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Nouvelles

Brevet d’études du premier cycle: Démarrage sans anicroche à Abomey-Calavi

Bon démarrage du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session de juin 2016, à Abomey-Calavi. A part quelques incidents mineurs, la sérénité est de mise dans le rang des candidats et surveillants.

Le calme qui régnait au Collège d’enseignement général d’Abomey-Calavi 2 dans la matinée du lundi 13 juin, renseigne bien sur la bonne ambiance qui prévaut dans ce centre dans le cadre du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session de juin 2016. Au son de la sirène à la fin de la première épreuve de la matinée, à 10 heures 30 mn, les visages étaient détendus. Signe que la première manche de la matinée s’est bien déroulée ? Oui, a répondu la quasi-totalité des candidats interrogés qui ont exprimé leur satisfaction à l’issue de l’épreuve de communication écrite. La présentation de la première épreuve, selon certains candidats, augure déjà de la réussite.

«Je me suis bien retrouvée par rapport au sujet N°2 de la communication écrite, car il me rappelle mes difficultés au cours de l’année. Je ne me serais pas présentée si je n’étais pas certaine de ma réussite à cet examen. D’ailleurs mes professeurs ne me le pardonneront pas si je ne réussissais pas et je ne suis pas prête à subir la même rigueur d’eux, l’année prochaine», a confié Edwige Anagonouga, toute souriante. Géraldine Houndjo n’est pas moins sûre de sa réussite. Elle compte décrocher son diplôme pour faire honneur à ses parents et à ses professeurs.
C’est également la conviction des jumeaux, Isaac et Fréjus Vigan, le premier se réjouissant d’avoir bien traité le premier sujet relatif à l’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin, parce qu’ayant suivi de fond en comble le déroulement du processus électoral ; son frère quant à lui avance des arguments valables en ce qui concerne le bon traitement qu’il a fait du second sujet. Comme ces deux candidats, leur ami Dianel Sossou est aussi certain de sa réussite.
Dans ce centre, 885 candidats dont 504 garçons et 381 filles sont inscrits. 497 garçons et 376 filles, soit un effectif de 873 candidats composent effectivement. On dénombre douze absents dont sept garçons et cinq filles.
Pour le chef centre, Kakpo Athanase Fatindé, l’ambiance qui prévaut dans ce centre est consécutive à la bonne organisation mise en place dans le cadre de cet examen. «L’année scolaire s’est déroulée sans accrocs. Il n’y a donc pas de raison que l’examen ne se passe pas bien. Mieux, nous avons à faire à des habitués de la chose», avance-t-il pour exprimer sa satisfaction pour le bon déroulement de l’examen.
Un peu plus loin au Ceg 1 de la même localité, un cas de maladie a été enregistré au niveau des filles, informe le chef centre, François Dorothée Agueh. Pour ce centre réputé comme le plus grand d’Abomey-Calavi, 33 cas d’absence ont été enregistrés sur 1466 candidats inscrits. Un effectif de 702 filles compose contre 711 garçons. Les 1433 candidats répartis dans 43 salles sont surveillés par 86 examinateurs. «Tout ce qui commence bien finit bien. J’espère que tout se passera bien dans mon centre et que les candidats qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes tireront leur épingle du jeu», souhaite-t-il. Pour lui, les candidats doivent surmonter la peur afin de se donner les moyens de réussite.

De petits incidents

Toutefois, l’on a noté quelques petits incidents auxquels des solutions immédiates ont été apportées. Aux environs de 10h 08 mn au Ceg 2, alors que la première épreuve tirait à sa fin, le cas d’une candidate qui sentait des malaises a été signalé au chef centre. Celle-ci fut rapidement conduite à l’infirmerie pour des soins.
Quelques instants plus tard, à deux minutes de la fin de la même épreuve, un délestage inattendu est survenu pour perturber le cours normal de l’examen. Cette coupure de courant a failli mettre les examinateurs à rude épreuve. «Comment allons-nous faire ? Nous ne pouvons pas mettre le groupe en marche avant que l’heure ne sonne», s’inquiètent quelques examinateurs. A peine, ont-ils eu le temps de s’interroger que d’autres ont couru pour mettre le groupe électrogène en marche.
Par ailleurs, ce que dénonce le chef centre du Ceg 1, c’est le fait que des parents deviennent subitement plus affectifs le jour de l’examen. «Nous en avons rencontré qui étaient prêts à accompagner leurs enfants jusqu’à la salle de composition», fustige-t-il. Selon lui, de tels comportements sont comptables de l’échec des candidats, étant donné que les parents traitent leurs enfants comme s’ils étaient encore au biberon. Mais il sera pratiquement seul à ruminer ses plaintes, car au même moment au portail du centre, se bousculaient des parents qui menaçaient même de semer du désordre, si à la fin de la matinée, ils n’étaient autorisés à accéder au centre pour remonter le moral à leurs enfants. Ceux qui invoquent des raisons de maladie de leurs enfants sont venus avec des médicaments, d’autres avec de la nourriture et pour d’autres encore, il était question d’investir les lieux pour prendre le pouls de leurs enfants, jugés mineurs pour cet examen.

Education 14 juin 2016


Election du Comité exécutif de la Fbf: Une autre étape franchie dans le dénouement de la crise

Malgré l'ordonnance N° 76/Pt-PN/ 2016 du Tribunal de Première instance de Porto-Novo, l’interdisant à nouveau, le Comité de normalisation ( CoNor) a organisé, vendredi 10 juin dernier au palais des Congrès de Cotonou, l’Assemblée générale élective de la Fédération béninoise de football (Fbf). A l’arrivée, c’est la liste «Consensus National pour un Nouveau départ » (CN2D) conduite par Moucharafou Anjorin qui, sans grande surprise, a été élue.

