La Nation Bénin...
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Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a reçu jeudi 19 mai, des dons de matériels offerts par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Ce don s’inscrit dans le Programme d’assistance internationale de formation des officiers chargés d’appliquer la loi du Département de la justice (Icitap). C’était en présence de l’ambassadeur Lucy Tamlyn et du directeur général de la Police nationale, Didier Atchou.
« La cérémonie consacre la remise officielle de matériels de travail et d’équipements à la Police nationale à travers le Programme d’assistance internationale de formation des officiers chargés d’appliquer la loi du Département de la justice (Icitap) de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin », a déclaré Didier Atchou, directeur général de la Police nationale. Il s’agit, a-t-il précisé, d’un don d’une valeur de 44 408 dollars, soit 25 356 968 francs CFA.
Au profit de l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid), les dons composés entre autres de cinq ordinateurs portatifs, trois copieurs scanneur, 50 gants en nitrile, 50 masques, huit climatiseurs et une machine pour sceller ont coûté 10 533 122 francs CFA. Au bénéfice de la Direction des renseignements généraux et de la surveillance du territoire (Drgst), les 50 micro-ordinateurs portatifs et le logiciel offerts sont revenus à 14.824.000 f CFA.
Pour Didier Atchou, le choix des structures bénéficiaires est révélateur de l’importance capitale que les Etats-Unis accordent aux crimes transnationaux organisés. « La spécificité de ce énième don de matériel est qu’il vise particulièrement des domaines devenus le socle de la lutte contre la criminalité », a reconnu Didier Atchou avant de remercier le donateur.
Lucy Tamlyn, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin s’est réjouie de revenir pour un autre don après celui de février dernier, mais au profit des agents de sécurité qui ont été formés sur "la collecte et l’analyse des renseignements". « Ces équipements constituent pour les officiers de police judiciaire, des outils devant leur permettre de développer des enquêtes proactives en vue de démanteler les réseaux de criminalité transnationale organisée et de trafic de stupéfiants qui menacent le Bénin et la sous-région ouest-africaine», a relevé la diplomate américaine. Pour être efficace dans cette lutte selon elle, l’investigateur doit posséder de solides capacités de renseignements, d’analyse et il doit savoir comment bénéficier des renseignements exploitables. « Il gagnera à travailler en étroite collaboration avec l’analyste afin de développer une enquête proactive ou fondée sur le renseignement ; l’investigateur doit également travailler de concert avec le procureur de la République pour assurer que les lois existantes soient appliquées», a spécifié Lucy Tamlyn.
Partager des renseignements sensibles
Dans le cas des enquêtes sur le trafic des stupéfiants et la criminalité transnationale, il importe aussi pour l’investigateur de partager des renseignements sensibles ou exploitables avec ses homologues de la sous-région, grâce à une solide coopération policière, souligne la diplomate américaine avant de réitérer la volonté des autorités du pays de l’oncle Sam à renforcer le partenariat en matière de sécurité avec le Bénin.
Une volonté qui concorde bien avec le désir et le souhait du pouvoir en place qui face au trafic croissant de la drogue, une menace d’ampleur nouvelle, s’arme pour aguerrir ses forces. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia a déclaré que les trafiquants disposent de moyens importants et sont de plus en plus liés aux grands réseaux du crime international, du trafic d’arme et au terrorisme.
« Garantir la sécurité partout et pour tous exige d’anticiper, de détecter, d’analyser et de comprendre les menaces ; cela demande d’identifier les personnes ou groupes de personnes qui en sont les vecteurs », relève le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
Les Etats-Unis d’Amérique demeurent par ce geste selon Sacca Lafia, un partenaire de premier choix et un ami sur lequel le Bénin peut toujours compter pour sa sécurité.
« Au-delà du caractère symbolique de cette cérémonie, c’est le renforcement de l’arsenal sécuritaire du Bénin et de la sous-région qui se trouve conforté», a conclu le ministre en charge de la Sécurité, témoignant sa gratitude aux autorités américaines.?

A l’agence principale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Cotonou, a eu lieu dans la matinée du jeudi 19 mai, une séance de vulgarisation du cadre réglementaire de l’activité d’émission de la monnaie électronique. Une séance placée sous l’égide du directeur de l’agence principale de la BCEAO à Cotonou Aliou Oumorou.
Pour le premier anniversaire de l’instruction régissant l’activité d’émission de la monnaie électronique qui est le 21 mai, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest n’a pas trouvé mieux que d’organiser une séance de vulgarisation pour faire connaitre davantage ces mesures. A cet effet, banquiers, représentants des structures intervenant dans le secteur et autres étaient conviés à ces assises aux fins d’être mieux informés des innovations de l’instruction n° 008-05-2015 du 21 mai 2015 relative à l’activité d’émission de la monnaie électronique.
