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Nouvelles

Bureau de l’auditeur général du Bénin: Le bilan des 10 ans d’activités de l’ex-IGE en question

Le Bureau de l’auditeur général du Bénin (Bag Bénin) a rendu public mardi 26 avril, à Porto-Novo, le bilan des 10 ans d’activités de l’ex-Inspection générale d’Etat (Ige). La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants des organes de contrôle de l’Etat, des partenaires au développement, des acteurs de la Société civile et des médias.

Porter à l’attention de l’ensemble des acteurs de la gouvernance, les principales réalisations pendant les 10 ans d’activités de l’ex-Inspection générale d’Etat, l’organe faîtière de contrôle de l’ordre administratif. C’est le but de la publication mardi 26 avril, du rapport de synthèse des activités de l’ex-Ige par le Bureau de l’auditeur général du Bénin. Ce rapport retrace l’évolution de la gouvernance publique au Bénin depuis la création de l’ex-Ige en juillet 2006 jusqu‘à sa dissolution en 2015 au profit du Bureau de l’auditeur général du Bénin (Bag- Bénin).

Le rapport synthèse présenté par l’auditeur d’Etat, Péricles Fatembo, fait surtout le point d’exécution des missions et de l’impact des interventions sur le terrain de l’ex-Ige créée par décret présidentiel et placée sous l’autorité directe du chef de l’Etat. Elle a été investie d’une mission générale et permanente de contrôle, d’investigation et d’enquête. Laquelle vise la promotion d’une gouvernance de qualité à travers quatre principaux axes d’interventions : la prévention et la lutte contre le gaspillage, les abus, la fraude, et la corruption, l’instauration d’une culture de reddition de comptes et d’imputabilité dans la gestion des affaires publiques, le bon fonctionnement et l’amélioration de la qualité des services publics et la supervision et la coordination du contrôle administratif et financier non juridictionnel.
Le rapport informe par ailleurs que l’ex-Ige a employé jusqu’à sa dissolution en 2015, un effectif de 46 agents dont 21 inspecteurs d’Etat composés de financiers, de fiscalistes, de magistrats, d’officiers de police judiciaire et d’économistes. Elle a bénéficié pendant ses 10 ans d’activités des ressources financières qui s’élèvent à 7 057 419 469 FCFA dont 652 498 200 FCFA comme appui de l’ambassade du Royaume des Pays-Bas dans le cadre du renforcement des capacités des organes de contrôle de l’ordre administratif du Bénin, a révélé l’auditeur d’Etat, Périclès Fatembo. Ces ressources financières ont permis à l’organe de réaliser ses activités telles que les missions prévues dans le Programme harmonisé de contrôle annuel, les missions sur saisine du chef de l’Etat et toutes autorités et les missions d’auto-saisine de l’Inspecteur général d’Etat, fondées sur des allégations de fraude, de gaspillage, d’abus et de corruption dénoncées par tout citoyen ayant connaissance de faits de malversations ou d’abus des fonds ou biens publics. 468 missions de contrôle et d’inspection ont été au total menées. Lesquelles ont pris en compte tous les ministères et une cinquantaine de mairies dont celles à statut particulier qui ont fait l’objet de contrôle en matière de gestion du patrimoine. Toutes ces missions de vérification sont assorties de recommandations pour corriger les dysfonctionnements et irrégularités relevés. Les interventions de l’ex-Ige ont permis de renflouer les caisses de l’Etat avec un montant de 17 161 678 324 FCFA indûment perçus par des fonctionnaires ou des prestataires de l’Etat. Elles ont par ailleurs permis de dissuader des agents actifs de la fraude et de la corruption, salue le communicateur.
Depuis la dissolution de l’Ige, ses activités sont aujourd’hui menées avec plus de marge de manœuvres par le Bureau de l’auditeur général du Bénin. Michel Dognon, le patron de cet organe a fait une présentation pour faire connaître son institution à travers son organisation, son fonctionnement et ses attributions dans le cadre de la promotion de la gouvernance publique au Bénin?

Actualités 27 avr. 2016


Révélations du FONAC sur les recrutements dans l’administration publique : De bonnes raisons de faire la lumière sur les concours à polémiques

Depuis que le nouveau pouvoir a décidé, dès son premier Conseil des ministres, de suspendre les concours organisés entre 2015 et 2016 par le pouvoir défunt en attendant d’y voir clair, les sentiments sont contrastés. Si nombre des compatriotes saluent la démarche, les déclarés admis, par contre, ne l’entendent pas de cette oreille. Pourtant, au regard des dernières révélations du Front des Organisations de la Société civile contre la corruption (Fonac), l’on devrait n’admettre que des vérifications ne nuiraient en rien à la crédibilité des concours querellés.

Foi du Front des Organisations de la Société civile contre la corruption (Fonac) donc, un candidat a pris part au concours de recrutement des officiers de justice et a été admis sur la base d’un faux diplôme. Un individu qui n’aurait même pas la licence en droit mais se serait procuré une attestation de maîtrise en droit afin de prendre part au concours. Attestation que, d’après le Fonac, les autorités décanales de la Faculté de Droit et de Sciences politiques ne reconnaissent pas. Et dire qu’il a pu être déclaré admis à ce concours sans en avoir le niveau. Certes, ce concours a eu lieu bien en 2011, mais de deux choses l’une. Ou l’intéressé est un surdoué et a pu assimiler les notions de droit supérieures à son niveau réel, ou il a pu entrer en possession des épreuves et/ou de leurs corrigés-types pour bien se préparer à ce concours. Si aucune de ces hypothèses n’est plausible, il a alors pu bénéficier de l’appui consistant de gens bien placés dans la sphère politico-administrative.