Initialement prévu pour le 4 avril dernier, le congrès électif de la Fbf n’avait pu se tenir. Une ordonnance prise un peu plus tôt, plus précisément le 1er avril par le juge du Tribunal de Première instance de Porto-Novo l’avait interdit malgré l’arrivée des émissaires de la Fifa et de la Caf, Constant Omari et Prosper Abéga au Bénin. Sous la menace de suspension du Bénin, l’instance dirigeante du football mondial avait impérativement fixé son organisation pour le 4 mai dernier. Ce qui ne fut pas le cas, quand bien même, ses représentants avaient une nouvelle fois effectué le déplacement. Mettant alors sa menace à exécution, la Fifa avait suspendu le pays et son football, mardi 10 mai au cours de son Congrès à Mexico. Elle avait conditionné la levée de sa sanction par l’élection du nouveau Comité exécutif de la Fbf.

Conséquence, les juniors n’ont pas pu jouer le 2e tour qualificatif de la CAN U-20, Zambie 2017, contre leurs homologues les Chevaliers de la Méditerranée de la Libye. Ils ont tout simplement été disqualifiés. Leurs aînés, seniors appelés à disputer le match de la 5e journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017 à domicile, dimanche 5 juin dernier, face au Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale, s’apprêtaient aussi à connaître le même sort. Mais les démarches entreprises par le ministre des Sports, Oswald Homéky, dans le sens d’amener les membres des clans protagonistes à la table des négociations ont contraint la Fifa et la Caf à accorder un sursis aux Ecureuils en repoussant leur match au dimanche 12 juin. Mais avant, le Bénin avait l’obligation d’organiser son fameux congrès électif avant samedi 11 juin. Grâce aux diverses rencontres initiées par le ministre des Sports, le juge avait fini par rétracter son ordonnance, avant de la prendre à nouveau, jeudi 9 juin dernier pour interdire l’évènement programmé le lendemain.
Toutefois, le congrès électif a fini par avoir lieu. C’était vendredi 10 juin dernier, sous haute surveillance policière, au palais des Congrès de Cotonou. Sans badge, il était difficile d’accéder à la salle que les délégués venus des 4 coins du pays ont rejoint très tôt le matin. Les travaux ont connu la présence des observateurs de la Fifa, Constant Guy Omari et Augustin Sidy Diallo.
Passé les allocutions du président du Conor, Me Rafiou Paraïso et du représentant de la Fifa, Constant Omari, il a été procédé au contrôle des mandats des délégués, puis à l’élection proprement dite. Avant que Me Rafiou Paraïso n’entre en possession de l’exploit d’huissier interdisant le congrès, la seule liste « Consensus National pour un Nouveau Départ » en compétition, avait été déjà soumise au vote des 42 délégués présents sur les 55 attendus. Elle a recueilli 40 voix favorables, un contre et une abstention. Ce dont a pris acte Constant Guy Omari après s’être assuré du constat fait par le président du Conor, Me Rafiou Paraïso.

Ferme engagement

Quelques secondes après, les Forces de l’ordre chargées de faire exécuter l’ordonnance ont fait évacuer les lieux à la demande de Me Rafiou Paraïso, les délégués ont donc vidé dans l’ordre et la discipline, après avoir chanté l’hymne national. Sous le perron du palais des Congrès, c’est dans la joie que les nouveaux membres du Comité exécutif ont été accueillis par leurs supporters. Mais un peu plus loin, un groupe de personnes tentait de remettre en cause la légitimité de la cérémonie qui venait de se dérouler.
Une fois élu, Moucharafou Anjorin a pris le ferme engagement de travailler pour la réunification des acteurs du football. «Anjorin Moucharaf ne sera pas Anjorin Moucharaf ou I ou II», a-t-il laissé entendre dans ses premières déclarations.
La Fifa, à travers une correspondance adressée au président du Conor, a aussitôt levé la sanction qui frappait le Bénin. Elle a été imitée quelques instant plus tard par la Caf qui, de son côté, a félicité le nouveau président du Comité exécutif de la Fbf, El Hadj Moucharafou Anjorin. La Caf en a profité pour confirmer la tenue du match, dimanche 12 juin face à la Guinée Equatoriale.?

Sports 13 juin 2016


Session du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta: Relancer la machine ABV pour de nouveaux défis

Après Lomé au Togo en 2014, c’est Cotonou qui a accueilli vendredi 10 juin dernier, la sixième réunion du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV). Au cours de cette session qui s’est tenue pour la première fois au Bénin depuis la création de l’autorité en 2007, plusieurs dossiers relatifs à l’institution ont été examinés. C’est le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané qui a procédé à l’ouverture des travaux.

Examiner le rapport d’activités et le rapport financier biennal 2014-2015, le programme d’activités et le budget prévisionnel 2016-2017, la réalisation du Plan directeur du Bassin de la Volta, puis le processus d’information et de la communication. Ce sont là les points à l’ordre du jour de la sixième réunion du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta vendredi 10 juin dernier à Cotonou.

Ces différents points, selon le ministre béninois de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Jean Claude Houssou requièrent une attention toute particulière. Car, ils sont en liens étroits avec les résultats attendus de l’institution. C’est pourquoi, il a demandé à ce qu'ils soient traités avec clairvoyance dans un esprit de solidarité et de consensus en vue de donner des résultats concrets et rapides.
Pour le ministre ivoirien des Eaux et Forêts, Louis-André Dacoury-Tabley, président par intérim du conseil, l’ambition est de faire de l’ABV, une institution sous-régionale forte pour assurer une gestion durable et non conflictuelle des ressources en eau. L’objectif est d’assurer également la réduction de la pauvreté, un développement durable et une intégration régionale. Cette session a été également, explique-t-il, une occasion pour donner un coup de pouce aux actions visant à relancer la machine ABV pour qu’elle puisse aller progressivement vers un stade de maturation pour les nombreux défis à relever. Tout ceci dans un contexte de changement climatique et aussi pour mener des activités concrètes de développement et de protection des ressources naturelles dans le bassin, en réponse aux préoccupations des populations.

