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Nouvelles

Porto-Novo: La cathédrale Notre dame célèbre ses 75 ans de dédicace

Il y a 75 ans qu'a été consacrée  la cathédrale Notre dame de l'Immaculée conception de Porto-Novo. Le curé de l'église, le père Charlemagne Afidja Koudhorot et l'évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo n'ont pas voulu passer sous silence cette célébration.  Ils ont marqué d'un cachet spécial les 75 ans de dédicace de cette cathédrale par une célébration à la faveur de la messe de l'Assomption. Le culte de jubilé des 75 ans de dédicace se déroule en ce moment à la cathédrale Notre dame de l'Immaculée conception de Porto-Novo. La messe est présidée par l'évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo en présence de plusieurs autorités politico-administratives de la ville dont le préfet de l'Ouémé, Joachim Apithy. A l'occasion de la messe, onze diacres ont été ordonnés pour servir l'église de Dieu. La commémoration jubilaire  sera clôturée dans la journée par une procession de la vierge Marie à travers les rues de Porto-Novo.

Société 15 août 2017


Distribution de prix à Houéyogbé: Le Ccj/Mono et Curiace Hadonou pour l’excellence en milieu scolaire

Les trois premiers de Houéyogbé aux divers examens nationaux, ont reçu des prix, ce samedi 12 août à Sè, un arrondissement de la commune. Inscrite dans les festivités de l’édition 2017 de la Journée internationale de la jeunesse, cette initiative de Curiace Hadonou, natif de Houéyogbé, soutenue par ses camarades du Cadre de concertation des jeunes du département (Ccj/Mono) vise à créer l’émulation intellectuelle au sein des apprenants.

Un ordinateur portatif, deux vélos tout terrain (Vtt), quelques tablettes, des sacs remplis de fournitures scolaires, ainsi que des enveloppes financières ont constitué les lots offerts, ce samedi à Sè, à neuf apprenants classés en tête des admis de Houéyogbé. Il s’agit des trois premiers au Certificat d’études primaires (Cep), au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et au baccalauréat.
A la tête des bacheliers, il y a Bonfils Mivodjo avec 14,36 de moyenne obtenue en série D, qui a été gratifié d’un ordinateur portatif. Déo Gratias Happy Zinsou est sorti premier, de Houéyogbé, au Bepc avec 16,59 de moyenne et a été récompensé avec un Vtt et un sac rempli de cahiers et des documents didactiques au programme. Ce même lot a constitué le prix offert à Prudine Mouzoun qui s’est hissée à la tête du classement communal au Cep en totalisant 17,75 de moyenne.
Le porte-parole des lauréats, Hubertine Fagnon, deuxième au baccalauréat dans la commune, s’est déclarée heureuse et émue face aux présents mobilisés pour saluer leurs efforts respectifs. Elle s’est engagée avec ses pairs à se montrer plus performants dans l’avenir. Une dynamique à laquelle elle n’a pas manqué d’inviter le reste des apprenants.
Le représentant de la direction départementale des Enseignements maternel et primaire abonde dans le même sens et souligne qu’il n’y a de développement que par des hommes bien formés. « Célébrer l’excellence est une très bonne chose. Ce n’est pas du temps perdu, ni de l’argent jeté par les fenêtres », a-t-il dit. Cette vision est partagée par Curiace Hadonou, initiateur de la cérémonie et Laurent Zomaï, président du Cadre de concertation des jeunes du département (Ccj/Mono). Ils expliquent que la fête de l’excellence a été organisée pour marquer, par ailleurs la Journée internationale de la Jeunesse. Pour Curiace Hadonou, il s’agit d’une approche pour sensibiliser à l’idée que le jeune peut bel et bien constituer un modèle de réussite de par son cursus de formation. « L’excellence paie toujours et constitue la première arme contre le chômage », a-t-il fait savoir en précisant que le parrain de la fête, le ministre Romuald Wadagni, en est une illustration. Sous son leadership, le Ccj/Mono entend poursuivre, à en croire Laurent Zomaï, la fête de l’excellence dans les autres communes du Mono jusqu’à la prochaine rentrée des classes. Ceci en vue d’accompagner, a-t-il dit, la volonté du Gouvernement d’améliorer les performances scolaires?