Au regard de la gravité des dénonciations faites par le Fonac, des officiers de justice admis au même concours ont été contactés. Leurs déclarations confortent celles de Jean-Baptiste Elias et font littéralement froid dans le dos.
En effet, des proches de l’intéressé informent qu’il était le dernier de leur promotion et que de tous, il est paradoxalement celui qui aura été régulièrement désigné coordonnateur d’arrondissement lors de presque toutes les élections organisées ces dernières années. Pis, il les aurait même raillés alors que, eux s’échinaient à apprendre, suggérant qu’il pouvait être le dernier de la promotion mais qu’il aurait des responsabilités avant eux. Il ne sied pas ici d’indiquer sa commune de provenance pour ne pas favoriser la stigmatisation. Mais rien que ce cas invite à prendre avec beaucoup de réserves les résultats des concours incriminés, au regard justement de la nature et de l’ampleur des récriminations, tant des pratiques honteuses auraient eu cours.
Quand par ailleurs l’Autorité nationale de lutte contre la Corruption (ANLC), institution mise par le pouvoir défunt n’a pu être suivie dans ce dossier en ces observations, il y a lieu de constater le peu de cas que les autorités en faisaient.
Désormais, toutes les institutions concernées et toutes personnalités utiles à la manifestation de la vérité devraient apporter leur pierre à l’édification de la société de justice sociale, où tous les citoyens seront également traités, si tant est qu’ils ont les mêmes droits. ?

Actualités 27 avr. 2016


Visite officielle du président Patrice Talon en France: François Hollande propose d’amplifier la coopération franco-béninoise

Le rencontre tant attendue entre le chef de l’Etat béninois et son homologue français a eu lieu mardi 26 avril. Coopération, développement, énergie… Patrice Talon et François Hollande semblent bien décidés à insuffler un nouveau dynamisme à l’axe Cotonou-Paris.

Peu souriant, mais très décontracté comme à ses habitudes, le chef de l’Etat béninois a échangé dans l’après-midi du mardi 26 avril avec son homologue français François Hollande. La très attendue visite officielle de travail du chef de l’Etat béninois a permis aux deux hommes d’Etat d’évoquer largement la coopération bilatérale. L’hôte du président nouvellement élu du Bénin s’est d’abord et avant tout satisfait de ce qu’ont été les élections ayant porté Patrice Talon au pouvoir. Il a ainsi salué «l’esprit de pluralisme et de responsabilité» du Bénin qui a su rassembler toutes les sensibilités autour du nouveau chef de l’Etat, à la suite de son élection. Il y voit « un peuple vaillant», avec «des cadres de haut niveau». S’agissant de l’appui de la France, elle ne devrait pas faire défaut au Bénin au cours du quinquennat 2016-2021. Bien au contraire, la coopération franco-béninoise devra se renforcer davantage, François Hollande ayant confirmé que «la France sera toujours aux côtés du Bénin» pour poursuivre sa coopérations avec lui. Mais elle y ira au-delà puisque les deux pays, de l’avis du président de la République française, pourraient en inventer d’autres.

«Je suis le témoin vivant de la grandeur de votre démocratie et cela m’inspire. Je voudrais que dans quelques années, on en dise autant de mon pays… », témoigne avant toute chose le chef de l’Etat béninois au cours de la conférence de presse de fin d’audience, évoquant ainsi son récent exil dans ce pays. Mais c’est beaucoup plus la coopération avec la France qui préoccupe le président Patrice Talon. Et même si, selon lui, « la coopération franco-béninoise avait traîné un peu les pas», le moment est venu de lui donner plus d’ambition, tout comme une «Réponse positive et visible à l’aide ». Le soutien de la France, le président Talon le veut aussi pour les réformes politiques et administratives afin d’améliorer la gouvernance. Déjà, l’énergie est placée par lui au cœur des préoccupations, aussi bien en ce qui concerne le délestage qui sévit au Bénin que de la suite à donner à la Cop21.

Actualités 27 avr. 2016


Avènement de Patrice Talon à la tête du Bénin: Exigences et préoccupations de l’Ong Alcrer

Le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, a tenu lundi 25 avril à Cotonou, une conférence de presse pour présenter à l’opinion publique ses préoccupations envers le nouveau régime dit de la Rupture. Il préconise certaines mesures que doit prendre le président de la République Patrice Talon, afin d’assurer une bonne gouvernance pendant les cinq prochaines années.

« Je tiens à ce qu’on passe aux peignes fins la gestion de Boni Yayi ». Ainsi s’exprimait, lundi 25 avril à Cotonou le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, devant les professionnels des médias. Sa sortie médiatique n’a pour but que de dire au président de la république Patrice Talon, ses «légitimes » attentes.

