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Nouvelles

Résilience des maladies infectieuses au Bénin: Organiser la riposte contre la résistance aux antibiotiques

L’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba) de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité, ce mardi 9 mai, la première Journée sur la résistance aux antibiotiques au Bénin. L’initiative vise à ouvrir le débat pour une riposte contre la résistance bactérienne aux antibiotiques souvent consommés de manière inappropriée.

« L’absence d’actions aujourd’hui contre la résistance bactérienne sera à l’origine demain d’une absence de guérison des maladies infectieuses ». Cette alerte de la directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en 2011, le professeur Delphin Mêhinto, doyen de la Faculté des Sciences de la santé (Fss) de l’Université d’Abomey-Calavi, la prend à son compte pour signifier l’enjeu de la résistance aux antibiotiques au Bénin.
L’initiative d’une journée consacrée à cette question vient, pour lui, à point nommé pour permettre aux experts dans diverses disciplines de confronter leurs idées non seulement sur la gestion des infections à bactéries résistantes mais également sur le mécanisme de lutte contre le développement de la résistance aux antibiotiques au Bénin. Il assure que l’usage intensif et inapproprié des antibiotiques a abouti au développement rapide de la résistance à ces médicaments bien que les infections autrefois facilement guérissables soient de plus en plus difficiles à traiter. Cette nouvelle donne médicale, poursuit-il, induit une augmentation significative de la durée d’hospitalisation des patients, du coût de leur prise en charge, de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies infectieuses. « Notre pays est caractérisé, entre autres, par un taux élevé d’automédication, la faible maîtrise du circuit du médicament, l’insuffisance de personnel qualifié conduisant souvent à la prescription des médicaments par du personnel inapproprié, l’absence de documents de normes et procédures en matières d’utilisation des antibiotiques », diagnostique le professeur Delphin Mêhinto qui attend qu’une thérapeutique appropriée soit proposée au développement vertigineux de la résistance aux antibiotiques.

Enjeu de santé publique

L’Oms estime qu’en 2015, il y a eu environ 480 000 cas de tuberculose multirésistante et seulement 52% de ces cas ont été traités avec succès. « La prescription irrationnelle des antibiotiques, leur délivrance sans contrôle professionnel et leur surconsommation par le grand public, favorisent de plus en plus l’émergence et la propagation de ces cas de résistance avec un triple impact dramatique, à savoir la prolongation des hospitalisations, l’augmentation des dépenses de santé de ces familles et une hausse de la moralité », appuie Al Fateh Onifadé, conseiller chargé des médicaments au Bureau de l’Oms à Cotonou. Il souligne qu’en l’absence d’antibiotiques sûrs et efficaces pour prévenir et traiter les infections, certaines interventions chirurgicales telles que les césariennes, les appendicites aigües, la chimiothérapie et les transplantations d’organes, deviennent des actes médicaux à haut risque, compromettant ainsi les précieux acquis de la médecine contemporaine. Il défend l’organisation d’une riposte urgente dans une approche coordonnée. Du coup, il informe que l’Oms a élaboré en 2015 un plan d’actions mondial qui vise à préserver sa capacité de prévenir et de traiter les maladies infectieuses à l’aide de médicaments sûrs et efficaces. Pour orienter la recherche-développement, l’organisme onusien a publié en février dernier une liste de 12 familles de bactéries les plus menaçantes pour la santé humaine contre lesquelles il est urgent d’avoir de nouveaux antibiotiques. « Nos efforts devront aller dans le sens de l’amélioration de la sensibilisation et la compréhension du phénomène, du renforcement de la surveillance et la recherche, la réduction de l’incidence des infections, l’optimisation de l’usage des antibiotiques et l’allocation d’investissements durables », conclut Al Fateh Onifadé.
Le 3 septembre 1928, Dr Alexander Fleming, de retour de vacances, constate que les boîtes de Petri, où il faisait pousser des staphylocoques, ont été envahies par un champignon microscopique dénommé Penicillium notatum, qu’utilisait son voisin de paillasse. Cette découverte fortuite conduira à la mise au point, quelques années plus tard, du premier antibiotique, la Pénicilline qui a marqué le début de l’ère des antibiotiques. Le professeur Delphin Mêhinto soutient que ces médicaments ont révolutionné la prise en charge des maladies infectieuses et ont eu, dans le monde, un impact significatif sur l’espérance de vie en l’allongeant de plus de dix ans en moins d’un siècle.

Santé 10 mai 2017


Validation de l’Enquête emploi du temps au Bénin 2015: Eviter la navigation à vue pour plus de productivité

Comment les Béninois utilisent leur temps dans une journée ? Cette préoccupation était, ce mardi 9 mai, au cœur de l’atelier de validation du rapport d’analyse de l’enquête emploi du temps au Bénin mise en œuvre par la Giz et exécutée par l’Insae en collaboration avec le ministère d’Etat en charge du Plan et du Développement.