Société 14 août 2017


Eliminatoires Chan 2018 / Match Bénin-Nigeria (1-0): Les Ecureuils locaux prennent l’option de la qualification

Pour le compte du second tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations de football, les Ecureuils locaux étaient aux prises avec les Super Eagles locaux du Nigéria ce dimanche 13 août au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Au terme de la partie, les poulains du coach Oumar Tchomogo ont remporté in extrémis sur un pénalty transformé par leur capitaine Mama Séibou à la 89e minutes de jeu.

Les Ecureuils locaux ont juste fait l’essentiel en réussissant à marquer le pénalty dont ils ont bénéficié à la 89e minute. Pour le reste, la rencontre a été maîtrisée par les jeunes joueurs nigérians.
Par manque de vivacité et de punch dans les actions, les poulains d’Omar Tchomogo ont manqué de prendre la rencontre de dimanche à leur compte face à une équipe nigériane physiquement plus au point et qui a su s’imposer dans les duels aériens. En première mi-temps, ils se sont bien comportés en menant quelques offensives dans le camp nigérian, mais sans réussir à ouvrir le score.
C’est le cas des actions de la 26e minute où les Ecureuils ont obtenu un corner superbement joué par Mama Séibou, mais la balle sera interceptée par le gardien nigérian Vincent Okechukwu. A la 31e minute, ils reviendront dans le camp nigérian sans parvenir à concrétiser leur action. Pendant ce temps, l’adversaire tentait d’imprimer un faux rythme au jeu.
A la reprise, Mama Séibou et ses coéquipiers vont montrer des signes d’essoufflement laissant l’initiative à leurs adversaires du jour. A la 47e minute, le joueur le dossard n° 7 agitera toute la défense béninoise. La réplique est venue aussitôt de Nabil Yarou à la 50e minute en réussissant un tir puissant qui a capté le gardien des super Eagles locaux, Vincent Okechukwu. La minute suivante, les Ecureuils s’installent dans le camp nigérian avec de belles combinaisons, mais sans créer de grands dangers.
A la 55e minute, commence la bataille du milieu de terrain. Moment choisi par les Ecureuils pour se retrancher dans leur camp.
A la 64e minute, alors que la défense adverse était déjà battue,
Marcellin Koukpo manque une belle occasion consécutive à un coup franc de Mama Séibou.
Visiblement fatigués dans les vingt dernières minutes, les Ecureuils sont devenus des observateurs dans leur propre camp face à des adversaires qui déroulent.
Heureusement, qu’à la 89e minute, l’arbitre Algérien Ghorbar Moustapha siffle un pénalty pour les Ecureuils suite à une faute commise sur Marcellin Koukpo dans la surface de réparation nigériane.
La capitaine des Ecureuils Mama Séibou se chargera de la transformer. Il donne ainsi l’avantage au Bénin qui l’emporte in extrémis sur les super Eagles locaux.
Malgré cet avantage, les Ecureuils doivent faire beaucoup de réglage dans son secteur offensif avant la rencontre retour.

Sports 14 août 2017


Echanges avec l’élite des Collines sur le Pag: Denise Atioukpè mobilise les cadres autour des grands projets

Une rencontre d’échange s’est tenue ce samedi 12 août à Dassa-Zoumè entre les cadres des Collines, toutes tendances confondues. Députés, notables, cadres et jeunes ont échangé sur les grands projets de développement contenus dans le Programme d’action du Gouvernement (Pag) en faveur de ce département.

