La Nation Bénin...
Nouvelles

Le 18 janvier dernier, cela faisait sept ans jour pour jour que le milieu des artistes humoristes et la corporation des médias ont été éprouvés par le décès tragique d’un des leurs : Mathias Dessou Ahomagnon alias Gbomangnin avoko.
Il faut dire que c’est beaucoup plus sous ce dernier nom qui n’est en réalité qu’un sobriquet que l’homme était connu. Tirant ainsi sa révérence dans la fleur de l’âge, il a laissé parents, amis, fans, confrères et collègues dans un émoi total. Cela va de soi, quand on sait que ce jeune animateur qui officiait alors sur Radio Star avait des dons exceptionnels qui faisaient de lui un comédien hors pair. Il était aussi un locuteur fon d’un rare doigté, très adulé par le public et par ailleurs très sollicité à des fins publicistes.
Sept ans déjà que le vide laissé par lui dure et ce n’est certainement pas sans douleur pour ceux qui l’ont côtoyé?
JFM
Culture 22 janv. 2016

La représentante résidente au Bénin du groupe de la Banque mondiale, Katrina Sharkey et plusieurs délégations ont été reçues en audience mercredi 20 janvier dernier par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
La représentante du groupe de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey, est allée échanger avec le président de l’Assemblée nationale, de la mobilisation du tribunal de commerce du Bénin. Selon elle, la Banque mondiale a fourni des appuis depuis quelques années pour favoriser l’opérationnalisation de ce tribunal. Le Bénin est arrivé au stade de la considération par la commission des Lois et par le Parlement, pour finalement mobiliser ce tribunal qui revêt une importance primordiale. L’avènement de ce tribunal de commerce, à en croire Katrina Sharkey, facilitera le développement du secteur privé au Bénin.
A la suite de la fonctionnaire internationale, le président de la Coalition béninoise des organisations pour l’Education pour tous, Thomas Kossi Cakpo, a été également reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale. Il dit être allé avec sa suite présenter au président Adrien Houngbédji son organisation constituée d’un ensemble d’Ongs nationales et internationales actives en éducation de réseau. La délégation de Thomas Kossi Cakpo a saisi l’occasion pour partager avec le président du Parlement, un certain nombre de préoccupations. Lesquelles préoccupations, à suivre Berthe Tèhou, responsable à la communication de l’organisation, doivent faire l’objet de plaidoyer pour que les engagements pris par les Etats au nombre desquels figure le Bénin puissent être respectés en matière d’éducation à l’horizon 2030. Selon Berthe Tèhou, l’âge d’entrée à l’école maternelle et l’âge d’entrée au primaire doivent être forcément corrigés, puisque la loi d’orientation de l’éducation au Bénin, dit que l’enfant entre à l’école maternelle à l’âge 2 ans et demi pour une durée de 2 ans. Cette même loi, poursuit-elle, dit que l’enfant entre à l’école primaire publique à l’âge de 6 ans. «Donc il y a un problème», a fait remarquer Berthe Tinhou.
Entre autres dysfonctionnements notés par ladite organisation, il s’agit non seulement de la mauvaise répartition des ressources humaines, mais également, de la faible prise en charge du sous-secteur pour ce qui est du financement de l’éducation. Il s’agit également du flou qui entoure la précision des sanctions à l’endroit des auteurs parlant du code de l’enfant au Bénin.
Une délégation de l’Union régionale des producteurs de palmier à huile de l’Ouémé/Plateau conduite par son président Basile Bognaho, a été également reçue en audience hier par le président Adrien Houngbédji. Mais rien n’a filtré de leurs échanges?

L’hebdomadaire catholique "La Croix" a inauguré, mercredi 20 janvier, le jubilé de ses 70 ans d’existence. Ceci à travers une messe d’action de grâce célébrée par l’archevêque de Cotonou Mgr Antoine Ganyé.
Janvier 1946 – Janvier 2016, 70 ans d’existence pour l’hebdomadaire "La Croix", fondé par le père Jean-Louis Caër de la Société des Missions africaines (SMA). Pour célébrer cet événement avec la solennité qui convient, les responsables de l’hebdomadaire catholique ont prévu une série d’activités qui a démarré mercredi 20 janvier, avec une messe d’action de grâce présidée par le pâtre de l’archidiocèse de Cotonou, Mgr Antoine Ganyé. Personnel, ancien et actuel, sympathisants du journal et hommes des médias, ont pris part à cette eucharistie qui a inauguré non seulement le jubilé des 70 ans du journal mais aussi celui des 40 ans de l’imprimerie Notre Dame.