Les Béninois n’utilisent pas judicieusement leur temps. Le diagnostic de l’enquête emploi du temps au Bénin révèle des anomalies relatives à la valorisation du temps. Il met la lumière sur les habitudes de l’utilisation du temps par les Béninois et renseigne sur son usage dans une journée type de 24 heures.
Il en ressort que sur les 8 heures de travail que les Béninois doivent à l’Etat, ils consacrent seulement 3 heures à leur activité principale, seulement 45 min à la préparation des repas et 13 heures aux activités physiologiques, soit 54% du temps journalier. Selon les résultats de cette enquête qui a couvert tout le territoire national, le bavardage, la discussion, le palabre constituent l’activité simultanée la plus longue avec une durée de 9 mn par jour indépendamment du sexe de l’individu. Mieux, l’étude révèle que la principale activité des Béninois dans une journée de 24 h est le sommeil (9 heures de sommeil). Tout calcul fait, le repos occupe environ 11 heures de temps par jour dans leur planning quotidien. Il importe alors de corriger la donne pour plus de productivité.
Cette enquête qui intervient après la première édition en 1998 est mue par le souci de travailler dans le sens de la valorisation du temps, notamment du travail domestique et d’apprécier les différenciations suivant le genre et les catégories socioéconomiques, explique le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae), Alexandre Biaou.
Et au directeur résident de la Giz, Andreas König, d’ajouter: « La présente étude vient enrichir des dispositifs assez larges d’enquêtes statistiques de référence du Bénin pour mieux connaître ses réalités socioéconomiques et culturelles dans leur complexité et servir d’éclairage pour les politiques publiques ».
Bien que les données révélées ne soient pas parfaites, elles placent néanmoins le Bénin au rang des pionniers en Afrique en matière d’occupation du temps. L’utilité des enquêtes emploi du temps est inestimable. C’est un élément indispensable dans la définition des politiques publiques pour éviter les pertes de temps inutiles.
Selon le directeur de cabinet du ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida, la présente étude permet de fournir des données fiables sur les éléments nécessaires à la quantification du temps consacré aux activités domestiques par les femmes, de rapprocher les comptes nationaux de la réalité économique, de renseigner les politiques sectorielles. Elle vise également à élaborer des budgets sensibles au genre, à comprendre la structuration du secteur informel et à améliorer la matrice de la comptabilité sociale, précise-t-il.
Le temps étant une donnée capitale, les contributions des participants à la perfection des analyses suggérées dans le rapport aideront sans doute le Bénin à l’optimiser pour plus de productivité.

Actualités 10 mai 2017


Célébration de la Journée de l’Europe: L’Ue réitère son engagement à soutenir le Bénin

La délégation de l’Union européenne (Ue) au Bénin a commémoré la Journée de l’Europe, ce mardi 9 mai à Cotonou. Occasion pour l’ambassadeur Josep Coll, chef de la délégation, de réaffirmer la volonté de l’Ue à soutenir le Gouvernement béninois dans ses réformes, notamment la lutte contre la corruption.

La délégation de l’Union européenne (Ue) au Bénin a célébré la soixantième Journée de l’Europe, ce mardi 9 mai à Cotonou. C’était en présence des membres du Gouvernement, du maire de la ville de Cotonou et de plusieurs autres personnalités. A l’occasion, l’ambassadeur Josep Coll, chef de la délégation, a réitéré la volonté de l’Union européenne d'encourager et d'aider le Gouvernement béninois dans ses réformes, en particulier son combat contre la corruption. Selon lui, le monde traverse une période de grande incertitude et l’équilibre mondial est instable avec la remise en cause de certains acquis. Dans ce contexte, des certitudes planent en termes de défense de meilleures règles mondiales, des règles qui protègent les citoyens contre les abus, qui élargissent les droits et rendent claires les obligations. L’Union européenne demeure un acteur solide, coopératif et fiable et continuera à soutenir les Nations Unies et l’Union africaine pour encourager la construction d’un ordre mondial satisfaisant pour tous, affirme le chef de la délégation.
En termes de perspectives, il informe que les liens entre l’Union européenne et l’Afrique sont riches et diversifiés. Dans cette veine, il annonce que cette année est celle de l’Afrique. Car en novembre prochain, il se tiendra un nouveau sommet Afrique-Ue à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Le sujet principal de cette rencontre sera la jeunesse qui est à la fois un atout dans le dynamisme qu’elle apporte mais aussi un défi en ce qui concerne la demande de prestation, la formation, la création d’emplois en vue de la croissance et du développement.
En outre, le chef de la délégation de l’Union européenne évoque la construction d’une centrale solaire de 25 mégawatts pour permettre au Bénin à partir de 2020 de renforcer sa capacité électrique. De plus, en juin 2017, l’Union européenne lancera la semaine de la diplomatie climatique pour échanger sur les thèmes relatifs au développement durable, à la préservation de l’environnement et à la lutte contre la pauvreté, a fait savoir l’ambassadeur Josep Coll.
Par ailleurs, il souhaite que le Gouvernement continue sur le chemin de l’amélioration de la gouvernance politique et économique. Il invite les dirigeants à ne pas fléchir devant certaines résistances au changement.
Pour sa part, le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, représentant le chef de l’Etat, rappelle les liens séculaires qui unissent l’Europe à l’Afrique et en particulier le Bénin. Il estime que chaque année la fête de l’Europe permet aux Etats membres de la communauté de renouveler leur engagement aux valeurs telles que la paix, la liberté, la solidarité et la justice. Il pense que l’Ue est un acteur qui se positionne pour l’Afrique comme un modèle. Le ministre Djogbénou martèle que l’Ue est un appui important pour la bonne gouvernance et le développement dans notre pays, avant de témoigner sa gratitude au nom du président et du peuple béninois, à l’Ue pour toutes ses actions en faveur de l’émergence du Bénin.