La directrice générale du Fonds national de la Microfinance (Fnm), Denise Atioukpè, mobilise les cadres des
Collines autour des actions de développement du Gouvernement de Patrice Talon. Elle a initié, samedi dernier à Dassa-Zoumè, une rencontre d’échanges sur les grands projets de développement contenus dans le Programme d’action du Gouvernement (Pag) en faveur de ce département. La vision du chef de l’Etat et les grands chantiers dans l’agriculture, la microfinance, et surtout en matière d’approvisionnement en eau potable - problème récurrent dans les Collines - ont été présentés par le ministre Joseph Djogbénou, le directeur général de la Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb), David Babalola, et Paul Boni. Les échanges sont modérés par Me Charles Badou.
Le ministre Joseph Djogbénou a axé son intervention sur quatre points essentiels : la normalisation de l’Etat, l’ambition, l’efficacité et la responsabilité. En effet, perçu comme modèle de démocratie et de stabilité, le Bénin dispose des atouts nécessaires pour devenir un espace de développement durable et inclusif, de dynamisme économique et de progrès social, estime-t-il. Ce potentiel, inexploité depuis trop longtemps, ne demande qu’à être révélé et c’est dans ce sens que travaille le Gouvernement dont le programme vise à établir un cadre plus propice à l’éclosion des talents de manière à relancer durablement le développement du pays, fait savoir le ministre.
Le Dg/Soneb David Babalola a fait une présentation des grands projets relatifs à l’accès à l’eau potable dans les Collines en rappelant que le Gouvernement a fait de la disponibilité en eau potable dans les Collines une priorité et que 100 milliards de F Cfa sont d’ores et déjà mobilisés pour les Collines sur les 224 prévus pour le plan national pour les projets d’eau dans les milieux urbains et périurbains. A ce jour, à peine 30% des populations ont accès au liquide vital, fait-il remarquer. L’accès à l’eau potable pour les populations des Collines à l’horizon 2021 sera une réalité, assure David Babalola.
En ce qui concerne le secteur agricole, les orateurs ont également rappelé qu’il est le principal levier de développement économique, de création de richesses et d’emplois. Le Gouvernement va créer sept pôles régionaux de développement agricole, et promouvoir le développement des filières à haute valeur ajoutée telles que l’ananas, l’anacarde, coton, maïs et riz. En appui à l’investissement massif dans le secteur agricole, il est prévu la mise en place de structures de recherche spécifiques à chaque filière et des écoles professionnelles agricoles pour chaque pôle de développement agricole. Un accent particulier sera également mis sur les instruments et les mesures favorisant l’investissement privé dans le secteur agricole et rural.
S’agissant du volet des microcrédits, Denise Atioukpè a dévoilé à l’assistance les réformes opérées au niveau du Fonds national de microfinance (Fnm) pour que les crédits soient rehaussés et aillent effectivement aux cibles prévus. Elle précise que la relance du programme de microcrédits nouvelle génération aux femmes permettra de soulager les plus pauvres, avec comme nouveauté la prise en charge sanitaire et sociale des plus pauvres.

Actualités 14 août 2017


Compétitivité des Pme et Pmi: Les avantages du Pnrmn présentés aux industriels de l’Ouémé/Plateau

Les promoteurs d’unités industrielles et de Btp des départements de l’Ouémé et du Plateau ont été sensibilisés, vendredi 11 août dernier, sur la niche d’opportunités disponibles au Programme national de restructuration et de mise à niveau (Pnrmn) pour leur permettre d’être compétitives sur le marché national, régional et international. La séance s’est déroulée à Porto-Novo, sous la houlette d’une délégation du Bureau de restructuration et de Mise à Niveau (Brmn) qui pilote le programme.

Le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (Brmn) du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat est un véritable partenaire pour la compétitivité et la croissance durable des unités industrielles et des Btp à travers le Programme national de restructuration et de mise à niveau (Pnrmn). L’information a été apportée aux chefs d’entreprises engagés dans les secteurs industriel et des Btp des départements de l’Ouémé et du Plateau conviés à une séance de sensibilisation, vendredi 11 août dernier, à Porto-Novo. Ils ont été entretenus par Pablita Cogué Agbowaï, responsable administrative et des engagements du Brmn. Elle a présenté aux participants les nombreuses opportunités du Pnrmn à travers ses offres notamment de mise à niveau technique des petites et moyennes entreprises (Pme) et petites et moyennes industries (Pmi) adhérentes, de restructuration, d’accompagnement à l’éligibilité des entreprises, et d’appui au développement à l’exportation. Elle a insisté sur l’intérêt pour les unités industrielles et de Btp à adhérer au Programme pour aller vite vers le développement et améliorer leurs chiffres d’affaires.
Un montant de 2,6 milliards F Cfa, à en croire la communicatrice, est mis chaque année par le Gouvernement au profit du Bureau pour l’atteinte de ses objectifs. Seulement, avant de bénéficier des appuis du programme, les entreprises qui désirent y adhérer doivent respecter certains critères, précise la responsable administrative et des engagements du Brmn. Au nombre de ces exigences, il faut être une entreprise exerçant au Bénin depuis deux années au moins, avoir un registre de commerce, ne pas être une entreprise en faillite, payer régulièrement ses impôts, appartenir à un secteur fort de croissance et avoir déclaré au moins un salarié, selon la taille de l’entreprise, attesté par la Cnss.