En effet, dans sa volonté d’apporter des réponses d’ordre réglementaire aux préoccupations nées des diverses évolutions observées sur le marché des services financiers qui sont adossés à la monnaie électronique, la Banque centrale a adopté le 21 mai 2015, l’instruction n°008- 05- 2015 qui régit les conditions et les modalités d’exercice des activités des émetteurs de la monnaie électronique dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). Un texte dont l’adoption est intervenue neuf ans après l’entrée en vigueur en 2006 de la réglementation précédente traitant du même objet. Cette adoption s’est basée sur les enseignements tirés des neuf dernières années qui ont précédé cette entrée en vigueur. Et il y a eu pendant ce temps des actions de promotion de la monnaie électronique qui ont mis en relief la nécessité d’apporter des aménagements réglementaires aux cadres régissant ces activités : le cadre opérationnel ; la distribution de la monnaie électronique. Une adoption qui permettait, au sens des autorités de la banque centrale, de renforcer la protection des utilisateurs de cet instrument de payement »
Améliorer la compréhension des textes
A l’ouverture de la séance de vulgarisation, le directeur de l’agence principale de la BCEAO à Cotonou, Aliou Oumorou a d’abord salué l’intérêt que les participants portent au développement harmonieux de ce secteur d’activité ainsi que leur engagement à assurer aux côtés de la Banque centrale, la stricte application des mesures qui sont prises, dans le domaine de ces activités. Il a précisé par ailleurs, qu’il s’agit d’une séance initiée par les autorités de la banque centrale à l’effet d’améliorer la compréhension des textes qui régissent toute l’activité encadrant l’émission de monnaie électronique. « La banque centrale est engagée depuis 1999 dans un vaste projet de modernisation des systèmes et moyens de payement dans toute la zone de l’Uemoa», relève t-il. A propos des réformes, il précise qu’elles «visent à conforter la solidité de notre système financier et à améliorer l’intégration économique au sein de la zone» a-t-il révélé. Pour lui, «les principaux objectifs poursuivis à travers cette vaste réforme est d’abord l’amélioration de l’efficacité et de la sécurité de nos systèmes de payement pour éviter la corruption des messages transmis, leur interception, et les attaques de cybercriminalité d’une part, et de l’autre, de renforcer la confiance du public dans les systèmes opérés en vue de leur apporter une plus grande sécurité en vue d’entrainer l’adhésion de l’usager et une utilisation beaucoup plus grande de ces systèmes de payement. Aliou Oumorou évoque également l’autre objectif qui est la réduction de l’utilisation de la monnaie fudiciaire qui a des coûts pour le circuit d’émission. « C’est ce que nous faisons en mettant en place des moyens alternatifs de payement qui répondent aux besoins des populations», a - t-il insisté. Selon le directeur de l’agence principale de la BCEAO à Cotonou, toutes ces modernisations entreprises ont conduit à la mise en production de nouveaux systèmes de payement avec des principes de gestion basée sur les normes internationales en matière de sécurité, en matière de délai de payement, de maîtrise et de gestion des risques.
Les mesures d’accompagnement
Aliou Oumorou a également souligné les mesures d’accompagnement des réformes, en évoquant l’élaboration d’un cadre juridique adapté qui vise la promotion de la bancarisation et l’utilisation plus massive des moyens de payement structurés. « La mise en œuvre de ce cadre juridique a contribué à l’assainissement de l’environnement des affaires à la promotion de l’intégration économique au sein de l’espace Uemoa, mais a également permis l’introduction de nouveaux moyens de payement plus modernes. De la nouvelle instruction, il rappelle qu'il prend en compte, entre autres, les nouveaux enjeux liés à l’implication croissante des opérateurs de télécommunication dans l’offre des services financiers accessibles au grand public
Deux communications ont meublé ladite séance. La première a porté sur le nouveau cadre réglementaire des activités d’émission de monnaie électronique et la seconde sur l’évolution du secteur des services financiers mobiles au Bénin. Ces communications ont été présentées par Sessie Houédé Gado chef service des opérations bancaires et Aurelle Adido, responsable des surveillances du système de paiement à la BCEAO. ?

Les matches aller du deuxième tour des éliminatoires de la 20e édition de la Coupe d’Afrique des Nations U-20, Zambie 2017 démarrent cet après-midi. Exemptés du premier tour, les Ecureuils juniors ont rendez-vous avec les jeunes Chevaliers de la Méditerranée de la Libye, dimanche 22 mai prochain au Caire en Egypte. Mais, avec la mesure de suspension infligée par la Fifa au Bénin, que d’incertitudes par rapport à leur déplacement.
Les Ecureuils juniors du Bénin effectueront-ils ou non le voyage du Caire où, ils seront les hôtes de leurs homologues les Chevaliers de la Méditerranée de la Libye, dimanche 22 mai prochain ? Bien d’interrogation qui laisse perplexe au moment où, à environ 72 heures de cette confrontation, la délégation béninoise est toujours à Cotonou.
