainement octobre où, comme d’habitude, la rentrée des classes avait lieu. Mais les vacances sont écourtées de trois semaines ; certains parents d’élèves attendent la fin du mois pour commencer par s’approvisionner en fournitures scolaires.

En attendant la grande affluence

Les vendeurs de tissu kaki qui ont vidé leurs différents étals dans la ville et les marchés pour rejoindre la place Tabéra, ne sont également pas logés à la meilleure enseigne. « Si tu as bien vendu dans la journée, c’est cinq à six mètres de pantalons; le mètre est à 1 500 F Cfa », regrette Arouna Ouzérou.
Qu’il s’agisse des vendeurs de fournitures scolaires ou de tissus de kaki, tous gardent espoir que la situation s’améliorera. Les parents d’élèves, estiment-ils, finiront par se décider.
Pendant que les parents d’élèves se font désirer au niveau des stands, la pré-rentrée a effectivement eu lieu, lundi 11 septembre dernier, dans les établissements scolaires publics et privés de Parakou. A l’école primaire publique Abdoulaye Issa, au collège Hibiscus, et dans les Ceg Hubert Koutoukou Maga, Titirou, Banikani et Tourou, puis au lycée Mathieu Bouké, les responsables assurent avoir pris toutes les dispositions pour le démarrage effectif des cours le lundi 18 septembre prochain.
Outre le nettoyage des salles des classes et des enceintes des établissements, les enseignants ont commencé par entrer en possession de leurs emplois du temps. « Il ne reste que nos amis élèves pour le démarrage des cours », a indiqué le directeur du Ceg Hubert Koutoukou Maga?

Société 13 sept. 2017


Réduction de la mortalité infantile: La césarienne comme une solution

 La césarienne est une intervention chirurgicale pratiquée lorsque l’accouchement par voie basse n’est pas possible ou qu’il risque de mettre en danger la santé de l’enfant ou celle de la future maman. Pourtant, beaucoup estiment qu’elle est une mesure de facilité ou d’incompétence de la part des sages-femmes depuis qu’elle est rendue gratuite par l’Etat béninois le 1er avril 2009.

Bien que la césarienne contribue à réduire de façon significative la mortalité maternelle et infantile, elle est diversement appréciée par les populations. Chez les uns, elle est considérée comme une mesure de facilité car ne demandant pas beaucoup d’efforts aux sages-femmes avant la délivrance du nouveau-né. Par contre, d’autres comme Laurence Monteiro, sage-femme à la retraite, pensent que l’accouchement par césarienne est une nécessité.
A première vue, explique-t-elle, la césarienne peut être considérée comme un acte facile lorsqu’on considère qu’elle ne demande pas beaucoup d’efforts à la sage-femme. Elle peut-être aussi la voie la plus courte pour des sages-femmes peu ou pas qualifiées. La multiplicité des cas de césarienne depuis une vingtaine d’années, dit
Laurence Monteiro, peut s’expliquer, en partie, par les progrès de la médecine chirurgicale et anesthésique, une augmentation du nombre des grossesses à risque et une meilleure prise en compte de la souffrance fœtale grâce au monitoring.
Selon la responsable de la clinique Sainte Perpétue de Bohicon, la mesure de gratuité est relative à plusieurs aspects et ne peut contribuer à l’augmentation du taux de césariennes pratiquées au Bénin. La gratuité dont il s’agit prend en compte l’hospitalisation de la patiente durant cinq jours, la transfusion sanguine, l’administration des médicaments, l’acte opératoire et les kits. Qu’elle soit programmée ou imprévue, la césarienne est un acte chirurgical maîtrisé, décidé afin d’éviter un accouchement difficile. Le vœu le plus cher de toute femme en état de grossesse est d’accoucher naturellement et par voie basse, indique-t-elle. Mais il faut reconnaître que « Même bien suivie, une grossesse peut réserver des surprises jusqu’au dernier moment », ajoute-t-elle. Si le rythme cardiaque du bébé présente une anomalie sévère, il est alors nécessaire de terminer l’accouchement rapidement, donc de pratiquer une césarienne.