Tirés du premier livre de Samuel et des écrits synoptiques de Saint Marc, la première lecture et l’évangile font respectivement le récit de la victoire miraculeuse de David sur le géant Goliath et du miracle controversé de Jésus, le jour du sabbat. Deux textes sur lesquels, s’est appesanti Mgr Antoine Ganyé pour d’une part, donner en exemple les valeurs que sont le courage, la confiance en Dieu et l’amour du jeune David pour son peuple et d’autre part mettre en exergue le triomphe du bien nonobstant les afflictions qu’il engendre. «Le bien ne sera pas toujours accepté, ni récompensé. Le bien fera parfois souffrir. Et pourtant, nous devons continuer de faire le bien. En nous appuyant sur Dieu, nous vaincrons quelle que soit la poigne de l’adversaire», parole du prédicateur. C’est en vertu de quoi, il a invité l’hebdomadaire "La Croix" à rester dans sa mission au service de l’évangélisation et de la libération du peuple nonobstant péripéties et versatilités. Il a exhorté toute la presse béninoise à rester noble et à faire de la plume et du verbe, des instruments au service du rassemblement, de l’unité et de la paix.
Un fondateur autant honoré que son œuvre
Rendant témoignage au fondateur du journal, le professeur Albert Tévoédrè qui fut son élève, raconte : «Venu missionnaire au Bénin, le père Jean-Louis Caër est resté moins d’un an mais a accompli de grandes œuvres parmi lesquelles la création du journal "La Croix" en janvier 1946. Mort à 36 ans, il a été reconnu par tous ceux qui l’ont côtoyé comme un homme de bien, un homme de valeur». Au Révérend père Crépin Acapovi, actuel directeur du journal "La Croix", de renchérir : «C’est un visionnaire, un pionnier, un grand homme de foi. Arrivé en juin 1945, le père Jean-Louis Caër s’est fait pour nous, l’ange de la paix en fondant ce journal qu’il fait instrument au service de cette paix. "La Croix" se veut être la voix des sans voix, la voix de l’Eglise au sein de la société. Aujourd’hui encore, l’hebdomadaire "La Croix" accompagne le pays dans la dignité et le respect de la personne humaine ».
Actualités 21 janv. 2016

Telle une araignée, Roger Bonon a longtemps tissé sa toile dans les buts du club militaire de football : Forces armées du Dahomey (FAD) et de l’équipe nationale de football du Bénin. Septuagénaire, baraqué, noir, et le regard fuyant, cet ancien militaire actuellement à la retraite aurait pu être un sous-officier si le football n’a pas pris le pas sur sa carrière militaire. C’est avec beaucoup d’émotions dans la voix que cet ancien gardien de but très doué de sa génération, rappelle, non sans regret qu’il aurait pu sortir adjudant ou capitaine comme la plupart des éléments de sa classe.
La Nation : Comment l’ancien footballeur international et grand gardien de but par surcroit, vit-il sa retraite ?
Roger Bonon. C’est une grâce. Nous sommes vivants et rendons grâce au créateur.
Quel a été le parcours de celui que beaucoup considèrent comme l’un des plus grands gardiens de but de la fin des années 60 jusqu’à la décennie 70 et 80 ?
Je suis militaire de la classe 67, incorporé en 1969. J’ai fait 30 ans 6 mois dans l’Armée pour finalement terminer sergent. C’est le football qui m’a arriéré sinon certains de ma promotion ont fini capitaine, adjudant. Passionné de football, j’ai été bon footballeur pour l’Armée et je peux dire que cela m’a arriéré. Mais je rends grâce d’être aujourd’hui à la retraite et d’en jouir.
Peut-on en savoir davantage sur votre carrière de football?