En effet, si ce n’est pas le ministre des Sports, Oswald Homéky qui, il y a quelques jours, a demandé aux poulains d’Antoine Abattan, de continuer à se préparer comme si de rien n’était, personne ne sait s’ils ont encore une échéance en vue. L’objectif qu’il poursuit, est de ne pas les voir être surpris au cas où le dénouement de la situation qui a amené la Fifa à suspendre le Bénin, mardi 10 mai dernier à Mexico, lors de son 66e Congrès, interviendrait. Mais encore faudrait-il que le juge du Tribunal de première instance de Porto-Novo qui a donné rendez-vous aux différentes parties concernées pour ce jour, vendredi 20 mai, rapporte sa décision qui interdit l’organisation du Congrès électif de la Fédération du 4 avril dernier puis empêché celui du 4 mai. A supposer que ce soit le cas tout à l’heure à Porto-Novo, c’est à une véritable course poursuite que le Bénin et son football devront se livrer pour éviter que le pire ne leur arrive. Pour la levée de sa suspension, la Fifa n’a-t-elle pas exigé l’élection des nouveaux dirigeants de la Fédération ? Entre ce vendredi et le dimanche 22 mai prochain où le match aura lieu au Caire, de quelle marge de manœuvre ou de temps disposera encore le Comité de normalisation et son président, Me Rafiou Paraïso, pour organiser cette élection ?
Dans l’espoir que le juge rapportera finalement son ordonnance, au regard de la jurisprudence qui existe en la matière, c’est l’éventualité d’un report du match qu’il faut plutôt commencer par envisager. Espérons que le Conor saura saisir à temps la Caf, afin qu’elle puisse informer la Fédération libyenne de football, les arbitres et le commissaire, des nouvelles dispositions. Dans le cas contraire, le Bénin sera déclaré forfait. Ainsi, nombre de joueurs dont c’était l’occasion de porter le maillot de la sélection nationale, aurait alors vu leurs ambitions raccourcies. C’aurait été pour eux, la grande désillusion.
Précisons que c’est un trio arbitral soudanais qui dirigera le match. L’arbitre central a pour nom Sabri Mohamed Fadul. Elmoiz Ali Mohamed Ahmed et Abdelgabar Mohamed Abdelgabar, seront respectivement ses 1er et 2e assistants. ?
Les affiches du 2e tour :
Tunisie # Sénégal
Ethiopie # Ghana
Gambie # Maroc
Côte d’Ivoire # Guinée
Burkina Faso # Congo
Mauritanie # Mali
Soudan # Malawi
Burundi # Nigeria
Ouganda # Egypte
Angola # Gabon
Mozambique # Lesotho
Namibie # Afrique du Sud
Zimbabwe # Cameroun
Libye # Bénin

Après Abidjan, Accra et Lagos, les acteurs du commerce et des transports de la sous-région ouest-africaine sont présents à Cotonou pour discuter des stratégies et des partenariats pour un développement économique durable. Pendant trois jours, à travers la conférence annuelle «Borderless 2016», ils espèrent renouer avec leur plate-forme de dialogue afin de trouver des solutions aux contraintes liées aux échanges intra-communautaires. Ils voudraient aussi proposer des pistes de solution pour le développement du commerce et des transports dans une Afrique de l’Ouest mieux intégrée.
La conférence annuelle est la principale plate-forme de dialogue public-privé de haut niveau et de plaidoyer créée par l’Alliance Borderless, pour réunir les différentes parties prenantes autour de thématiques liées à la facilitation du commerce et des transports, pour une meilleure intégration économique de l’Afrique de l’Ouest. Depuis cinq ans, elle mobilise des acteurs et des décideurs de haut niveau, soucieux de lever les multiples entraves qui plombent l’envol économique de la sous-région via une intégration réussie. « L’intégration régionale à travers le développement du commerce et des transports». C’est autour de ce thème que se dérouleront les assises de 72 heures dont le lancement officiel a eu lieu mercredi 18 mai à l’hôtel Azalaï de la plage à Cotonou. Et comme ils en ont pris l’habitude, tous les acteurs concernés y sont représentés, chacun voulant apporter sa contribution pour résorber les difficultés supra citées.
Ce n’est pas sans joie que le Bénin qui se positionne comme un centre névralgique pour les échanges dans la sous-région accueille cette rencontre. Souley Yacoubou, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin n’a pas caché son enthousiasme de voir mobilisés autour d’une même cause, les acteurs du commerce et des transports ainsi que les chefs d’entreprise pour réfléchir sur les goulots d’étranglement et envisager des approches de solution. Et même si la stabilité politique de ces dernières années dans la sous-région a permis une légère croissance économique, Souley Yacoubou estime qu’il faudra davantage retrousser les manches pour une meilleure croissance au regard des potentialités y contenues. Comme lui, Roland Riboux, président du comité national de l’alliance Borderless a plaidé devant les dizaines de représentants d’entreprises et organisations professionnelles clés du secteur privé, intervenant dans les domaines aussi divers tels que les transports et la logistique, l’industrie, le commerce, les finances, etc., des représentants des communautés économiques régionales, des ministres et des partenaires au développement de la région, pour l’accélération des efforts qui se font déjà. Il lie l’essor du commerce régional à une fluidité dans les transactions. La même doléance sera reprise par Ziad Hamoui, président de l’alliance Borderless.
