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Nouvelles

Microcrédit Alafia: Les populations de l’Atacora- Donga sensibilisées
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé Mewanou, a entrepris une tournée de sensibilisation au microcrédit Alafia dans les départements de l'Atacora et de la Donga. Elle a successivement visité, samedi 13 mars dernier, Natitingou, Djougou, puis Kolokondé où elle est allée soutenir sa collègue de l'Industrie et du Commerce. Véronique Tognifodé Mewanou était, samedi 13 mars dernier, à la Maison des jeunes de Natitingou avec les femmes et ensuite à la Maison des jeunes de Djougou pour une séance de sensibilisation des cibles. " Les conditions ont été revues. Plus d'intermédiaires. Tout passe par le téléphone ", a repris partout où elle est passée, Véronique Tognifodé Mewanou, dans son message de sensibilisation. Les intérêts ont été revus depuis le lancement de la nouvelle formule il y a trois mois, rappelle la ministre. Poursuivant, elle a évoqué les conditions d’éligibilité plus accessibles et moins contraignantes. Ainsi, développe-t-elle, le gouvernement a réduit les charges d’établissement du certificat d'identification personnelle sur instructions du président de la République. De plus, les conditions faites aux systèmes financiers décentralisés ont été revues pour les motiver. L'autonomisation de la femme s'adonnant à des activités génératrices de revenus est le cheval de bataille du gouvernement et de son chef, a précisé la ministre Véronique Tognifodé Mewanou lors des échanges. Elle a exhorté les bénéficiaires à rembourser les crédits afin de faire tourner la chaîne. Le directeur général du Fonds national de la Microfinance, Abdou Rafiou Bello, a précisé les conditions d'octroi et les Systèmes financiers décentralisés (sfd) d'encadrement selon le département. Pour le maire de Natitingou, Tate Ouindeyama, la femme ne peut exercer le leadership sans autonomisation; c'est pourquoi il s'est non seulement réjoui de la sollicitude du gouvernement envers les femmes mais également du choix porté sur sa commune. Amadou Djibril, premier adjoint au maire, n'a pas non plus tari d'éloges à l'endroit du gouvernement pour tout ce qui est fait en faveur des femmes. Société 15 mars 2021


Performances artistiques: Saype et ses géantes fresques en escale au Bénin
Le Bénin s’intègre dans le projet mondial « Beyond Walls » de l’artiste Saype. Sô-Ava et Ouidah ont eu l’honneur d’accueillir non seulement l’artiste et sa délégation, mais aussi les géantes mains entrelacées qui font depuis plusieurs années le tour du monde. Un blanc qui passe des heures à peindre sur le sol nu. Pendant longtemps, les habitants de Ganvié dans la commune de Sô-Ava se souviendront de Guillaume Legros alias Saype. L’artiste aux fresques géantes est passé sur le lac soumettre son projet humanitaire itinérant aux populations. Il était au centre de mille attractions à l’occasion de la réalisation de ses fresques. Contrairement aux autres espaces de travail qui l’ont accueilli jusque-là, Saype était quelque peu coincé à Ganvié. Moins d’espace, sol humide, public enthousiasmé, mais sans grande compréhension de son travail… Mais cela n’a rien ôté à la dextérité de l’artiste. Au bout d’environ quatre heures de travail, il laisse voir au sol, une figurine avec des couleurs distinctives. Il a donc fallu attendre des images de drone de cette œuvre pour comprendre ce que « fabriquait le blanc au soleil ». On pouvait à partir des images aériennes, distinguer deux grandes mains entrelacées. C’est d’ailleurs là, toute la philosophie de ce projet qui atterrit au Bénin après les étapes de Paris, Andorre, Berlin, Genève, Ouagadougou, Yamoussoukro, Turin, Istanbul... Cape Town. Le Bénin en est la dixième étape. Symbole d’entraide entre les peuples Ces fresques biodégradables au sol sont réalisées pour créer symboliquement la plus grande chaîne humaine au monde en peignant des mains qui s’entrelacent, explique Saype. C’est un symbole d’entraide et de bienveillance entre les peuples pour essayer de créer des ponts, soutient l’artiste. Je choisis juste l’endroit où je veux peindre. Ce projet glisse de ville en ville avec la conviction que «Nos vies et nos actes sont voués à devenir