La césarienne comme une nécessité

Selon Laurence Monteiro, la césarienne consiste à faire naître le bébé par « voie haute» en pratiquant une incision sur le bas du ventre, au niveau de l’utérus. Elle peut être prévue durant la grossesse ou décidée au milieu de l’accouchement. En cas de césarienne programmée, la date de l’accouchement est fixée en général douze à quinze jours avant terme. Elle peut aussi être décidée au cours du travail après une tentative d’accouchement par voie basse.
La multiplication des cas de césarienne est due au fait qu’on ne veut plus faire prendre de risque aux enfants. Car, il faut donner des enfants sains. Quand il y a une souffrance fœtale, il est recommandé de faire vite pour que le bébé sorte. Lors de l’accouchement, la césarienne est indiquée s’il y a un obstacle au passage de l’enfant par « voie basse », lorsqu’il faut interrompre la grossesse avant terme ou lorsque la vie du bébé est menacée. La césarienne est beaucoup plus conseillée lors que l’accouchement par voie basse est impossible ou pour des raisons de sécurité pour l’enfant ou la mère.
Il y a obstacle lorsqu’il y a disproportion entre le bassin et la taille de l’enfant ou si les dimensions du bassin de la mère sont insuffisantes, ou si l’enfant présente un volume trop important. Si le bébé se présente en mauvaise position ou dans le cas d’un enfant prématuré qui souffrirait d’un accouchement par les voies naturelles, on peut procéder à la césarienne comme si le col reste insuffisamment dilaté malgré l’augmentation des contractions et l’emploi de médicaments dilatateurs.
La césarienne, a poursuivi Laurence Monteiro, est aussi conseillée pour des raisons de sécurité pour l’enfant ou la mère. Il s’agit ici des cas où la grossesse doit être interrompue avant terme. Il existe aussi des cas d’hémorragie maternelle, de souffrance fœtale trop importante ou lors de grossesse multiple. Si la mère, trop fatiguée ou présentant des affections cardiovasculaires importantes, n’est plus à même de mener l’accouchement à son terme, et si la poursuite du travail représente un danger pour la vie de l’enfant.

Risques liés à la césarienne

« Les complications infectieuses sont trois fois plus fréquentes que lors d’un accouchement naturel », soutient-elle. Des risques d’hémorragies tardives bien qu’exceptionnels peuvent apparaître. Le recours à la césarienne peut handicaper les premiers stades émotionnels de la relation entre la mère et l’enfant. Enfin, bien que très faible, le taux de mortalité des femmes pendant l’accouchement avec césarienne serait de quatre à cinq fois plus important lors d’un accouchement par les voies naturelles. Ainsi, il convient de limiter l’utilisation d’une telle opération à des accouchements pathologiques. La césarienne est une opération chirurgicale qui présente de risques. Il y a par exemple un risque de lésion des organes voisins de l’utérus. Après l’intervention, la femme peut être gênée par des douleurs, comme pour toute opération chirurgicale.
La césarienne permet à la mère d’être en très bonne forme pour l’arrivée du bébé, car elle aura moins fait d’efforts qu’au cours d’un accouchement par voie basse. La cicatrisation dure de 6 mois à 1 an et il est conseillé à la mère d’attendre un temps avant d’avoir un autre enfant.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance(Unicef), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour la population(Unfpa) indiquent une limite maximale de 15 % du taux de césarienne. Au-delà de ce chiffre, le recours à la césarienne est jugé comme abusif et aurait un impact plus négatif que positif, si l’on considère les risques de cette opération.

Santé 12 sept. 2017


Dr Freddy Gnangnon, cancérologue-chirurgien au Cnhu-Hkm: Le cancer du sein, une maladie dangereuse mais évitable

Le cancer du sein est de plus en plus observée chez beaucoup de femmes béninoises, notamment celles qui vivent dans les villes. Mais il peut être évité ou guéri lorsqu’il est très vite détecté et pris en charge. A ce sujet, Dr Freddy Gnangnon, cancérologue-chirurgien au Centre national hospitalier universitaire-Hubert K. Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou nous donne des explications.

La Nation : Qu’est-ce que le cancer de sein ?

Dr Freddy Gnangnon : Avant de définir le cancer du sein, il faut d’abord dire ce que c’est que le cancer tout court. Il faut savoir que notre corps est composé de milliards de cellules qu’on ne peut pas voir à l’œil nu, mais qui pourtant fonctionnent de manière parfaite. On parle de cancer lorsque certaines cellules de notre organisme deviennent folles et se multiplient de manière anarchique, de manière incontrôlée et détruisent les organes du corps humain.
Le cancer du sein, c’est le cancer qui commence au niveau du sein. Sachez que la particularité du cancer, c’est qu’il commence toujours au niveau d’un organe donné et cette cellule malade migre vers d’autres organes et crée des problèmes dans ces organes. Le cancer du sein, naît au niveau du sein mais les cellules cancéreuses peuvent rentrer dans le sang, dans la lymphe, aller par exemple au niveau du poumon, le détruire et empêcher le malade de respirer, aller au niveau du foie empêcher le foie de fonctionner ou aller au niveau du cerveau et peut-être créer le décès du malade.

