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Nouvelles

7 avril : Une Journée mondiale de la Santé au ton grave
En ce 7 avril 2021, Journée mondiale de la santé, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) lance une campagne pour un monde plus juste et en meilleure santé. Elle engage les dirigeants à soutenir les efforts pour réduire les inégalités sanitaires et encourage l’ensemble de la planète à se préparer, dans un mouvement international coordonné, à d’autres pandémies. Cette année, dans son message diffusé à l’occasion de cette journée internationale, l’Oms adopte un ton grave pour constater les inégalités de notre monde. Elle considère la Covid-19 comme un révélateur qui démontre quotidiennement que « certaines personnes sont en meilleure santé et ont plus facilement accès aux services de santé que d’autres uniquement du fait des conditions dans lesquelles elles naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ». L’Oms appelle les dirigeants du monde à faire en sorte « que chacun ait des conditions de vie et de travail propices à une bonne santé ». Il les exhorte également « à surveiller l’évolution des inégalités et à faire en sorte que toutes les personnes puissent bénéficier de services de santé de bonne qualité quand elles en ont besoin ». La Covid-19 a durement frappé tous les pays, mais elle a été particulièrement lourde de conséquences pour les communautés qui étaient déjà vulnérables, qui sont plus exposées aux maladies, qui ont moins facilement accès à des services de santé de qualité et sur lesquelles les mesures mises en œuvre pour juguler la pandémie risquent d’avoir des effets néfastes. Avec plus de 115 millions de cas, le nombre de personnes infectées ne cesse de battre des records. De nouveaux variants sont détectés dans différentes régions du globe. Les experts parlent d'une possible immunité collective dès que 60 % de la population sera immunisée. Pour l’instant, environ 565 millions de doses ont été administrées dans 138 pays, selon les chiffres de Our World in Data (Owid). Avec une population mondiale d'environ 7,8 milliards d'habitants, à ce rythme, il faudra plus de trois ans avant que tout le monde soit vacciné. Effets consécutifs On estime que la pandémie a poussé, en 2020, entre 119 et 124 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté. Le virus a aussi creusé les inégalités dans le domaine de l’emploi car les femmes ont été plus nombreuses à être obligées de quitter le marché du travail au cours des 12 derniers mois. Le taux de mortalité des enfants âgés de moins de 5 ans issus de familles pauvres est le double de celui des enfants vivant dans des ménages plus aisés. L'espérance de vie des habitants des pays à faible revenu est inférieure de 16 ans à celle des habitants des pays à revenu élevé. Traité pour rassembler et partager Plus d’un an après l’annonce de la pandémie avec près de 2,8 millions de morts, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, les dirigeants d’une vingtaine de pays, et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont annoncé le 17 mars vouloir élaborer un projet de résolution relatif à un Traité sur les pandémies qui sera présenté en mai, lors de la réunion annuelle des 194 Etats-membres de l’organisation onusienne en charge de la santé. Initiateur du projet, Charles Michel a déclaré que « la Covid-19 a mis en évidence les faiblesses et les divisions de nos sociétés, et il est maintenant temps de se rassembler ». On note que les membres clés du G20 (Etats-Unis, Russie, Chine, Japon, Inde et Brésil) ne figurent pas parmi les signataires. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 08 avr. 2021


Incendie au marché Dantokpa: Le gouvernement au chevet des sinistrés