des traces de notre passage en ce monde», explique aussi Saype. Dans chaque ville parcourue, il veut ajouter une brique à son projet. Après les populations du lac, cap sur le village des pêcheurs à Ouidah pour le même exercice. Sur le sable mouvant, entre la plage et les cabanes des pêcheurs, Saype a reproduit ses géantes mains toujours entrelacées. Au Bénin, il dit avoir choisi deux lieux emblématiques d’une histoire tragiquement marquée par l’esclavage. Premièrement, la ville de Ouidah (village d’Abouta), l’une des principales portes de la traite négrière. Et en parallèle, la cité lacustre de Ganvié, où trouvèrent refuge les populations fuyant les razzias esclavagistes. Les gigantesques mains de Beyond Walls relient ces deux lieux, comme si, ceux qui échappèrent à l’esclavage s’efforçaient de retenir ceux qui allaient partir pour ne jamais revenir. Dans cet effort, l’artiste souhaite mettre en lumière la richesse des populations locales et transmettre un message optimiste, rassembleur et porté vers un avenir commun. Après bientôt deux ans, trois continents ont été traversés, 37 poignées de mains réalisées et 77 300 m² recouverts de peinture écologique conçue par l’artiste. Au service de l’entraide et de la bienveillance, chacune des dix étapes est porteuse d’un message universel. Au visuel d’apparence commune, elles véhiculent néanmoins une symbolique spécifique à l’histoire et à la culture des lieux visités. Bien qu’anonymes, les mains peintes au sol sont également le reflet d’une multitude de vies et réalités différentes que l’artiste souhaite réunir. Guillaume Legros alias Saype (contraction de Say Peace) est un artiste franco-Suisse qui réalise des fresques monumentales sur herbe et sur la terre. Il est l’inventeur d’une peinture écoresponsable composée notamment de craie et de charbon. Il est reconnu comme le pionnier d’un mouvement artistique liant le street art et le landart. Sa démarche et sa technique novatrice lui ont valu en 2019 la nomination par le célèbre magazine Forbes comme l’une des trente personnalités de moins de trente ans les plus influentes dans le domaine de l’art et de la culture. Ses œuvres poétiques et éphémères voyagent à travers le monde pour impacter les mentalités dans le respect de la nature. Culture 15 mars 2021


Culture : La semaine du cinéma vénézuélien à l’Uac
Les films vénézuéliens sont à l’honneur à l’Université d’Abomey-Calavi du 8 au 12 mars à travers la semaine du cinéma vénézuélien. Cette semaine s'inscrit dans le cadre de la célébration des 30 ans de relations diplomatiques entre le Bénin et le Vénézuéla. Dans son intervention, lundi dernier, à l’ouverture de la semaine, l’ambassadrice du Vénézuéla près le Bénin, Belén Teresa Orsini Pic, rappelle les grandes étapes du cinéma vénézuélien vieux de 124 ans, de même que les catégories de films qui ont été produites jusque-là. « Le cinéma vénézuélien a subi plus d'un siècle de transformations culturelles, sociales et technologiques dans l’histoire de notre pays, éveillant l'intérêt d'innombrables cinéastes, promoteurs et artistes qui ont amené le septième art sur tout le territoire national pour projeter des films à caractère historique, action, romance, social, famille, science-fiction et plus récemment, dessin animé pour enfants », a-t-elle déclaré. Les années de transformations du cinéma vénézuélien ont été surtout couronnées de succès avec à la clé des récompenses au niveau national qu’international. Elle cite, à l’occasion, quelques festivals internationaux au cours desquels le cinéma de son pays a reçu des prix. Mais « malgré les difficultés économiques imposées par le blocus et d'autres sanctions unilatérales, le gouvernement bolivarien, par l'intermédiaire du ministère du pouvoir populaire de la culture, encourage, guide et finance les politiques publiques de cet important secteur de l'industrie culturelle, à travers la plateforme du cinéma et des moyens audiovisuels, qui regroupe les institutions dans le domaine audiovisuel : le Centre national autonome de la cinématographie, la Fondation nationale de la cinémathèque, la Villa del Cine et Amazonia Films », poursuit l’ambassadrice avant de lister la demi-douzaine de films retenus pour être projetés à l’occasion de la semaine. L'activité a été organisée par l'ambassade du Vénézuéla en collaboration avec l'Institut national des métiers d'Art, d'Archéologie et de Culture de l'Université d'Abomey-Calavi (Inmaac/Uac). Elle a connu la participation de plusieurs membres du corps diplomatiques accrédité au Bénin, du recteur de l'Uac, Maxime da Cruz, et du ministre béninois de la Culture, Jean-Michel Abimbola qui a d'ailleurs procédé à l'ouverture officielle de ladite semaine. Culture 12 mars 2021


