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Nouvelles

Trois questions à Carmen Toudonou au sujet de l’initiative Miss Littérature : « Ce sera la plus prestigieuse soirée littéraire jamais organisée au Bénin »

La beauté n’est rien sans la flamme de l’intelligence… Et l’intelligence ne s’épanouit que dans l’univers des beaux livres. C’est fort de cela que l’auteure Carmen Toudonou a initié le « grand concours national de compte rendu de lecture: Miss Littérature ». L’excellence au féminin comme elle se plait à le dire sera une réalité sous peu et se propose d’être l’un des évènements majeurs du genre littéraire au Bénin. De quoi cela retourne ? Comment y participer ? Carmen Toudonou apporte des clarifications en trois réponses.

La Nation : En quoi consiste le concours Miss Littérature?

Carmen Toudonou : Le concours Miss Littérature est une compétition de compte rendu littéraire. Il s'adresse aux jeunes filles âgées de 16 à 22 ans. Les inscriptions sont ouvertes depuis une dizaine de jours et s'achèvent le 20 avril prochain. Dans une semaine. Dans la première quinzaine de mai, nous procéderons à la présélection à Cotonou. À cette occasion, un ouvrage sera imposé aux candidates, ouvrage qu'elles auront le temps de lire pendant deux semaines, et à propos duquel elles répondront aux questions du concours. Les dix meilleures à l'issue de cette présélection seront qualifiées pour la soirée finale, le 02 juillet prochain, toujours à Cotonou. Ce sera la plus prestigieuse soirée littéraire jamais organisée au Bénin, avec de nombreux artistes invités, et les prestations des finalistes en culture générale, culture littéraire et compte rendu de lecture.

Comment s'inscrire ?

Pour s'inscrire, il suffit de se rendre sur la page Facebook "Miss Littérature Bénin" et de suivre les instructions. Nous encourageons toutes les jeunes filles intéressées par la littérature à prendre part à cette compétition. Les finalistes auront à rencontrer des auteurs béninois. Elles repartiront avec des lots très intéressants : ordinateurs, iPads, lots de dictionnaires et de livres. Notre objectif est de prouver que la beauté ne vaut pas grand chose sans la flamme de l'intelligence et que, a contrario, l'on n'est pas tenu d'être ringard quand on aime lire.

Qui sont les organisateurs de Miss Littérature ?

Je préside le comité d'organisation, qui est composé d'autres écrivains, dont Habib Dakpogan. Nous souhaitons l'accompagnement de toute personne intéressée par la promotion de la littérature auprès des jeunes. Parce que nous estimons qu'il ne suffit pas d'affirmer que les jeunes ne lisent plus, que le niveau des jeunes est en baisse constante. Il faut surtout agir. Susciter la saine émulation. Nous comptons y parvenir avec l'aide de tous¦

Culture 15 avr. 2016


Ministère en charge de l’Enseignement secondaire: Passation de charge manquée à la DEC à Porto-Novo

La directrice des Examens et Concours (Dec) du ministère en charge de l’Enseignement secondaire, Catherine Sarrè Mègninou a tourné en dérision jeudi 14 avril, une délégation de son ministère de tutelle qui la sommait de passer service à son successeur, Kakpo Mahougnon bien connu dans ce service.

La directrice des Examens et Concours (Dec) du ministère en charge de l’Enseignement secondaire, Catherine Sarrè Mègninou est relevée depuis jeudi 14 avril, de ses fonctions. Elle a été sommée de passer service dans la même journée à Kakpo Mahougnon, qui n’est rien d’autre que celui des mains de qui elle a elle-même pris le témoin en avril 2012. Mais cette passation de charge n’a pas eu lieu. Et pour cause, la Dec sortante a trouvé la procédure très biaisée. Catherine Sarrè Mègninou ne conçoit pas qu’on lui annonce par téléphone son limogeage sans aucun acte matériel lui notifiant cela. Mieux étant donné qu’elle a été nommée par décret, elle aurait souhaité que l’autorité ministérielle suive le parallélisme de forme. Elle sera défendue par le porte-parole des agents de la Dec, Roger Adoté Mensah. A travers une déclaration lue par ce dernier dans les locaux de la Dec, les manifestants trouvent suspect ce limogeage précipité au moment où la Dec est en pleins travaux de tirages des épreuves du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) Aide comptable et Employé de bureau, du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et autres. Aussi, les agents acquis à la cause de la Dec sortante dénoncent-ils par ailleurs le retour de Kakpo Mahougnon qui a été contraint à partir le 10 avril 2012 après avoir passé cinq ans à la tête de cette maison, suite à un mouvement de soulèvement du personnel. Lequel personnel a des griefs contre sa méthode de gestion des ressources humaines, rappelle Roger Adoté Mensah.