Avec les Forces armées du Dahomey, nous étions le club champion. Ce qui nous a donné le droit de participer à la Coupe d’Afrique des clubs champions, pour la saison 69 -70. Pour notre premier match, nous avions rencontré un club nigérian qui nous a éliminés. Je précise que j’ai évolué au sein des FAD, devenus à partir de 1975, Entente FC, puis Adjidja FC plus tard. Je signale que j’ai également défendu les couleurs nationales au sein des Ecureuils pendant des années.
Dites-nous l’évènement sportif qui vous a marqué au cours de cette carrière de footballeur?
(Un temps de réflexion...) J’ai remporté quatre trophées. Le premier, c’est la Coupe Pierre Agondanou de Porto-Novo. J’ai eu le deuxième trophée lors de la Coupe de la municipalité de Cotonou, le trophée de Pierre Yérima de Parakou. Enfin, le trophée dénommé «Coupe BCB».
Vous dites que vous avez été un international?
Oui. J’ai été gardien de but de l’équipe nationale. Je me souviens avoir gardé les buts lorsque l’équipe nationale du Congo est arrivée à Cotonou avec son trophée en 1969. J’ai en mémoire qu’on l'avait battue 5-3.
Quel regard portez-vous sur la situation du football béninois actuellement?
Si les anciens footballeurs ne sont pas associés, rien n’ira de l’avant. Les acteurs actuels du football nous ont négligés. C’est tout le problème. Les anciennes gloires ont trop souffert pour le football de ce pays. Parfois on les méprise lors des rencontres internationales en les refoulant à l’entrée des stades. C’est ce qui les a fait fuir définitivement. On peut tirer beaucoup de choses d’eux. Ils ont des astuces à livrer, les anciens styles et autres techniques. Par exemple, lorsqu’il y a penalty, il y a des mots qu’il faut prononcer. J’insiste qu’il est possible de faire signe à un adversaire pour qu’il envoie la balle là où l’on le lui demande. Oui, on peut travailler son adversaire.
Selon vous, l’occultisme existe dans le football ?
(Il affiche un ton ferme) Oui ça existe encore ! Le seul problème aujourd’hui, est que les jeunes ne sont plus disciplinés?
Sports 18 janv. 2016

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience jeudi 14 janvier, plusieurs personnalités et des délégations qui ont partagé avec lui des préoccupations diverses et variées.
Une délégation de la mandature 2016 de la Jeune chambre internationale (JCI Bénin) était au cabinet du président de la Cour suprême à Porto-Novo. Conduite par sa présidente nationale pour la mandature 2016, Alexandrine Codjovi, la délégation est allée présenter ses bons vœux du nouvel an au président Ousmane Botoko. Elle lui a souhaité des vœux de bonne santé et de pleine réussite dans toutes ses entreprises pour cette année 2016 qui commence et au cours de laquelle le Bénin va aborder une période cruciale, en l’occurrence l’élection présidentielle du 28 février prochain. Un scrutin que la JCI souhaite dans la paix et une ambiance festive. La délégation a saisi l’occasion pour présenter à Ousmane Batoko les activités du mandat 2016 de la JCI et recueillir ses suggestions et orientations. Et l’une des activités phares concerne le projet Flamme de la paix lancé le jeudi 7 janvier dernier à Porto-Novo devant des autorités politico-administratives de la ville. Cette flamme a parcouru tout le pays et a été accueillie dans l’après-midi du jeudi 14 janvier à la place du Souvenir à Cotonou. La délégation de la JCI a invité le président Ousmane Batoko à être à ses côtés pour accueillir cette flamme de la paix. Alexandrine Codjovi s’est réjouie de l’engagement du président de la Cour suprême pour l’initiative de ce projet qui vise l’organisation dans des conditions apaisées de la présidentielle de février prochain. Ousmane Batoko a adhéré à l’initiative et a promis d'être aux côtés de la JCI pour l’accueil de cette flamme de la paix à travers une forte délégation de ses collaborateurs. Aussi, a-t-il promis d’envoyer une forte délégation pour la rentrée solennelle de la JCI qui aura lieu samedi 16 janvier prochain à Cotonou, renseigne la présidente de la JCI. Elle dit ne pas être étonnée de cette prompte réaction du président Ousmane Batoko qui témoigne de son expérience dans la vie associative.
Avant la délégation de la Jeune chambre internationale, le président de la Cour suprême s’est entretenu avec l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Il s’agit d’une visite de courtoisie au cours de laquelle Lucy Tamlyn dit avoir félicité le président Ousmane Batoko pour tous ses efforts dans le cadre de la promotion des droits des citoyens et de la démocratie.