Caf : Patrice Motsepe succède à Ahmad Ahmad
Le milliardaire Sud-africain, Patrice Motsepe, est désormais le nouveau président de la Confédération africaine de football (Caf). Il a été élu par acclamation, ce vendredi 12 mars, à la faveur de la 43e Assemblée générale élective de l’institution tenue à Rabat au Maroc. Patrice Motsepe remplace ainsi le Malgache Ahmad Ahmad, et devient le septième président de l'histoire de la Caf. Son accession à ce poste fait de lui le premier anglophone élu à la tête de la Caf. Il sera appuyé dans ses fonctions par cinq vice-présidents. Durant ces mêmes assises, à Rabat, les acteurs du football africain ont également procédé à la désignation des autres membres du Conseil exécutif de la Caf. Idem pour leurs représentants qui siègeront au sein du Conseil de la Fifa. Sports 12 mars 2021


Pauline Sounouvou au sujet de son amour pour la boxe arabe:« Autant l’homme la pratique autant la femme le peut… »
Passionnée de sport particulièrement de la boxe arabe, Pauline Sounouvou fait partie de ces femmes qui pratiquent des sports à connotation masculine. Du roller à la boxe arabe en passant par le kickboxing et le judo, la technicienne agronome de formation allie courage et détermination pour concilier vie professionnelle et carrière sportive. Sélectionnée pour représenter le Bénin dans la catégorie amateur au prochain Grand Prix de boxe arabe à Moscou, elle nous parle dans cette interview de son parcours et de ses préparatifs pour ce rendez-vous international. Il est rare de trouver des femmes pratiquer des sports dédiés aux hommes encore moins la boxe arabe. Comment avez-vous débuté votre carrière dans cette discipline ? C’est la volonté de faire du sport qui m’a amenée vers cette discipline. J’ai débuté avec le kickboxing en 2013 alors que j’étais pratiquante du roller sports. En réalité, au retour d’un entraînement de roller sports, deux de mes amies et moi sommes renseignées sur le kickboxing qui se pratiquait sur le campus d’Abomey-Calavi. Nous avons donc démarré les séances d’entraînement après notre inscription. Mais, ces dernières ont abandonné quelques années plus tard. J’ai poursuivi seule l’aventure avec le coach jusqu’à découvrir la boxe arabe en 2015. Je m’entraîne régulièrement et participe également aux compétitions nationales et sous-régionales. Vos amies ont abandonné certainement à cause des difficultés, mais pourquoi avoir continué avec cette discipline qui n’est pratiquée que par les hommes ? Je dirai que mon amour pour la chose sportive en est pour beaucoup. Je suis née dans le sport. C’est inné en moi, je ne l’ai pas acquis. J’estime qu’autant l’homme pratique la boxe arabe, autant la femme aussi peut s’y essayer. Comment vos parents prennent-ils votre attachement à ces genres de disciplines ? Mes parents sont mes premiers soutiens. Je les en remercie beaucoup car ils m’ont portée depuis l’école primaire jusqu’à l’université. D’abord, mon papa m’a donné le goût du sport en m’y habituant très tôt. Il m’amenait au sport depuis mon enfance et cela a beaucoup contribué à ma formation. Ma mère, elle ne m’a jamais interdit de porter le maillot. Elle m’encourage d’ailleurs pour mon choix de faire du sport. Six années de pratique de la boxe arabe. Parlez-nous de votre parcours. J’ai fait quelques combats en Afrique surtout au Nigeria. J’ai gagné 9 combats sur 10. Je pense que je donnerai le meilleur de moi-même en Russie pour revenir avec des ceintures. Vous êtes technicienne agronome sur une ferme à Agbangnizoun. Comment arrivez-vous à concilier vie professionnelle et carrière sportive ? Ce n’est pas facile mais je me bats pour m’adapter. D’abord, c’est compliqué de faire les navettes entre Cotonou et Agbangnizoun. En tant qu’agronome sur une ferme à Agbangnizoun, il faut faire des allers-retours chaque week-end afin de m’entraîner avec mon coach. Tout ceci exige beaucoup de moyens. Le Bénin sera représenté grâce à vous dans la catégorie amateur au grand prix de boxe arabe en Russie. Comment vous préparez-vous ? Je me prépare activement et je peux vous dire que je suis prête à défendre valablement les couleurs nationales. Je n’ai pas peur; je pense qu’avec le coach nous allons atteindre notre objectif en revenant avec des ceintures. Sports 12 mars 2021