Récriminations

Toutes les récriminations du porte-parole des agents de la DEC semblent ne pas ébranler l’autorité ministérielle. Puisque quelques minutes après la déclaration, une forte délégation du ministère en charge de l‘Enseignement secondaire descend sur la Dec. La délégation est conduite par le directeur de cabinet du ministre, Soulé Alagbé, accompagné entre autres du secrétaire général du ministre, Sourakatou Sanni et du syndicaliste du ministère Aubin Adoukonou. La délégation était porteuse de l’arrêté portant relèvement de Catherine Sarrè Mègninou. Mais elle n’a pu la notifier à la directrice sortante. Celle-ci a d‘abord fait poiroter la délégation de 16 h jusqu‘à 19h. Elle s’est enfermée au bureau. La délégation a tenté de la joindre par téléphone en vain. Pis, aucun des agents n’était prêt à renseigner Soulé Alagbé et sa suite pour qu’ils la rencontrent et lui transmettent le message. Criblés de questions, les agents du secrétariat particulier de la Dec ont fini par lâcher que leur patronne serait prise par les travaux de tirage d’épreuves. Lesquels travaux sont très délicats et qui nécessitent une forte concentration de la directrice. Ce qui a fini par tempérer tant soit peu la délégation du ministère qui menaçait même déjà de faire recours au service d’huissier de justice pour défoncer les portes et installer de force le nouveau Dec. Soulé Alagbé et sa suite décident quand même de faire pied de grue dans la cour de la Dec même s’il faut dormir sur les lieux, jusqu’à ce qu’elle achève ses travaux. La délégation en était là quand à 19h, Catherine Sarrè Mègninou descend de son bureau sis à l’étage. Elle cherchait à aller chez elle faisant semblant de ne pas voir la délégation du ministère qui l’attendait en bas. Mais elle se ravisera décidant d’aller lui présenter ses civilités. C’est ainsi que Soulé Alagbé et sa suite lui signifieront la raison de leur visite. Mais entre-temps, le chef de la délégation fera comprendre à la Dec sortante que ce n’est pas une affaire de debout. Il faut qu’elle les fasse entrer dans son bureau. Ce qu’elle refusa catégoriquement. Néanmoins elle fait monter à l’étage la délégation qu’elle reçoit dans sa salle d’attente.

45 mn d'échange

Les discussions ont été faites à huis clos. Mais quelques bribes des échanges se laissaient échapper de temps en temps. On entend la voix de la Dec sortante qui s’oppose à la réception de l’arrêté de son limogeage sous prétexte que la procédure est biaisée. Pour elle, on ne peut pas chercher à lui notifier l’arrêté de relèvement et la sommer de passer service séance tenante. Il lui faudra quelques jours pour organiser la passation de charge surtout qu’elle est à une période de préparatifs des travaux d’examen scolaire du niveau de l’Enseignement secondaire. Après plus de 45 mn d’échanges, les deux parties n’ont pas trouvé un terrain d’entente. Catherine Sarrè Mègninou est restée campée sur sa position et refuse de prendre l’arrêté des mains du directeur de cabinet de son ministre. Face à la situation, la délégation décide de rebrousser chemin pour rendre compte à l’autorité ministérielle à Cotonou.
Aux dernières nouvelles, on apprend de sources proches du ministère, que cette passation de charge aura lieu de gré ou de force ce vendredi matin ¦

Actualités 15 avr. 2016


Suspension de la procédure de recrutement de certains agents de l’Etat: «Les concours sont propres», réitère l’ancien ministre Aboubacar Yaya

L’ancien ministre de la Fonction publique s’insurge contre les allégations de fraudes évoquées à propos des derniers concours de recrutement au profit de la Douane, des Impôts, du Trésor, de la Justice, de l’Enseignement, etc. Lesdits concours de recrutement sont «propres», a réaffirmé jeudi 14 avril Aboubacar Yaya sur une radio à Parakou, au lendemain de la suspension par le gouvernement de la procédure d’engagement dans la Fonction publique entamée depuis le 1er janvier 2015.