En effet, le président de l’Ong Alcrer exige que le nouveau gouvernement passe en revue la gouvernance des 10 dernières années. Car il existe, selon lui, de véritables manquements qui ont marqué la gestion du pouvoir. «Je sais que beaucoup d’entre les Béninois tiennent à cela», indique Martin Assogba, expliquant que ses préoccupations sont aussi celles du peuple qui l’a d’ailleurs exprimé à travers les urnes. Il trouve les fondements de telles exigences dans les nombreux scandales ayant caractérisé la gouvernance de 2006 à 2016.
Il va alors citer les dossiers Icc services, siège de l’Assemblée nationale, Cen-sad, concours frauduleux et autres, sans oublier les nombreux marchés publics qui n’ont pas respecté les procédures de passation. Des faits qui illustrent d’après lui les faits de corruption qui ont été un mode de gouvernance ces 10 dernières années. Et il faudra en savoir davantage et châtier les responsables de tels actes. «Il faut passer à la vérification minutieuse de toutes ces affaires », car poursuit Martin Assogba, le président sortant a lui-même promis la reddition des comptes et a tout le temps clamé la lutte contre la corruption qui est loin d’avoir été une réalité. «C’est pour cela que je veux lancer cet appel au président de la République, Patrice Talon », argumente le président de l’Ong Alcrer. L’Agence nationale de lutte contre la corruption (Anlc) ayant été inopérante et inopportune, selon lui, il faut la supprimer pour éviter à l’Etat de dépenser inutilement dans les structures « budgétivores ». Il devait en être de même pour la Haute cour de Justice qui, comme l’Anlc, n’a pas vraiment de marges de manœuvre pour contrer la corruption et l’impunité, a-t-il insisté.
Bientôt, certaines agences, certains fonds et sociétés d’Etat changeront de mains. Les prochaines nominations devraient, estime Martin Assogba, faire suite à des audits que doit commanditer l’Etat afin de voir clair dans la gestion des futurs directeurs sortants.
Aussi, préconise-t-il que les résultats de tous les audits déjà réalisés et ceux à venir, soient désormais publiés. Martin Assogba a également réitéré son souhait de voir les passeports de certains directeurs retirés, pour les empêcher de quitter le pays, le temps que les résultats des enquêtes tombent. Les structures internes de contrôle devraient aussi être rendues opérationnelles afin de prévenir au mieux la mauvaise gestion.
Par ailleurs, le président de l’Ong Alcrer s’est également penché sur l’actualité concernant la réconciliation qui a eu lieu à Abidjan, entre le président de la République, Patrice Talon et son prédécesseur, Boni Yayi. Cela ne doit pas, suggère Martin Assogba, empêcher Patrice Talon de faire son travail ; celui d’enquêter sur la gestion de l’ancien président de la République. « La lutte contre la corruption sera mon combat de tous les instants et de tous les temps », a-t-il rappelé, citant le président Talon se référant à son discours d’investiture. Enfin, Martin Assogba a félicité le peuple béninois pour sa patience et son endurance qui ont produit cette alternance, laquelle, à l’en croire, n’était pas gagnée d’avance?

Actualités 26 avr. 2016


Affaire Ppea II : Barthélémy Kassa et consorts à nouveau interpellés

Au cours de la conférence qu’il a donnée, lundi 25 avril à Cotonou, Jean-Baptiste Elias a abordé outre les malversations dans l'administration publique, le dossier relatif au Projet pluriannuel d’eau et d’assainissement Ppea II. Le président du Fonac a présenté aux hommes des médias quelques nuances avec la précision de ce qu’il a dénommé volet 2.

L’ancien ministre de l’Energie et de l’Eau, actuellement député à l’Assemblée nationale et les cadres avec qui il a assuré le pilotage du dossier Ppea ont été invités à se mettre à la disposition de la justice de leur pays afin de répondre des faits qui leur sont reprochés. Ils pouraient ainsi laver leur honneur.

A cette occasion, le dossier Ppea a refait surface et le président du Fonac a précisé qu’il faut nuancer. Il a déclaré qu’il y a deux volets à prendre en considération. Le premier porte sur un dossier d’appel d’offres de branchement au profit de la Soneb dont le montant est de 1 444 253 249 Fcfa, montant dont les Pays-Bas avaient promis d’assurer le paiement. Le président du Fonac déclare avoir écrit à l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) sur les malversations et irrégularités relevées au sujet de ce dossier. Pour lui, l’Armp lui avait donné raison à l’époque en indiquant la conduite à tenir bien que la direction de la Soneb ait nié sa responsabilité dans le supposé scandale.
Quant au 2e volet, il a trait à la phase II du Ppea II, a nuancé Jean-Baptiste Elias. Le Bénin a été sommé de rembourser le montant mal géré qui est de 2,6 milliards. « Nous sommes dans un pays où pour faire des programmes de développement durable ou pour créer des emplois au profit des jeunes, nous ne devons plus tolérer des comportements de ce genre», plaide le président du Fonac, invitant humblement le président de la République et ses ministres à ressortir ce dossier afin que la procédure suive son cours.
Le président du Fonac appelle les nouvelles autorités à faire attention parce qu’il y a des personnes compétentes qui ont le droit de se faire valoir. Elles montreraient ainsi que nous ne sommes plus à l’ère de l’impunité. Ce serait également la preuve de ce qu’il y avait eu du faux et beaucoup de largesses dans la gouvernance lors de certains recrutements faits antérieurement.
Pour rappel, le dossier Ppea avait fait couler beaucoup d’encre et de salive, l’année dernière. La procédure engagée à l’époque à l’encontre des mis en cause parmi lesquels l’ancien ministre de l’Eau et certains de ses proches collaborateurs n’avait pas abouti en raison de l’échec de la procédure de levée d’immunité du député Barthélemy Dahoga Kassa et de l’indisponibilité de ses collaborateurs.?

Actualités 26 avr. 2016


Malversations dans l’administration publique: Le Fonac dénonce les faussaires et appelle à la vigilance

Le président du Front des organisations nationales contre la corruption, (Fonac), Jean-Baptiste Elias, a tenu dans l’après-midi du lundi 25 avril, une conférence de presse sur des questions de mal gouvernance et de lutte contre la corruption. Entouré de quelques collaborateurs, il a déclaré vouloir informer l’opinion publique sur des détenteurs/utilisateurs de faux diplômes et attirer l’attention des nouvelles autorités sur la dynamique d’impunité contre laquelle elles doivent s’engager.