Journée internationale des droits des femmes:Le ministère du Plan célèbre son personnel féminin
Les cadres du ministère du Plan et du Développement ont partagé des moments de communion et de réflexion avec le personnel féminin dudit ministère ce jeudi 11 mars à Cotonou, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Le personnel féminin du ministère du Plan et du Développement sacrifie à la tradition de la Journée internationale des droits des femmes (Jif). Pour le compte de l’édition de cette année, la priorité a été donnée à des réflexions sur la condition féminine. Au menu de cette célébration, des thèmes comme « Impacts de la Covid-19 et ses variants britanniques », « Leadership professionnel des femmes: comment concilier vie professionnelle et familiale ?» ont été abordés afin de faire toucher du doigt les réalités que vivent les femmes au quotidien quels que soient leurs domaines d’activité. L’option du comité d’organisation se justifie lorsqu’on sait qu’en dépit des progrès, plusieurs femmes continuent de souffrir dans le monde. Le diagnostic que pose Armelle Ahamidé Méangoua, présidente dudit comité, est évocateur : « Nombre de femmes continuent de subir des pratiques déshumanisantes telles que la mutilation génitale féminine. Des femmes et des filles vivent encore dans des environnements où elles ne jouissent malheureusement pas pleinement de leurs droits pour s’opposer à ce qu’elles subissent dans leurs corps, notamment en ce qui concerne le consentement aux relations sexuelles, la décision de grossesse, la taille de leur famille ou l’accès aux services de santé ». Dans les situations de conflits, les femmes et les jeunes filles demeurent vulnérables. « Le viol étant désormais l’un des affres de la guerre et de l’instabilité politique », poursuit-elle. A cela s’ajoutent les difficultés liées à l’avènement de la Covid-19. « Le confinement a eu pour conséquence la recrudescence des violences à l’égard des femmes », analyse-t-elle. Renforcer le leadership La situation des femmes n’est pas meilleure au Bénin. Elles sont exposées à plusieurs difficultés en dépit des efforts des pouvoirs publics pour redresser la barre. La crise sanitaire en ajoute à leur vulnérabilité. Raison pour laquelle, le pays a choisi de s’aligner sur le thème retenu à l’international dans le cadre de la Jif intitulé, « Leadership féminin, pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19», convaincu que lorsque les situations sont favorables, les femmes jouent un rôle prépondérant en matière de gestion des crises humanitaires et des catastrophes. « Ce thème dénote le rôle des femmes dans la gestion efficace de la pandémie à travers l’élaboration des plans et programmes et la mise en œuvre des stratégies contre la Covid-19 », explique Armelle Ahamidé Méangoua. Le Bénin est conscient de la contribution inestimable de ses femmes au développement. Pour elles, le gouvernement entend consentir tous les sacrifices afin d’affirmer davantage leur leadership. Abdoulaye Bio Tchané, ministre du Plan et du Développement dresse une liste non exhaustive des actions fortes du gouvernement à leur profit. Entre autres, le projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain, le microcrédit Alafia, la subvention directe des artisans dont les activités ont été impactées par la Covid-19, le plan de riposte contre la pandémie, la non-fermeture des marchés (durant la période du cordon sanitaire : ndlr). Pour lui, le combat pour l’émancipation des femmes est un chantier de longue haleine qui doit être défendu aussi bien par les pouvoirs publics que les femmes. Il les exhorte à faire preuve de solidarité entre elles et à se mettre en évidence par leur dévouement au travail. Société 12 mars 2021