Lever les obstacles
Fortement soutenus dans cette initiative par plusieurs institutions internationales et représentations diplomatiques, les participants à la 5e conférence annuelle de Borderless ont aussi eu droit aux messages de Todd Whatley, chef de mission adjoint représentant le gouvernement des Etats-Unis et son excellence Walter von den Driesch, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin. Pour eux, il faut adopter une vision moderne avec des réformes institutionnelles qui lèvent les barrières à l’éclosion de la prospérité économique dans la sous-région. Mieux, le diplomate allemand lui, entrevoit à travers cette initiative annuelle, une « belle illustration du partenariat public-privé », promettant par ailleurs le soutien de l’Union européenne.
L’amélioration des infrastructures et des équipements, les réformes institutionnelles, l'amélioration de la desserte des pays enclavés… constituent autant de contraintes qui contribuent à augmenter les coûts des transports et à entraver le commerce intra-régional. Raison pour laquelle, la rencontre de Cotonou doit s’y pencher. Alors, Christophe Joseph Marie Dabiré, commissaire chargé du département du marché régional et du commerce de l’Uémoa, rappelle à l’intention des participants, la nécessité de performer ces indicateurs et de mettre un point d’honneur à l’amélioration des infrastructures de transport. Toute chose sans laquelle aucune croissance ne peut être espérée. Pendant trois jours, cette conférence offrira non seulement une plate-forme de partages de connaissances et d’expériences, mais aussi des opportunités de plaidoyer, de réseautage et de mise en relation d’affaires. « Elle sera surtout l’occasion d’interpeler les décideurs politiques et administratifs sur la nécessité de respecter les protocoles déjà adoptés et de formuler des politiques favorables à la promotion des échanges commerciaux, à travers une libre circulation effective des personnes et des marchandises ».
Ce qui suppose une forte implication des décideurs au plus haut niveau. Et si, pour sa part, Chibuike Rotimi Amaechi, ministre des Transports de la République fédérale du Nigeria promet que son pays jouera sa participation, Lazare Séhouéto, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat en ce qui le concerne, s’est engagé au nom du gouvernement pour des actions. Grâce à la vision du gouvernement béninois, il promet un leadership qui donnera lieu à une nouvelle dynamique économique.?

La qualité du personnel de la santé a été l’un des sujets en discussion lors du Conseil des ministres du mercredi 18 mai. Des mesures sont également annoncées pour assainir les finances publiques et promouvoir le secteur touristique béninois.
La qualité du personnel de la santé est une question d’intérêt pour le gouvernement. Le ministre de la Santé a ainsi présenté mercredi en Conseil des ministres un rapport d’état des lieux qui a permis à l’Exécutif d’avoir une idée plus claire de ceux qui s’occupent de la santé des Béninois au quotidien. Selon le ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence, Pascal Irenée Koupaki, la situation des ressources humaines dans le secteur affiche 14587 agents au 31 décembre 2015. Cet effectif se répartit en trois composantes, à savoir le personnel médical (582 agents), le personnel paramédical (9872 agents), le personnel administratif (4133 agents). Le rapport, poursuit le ministre d’Etat, pointe un faisceau de lacunes, en l’occurrence l’insuffisance de personnel qualifié, la difficulté de maintien des agents dans des zones éloignées, l’inadéquation entre la formation et les besoins réels du secteur. Afin de permettre au gouvernement d’agir de façon plus conséquente, le Conseil des ministres a demandé un point global qui prend en compte l’état des équipements, des infrastructures existantes et celles inachevées. Les ministres des Finances et de la Fonction publique ont été également instruits pour prendre en compte le besoin en personnel qualifié du secteur de la santé dans le budget programme 2017-2019.
Le Conseil des ministres a aussi connu le rapport d’inspection de l’aéronef présidentiel. Le gouvernement, à la suite des constats, a décidé de renoncer à son acquisition.
Un autre dossier brûlant concerne la vente gré à gré du domaine de l’Etat, en violation de la loi. Ainsi, le gouvernement a décidé de faire annuler la vente du domaine de l’Etat en face de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique. Le ministre de l’Economie et des Finances a été instruit pour faire un état des lieux du domaine privé de l’Etat et un audit des transactions effectuées depuis 2013 sur ce domaine.
Le gouvernement veut également aller vite dans sa vision de promouvoir le secteur touristique. Une agence de promotion du patrimoine touristique sera créée. Un comité de pilotage présidé par José Pliya a été mis en place à cet effet.
Dans le domaine sécuritaire, le gouvernement a adopté un nouveau plan de sécurité dont la mise en œuvre a démarré hier.

Plus de deux ans se sont écoulés déjà entre la dernière Stratégie de coopération de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) avec le Bénin et la nouvelle désormais disponible. Cette période morte a permis de mieux affiner la troisième génération de ce document important et d’y intégrer les attentes des acteurs, les besoins des populations béninoises en matière de santé et les urgences du moment. Mardi 17 mai à Cotonou, c’est sous des ovations que le représentant résidant de l’Oms au Bénin, l’a officiellement remis au ministre de la Santé, en vue de sa mise en application sur la période 2016-2019.