Houansodji Kpèyéton, directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (Anpme) perçoit indûment deux salaires (budget national et contrat avec la structure), Binéssi Jean Obinti, exerce en tant qu’officier de justice alors que son attestation de maîtrise n’est pas authentique et Baba Tadja Codjo a été nommé directeur administratif et financier de l’Office béninois des recherches géologiques et minières (Obrgm) avec un master en management des projets non reconnu par l’Etat puis, un dossier d’avis d’appel d’offres de branchement au profit de la Soneb, tels étaient les 4 dossiers exposés par le président du Fonac Jean-Baptiste Elias au cours de sa présentation liminaire.

D’entrée, il déclare n’avoir aucune envie de faire du mal à qui que ce soit. Mais explique vouloir exercer un rôle pédagogique afin que les personnes incriminées répondent de leurs actes et que les autres sachent qu’il n’est pas normal de s’adonner à des pratiques du genre.
Jean-Baptiste Elias a évoqué d’abord le cas de diplôme non valide dont s’est servi Baba Tadja Codjo, pour se faire nommer directeur administratif et financier de l’Obrgm. Des investigations faites par lui révèlent que l’Espam Formation qui a délivré le diplôme incriminé est autorisé par l’Etat pour des formations en BTS mais n’avait jamais été autorisé à former en management des projets. De plus, le directeur des établissements privés d’enseignement supérieur, Dodji Amouzounvi n’a pas daigné délivrer une attestation d’authentification du diplôme querellé au motif qu’il ne répond à aucun des critères d’authentification prévus en la matière ( ni la co-signature de l’Etat et de l’établissement de formation, encore moins la signature et délivrance d’un arrêté du ministère de tutelle attestant que tel établissement est autorisé à former pour telle filière et telle spécialité).

Des faussaires

Ensuite, Binéssi Jean Obinti, officier de justice, n’a jamais obtenu la licence, donc l’attestation de maîtrise qu’il a présentée pour passer le concours de recrutement d’officier de justice organisé par la Fonction publique au profit du ministère de la Justice est fausse et ne peut en aucun cas produire des effets juridiques à son profit, a expliqué Jean-Baptiste Elias, documents à l’appui. Le conférencier a même exhibé des correspondances signées des doyens Barnabé Gbago (ancien) et actuel le professeur Joël Frédéric Aïvo prouvant qu’il s’agit d’une attestation manipulée.
Une lettre a été adressée au ministère en charge de la Justice pour engager des poursuites à l’encontre du mis en cause. Pour lui, les autorités interpellées sur le dossier ont promis de mettre sur pied une commission qui n’a jamais siégé jusqu'à ce jour.
S’agissant du 3e dossier présenté par le président du Fonac, il a porté sur le fait que l’actuel directeur de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises, Kpèyéton Houansodji perçoit deux salaires (un de la Fonction publique et un autre de l’Obrgm) pendant que son adjoint n’a rien perçu depuis trois ans qu’il est au service de l’Etat béninois. Jean-Baptiste Elias déclare disposer des preuves (fiche de paie et autres) qu’il a présentées.
Le Fonac demande de relever Baba Tadja, Codjo Binessi Jean Obinti de leurs fonctions et de les mettre en débet des sommes qu’ils ont indûment perçues. Et en ce qui concerne Kpèyéton Houansodji, le mettre en débet pour ce qu’il a indûment touché et de lui appliquer la rigueur de la loi?.

Actualités 26 avr. 2016


Election de Miss-Bénin 2016: Les ambassadrices du Zou et des Collines élues

La phase régionale de l’élection de Miss Bénin 2016 se poursuit dans les départements du Bénin. Après les départements de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori, le Zou et les Collines ont élu dans la nuit du samedi 23 avril au dimanche 24 avril leurs ambassadrices. Il s’agit de Bénonie Houédoté pour le Zou et Manuela Honny pour les Collines.

La 22e édition de l’élection de Miss Bénin suit son cours lentement mais sûrement. C’est au cours d’une soirée élective riche en couleurs et en sons organisée à l’hôtel Dako de Bohicon que les départements du Zou et des Collines ont élu les deux ambassadrices qui devront les représenter à la grande finale du Concours national de beauté Miss Bénin édition 2016.

Organisée par l’Association culturelle Miss-Bénin, cette cérémonie a été animée par plusieurs artistes béninois.
Le jury présidé par Freeda Arêmou a fait ses choix après un premier passage de présentation générale suivi de trois parades des candidates. Lors de la première parade, les filles ont défilé en tenue traditionnelle mettant en valeur leur démarche élégante, leur sourire et leur bonne et parfaite exécution des rythmes Goumbé de Dassa et Zinli d’Abomey. La seconde parade s’est déroulée en tenue de plage dite «tenue de vérité». Une phase interdite aux caméras et appareils photos non accrédités. En tenue de soirée pour la troisième et dernière parade, les filles, toutes des étudiantes dans diverses filières, ont été soumises à l’exercice redouté et pourtant tant attendu de l’art oratoire.
Pour ce concours Miss Bénin, il est surtout question de l’alliage entre la beauté, l'élégance et l'intelligence. Ceci pour que ces trois qualités soient dans une harmonie aussi parfaite qu’indiscutable même si…. Un exercice visiblement stressant mais à travers lequel elles devraient présenter devant le public ce que leur inspire le thème retenu cette année : «Enfant de la rue».
Devant le public et de façon surprenante, elles se sont bien tirées d’affaire tant bien que mal même si cet exercice devait mettre à nu les difficultés d’élocution chez certaines et révéler des talents cachés chez d’autres candidates. C’est dire que pour la plupart, les candidates ont mis toutes les chances de leur côté pour impressionner tant les membres du jury que les spectateurs qui ont effectué le déplacement et donné de l’éclat à cette soirée.
A l’issue des différentes étapes exécutées, la présidente du jury, Freeda Arêmou proclame Bénonie Houédoté, Miss-Zou avec pour 1ère dauphine Fleur Linda Dahoui et 2e dauphine Inès Merveille Alaadé. Et, comme Miss-Collines, Manuela Honny. La 1ere et 2e dauphines respectivement, Pamela Zinsou et Richie Mèhou Hounsou ?