«Je défie tout Béninois de venir devant moi et de dire qu’il a remis de l’argent à moi, Aboubacar Yaya, pour réussir. Je suis musulman. Je suis serein. C’est de l’intoxication, de la méchanceté pure et simple », répond-t-il à ceux qui l’accusent d’avoir été approché par des lauréats ou leurs proches. Aussi, ne doit-on pas confondre suspension et annulation, insiste l’ancien ministre. Juriste de son état, il affirme que le gouvernement n’a pas les compétences d’annuler lesdits concours mais que cela relève plutôt des prérogatives de la chambre administrative de la Cour suprême. Et jusqu’à l’heure actuelle, croit savoir Aboubacar Yaya, aucune plainte n’a été déposée auprès de la haute juridiction. «Si jamais le gouvernement annulait ces concours, il sera poursuivi pour excès de pouvoir», avertit-il, avant de dévoiler que les lauréats des concours ont déjà pris un avocat à ce sujet. A l’en croire, ces derniers sont déjà des agents permanents de l’Etat. Les révoquer constituerait un licenciement abusif, estime l’ancien ministre. Pour lui, le nouveau gouvernement ne doit pas se laisser «berner». «On ne dirige pas sur la base des rumeurs, sur la base de ce qui se fait dans la rue», indique Aboubacar Yaya. Curieusement, il remercie les lauréats qui étaient dans la rue et qui ont organisé jeudi 14 avril un sit-in devant la Présidence. «Ils sont en train de revendiquer leur droit», souligne-t-il.

Actualités 15 avr. 2016


Premier Conseil des ministres du gouvernement Talon: La suspension des concours agite les pensées

Le premier Conseil des ministres du gouvernement Patrice Talon, tenu dans la journée du mercredi 13 avril dernier, a pris un certain nombre de décisions qui contredisent celles prises par le régime précédent. Au nombre de ces décisions figure la suspension de tous les concours à polémique organisés depuis le 1er janvier 2015 dans tous les corps de l’Etat notamment : Douane, Impôts, Trésor, Justice, Enseignement, Jeunesse et Sports. Reçue avec allégresse dans le camp de certains Béninois, cette décision est source de désarroi chez d’autres.

Rock Hounkpè, un des lauréats des concours au corps de conducteurs de véhicules administratifs (CVA)

«Il ressort du Conseil des ministres que les concours sont suspendus. Nous saluons cette décision, puisque les concours ne sont pas encore annulés. Mais nous voudrions vivement que le président et ses ministres prennent toutes les dispositions pour redonner de la crédibilité à notre concours et ne l’annulent pas. Il y en a comme moi qui n’ont été aidés par personne. Mais nos collègues ne nous aiment pas dans les services, ils nous prennent pour des voleurs. Or, c’est grâce à mes compétences et à Dieu que je suis admis au corps de conducteurs de véhicules administratifs. Je demande au président Patrice Talon de bien examiner le dossier car tout le monde n’a pas péché».

Théodore Kpodohounhouè, un des lauréats du concours au corps de l’administration de l’économie et des finances

«Nous ne sommes pas d’accord avec la suspension des concours puisque cette décision finira par chuter sur leur annulation. La plupart des admis à ces concours viennent des familles pauvres, contrairement à ce qui se chante sur tous les toits. L’annulation de ce concours nous enverrait en agonie. Nous souhaitons que les dispositions légales soient appliquées».
Christophe Béni, agent en administration des assurances
«Depuis un bon moment, certains concours font l’objet de critiques tous azimuts. C’est à croire qu’au Bénin, il n'y a plus d'intelligents, des gens capables de réussir à un quelconque concours. C’est dommage que les autorités ne demandent qu’une pure et simple annulation des concours. Je voudrais demander au président de la République de gérer cette affaire avec beaucoup de patience, de sagesse et de savoir qu’il y a des gens qui ont vraiment travaillé pour réussir et donc annuler ces concours ne serait qu’un tort fait aux vrais lauréats. Sur six personnes dans le corps des économètres, deux sont admis. Même chose dans le rang des administrateurs des assurances dont je fais partie et là, peut-on dire qu’il y a eu fraude ?»