Suite à l’incendie survenu au marché Dantokpa, dimanche 4 avril dernier, Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, accompagnée de Armand Gansè, directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), a effectué une descente, mardi 6 avril dernier, sur les lieux. L’objectif est d’évaluer les dégâts causés par les flammes et d’exprimer la compassion du gouvernement aux sinistrés. Le feu a encore fait parler de lui, ce dimanche de Pâques, au marché Dantokpa. Pour une énième fois, les flammes ont dévasté une cinquantaine de boutiques. Des hangars de fortune, céréales, vaisselle, fils électriques et autres sont consumés sur une superficie de 2000 m². Pour faire une évaluation rapide des dégâts causés par le feu et exprimer la compassion du gouvernement aux sinistrés, Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce s’est rendue sur les lieux, mardi 6 avril. L’autorité ministérielle a exprimé toute sa désolation pour les dégâts causés par l’incendie. Elle affirme que le gouvernement suit cette situation de très près avec beaucoup de tristesse. «Quand on sait que Dantokpa est un poumon économique, il y a de quoi parer au plus pressé pour trouver des solutions face à la situation », indique-t-elle. Selon elle, le gouvernement a prévu dans son Programme d’action la modernisation des marchés, et c’est ce vaste programme qui est mis en oeuvre depuis deux ans et qui connaîtra son achèvement très bientôt. Elle souligne qu’il est nécessaire pour les femmes d’exercer leur commerce dans un cadre sécurisé. A l’en croire, grâce au leadership du président Patrice Talon, les incendies auxquels les Béninois assistent dans les marchés principalement dans le marché Dantokpa seront bientôt conjugués au passé. Au terme de la visite, la délégation a tenu une séance de travail avec les sinistrés au siège de la Sogema afin de connaître la position de chaque commerçant sur le site et d’avoir une idée approximative des pertes subies. Après avoir écouté les sinistrés et en attendant que la lumière soit faite sur les conditions de survenance de l’incendie, elle les rassure que le gouvernement prendra les mesures nécessaires pour les accompagner. Armand Gansè, directeur général de la Sogema renchérit que les sinistrés ne seront pas laissés pour compte. « La Sogema et le gouvernement prendront toutes les dispositions pour permettre aux femmes de vite reprendre leurs activités », promet-il. Actualités 08 avr. 2021


Bertin Koovi nouvel allié de Talon face à la presse: « En politique, l’on ne peut rester ennemi pour toujours »
Bertin Koovi était face à la presse nationale et internationale, ce mardi. Au cours de cet exercice, l’opposant béninois devenu allié de Patrice Talon explique aux hommes des médias que la seule raison de sa présence devant eux, c’est de leur dire que « rien ne peut justifier qu’en politique, l’on puisse rester ennemi pour toujours ». « La politique, c’est le combat des idées et non l’adversité entre les individus », ajoute-t-il. A celles et ceux qui s’étonnent de le voir dans sa nouvelle position, Bertin Koovi les informe que sa « démarche en rentrant au Bénin, c’est de désamorcer la tension politique à laquelle il a participé (…) ». « Puisque j’ai pris conscience que la tension était élevée (…), j’ai décidé d’être l’agneau sacré du ciel en rentrant faire la paix avec le président Patrice Talon. Je suis rentré sans avoir rien négocié. Et à ma grande surprise, j’ai été reçu de la plus belle façon… », confie le président de l’Alliance Iroko. Aussi, Bertin Koovi s’est rapproché du régime actuel parce que ses dernières expériences au sein de l’opposition montrent que le peuple béninois ne partage pas l’approche de cette opposition. Sinon, explique-t-il, les appels à manifestation contre le régime ne devraient pas regrouper moins de 400 personnes à Cotonou. « Et quand je suis rentré, j’ai constaté que le peuple béninois a eu raison… », indique-t-il. Il ajoute que l’ex-colonel Pascal Tawès a aussi raison d’affirmer qu’il était intoxiqué depuis l’extérieur du pays. « J’ai cru qu’il mentait. Il ne mentait pas ! J’avais relayé ces informations (intoxications) parce que c’est ce qu’on nous disait », se désole-t-il. Il rassure ses sympathisants qu’il n’a pas changé de camp. Il dénonce également le comportement de certains ténors de l’opposition qui se sont conformés à des lois qu’ils combattent, que la Cour africaine des droits de l’homme dénonce. Il estime qu’agir ainsi, c’est valider les réformes de Patrice Talon. Pour le scrutin présidentiel du dimanche prochain, l’ancien opposant invite les populations à sortir massivement pour voter en faveur du président-candidat. Bertin Koovi et ses soutiens, El Hadj Moutawa Boukari Malick, imam Djamiou de la mosquée centrale médina 2 d’Agori (Abomey-Calavi) et Corneille Balogoun Couchoro, chef suprême des religions endogènes du Bénin, ont aussi fait part de leur intention de réconcilier Patrice Talon et le reste des opposants. Dans ce sillage, ils comptent rendre visite à Reckya Madougou à la prison de Missérété. Politique 08 avr. 2021