Neuvième plus grand fleuve

Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, à l’ouverture des travaux de la session du Conseil des ministres, a rappelé que le fleuve Volta, neuvième plus grand fleuve d’Afrique, est partagé par six pays de l’Afrique de l’Ouest que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. Son bassin versant avec une superficie estimée à 400 000 km2 abrite une population évaluée aujourd’hui à environ 24 millions d’habitants et qui atteindrait près de 34 millions d’ici 2025.
Abdoulaye Bio Tchané souligne que ce bassin est confronté aujourd’hui à plusieurs problèmes liés essentiellement au changement climatique et dont, le plus important est la réduction de la pluviométrie dans le temps et dans l’espace. A cela, s’est ajouté le décalage dans l’alternance de saison pluvieuse/saison sèche nettement sensible. Pour relever les nombreux défis induits par cette situation, selon le ministre d’Etat, les six pays de l’Afrique de l’Ouest liés par le fleuve Volta et ses affluents se sont engagés dans la coopération manifestement agissante à travers la création de l’Autorité du Bassin de la Volta. C’est pourquoi, il a rendu un hommage aux chefs d’Etat et de gouvernement pour l’attention qu’ils ont accordée au fleuve Volta en créant l’ABV.

Actualités 13 juin 2016


Eliminatoires de la CAN Gabon 2017: Victoire très laborieuse des Ecureuils du Bénin

En match retard de la 5e journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017, les Ecureuils du Bénin et le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale étaient aux prises, dimanche 12 juin au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou. A l’arrivée, c’est Stéphane Sessègnon et ses coéquipiers qui s’en sortent (2-1). Ils reviennent ainsi à 2 points des Aigles du Mali, leaders du groupe C dans lequel ils évoluent. Ce qui augure déjà d’un match, au sommet, une grande finale en septembre à Bamako, dans le cadre de la conquête de la première place, gage d’assurance, pour la qualification.

Un beau en temps au cours de la première partie de jeu et qui subitement, plus précisément à la reprise, s’est transformé en un temps pluvieux. transformant la pelouse dont l’état laissait déjà à désirer, en un véritable champ de patates. En somme, toutes les conditions étaient donc réunies pour rendre le match qui a mis aux prises le Bénin et la Guinée Equatoriale, ce dimanche 12 juin au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, devant environ 18 000 spectateurs, très difficile. Très tactique et assez heurtée, en raison de l’état de l’aire de jeu, la rencontre a été d’un niveau approximatif sur le plan technique. En témoigne l’expulsion du meilleur joueur équato-guinéen, Ivan Edu, incapable de contrôler ses nerfs et de son entraîneur, Esteban Becker. Ce dernier, pour contestation, a été vidé de son banc de touche par l’arbitre gambien Bakary Papa Gassama.
S’agissant du match, passé les hésitations du début de match, ce sont les poulains de Oumar Tchomogo qui prendront l’initiative du jeu, en mettant la pression sur la défense adverse. Ils vont se créer des opportunités sans parvenir à prendre à défaut la défense équato-guinéenne qui jouait bien regroupée, soutenue également par un gardien de but, Felipe Ovono en état de grâce. Mais à la 25e mn, sur un coup franc de Jordel Dossou, Khaled Adénon réussira d’une tête plongeante à l’ajuster. Loin de paniquer, David Garcia Mitogo, Carlos Akapo, Frédéric Bikoro et Ivan Zarandona Esono vont tenter de s’organiser en plaçant quelques escarmouches dans la défense béninoise, obligeant Fabien Farnolle à sortir le grand jeu. A la 40e mn, le Bénin aurait pu inscrire son second but n’eut été cette claquette de Felipe Evono suite à un coup franc magistralement exécuté par Stéphane Sességnon.
Comme si les joueurs équato-guinéens avaient été remontés par leur entraîneur à la mi-temps, c’est Ivan Zarandona Esono qui remettra les pendules à l’heure à la 55e mn. Mais sur l’action qui a suivi, les Ecureuils reprendront l’avantage grâce à une reprise de David Djigla, à la grande joie du public. C’est sur ce score de 2-1 qui permet au Bénin de s’adjuger trois précieux points pour la suite de la compétition, qu’interviendra le coup de sifflet final. Quant à la Guinée Equatoriale, venue pratiquement la veille du match à Cotonou, elle n’aura pas démérité. ?

Sports 13 juin 2016


« Mon pays le Bénin et moi, Regards sur les discours du président Boni Yayi »: Afin que la parole du chef ne meure …

Pendant dix ans à la tête du Bénin, l’ancien président de la République s’est particulièrement illustré par ses prises de parole, et ses messages et diverses interprétations ont souvent accompagné ses mots. « Mon pays le Bénin et moi », paru dernièrement aux Editions plurielles propose une synthèse et analyse certains discours de Boni Yayi; une trentaine au total.