Culture 25 avr. 2016


Acte V des Rencontres mensuelles de la culture: Dénonciations, propositions et suggestions pour un meilleur fonctionnement du Fac

L’acte V des Rencontres mensuelles de la culture (Rmc) s’est invitée dans l’actualité au niveau du Fonds d’aide à la culture (Fac). Non pas pour en rajouter à la polémique encore béante, mais plutôt pour des propositions concrètes. Trois panélistes ont planché à l’occasion, sous la modération de l’expert culturel Eric Totah.

Les élections des administrateurs (artistes) du Fonds d’aide à la culture (Fac) ont été mises en veilleuse il y a quelques jours par le ministre en charge de la Culture, Ange N’koué. Celui-ci voulait freiner la polémique, sinon la guerre froide entre acteurs pro et anti élections. Tout sujet y relatif par ces temps qui courent était donc d’intérêt et c’est la raison pour laquelle le Forum culturel du Bénin, structure organisatrice des Rencontres mensuelles de la culture (Rmc) a décidé d’en faire un thème de discussion, samedi 23 avril dernier au Centre culturel Arttistik Africa d’Agla. Pour en discuter, Espéra Donouvossi, manager culturel, représentant de la plate-forme Wanilo, Gaston Eguédji, administrateur au Fonds d’aide à la culture et Claude Balogoun, représentant des artistes au Conseil économique et social ont été invités sous la modération de Eric Totah, expert culturel et ancien secrétaire général du ministère en charge de la Culture.

C’est Gaston Eguédji qui, le premier, se jettera à l’eau. Selon lui, ceux qui pensent que les milliards culturels n’ont pas un impact ont tort. Il y a bel et bien impact sur le secteur, rectifie l’invité des Rmc qui identifie la source de la brouille actuelle au niveau du nouveau décret pris pour organiser les élections des administrateurs. Après avoir donné les détails de l’augmentation du budget du Fonds et rappelé le rôle qu’il y a joué, Claude Balogoun évoquera des difficultés d’ordre structurel et conjoncturel pour résumer la situation actuelle du Fac. «Chacun court pour le financement de ses projets à temps et à contretemps », fait observer ce dernier. Et même s’il pense que le montant du Fonds ne constitue pas en soi le problème, il admettra tout de même que l’augmentation de la cagnotte allouée au secteur culturel, au fil des années, a fini par faire naître des difficultés entre les acteurs. Et à cela s’ajoute, insiste-t-il, l’absence de certains outils de gestion au niveau du Fac. Comme pour appuyer son prédécesseur, Claude Balogoun estime que l’augmentation du budget du Fonds a eu un impact sur le secteur. « Il y a une large différence entre ce qui existait et ce que nous observons aujourd’hui », illustre-t-il. Non sans indiquer qu’il faut réorienter le Fac pour plus d’efficience.

Des réformes pour la transparence et la crédibilité

Plus amer que les autres panélistes, le représentant de la plate-forme Wanilo s’est d’abord livré à une comparaison entre le budget alloué au Fac et plusieurs autres institutions à caractère multinational, finançant des activités culturelles, pour montrer combien il y a gâchis au Bénin. «C’est très grave qu’on dise aujourd’hui que des acteurs culturels se portent mieux, pour illustrer l’impact d’un Fonds sur le secteur », s’offusque Espéra Donouvossi. Il déplore par ailleurs l’alourdissement du mode de fonctionnement de l’institution. Il dit aussi ne pas comprendre le fait que 75% de ceux qui créent réellement au Bénin ne bénéficient d’aucun soutien de la part du Fac et déplore les actions des « fédérations électoralistes » qui germent à chaque veille de scrutin. « Ce fonds s’écarte de ses objectifs donc, il faut marquer une pause et régler les problèmes qui se posent », propose ce panéliste. Les problèmes trouvent entre autres, selon lui, leur source dans le fait que le Fonds d’aide à la culture soit le seul parmi ceux que comptent le Bénin à fonctionner tel quel. Les textes qui le régissent ont aussi des manquements qui permettent les contournements, commente-t-il, tout en suggérant son audit (pour savoir ce qui marche et ce qui ne l’est pas).
De l’avis du panéliste Espéra Donouvossi, les difficultés du Fac seraient moindres si les gens n’avaient pas peur de parler. Evoquant les conditions de la mise sur pied de la plate-forme Wanilo, il expliquera combien certains ont préféré évoquer les difficultés du Fonds en silence, par peur de représailles ou par peur d’être écartés. « Si tu témoignes, on va te noyer », rapporte désespérément le panéliste pour qui, «le Fonds est devenu un moyen de censure» autour duquel s’est constitué « une mafia » qui l’aurait même «pris en otage». Dans ces conditions, il soutient que la seule voie possible pour conjurer les maux, c’est d’aller à des réformes urgentes pour assurer la crédibilité de l’institution ainsi que la transparence en son sein. « Le nouveau décret est la preuve qu’il existe une mafia», argumente-t-il.