Actualités 10 mai 2017


Liquidation de la Sonapra : Les agents licenciés grincent des dents

Les agents de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra) licenciés dans le cadre de la suppression de certaines sociétés d’Etat ne veulent pas se laisser faire. Empêchés de rentrer au siège de la société à Cotonou par des agents de sécurité ce lundi 8 mai, ils dénoncent la méthode du liquidateur et exige du Gouvernement non seulement un licenciement transparent, mais aussi le paiement des droits.

Portail hermétiquement fermé. Des agents de sécurité instruits pour interdire l’entrée à la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra) à tout venant. Les agents de ladite société, organisés en de petits groupes, n’ont pas eu la tâche facile dans la matinée de ce lundi 8 mai. Jusqu’à 8 h 02, l’entrée était formellement interdite à tous les agents. Il a fallu l’arrivée sur les lieux du secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonapra (Syntra-Sonapra), Clément Kodokpo, chef service administration et personnel, pour que le portail soit ouvert. Mais les agents qui étaient présents sur les lieux ont refusé de faire leur entrée. Ils accusent le secrétaire général du Syntra-Sonapra d’être de connivence avec le liquidateur pour licencier ses collègues.

En effet, le cabinet Mazars de Armand Fandohan, liquidateur de la société, aurait reçu des instructions pour bloquer l’entrée de la Direction générale de la Sonapra à Cotonou, les directions régionales d’exploitation de Bohicon et de Parakou afin de procéder au licenciement des agents concernés conformément à la décision du Gouvernement. C’est ainsi que des forces de l’ordre et de sécurité ont été déployées dans ces lieux depuis le vendredi 5 mai dernier.

Pour le secrétaire général de l’Union libre des travailleurs de la Sonapra (Ultra-Sonapra), Kamar Ouassangari, c’est parce que le Gouvernement veut procéder à un licenciement en catimini des agents sans les informer et même pour ne pas leur payer les droits. « Ils nous doivent des arriérés qui ne sont pas encore payés. Nous voulons connaître le mode de calcul qu’ils veulent utiliser et l’objet du licenciement, ils ne veulent pas nous dire », regrette le secrétaire général de l’Ultra-Sonapra. Il déplore que ce soit un agent de la Sonapra qui devient l’expert du cabinet pour calculer les droits de ses collègues.

Ils sont au total 319 agents concernés par ce licenciement dont 281 conventionnés et le reste, des agents avec des contrats à durée déterminée. 

Après leur refus d’entrer à la Direction générale hier, les membres du bureau directeur de l’Ultra-Sonapra ont été reçus par le président du Conseil économique et social. Ils devraient également tenir des séances de travail avec des confédérations syndicales pour savoir la conduite à tenir|          

 

Rappel

Lors du Conseil des ministres du 30 novembre 2016, le Gouvernement avait décidé de la création de sept pôles de développement agricole, de sept agences territoriales de développement agricole et de douze directions départementales du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). La direction départementale représente la structure déconcentrée du Maep. L’Agence territoriale de développement constitue l’organe de gestion du pôle de développement et sa mission est d’initier des actions propres à promouvoir les filières spécifiques au pôle.

En ce qui concerne les agents de la société, il aurait été prévu leur redéploiement dans les agences qui seront créées, rappelle Kamar Ouassangari. Ce dernier regrette le fait qu’aujourd’hui, personne ne parle de ce redéploiement et c’est le licenciement qui intervient.

Le secrétaire général de l’Ultra-Sonapra et ses camarades déplorent que des pères de famille soient jetés dans la rue sans droits. Alors qu’il s’agit, selon eux, des Béninois qui sont prêts à aider le chef de l’Etat pour la relance du secteur agricole.

Société 09 mai 2017


Attaque de chenilles dans des champs de maïs à Adjohoun : Le ministre de l’Agriculture constate l’efficacité de la riposte

Des dizaines d’hectares de champs de maïs ont été sauvés du ravage de chenilles dans la région de la Vallée de l’Ouémé, grâce aux mesures urgences prises par le Gouvernement qui a mis à la disposition des producteurs des produits phytosanitaires efficaces pour mettre hors d’état de nuire ces insectes ravageurs. Le ministre chargé de l’Agriculture, Delphin Koudandé était à Adjohoun ce mercredi 3 mai pour toucher du doigt l’efficacité de ces produits.

Les chenilles ont fait des dégâts dans plusieurs villages des communes d’Adjohoun et des Aguégués dans la Vallée de l’Ouémé. C’est la panique dans le rang des paysans qui ne savaient où donner la tête face au drame. Mais avec la riposte du Gouvernement la situation a été maîtrisée.