Document hautement important au plan politique et pour la mise en œuvre de la politique sanitaire, la Stratégie de coopération de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) prend en compte les grands axes de la coopération entre cette institution du système des Nations Unies et le Bénin. C’est la troisième génération dudit document qui vient d’être établi pour la période 2016-2019. Selon le représentant résident de l’Oms au Bénin, Dr Pierre M’Pélé, il coïncide aussi avec le premier cycle de cinq ans de la mise en œuvre du programme relatif aux Objectifs de développement durable (Odd), qui vise à garantir l’accès universel aux services de santé d’ici 2030. Symbole de l’accompagnement que le Bénin pourrait attendre de l’Oms au cours de sa durée de vie, le document a le mérite de résulter d’une large concertation, observe l’ancien ministre de la Santé, Dorothée Kindé Gazard. Sur les chantiers de sa mise en application, le soutien de l’Oms ne fera nullement défaut, s’est engagé le premier responsable de l’institution au Bénin, Dr Pierre M’Pélé. L’Oms en tout cas accompagnera le ministère de la Santé pour aider à renforcer et à réformer le système sanitaire pour le bien-être des populations, promet-il.
C’est aussi la démarche qui a abouti à l’élaboration de la Scp3 que le ministre de la Santé Alassane Séidou a prioritairement salué. Le long processus, le large consensus et la concertation entre les acteurs sont perçus par lui comme gage de fiabilité du document. Lequel, apprécie-t-il, a été établi en lien avec les priorités stratégiques. Le ministre de la Santé perçoit également à travers ce document, «un précieux contrat» qui servira de base en vue des résultats probants au service des Béninois. Avant eux, Raymond Amoussou, directeur de la Planification et de la Prospective du ministère de la Santé a présenté à l’assistance composée entre autres d’anciens ministres, de représentants d’organismes internationaux, de diplomates, de partenaires techniques et financiers et d’acteurs à divers niveaux de la pyramide sanitaire, un résumé du Plan national de développement sanitaire. Il sera relayé par Médard Padonou de l’Unité de coordination et de gestion Bénin, commis pour le même exercice, relativement au Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (Undaf 2014-2018).
Priorités
La Stratégie de coopération de l’Oms avec le Bénin « énonce notre vision à moyen terme qui sous-tend et facilite notre coopération technique avec le pays en vue d’améliorer les résultats sanitaires en faveur des populations béninoises», écrit Dr Pierre M’Pélé dans son avant-propos au document. Un document qui définit quatre priorités stratégiques consistant à accélérer la réduction du fardeau des maladies transmissibles, soutenir le développement et la mise en œuvre des politiques sectorielles, des stratégies et des programmes qui visent à prévenir et à contrôler les maladies non transmissibles…, améliorer les indicateurs de santé tout au long de la vie et promouvoir des comportements sains et enfin, apporter un appui technique de qualité au Bénin pour lui permettre de se doter d’un système de santé performant, parfaitement outillé pour répondre aux besoins de la population en matière de santé. Ainsi, le premier axe prioritaire agira pour accroître la disponibilité des interventions en vue de lutter contre le Vih/Sida, l’hépatite, la tuberculose et le paludisme. Les maladies tropicales négligées, les maladies évitables par la vaccination et la polio constituent aussi des domaines d’intervention inclus à ce niveau. L’axe 2 prend en compte les maladies non transmissibles (Mnt), la santé mentale, les violences et les blessures.
La santé de la reproduction, maternelle, du nouveau-né, de l’adolescent et des personnes du troisième âge sans oublier la nutrition et l’intégration des aspects genre et droits humains sont consignés au niveau de l’axe stratégique 3 du Scp3. La quatrième priorité stratégique est réservée au renforcement du système de santé via les ressources humaines, le financement du secteur et bien d’autres déterminants sociaux, économiques et environnementaux. A ces axes d’intervention s’ajoute également la mise en place d’un système d’évaluation de la performance à tous les niveaux ?

Commencé le 2 mars dernier à Natitingou, sous le signe des incertitudes, la première phase du championnat national de transition de football a connu son épilogue le week-end écoulé, avec diverses fortunes pour les différentes équipes engagées. Au détour d'un entretien, le président de la Ligue de football du Bénin, Quentin Didavi, après avoir fait un premier point, lève un coin de voile sur la suite de cette compétition. Il a ensuite lancé un appel aux acteurs au sujet de la sanction provisoire qui pèse actuellement sur le football béninois.
Au total, 14 équipes en 1ère division, 13 en 2e division et 6 en 3edivision se sont engagées pour le championnat national de transition dont la première phase s’est achevée dimanche 15 mai dernier. Si les équipes de la Ligue 1 et de la Ligue 2 ont évolué en deux poules, celles de la Ligue 3 ont eu droit à un championnat linéaire.