Journée internationale du sport : Au service du développement et de la paix
En 2013, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 6 avril comme Journée internationale du sport pour le développement et la paix. Cette journée a pour vocation de souligner l’importance du sport et de l’activité physique pour l’éducation, le développement humain, la santé et la paix. Les décisions prises en lien avec la pandémie de la Covid-19 nous permettent d’apprécier grandement le manque d’accès aux activités sportives. En attendant un retour à la normale, l’esprit d’équipe s’applique dans la lutte contre le virus. Le choix de la date par les Nations Unies est lié aux premiers Jeux Olympiques modernes, à Athènes, qui ont eu lieu le 6 avril 1896. La résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies intitulée « Le sport en tant que catalyseur du développement durable » met en valeur l'importante contribution du sport pour atteindre les 17 Objectifs du développement durable (Odd) mais aussi comme moyen d’autonomisation des femmes et des jeunes, des réfugiés, du développement des communautés, de la santé, de l'éducation et de l'inclusion sociale. L’ancien président de la Suisse, Adolf Ogi, qui fut Conseiller spécial du secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, pour le sport au service du développement et de la Paix, avait pour habitude de dire : « le sport est une école de vie, un apprentissage du respect, un lieu où on apprend à gagner, sans croire qu’on est le meilleur, et où on apprend à perdre sans que cela soit la fin ». Le sport est aussi l'une des plateformes les plus puissantes pour promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes. Les technologies de l'information et de la communication (Tic) sont un des catalyseurs clés pour atteindre les Odd d’ici 2030. A l’occasion du 3e Forum Smsi, organisé par l'Union internationale des Télécommunications (Uit), un atelier est introduit sur le sujet en mettant en évidence les aspects de l'inclusion sociale des femmes, du sport et des technologies innovantes. En avril 2020, la Fédération internationale de Football association (Fifa) soutenait les Nations Unies et l’Organisation mondiale de la santé (Oms) en partageant la campagne #BeActive pour recommander 30 minutes d’activité physique quotidienne pour les adultes, et 60 pour les enfants. Au début de cette année, la Fédération s’est également engagée à promouvoir la nécessité d’un accès équitable aux vaccins, au traitement et aux produits de diagnostic dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, et pour encourager chacun à adopter un comportement adéquat pour éviter la propagation du virus. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a déclaré « qu’il est important de ne pas oublier que la santé passe avant tout ». Aujourd'hui plus que jamais, nous devons agir en équipe pour vaincre la Covid-19, uniformiser les règles du jeu en faveur d’une distribution juste et équitable des vaccins et nous soutenir mutuellement pour sortir plus forts de cette pandémie. Car, comme le martèle le directeur général de l’Oms, le Dr Tedros, « Personne ne sera protégé, tant que tout le monde ne sera pas protégé ! ». Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 07 avr. 2021


Audience à la présidence de la République: Bertin Koovi reçu par le chef de l’Etat