Plusieurs autres délégations ont été reçues par le président de la Cour suprême au nombre desquelles celle du Syndicat libre des travailleurs de Bénin- Télécoms SA conduite par son secrétaire général Asséréou Brice Agossou. ?

Alejandro Correa Ortega, ambassadeur du Venezuela près le Bénin, a salué le soutien des amis de l’ambassade au titre de l’année 2015. C’est à l’occasion d’un cocktail de gala qui a eu lieu, mardi 12 janvier. Des diplômes de reconnaissance ont été remis non seulement aux étudiants hispanisants et autres personnalités mais aussi aux structures partenaires dont le quotidien La Nation et son directeur de publication.
Récompenser tous les amis de l’ambassade du Venezuela près le Bénin pour leur soutien au titre de l’année 2015. C’est l’objectif du cocktail de gala organisé par Alejandro Correa Ortega, ambassadeur du Venezuela près le Bénin, et au cours duquel des diplômes de reconnaissance ont été remis.
Selon l’ambassadeur, ils sont une trentaine d’étudiants en langue espagnole de l’Université d’Abomey-Calavi, et autant d’organisations non gouvernementales et de structures. Au nombre des structures qui ont soutenu l’ambassade, il faut compter le journal «La Nation» et Edgard Couao-Zotti, son directeur de publication gratifiés de deux diplômes de reconnaissance par l’ambassade pour leur soutien et leur contribution au déroulement de ses activités en 2015. En ce qui concerne les étudiants, ils sont des apprenants en fin de formation en langue espagnole. L’ambassadeur Alejandro Correa Ortega a précisé qu’entre le Bénin et le Venezuela, la coopération est au beau fixe et concerne le secteur éducatif et l’assistance à travers divers dons.
La vitalité et le dynamisme des relations entre les deux pays ont été salués par Abel Agbébléo, directeur Amérique au ministère des Affaires étrangères. Le Bénin et le Venezuela sont des pays frères, a-t-il souligné avant d’assurer la poursuite du soutien au Bénin. Il a souhaité que les projets retenus dans le cadre de la grande commission mixte pour cette année, soient réalisés en faveur des populations béninoises. Les assises entre les deux parties pour faire le tour des domaines de coopération lui tiennent également à cœur.
Il faut préciser que l’ambassadeur a présenté le livre «Le Venezuela et l’Afrique : les nouvelles relations. Paradigmes de la coopération Sud-Sud» de Reinaldo José Bolivar. Il s’agit d’une œuvre où l’auteur expose ses réflexions, des articles de presse, des discours sur la vision de la politique extérieure du Venezuela?

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 06 janvier 2016 en séance ordinaire sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
- Marius Francisco, ancien ministre, ancien président du Comité nationale olympique et sportifs du Bénin (CNOSB), ancien chargé de mission à la mairie de Cotonou ;
- Félicien dos Santos, Général de brigade à la retraite, ancien chef d’état-major général, père du Lieutenant Lionel dos Santos de l’Armée de terre ;
- Kègnidé Nougloï, promoteur culturel et ancien directeur de l’Institut français du Bénin (ex Centre culturel français) annexe de Parakou ;
- Sophie Edia, artiste émérite, vedette de la chanson béninoise ;
- K. Antoine Agbokou, ancien chef de district rural de Houéyogbé, instituteur de classe exceptionnelle à la retraite, père de monsieur Luc Aurélien Agbokou, brigadier-chef en service à la direction de l’Emigration et de l’Immigration, de madame Affiwa Armelle Agbokou épouse Houessou, gardien de Paix de 1ère classe en service au commissariat de police de Hindé (Cotonou) et de monsieur K. Patrick Vital Agbokou, ingénieur réseau & télécoms, responsable technique de SEGUB ;
- Johnson Esther, mère de Monsieur Edgard Gomez, directeur général adjoint de la SONACOP ;
- Emmanuel Kouagou, ancien vice-président de la HAAC, père de monsieur Bafonri Romuald, Caporal-chef des Forces navales ;
- Mathias K. Yameogo, directeur du Programme advaincing newborn child and reproductive health (ANCRE) de l’USAID-Bénin ;