Dè Sodji Abéo, Animateur de la vie politique au Bénin

«Sans esprit de polémique, il faut remonter à la source qui a conduit à cette décision, C’est-à-dire à la confusion dans laquelle l’ancien président Boni Yayi lui-même a entouré ces problèmes de recrutement. Le pouvoir politique a bien fait de prendre cette décision le plus tôt. Parmi les déclarés admis, se trouvent ceux-là qui n’ont pas composé et qui n’ont même pas déposé de dossiers parce qu’ils appartiennent à une aire géographique. Où va le pays? Que les épreuves de ce concours soient réorganisées pour qu’on sache que nous appartenons à une même carte et nous chantons le même hymne national. Je souhaite bon vent à notre nouveau gouvernement et du courage au nouveau président pour faire tourner dans le bon sens, la grande roue de l’espérance qui était grippée sous son prédécesseur».

Bienvenu CAPO : Citoyen

«Les syndicalistes avaient décrié ce concours mais le gouvernement d’alors ne leur avait pas prêté oreilles. Nous sommes dans un pays de droit. Nous ne pouvons donc admettre que des personnes qui ne savent écrire leur nom, soient admises à un concours national alors que d’autres se battent pour exceller. Cependant, ils échouent parce qu’ils n’ont personne. Il faut réorganiser ou carrément remonter aux copies pour reprendre la correction afin que certains ne se sentent pas lésés dans cette affaire».

Brice Tabé, un des candidats malheureux aux concours de la Douane

«Il y a des candidats compétents, ayant de bons niveaux, qui ont échoué. Dans le même temps, d’autres n’ont pas composé, ils n’ont même pas déposé de dossiers mais qui sont admis pour le concours de la Douane. Dans ce pays, les choses vont de mal en pis. Si tes parents ne font pas la politique ou s’ils ne font pas partie des richissimes de ce pays, tu ne peux pas réussir à un concours. Je veux que les concours soient simplement annulés et qu’on reprenne les épreuves. Ainsi, chacun démontrera sa force sur sa copie et là ceux qui étaient réellement admis, se retrouveront de nouveau à leur place respective».

Par Charnok GBAGUIDI & Pélagie TOUKO (stagiaires)

Actualités 15 avr. 2016


Suspension de la procédure de recrutement de certains agents de l’Etat: «Les nouveaux douaniers ne peuvent que s’en prendre à ceux qui les ont envoyés au camp»

La décision du Conseil des ministres en date du 13 avril dernier, de suspendre les concours à polémique, intervient alors que les nouvelles recrues à la Douane sont presque à terme de la formation militaire. Marcellin Laourou, secrétaire général du syndicat de la Douane, donne son appréciation de cette décision et des autres qui sortent du dernier Conseil des ministres concernant sa corporation.

La Nation : Le dernier concours de recrutement d’agents à la Douane vient d’être suspendu. Vous en êtes certainement satisfait ?

Marcellin Laourou : A priori, je dis que c’est un motif de satisfaction si je veux vous répondre sans ambages. Dans nos précédentes revendications, le premier acte que nous avons demandé au gouvernement de prendre, c’est la suspension. Ensuite, il faut mener les investigations et situer les responsabilités et annuler le concours au regard des irrégularités que nous aurons à révéler et mis à leur disposition. Nous sommes conscients qu’il y a eu beaucoup d’irrégularités et nous avons les preuves. En son temps, on savait que si le gouvernement engage l’enquête, les choses allaient être mises au clair. Mais au-delà de ça, notre objectif, ce n’est pas une suspension ou pour nous donner l’impression d’un dilatoire pour calmer les syndicalistes afin que la situation reste telle. C’est un dossier que nous allons suivre. Par rapport à la seconde étape, nous voudrons, afin d’être totalement satisfaits, que la commission d’enquête commence le travail le plus tôt possible. Secundo, que cette commission écoute toutes les personnes qui ont des éléments à mettre à leur disposition, surtout les partenaires sociaux. Ensuite, que des enquêtes soient menées au niveau des lauréats. Parce que, même les lauréats ont commencé par parler. Que les professeurs qui ont corrigé les copies soient écoutés. Tout ça rassemblé fera jaillir la vérité. Cette vérité conduira le gouvernement à l’annulation. Les preuves seront tellement palpables que le gouvernement sera obligé de prendre une décision, faute de quoi l’esprit d’équité et de justice qui devait guider les concours sera brisé. Nous sommes déjà satisfaits mais nous voulons que le gouvernement aille loin. Si les responsabilités sont situées, que des sanctions soient prises pour qu’on n’assiste plus à ces genres de concours au Bénin.