Quelle est la tranche d’âge à partir de laquelle une femme peut être affectée par le cancer de sein ?

Toutes les femmes en âge d’activités génitales peuvent souffrir du cancer du sein. Généralement, il est plus fréquent chez les femmes âgées et déjà ménopausées. Mais on a constaté qu’en Afrique et précisément au Bénin, beaucoup de femmes jeunes sont atteintes du cancer du sein. Sinon en Europe, on le constate souvent chez les femmes âgées. Une étude menée au Cnhu de Cotonou a montré que l’âge moyen des femmes atteintes du cancer de sein tournait autour de 40 ans, ce qui est très jeune par rapport aux pays occidentaux. Donc, il n’y a pas un âge exact pour souffrir du cancer du sein. Moi particulièrement, la patiente la plus jeune que j’ai vu avait 18 ans et la plus âgée avait 86 ans.
Quelles sont les causes du cancer du sein ?

Le cancer fait partie des maladies qu’on appelle les maladies non transmissibles. A l’opposé des maladies infectieuses qui ont des causes très précises, les maladies non transmissibles comme le cancer n’ont pas de causes précises, elles ont plutôt ce qu’on appelle les facteurs de risque. Le facteur de risque est quelque chose qui peut augmenter votre risque de faire une maladie donnée, mais ce n’est pas parce que vous avez ce facteur de risque que vous avez automatiquement la maladie. Et il faut remarquer aussi que certaines personnes peuvent ne pas avoir le facteur en question et faire la maladie. Mais quand on regarde, on sait que quand vous avez tel facteur, vous courez dix fois, quinze fois plus de risque que toutes autres personnes de faire cette maladie. Je vous donne un exemple plus simple. Vous avez deux villages, dans le village A les gens fument la cigarette et dans le village B personne ne fume la cigarette. Vous laissez les deux villages et vous revenez dix ans plus tard dans le village où les gens fument la cigarette, vous aurez peut-être dix cas de cancer du poumon et dans le village où les gens ne fument pas vous aurez deux cas de risque de cancer de poumons. Vous allez dire que le fait de fumer la cigarette multiplie par cinq le risque de développer un cancer de poumon. Mais dans le village des fumeurs, il y a des gens qui ont fumé mais n’ont jamais développé un cancer. Alors que dans le village des non-fumeurs, il y a des gens qui n’ont jamais fumé mais ont le risque du cancer du poumon. Mais vous direz que la cigarette est un facteur de risque pour le développement du cancer de poumon parce que quand vous fumez vous multipliez par cinq le risque de faire le cancer du poumon. Donc, c’est ce qu’on appelle un facteur de risque. Les cancers ont des facteurs de risque c’est-à-dire les choses qui augmentent le risque chez la personne de faire la maladie. Alors les facteurs de risque sont de diverses natures. En ce qui concerne le cancer du sein, on a d’abord les facteurs de risque concernant la vie reproductive de la femme. Les femmes qui ont eu leurs premières règles très tôt avant 12 ans ont plus de risque de développer un cancer de sein que celles qui l’ont eu après 12 ans. Mais ça ne veut pas dire que si vous avez vos règles avant 12 ans, automatiquement vous aurez le cancer du sein mais vous avez plus de risque qu’une autre femme. De même, les femmes qui ont eu leur ménopause tardivement ont plus de risque que les autres femmes d’avoir le cancer du sein. Les femmes qui ont eues leur premier enfant après 30 ans ont plus de risque que les autres femmes de développer un cancer, les femmes qui ont peu ou pas d’enfants (peu c’est moins de deux enfants) ont plus de risque que les autres femmes de développer un cancer du sein ; les femmes qui ont utilisé des pilules contraceptives sans surveillance de leur gynécologue pendant plus de six ans. Il faut dire que les pilules contraceptives sont très utiles pour la santé de la femme mais elles doivent être administrées sous surveillance médicale.
Ensuite, nous avons les facteurs génétiques. Il y a des gènes et quand vous les avez, cela vous condamne de manière plus ou moins inévitable à avoir le cancer du sein. Donc, si dans votre famille, votre mère ou votre sœur a eu le cancer du sein, vous avez plus de risque qu’une autre femme d’avoir le cancer du sein. Si c’est votre sœur et votre mère qui l’ont eu, votre risque est multiplié par un chiffre très élevé. Plus vous avez des parents qui ont eu le cancer du sein, plus vous courez le risque de l’avoir aussi. Nous avons aussi les facteurs environnementaux et comportementaux. Plus une femme consomme l’alcool, les aliments riches en graisse et les viandes rouges, plus elle court le risque d’avoir le cancer du sein. Il faut aussi noter que les femmes obèses ont une forte chance de souffrir de ce mal.