- Célifa Bassabi, épouse de monsieur Salamou Tchilao Yolou, directeur de l’Enseignement primaire
- Thérèse Adogbo Médagbé, belle-mère du commissaire de Police de 1ère classe C. Bertin Adanlé ;
- Léon Labitan, précédemment chef cuisinier à la retraite, père de monsieur Alphonse Labitan, directeur des Archives nationales par intérim ;
- Veuve Marcelline Aïhonsi Nagnonhou née Kakanakou, mère de monsieur Marcel Nagnonhou, magistrat, 2ème substitut du procureur près le Tribunal de première Instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi ;
- Djossi Marie Kouassi, mère de madame Tossou Josiane, ancien député à l’Assemblée nationale du Bénin (3ème Législature) et secrétaire à l’Organisation et à l’Information du Bureau exécutif de l’Association nationale des anciens parlementaires du Bénin (As NAP-NENIN) ;
- Azaratou Issa épouse Alassane, mère du capitaine Oudou Alassane, régisseur de la régie d’avance du cabinet militaire du président de la République ;
- Gaston Cyriaque Nougbodohoué, secrétaire général du Groupe MAERSK au Bénin ;
- Son Eminence Mohamed Ahmed Sanni, imam de la mosquée centrale de Natitingou, président du Bureau exécutif national de l’Union islamique du Bénin, président du Conseil islamique au Bénin, président du Cadre de concertation des confessions religieuses ;
- Kouassi Amoussou, pêcheur, père de monsieur Albert Cocou Amoussou, administrateur d’action culturelle, chef du service Versement et Traitement en service à la direction des Archives nationales ;
- Bonaventure Djangbo, précédemment chef de l’arrondissement de Bétérou dans la commune de Tchaourou ;
- Emilienne Aurélie née Aza-Gnadji, belle-mère de monsieur Donné Amouzou, conseiller technique aux Travaux publics du président de la République, membre du comité de démarrage de l’Agence béninoise des Grands travaux ;
- Baka Johnson, administrateur des services financiers hors classe à la retraite, ancien directeur des Affaires financières et administratives du ministère d’Etat en charge de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation ;
- Roger Y. Orou-Toko, administrateur civil hors classe à la retraite, ancien secrétaire permanent du Comité national des manifestations officielles (CONAMO) ;
- Lucie Yansunnu née Apithy, mère du docteur Yansunnu Landry, directeur adjoint du cabinet du ministère de la Santé ;
- Raphaël Adikpéto, précédemment en service à l’inspection générale des Armées (IGA) ;
- Michel Roland Houessou, précédemment en service à la Base aérienne de Cotonou (BACO).
Le Conseil s’est penché sur les dossiers relatifs aux sommets des chefs d’Etat de l’UEMOA et de l’Autorité du bassin du Niger (ABN), le financement de la campagne cotonnière, l’apurement des arriérées des allocations universitaires des étudiants des Centres des œuvres universitaires et sociales de Parakou et d’Abomey-Calavi, au forage des puits.
En ce qui concerne les sommets des chefs d’Etat de l’UEMOA et de l’ABN, ils se tiendront à Cotonou, le 08 janvier 2016. A cet effet, des instructions ont été données aux ministres en charge des Affaires étrangères et de l’Eau de prendre les dispositions idoines pour en assurer une parfaite organisation.
En ce qui concerne le financement de la campagne cotonnière, le point en a été fait par le ministre en charge de l’Agriculture. En prenant acte du compte rendu, le Conseil a expressément instruit le comité interministériel du coton et particulièrement le ministre d’Etat en charge de l’Economie de procéder dans les 72 heures au payement des producteurs du coton.
En ce qui concerne l’apurement du solde des bourses dues aux étudiants au titre de l’année 2015, le compte rendu a été présenté au Conseil par le vice-premier ministre en charge de l’Enseignement supérieur. Le Conseil des ministres a instruit ce dernier en relation avec le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances d’apurer, dans un délai de 72 heures, le solde au profit des étudiants des Centres des oeuvres universitaires et sociales de Parakou et d’Abomey-Calavi.