Propositions

Au-delà des réformes pour la crédibilité et la transparence, il faut aussi agir sur de nombreux leviers, feront observer des participants à la rencontre. Dénis Avimadjessi va enfoncer le clou souhaitant que ceux qui se font appeler « sommité » dans le milieu culturel soit écarté et qu’on évite d’envoyer l’argent du Fonds dans des structures publiques pour quelque financement. Et pour ce qui est des élections : «Si nous ne trouvons pas des gens responsables, les difficultés vont continuer», lance-t-il, exhortant à l’application pure et simple du statut de l’artiste. Jude Zounmènou regrette lui, que dans la sous-région, le secteur culturel béninois qui s’illustre par les pires rendements ait le plus important financement. L’érection de la Maison de l’artiste et l’application du statut de l’artiste constituent ses deux revendications fortes. «Si le nid de la corruption s’est installé, c’est du fait des acteurs eux-mêmes… Nous percevons le Fonds comme une marmite dans laquelle chacun doit puiser et se servir », souligne Pascal Wanou. A sa suite Hervé Wégbomè demandera qu’on redéfinisse le rôle des experts culturels qui opèrent au niveau du Fac. Méchac Adjaho, caricaturera la situation en indiquant que ce ne sont plus les acteurs qui vont vers le Fonds pour le dépôt des projets, mais qu’ils sont plutôt sollicités par d’autres sources qui leur proposent des projets déjà rédigés à soumettre avec des récépissés d’association tout fait. Lesquels projets, ironise-t-il, sont toujours acceptés et reçoivent les financements sollicités. Une fois cela fait, «un service financier» se mettrait gracieusement aux trousses du pseudo-bénéficiaire pour les formalités au trésor avant de lui indiquer au finish, quelle gestion faire des sous. Giovanni Houansou rejette le nouveau décret, vu par certains comme solution salvatrice. Il comporte des insuffisances graves, regrette-t-il. Il serait même suicidaire de son point de vue. Les experts du Fonds devraient être supprimés selon ses observations. De même, ceux qui ont entretenu et bercé le décret en question doivent être mis de côté, pense ce jeune acteur culturel qui n’oublie pas les misères faites à ceux qui combattent à visage découvert. Pour Samson Adjaho, le Fac ne respecte aucunement les exigences suivant lesquelles les fonds du genre fonctionnent, ce qui l’isole de toute règle d’orthodoxie. Il plaide alors pour un renforcement du suivi-évaluation et la suppression du nouveau décret régissant les élections.

Qui est coupable ?

La réponse à cette question, c’est un autre jeune acteur culturel en la personne de Serge Zossou qui va la donner. Et sans y aller du dos de la cuillère il affirmera sans ambages que tous les acteurs ont une part de responsabilité. Certains par leur silence, et d’autres encore pour y participer activement. Une fois encore, le décret sera identifié comme l’arme et les artistes, les victimes. Ammar Kessab, expert en politique de management culturel indexe aussi le décret comme source de difficultés pour le secteur. Selon cet acteur connu sur le continent comme une personne ressource majeure dans le domaine culturel et actuellement en séjour au Bénin, il faut revoir le fonctionnement du Fac. Lequel serait actuellement calqué sur un mode de fonctionnement qui permette de résoudre des problèmes sociaux. L’expert pense par ailleurs que le nouveau décret est monté de manière à calmer la contestation sociale. « Si vous voulez aller de l’avant, il faut revoir ce mode de fonctionnement », propose-t-il. « L’absence d’un manuel de procédure est une manière de voler l’argent », condamne l’expert qui suggère au Bénin d’imaginer un mode de financement semi-public du Fonds d’aide à la culture.
Cette avalanche de questions et de préoccupations va relancer les débats au niveau du panel. Chacun des trois invités du Forum culturel du Bénin va alors plancher à nouveau et exposer non seulement sa vision, mais aussi ses propositions. Lesquelles propositions, aux dires des organisateurs, seront versées à l’administration publique, notamment au ministère en charge de la Culture, afin qu’il en soit tenu grand compte pour redessiner la carte culturelle du Bénin, notamment en ce qui concerne le financement. Au mois de mai prochain, pour ce qui est de l’acte VI, il sera question de théâtre, ont prévu les initiateurs des Rmc?

Culture 25 avr. 2016


3e Conférence du District 9012 de Rotary international: Une rencontre de célébration des acquis à Cotonou

Cotonou a abrité du 19 au 23 avril dernier les assises de la troisième Assemblée et Conférence du District 9012 du Rotary international. Les assises ont rassemblé des Rotariens en provenance de la sous- région ouest-africaine, de l’Europe, des Etats-Unis et de l’Asie

Après Accra au Ghana en 2014 et Lomé au Togo l’année dernière, le District 9012 du Rotary qui rassemble le Ghana, le Niger le Togo et le Bénin a tenu son 3e Assemblée générale, du 19 au 23 avril dernier à Cotonou. De belles retrouvailles annuelles en somme aux fins de permettre à ses membres de renforcer leurs capacités en leadership, de préparer les nouveaux dirigeants et consolider les acquis et également de s’informer davantage sur les diverses questions inhérentes à la vie et à la vie de leur organisation.