En effet, l’information d’attaques de champs de maïs est parvenue de fil en aiguille dans les oreilles du chef de l’Etat. Le président Patrice Talon n’y est pas resté insensible. Face à la gravité du fléau qui risque d’entraîner la famine et la crise alimentaire si rien n’est fait, il a donné des instructions fermes au ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche pour qu’une lutte féroce soit engagée contre ces ravageurs. Ces chenilles qui étaient apparues l’année dernière au Nord du Bénin puis dans le Zou mais en nombre négligeable ont été analysées au laboratoire. L’analyse a indiqué les produits phytosanitairesPirinex et Dursban pour tuer ces insectes dévastateurs. Lesquels ont été acquis par le Gouvernement et remis gracieusement aux producteurs. Ces produits ont effectivement montré leur efficacité sur le terrain confirmant ainsi la justesse des résultats de laboratoire de recherche. 26 hectares de champs de maïs ont été traités dans le seul village de Houéda situé dans l’arrondissement d’Azowlissè, commune d’Adjohoun. Le ministre chargé de l’Agriculture, Delphin Koudandé a fait l’agréable constat ce mercredi 3 mai lors d’une visite dans cette localité. Il a constaté avec satisfaction que les maïs ont donné un bon rendement après le traitement avec les produits. Ils ne présentent aucun signe d’attaque antérieure par des insectes. Les épis de maïs ont de bons gabarits et les feuilles bien vertes. « Les résultats sont probants. Ce qui veut dire que le Bénin à des produits fiables et efficaces pour faire face à n’importe quelle attaque d’insectes ravageurs », se réjouit le ministre Delphin Koudandé. Il conseille les paysans à bien surveiller les champs pour que soit étouffée dans l’œuf avec les produits la moindre apparition des insectes. Cette veille anticipative est indispensable pour permettre de vite circonscrire ces chenilles et d’empêcher leur propagation dans d’autres champs et régions. Le ministre chargé de l’Agriculture assure les producteurs que le Gouvernement fera l’effort pour rendre les produits disponibles dans des structures communales de de développement rural. Seulement ils seront vendus dès la prochaine campagne agricole, a précisé Delphin Koudandé. Les producteurs se disent prêts à en acheter mais plaident que l’Etat subventionne ces produits afin qu’ils puissent leur revenir moins cher. Le deuxième adjoint au maire d’Adjohoun, Georges Madozonon, le représentant de la Chambre départementale de l’agriculture de l’Ouémé-Plateau, Moustapha Abdoulaye, le président de l’Union des producteurs de l’Ouémé, Barthélémy Bognon et le chef village de Houéda, Crépin Kouayanou ont tous insisté sur cette doléance. Selon eux, sans ces produits qui ont révélé leur efficacité après la phase expérimentale, les champs de maïs allaient droit en ruine dans la Vallée de l’Ouémé. Mais maintenant le mal est conjuré. Sans répondre à la doléance des populations, le ministre Delphin Koudandé a exhorté les populations de Houéda à être des ambassadeurs pour l’adoption de ces produits par leurs pairs des Aguégués qui refusent de les utiliser pour protéger leurs champs de maïs.

Actualités 05 mai 2017


Rapport de la Cnuced : Le Bénin crédité d’un taux d’Ied de 19,7% en 2015

Le taux d’investissement étranger direct (Ied) au Bénin s’est multiplié par six entre 2005 et 2015 mais reste encore faible en pourcentage du Produit intérieur brut (Pib), soit 19,7%. Le rapport de suivi sur la mise en œuvre de l’examen de la politique d’investissement rendu public fin décembre 2016 par la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (Cnuced) mesure l’étendue des défis.

La conclusion du rapport de suivi sur la mise en œuvre de l’examen de la politique d’investissement de la Cnuced est sans appel. Entre 2005 et 2015, le Bénin a enregistré une tendance haussière des flux des investissements étrangers directs (Ied), passant de 50 millions de dollars en 2005 à 229 millions en 2015, avec un pic de 405 millions de dollars en 2014. Ce bond n’est que l’arbre qui cache la forêt. Comparé au produit intérieur brut du pays, le stock d’Ied affiche un taux de 19,7% en 2015, largement en deçà de la moyenne des pays de la Cedeao estimée à 24,1% et des Pays les moins avancés (Pma) en Afrique de l’ordre de 35,9%. Dans le même temps, le Niger est crédité d’un taux d’investissement de 72,2% de son Pib, la Côte d’Ivoire de 35%, le Togo de 32,8% et le Mali de 22%. « Le potentiel du Bénin en termes en d’attraction des Ied n’est pas suffisamment exploité. Ceci peut s’expliquer par plusieurs facteurs qui impactent négativement les perspectives de croissance de l’économie béninoise, la capacité à tirer pleinement profit de la position géostratégique du pays et son attractivité vis-à-vis des investisseurs étrangers », note le rapport. Ces facteurs, estime la Cnuced, comprennent, notamment les contraintes liées à l’environnement des affaires, la perception de la corruption ainsi que l’insuffisance des infrastructures de soutien au développement du secteur privé.