Les douaniers admis à ce concours sont presque à terme de la formation et la suspension tombe. Que vont-ils devenir ?

En réalité, les lauréats ont reçu une formation militaire commune de base. Mais, la Constitution fait obligation à tout citoyen de faire le service militaire. A partir du moment où, ils sont des citoyens béninois et que c’est l’Etat même qui a voulu les mettre dans cette situation en les soumettant à la formation de façon précipitée et illégale, ils ne peuvent que s’en prendre à ceux qui les y ont envoyés. Puisque quand on négociait, l’ancien président de la République a dit que si on constate qu’il y a des irrégularités, nous allons purement et simplement les renvoyer. Nous considérons donc qu’ils ont fait le service militaire d’intérêt national. Ce n’est pas encore une formation douanière.

Le Conseil des ministres a également abrogé des décrets relatifs aux forces de sécurité et assimilés, notamment la Douane. Qu’en dites-vous ?

Les décrets qui concernent la Douane, sont des décrets spécifiques. C’est-à-dire des décrets qui ont trait à la spécificité de nos missions. Quand on prend les décrets de manière générale, on voit que les décrets spécifiques ne concernent pas les autres corps. C’est dire que peut-être ils ont fait le travail dans le cadre tracé, aux yeux du gouvernement. En ce qui concerne la Douane, c’est peut-être que le gouvernement reproche quelque chose à ces décrets. Ce qui est sûr, nous serons appelés et on nous demandera d’expliquer tel aspect ou telle disposition. On va se comprendre. Puisque nous avons besoin de certains décrets pour régir notre corporation. Il y a un décret sans lequel, c’est comme si nous ne sommes régis par aucune loi de la République. Parce que la loi 2015-20 abroge déjà tous les anciens textes qui nous régissent. S’il y a des choses à corriger, on va le faire pour répondre à l’attente du gouvernement et la lutte va continuer.

Actualités 15 avr. 2016


Paul Essè Iko au sujet de la suspension des concours de recrutement: «Nos combats sont en train de payer mais nous suivons de près»

Le premier Conseil des ministres du régime de la rupture s’est tenu mercredi 13 avril dernier avec à la clé, plusieurs décisions. Entre autres, il a décidé de «suspendre la procédure d’engagement dans la fonction publique, des agents recrutés à l’occasion des concours organisés depuis le 1er janvier 2015 dans tous les corps de l’Etat». Paul Essè Iko, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), qui défend l’annulation desdits concours exprime sa satisfaction pour cette décision mais dit veiller au grain pour la suite.

La Nation :Le Conseil des ministres a décidé de suspendre les concours de recrutement depuis le premier trimestre 2015. Est-ce là un motif de satisfaction ?