Est-il vrai que les femmes citadines sont les plus exposées ?

Oui. C’est ce que j’ai appelé les facteurs environnementaux et même à l’échelle mondiale, vous allez constater que les femmes des villes sont plus sédentaires ; elles consomment beaucoup de nourritures de type fast-food, elles font moins d’activités physiques et ne font pas beaucoup d’enfants. Mais pendant ce temps, les femmes rurales mangent des produits naturels, des fruits et légumes, ont des activités physiques et ont beaucoup d’enfants qu’elles allaitent. Toutefois, les femmes rurales peuvent aussi développer le cancer du sein.

Quels sont les signes d’alerte du cancer du sein ?

Les signes annonciateurs du cancer du sein ne sont pas malheureusement spécifiques car d’autres maladies se manifestent de la même manière et lorsque les signes apparaissent, il est souvent tard déjà. Pour les signes, nous pouvons avoir toutes modifications du sein chez la femme, un sein plus gros que l’autre, des boules dans le sein, l’aspect de la peau d’orange, l’écoulement de liquide par le sein parfois ensanglanté, le changement de couleur d’un sein par rapport à l’autre, des ganglions au niveau des aisselles. Ces signes peuvent annoncer le cancer du sein.

Faut-il attendre ces signes avant d’aller en consultation chez un médecin ?

Il ne faut pas attendre ces symptômes pour consulter un médecin. Dès l’apparition de ces signes et avant même que les signes n’apparaissent, il faut consulter un médecin. Il est à retenir que le cancer en Europe se traite avec de très fortes chances de guérison quand il est très vite dépisté. Le dépistage peut se faire par la jeune fille elle-même qui, à la fin de ses menstrues, se palpe les seins. Chaque mois, elle doit palper ses seins pour voir s’il y a des anomalies, se faire examiner les seins au moins une fois par an. A partir de 50 ans, toute femme doit faire la mammographie ; la mammographie étant une radiographie qui permet de détecter le cancer du sein alors que celui-ci a la taille d’une épingle. Le dépistage précoce du cancer du sein permet de traiter la maladie sans pour autant amputer le sein et de guérir totalement que le cas où le cancer est dépisté tardivement et que les femmes ont de fortes chances de mourir.

Comment les patientes sont-elles prises en charge ?

Le traitement du cancer doit être exécuté par plusieurs spécialistes tout simplement parce que ce n’est pas un seul traitement mais plusieurs traitements que la même patiente peut subir pour le cancer. Le premier traitement c’est la chirurgie ; c’est-à-dire enlever la maladie. Si la maladie est détectée très tôt, on peut enlever seulement la partie atteinte afin de pouvoir conserver le sein : c’est la chirurgie conservatrice. Mais si la femme vient très tard et que tout le sein est pris et que la boule est déjà grosse, il faut enlever entièrement : c’est la mastectomie. Nous pratiquons cette chirurgie au Bénin et plus précisément au Cnhu.
Le deuxième traitement, c’est la chimiothérapie : c’est l’utilisation des médicaments injectés ou pris par la bouche pour tuer les cellules cancéreuses qui ont pu s’échapper avant ou après la chirurgie mais c’est un traitement qui est cher et qui a beaucoup d’effets secondaires mais très utile pour le traitement.
Le troisième traitement, c’est la radiothérapie : c’est l’utilisation des radiations urgentes pour tuer les cellules cancereuses. C’est généralement un traitement qu’on pratique après l’opération. Ce traitement n’existe pas encore au Bénin et les malades sont obligés de se rendre à l’extérieur du pays pour le suivre. La radiothérapie permet d’empêcher la maladie de repousser éventuellement sur la même partie. C’est un traitement qui coûte aussi cher.
Le quatrième traitement, c’est la thérapie ciblée. C’est un traitement voisin de la chimiothérapie. Ce traitement est généralement administré par voie injectable et qui permet d’attaquer de manière spécifique une cellule cancéreuse pour la tuer. C’est un très bon traitement mais qui coûte extrêmement cher. Une seule prise peut couter plus d’un million F Cfa et une malade peut avoir besoin de dix-huit (18) tuyaux. Ce qui fait que beaucoup de femmes n’arrivent pas à suivre ce traitement.
Le cinquième, c’est l’hormonothérapie. C’est un traitement qui permet de bloquer la sécrétion des hormones par l’organisme. Il faut noter que le cancer du sein est un type de cancer qui se multiplie quand il y a des hormones. Donc ce traitement bloque la sécrétion d’hormones par l’organisme afin d’empêcher la multiplication du cancer. Ce traitement est en général sans effets secondaires notables et coûte moins cher que les autres. Malheureusement, les femmes noires (africaines) ne répondent pas souvent à ce type de traitement.