Le président de la République a reçu en audience, mardi 6 avril, l’acteur politique Bertin Koovi. Rentré au pays il y a peu, ce militant de l’opposition qui a échangé avec le président Patrice Talon n’a pas caché sa satisfaction de voir que le pays a beaucoup changé en cinq ans. Avec le président de la République, Bertin Koovi a eu environ soixante minutes d’échanges. Avec à ses côtés son épouse et des dignitaires religieux, cet ancien candidat à l’élection présidentielle, parti en exil depuis des années, n’a pas caché, à la sortie du cabinet présidentiel, sa satisfaction en voyant les villes du pays beaucoup changer. Il dit avoir observé depuis son retour au bercail que les villes du pays notamment Cotonou et Parakou arborent un visage de modernité. Je me suis rendu compte que les choses ont changé. En 2016, je n’ai pas soutenu le président Patrice Talon… parce que j’avais demandé à son équipe de pouvoir mettre un pan d’économie fondamentale pour un développement à visage humain dans ce qu’il proposait », a indiqué Bertin Koovi. Il reconnait aussi qu’il y a cinq ans, il était convaincu que le chef de l’Etat portait l’ambition de développer le Bénin, mais il y a eu achoppement entre eux parce que lui Koovi souhaitait qu’on donne à manger aux Béninois avant de donner priorité aux infrastructures de base. « J’ai vu qu’il a eu raison de mettre d’abord les infrastructures et que cette fois-ci, il propose de faire un peu ce que je disais. C’est pourquoi quand j’ai lu son programme de développement, je me suis dit que c’est ce que je lui demandais et c’est ce qui nous séparait il y a cinq ans », indique-t-il. Dès lors, soutient-il, il y a convergence de vues. Ainsi, il a décidé de revenir au pays pour rejoindre le combat pour le retour aux affaires de Patrice Talon. Tirant des leçons de son passé dans l’opposition, il remercie le chef de l’Etat pour avoir fait preuve de magnanimité à son égard, malgré les quelques trois mille audios dont il était auteur contre lui, notamment sur les réseaux sociaux. « Pourquoi ne pas me joindre à lui pour que nous fassions ce qu’il propose pour les cinq prochaines années… J’ai parcouru le pays. J’ai trouvé une avancée, surtout sur le plan des infrastructures », apprécie-t-il. Il souhaite que les autres Béninois encore en exil arpentent la même piste que lui et reviennent construire leur pays. « L’opposition ne doit pas être un principe religieux. Ce n’est pas de l’antagonisme intuitu personae. Je n’ai trahi personne. J’ai fini par comprendre que tel que nous procédons, nous n’irons nulle part », révèle Bertin Koovi qui a invité par la même occasion les jeunes à ne pas investir la rue. « Nous devons faire profil bas et faire en sorte que la paix règne », lâche-t-il. Actualités 07 avr. 2021


Campagne présidentielle 2021: La conquête des voix s’acentue dans l’Alibori
Dans le cadre de l’élection du 11 avril prochain, le Prd, Moele-Bénin et les autres partis membres de la mouvance présidentielle à Banikoara et Gogounou, entendent jouer leur partition jusqu’au bout. Leurs militants sont sortis nombreux, vendredi 2 avril dernier, pour réaffirmer leur soutien à la colistière de leur candidat Patrice Talon. Ils avaient à leurs côtés les enseignants, les agents de santé, sans oublier les éleveurs et les représentants des différentes associations des producteurs de coton et autres dans lesdites communes. Les populations de Banikoara et Gogounou, dans la 2e circonscription électorale sont favorables au duo Talon-Talata. Sous la houlette des représentants du cadre de concertation des partis soutenant le duo Talon-Talata, au niveau de chacune de leurs communes, elles ont tenu, vendredi 2 avril dernier, à mettre en confiance la candidate au poste de vice-président, Mariam Chabi Zimé Talata venue les rencontrer. Dans chacune de ces communes, l’occasion a permis au directeur national de campagne dudit duo, Abdoulaye Bio Tchané, de revenir sur le bien-fondé de la réforme du système partisan initiée par le gouvernement de Patrice Talon. Il n’a pas occulté les réformes engagées dans tous les autres secteurs de développement. « Au niveau de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, l’objectif est simple. C’est de faire en sorte que lorsque nos jeunes apprenants sortent de l’école, il y ait déjà le travail qui les attend », a expliqué Abdoulaye Bio Tchané. Banikoara étant reconnue pour être le grand bassin de l’or blanc au Bénin, il en a profité pour lever un coin de voile sur ce qui est prévu en faveur de ses braves producteurs. Selon le maire Bio Sarako Tamou de Banikoara, parmi les trois duos de candidats en course, seul celui constitué par Patrice Talon et Mariam Chabi Zimé Talata est capable d’accompagner sa commune dans son processus de développement pour les cinq années à venir. Mariam Chabi Zimé Talata étant maternellement de Gogounou, plus précisément de l’arrondissement de Sori, son collègue Tidjani Seydou Bary y voit un motif de fierté pour sa commune. Aussi, estime-t-il que si Ouidah a donné 50 millions à Patrice Talon pour la caution à l’élection présidentielle du 11 avril, ses administrés devraient également se mobiliser et apporter leur contribution à hauteur de 25 millions. « Si nous n’avons pas pu le faire, nous devons nous mobiliser, nous battre, mettre du carburant dans nos moyens de déplacement pour répondre présents partout où le duo Talon-Talata aura à nous solliciter ou besoin de nous à Gogounou, pour le K.