Pour autant, le rapport note que les flux d’investissements étrangers, qui se sont multipliés par six ces dix dernières années, découlent des projets financés par les bailleurs de fonds dans les infrastructures portuaires. « Une grande partie des flux d’Ied s’est dirigée vers ces infrastructures portuaires de même que vers le commerce et les télécommunications, trois secteurs qui ensemble contribuent de manière significative au Pib (constitué à plus de 50% par les services) », souligne la Cnuced qui ajoute que le tourisme, l’agroalimentaire, le ciment et le bâtiment et travaux publics sont aussi pourvoyeurs d’Ied.

 

Des réformes à approfondir

Le rapport de suivi a aussi examiné les réformes entreprises depuis l’examen de la politique d’investissement en 2005. A ce propos, la Cnuced indique que des progrès ont été enregistrés dans la mise en œuvre des recommandations. L’agence onusienne retient surtout la création du Guichet unique de formalisation des entreprises (Gufe), la modernisation partielle des infrastructures et de la gestion du port de Cotonou ainsi que la révision des taux d’imposition des entreprises. Le rapport note par exemple que l’impôt sur les sociétés (IS) des entreprises commerciales est passé de 38 à 30% et une taxe professionnelle synthétique, déterminée selon le chiffre d’affaires a été mise en place pour certaines catégories d’entreprises afin d’encourager la formalisation. « L’intervention des opérateurs privés a permis une amélioration des infrastructures du quai sud au port de Cotonou. Par ailleurs, l’établissement de la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (Segub), la dématérialisation de certaines procédures, le lancement récent du Guichet unique des opérations de commerce extérieur (Guoce-Bénin) et l’utilisation de Sydonia ++2 ont permis d’entamer une simplification des opérations portuaires », salue la Cnuced.

Toutefois, le rapport avance que certaines réformes importantes encore inachevées devraient faire l’objet d’une attention particulière. Il s’agit en l’occurrence de la création de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex), l’adoption du Code domanial et foncier, l’opérationnalisation de l’Agence nationale de lutte contre la corruption, le renforcement du dialogue public-privé et la mise en place de la loi sur les partenariats publics-privés. Le rapport soutient que la résolution des différends commerciaux demeure problématique : « La proposition de loi sur la création des tribunaux commerciaux est en attente d’adoption et la création d’une section commerciale au sein du Tribunal de première instance à Cotonou ne peut constituer qu’une mesure transitoire ». Avec 19,7%, le Bénin a visiblement du chemin à faire pour convaincre les investisseurs étrangers. La nouvelle matrice d’application des recommandations ne dit pas mieux?

Actualités 04 mai 2017


Optimisation des recettes douanières : Ce qui change dans la version 2017 du Pvi

Le programme de vérification des importations (Pvi) reprend au port de Cotonou, après pratiquement cinq ans d’abandon. Mais la version 2017 apporte des améliorations pour garantir la compétitivité du port.

Le Gouvernement semble avoir tiré leçons de la longue controverse ayant agité le Programme de vérification des importations (Pvi). Si l’opérateur reste le même, à savoir la société Bénin Control, des améliorations importantes sont apportées pour tenir compte des griefs de l’administration douanière, porteuse de la réforme et surtout de l’enjeu de compétitivité du port de Cotonou.

Le Pvi version 2017 est désormais amputé d’une composante de taille, l’inspection avant embarquement. « Il n’y a plus d’inspection avant embarquement ni à destination de la part de Bénin Contrôl. Le contrôle physique des marchandises est laissé à l’appréciation de l’administration des douanes. Les tâches de BC se limitent à une vérification documentaire », confie une source proche du dossier. Sa suppression découle des tracasseries et du long délai qu’elle induit dans la délivrance des attestations des valeurs et par ricochet des surestaries facturées par le manutentionnaire. L’Etat est resté attentif à l’administration des douanes. Qui avait dénoncé cette pratique interdite par l’Organisation mondiale des douanes (Omd) et l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) du fait qu’elle constitue un réel blocage à la facilitation des échanges. Mieux, l’usager n’a plus besoin de se rapprocher de Bénin Contrôl pour disposer de son attestation de vérification documentaire (Avd). Les Avd sont directement envoyées en ligne à l’usager, à l’opérateur économique et à la douane dans un délai maximum de 72 heures.

Avant, aucune collaboration n’existait entre les agents de Bénin Control et les inspecteurs des douanes dans le processus de délivrance des attestations des valeurs. Aujourd’hui, les officiers qui interviennent dans le processus disposent d’un code d’accès pour entrer dans la base de données de l’opérateur agréé pour des consultations.

 

10% de conteneurs à scanner

Le Pvi version 2017 ne soumet plus tous les produits importés à l’application de la valeur transactionnelle. Dix produits de grande consommation seront désormais dédouanés sur la base de la valeur ajustée à titre exceptionnel. Les cas de contestation de la valeur ou de la position tarifaire retenue pour le dédouanement des marchandises expliquaient en partie le long délai de séjour des conteneurs au port de Cotonou. « Désormais en cas de contestation, les marchandises peuvent être enlevées sur la base de la valeur déclarée par l’usager, mais avec une garantie équivalente au montant retenu par Bénin Control. A l’issue du processus, la garantie est retournée à l’usager lorsque ce dernier aurait réussi à fournir les preuves suffisantes pour justifier sa valeur déclarée », souligne la même source.