Quelles sont les mesures préventives du cancer du sein ?
Les mesures préventives sont diverses. La toute première étape est d’empêcher le cancer d’arriver. C’est-à-dire d’éviter la consommation d’alcool, manger beaucoup de fruits et légumes, faire des activités physiques pour ne pas grossir, éviter de prendre trop de sucre. Et quand le cancer est déjà là, la femme doit venir très tôt pour être traitée afin de pouvoir garder son sein en état normal. Mais il est constaté que six femmes sur dix laissent la maladie venir au stade terminal avant de se rendre à l’hôpital et cela leur est souvent fatal. Pour cela, il faut dépister le cancer tôt. Il faut prendre des pilules contraceptives seulement sous la surveillance d’un gynécologue. La dernière mesure est celle que nous appelons les soins palliatifs. C’est le soin que nous faisons aux malades quand elles viennent nous voir lorsque le cancer a déjà atteint la phase terminale.

Certains affirment que le traitement traditionnel est plus efficace pour guérir une patiente atteinte du cancer du sein. Qu’en pensez-vous ?

Certes, la pharmacopée est très riche au Bénin. Mais il est capital que les guérisseurs traditionnels testent suffisamment leurs produits avant de les administrer aux malades. Il y a une dizaine d’années, les malades du cancer du sein dans notre pays étaient obligées d’aller en Occident pour se faire traiter. Mais le tir a été corrigé, car il existe chez nous ces traitements qui emmenaient les patientes à voyager. Et gardez-vous bien, ces traitements ont été testés pendant des dizaines d’années sur des milliers de patients, avant que les malades n’y aient accès. Alors je trouve qu’il est inadmissible que n’importe qui prétend guérir un mal à l’aide des plantes sans en avoir les preuves au préalable. Il est exigé au Cnhu que les médecins aient sept à douze ans d’études avant de toucher un malade. Le cancer du sein est une maladie très grave. Donc la moindre erreur observée au niveau du traitement est fatale. Nous recevons chaque jour de nombreux malades trompés et arnaqués par des guérisseurs traditionnels qui viennent mourir à l’hôpital. C’est cette ignorance qui pousse les gens à affirmer que les médecins sont incapables de guérir les malades.
Il existe bien des cas où la médecine moderne se sert de celle traditionnelle (plantes) pour établir des remèdes. C’est le cas du cancer, il faut l’avouer. Mais il faut franchir un certain nombre d’étapes pour avoir la garantie que les plantes peuvent guérir un mal. Il urge que les mentalités changent pour que le taux de décès dû à ce mal baisse.

Votre mot de fin pour conclure cet entretien

Je demande aux femmes de s’auto-palper pendant dix minutes au plus, trois à quatre jours après leurs menstrues. Lorsqu’elles ressentent le moindre changement au niveau d’un sein, elles doivent immédiatement se rendre dans un centre de santé pour consulter un médecin. Cela leur permettra de savoir s’il s’agit ou non d’un cancer du sein. Aux hommes qui sont minoritairement concernés par le problème, je demande aussi qu’ils se rendent à l’hôpital dès qu’ils remarquent un problème au niveau de leurs seins. Parce que plus tôt le mal est détecté, plus il existe de chances de sauver le malade.
Chacun doit s’éloigner des facteurs de risques suscités pouvant multiplier les chances de contracter cette maladie. Car selon des études, une femme sur onze à une femme sur huit, aura le cancer du sein dans sa vie.