-O », a indiqué le maire. Que ce soit à Banikoara ou Gogounou, la colistière de Patrice Talon a indiqué que le choix à effectuer le 11 avril prochain ne doit plus faire l’objet de doute. Elle a exhorté les populations à œuvrer pour la continuité des actions de développement du gouvernement, en sortant massivement pour réaliser le « un coup K.-O ». Par ailleurs, les membres de la communauté peule de Banikoara sont également acquis à la cause du duo Talon-Talata. Fortement mobilisés, dimanche 4 avril dernier, à la salle de réunion de l’Ucom-Cvpc de Banikoara, sous le leadership du docteur Adamou Mama Sambo, en présence du maire Tamou Bio Sarako, coordonnateur communal du parti Union Progressiste, ils ont réitéré leur engagement absolu pour la défense des idéaux du président Patrice Talon. Actualités 07 avr. 2021


Contribution à une élection présidentielle vertueuse par le vote: Le Grap mobilise forces politiques et universitaires
La communauté universitaire et les acteurs politiques ont pris part à la conférence organisée par le Groupe de réflexion alternative et perspective (Grap), samedi 03 avril à l’Université d’Abomey-Calavi dans l’amphithéâtre Idriss Itno Déby. Une occasion d’explication et de présentation des enjeux du vote et son importance dans l’animation de la démocratie. Le Groupe de réflexion alternative et perspective (Grap) a donné une conférence sur le thème : « Contribution à une élection présidentielle vertueuse par le vote », à l’Université d’Abomey-Calavi, samedi 03 avril, dans l’amphithéâtre Idriss Itno Déby. Cette conférence constitue une contribution de ce creuset à l’aboutissement heureux du processus électoral en cours au Bénin. Pour la circonstance, les participants, tous des acteurs politiques et universitaires, ont été entretenus sur diverses thématiques. Entre autres, ‘’Retour historique sur la pratique du vote au Bénin’’, animée par Séraphin Agbahoungbata, directeur adjoint de cabinet du président de la République, ‘’Le droit de vote, que faut-il retenir’’, présentée par Cyrielle Ahouandogbo du Bureau d’analyse et d’investigation de la présidence, ‘’Le vote utile, le vote citoyen’’, par l’honorable Orden Alladatin et ‘’Pourquoi est-il important de voter : quelques raisons’’, par Dr Félix Fanou, représentant du ministre Oswald Homéky. Chaque communicateur a explicité les contours du vote, son importance et son utilité dans le débat démocratique. Il est attendu, selon les communicants, que les populations sortent massivement pour aller exprimer leur vote sans crainte, au profit du duo Talon-Talata qui, au dire du député Orden Alladatin, est le meilleur choix, pour poursuivre les actions de développement entamées il y a cinq ans. Patrice Talon a un projet de société qu’il poursuit, martèle-t-il, avant de faire remarquer qu’en face, les challengers du candidat de la Rupture ne disposent pas d’un projet cohérent. Faire du vote une vertu Le vice-doyen de la Faculté de droit et des sciences politiques (Fadesp), Hygin Kaïkaï, explique que l’élection est une procédure par laquelle les préférences des électeurs sont agrégées en une décision collective. Selon lui, l’élection est une institution à la fois sociale et politique alors que le vote est un acte, un comportement. À partir de ce moment, le vote n’est pas neutre et il fait souvent appel à une confiance entre citoyens et acteurs politiques, précise-t-il. Le professeur Hygin Kaïkaï affirme que l’éthique enseigne de faire du vote une vertu, c’est-à-dire des valeurs socialement partagées par une communauté politique ou par une communauté humaine. Le professeur Roch Gnahoui David, président du Groupe de réflexion alternative et perspective (Grap), quant à lui, se préoccupe de la production des résultats au soir du scrutin. « Le vote est synonyme de paix, de démocratie, c’est l’apprentissage d’un devoir civique, c’est l’exercice d’un droit civique fondamental. De ce fait, le vote accompagne la conquête républicaine d’un pouvoir et naturalise en forme raisonnable la participation citoyenne. Celui qui aspire à la paix doit voter, étant entendu qu’il est inscrit sur une liste électorale et dispose de l’une des pièces officielles susceptibles de prouver son identité », a expliqué le professeur Roch Ghanhoui David. Société 07 avr. 2021