Filière anacarde:La campagne de commercialisation des noix de cajou lancée
La campagne de commercialisation 2020-2021 des noix de cajou a officiellement démarré ce jeudi 11 mars et s’étend jusqu’au 31 octobre prochain. Elle a été conjointement lancée hier à Kétou par la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouman et son collègue en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui en présence de tous les acteurs de la filière. 300 F Cfa le kilogramme. C’est le prix plancher d’achat des noix de cajou aux producteurs au titre de la campagne de commercialisation 2020-2021 ouverte ce jeudi 11 mars et qui s’étend jusqu’au 31 octobre prochain. Selon la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouman qui a officiellement procédé à Kétou au lancement de cette campagne en présence de son collègue en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, ce prix d’achat de 300 F Cfa est conforme à la décision du Conseil des ministres en sa séance du 3 mars dernier. Elle a saisi l’occasion pour faire avec l’ensemble des acteurs de la filière le bilan de la campagne écoulée et prendre des engagements pour un développement du secteur et partant, de l’économie du Bénin. Selon elle, pour la campagne de commercialisation 2019-2020, le Bénin a produit 170 000 tonnes sans compter les sorties frauduleuses des noix par les frontières terrestres. 14 242,084 tonnes de cette production ont été vendues par le système de vente groupée. Le Conseil national des exportateurs de cajou (Conec) a enregistré 70 sociétés ayant exprimé une intention d’exportation de noix de cajou brute du Bénin au cours de la campagne passée. Ainsi, 137 205 tonnes de noix de cajou brutes ont été pesées au niveau des ponts bascules, a souligné la ministre de l’Industrie et du Commerce. En ce qui concerne la transformation, l’autorité ministérielle fait remarquer que seulement 11 045 tonnes soit 6,49 % de noix de cajou ont été transformées. Ce faible taux est dû, à l’en croire, à la suspension de certains contrats en cette période de Covid-19. Shadiya Assouman rappelle également les prix pratiqués au cours de la dernière campagne. Au début de la campagne, les noix ont été cédées à 100 F Cfa le kilogramme. Entre le 11 et le 24 avril 2020, le prix a connu une hausse allant jusqu’à 245 F Cfa/kg puis à 407,5 F Cfa/kg. Mais en dépit de cette performance, les acteurs ont été confrontés à plusieurs difficultés au cours de la campagne de commercialisation écoulée. Objectif : 300 mille tonnes La ministre cite entre autres, la non réalisation de l’étude de structuration des coûts pour faciliter la fixation du prix plancher ; les difficultés d’accès aux financements ; la pandémie de la Covid-19 qui a entrainé la revue à la baisse, voire la suspension de certains contrats de vente d’amandes à l’extérieur et la sortie frauduleuse des noix de cajou par les frontières terrestres. L’autorité ajoute à ces problèmes le non-respect des engagements par rapport aux quantités et au mécanisme d’approvisionnement des usines en noix brutes ; le non-aboutissement du processus pour la rétrocession d’une partie des prélèvements pour mieux financer les activités de la campagne et la baisse de la qualité des noix brutes de cajou. Shadiya Assouman a exhorté les acteurs à plus de rigueur et de sérieux dans la mise en œuvre des différentes décisions prises de commun accord et qui vont dans le sens de mieux réussir cette campagne et celles à venir. Elle rassure que le gouvernement a pris les dispositions nécessaires pour la réussite de cette campagne notamment la prise des mesures pour interdire les exportations par voies terrestres et l’implication de la Police républicaine pour veiller au respect de cette mesure et des textes en vigueur. Le ministre en charge de l’Agriculture a abondé dans le même sens. Gaston Dossouhoui a invité les acteurs, notamment les producteurs, les commerçants et les transformateurs à redoubler d’effort pour accroître en quantité et en qualité le rendement. Car, selon lui, l’ambition de l’Etat est de faire passer la production qui est de 170 mille tonnes aujourd’hui à 300 mille tonnes d’ici trois ans. Gaston Dossouhoui a insisté sur certains levier sur lesquels l’Etat et les différents acteurs