En ce qui concerne les forages de puits, le ministre de l’Eau a été instruit pour présenter au prochain Conseil des ministres, le point du programme des puits à forer sur l’ensemble du territoire national. Dans l’immédiat, le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances et la commission de l’UEMOA mettront les moyens financiers nécessaires à la disposition du Génie militaire pour le forage de deux cent (200) puits sur l’ensemble du territoire national, dont la commune de Glazoué et l’équipement en margelles de trois cent (300) forages réalisés sur le territoire national.
Le ministre de l’Eau a également présenté au Conseil qui l’a adoptée, la communication relative à l’examen du mécanisme de financement du projet de renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè et Glazoué à partir des eaux de surface.
Enfin, monsieur Djèdou S. Hermann, est remis à la disposition du ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation.
Fait à Cotonou, le 06 janvier 2016
Le secrétaire général du gouvernement,
Alassani Tigri

L’édition 2016 du festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) aura lieu, sauf changement, dans la première semaine du mois de février prochain. Le budget y consacré a été adopté, jeudi 31 décembre dernier par les membres du Conseil d’administration.
Le budget prévisionnel du festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), édition 2016 est de 711 700 000 FCFA. Il a été adopté par dix des quinze membres que compte le Conseil d’Administration le jeudi 31 décembre 2015. Ainsi se décline donc les prévisions du nouveau directeur Erick Hector Hounkpè et son équipe pour conduire la prochaine biennale du théâtre. Sauf que tout le budget ne sera pas englouti dans l’organisation du festival. Il est désaxé sur deux piliers. Le premier pan concerne ce que la direction du festival qualifie de «Fitheb Djononhi». Lequel est inclus dans le budget prévisionnel de la biennale proprement dite qui s’élève à plus de 600 millions de francs CFA. Selon nos informations, le «Fitheb Djononhi» porte sur des «créations locales destinées à être vendues aux acteurs étrangers qui seront présents au Fitheb 2016.
Du Fitheb pour les enfants et les intellectuels
Le second axe majeur du budget adopté le 31 décembre dernier concerne le «Fitheb Houéhi», c’est-à-dire le Fitheb migratoire qui prévoit que les acteurs du théâtre fassent tourner leurs spectacles. Ainsi, de façon tournante, chaque dernier week-end de mois, au moins trois spectacles locaux seront présentés dans des localités prédéfinies pour permettre aux populations de vivre le festival de fond en comble.
Des activités intellectuelles majeures sont aussi attendues autour de l’évènement. C’est ainsi par exemple qu’il y aura entre autre une table ronde sur le thème de la biennale : «Théâtre, démocratie et développement au Bénin et en Afrique». Lequel sera débattu par des personnes ressources indiquées. Au cours de cette table ronde, avons-nous appris, «l’apport des hommes de théâtre dans le développement économique sera évalué. Et pour y arriver, certains groupes de théâtre qui, à une certaine époque, se sont servis du théâtre pour faire des dénonciations politiques seront mis en vedette». Il s’agit, entre autres, de : «Les cerveaux noirs», «Zamahara» du metteur en scène Alougbine Dine et de l’Ensemble artistique et culturel des étudiants (EACE).
Les enfants auront également leur part du gâteau à travers ce qui est appelé le «Fitheb des enfants». Celui-ci prévoit la formation des élèves du primaire à la création de spectacle. Deux écoles par département (une publique et une privée) seront identifiées pour bénéficier de ces formations. Au terme de celles-ci, les impétrants créeront leurs propres spectacles avec l’appui des encadreurs, puis, seront mis en compétition. Histoire d’une part, de primer les meilleurs. Et, d’autres part de les présenter au siège du Fitheb à chaque fin d’année et en profiter pour distribuer des cadeaux aux enfants. Partie du primaire, l’initiative remontera pour aatteindre les autres niveaux de l’enseignement. Ce paquet d’innovations, le nouveau directeur du Fitheb, Erick Hector Hounkpè compte bien les mettre en pratique et les réussir, afin de rapprocher le festival de toutes les couches de la population?

Savoart. Pour nombre d’acteurs culturels, ce nom ne dit pas grand chose. Mais dans les jours et les semaines à venir, il est appelé à être le pôle d’attraction de la pensée et de la création artistique. Logée sur les bords du littoral de Togbin, c’est bien là que Jean de Dieu Hanou entend prendre ses quartiers, dorénavant, pour y dicter la loi de l’art, notamment celui des signes.