Campagne présidentielle 2021: Adidjatou Mathys mobilise les femmes de Porto-Novo
Réunies autour d’Adidjatou Mathys, dimanche 4 avril dernier, sur l’esplanade de l’Assemblée nationale, les femmes de Porto-Novo ont manifesté leur soutien au duo Talon-Talata. Séduites par les réalisations du gouvernement dans la capitale, elles s’engagent à sortir massivement pour porter leur choix sur ce duo le 11 avril prochain. Ambiance des grands jours et liesse populaire lors de la rencontre entre Adidjatou Mathys, militante du parti Bloc républicain et les femmes de la ville de Porto-Novo, dimanche 4 avril dernier, sur l’esplanade de l’Assemblée nationale. A cette occasion, Aïchatou Kponou, représentante des femmes de Porto-Novo, a salué la mobilisation de la gent féminine qui a répondu à l’appel de la ministre Adidjatou Mathys qui fait, selon elle, leur fierté au sein du gouvernement. Pour elle, les femmes de Porto-Novo ont vu les réalisations du gouvernement de Patrice Talon et sont prêtes à lui renouveler son mandat. Convaincue de la vision du président Patrice Talon pour le développement du pays et de Porto-Novo en particulier, Adidjatou Mathys, a invité les femmes à lui faire de nouveau confiance en sortant massivement le 11 avril prochain pour voter pour le duo Talon-Talata. A l’en croire, beaucoup de choses ont été réalisées pour mettre le Bénin sur l'orbite du développement. « Le président Patrice Talon a beaucoup fait pour notre pays et mérite d'être soutenu», a-t-elle confié. Elle a passé le même message en langues locales goun et yoruba. Pour le représentant des jeunes, Fabrice Agondanou, conseiller municipal, tous les secteurs ont connu de développement depuis l’avènement du régime du président Patrice Talon. « Les fils et filles de Porto-Novo ne sauraient rester en marge de votre élan et promettent de sortir massivement pour vous porter de nouveau à la tête du pays », a-t-il promis. Actualités 07 avr. 2021


Campagne présidentielle 2021: Talon expose son ambition pour Avrankou et Adjarra
Le candidat Patrice Talon a effectué une descente, lundi 5 avril, dans les communes d’Avrankou et Adjarra. A cette occasion, il a exposé les grands axes de son projet de société au profit des populations de ces localités. Patrice Talon, candidat à sa propre succession, est allé à la rencontre des populations d’Avrankou et Adjarra, lundi 5 avril dernier. Au cours de son périple dans ces deux communes, il a réitéré sa volonté de poursuivre les projets de développement du Bénin dans tous les secteurs. A Avrankou, ville natale de son épouse, il s’est dit heureux de se retrouver en famille. Pour lui, c’est à cause d'Avrankou, la commune de ses bienfaiteurs qu’il a accepté d’être candidat à nouveau. « Je dois travailler pour tout le pays mais davantage pour la commune d’Avrankou qui m’est chère », a-t-il confié. Il promet de finir, dans les cinq prochaines années, les œuvres de développement entamées lors de son premier quinquennat. « Le travail qui a commencé ira à son terme », a-t-il promis. Pour lui, les infrastructures socio-communautaires, l’eau, l’électricité, les routes et autres constituent des préliminaires pour le bien-être des populations. C’est pourquoi, il pense qu’il est important d’achever les projets de mise à disposition de l'eau potable, de l'électricité, des routes et autres pour le bonheur des populations. « Il n'y aura plus de régions où il manquera d'électricité, d'eau et de connexion internet », a-t-il martelé. «Chaque arrondissement sera doté d’un commissariat ou tout au moins d’une unité de police », a-t-il ajouté. Patrice Talon annonce la construction de la voie Avrankou-Kouti-Takon, du pont de Katagon et de l’hôpital 3A au profit des communes d’Avrankou-Akpro-Missérété et Adjarra. A Adjarra, le candidat a également énuméré ses projets pour le développement de cette commune qui a besoin d’être assainie. A l’en croire, l’heure du développement a sonné pour ces localités qui doivent amorcer leur modernisation à partir du prochain quinquennat. Actualités 07 avr. 2021