C’est d’abord le titre de l’ouvrage publié par les universitaires Elvis Abou et Jacques Aguia Daho sur les discours de Boni Yayi qui ont fait l’objet des premières interrogations à l’occasion de la cérémonie du lancement officiel. Beaucoup ont voulu comprendre pourquoi les deux auteurs, en plus de titrer « Mon pays le Bénin et moi », parlent de regards au pluriel alors qu’il n’a été question que des leurs, ponctués de commentaires et d’analyses de collaborateurs à divers niveaux ayant servi aux côtés de l’ex-chef d’Etat. Et là-dessus, Elvis Abou n’y va pas du dos de la cuillère « Mon pays le Bénin et moi », est une citation forte souvent évoquée par Boni Yayi dans ses messages, notamment hors des frontières nationales, rappelle-t-il. Et d’y voir en sus, un sentiment de fierté et d’appartenance à ce peuple pour qui il assumait alors les fonctions de président et qui constituait à ses yeux son « miroir ». Pour ce qui est du regard, il ne peut être qu’au pluriel, ont embrayé les rédacteurs de l’ouvrage qui disent présenter les discours officiels de Boni Yayi afin qu’à la lecture ou même à la relecture, chacun y fasse son opinion, son appréciation, ses conclusions et donc son regard. D’où la multiplicité des regards que l’on peut y porter.
Ce regard, le lecteur le promène sur une trentaine de messages prononcés par l’ex-locataire du palais de la Marina à diverses occasions. Les rédacteurs du livre les ont séquencés par thématique, allant de la solidarité et de l’unité nationale à la conviction pour une gouvernance concertée, en passant par le chemin de l’édification d’une nation prospère sans oublier la paix, la sécurité, l’intégration régionale, l’engagement pour la sécurité humaine. Cet ouvrage a un mérite certain : celui de conserver pour la postérité, certaines opinions et prises de parole du président Boni Yayi. Ce sera d’ailleurs une première au Bénin, que des universitaires s’intéressent à la prise de parole d’un chef d’Etat après son passage au pouvoir. Et cet exercice, Elvis Abou et Jacques Aguia Daho l’ont réalisé avec conviction, foi et détermination, ont-ils semblé dire. L’une des raisons fondamentales pour lesquelles ils s’y ont investi, c’est pour que la parole du chef ne s’efface. Les auteurs pensent en effet, et l’ont signifié au lancement officiel, que Boni Yayi s’est révélé également au monde en tant qu’orateur à travers de nombreuses prises de parole et conviennent alors que le défaut d’archivage de ces propos laisserait un vide dans l’histoire du pays.
«Nous n’allons pas laisser se perpétuer la tradition de disparition des hommes d’État avec leurs histoires, parcours », soutient Jacques Aguia Daho pour qui, « cet essai est le désir de laisser des empreintes du chef de l’État dans ses prises de parole ».

Ce qui a manqué à l’ouvrage

Ce pavé de 530 pages environ, Alassani Tigri, ancien secrétaire général du gouvernement et seul ancien collaborateur de Boni présent au lancement le défend comme un bien précieux légué à la postérité et voit d’ailleurs à travers les reproches faites à certaines prises de parole de Boni Yayi, la marque de sa personnalité et la force de ses origines.
L’exercice auquel Jacques Aguia Daho et Elvis Abou, par ailleurs assistant de Boni Yayi se sont livrés aura eu le mérite de disposer pour le futur, surtout que les auteurs projettent de rééditer l’ouvrage dans le temps et se positionnent déjà pour en faire autant avec le président Patrice Talon, actuel chef de l’Etat.
Mais compiler des discours officiels de Boni Yayi et faire fi de ses nombreuses prises de parole en privé et à d’autres occasions laisse un peu le lecteur sur sa soif. Il présente une facette mal orientée de l’histoire de cet homme d’Etat, pour ne pas dire que « Mon pays le Bénin et moi » n’offre pas la plénitude de la parole de Boni Yayi, chef de l’Etat. C’est d’ailleurs loin des tribunes officielles, dans ce que d’aucuns appelleraient les « séances de vérité » que les Béninois ont, pendant dix ans, découvert les vraies prises de parole de Boni Yayi et ses rapports avec l’art oratoire. Ces plus célèbres boutades et déclarations parfois à controverse ont germé de ces instants où loin des objectifs des médias, et parfois face à ces mêmes médias, il se laisse aller, se vide, crache du verbe et du vénin. Comment comprendre alors qu’un ouvrage de cette envergure choisisse de n’en dire mot ? A cette interpellation, Elvis Abou se défend. Laissant entendre que la parole de Boni Yayi, président de la République ne peut être prise comme telle qu’à l’occasion des discours officiels. Le livre est édité par Les éditions plurielles de Koffi Attedé et la préface émane de Dodji Amouzouvi.?

Actualités 10 juin 2016


Campagne nationale de reboisement 2016: La FAO contribue à la mise en terre de 196 800 plants

Mettre l’arbre au service du bien-être et de la sécurité alimentaire des populations. C’est la nouvelle astuce de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) qui œuvre considérablement à assouvir la faim de milliers de personnes de par le monde. Elle vient, à cet effet d’appuyer la mise en terre d'environ 196 800 plants dans le cadre de la campagne nationale de reboisement édition 2016 pour la restauration du site Ramsar en proie à des menaces anthropiques.