Une cinquantaine d’œuvres d’arts de petits formats, éparpillées et accrochées de part et d’autre de la voie menant à Togbin Daho, un mélange de couleurs et surtout de signes qui, vus de loin, laisse apparaître un décor qui gagne en beauté, à mesure que l’on s’éloigne de la mer. C’est dans cet univers que le centre Savoart prend ses racines. «C’est un centre qui permettra à tous les artistes qui le désirent de venir faire des conceptions et de se faire valoir… Il est encore en création, mais grandira», explique son promoteur, Jean de Dieu Hanou. Plutôt optimiste, celui-ci croit que Savoart «grandira avec le temps» et pourra ainsi s’ouvrir aussi bien à la création qu’à la formation et aidera les artistes à donner un sens à leur travail
C’est d’ailleurs ce qu’il fait en premier, en sa qualité de promoteur des lieux, ouvrant les portes dudit centre au public, du 19 au 26 décembre prochain, afin que le public vienne y lire les signes de l’art. A l’instar de sa personnalité, plutôt discrète, les œuvres réalisées par Jean de Dieu Hanou sont d’une certaine sobriété, sans rien perdre de leurs authenticité et éclat. «L’art des signes», qui présente une cinquantaine de tableaux aux figures variées n’en est pas moins l’illustratif. Les œuvres sont à la fois des réalisations récentes. «J’ai proposé des tableaux réalisés en 2001, 2012… tout comme il y en a qui datent de plus de vingt ans». Cette combinaison de réalisations donne à l’exposition une autre dimension et fait voyager dans le temps, toujours à travers les signes. Parlant des signes, ils sont multiples et variés, et illustrent chacun, un fait ou une situation particulière.
Pour Jean de Dieu Hanou, il faut puiser dans l’énorme richesse dont dispose le Bénin au plan culturel pour valoriser l’art. Synthèse de plusieurs écoles de formation, disciple de Gratien Zossou qu’il admet catégoriquement comme son «maître» et actuellement enseignant dans des écoles de métiers d’art, le parcours du promoteur de Savoart transparaît à travers ses réalisations. Entre l’acrylique, les pigments naturels, l’aquarelle et des supports comme le papier, la toile, le jute… Le travail de Jean de Dieu Hanou, qualifié par lui-même de «pluridimensionnel» tire vers des traits décoratifs. Un peu comme Gratien Zossou, il veut aussi créer «sans limite» et puiser de partout pour enrichir son travail.
«J’utilise la richesse linguistique pour créer des œuvres. Je n’ai pas pour habitude de m’éterniser sur une technique de travail. Lorsque je me mets sur l’une des techniques d’art, je réalise une série d’œuvres et je passe à une autre. Dans le même temps, j’évite de vendre tout ce que j’ai créé à chaque collection et je garde le reste en stock», expliquait-il, à l’occasion du vernissage de l’exposition «l’art des signes»?

A l’initiative du Projet de Compétitivité et de croissance intégrée (PCCI) qui se veut « Créateur de valeur », soutenu par la Banque mondiale, une compétition de plans d’affaires s’est déroulée au cours de l’année, et a enregistré plus de 2500 participants. A l’issue de ladite compétition, les meilleurs plans d’affaires ont été distingués lundi 21 décembre, au palais des Congrès de Cotonou, au cours d’une cérémonie placée sous le haut parrainage du Premier ministre, Lionel Zinsou.
Les petites et moyennes entreprises (PME) au Bénin font face à de nombreux obstacles dans leur développement : fiscalité complexe, très peu d’appuis et d’instruments de développement disponibles, impréparation de beaucoup d’entrepreneurs à l’élaboration de plans d’affaires et à la gestion d’entreprise. Ainsi, le secteur privé demeure informel à plus de 95% et concentré sur des activités commerciales, ne générant qu’une richesse limitée en termes de valeur ajoutée et de création d’emplois. Enfin le niveau d’accompagnement des institutions financières au Bénin au profit des PME reste faible. Le Projet de Compétitivité et de croissance intégrée (PCCI) est l’outil stratégique global du gouvernement béninois pour répondre à ces défis majeurs de l’économie nationale.