Alphonse Ibi Kouagou, administrateur de la Banque mondiale: « Nous devons donner priorité aux solutions qu’apporte le secteur privé »
Le Bénin siège de nouveau au Conseil d’administration de la Banque mondiale, quarante ans après le passage de Nicéphore Soglo. Depuis novembre 2020, le compatriote Alphonse Ibi Kouagou est appelé à défendre, pendant deux ans, les intérêts des 23 pays africains (dont le Bénin) que compte le Groupe II Afrique. Ce haut fonctionnaire de la Société financière internationale (Ifc), filiale du Groupe de la Banque mondiale, nous parle dans cet entretien de ses priorités à ce poste et de ce que le Bénin pourrait y gagner, tout en insistant sur la promotion du secteur privé pour la création de richesse et d’emplois. La Nation : Vous êtes l’administrateur de la Banque mondiale pour le Bénin et 22 autres pays africains, principalement francophones et lusophones. De quoi vous occupez-vous à la Banque mondiale en tant qu’administrateur ? Alphonse Ibi Kouagou : L’administrateur siège au Conseil d’administration de la Banque mondiale où il défend les intérêts des pays qu’il représente dans le cadre de leurs partenariats avec l’institution. Nous essayons alors d’influer sur les politiques et stratégies du Groupe de la Banque mondiale. Nous aidons les autorités des pays à identifier et à saisir les opportunités d’assistance offertes par le Groupe. Nous soutenons également les efforts de mobilisation de ressources en vue de permettre aux pays de mettre en œuvre les initiatives, projets et programmes soutenus par la Banque mondiale. Comme vous le dites, j’occupe l’un des 25 sièges du Conseil d’administration au titre du Groupe II Afrique qui regroupe 23 pays dont le Bénin. (Ndlr: Le Bureau de l’administrateur représente le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap Vert, la Centrafrique, les Comores, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, Madagascar, le Mali, l’Ile Maurice, la Mauritanie, le Niger, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, le Tchad, et le Togo). Je suis très honoré d’occuper ce poste parce que je suis le deuxième Béninois à avoir ce mandat après mon prédécesseur, l’ancien président Nicéphore Soglo, il y a plus de 40 ans. Vous avez un mandat de deux ans au sein du Conseil d’administration, quelles sont vos priorités ? Ma stratégie 2020-2022 se résume en quatre domaines prioritaires déclinés en 13 objectifs qui constitueront mon bréviaire durant mon mandat. D’abord, mon Bureau s’engage à renforcer son rôle de liaison entre le Groupe de la Banque mondiale et chacun des pays qu’il représente, en vue d’accélérer les objectifs de développement. Cette collaboration va se focaliser sur des enjeux clés tels que l’économie numérique, le capital humain, l’énergie et l’agriculture, avec un regard particulier sur les Etats fragiles. La crise sanitaire et économique de Covid-19 que nous traversons a éprouvé les économies de nos pays. Le Groupe de la Banque mondiale a mobilisé d’importantes ressources pour soutenir nos pays dans les réponses sanitaires et le dialogue se poursuit avec les Etats pour appuyer le redressement post-Covid. Le défi ici, c’est de veiller à ce que ces ressources soient vite décaissées et absorbées efficacement. Au-delà de la Covid-19, nous devons garder à l’esprit que l’objectif reste l’éradication de la pauvreté et la réalisation de la prospérité partagée à l’horizon 2030. Nous voulons également donner les moyens au secteur privé pour qu’il contribue à la diversification de nos économies et à la création d’emplois. C’est fondamental. Le Bureau va donc accentuer sa collaboration avec la Société financière internationale (Ifc) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga), et inciter le secteur privé africain à se tourner davantage vers ces filiales du Groupe de la Banque