Vendredi 22 avril dernier au cours de l’Assemblée générale, le gouverneur de District Dorothé Gounou a présenté à l’assistance le Ghanéen Robert Atta comme le président de la Conférence, avant de rappeler que les actions de son mandat s’inscriront dans la droite ligne des œuvres de ses illustres prédécesseurs. Il promet améliorer l’image de l’institution et sensibiliser ses membres à travailler au quotidien pour redonner espoir à tous ceux qui l’ont perdu.
S’appuyant sur une pensée de Martin Luther King : «Si j’aide une seule personne à avoir de l’espoir je n’aurais pas vécu inutilement», le gouverneur du District 9012 a exhorté les uns et les autres à poursuivre le combat pour assurer un mieux-être à tous. L’éducation, la santé, l’eau, la paix, l’espoir et la… vie elle-même sont, entre autres secteurs dans lesquels intervient cette organisation. Il a convié les participants aux assises à travailler à l’élimination de la pauvreté. «Aiguisons nos outils pour que l’action prédomine sur la parole», a- t-il conclu
Après lui, c’est d'une voix chargée d’émotion que le représentant du Rotary international Charles Zaugg s’est adressé à l’assistance. On retient de son intervention que la diversité des cultures et des expériences permettent au Rotary international d’apprécier diversement les problèmes aux fins d’en trouver des solutions. Puis, il a salué l’engagement des uns et des autres.
Invitée d’honneur, Koubourath Osséni, grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, s’est dite sensible à l’honneur qui lui a été fait, avant de rappeler que c’est bien la 5e fois que le Bénin abrite pareilles assises. Elle avoue partager l’idéal de Rotary pour lequel elle dit se battre toute sa vie, car c’est un idéal noble : « Mettre son temps, l’argent, le talent le savoir- faire pour le bien-être de l’humanité », a-t-elle indiqué. Elle a ajouté que « le monde a les mains tendues pour que Rotary lui vienne en aide dans la lutte contre la pauvreté et autres maladies notamment la poliomyélite»?

Actualités 25 avr. 2016


Comité de normalisation du football béninois: Le délai du 30 avril arrive à expiration à grands pas

Installé le 9 novembre 2015 par la Fifa, le Comité de normalisation du football béninois (Conor) est loin d’avoir achevé la mission qui lui avait été assignée, alors que le délai du 30 avril arrive à expiration dans quelques jours. Déjà, les supputations vont bon train. Que fera la Fifa? Démettre ses membres ou les reconduire tout simplement?

L’ambition de Gianni Infantino, en prenant la succession de Joseph Sepp Blatter à la tête de la Fifa, était de donner une autre dimension à la pratique du football au niveau des associations nationales membres. Celles qui l’ont compris, se sont déjà engagées dans cette dynamique et avancent. Mais d’autres, habituées à gérer les crises de leur football plutôt qu’à se consacrer à son développement, sont là en train de s’enliser davantage. En Afrique, ces associations sont légion.

C’est le cas en Guinée où, depuis quelques jours, le championnat national s’est arrêté, parce que la fédération a décidé de se payer sa crise. Le président de la Fédération guinéenne de football (Feguifoot), Salifou Camara, contesté depuis plusieurs semaines, a été suspendu par 11 des 15 membres de son Comité exécutif. C’est après qu’il ait limogé son secrétaire général, vendredi 15 avril dernier. Ses détracteurs ont déjà appelé à la tenue d’une assemblée générale extraordinaire le 15 juillet prochain. Il y a quelques semaines, ils avaient signé une pétition pour réclamer le départ de Camara, réélu en août dernier et accusé de gestion opaque des fonds de la Feguifoot. Soutenus notamment par les arbitres et les 8 ligues régionales, ils en appellent désormais à la "mise en œuvre du processus de normalisation" du football guinéen. Mais entre-temps, le championnat guinéen a été arrêté. Des experts de la Fifa et de la Caf, Prosper Abéga, Corvaro Primo et Amadou Diakité étaient, il y a quelques jours à Conakry.
Et comme si cela ne suffisait pas, c’est le football nigérian et sa fédération qui se sont aussi invités dans la crise. Depuis quelques semaines, rien ne va à la Fédération du Nigeria (NFF) avec un conflit qui oppose son actuel président, Amaju Pinnick, à Chris Giwa qui conteste son élection et a reçu le soutien de la justice.
En effet, la Cour de Justice de Jos dans un verdict qu’elle a rendu, vendredi 15 avril dernier, suite à un recours déposé par Chris Giwa, candidat malheureux des élections en 2014, ne reconnait pas Amaju Pinnick, ouvrant ainsi une autre crise. Giwa avait déjà tenté de faire invalider l’élection de Pinnick en vain, n’eut été l’intervention de la Fifa qui a reconnu la validité des assises. Auparavant, c’est l’élection de Giwa qui avait été invalidé par l’instance mondiale à cause de nombreux dysfonctionnements. Face à cette nouvelle situation, la NFF a fait appel de la décision de la Cour. Si l’affaire perdure, la Fifa, au motif d’une interférence du gouvernement dans les affaires du football, ne devrait pas tarder à réagir. Du boulot attend donc la Fifa en Guinée et au Nigeria, alors qu’elle est loin d’avoir démêlé les écheveaux avec la crise du football béninois qui perdure.
En effet, prenant la mesure de la situation, la Fifa, comme elle l’a fait dans d’autres pays, a nommé un Comité de normalisation avec à sa tête Me Rafiou Paraïso. La mission à lui dévolue par l’instance faîtière du football mondial, était de ramener la sérénité et de procéder à une reprise normale des activités footballistiques, y compris de l’équipe nationale, ainsi que d’organiser le congrès électif de la Fédération béninoise de football (FBF) au plus tard le 30 avril 2016.

Quel bilan pour le Conor ?