Pour Dieudonné Dahoun, Coordonnateur national du PCCI, la compétition est une réponse aux préoccupations des entrepreneurs dont les projets, souvent, sont soit mal conçus, soit dépourvus de plans d’affaires ou encore discriminés sur la base de critères subjectifs. Ce disant, il rappelle les critères de sélection et les mérites des récipiendaires. Puis se réjouit du succès de l’initiative, qui traduit toute sa pertinence.
Didier Acouetey, membre du Comité consultatif, remercie pour sa part ceux qui ont mis en place le programme, et félicite les lauréats. Lesquels, espère-t-il, seront des promoteurs actifs de la croissance intégrée du Bénin grâce à leurs PME, qui représentent 90% du secteur privé, et peuvent être de réelles sources d’emplois pour les jeunes. Même si les fonds qui leur seront alloués dans le cadre de ce programme sont en-deçà de leurs attentes, pour la plupart, Didier Acouetey ne doute pas qu’ils leur seront d’une grande utilité et qu’ils réussiront même à lever des fonds auprès d’institutions bancaires. Le tout, pour tenir le pari de la création de milliers d'emplois.
Au nom des lauréats, Dieudonné Alladjodjo et Pulchérie Ablawa Aholou expriment leur gratitude aux organisateurs pour cette compétition de plans d’affaires organisée dans la transparence. Et qui a permis aux lauréats de bénéficier du renforcement de leurs capacités. Cela a induit un chiffre d’affaires plus grand, un recrutement de nouveaux employés. Aussi promettent-ils de maintenir le cap après avoir été ainsi mis en lumière par le projet, en allant à la conquête d’autres marchés. De même, ils recommandent que le programme soit maintenu afin que d’autres promoteurs de PME puissent en bénéficier.
Un programme prometteur
Quant à Pocoun Damè Kombienou, ministre de l’Industrie et du Commerce, il fait remarquer que la compétition est intervenue à un moment où le gouvernement fait de gros efforts pour offrir de bonnes solutions au problème du chômage des jeunes. L’initiative s’inscrit dans une dynamique au niveau international, assure-t-il, invoquant la démarche du programme de la Fondation Tony Elumelu. En clair, la compétition de plans d’affaires rentre dans le cadre de la mise en place de solutions innovantes au profit des jeunes ; une preuve de la volonté du gouvernement de motiver et d’encourager les opérateurs économiques à créer de la richesse, afin de bâtir une économie forte basée sur le principe du partenariat public-privé.
Pour sa part, Katrina Sharkey, représentante résident de la Banque mondiale au Bénin, se réjouit de l’aboutissement de ce processus financé par son institution à hauteur de 25 millions de dollars US. Si le taux de croissance actuelle est insuffisant pour permettre de réduire significativement la pauvreté et donner du travail aux 100 000 nouveaux demandeurs annuels, elle relève néanmoins que le Bénin dispose d’un potentiel économique énorme qui a besoin d’être valorisé. De même, dit-elle, le Bénin dispose d’avantages comparatifs uniques sur un certain nombre de chaînes de valeurs susceptibles de générer la croissance et de contribuer à la création d’emplois.
A son tour, le Premier ministre, Lionel Zinsou, a manifesté sa joie et remercié tous les organisateurs. Sur la base d’expériences d’entrepreneurs partis sinon de rien, du moins comme en aventure, Lionel Zinsou enseigne la dureté de la tâche en même temps que son côté exaltant. Pour rassurer les lauréats et les encourager à la persévérance. Car, indique-t-il, tout est à construire dans la plupart des pays d’Afrique sub-saharienne et l’entreprenariat en est le moteur. Nourrissant les lauréats de conseils tirés de l’expérience des pays développés, il suggère que les efforts, à terme, devraient viser la réalisation des routes, des infrastructures énergétiques, des installations d’eau potable et le développement de l’agriculture. Dans tous les cas, la croissance doit suivre car la démographie galopante ne permet pas d’absorber les demandeurs d’emplois.
A signaler que les 137 lauréats du programme (dont 45% sont des femmes), recevront de 3 à 25 millions de FCFA et bénéficieront d’un suivi dans la mise en œuvre de leurs projets respectifs sur une période de 10 mois. En 2016, leurs entreprises devraient aider à créer environ 1300 emplois.¦.