Adhésion volontaire

« L’adhésion au programme est volontaire. Mais quand on y vient, c’est la transparence totale dans le fonctionnement de l’entreprise qui doit pouvoir tout dire sur elle, notamment ses difficultés. C’est comme le malade et le médecin », a insisté Pablita Cogué Agbowaï. Elle rassure, toutefois, les entreprises de ce qu’elles n’ont aucune crainte à avoir par rapport aux informations recueillies auprès d’elles sur la vie de leurs structures, notamment le fisc, les chiffres d’affaires et les états financiers. Celles-ci sont couvertes de fortes clauses de confidentialité à laquelle sont astreints tous les agents du Brmn ainsi que le Conseil d’administration du Bureau, a martelé la responsable administrative et des engagements du Brmn.
Les participants ont salué la délégation technique du Brmn pour son initiative de sensibilisation de ses cibles sur le terrain. Alain Zinsou, promoteur d’un centre agro-alimentaire à Porto-Novo, dit en savoir désormais un peu plus sur le Brmn et le Pnrmn grâce à cette sensibilisation. Il annonce pour bientôt son
adhésion au programme pour bénéficier de ses nombreuses opportunités. Selon lui, les pièces administratives exigées par le programme à tout adhérent sont le minimum que doit avoir toute entreprise qui se veut sérieuse et prospère.
Justin Roger Migan, promoteur de JR-Expertise, un établissement naissant et spécialisé dans la communication, les transports et la fourniture d’articles de bureautique, a voulu savoir s’il peut être déjà pris en compte par le programme. La même préoccupation a été évoquée par Romain Ayidékon, responsable d’une unité de pisciculture et de transformation à Dangbo. Pablita Cogué Agbowaï leur a fourni les réponses nécessaires par rapport au programme qui ne prend en compte, pour sa phase actuelle de 2014-2018, que les industries et les Btp.
La séance de sensibilisation a été rehaussée par Appolinaire Togbadji, directeur département de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat de l’Ouémé et le Plateau. C’est à lui qu’a échu l’honneur d’ouvrir les travaux avant la présentation de la responsable administrative et des engagements du Brmn.

Société 14 août 2017


Réunion statutaire du comité exécutif de la Casb: D’importants points à l’ordre du jour

Les membres du comité exécutif de la Confédération africaine des sports boules (Casb) sont réunis à Cotonou ce dimanche 13 août dans le cadre d’une réunion statutaire. Plusieurs points sont inscrits à l’ordre du jour dont notamment l’organisation de la sixième édition du championnat qualificatif africain pour le mondial de 2018 qui se tient à Tunis du 6 au 10 septembre 2017.

La Confédération africaine des sports boules prépare activement la participation de ses membres aux prochaines compétitions, tant au niveau africain qu’international. C’est dans ce cadre que les membres du comité exécutif se sont réunis à Cotonou dimanche 13 août en vue de prendre des décisions relatives à l’organisation à la participation de ses membres à certaines compétitions. Quatre points sont inscrits à l’ordre du jour. Au cours de leurs travaux, les membres du comité exécutif vont faire le point sur le niveau d’organisation de la sixième édition du championnat qualificatif africain pour le mondial de 2018. Ledit championnat aura lieu en Tunisie du 6 au 10 septembre 2017. Ils vont également se pencher sur l’étude de l’installation des responsables des cinq nouvelles zones conformément au nouveau découpage géographique de l’Afrique adoptée par Union africaine (Ua), l’union des confédérations sportives africaines (Ucsa) et l’Association des comités nationaux olympiques. Cela conformément à l’Assemblée générale qui a eu lieu au Caire il y a quelques temps.
L’autre sujet non moins important, et le soutien de cette institution continentale à la République du Bénin qui est candidate pour l’organisation du championnat du monde de 2018 face au Canada. Les membres du comité vont également se prononcer sur le dossier relatif au contentieux qui oppose les frères boulistes de la Fédération burkinabè de pétanque. Une crise née il y a quelques mois, lors de l’élection du président de ladite fédération.
Ibrahima Idrissou, président de Casb attend beaucoup des travaux de cette réunion. Il déclare espérer que « de bonnes résolutions sortiront des travaux, pour permettre de réussir l’organisation du prochain championnat ». Par ailleurs, il se félicite de la bonne coopération qui existe aujourd’hui entre les différentes fédérations. « Je voudrais être un président fédérateur, et j’ai la faiblesse aujourd’hui de penser que j’y suis arrivé, en renforçant l’axe du Maghreb à celui de l’Afrique noir, ce qui n’était pas évident, il y a plus d’une vingtaine d’années par mes prédécesseurs», confie-t-il.