mondiale. Nous devons sensibiliser nos pays à recourir au guichet de promotion du secteur privé de l’Association internationale de développement (Ida), à mieux s’imprégner des stratégies pays de l’Ifc et à une plus forte synergie avec la Banque mondiale. Nous devons donner priorité aux solutions qu’apporte le secteur privé. Ifc dispose désormais d’un Bureau au Bénin, c’est une opportunité que le secteur privé béninois doit saisir pour mobiliser du financement. Quelles peuvent être les attentes du Bénin par rapport à votre mandat, du fait que ce soit un Béninois qui occupe ce poste ? Le nouveau partenariat entre la Banque mondiale et le Bénin en vigueur depuis 2018 est axé sur trois axes principaux, à savoir la transformation structurelle pour la compétitivité et la productivité, l’investissement dans le capital humain, la résilience et la réduction de la vulnérabilité face au climat. Vous aurez constaté que ces axes sont en lien avec les priorités de mon Bureau. Mon engagement en tant qu’administrateur est de veiller à ce que les lignes tracées dans les stratégies de nos pays, y compris le Bénin, soient mises en œuvre avec efficience au bénéfice de nos populations. La Banque mondiale a entamé le processus de revue à mi-parcours de sa stratégie au Bénin. Sans doute, nous aurons des leçons à tirer pour améliorer la qualité de ce partenariat déjà très fructueux. Quelles appréciations faites-vous du portefeuille actuel de la Banque mondiale au Bénin ? Le portefeuille est robuste et de très bonne qualité avec un engagement en cours de plus de 1,4 milliard de dollars (Ndlr: environ 778 milliards F Cfa). Les opérations de la Banque mondiale se sont accrues ces dernières années au Bénin, au regard de la qualité du dialogue avec les autorités béninoises et surtout des performances que nous réalisons sur ces projets. Rien que pour la réponse contre la Covid-19, plus de 90 millions de dollars ont été mobilisés en moins d’un an, et d’autres financements sont en cours de préparation pour renforcer la résilience du pays face aux chocs et relancer l’économie. Dans quels domaines pensez-vous que le partenariat entre le Bénin et la Banque mondiale doit se renforcer ? Je crois que nous avons encore des efforts à faire en matière d’investissement dans le capital humain. Quand nous comparons l’Indice du capital humain du Bénin avec celui des pays comme le Kenya ou le Ghana, nous réalisons que nous avons encore des progrès à faire. Je fais cette comparaison au regard du leadership que je note actuellement au niveau du gouvernement qui fait montre d’une gouvernance économique applaudie par les marchés financiers. C’est un indicateur important. Je crois en la capacité de notre pays à mettre en place un système de nutrition de qualité, à développer un système de santé performant, à investir dans la formation des ressources de qualité. C’est cela la base du développement. Nous devons aussi développer nos infrastructures et miser sur l’économie numérique pour faire des bonds qualitatifs dans le développement. Je salue l’engagement du gouvernement du Bénin dans la digitalisation des services. Si en plus, nous avons des infrastructures adéquates, nous aurons accompli des progrès importants dans un futur proche. Comment entrevoyez-vous les perspectives économiques du pays, dans ce contexte difficile de la Covid-19 ? Les perspectives économiques du Bénin sont bonnes. Malgré le contexte difficile de la Covid, et la fermeture des frontières du Nigéria, le Bénin fait partie des rares pays à afficher une croissance positive de 2 % en 2020. Cette résilience est le résultat des réformes entreprises par le gouvernement pour améliorer le cadre de gestion des finances et de mobilisation des recettes publiques. Le Bénin a une signature crédible sur le marché financier international, ce qui aide le gouvernement à mobiliser les ressources pour financer le développement. Il y a encore des défis mais le Bénin est sur une pente ascendante. En tant que Béninois de la diaspora, quel regard portez-vous sur votre pays ? Mes réponses précédentes montrent déjà l’idée que je me fais de mon pays. Nous avons de quoi à être fier et optimiste pour le futur. Economie 07 avr. 2021


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