Si le scanning fera son retour au port et aux frontières terrestres, seulement 10% des conteneurs passeront au scanner, retient le nouveau programme. Pour rappel, le port de Cotonou reste le seul de la sous-région à ne pas disposer de scanner. Son installation, défend le Gouvernement, vient renforcer la sécurité de la chaine logistique et constitue une garantie de la sureté pour les observateurs internationaux. Mais le choix de limiter le nombre de conteneurs répond à un souci de célérité dans les opérations d’enlèvement des marchandises. S’agissant du tracking, les agents des douanes sont désormais en amont et en aval des procédures. Il est indiqué qu’une nouvelle technologie est introduite dans l’escorte des marchandises et des véhicules en transit. La version améliorée du Pvi semble désormais susciter l’adhésion de l’administration douanière d’autant que l’annonce de son retour n’a encore enregistré de levée de boucliers dans les rangs des disciples de Saint Mathieu? 

Economie 04 mai 2017


Accès des femmes à la propriété foncière : De la nécessité de lever les barrières

Les femmes béninoises continuent d’être victimes du non-respect de leur droit à la propriété foncière. Cela persiste à cause de l’ignorance des lois régissant le foncier par les différents acteurs, et par défaut de mise en œuvre effective des principes d’égalité d’accès à la propriété foncière entre les deux sexes.

L’accès des femmes à la terre demeure encore un vœu pieux au Bénin. Le phénomène prend des proportions inquiétantes dans les milieux ruraux où l’égalité homme-femme aux droits fonciers est encore très mal perçue.

Selon la coordonnatrice du Réseau, femme, droit et développement en Afrique (Wildaf), Huguette Bokpè Gnacadja, le principal blocage à l’accès des femmes à la terre réside dans la non-application des législations existantes en matière d'égalité de genre. Elle pointe dans ce registre, l’ignorance des lois qui encadrent les droits fonciers des femmes et la persistance d'attitudes socioculturelles contraires à la législation formelle.

Selon elle, ce schéma inégalitaire persiste en dépit de l’évolution des lois régissant le foncier. Lesquelles posent le principe de l’accès égal des femmes et des hommes à la terre et à la propriété foncière. A en croire la coordonnatrice du Wildaf, les femmes acquièrent moins de terres que les hommes, quel que soit le mode d’acquisition considéré.

Dans un contexte où l’héritage demeure le mode d’accès le plus couramment observé dans les milieux ruraux, les femmes continuent d’être exclues de l’héritage foncier de leurs époux ou de leurs ascendants du sexe masculin, relève-t-elle.

Si elles sont les premières victimes à souffrir des barrières socio-culturelles, les acteurs classiques des transactions foncières (les chefs d’arrondissement, de village, de quartier, les maires, les notables et autres leaders d’opinion), n’en sont pas moins coupables du fait de leur méconnaissance des lois régissant le foncier, se désole-t-elle.

A ce tableau sombre, s’ajoute l’influence du niveau d’éducation des populations et en particulier des femmes. Dans le monde rural, les femmes sont souvent exclues du système juridique, car leurs mariages ne sont pas formalisés en droit écrit et elles sont exposées aux expropriations après le décès de leur mari, constate l’avocate, ajoutant, par ailleurs que les questions de l'information et de l'analphabétisme. « Dans les zones rurales, les taux d'analphabétisme sont très élevés chez les femmes, ce qui soulève le problème des modes de diffusion de l'information juridique », souligne-t-elle.

Pourtant, la problématique des droits fonciers des femmes concerne une large frange de la population béninoise. Pour une population totale de 10 008 749 habitants dont 5 120 929 femmes (Rgph4, 2013), la proportion de femmes dans les ménages agricoles au Bénin est de 50,2% et cela s’observe aussi bien en zone urbaine (50 %) qu’en zone rurale (50,3 %). 36% des ménages pratiquent l’agriculture dont 46% cultivent une propriété familiale. Cependant, la proportion de femmes chefs de ménage agricole n’est que de l’ordre de 14,1% (pour la zone urbaine, 12,6 % et pour la zone rurale 14,5%), renseigne-t-elle. Pour corriger les inégalités dans le domaine foncier, le Bénin gagnerait à s’inspirer des exemples d’autres législations africaines.

Sur ce point, Huguette Bokpè Gnacadja cite en exemple l’Afrique du Sud dont la Commission sur l'égalité entre les hommes et les femmes intervient dans le cadre foncier. Au Ghana, la Commission pour les droits de l'Homme et la justice administrative (Chraj), originellement mise en place pour s’attaquer aux violations des droits de l'Homme et résoudre les conflits entre les citoyens et l'État a été efficace pour protéger dans les conflits familiaux, les droits des femmes à la terre, indique-t-elle.

Société 04 mai 2017


Journée internationale de la sécurité au travail : COMAN SA et Bénin Terminal font de la sécurité un mode de vie

Les groupes APM Terminals représentés par COMAN SA et Bolloré Ports représenté par Bénin Terminal se sont mis ensemble pour célébrer sur la plateforme portuaire la Journée internationale de la sécurité au travail. Sous le thème « La sécurité au travail pendant les opérations de nuit », les deux acteurs ont choisi le vendredi 28 avril, date retenue par l’Organisation des Nations unies, pour réfléchir sur la culture de la santé et de la sécurité au travail.