Bénin candidat

Selon Ibrahima Idrissou, le président Patrice Talon a assuré la confédération de sa disponibilité à faire de la candidature du Bénin à l’organisation du championnat mondial de 2018 une édition de grande réussite sportive et socioculturelle qui marquera l’histoire des sports boules tant en Afrique qu’à l’international. Il a invité les autres membres de la confédération à se mobiliser pour soutenir d’une seule voie la candidature du Bénin lors de l’Ag de la fédération international de pétanques et jeu provençal (Fipjp) qui aura lieu en Chine du 3 au 10 novembre 2017. «Nous devons en retour tous collectivement et individuellement œuvrer pour soutenir et défendre cette candidature africaine face à celle du Canada », affirme-t-il.  Il a dors et déjà remercié le président tunisien et son Gouvernement pour avoir accepté d’abriter la sixième édition du Championnat qualificatif africain pour le mondial 2018 du 6 au 10 septembre 2017.
Les membres du comité sont déjà dans la logique d’un soutien sans faille au Bénin afin que le pays emporte l’organisation dudit championnat au détriment du Canada. « Nous serons tous unis derrière la candidature du Bénin pour que l’organisation du championnat revienne à l’Afrique », a déclaré Mohamed Lassâd Eddhif, chef de la délégation tunisienne. Camara Alpha Ousmane, présidant de la Fédération guinéenne de Boules et pétanque, prône la même unité des pays africains derrière la candidature béninoise. « C’est de notre devoir en tant qu’africain, dit-il, de soutenir le Bénin face au Canada, si le Bénin organise ce championnat, c’est une fierté pour tout le continent ». Il se réjouit de ce que le Gouvernement béninois fasse de cette question de candidature, une préoccupation majeure. « C’est un bon signe », conclut-il.
La Confédération africaine des sports boules regroupe trois disciplines sportives à savoir : la pétanque, la rafa et la lyonnaise. Les deux dernières n’étant pas encore bien développées en Afrique, Ibrahima Idrissou promet qu’elles feront désormais l’objet d’une attention particulière de la part de la confédération. Le directeur de cabinet du ministre en charge des sports a confirmé les engagements du Gouvernement béninois à accompagner les sports boules.

Sports 14 août 2017


Accès à la terre : La dure réalité des femmes en milieu agonlin

En pays agonlin, dans la région Covè-Zangnanado-Ouinhi, comme dans la plupart des localités du Bénin, la femme n’a pas droit à la terre. La terre demeure en effet une propriété exclusive de l’homme. La conséquence en est qu’avec l’exode rural les hommes abandonnent les terres qui ne sont plus mises en valeur. Malgré la disponibilité de vastes terres arables non exploitées, les femmes en sont privées pour diverses considérations d’ordre sociologique. Dans la plupart des sociétés traditionnalistes, la femme n’hérite pas et la terre est cédée aux hommes, s’agissant des droits successoraux. Quoiqu’elles éprouvent le besoin de s’adonner à l’agriculture, les femmes se retrouvent en difficultés et croupissent dans la misère par manque de terres. Or, selon Justin Semassoussi du Centre Africa Obota, corriger ce déséquilibre basé sur le genre dans le foncier, augmenterait  le produit intérieur brut du Bénin de 20%  car les femmes constituent plus de 51% de la population.

Aussi ces pesanteurs sociologiques freinent-elles les capacités entrepreneuriales de la femme dans un contexte où l’agriculture est l’activité principale.

En dépit d’un contexte juridique aujourd’hui favorable avec la Constitution de 1990,  le Code des personnes et de la famille et le Code foncier et domanial en République du Bénin, la condition féminine en ce qui concerne l’accès à la terre, ne s’est guère améliorée.  

La réalité quotidienne de la femme en milieu agonlin en matière d’accès à la terre  suscite beaucoup d’inquiétudes. Toute chose appelant aujourd’hui à l’implication des Organisations de la Société civile dans la sensibilisation des pouvoirs publics pour une meilleure vulgarisation des textes de lois et une prise en compte des questions liées à l’accès des femmes à la terre.