Tonnerre et Asos relégués en Ligue 2
En Ligue 1, c'est l'Aspac qui a pris la première place dans la poule A avec 24 points +6. Il est suivi des Buffles FC de Parakou qui totalisent 23 points +5; de l’Energie FC de la SBEE, 19 points +6 et du Mogas 90 qui a réuni 17 points +0. Ce sont ces quatre équipes qui sont qualifiées pour la deuxième phase appelée play-off. Quant à la lanterne rouge de cette poule A, l’As Tonnerre de Bohicon (07 points -10) est automatiquement reléguée en deuxième division. Dans la poule B, c'est l’USS Kraké qui a dominé la première phase du championnat avec 25 points +18. Elle est suivie de la Jeunesse athlétique de Cotonou (JAC) qui compte 22 points +4, de ESAE, ancien Adjobi, 3e avec 20 points +3 et Ayéma FC, 4e avec 14 points -4. Au niveau de la poule B, l’Asos de Porto-Novo (07 points -10) est relégué en division inférieure.
Eternel FC et Tanekas FC relégués en Ligue 3
L’As VO en Ligue 2, n'a pas fait de détails dans la poule A. En 14 journées, cette formation n’a perdu aucun match, remportant 12 et faisant 2 matches nuls. Avec un total de 32 points +17, elle a devancé de très loin l’As Cotonou (21 points +10); la Jeunesse sportive de Pobè (19 points +5) et les Etudiants de l'Université d'Abomey-Calavi (16 points -4). Dans la poule B, Espoir de Savalou a mené les débats avec à son actif 7 victoires, 2 nuls et 1 défaite pour un total de 23 points +13. Les Cavaliers de Nikki arrivent en 2e place avec 14 points +0; suivent Dadjè FC et l’As Tado respectivement troisième et quatrième avec 13 points +2 et 11 points -3. Eternel FC et Tanekas FC, respectivement dans la poule A et la poule B, sont relégués en troisième division.
Delta FC de Glazoué monte en Ligue 2
Animé par 6 équipes, le championnat de la Ligue 3 a été remporté par Delta FC de Glazoué. Sur l'ensemble des journées, il a enregistré 6 victoires, 2 nuls et 2 défaites avec 20 points +10 à leur compteur. Il évoluera donc en 2e division la saison prochaine. En Ligue 3, au regard du nombre d'équipes, aucun club n'est relégué en championnat amateur.
La suite du championnat
Après cette première phase, le président de la Ligue de football du Bénin prévoit le démarrage de la deuxième pour le 22 juin prochain, en ce qui concerne la Ligue 1. Selon les explications de Quentin Didavi, les quatre meilleures équipes de chaque poule sont qualifiées pour prendre part à ce dernier tour. «Les équipes qualifiées de la poule A affronteront celles de la poule B. Les équipes de la même poule n’auront pas à se rencontrer», a-t-il laissé entendre, tout en comptant sur le ministre des Sports Oswald Homéky, pour avoir le financement nécessaire pour la suite de la compétition. A l’issue de cette phase, l’équipe arrivée en tête sera sacrée championne et pourra représenter le Bénin à la Ligue africaine des champions de football.
Les grandes assurances
Dans son intervention, le président de la Ligue a rassuré tous les présidents de clubs par rapport à la subvention qui leur avait été promise. En effet, le Conor avait prévu respectivement 8 000 000, 6 000 000 et 4 000 000 F CFA aux clubs de 1ère, 2e et 3e divisions. Des promesses qui n’ont pas été honorées. Quentin Didavi a alors appelé à l'indulgence des présidents de clubs.
S’agissant de la sanction infligée au Bénin par la Fifa, Quentin Didavi se désole. Il en appelle à la prise de conscience de tous les acteurs de la famille du football béninois afin que cette crise soit réglée et que la sanction soit levée le plus tôt possible.

Bohicon, la ville carrefour a encore enregistré dans la journée du mardi 17 mai, un affrontement entre les éléments de la police nationale et des conducteurs de moto communément appelés Zémidjan. Chasse à l’homme, jets de pierres, motos saisies, pneus brûlés….l’ambiance était électrique.
Tout est parti d’une opération de contrôle de rétroviseurs sur les engins à deux roues initiée par le commissariat de police de la ville de Bohicon. Arrivé au niveau du collège Steinmetz, un conducteur de deux roues constate la présence des éléments affectés à ladite opération de contrôle. Se sachant en infraction, il entreprend de prendre par un contournement pour éviter de se faire prendre. Malheureusement, il sera pris par un des éléments de la police qui le fait tomber en donnant un coup dans son guidon. Le motocycliste est tombé en syncope.
Témoins de la scène et horrifiés, les conducteurs de moto présents dans les environs font appel aux sapeurs pompiers pour secourir le jeune homme blessé. Mais une fois les sapeurs pompiers arrivés sur les lieux, selon les témoins, certains se sont opposé à ce qu’on l’emmène. La foule se serait interposée. Pour des «Zem» témoins de la scène, ce policier a outrepassé ses prérogatives et serait même «coutumier des brimades sur les usagers de la route». Et, c’est ainsi qu’éclate la révolte. Les conducteurs se mettent dans la danse et le mouvement de foule devient de plus en plus incontrôlable.