Devant les questions de sécurité, la concurrence s’éclipse. APM Terminals et Bolloré Ports, les deux géants de la  manutention  au port de Cotonou, ont choisi depuis trois ans de se donner la main pour faire de la sécurité un mode de vie. La Journée internationale de la sécurité au travail « Global Safety Day », le tandem l’a célébrée vendredi dernier avec faste, autour du thème « La sécurité au travail pendant les opérations de nuit ».

Pour Chérif Rachad, directeur de la Sécurité de COMAN SA, cette journée offre  une occasion pour évaluer les progrès et prendre ensemble des engagements pour assurer un milieu sain et sûr pour tous. « Notre milieu de travail est reconnu comme étant un environnement à haut risque et nous ne devons pas permettre que notre personnel, nos clients et autres usagers qui accèdent à nos installations soient exposés à ces risques », souligne-t-il avant de préciser que l’ambition est d’obtenir l’adhésion et la coopération de tous les usagers des terminaux aux règles, dispositions et standards de sécurité. «Nous avons le devoir de prévenir tout incident ou accident susceptible d’y survenir», insiste-t-il.

 

Favoriser des prises de conscience

Le directeur général de COMAN SA, Koen De Backker trouve pour sa part que la célébration de la journée est le moment de mettre la lumière sur des points d’ombre et de favoriser des prises de conscience à travers les échanges sur la sécurité. Il rappelle que tout au long de l’année 2016, les deux groupes ont travaillé sur le thème : « La sécurité, c’est l’affaire de tous ». Il saisit alors l’opportunité  pour féliciter ses collègues et tous les partenaires pour n’avoir pas enregistré des victimes d’accident au cours de ladite année sur les différentes installations. 

Koen De Backker exprime également ses gratitudes aux responsables de la sécurité et leurs équipes respectives qui, au-delà d’être leurs représentants sur le terrain, font le suivi rigoureux du respect des normes et règles de sécurité. « Il devient encore plus dangereux quand on sait que nous opérons sans interruption, c’est-à-dire 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 », affirme le directeur général de COMAN SA. Pour lui, si la lumière du jour gratifie d’une supervision aisée pendant la journée, son absence peut être la cause de beaucoup de risques pendant les opérations de nuit, malgré les efforts pour éclairer les lieux de travail. Les raisons, selon lui, pourraient être facilement décelées si cette célébration avait été prévue pour 20 h 30.

Le directeur général de COMAN SA a soulevé des interrogations dont les réponses pourraient servir de cheval de bataille pour rendre sûres les opérations pendant la nuit. « Si nous pouvons garantir un éclairage suffisant sur nos installations, comment pouvons-nous garantir que les gens ne somnolent pas ? », s’interroge-t-il. Il poursuit : « Sachant que la fatigue est un ennemi du travail de nuit, les collègues programmés pour la nuit ne doivent-ils pas bien se reposer en journée ? ». Il assure que beaucoup d’autres interrogations et mesures ont certainement besoin d’être analysées au cours de la journée de la sécurité.

En s’appuyant sur le thème de la journée, le directeur général de Bénin Terminal, Philippe Alexandre, souligne que quel que soit son degré de motivation, de professionnalisme, de formation ou de rémunération, une personne très fatiguée peut s’endormir à n’importe quel moment. Et ce, en dépit des risques liés aux métiers portuaires avec les conséquences éventuelles d’une inattention. « Nos entreprises se doivent de mutualiser leurs efforts et moyens en termes de sécurité sur nos terminaux, en l’occurrence la sécurité de nos personnels, prestataires et sous-traitants », explique-t-il.

Le secrétaire général du Port autonome de Cotonou, Augustin Tonan, représentant la directrice générale, estime qu’en choisissant ce thème pour la journée,  COMAN SA et Bénin Terminal ont à cœur d’accompagner l’Autorité portuaire à faire fonctionner le port de Cotonou 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 en toute sécurité pour tous les intervenants et les parties prenantes. « Cette attention à l’intégrité physique des conducteurs de camions, des prestataires de service, du personnel de vos entités et tous les autres usagers appelés à travailler la nuit nous réconforte », se réjouit-il. Car, il s’agit bien, selon lui, de la manutention dans un port qui draine beaucoup de monde.

 

La sécurité en chiffres

Selon le directeur général de Bénin Terminal, le récent rapport du Bureau international du Travail (BIT) intitulé « La sécurité en chiffres », informe que 2,2 millions de travailleurs dans le monde meurent chaque année dans le cadre de leur travail, à la suite d’un accident de travail ou à une maladie professionnelle, soit 5 000 personnes par jour.

Près de 15% des salariés travaillent en totalité ou en partie la nuit, en horaires décalés ou atypiques, à savoir, le personnel des transporteurs routiers, aériens ou personnel d’hôtellerie et de la restauration, de la santé, de la sécurité, etc.