Paul Essè Iko : Il faut dire que nos combats sont en train de payer. C’est bien ! C’est une bonne chose. Il faudra rester en éveil et poursuivre le combat pour qu’on n’ait plus d’impunité dans notre pays. Je pense que nous sommes satisfaits mais à moitié. Parce que la démarche même, elle est bonne. Il s’agit de suspendre ces concours là et de mener des enquêtes afin d’exhiber les preuves. Car, il y a des preuves qui permettent de régler un autre problème qui est celui de l’impunité. Donc avec les preuves, les fautifs seront châtiés pour qu’il n’y ait plus de ces concours frauduleux. Mais si on annulait purement et simplement, il n’y aurait plus question d’enquête parce qu’on aurait déjà réglé tout le problème. Je suis d’accord avec cette suspension qui va ensuite permettre de mener les investigations et interroger tous les acteurs de la chaîne depuis les autorités aux correcteurs en passant par les secrétaires et autres. Il faut arriver à identifier ceux qui ont glissé des noms, ceux qui ont fait que des gens n’ont pas composé mais sont admis. Par exemple, au niveau de l’enseignement primaire et secondaire, où l’ancien président a dit qu’il voulait recruter un certain nombre de personnes, nous avons appris que des noms ont été substitués. Qui sont ceux qui ont agi de cette manière ? Et c’est à l’avant-veille de l’investiture du nouveau président que les noms ont été envoyés au ministère de la Fonction publique. Et ce sont des cadres de ce ministère qui ont protesté auprès de nous par rapport à ça. Je suis donc d’accord avec la suspension mais j’insiste qu’il faut que cela soit suivi d’investigation.

Avez-vous confiance en ces commissions d’enquête pour l’atteinte d’un bon résultat ?

Nous suivons ! Si le bateau prend l’eau quelque part, on avisera. Parce qu’il faut qu’on veille au grain et suivre les choses de très près.

Certains admis ont pris service depuis des mois sans rien percevoir. Maintenant que le concours est suspendu, que deviendront-ils ? Et les douaniers qui ont fini à peine la formation militaire ?

Quand on me pose cette question, je réponds par un exemple. Prenez un travailleur qui serait rentré dans la Fonction publique avec un faux diplôme. Il a fait déjà 10 ans et on se rend compte que c’est un faux diplôme. Que fera l’Etat ? On le retire du boulot et il perd tous les droits. Parce qu’à l’origine, il y a la fraude. Donc c’est pour dire que si on constate qu’à la base de la procédure, il y a des éléments délictueux, des éléments frauduleux, on arrête tout. Si ces concours sont annulés, il y en aura d’autres qui seront organisés et les jeunes à la quête de l’emploi devront pouvoir y participer. Mais s’ils estiment qu’ils ont eu des préjudices, alors ils s’attaquent à l’Etat par des voies de recours. Mais il faut qu’ils prouvent leur intégrité et leur honnêteté à pouvoir exiger la justice ?

Propos recueillis par Claudel HOUNTON (Stagiaire)

Actualités 15 avr. 2016


Suspension de la procédure de recrutement de certains agents de l’Etat: Les admis aux Impôts et Trésor font un sit-in à la Marina

Les agents admis à l’occasion du concours 2015 de recrutement au Trésor et aux Impôts ont battu le macadam ce jeudi matin. Ils étaient allés à la présidence pour faire savoir leur amertume quant à la décision du gouvernement de suspendre le concours auquel ils ont été admis.

Bandeaux rouges à la tête, ils étaient nombreux, ces jeunes aux concours à polémique dont le gouvernement a décidé mercredi de la suspension. Après plus de 6 mois de service, ils n’entendent pas consommer toute crue, cette décision qui n’est, selon eux, qu’une injustice. C’est la raison de leur descente à la présidence de la République pour se faire entendre par la haute autorité. Leur souhait à l’arrivée était de rencontrer le chef de l’Etat ou alors le ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence. Mais la garde républicaine qui a encadré le sit-in ne leur permettra pas de franchir l’entrée de la Présidence. Cependant, ils ont pu remettre leur motion au commandant de la garde républicaine Idjouola Tétédé, qui a promis de le transmettre à qui de droit. Il les a par ailleurs appelés au calme. Pour Prunelle Alogou, l’une des manifestants, il faut dire non à l’injustice. «Nous avons laissé, enfants et parents depuis 6 mois pour servir l’Etat. On prend même Zém pour rallier nos postes chaque jour. Et à ce jour on n’a reçu aucun franc», raconte-t-elle presque en larme. Elle trouve que le gouvernement se base sur la «jalousie» d’une certaine frange de la population pour prendre cette décision «injuste» à son avis. Dans l’espoir qu’ils se feront entendre, les manifestants disent ne jamais être renvoyés au chômage de la sorte. Ils ont ensuite mis cap sur leur ministère de tutelle pour la même manœuvre qu’à la Présidence.