«Trop, c’est trop», lâchent certains manifestants. Du côté de la police, le renfort est arrivé pour disperser la foule, mais rien n’y fit. Les manifestants se montraient déterminés. Plus tard, le mouvement embrase la ville avec des jets de pierres et des pneus brûlés sur les principales artères, perturbant du coup la circulation. Face à cette situation, la police tente de disperser la foule. Beaucoup de manifestants prendront alors la fuite, abandonnant leurs motos. La police en profite pour les récupérer. Mais, c’est ce geste de la police qui va raviver la tension. La foule revient plus furieuse et s’installe sur le portail même du commissariat lançant des pierres dans toutes les directions et brûlant des pneus sur l’artère en face. Les éléments de la police dans leur dispositif anti-émeute sécurisent l’entrée du commissariat et négocient. Et pour faire baisser la tension, ils décident de rendre les motos saisies une à une aux propriétaires. La foule exigeante voulait quant à elle s’assurer que toutes les motos saisies ont été rendues avant de se disperser. L’essentiel des motos a été rendu avant qu’une pluie ne se mette à tomber dispersant ainsi la foule et libérant ces éléments de la police qui visiblement n’en pouvaient plus face à la furie de la foule. Joint au téléphone, le commandant du commissariat a déclaré : «je n’ai pas le temps de parler de ça, écrivez ce que vous avez vu sur le terrain ou cherchez à voir le commissaire, s’il juge utile de faire une déclaration à ce sujet»?

Une altercation entre des éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et la population de cette commune au niveau de la localité de Saïlaga s’est soldée mardi 17 mai par un mort et des dégâts matériels lourds notamment un véhicule et un poste de forestiers complètement incendiés et réduits en cendre. Une situation qui a du coup rendu difficile pendant plusieurs heures la circulation sur la route Akpro-Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Ouinhi-Kpédékpo.
L’affrontement meurtrier entre les éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et les populations de cette localité mardi, serait parti selon des témoins, de l’interpellation d’un conducteur d’un véhicule bâché par un gendarme. Le véhicule aurait transporté des charbons, à en croire certaines sources et des bois pour d’autres. Le gendarme en faction dans la zone de Saïlaga, non loin du camp militaire de Gbada, aurait sifflé le conducteur de véhicule. Mais ce dernier a tenté de lui échapper, contournant les barrages et autres chicanes de la gendarmerie nationale. Mais il n’ira pas loin dans sa fuite avant d’être maîtrisé par le gendarme. Le véhicule sera arraisonné. Non content de son arrestation, le chauffeur aurait ameuté la population dont son père qui se trouverait être le propriétaire du véhicule, à en croire toujours des témoignages. Celui-ci prend la défense de son fils et aurait réussi à arracher l’arme au gendarme. Une vive altercation opposera la population et le disciple de sainte Geneviève qui n’a pas hésité à appeler en renfort les militaires du camp de Gbada. L’arme lui sera ensuite remise mais après moult négociations. Se sentant certainement blessé dans son amour-propre, le gendarme aurait tiré à bout portant sur le père du conducteur de véhicule qui lui a entre-temps arraché l’arme. Celui-ci succombe sur-le-champ. Le gendarme meurtrier prend la poudre d’escampette. Cette mort a ravivé le feu. La population, sans doute inconsolable, a bloqué le trafic sur la route Akpro-Missérété-Adjohoun-Ouinhi-Kpédékpo à l’aide des pneus et troncs d’arbres brûlés. Elle pourchasse en vain le gendarme qui a réussi à lui échapper. Dans leur recherche, les manifestants ont mis à sac le poste de contrôle des forestiers soupçonné d'être la cachette pour le gendarme qui a osé ôter la vie à un des leurs. Le bâtiment a été incendié tout comme le véhicule de l'agent des Eaux et Forêts en poste. La tension est restée pendant plusieurs heures vive. Un calme précaire règne actuellement dans cette localité, après les interventions des autorités politico-administratives et militaires.
Actualités 18 mai 2016

Plusieurs patrons de presse étaient présents, samedi 14 mai, à la célébration de l’an 1 de la mise en service de la Bluezone de Zongo. Cet espace de vie créé par le groupe Bolloré se veut un outil incontournable pour la promotion des activités de jeunesse à Cotonou.
Beaucoup de jeunes en ont fait leur lieu privilégié de recherches et de détente. Artisans, développeurs d’applications et responsables d’organisations non gouvernementales y affluent pour proposer et partager des idées novatrices. En un an de fonctionnement, la Bluezone de Zongo a fait sa place dans le quotidien des Cotonois. Cet espace de vie, sis derrière la Mosquée centrale de Cotonou, a complètement changé le visage de Zongo, laissant à un lointain souvenir, les tas d’immondices et l’insécurité qui y régnaient en maitre. Nelly Salah, responsable de la Bluezone témoigne : «Autrefois tristement connu pour son environnement insalubre avec près de 7000 tonnes de déchets que le projet a dégagés avec plus de 235 voyages de camions. Aujourd’hui cet espace est totalement salubre et entièrement sécurisé où l’on peut gratuitement se connecter, apprendre, se divertir et développer des projets d’entreprises ». Pour son premier anniversaire, les portes du centre ont été ouvertes aux médias et au public. L’agenda du week-end à la Bluezone était donc fait des visites guidées, de séances d’informations, d’animations culturelles et sportives, avec en apothéose un concert géant au profit de la jeunesse.