Propos recueillis par Roméo KPATCHA  (Stag)

Santé 12 sept. 2017


Enseignement supérieur privé: Esm-Bénin célèbre ses dix ans d’activité

L’Ecole supérieure de management (Esm-Bénin) a célébré, samedi 9 septembre dernier à Cotonou, ses dix ans d’existence. A l’occasion, le parcours de cet établissement privé d’enseignement supérieur a été retracé et des attestations de Bts, licence et master ont été remis aux ayants droit ainsi que des récompenses aux entreprises partenaires et aux enseignants et étudiants les plus méritants.

Septembre 2007 - septembre 2017. Dix ans déjà que l’Ecole supérieure de management (Esm-Bénin) s'investit dans la formation universitaire des jeunes béninois et étrangers. Cet anniversaire est célébré avec faste par le président-directeur général, Isidore Hounhuèdo, ses collaborateurs et les étudiants.
Retraçant le parcours de son établissement, Isidore Hounhuèdo précise que les activités de l’établissement avaient démarré en 2007 avec sept étudiants seulement sur un immeuble R+2 à Agla. Mais depuis 2013, l’établissement s’est installé sur son propre site situé en face du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. C’est un immeuble de R+4 qui passera bientôt à R+7 qui abrite l’école qui compte plus de 2000 étudiants aujourd’hui. L’objectif de l’Ecole supérieure de management est de faire de la jeunesse la pierre précieuse pour l’émergence du Bénin, de l’Afrique, voire du monde.
Pour Isidore Hounhuèdo, l’évolution qu’a connue son école est due aux résultats obtenus aux examens nationaux de Bts dans les filières techniques de gestion. Ces succès, a-t-il noté, ont valu à l’Esm Bénin l’autorisation des filières de licence et de master déjà en 2009. Mieux, l’école très respectueuse des lois et prescriptions en vigueur, s’est alignée sur la norme du système Lmd. Toutes choses reconnues par l’Etat en 2012 à travers l’homologation des programmes de licence et de master. Dès lors, Esm-Bénin a pu soumettre ses programmes au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) pour l’accréditation. « L’Esm a bénéficié de l’accréditation de ses filières de Licence par le Cames lors de son vingt-septième colloque tenu en novembre 2012 à Niamey et pour les Master au vingt-huitième colloque en novembre 2013 à Conakry en Guinée », a rappelé le PDG de l’Ecole supérieure de management Bénin.
En termes de domaines de formation, Esm-Bénin forme dans « les filières opérationnelles d’avenir » telles que comptabilité et gestion, banque et finance d’entreprise, marketing et action commerciale, management des ressources humaines, communication d’entreprise, informatique de gestion, bureautique et secrétariat, hôtellerie et restauration, tourisme, journalisme, management des projets et de la qualité, transport et logistique, audit et contrôle de gestion, banque finances et assurances, communication et relations internationales.
Soulignant la particularité de son école, Isidore Hounhuèdo a relevé qu’elle est en partenariat avec les entreprises. Ce qui donne aux étudiants la possibilité de commencer à faire des stages pratiques depuis la première année. « Notre slogan, c’est Esm-Bénin, le chemin vers l’emploi », indique Isidore Hounhuèdo qui n’entend pas dormir sur ses lauriers. Il compte implanter l'école dans d'autres villes du Bénin pour répondre au x besoins de formations professionnelle de la jeunesse.
Le parrain de l’événement, Bernard Sossou Amoussou, a salué les efforts fournis par Esm-Bénin à travers les résultats obtenus. Même son de cloche du côté du directeur adjoint de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Josué Azandégbé qui a insisté sur le respect des textes dans le sous-secteur.
Au cours de la soirée de célébration des dix ans, des entreprises partenaires ont été gratifiées de prix, de même que les enseignants et les étudiants les plus méritants. Sans oublier la remise d'attestations de Bts, de licence et de master aux lauréats de l’année académique 2016-2017?

Société 12 sept. 2017


Débordement du fleuve Niger à Malanville: Situation critique dans la plupart des arrondissements (Plus de 300 ménages sans-abris, des hectares de culture envahis )

Les populations de Malanville ne sont pas épargnées par la montée des eaux du bassin du fleuve Niger. Dans leurs rangs, c’est le désespoir. Au regard des dégâts matériels et des pertes en vie humaine que ces inondations leur ont déjà occasionnés, elles restent inconsolables. Les pluies se faisant toujours diluviennes, le pire est encore à craindre.