Philippe Alexandre affirme que le personnel de manutention portuaire se retrouve confronté à cette réalité. Ce qui justifie pleinement la nécessité de célébrer la Journée internationale de la sécurité.

« Les managers que nous sommes se font un devoir d’inscrire la sécurité des personnes et des biens dans notre environnement de travail comme une priorité absolue au sein de nos différentes politiques de management », s’engage-t-il. Il soutient que les politiques de sécurité répondent à des objectifs-clés. Ces objectifs, explique Philippe Alexandre, concernent le respect des exigences légales applicables en matière d’hygiène ; de sécurité et de sûreté ; la promotion de la prévention des accidents et incidents comme base du management ; l’acquisition et l’utilisation des équipements conformes aux normes et règlements en vigueur pour ne citer que ceux-là.

 

Les risques liés aux travaux de nuit

La célébration de la Journée internationle de la sécurité au travail a été meublée par une communication introductive animée par Marc Djidogbe, directeur HSSE de Bénin Terminal. Le communicateur a mis l’accent sur les fondamentaux qui ont milité  en faveur du choix du thème retenu. Il a mentionné, entre autres, que les travaux de nuit augmentent les risques d’accidents de travail et de trajet et présentent des risques avérés qui tiennent, non seulement des réalités de l’environnement de travail (éclairage, organisation physique en place…), mais du sommeil et des troubles métaboliques.

Marc Djidogbe a ajouté que le travail de nuit est souvent associé à une diminution de la durée du sommeil, ce qui aboutit à un déficit chronique de sommeil (réduction de 1 à 2 heures de sommeil par jour.) avec les troubles conséquents se traduisant entre autres par une somnolence, et une diminution de la vigilance pouvant être à l’origine d’accidents survenant la nuit.

C’est dire toute l’importance et les enjeux liés au thème choisi pour cette édition dans un environnement portuaire où les horaires de travail tournent en 3/8 et 24/24.

Les participants se sont ensuite répartis en deux ateliers. Le premier, animé par Fanick Atchia et Horacio Briz de COMAN SA est relatif à l’impact du sommeil et de la fatigue sur les shifts de nuit et mesures préventives. Le second atelier dont le thème a porté  sur les risques inhérents aux shifts de nuit a été animé par Bob Ahossi  et Cyrille Lemee de Bénin Terminal.

Des approches de solutions ont été proposées. Elles touchent essentiellement un meilleur éclairage du lieu de travail, une bonne gestion de la fatigue, le mode de restauration, le changement de shift, une meilleure supervision des opérations.

 

        

Société 04 mai 2017


Célébration de la 24e Journée mondiale de la liberté de la presse : Evaluer la liberté et défendre l’indépendance des médias

L’édition 2017 de la Journée mondiale de la liberté de la presse est placée sous le thème : « Des esprits critiques pour des temps critiques : Le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ». A l’instar de leurs confrères d’autres pays, les professionnels des médias du Bénin ne restent pas en marge de cette célébration instituée par les Nations unies en 1993 pour célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, évaluer la liberté de la presse à travers le monde, défendre l’indépendance des médias et rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions. Selon le dernier rapport de Reporter sans frontières sur la liberté de la presse, le  Bénin s’est  maintenu à la 78e  place du classement.

Vingt-quatre ans déjà que la communauté internationale a décidé de célébrer les médias en portant les peines qu’endurent les hommes qui les animent et en les défendant contre les attaques dont ils font l’objet de la part de certains acteurs sociaux et politiques. La Journée mondiale de la liberté de presse, célébrée chaque 3 mai, constitue une occasion pour les professionnels des médias d’apprécier l’état de la liberté de la presse et de faire des propositions pour une presse plus libre et professionnelle.

Depuis le 3 mai 1993, date de la première célébration, à ce jour, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Tous les ans, la Journée mondiale de la liberté de la presse permet de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession.

Après les baisses d’audience, les médias traditionnels sont confrontés à la diminution des profits et aux allégations d’une déconnexion croissante entre les médias et leur public, à la prolifération des fausses informations et aux faux reportages. Les médias du Bénin ne font pas exception à ce constat général. De plus, nombre de professionnels des médias vivent encore dans la précarité et subissent les pressions des pouvoirs publics et de l’argent. Toutes choses qui compromettent l’exercice du métier en toute indépendance.

La contribution des médias à la bonne gouvernance et au développement a été reconnue dans le Programme de développement à l’horizon 2030, adopté par les Etats membres des Nations Unies en septembre 2015. Alors que les Objectifs du Millénaire pour le développement qui ont guidé les actions menées par la communauté internationale pour le développement entre 2000 et 2015, ne faisaient aucune référence explicite au rôle des médias, les Objectifs de développement durable reconnaissent l’importance de l’accès du public à l’information, aux libertés fondamentales y compris la liberté d’expression. Cela est inclus dans l’Objectif 16 (promouvoir l’avènement des sociétés pacifiques et ouvertes aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place à tous les niveaux des institutions efficaces, responsables et ouvertes.

Il faut rappeler que l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 3 mai 1993, Journée mondiale de la liberté de presse, suite à l’appel des journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek (Afrique du Sud) sur le pluralisme et l’indépendance des médias.

Actualités 03 mai 2017


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