Actualités 15 avr. 2016


Championnat de transition: Le Conor confirme le démarrage de la phase retour

La phase retour des championnats de transition Ligue 1, Ligue 2 et Ligue 3 démarre effectivement à partir de demain, samedi 16 avril, conformément aux calendriers établis. C’est ce qui ressort de la correspondance signée, mercredi 13 avril dernier, par le président du Comité ad'hoc de la Ligue de football du Bénin du Comité de normalisation, Quentin Didavi.

Après une semaine de trêve, la Ligue 1 reprend ses droits à partir de demain, samedi 16 avril, avec les matches de sa phase retour. Pour le compte de cette 8e journée, l’explication entre les mal classés, Mogas 90 et AS Police, ainsi que le derby septentrional qui mettra aux prises les Buffles et les Panthères à Parakou, retiendront l’attention au niveau de la poule A. A suspenses s’annoncent aussi, tous les trois matches programmés dans la poule B. Outre le derby de la capitale entre ASOS et Dragons, USS Kraké et JAC seront aux prises dans le cadre d’une explication qualifiée de duel au sommet. On suivra aussi avec attention les retrouvailles entre la JAC et ESAE.

Au terme de la phase aller, ce sont les équipes de l’Aspac FC et de l’USS Kraké qui étaient en tête dans leurs poules respectives. C’est avec l’espoir de conserver leur place de leader au classement, jusqu’à la fin de la compétition, qu’ils commenceront cette phase retour. ?

Classement au terme de la phasse allerPoule A
1er ASPAC 14 pts +4
2e Buffles 13 pts +3
3e Energies 12 pts +4
4e Panthères 4 pts -3
5e Tonnerres 3 pts -2
6e Mogas 90 3 pts -3
7e AS Police 3 pts -3
Poule B
1er USS Kraké 11pts +8
2e ESAE FC 10pts +2
3e JAC 8pts 0
4e Ayéma 7 pts 0
5e Requins 7 pts -3
6e Dragons 7pts -6
7e ASOS 6 pts -1
Le programme de la 8e journée
Samedi 16 avril 2016
ASPAC # Tonnerre 16h à Kouhounou
USS Kraké # ESAE à 16h à Kraké
Dimanche 17 avril 2016
Buffles # Panthères à 16h à Parakou
Mogas 90 # AS Police à 16h à Kouhounou
ASOS # Dragons à 16h à Missérété
JAC # Ayéma à 16h à Cotonou II

Sports 15 avr. 2016


Premier conseil des ministres du régime de la Rupture : Le gouvernement suspend tous les concours à polémique

Le gouvernement du Nouveau départ a tenu, mercredi 13 avril, son tout premier conseil des ministres. Le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence a évoqué les grandes décisions, lors d’un point de presse au palais de la Marina.

Une semaine jour pour jour après sa prise de fonction, le président de la République tenait mercredi 13 avril son premier conseil des ministres. Le moins qu’on puisse dire les choses ont démarré sur un chapeau de roue. Des grandes décisions issues de ce conseil, une était fortement attendue par l’opinion publique béninoise. Ainsi, le gouvernement a décidé de suspendre tous les concours à polémique lancés à compter du premier trimestre 2015, a indiqué lors d’un point de presse le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence, Pascal Irénée Koupaki. Selon lui, les conditions d’organisation de ces concours ne sont pas transparentes. «Des indices montrent que les frustrations viennent de l’opacité qui entoure l’organisation de ces concours», affirme-t-il, avant d’indiquer qu’une commission ad hoc a été mise en place pour approfondir les investigations sur le dossier.

Autre décision importante, la mise en place d’un comité interministériel pour remettre complètement à plat les mesures de transition prise par le gouvernement défunt pour gérer la campagne cotonnière. D’ores et déjà, le gouvernement annule tous les décrets de réquisition des usines d’égrenage. L’équilibre financier de la campagne cotonnière est sujet à caution et un flou règnerait dans les procédures d’approvisionnement des intrants et leur mode de financement. Un audit du marché des intrants sera réalisé, assure Pascal Irenée Koupaki qui soutient que tout sera mis en œuvre pour rattraper le retard que connait actuellement la campagne agricole 2016-2017.