Un véritable espace de vie !
Depuis son ouverture en mai 2015, la zone compte plus de 5000 adhérents, et offre ses infrastructures ultramodernes à diverses activités. La Bluezone de Zongo, c’est une grande salle polyvalente pour des activités culturelles, ludiques et éducatives, une connexion internet de 10 Mo à travers sa salle informatique (cyber) d’une vingtaine de postes et d’un espace Wifi gratuit, des infrastructures sportives dotées d’un terrain de basketball, de tables de ping-pong et une aire de pétanque où sont organisées quotidiennement des activités pour les jeunes. Elle dispose également d’un centre d’écoute et de sensibilisation sur les maladies sexuellement transmissibles (MST) et infectieuses ou encore tout simplement sur l’hygiène au quotidien, d’une salle multi–métiers qui reçoit des expositions des artisans, des cours d’alphabétisation et de formation à l’artisanat assortis d’attestation aux Blueliners ainsi qu’un Start up center, incubateur des Jeunes entrepreneurs. Mais ce qui fait surtout la réputation de la zone, c’est sans doute son autonomie en énergie et en eau. Grâce à la technologie «Blue solutions», le Groupe Bolloré a implanté cette innovation à travers la promotion de la batterie Lithium Métal Polymère (LMP) qui stocke l’énergie emmagasinée par 432 panneaux photovoltaïques et la restitue de jour comme de nuit. La Bluezone possède aussi sa propre unité de traitement et de production d’eau potable.
Le bilan que le centre affiche en douze mois est assez éloquent. 229 événements ont été recensés, du divertissement au sport en passant par l’éducation. La Bluezone de Zongo se prévaut d’avoir ainsi abrité la grande nuit littéraire de la fédération des écrivains, la sortie officielle du réseau africain des femmes leaders, la Fashion week du Bénin, des formations en évènementielle tels que «Yourdaysevents» sur l’art de recevoir, l’enregistrement de plusieurs émissions télévisuelles sur le leadership diffusées par la chaîne de service public BB 24. «Nous abritons également des spectacles, des conférences internationales telles que la conférence sur la néphrologie pédiatrique qui a regroupé des médecins de plus de huit (08) pays d’Afrique et d’Occident. Avec l’éclosion des jeunes talents, nous avons également abrité des compétitions parrainées par des institutions internationales telles que la Francophonie sur la création de logiciels en 55 heures et l’organisation de la 2e édition de MTN Apps Challenge », assure Nelly Salah.
Rêver grand !
« L’objectif de notre Groupe est de développer un programme de chemin de fer pour relier Cotonou à la boucle ferroviaire ouest-africaine, mais aussi de créer, tout au long de cette nouvelle ligne ferroviaire, des espaces de vie à l’usage des Béninois autonomes en énergies, éclairés, connectés à Internet et alimentés en eau potable. Ces espaces novateurs ont vocation à devenir de véritables pôles de développement pour le Béninois», souligne Venance Gnigla, président exécutif de Bolloré Bénin. Il soutient que grâce à un dispositif de partenariat avec les instances publiques, des associations, des universités et certains médias, la Bluezone sera un haut lieu éducatif appelé à jouer un rôle déterminant dans l’avenir de la jeunesse. Il en veut pour preuve le concours start up initié par le groupe Bolloré en août 2015. L’initiative, confie Venance Gnigla, a permis de promouvoir cinq start up qui bénéficient gracieusement de la logistique du Start up center de la Bluezone et d’un accompagnement financier. «La Bluezone promeut aussi l’éducation à la base à travers l’organisation du concours Bluesscience qui vise à booster l’esprit scientifique chez les jeunes collégiens», ajoute-t-il.
Pour marquer son premier anniversaire, la Bluezone de Zongo a décidé de mettre à la disposition des populations de l’eau potable. De même, les candidats aux divers examens disposeront d’un cadre aménagé pour leurs révisions sur le site.
La Bluezone de Zongo est un lieu récréatif, de détente et de culture au profit des populations de Cotonou. Il propose des services innovants : un centre d’écoute et de prévention, une infirmerie, une salle de spectacle de 220 places assises, un cyber-café pour se connecter à Internet, un espace d’e-learning doté d’ordinateurs, une plate-forme multifontionnelle destinée à promouvoir des métiers artisanaux, un terrain de basket, une salle de ping-pong. Le Groupe Bolloré y développe surtout la technologie Blue Solutions qui repose sur la promotion de la batterie Lithium Métal Polymère (LMP) qui stocke l’énergie emmagasinée par des panneaux photovoltaïques. Le concept a déjà fait des émules dans plusieurs pays : en Guinée avec la Bluezone de Kaloum, au Niger avec la Bluezone de Niamey et au Togo avec la Bluezone de Kakavéli
Actualités 17 mai 2016