La contribution de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) pour la restauration du site Ramsar avec 196 800 plants en terre, est une réponse à la dégradation de l’environnement et au risque d’insécurité alimentaire. Cette contribution vise à proposer d’autres alternatives aux populations des zones humides où les femmes coupent les mangroves pour sécher le sel et fumer le poisson. En conséquence, les poissons n’ont plus d’habitat pour se reproduire, les eaux sortent facilement de leur lit et causent des inondations et le sable envahit facilement les cours d’eaux.
Les plants mis en terre sont constitués de 153 456 plants d’acacia, 13 344 d’Eucalyptus, 30 000 de palétuviers rouges et blancs. Cet appui s’inscrit dans le cadre du projet TCP/BEN/3502 intitulé‘’Restauration des Ecosystèmes de Mangroves du Site RAMSAR 1017 en République du Bénin’’ pour une durée de deux ans. Il permettra de produire des plants de palétuviers et d’essences de bois énergie en vue de la restauration des mangroves et de la constitution de parcs à bois énergie.
L’exécution dudit projet est revenue naturellement à la Direction générale des forêts et ressources naturelles (Dgfrn) du ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Car, ce sont les forestiers qui établissement la liste des bénéficiaires des plants. L’opération de réception des plants et leur mise en terre est organisée en collaboration avec les inspections forestières par le coordonnateur du projet, le commandant Arnaud Quenum.

Les domaines publics rares

Comme au Bénin les domaines publics sont rares, ce sont des personnes physiques qui ont mis à disposition les domaines ayant accueilli les plants destinés aux populations. Dans la commune de Comè et de Grand Popo, c’est Véronique Anagonou chef du village de Kpètou et Samè Avlessi, notable qui sont respectivement bénéficiaires. Les communes de Ouidah, Bopa et de Kpomassè en ont aussi bénéficié.
La réception des plants et leur mise en terre a été organisée selon les desseins environnementaux du mois de juin qui est au Bénin un mois consacré à la plantation de l’arbre suivi de la campagne nationale de reboisement.
En effet, environ 170 bénéficiaires sur une superficie d’environ 150 ha se sont engagés depuis l’année dernière à mettre en terre et entretenir 378 000 plants forestiers. Ce sont donc les plantations installées l’année dernière qui viennent d’être renforcées cette année par 166 800 plants forestiers auxquels le projet a complété 30 000 plants de mangrove pour un total de 196 800 plants.
Si certains bénéficiaires trouvent un intérêt pécuniaire futur dans les plants, d’autres y voient une solution à la dégradation de l’environnement conformément au domaine prioritaire 2 du cadre de programmation pays de la FAO 2012-2016. Tout en garantissant l’aide de l’administration aux bénéficiaires qui ont offert des domaines privés, Arnaud Quenum, coordonnateur du projet à la FAO et chef d’inspection forestière Atlantique-Littoral par intérim les a exhortés à l’entretien rigoureux des plants pour la gestion durable des ressources naturelles, source de bien-être et de sécurité alimentaire¦

Environnement 10 juin 2016


Assemblée nationale: L’étude de la loi sur le statut du barreau béninois suspendue

Les députés ont poursuivi jeudi 9 juin en séance plénière à l’hémicycle, l’examen du projet de loi portant statut du barreau en République du Bénin. Mais ils n’ont pu aller loin dans l’étude du dossier ayant buté sur des difficultés de compréhension de certaines dispositions du texte. Lesquelles difficultés les ont obligés à suspendre les travaux et à recourir à l’organisation prochaine d’un atelier pour une meilleure appropriation du contenu du projet de cette loi de 249 articles.

Les avocats béninois n’auront pas de sitôt leur nouveau statut. L’examen du projet de loi qui a démarré mardi 7 juin dernier a été suspendu ce jeudi, et ceci pour des raisons d’incompréhension de certaines dispositions du texte. Les députés ont achoppé surtout sur l’article 55 du projet de loi qui organise les conditions de stage d’avocat admis au Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa). Cet article dispose : « A la fin du stage, un certificat en constate l’accomplissement est délivré, s’il y a lieu à l’avocat par le Bâtonnier. Si le Conseil de l’Ordre estime que le stagiaire n’a pas satisfait aux obligations résultant des prescriptions des articles 34 alinéas 1 et 52, il peut par deux fois, après l’avoir entendu prolonger le stage d’une année. A l’expiration de la deuxième année de prorogation de stage, le certificat est dans tous les cas délivré ou refusé. Le refus de délivrance du certificat ne peut être prononcé que par une décision motivée du Conseil de l’Ordre. Cette décision peut être déférée à la juridiction paritaire d’appel dans les conditions fixées par l’article 82 de la présente loi ». Outre cette disposition de l’article 55, il y a une autre qui prévoit la création d’une Ecole de formation du barreau pour les étudiants titulaires d’une maîtrise ou d’un master en droit et qui souhaiteraient faire carrière dans l’avocature. Selon l’article querellé, cette formation n’est assurée dans cette école que par des avocats. Mieux, cette école de formation est placée sous l’autorité du Conseil de l’Ordre, échappant ainsi à tout contrôle de l’Etat».

Deux dispositions bloquent l'étude

Les débats ont été bloqués sur les deux dispositions de cette loi. Les députés ont trouvé ces dernières trop fortes. Ils craignent une certaine caporalisation de la profession d’avocat par certains membres du barreau comme c’est déjà le cas, dénoncent-ils, avec les corps de certains auxiliaires de justice dont les notaires. Les députés dans leur majorité souhaitent plutôt l’assouplissement des conditions d’admission à la profession d’avocat afin que cette dernière ne soit plus la chasse gardée de certaines personnes.
Face aux critiques, le gouvernement représenté par le ministre en charge de la Justice Me Joseph Djogbénou a tenté de donner quelques explications à la plénière. Mais ces explications ont semblé ne pas convaincre les députés. Une situation qui a obligé le président de l’Assemblée nationale à proposer à la plénière l’organisation d’un atelier au profit des députés pour permettre à ces derniers non seulement de s’approprier le contenu de ce texte mais de s’entendre sur le minimum afin de le voter en toute connaissance de cause et en toute sérénité. Cette proposition du président Adrien Houngbédji a été applaudie par tous les députés. Car, selon eux, c’est la seule porte de sortie pour sauver ce projet de loi portant statut du barreau en République du Bénin qui courrait le risque d’un rejet.
Le Garde des Sceaux dit avoir pris acte de la suspension de l’examen de ce texte. « L’Etat a déjà attendu 20 ans ce texte. Ce n’est pas attendre encore quelques années qui causerait un préjudice », a souligné le Garde des Sceaux Joseph Djogbénou. Selon lui, le gouvernement va attendre tout le temps qu’il faut et se mettra en son temps à la disposition de l’Assemblée nationale.?