Société 13 août 2017


Eliminatoires CHAN 2018: Victoire des Ecureuils sur le Nigéria

La phase aller du match de qualification au Championnat d'Afrique des Nations (CHAN) 2018 a tourné à l'avantage des Ecureuils du Bénin, ce dimanche 13 août au stade de l'Amitié Mathieu Kérékou de Cotonou. Face aux Nigérians, ils l'ont emporté sur un score étriqué de 1-0 sur penalty à la 86ème minute de jeu. But de Mama Seibou, ce résultat entretient encore l'espoir du Bénin avant la phase retour du second tour qualificatif des éliminatoires de la CHAN 2018.

Sports 13 août 2017


Lancement d'album: Et de deux pour le maire Michel Bahou !

De ses fonctions de maire à la musique, le pas a été vite franchi par Michel Bahou, actuel locataire de l'hôtel de ville de la commune d'Akpro-Missérété. Il est en train de faire visiblement une carrière artistique qui s'annonce prometteuse. Michel Bahou a lancé dans la soirée de ce vendredi 11 août au centre des arts et de la culture d'Akpro-Missérété, son deuxième album intitulé "Méhingblé" et composé de cinq titres tous en Toli, sa langue maternelle. Le maire qui a presté sur scène pendant plus de deux heures d'horloge, à l'occasion du lancement de l'opus, révèle tout son talent d'artiste chanteur - composititeur confirmé et engagé. Michel Bahou  dénonce dans l'oeuvre la trahision, la médisance, l'intolérance et la méchanceté et appelle  à la culture des valeurs vertueuses comme l'humilité et la cohésion pour l'épanouissement du "vivre ensemble" dans la société.  Il dit avoir baptisé à juste titre  l'album " Méhingblé " pour montrer que la destruction de son prochain n'a jamais hypothéqué la réalisation du destin et du don de Dieu de ce dernier. Selon Michel Bahou, le lancement de cet album, tout comme le premier en 2013,  se veut sa contribution pour la promotion de la langue et de la culture  Toli. C'est aussi sa façon à lui d'agrémenter la quatrième édition de la fête identitaire des filles et fils de la communauté de l'aire ethnique Toli dite Tolikunkanxwé qui se déroule à Adjarra depuis le mercredi 9 août dernier et prend fin dimanche 13 août prochain. L'artiste compte ne pas s'arrêter en si bon chemin avec ce deuxième opus. Michel Bahou  promet de sortir un album  à chaque édition de cette fête identitaire qui réunit les filles et fils des communes d 'Akpro-Missérété,  d'Adjarra, d'Avrankou et de Tori Bossito. Le bénéfice issu de la vente des albums ira en direction des personnes démunies, des prisonniers et des malades paralysés, souligne l'artiste.

Culture 12 août 2017


Vivi L’Internationale : L’artiste de la paix... l’engagée politique

Elle a bercé plusieurs générations de Béninois, mené des combats et surtout chanté pour la paix. Malgré l’âge et les rides, sa voix est demeurée suave et mélodieuse. Victorine Agbato, plus connue sous son nom d’artiste Vivi L’Internationale, malgré son âge, n’est pas prête à renoncer à sa passion. Entre elle et la musique, c’est comme entre l’arbre et l’écorce.

« Mémé » ! Ne pas l’appeler ainsi, c’est un peu comme un affront à sa personne. Toujours est-il que Vivi l’Internationale, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, tient à sa « jeunesse» dans l’esprit. En allant à sa rencontre, ce vendredi dans sa résidence à Tokpota dans la ville de Porto-Novo, nous avons effectivement rencontré une «mémé » pétillante de forme, accueillante avec un sourire aguichant. Une grand-mère trop accrochée à sa famille, Vivi affiche son attachement à ses petits enfants dont la réussite lui importe beaucoup. Elle gronde, câline, conseille, menace au besoin. Tout cela, nous l’avons vécu en un laps de temps passé en compagnie de celle qui est l’une des grandes vedettes de la musique béninoise. De sa voix presque mélancolique lorsqu’elle chante la paix, à celle plutôt joyeuse qui a chanté « Wa yi do », un de ses plus grands succès, Vivi est restée une artiste engagée pour chacune des causes qu’elle choisit. Qu’il s’agisse de la nation, de la famille ou même de Dieu sa nouvelle ‘’passion’’.
Les années et les albums, elle ne les compte plus. « Je ne me suis pas lancée dans les calculs de compter le nombre de mes albums. En notre temps, on avait évolué dans un contexte qui fait que tu peux mettre du temps entre deux albums. C’était difficile pour nous à l’époque. Ce que nous visions, c’était de faire l’effort pour que l’album suivant ait plus de succès que le précédent », nous a-t-elle confié. Sa vie n’a été que musique et le reste de sa vie le sera davantage, conçoit-elle. D’ici là, on devrait la retrouver sous les feux de la rampe, annonce la diva. Sa discographie actuelle, confesse-t-elle, ne représente qu’une infime partie des compositions à son actif. En somme, Vivi n’a pas fini de chanter. C’est comme si elle avait à peine chanté, pourrait-on dire, à l’entendre. Mais pour la paix, elle aura tout chanté !