doivent agir pour l’atteinte des objectifs. Le président de l’Interprofession de la filière anacarde (Ifa), Edouard Assogba a félicité le gouvernement pour ses efforts depuis 2016 en faveur du secteur avec des acquis importants augurant d’un lendemain meilleur. Le préfet du Plateau, Valère Sètonnougbo et le représentant du maire de Kétou, Vincent Odoun-Ewou, se sont réjouis, chacun, du choix porté sur Kétou, seule commune productrice de l’anacarde dans le département, pour abriter la cérémonie . Ils promettent de travailler avec les acteurs au niveau de la commune à l’amélioration de la production à travers l’augmentation des plantations et des terres à mettre en valeur. Actualités 12 mars 2021


Bonne gouvernance politique:Les trois défis majeurs, selon Célestine Zanou
La bonne gouvernance politique met l’intérêt général au cœur de tout processus décisionnel. Aussi, le bon gouvernant doit-il avoir le souci constant d’engager des réformes conformes aux aspirations du peuple, de servir la République, de mettre la nation au début et à la fin de tout. Dans son essai Convictions, Célestine Zanou relève trois défis contemporains, gage de bonne gouvernance politique. Le défi de la Démocratie, le défi de l’Etat et le défi de la Nation ; ce sont les trois défis majeurs qui, selon Célestine Zanou, doivent rester l’épicentre des ambitions du bon gouvernant, en l’occurrence dans le contexte politique béninois. La notion de démocratie au Bénin ravive les souvenirs d’un parcours scabreux mais aussi d’une issue mémorable. C’est donc à juste titre que le peuple tient à la démocratie qu’elle a chèrement acquise dans un contexte délicat. Outre ce qu’elle signifie et vaut pour un pays comme le Bénin, il y a également ce que suppose la démocratie en termes d’organisation structurante, d’animation partisane de l’échiquier politique et d’alternance régulière et transparente. Et c’est à ce niveau que se situe le véritable défi. Abordant l’Etat, Célestine Zanou oriente le défi vers le choix du bon gouvernant et l’expérience de celui-ci. Peignant le profil du bon gouvernant, elle se fait la certitude que celui-ci doit apprendre à servir l’Etat petitement ou moyennement pour être tout à fait apte à le servir grandement, avant de prétendre à le diriger ou à le conduire du lieu le plus élevé qu’est la Magistrature suprême. Pour ce qui concerne la réalisation de l’idéal national, l’auteure met en exergue l’impérieuse implication des jeunes et des femmes dans les politiques et la nécessité d’un dialogue vertical et transversal entre les générations. Pour l’auteure de Convictions, le gouvernement des hommes doit faire sens au vivre-ensemble. C’est pourquoi elle soutient que la bonne gouvernance politique, c’est « accepter que la fonction nous change et nous transforme en bons et loyaux serviteurs du plus grand nombre ». Détruire l’Etat serait alors compromettre la République et compromettre le lien qui unit, c’est mettre en péril l’idéal national. Célestine Zanou établit un lien intrinsèque entre Démocratie, Etat, Nation pour autant que la bonne gouvernance politique implique chacune de ces approches. Lancé dimanche 28 février dernier à Cotonou, l’essai Convictions est une rivière de réflexions à travers lesquelles Célestine Zanou apporte sa pierre au relèvement d’une démocratie vieille de 30 ans mais qui peine à trouver un ancrage solide. Actualités 12 mars 2021


Mise en œuvre du Pag dans le secteur de l’éducation:Les grandes actions du quinquennat pour l’enseignement secondaire
Le sous-secteur des enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a bénéficié de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement au cours du quinquennat. Les différentes actions du gouvernement dans ce sous-secteur de l’éducation ont été expliquées aux enseignants des départements du Bénin par le ministre Mahougnon Kakpo. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a expliqué ce qui a été fait dans le cadre du Programme d’action du gouvernement au profit de ce sous-secteur au cours du quinquennat. C’est au cours d’une tournée dans certains départements où le professeur Mahougnon Kakpo a pris langue avec les enseignants, afin de mieux les renseigner sur le niveau de la mise en œuvre du Pag dans leur secteur. Tenant à sa vision de faire du secteur de l’éducation un levier de transformation de la structure économique et du Bénin une plateforme régionale d’excellence des services du savoir, informe le professeur Mahougnon Kakpo, le gouvernement a réussi ces cinq dernières années à améliorer l’accès à l’enseignement à travers la construction de 1 034 salles de classe au profit des collèges, lycées et centres de formation professionnelle. Il a souligné que 250 salles de classe équipées sont réceptionnées, 750 sont en cours de construction et 122 salles de classe sont en cours de réhabilitation. Mahougnon Kakpo a ajouté que 475 blocs de latrines à quatre cabines ont été construits avec la création de deux lycées d’enseignement et de formation techniques et professionnels à Bopa et à Tchaourou. La création de l’École de formation médico-sociale (Efms) de Djougou pour élargir le dispositif d’accueil des apprenants est une des réalisations à l’actif du gouvernement au cours du quinquennat. Environ quinze milliards de francs Cfa sont investis avec l’appui des partenaires techniques et financiers dans la construction des infrastructures scolaires, a indiqué le ministre Mahougnon Kakpo. Pour le ministre, en cinq ans, le gouvernement est parvenu à l’amélioration de la coordination du secteur de l’éducation, de la qualité, de l’équité et de l’inclusivité de l’éducation. Il a aussi réussi l’adaptation du système d’enseignement aux besoins réels du pays et des entreprises, la restructuration et le repositionnement du secteur de la recherche ainsi que la promotion de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes. L’élaboration de la carte scolaire, l’amélioration du système de gestion des vacataires, la création de l’Agence pour la construction des infrastructures du secteur de l’éducation … ont été effectives sous le quinquennat. Employabilité des jeunes, une priorité « Au Mestfp, l’amélioration de l’insertion professionnelle des diplômés à travers l’opérationnalisation de la stratégie Eftp vise à inverser la tendance actuelle en orientant au moins 70 % des finissants du 1er cycle de l’enseignement secondaire général vers les spécialités de formation à l’Eftp», informe le ministre Mahougnon Kakpo. À ce titre, fait-il savoir, les études se poursuivent pour la création d’une école de formation médico-sociale à Djougou et à Allada. Un programme spécial de pré-insertion dans l’enseignement (Psie) dans le sous-secteur de l’enseignement secondaire général a été élaboré pour le compte de l’année scolaire 2019-2020 et s’étend sur neuf mois. Il a impacté 14 266 aspirants au métier d’enseignant pour un montant de 16 milliards de francs Cfa. Le ministre a rappelé qu’au cours de cette année scolaire 2020-2021, l’Agence nationale pour les prestations aux établissements scolaires publics (Anapes) a pris en main la gestion des aspirants par l’intermédiaire des agences de placement. 89 % de taux de réalisation des réformes Grâce aux outils technologiques, le gouvernement a entrepris l’enregistrement de tous les établissements scolaires publics et privés, a informé le ministre Mahougnon Kakpo. Il a précisé que 2 914 établissements secondaires dont 928 (31,84 %) établissements publics et 40 de l’Etfp et 1 986 (68,16 %) établissements privés dont 267 sont de l’Etfp sont enregistrés. L’immatriculation nationale de tous les apprenants favorise, selon ses dires, le suivi de leur parcours scolaire et le transfert numérique d’apprenants entre établissements. Les réformes mises en œuvre dans le secteur ont permis, souligne le ministre Mahougnon Kakpo, de lutter contre la fraude par falsification de bulletin et/ou d’attestation de Cep/Bepc. Elles ont aussi favorisé la gestion automatisée des emplois du temps, des absences et retards des enseignants, des heures supplémentaires, etc. « L’État béninois a réalisé, au titre de l’année scolaire 2019-2020, plus d’un milliard de francs Cfa d’économie sur la prévision initiale de la gestion des heures supplémentaires », a apprécié le ministre. Aujourd’hui, il existe plus de dix mille épreuves et corrigés des établissements du Bénin de disciplines diverses dans une banque commune, disponible en libre consultation et téléchargement, a souligné le