L’examen de l’affaire ICC services repoussé

La séance plénière des députés devrait écouter dans l’après-midi de ce jeudi 9 juin le gouvernement suite à une question orale avec débat. Il est relatif à l’affaire des spoliés d’Icc services. Mais le dossier n’a pu être abordé. Le ministre chargé de la Justice, Joseph Djogbénou a sollicité de la part de l’Assemblée nationale un report de la séance en vue de permettre au gouvernement de prendre connaissance de toutes les questions d’actualité et orales en instance. Il a même informé la plénière de ce que tous les ministres se retrouvent à cet effet en séminaire le lundi 13 juin prochain pour apporter des réponses pertinentes à tous les dossiers d’interpellation du gouvernement.
Th. C. N.

Actualités 10 juin 2016


Suite à l’ordonnance de non-lieu prononcée en sa faveur: Valentin Somassè loue la justice béninoise

L’affaire Valentin Somassè du nom du coordonnateur du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) qui avait été arrêté le 18 octobre 2012 a connu son épilogue depuis le 6 mai dernier. L’intéressé a organisé jeudi 9 juin, un point de presse à Cotonou pour informer l’opinion sur ce qu’il a qualifié de cabale politico-judiciaire contre sa personne.

«Je salue la justice béninoise qui a prononcé le 6 mai dernier, un non-lieu général dans l’affaire montée de toutes pièces qu’il a été convenu d’appeler affaire Valentin Somassè. C’est la justice qui élève une nation», a déclaré Valentin Somassè. Ainsi, retient-il, la justice a confirmé depuis environ un mois ce qu’il a toujours clamé, à savoir que les fonds du projet dont il avait la charge n’ont jamais été ni détournés ni volés sous sa gouvernance.

Il aura fallu des mois, selon son exposé, pour que les preuves qu’il a apportées lui valent d’abord une mise en liberté le 21 mars 2013 et ensuite l’ordonnance de non-lieu rendue le 6 mai dernier suite au réquisitoire définitif de non-lieu du procureur de la République le 20 avril dernier.
Selon son récit, il a été arrêté et déféré le 18 octobre 2012, à la prison civile de Cotonou, sans aucune plainte initiale ni de l’Etat, ni de la Banque africaine de développement au service desquels il officiait en tant que coordonnateur national du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav). Un projet destiné à moderniser en profondeur la production de lait et de viande au Bénin ainsi que le marché d’écoulement de ces produits dérivés sur toute l’étendue du territoire.
«On a pensé qu’on pouvait prendre ma place. Une cabale politico-judiciaire a donc été montée de toutes pièces pour me faire accuser d’avoir détourné 193.614.816 F CFA », dévoile l’homme. Or, précise Valentin Somassè, cette somme représentait les dépenses normales nécessaires au démarrage du projet, dépenses qui n’étaient pas éligibles sur les fonds BAD, mais représentaient une part de la contribution de l’Etat béninois au projet.
Des dépenses dont la régularisation, la certification et le mandatement ont été faits par le ministère des Finances le 31 mai 2012, bien avant son arrestation, a-t-il fait observer. En juin 2012, précise-t-il, la revue conjointe réalisée par la BAD et le Bénin à mi-parcours, a décerné son satisfecit à la gouvernance du projet. Mieux, enchaine-t-il dans son récit, les rapports d’audit externe des comptes 2010 et 2011 ont été acceptés par le Bénin et la BAD. «On ne pouvait comprendre comment un procureur m’ait convoqué … et sans m’entendre sur le fond de la question, me fait déposer à la prison civile de Cotonou, avant de demander des explications », regrette-t-il.
Pour lui, le coordonnateur national du Pafilav qu’il était ne saurait être relevé de ses fonctions sur un simple montage politico-judiciaire, car le contrat liant le coordonnateur national à l’Etat béninois ne peut être résilié qu’à la demande du coordonnateur ou dans les cas où une mission d’audit externe établirait que celui-ci a commis des malversations ou qu’il serait formellement établi que les contre performances du projet lui sont essentiellement imputables, justifie-t-il. Sur cette base, Valentin Somassè déclare avoir demandé sa reprise de fonction par courrier en date du 7 août 2013 au ministère de l’Agriculture sans suite. ?

Politique 10 juin 2016


Aménagement du territoire au Bénin: Les balises de la loi-cadre

Plus rien ne devrait être comme par le passé avec l’aménagement du territoire au Bénin. Il existe en effet désormais une loi-cadre qui fixe les règles du jeu depuis le niveau national jusqu’au local. Ce texte adopté en mai dernier par l’Assemblée nationale, même s’il n’est pas la panacée, balise le chemin pour un développement harmonieux et équilibré des espaces territoriaux avec des choix stratégiques.

L’aménagement du territoire, s’entend au sens de la loi-cadre adoptée par les députés, comme toute recherche et action visant une répartition rationnelle et équitable des utilisations de l’espace d’un pays et dans une vision prospective en fonction des ressources humaines, des ressources naturelles, des ressources économiques, des activités et de l'affectation des investissements. Le Bénin est jusqu’ici encore loin de la réalité de cette définition ; ceci à cause de l’inexistence de texte de loi qui régit l’aménagement de son territoire.