Apôtre de la paix

Comme Aïcha Koné en Côte d’Ivoire, Vivi L’Internationale a offert sa voix pour la paix. Connue déjà du public, elle va se révéler davantage grâce à la mutation politique qui devrait faire passer le Bénin de la période marxiste révolutionnaire à celle du Renouveau démocratique. Les fameuses assises de la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990 au Plm Alédjo qui ont tenu en haleine tout un peuple et même la communauté internationale, n’ont pas échappé à l’inspiration de l’artiste. Son hymne pour la paix va se révéler comme l’ode à l’aube de la démocratie béninoise. De toute son inspiration, Mémé Vivi a plaidé pour la paix, demandé la compréhension, imploré l’union, chanté la cohésion et surtout crié à l’aide de Dieu dans les moments les plus cruciaux de la vie politique de notre pays.
Une inspiration d’essence divine, raconte-t-elle avec le temps, mais mue essentiellement par son souci de voir son pays mieux se porter. « J’ai commencé la composition de cette musique de la paix avant le passage de la Révolution à la démocratie. Beaucoup trouvaient qu’en ce moment, on n’avait pas la capacité de faire la démocratie car, on ne connaissait que la Révolution. Et finalement cela s’est passé en douceur, vraiment Dieu aime ce pays. Cette chanson était ma contribution à la paix dans ce pays. » C’est ainsi que l’artiste conte l’histoire de ce morceau « N’dokolidji » (littéralement : je suis à genoux). Les années 90, années de fortes tensions et de basculement politique sur le continent avec son cortège de drames, de misère, de guerres, de tueries, de réfugiés et surtout de mésentente politique, l’artiste s’est voulu le sapeur pompier du potentiel drame qui couvait dans son pays.
« J’ai été touché par la peine des réfugiés des autres pays. Je ne voulais pas que cela arrive à mon pays. Quand cela arrive, tout bascule. Je me suis demandée si un jour, je pourrais quitter mon pays pour aller me réfugier dans un autre. Il fallait donc prévenir le danger et demander aux gouvernants de prendre leurs responsabilités. J’ai demandé au Seigneur de m’inspirer afin que je puisse faire passer des messages de paix à mes compatriotes. C’est ce que j’ai fait à travers cette chanson. Personne ne m’a recommandée de chanter, c’est l’Eternel qui m’a inspirée », soutient l’artiste qui laisse couler des larmes. Parler de paix avec Vivi L’Internationale, c’est tout sauf un exercice aisé. Il faut s’armer de courage et surtout apprêter son mouchoir pour, à défaut essuyer ses propres larmes, lui sécher les siennes.
L’issue de cette fameuse Conférence des forces vives et surtout le succès de cette chanson qui n’est en réalité que la plus connue d’une série de compositions en faveur de la paix à l’actif de l’artiste, ont fait de Victorine Agbato, un chantre pour la paix. Un succès qui fait d’elle à ce jour, la plus en vue des artistes de la paix au Bénin. Mais c’est avec modestie que Vivi assume cette performance. « J’avais la joie et je rendais grâce à Dieu qui nous avait permis d’avoir un consensus national. C’est là que les hommes ont compris qu’il y a une autre force qui dépasse celle des humains. Le pays pouvait basculer dans le chaos, mais il y a eu la force de l’esprit qui a guidé les pas des conférenciers jusqu’au dénouement heureux. Il y avait trop de tensions et de colère, beaucoup ne voulaient pas aller vers la démocratie. La seule force qui a finalement apaisé ces esprits qui s’échauffaient, était la force divine, elle a permis vraiment qu’on soit en paix aujourd’hui. Il faut rendre hommage à Dieu », développe Vivi.