Passé l’exclusion par la Fifa de 3 de ses membres sur les 7 qu’il comptait au départ, le Conor a arrêté un chronogramme d’activités, qu'il s’est employé à exécuter. Par rapport à sa mission qui est relative au retour de la sérénité, il a rencontré tous les acteurs de la famille du football béninois, à son siège à Porto-Novo et au cours d’une tournée effectuée à travers tout le pays. L’objectif était de recueillir leurs préoccupations et leurs attentes par rapport aux maux dont souffre le football béninois. L’essence de la réconciliation, avaient indiqué les membres du Conor pour justifier leur démarche, était au prime abord de rencontrer les acteurs. Il en ressort que les acteurs rencontrés ont appelé de leurs vœux à l’organisation des championnats nationaux de transition. Ce qui est aujourd’hui une réalité. Ainsi, les stades ont repris droit de cité, que ce soit en ligue 1, en ligue 2 et en ligue 3, après que les clubs, au nombre d’une trentaine, aient rempli les cahiers de charges. Il en est de même avec le championnat régional, au niveau des ligues départementales. Bientôt le championnat féminin va suivre.
Dans la foulée, il y a aussi eu la double confrontation des Ecureuils du Bénin avec les Bright Stars du Soudan du Sud dans le cadre des 3e et 4e journées des éliminatoires de la Can Gabon 2017. Lesquelles ont été ponctuées par deux victoires qui redonnent espoir pour la qualification à la phase finale de Gabon 2017.
Par ailleurs, les équipes des catégories d’âge du Bénin ont été engagées dans les éliminatoires des Can U-20, Zambie 2017 et U-17, Madagascar 2017. L’organisation des différents championnats lancés depuis mercredi 2 mars à Djougou et qui s’anime actuellement, permettra de constituer ces sélections de catégories d’âge.
De même, le volet formation des acteurs n’a pas été occulté. C’est dans ce cadre que le Conor a négocié et obtenu auprès de la Fifa, la formation des arbitres en décembre 2015. Une autre est déjà programmée pour la fin de ce mois sous la houlette de l’expert malien Magassa Bekaye. Les capacités des secrétaires généraux de clubs ainsi que des commissaires au match ont été aussi renforcées, afin de leur permettre de mieux jouer leurs partitions au cours des différents championnats.
S’agissant donc de la relance des activités footballistiques, il n’y a rien à redire. L’évidence est là, quand bien même pour certains, l’organisation des championnats était subsidiaire.
Le week-end dernier, les stades béninois ont vibré aux rythmes des matches de la 10e journée de la Ligue 1 et de la 7e journée de la Ligue 2. Les clubs, en dépit des actions menées pour les démobiliser et les contraindre à abandonner, continuent de jouer dans l’espoir qu’ils bénéficieront enfin de la subvention que le Conor leur avait promise.

A chacun son opinion

Pour ce qui est de l’accomplissement de la mission de ramener la sérénité, les acteurs ont leurs points de vue. Les assises pour réfléchir sur le football béninois programmées dans ce cadre par le Conor, ainsi que la Nuit des anciennes gloires qu’il a annoncée, n’ont pu être organisées jusqu’à ce jour. Pour ce faire, il avait mis en place des commissions qui avaient déjà commencé les préparatifs des activités. Des dates avaient même été arrêtées. Il en est de même pour l’organisation du Congrès électif de la Fbf. Décidé à respecter rigoureusement le délai qui lui a été accordé, le Conor avait procédé à l’appel à candidatures pour l’élection du Comité exécutif de la Fédération et une date, le 4 avril dernier, retenue pour aller au congrès. Finalement, des difficultés financières auxquelles le Conor a été confrontées, n’ont pas permis leur tenue, alors que le délai du 30 avril arrive à expiration dans 6 jours.
Et pourtant, un projet de budget avait été soumis au gouvernement qui l’a adopté depuis décembre 2015. Il prenait aussi en compte la subvention des équipes qui participent aux différents championnats en cours. Autant d’acquis que d’obstacles rencontrés jusqu’à présent par les membres du Conor et leur président, Me Rafiou Paraïso, qui désormais ont leur destin entre les mains de la Fifa. Seront-ils en mesure d’organiser les assises et le congrès électif avant le 30 avril prochain ? Ou, doit-on, à l’expiration de ce délai, conclure tout simplement à leur incapacité à accomplir la mission qui leur a été assignée ?
Seule la Fifa nous fixera. De là qu’elle arrive à la conclusion que Me Rafiou Paraïso et les membres du Conor ont failli, elle devrait sans surprises les démettre et procéder carrément à leur remplacement comme c’était déjà le cas avec les Comité de normalisation installés au Togo, au Gabon et au Cameroun. Si elle ne trouvait rien à leur reprocher, elle prolongera alors leur mandat.
A supposer qu’elle le prolonge et que le gouvernement ne soit pas disposé à mettre le financement attendu à la disposition du Conor, ce sera toujours le statu quo. Certes, c’est l’Etat béninois qui, après avoir retiré son agrément à la Fbf et s’être retrouvé face à une situation qu’il n’arrivait plus à maîtriser, a dû appeler la Fifa et la Caf au secours. Mais avant d’installer le Conor, il a fallu que ces deux instances constatent par elles mêmes, la situation qui règne au niveau de la Fédération. Ce qui les a conduites à suspendre le Comité exécutif alors dirigé par l’honorable Augustin Ahouanvoébla.
Qu’elle démette Me Rafiou Paraïso et son équipe ou leur renouvelle sa confiance, il faudrait que la Fifa décline bien le contenu de sa mission qui vise à ramener la sérénité. Les contours de cette tâche sont bien loin d’être appréhendés. Faudrait-il y entendre nécessairement l’organisation d’assises financées par le gouvernement en place ? Si ces assises sont si nécessaires, pourquoi est-ce qu’elles n’ont pas eu lieu au Togo, au Gabon et au Cameroun ? Et pourquoi, la Fifa ne peut-elle, elle-même pas les financer ??

Sports 25 avr. 2016


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