En effet, avec la décentralisation, une cinquantaine de communes environs ont élaboré leur schéma directeur d’aménagement communal (Sdac) encore appelé plan de développement. Mais, la plupart de ces schémas ne sont pas véritablement mis en œuvre. Car, ils ne se reposent sur aucune base juridique. C’est vrai dans les années 2000, le Bénin a amorcé un renouveau de l’aménagement de son territoire. Les bases de ce renouveau ont été notamment la formulation en 2002 d’une politique nationale d’aménagement du territoire (Déponat), la création de la Délégation à l’aménagement du territoire (Dat) en 2003, le lancement en 2005 du Conseil national d’aménagement du territoire (Cnat), organe intersectoriel de décision dont fait partie le Conseil économique et social. Il y a eu en 2004-2005, l’instauration d’un débat national sur la gestion de l’espace national, l’élaboration en 2006 de la Stratégie opérationnelle d’aménagement du territoire et en 2010, l’adoption par le gouvernement du Document de stratégie opérationnelle (Dso) de mise en œuvre de la Politique nationale d’aménagement du territoire. Toutes ces stratégies et politiques n’ont pas permis de conjurer les mauvaises pratiques dans le domaine de l’aménagement du territoire. On en veut pour preuve l’installation anarchique des populations dans des zones non constructibles ou non loties avec pour corollaire les inondations, la pollution, les conflits fonciers ou à l’implantation d’infrastructures dans des zones qui ne sont pas compatibles à leurs fonctions. Par exemple, des centres de santé ou des logements sociaux réalisés à grands frais sont abandonnés dans la brousse.
La loi-cadre vise donc à changer les pratiques actuelles caractérisées par une utilisation non justifiée de l’espace et de fixer les nouvelles règles qui régissent l’intervention des différents acteurs dans l’espace.

Des dispositions-béton

La loi-cadre sur l’aménagement du territoire exige en son article 11 que « Tout projet, tout programme, toute stratégie et toute politique de développement doivent être conformes aux principes définis dans le texte ». Ce qui laisse déduire que l’aménagement du territoire doit reposer sur les choix stratégiques tels que la promotion de pôles de développement, l’organisation du développement local fondée sur la solidarité et la complémentarité des collectivités territoriales, l’organisation du développement local favorisant la mise en œuvre des potentialités des territoires, le renforcement de la coopération intercommunale et l’organisation d’agglomérations urbaines par le développement économique. Ces choix stratégiques font de l’Etat, le principal acteur de l’aménagement du territoire. Car, c’est lui qui définit la politique et les stratégies en matière d’aménagement du territoire, veille à leur mise en œuvre et en assure le contrôle.
L’Etat et les collectivités locales territoriales assurent la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre de l’aménagement du territoire. Mais dans ce cas, les principes qui régissent cette relation de partenariat sont déterminés par l’Etat dans sa politique d’aménagement du territoire. Laquelle politique doit tenir compte d’une meilleure insertion du territoire national dans les espaces communautaires, régionaux, continentaux et mondiaux. Les écarts de richesse entre les collectivités décentralisées doivent être à cet effet réduits pour un bon équilibre spatial pour favoriser la cohérence et l’équité territoriales afin de créer les meilleures conditions de compétitivité à l’intérieur des territoires nationaux et des espaces régionaux.
Pour y parvenir, la loi-cadre renforcée par les textes sur la décentralisation donne carte blanche à l’Etat de nouer des partenariats avec les différentes collectivités territoriales. Un contrat entre l’Etat et les territoires permet de fixer les engagements de chacune des parties contractantes. Il en est de même entre l’Etat, les collectivités territoriales et le secteur privé. Ce partenariat peut être fait sous la forme contractuelle. Ce qui relance la question de la nécessité de l’adoption du projet de loi sur le partenariat public-privé afin de rassurer les investisseurs privés.
Au niveau de chaque type de localité, le processus d’aménagement du territoire est mis en œuvre par l’autorité compétente. Toutefois, plusieurs communes peuvent s’associer entre elles ou avec l’Etat pour établir et mettre en œuvre le programme d’aménagement du territoire, dans le cadre des territoires spéciaux. L’article 28 de la loi-cadre fait obligation à l’Etat de veiller à la formation des compétences nécessaires à l’aménagement du territoire dans les structures d’enseignement et de recherche. Il a recours à l’ingénierie territoriale dans la conception et la mise en œuvre de l’aménagement du territoire. Au niveau local, les collectivités territoriales ont recours à l’ingénierie territoriale, dans la conception et la mise en œuvre de l’aménagement du territoire.

Les organes

Pour conduire les réformes, la loi a prévu la création de trois organes de gestion. Il y a le Conseil supérieur d’aménagement du territoire (Csat), le Conseil national d’aménagement du territoire (Cnat) et l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat). D’autres structures régionales peuvent être créées en cas de besoin. Chacun de ses organes a des attributions claires précisées aux termes de l’article 32 de la loi.
En effet, le Csat est l’organe national en matière d’aménagement du territoire. Le Cnat est quant à lui, l’organe délibérant de l’Anat qui est une structure d’exécution et du suivi technique de la mise en œuvre des instruments de l’aménagement du territoire. Cette agence est un établissement public doté d’une autonomie de gestion et placé sous la tutelle de l’autorité en charge de l’aménagement.