ministre. Les réformes ont induit le suivi et la gestion des résultats scolaires des apprenants par classe, établissement, genre, département, commune, arrondissement, ainsi que l’inscription en ligne au Bepc 2021 avec ses avantages de gain en célérité, sécurité, conformité des données recueillies et également de gain financier pour le trésor. De la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement, le ministre retient 89 % de taux de réalisation des réformes dans le secteur et 11 % sont en cours de réalisation. Ces réformes, d’après le ministre, ont contribué à renforcer la gouvernance de l’éducation et à favoriser l’accès des populations à l’éducation. Dans les prochains mois, le ministère envisage d’autres réformes parmi lesquelles celle de l’enseignement de l’anglais, du modèle de collège, de la vie scolaire... Education 11 mars 2021


Lutte contre la rage:Des acteurs font le bilan des campagnes de vaccination
La rage continue de faire beaucoup de dégâts au sein des communautés. Pour mieux lutter contre le mal, il s’est tenu à Bohicon les 3 et 4 mars derniers un atelier de capitalisation des acquis des campagnes 2019 et 2020 de vaccination contre la rage. Les participants à la rencontre ont réfléchi surtout sur la mobilisation de ressources additionnelles afin de pérenniser les acquis de cette lutte pour pouvoir aller vers l’élimination de la rage d’ici 2030. Ainsi, ils se sont engagés à aider à la définition de stratégies innovantes permettant la mise à l’échelle des interventions, dans une approche de mutualisation des ressources. Avec l’espoir que le dispositif de santé communautaire permettra de réduire le coût des prochaines campagnes, parce que cette approche communautaire est supposée couvrir tous les arrondissements, tous les villages, quartiers de ville du Bénin. A la clôture des travaux, Fidélia Hinson Sessou, coordonnatrice du projet de renforcement des systèmes de surveillance des maladies (Redisse), rappelle que le but est de renforcer les capacités du système national des secteurs ou des structures de mise en œuvre en matière de prévention, de surveillance, de détection mais aussi de riposte en cas d’épidémie. Ainsi, le programme travaille à l’avènement d’un système intégré de lutte contre les épidémies, qui permettra une synergie d’actions, surtout entre les trois secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de la santé environnementale. Ce faisant, Fidélia Sessou reste convaincue que l’appui à la lutte contre certaines zoonoses comme la rage est important et reste une priorité. Alors, se réjouit-elle, cet exercice de capitalisation a permis aux acteurs eux-mêmes, à l’aide d’outils adaptés, d’analyser, de tirer des conclusions, mais aussi de faire des recommandations à l’endroit des parties prenantes pour que la pérennisation de cette intervention puisse être une réalité. En procédant à la clôture des travaux, Françoise Assogba-Komlan, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), a souligné la nécessité pour les différentes parties prenantes de se mobiliser pour trouver les financements et travailler à la diminution de l’effet de tout ce qui peut amener à dégrader la santé. Elle poursuit en indiquant que « c’est pour cela que la capitalisation vient à point nommé pour voir ce qui est bon à dupliquer et ce qui est à améliorer ». La rage humaine est une maladie qui se maintient à l’interface homme-animal-environnement où les personnes et les animaux interagissent dans un environnement commun. Elle continue de tuer des dizaines de milliers de personnes chaque année dans le monde. Alors, se libérer de ce fléau, fait observer Françoise Assogba-Komlan, suppose qu’il faut disposer des outils que sont le vaccin et les stratégies élaborées pour y parvenir. Des actions de vaccination à long terme de 70% des populations canines à risque sont la clé de son élimination dans les régions endémiques. Comme on le dit, le chien vacciné est le soldat de la lutte contre la rage. Le cadre stratégique mondial pour l’élimination de la rage humaine transmise par les chiens a adopté une approche coordonnée pour l’élimination de cette maladie à l’échelle planétaire d’ici 2030. Santé 11 mars 2021


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