« Un engagement qui m’a offert des opportunités ! »

Pour elle, il fallait tout mettre en œuvre pour éviter au pays de passer par la douloureuse épreuve des affrontements entre factions politiques rivales et acteurs idéologiquement opposés. L’exemple de certains pays l’auraient fortement inspirée aussi. « Des pays ont essayé d’entrer en démocratie, mais ça a basculé dans la violence. Il y a certains Béninois qui étaient dans ces pays. Quand ils sont revenus, ils m’ont fait la confidence que la guerre n’est pas une bonne chose et qu’elle doit être notre pire ennemi », soutient l’artiste. Dès lors, elle s’est résolue à jouer sa partition, en touchant le cœur des acteurs concernés de sa voix de femme. Un objectif visiblement atteint, quand on connaît le rôle déterminant joué par le morceau « N’dokolidji » et le clip qui lui a servi de support aux heures chaudes du passage du régime marxiste révolutionnaire à celui démocratique en vigueur de puis 1990.
« La musique est immense, elle est un art trop fort, j’ai souvent la chair de poule quand on me parle de la musique, c’est un art qu’il faut vraiment respecter même plus que l’argent. On me demande souvent ce que je trouve dans la musique, et je réponds que je trouve le sourire que les autres ne peuvent pas me donner. La musique ouvre de nombreuses portes aux artistes. Quand j’avais chanté la paix, j’ai été reçue par de nombreuses autorités, cela m’a offert des opportunités. Des portes se sont ouvertes », confesse souriante L’Internationale.
Aussi, admet-elle ceci : « Je n’ai aucune force personnelle pour composer des morceaux, c’est la force de l’esprit de Dieu tout simplement, parce que lui-même vit dans la chanson. Dès que je me concentre, l’inspiration me vient. La musique au sens propre du mot est un esprit qu’on doit respecter parce que pour moi sans la musique, le monde serait vide ». Aussi, fait-elle observer qu’on ne peut pas parler toute une journée sans la mélodie et que parfois quand un chef est malade on lui fredonne de belles mélodies pour le revigorer. Tout cela, pour illustrer la force de l’art auquel elle consacre sa vie depuis son jeune âge.
La joie débordante avec laquelle elle en parle pour justifier son option d’avoir laissé l’une de ses filles, Marlène Zinsou, prendre, elle aussi le sentier de la musique. Piquée depuis son jeune âge par le virus, sans doute par atavisme, Marlène se révèle aujourd’hui comme la digne héritière de sa mère au point de semer la confusion entre son timbre vocal et celle de sa génitrice qui ne manque pas de fierté au sujet de ses prestations. Il est même fréquent de les voir toutes deux dans des coproductions discographiques et parfois sur scène.

Une activiste politique

Même si ce pan de sa vie publique est peu connu du public, ce n’est pas pour autant que Vivi s’en cache. Elle a été politiquement très active au sein des organisations de femmes révolutionnaires. Et, à l’instar de bon nombre d’acteurs de cette fameuse période, elle en garde de bons souvenirs. Même si, note-t-elle, « la Révolution était dure ».
Son exhortation, c’est que ses compatriotes demeurent fermes dans la prière et le travail. «Il faut que mes compatriotes s’aiment pour continuer à aller de l’avant. Il faut que chacun dise que le Bénin est sa patrie et travaille pour son développement. Il faut combattre la paresse. C’est la seule façon pour nous de nous développer », exhorte l’artiste. Aussi, conscientise-t-elle : « Le Bénin est mon pays qui m’a vu naître. Je lui ai donné beaucoup et j’en ai reçu également beaucoup de lui. Il faut savoir aimer son pays tout simplement. Je suis fière de mon pays. Il faut que tout le monde retrousse les manches pour construire l’avenir de ce pays, c’est ça le vrai développement ».
En tout cas pour elle, rien n’est au-dessus du pays qu’elle semble bien vénérer. « Mon pays a trop fait pour moi. Aujourd’hui, quand je passe dans la rue, les gens me saluent avec respect. Tout le monde m’appelle Mémé. Et cela me donne à chaque fois la joie. Partout où je passe, les enfants m’accueillent toujours avec enthousiasme. Même parfois si je ne suis pas dans mon véhicule, les enfants pensent toujours que je suis à bord, et saluent avec joie mon véhicule à bord duquel se trouve quelqu’un d’autre. C’est le travail que j’ai accompli qui me vaut souvent cet honneur, et cela me réconforte. Mon pays a été reconnaissant envers moi», salue Victorine Agbato, alias Vivi L’Internationale?

Culture 11 août 2017


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