Les instruments d’aménagement
L’Etat s’appuie sur des instruments d’aménagement du territoire. Au niveau national, la loi retient le Schéma national d’aménagement du territoire (Snat). Lequel schéma définit la vision de l’Etat du territoire national et de son évolution à long terme. Il indique les orientations et les principes d’intervention qui se déclinent en programmes, projets et actions. Le Snat est élaboré par le gouvernement en conformité avec les orientations de la politique d’aménagement du territoire des institutions communautaires (article 35). A côté du Snat, il y a aussi le Schéma des services collectifs (Ssc), un document de planification qui présente la vision de l’Etat d’un secteur et ses déclinaisons spatiales. La procédure d’élaboration de ce schéma résulte d’une collaboration entre les services de l’Etat et les collectivités territoriales décentralisées.
Il est institué au Bénin un Certificat de cohérence spatiale (Ccs). Cet acte administratif est délivré par l’autorité en charge de l’Aménagement du territoire à l’issue d’une étude de cohérence spatiale réalisée pour tous projets d’envergure nationale ou régionale. C’est ce papier qui atteste de ce que les choses se sont bien déroulées conformément à la loi. Car, aux termes de la loi-cadre, les projets d’aménagement élaborés ou réalisés en violation des dispositions du présent texte et autres documents normatifs prévus par la loi, sont nuls et de nul effet. La nullité est prononcée selon le cas par le préfet de département ou par l’autorité en charge de l’Aménagement du territoire qui ordonne l’annulation des actions engagées (article 47). Aussi est-il créé un fonds d’incitation à l’aménagement du territoire (Fiat). Ce fonds est alimenté par le budget national. L’Etat peut toutefois décider de créer d’autres instruments de financement pour assurer la mise en œuvre des réformes. Le texte fait obligation à l’Etat de mettre en cohérence les stratégies et politiques adoptées préalablement avec les nouvelles dispositions de la loi. Il doit le faire dans un délai d’au plus trois ans à compter de la date de la promulgation de la loi-cadre sous peine de nullité. Aussi, la mise en œuvre des instruments de planification spatiale avec les dispositions de la présente loi doit-elle intervenir dans un délai qui ne peut excéder cinq ans à compter de la date de sa promulgation sous peine également de nullité.
Pour ce qui est des litiges qui peuvent être nés entre différents territoires à l’occasion de la mise en œuvre des dispositions de ce texte, la loi-cadre a prévu qu’ils soient réglés à l’amiable avec le concours de l’Agence nationale d’aménagement du territoire. En cas d’échec le litige est porté devant les autorités compétentes. L’article 50 se veut on ne peut plus précis. Il dit clairement que les litiges entre l’Etat et un ou plusieurs territoires, à l’occasion de la mise en œuvre des dispositions de cette loi, doivent faire l’objet préalablement à toute instance contentieuse, d’un règlement à l’amiable par le Conseil supérieur de l’aménagement du territoire. Le Csat règle le différend dans un délai de trois mois, à compter de la date de sa saisine. En cas d’échec de la conciliation au terme du délai imparti, la partie la plus diligente porte le contentieux devant les juridictions administratives compétenctes. Les litiges nés entre le secteur privé et les pouvoirs publics à l’occasion de la mise en œuvre de la loi sont réglés à l’amiable avec le concours de l’Anat dans un délai de trois mois. En cas de non conciliation, la partie la plus diligence porte le contentieux devant les juridictions compétences. En tout état de cause, les litiges nés de la mise en œuvre des dispositions de cette loi sont portés devant les juridictions compétentes, martèle le dernier alinéa de l’article 50 de la loi¦

Droits et Devoirs 09 juin 2016


Conseil des ministres: Des mesures contre les boulangers indélicats

e Conseil des ministres du mercredi 8 juin s’est penché sur la situation qui prévaut dans le secteur de la boulangerie au Bénin, notamment en ce qui concerne la fabrication du pain. Depuis peu, des associations de consommateurs, des autorités et la population elle-même donnent de la voix pour appeler à des mesures d’assainissement dans le secteur. Désormais, c’est chose faite !

Au cours de sa réunion hebdomadaire du mercredi 8 juin, le Conseil des ministres a suivi une communication du ministre en charge du Commerce et de l’Industrie relativement à la situation qui prévaut dans le secteur de la boulangerie au Bénin. A l’occasion, il a mis en exergue les difficultés du secteur notamment la non maitrise des acteurs, l’utilisation de la farine de blé de qualité douteuse et l’utilisation de produits toxiques dans la fabrication du pain, a rapporté le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki au cours de son point de presse, tenu quelques heures après la séance du Conseil des ministres. Le gouvernement étant préoccupé par la «sécurité sanitaire des aliments», le Conseil des ministres a pris la mesure de ce problème. Pour ce faire, il est envisagé ce que le ministre d’Etat a appelé «des actions d’assainissement du marché du pain et autres aliments à base de farine de blé». Les ministres concernés ont été instruits par le gouvernement, aux fins de « prendre les mesures urgentes nécessaires pour identifier les trafiquants et contrôler la qualité des aliments». Il leur a été également demandé de « sévir conformément aux dispositions légales et réglementaires et d’engager une sensibilisation des populations».

Pour le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, il y a dans ce secteur, des gens qui ne devraient pas s’y trouver et il convient «d’identifier les vrais boulangers des amateurs qui mettent en danger la vie les populations et ceux qui utilisent des produits toxiques et de la farine de qualité douteuse». Aussi, réfute-t-il la thèse selon laquelle la non augmentation du prix du pain depuis de nombreuses années justifierait la pagaille observée dans le secteur. Selon lui, le problème de prix n’est pas encore à l’ordre du jour et le sera, une fois que le secteur aurait été assaini et qu’on aurait mis de l’ordre. Toute chose qui, apaise-t-il, se fera ensemble avec les associations professionnelles du secteur de la boulangerie.

Actualités 09 juin 2016


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