Depuis quelques semaines, la commune de Malanville vit des moments difficiles avec le débordement du fleuve Niger et de ses affluents. Avec à leur tête le maire Inoussa Dandakoé, les membres de la Plateforme communale de réduction des risques des catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques sont descendus sur le terrain, vendredi 8 septembre dernier. C’est pour constater et évaluer l’ampleur des dégâts. Constitués en deux groupes, le premier s’est rendu à Goroudjinder et le second, vers Harobanda, Kotchi, Garou et Madecali.
Selon le premier point effectué, le bilan des désagréments causés par les inondations aux populations des localités sillonnées est très lourd. On déplore plusieurs habitations effondrées et déjà, plus de 300 ménages sans-abris enregistrés, des hectares de cultures de riz, de maïs et de sorgho détruits par les eaux en furie, ainsi que la volaille et des ruminants emportés. Ce bilan n’est que provisoire, puisque des zones sont encore inaccessibles.
L’heure est désormais à la sensibilisation des populations. On leur apprend la conduite qu’elles doivent adopter. En termes de matériel de couchage et ce qu’il faut comme feuilles de tôle, l’Etat s’est également employé à mettre le minimum à leur disposition. Il s’agit de soulager leurs souffrances.
Même des animaux sauvages ont été délogés de leurs milieux. Tel est le cas d’un hippopotame aperçu dans l’eau du fleuve.
Dans l’arrondissement de Garou, l'inondation a déjà fait cinq décès. De retour de leurs champs situés à quelques kilomètres de leur village, les cinq personnes ont trouvé la mort par noyade dans l’après-midi du samedi 9 septembre dernier. Avec la montée des eaux, leur pirogue a chaviré. Ils étaient neuf à son bord. Alertés, tout leur village et les pêcheurs ont été mis à contribution, dimanche 10 septembre dernier, pour les retrouver. Leurs corps remis à leurs parents, ils ont aussitôt été inhumés.
Informé, le préfet de l’Alibori, Moussa Mohamadou, s’est immédiatement porté à Malanville. Après avoir tenu une séance de travail avec les membres de la Plateforme communale de réduction des risques de catastrophes naturelles, il est allé présenter les condoléances du Gouvernement aux familles éplorées du village de Garouzénon dans l’arrondissement de Garou. Il a ensuite exhorté les populations sinistrées à plus de prudence en ces moments de crue du fleuve Niger et de ses affluents que sont l’Alibori, la Sôta et le Mékrou. Dans la foulée, il a pris un acte pour interdire, jusqu’à nouvel ordre, la circulation par voie fluviale. Le maire Inoussa Dandakoé a, au nom des populations, salué la démarche du Gouvernement?

Des menaces sur la rentrée
Si avant la rentrée prévue pour lundi 18 septembre prochain, les eaux ne se retirent pas, ce sont au moins sept écoles qui risquent de ne pas ouvrir leurs portes. Les enfants ont dû suivre leurs parents pour fuir la furie des eaux.
En effet, les inondations qui se sont déclarées à Malanville, ont touché le système éducatif. Au moins sept écoles primaires publiques sont dans l’eau. En dehors de ces établissements scolaires, d’autres ont leurs cours inondées.
Préoccupé par la situation, le préfet Moussa Mohamadou a été rassuré par les mesures palliatives envisagées. Des espaces sont en train d’être identifiés pour l’érection de salles de classes de fortune, en attendant que la situation s’améliore.
M. G.

Karimama : pas de mort, selon le maire

Avec la furie des eaux du fleuve Alibori, la situation est également préoccupante à Karimama. Plus de 2 500 ha de cultures vivrières sont enregistrés dans la commune. Sept décès auraient été enregistrés, la plupart ayant souffert de diarrhée et de vomissement. Mais le maire de la commune Moussa Maman Bello dit n’avoir pas connaissance de ces cas de décès, du moins ces morts ne sont pas liés aux inondations, estime-t-il.
Le directeur départemental de la Santé dans l’Alibori, Bouraïma Mama, avait indiqué, lors d’une descente sur le terrain, vendredi dernier, qu’il a eu connaissance d’un cas de décès ; cinq personnes souffrant de diarrhée avaient été transférées au centre communal de santé. « En attendant les résultats des analyses effectuées sur les différents prélèvements, il est difficile de conclure à une épidémie de choléra ou de fièvre Ebola », avait-il confié.
M. G.

Actualités 12 sept. 2017


Session communale à Lokossa: Les travaux bloqués pour la troisième fois (Le maire dénonce une manœuvre politique)

Les 19 conseillers communaux de Lokossa, convoqués pour une nouvelle session, ce lundi 11 septembre, ont répondu présents. Mais comme on s’y attendait, les travaux ont été bloqués pour la troisième fois consécutive. Le camp majoritaire des frondeurs a rejeté point par point l’ordre du jour.