Une trésorerie nationale en déficit !

La situation de la trésorerie nationale a préoccupé le gouvernement lors du conseil des ministres. En attendant que le ministre de l’Economie et des Finances fasse le point sur la disponibilité du Trésor et l’état des ressources publiques, le ministre d’Etat confie que la situation nette du Trésor public est négative. « Nous avons des arriérés de paiement de l’ordre de 160 milliards de francs CFA mais ces chiffres ont besoin d’être audités », appuie-t-il.
La situation énergétique du pays et les difficultés d’approvisionnement en produits pétroliers ont aussi meublé le conseil. Des mesures à court terme sont envisagées, en attendant de proposer dans les semaines qui viennent des approches de solutions durables face au déficit énergétique du Bénin et aux difficultés d’approvisionnement en produits pétroliers.
Pour son premier contact officiel avec ses ministres, le président de la République a donné des orientations sur le fonctionnement du gouvernement. « Le chef de l’Etat a évoqué les valeurs de base pour la réussite de la gouvernance. Il s’agit de gouverner autrement, donc, il a invité les ministres à être des hommes d’écoute et d’humilité. Il leur a demandé de la rigueur dans l’appréciation de l’action publique. Il tient au sens du devoir républicain et de responsabilité individuelle et collective », souligne Pascal Irenée Koupaki. Le gouvernement tient à mettre fin aux improvisations, en décidant d’une programmation trimestrielle des dossiers en conseil des ministres. «Tout sera fait dans l’éthique, l’ordre, la discipline, la rigueur et la franchise», conclut le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence.

Actualités 14 avr. 2016


Projet 21 jours de création: Elie Dossou, Serge Koto et Marie Baxerres préparent une surprise

Depuis quelques jours, les comédiens engagés dans la pièce de théâtre «Talbi Ali», présentée l’année dernière en Algérie sont sans repos. Dans le cadre du projet 21 jours de création, ils enchaînent les séances de répétition pour offrir un autre style de ce texte.

Elie N’donoussè Dossou et Serge Koto du Bénin et la française Marie Baxerres constituent le trio de comédiens qui offrira aux publics africain et européen sous peu, une présentation en version améliorée d’une pièce de théâtre de l’Algérien, Talbi Ali présentée l’année dernière en Algérie. Et comme s’il s’agissait de la présentation du siècle, les trois acteurs s’appliquent et mettent un point d’honneur aux séances de répétition. Celles-ci se déroulent depuis quelques jours à l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb) situé à Togbin. Le défi ici a pour nom réussite. Et là-dessus, Elie N’donoussè Dossou, jeune prodige de l’Eitb se veut intransigeant avec ses pairs. Dans la peau de metteur en scène, celui-ci corrige les imperfections, interpelle, donne des précisions… Les gestes, les mots, les rythmes et les agilités dirigent chaque étape de la présentation. Les scènes sont revues par l’ensemble de la troupe suivis de réglages, de corrections et des amendements dans une ambiance fraternelle.

Pour ce qui est du texte objet de la création, il se veut un cri de cœur pour porter le doigt sur les errements d’un régime autocratique. Abdel Khader, l’acteur principal est un poète qui dénonce les agissements de la junte au pouvoir. Révolutionnaire et donc mal vu, il sera emprisonné le jour de la sortie de son premier enfant. Séparé de son épouse, il vit 21 ans de captivité dans une grotte sans lumière du jour. Sa fille devenue adulte entreprend le même combat et subit le même sort que son père. Ironie du sort, ils sont placés dans la même cellule. Ce texte met en exergue la défense d’une idéologie, la défense des libertés et des droits du peuple et surtout une lutte farouche contre la corruption et la dictature.
Le projet avait prévu une présentation à Parakou mais les attentats à Bruxelles ont retardé le retour de Serge Koto. Après un aménagement du calendrier l’équipe envisage se rendre à Abidjan dans une semaine, au Maroc dans trois semaines, en décembre au Niger puis enfin, une tournée nationale au Bénin. Dans le cadre de cette initiative, le trio bénéficie du soutien du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), de l’Eitb et de l’Institut français?

Culture 13 avr. 2016


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