Treize sujets étaient programmés dont l’adoption du Plan de développement communal 3e génération, la délibération au sujet du compte administratif 2016 et l’adoption du collectif budgétaire 2017.
« Je suis désolé que des préoccupations aussi sensibles soient rejetées par des conseillers élus pour le développement de la commune », a déclaré le maire Pierre Awadji, à la suite de cette nouvelle épreuve de nerf. Pour lui, « Tout ce qui est fait est politique ».
En réplique, le conseiller Félix Allowanou et ses pairs estiment que c’est plutôt eux qui se soucient du développement de la commune. «Aucun texte de la décentralisation n’a dit qu’il faut suivre une minorité ou une personne fût-elle maire », a avancé Félix Allowanou avant d’appeler les soutiens du maire à se joindre à eux afin que Lokossa puisse mieux se porter. « Nous voulons seulement le développement de la commune », a-t-il martelé.
En clair, les frondeurs n’entendent pas faire bouger leur ligne d’action politique bien que le maire ait annoncé de nouvelles assises pour demain mercredi 13 septembre. Cette quatrième tentative de Pierre Awadji sera-t-elle la bonne ? En tout cas, face à cette ambiance de mésintelligence, qui a largement gagné le conseil communal, les regards sont tournés vers la préfecture d’où l’arbitrage de l’autorité de tutelle est attendu?

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Politique 12 sept. 2017


Naissance d’un nouveau groupe parlementaire : Barthélemy Kassa et huit autres députés créent « Agir pour la République »

« Agir pour la République », c’est le nom de baptême du nouveau groupe parlementaire créé ce lundi 11 septembre à l’Assemblée nationale. Il est présidé par le député Barthélemy Kassa qui retrouve désormais ainsi son fauteuil au sein de la conférence des présidents de l’Assemblée nationale.

Ce groupe est composé de neuf députés, dont le président est Barthélemy Kassa, qui ont démissionné de leurs groupes parlementaires respectifs. Il y a huit démissions au niveau du groupe « Agir pour le Bénin » présidé par André Okounlola Biaou. Il s’agit des députés Rachidi Gbadamassi, Bida Nouhoum, Sabaï Katè, Adam Bagoudou, Lucien Houngnibo, Gilbert Bagana, Sofiath Schanou et Barthélemy Kassa. Le neuvième député qui intègre ce groupe est Maurice Katotcha Chabi qui a démissionné, lui, de « Bénin uni et solidarité » présidé par l’honorable Bonaventure Aké Natondé.
Les neuf lettres de démission ont été lues par le deuxième secrétaire parlementaire, Dakpè Sossou, lors de la séance plénière d’hier. Ils disent avoir tous démissionné pour des raisons de convenance personnelle. Un jeu qui ne tardera à se révéler quelques instants après avec la constitution du groupe parlementaire « Agir pour la République» composé exclusivement des neuf députés démissionnaires. La déclaration politique de création de ce groupe a été lue par le député Adam Bagoudou. Selon lui, les membres du groupe « Agir pour la République » veulent concentrer leurs efforts pour le soutien du Bloc de la Majorité présidentielle (Bmp) en vue d’accompagner le président Patrice Talon dans la réalisation de ses ambitions pour le Bénin. Ils réaffirment leur engagement républicain autour des points tels que le soutien aux réformes porteuses d’efficacité et de bien-être des populations, le soutien aux initiatives de réduction de la pauvreté, le soutien à l’instauration d’une gouvernance institutionnelle qui participe du renforcement du cadre logique et de la promotion de la démocratie et l’adhésion aux idéaux du Bmp. « Il est important qu’en tant qu’acteurs politiques, nous puissions dire la vérité à notre peuple à savoir qu’il n’y a pas d’autre programme à lui proposer que se concentrer à accompagner Patrice Talon pour le succès de son quinquennat. Toute autre intention est considérée comme un rêve pour après 2021, qui est certes légitime mais doit s’expliquer dans le cadre de la démocratie institutionnelle », explique Adam Bagoudou.
Il faut préciser que cette nouvelle naissance porte désormais à huit le nombre de groupes parlementaires que compte la septième législature. Le plafond de groupes parlementaires prévu par le Règlement intérieur du Parlement est ainsi atteint et il ne peut plus y avoir de création d’un nouveau groupe, sauf en cas de dissolution d’un autre existant?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 12 sept. 2017


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