La Nation Bénin...
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En déplacement, mercredi 23 mars au Juba football stadium, les Ecureuils du Bénin ont pris le meilleur (2-1) sur les Bright Stars du Soudan du Sud. C’est devant le président de la Fifa, Gianni Infantino, que ce match qui s’inscrit dans le cadre de la 3e journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017, s’est joué. Il était arrivé dans la matinée à Juba où il a inauguré les locaux de la Fédération sud-soudanaise de football (SSFA).
Les éliminatoires de la Can Gabon 2017 sont actuellement à leur 3e journée. A l’occasion, les Ecureuils du Bénin étaient, mercredi 23 mars, les hôtes à jouer des Bright Stars du Soudan du Sud. C’était au Juba football stadium. Grâce aux réalisations de ses attaquants Frédéric Gounongbé et Steev Mounier, respectivement à la 14e et à la 71e mn, contre la réduction du score intervenue à la 86e mn par le Sud Soudanais, Chol Dhuor Ngor, le Bénin a su mériter le statut de favori dont on l’affublait sur le papier.
Et pourtant, avant le coup d’envoi du match, personne ne vendait cher leurs fourrures. Depuis leur élimination par les Etalons du Burkina Faso de la course pour la Coupe du Monde, Russie 2018, Stéphane Sességnon et ses coéquipiers ne se sont plus jamais entraînés ensemble. La seule occasion qui s’est offerte à eux pour le faire, avant d’aborder cette explication avec les Sud Soudanais, n’aura été que la traditionnelle séance de reconnaissance de la pelouse à laquelle ils ont eu droit mardi 22 mars dernier. C’est dans l’impréparation la plus totale et l’improvisation la plus criarde, que l’entraîneur national, Oumar Tchomogo, et ses poulains ont effectué cette expédition du côté de Juba.
Avant le coup d’envoi, les Ecureuils n’avaient que 2 points et n’étaient qu’à la 2e place dans le groupe c dominé par les Aigles du Mali, 4 points et le Soudan du Sud, 2e avec 3 points. Le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale fermait la marche avec 1 point. Ainsi, l’enjeu étant de ne pas compromettre leurs chances de qualification pour le Gabon, il leur fallait remporter à tout prix les 3 points de la victoire à Juba. Ce qu’ils ont fait, prenant du coup la tête du classement avec désormais 5 points, en attendant la confrontation entre les Maliens et les Equato Guinéens prévue demain, vendredi 25 mars, à Bamako. Les Ecureuils, lors de la 4e journée au cours de laquelle ils retrouveront les mêmes adversaires, dimanche 27 mars prochain au stade général Mathieu Kérékou, n’auront qu’à confirmer cette victoire qui les relance. Voilà donc qui vient encourager les efforts de réconciliation engagés par le président Rafiou Paraïso et les membres du Comité de normalisation du football béninois.
L’équipe nationale quitte Juba ce jour pour Addis-Abéba où elle passera la nuit, avant de reprendre le vol pour être à Cotonou en début d’après-midi, via Lagos, demain vendredi 25 mars. A condition qu’elle trouve un terrain disponible, une séance de décrassage pourrait être organisés à Addis-Abéba
Programme des matches de la 3e journée
Mercredi 23 mars 2016
Soudan du Sud – Bénin (groupe C) 1-2
Guinée Bissau – Kenya (groupe E) 2-2
Zambie – Congo (groupe E) 1-1
Sao Tomé e Principe – Libye (groupe F) 2-1
Tchad – Tanzanie (groupe G) 0-1
Jeudi 24 mars 2016
Djibouti – Liberia (groupe A)
Madagascar – Centrafrique (groupe B)
Comores – Botswana (groupe D)
Ghana – Mozambique (groupe H)
Vendredi 25 mars 2016
Tunisie – Togo (groupe A)
Mali – Guinée équatoriale (groupe C)
Nigeria Egypte (groupe G)
Algérie – Ethiopie (groupe J)
Gabon – Sierra Leone (groupe I)
Côte d’Ivoire – Soudan (groupe I)
Guinée – Malawi (groupe L)
Swaziland – Zimbabwe (groupe L)
Samedi 26 mars 2016
RD Congo – Angola (groupe B)
Burkina Faso – Ouganda (groupe D)
Cap-Vert – Maroc (groupe F)
Maurice – Rwanda (groupe H)
Seychelles – Lesotho (groupe J)
Burundi – Namibie (groupe K)
Sénégal – Niger (groupe K)
Mauritanie – Gambie (groupe M)
Cameroun – Afrique du Sud (groupe M)

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) ne fera pas partie des organisations politiques opposées au régime du président nouvellement élu au Bénin, Patrice Talon. Ayant soutenu au premier comme au second tour le candidat Lionel Zinsou, cette formation politique penche désormais du côté de son challenger. Il l’a fait savoir par ses responsables, mardi 22 mars à Cotonou.
On peut dire que le choix du Parti du renouveau démocratique (Prd) de soutenir le nouveau président de la République Patrice Talon est la résultante de la volonté nettement affichée par les responsables de ladite formation politique de tourner définitivement dos à l’opposition politique. On se rappelle, que, portant son choix sur le candidat Lionel Zinsou de l’alliance dite républicaine dès le premier tour de l’élection présidentielle, le président du parti, Me Adrien Houngbédji s’était justifié avec détermination par son vœu de sortir du bloc de l’opposition et de faire participer son parti à la gestion du pouvoir d’Etat. A qui voulait l’entendre, le patron des Tchoco-Tchoco avait clamé que l’heure était enfin venue pour lui et les siens de «faire K.O.» et de rejoindre la mouvance présidentielle. Aux deux opérateurs économiques engagés dans cette course au palais de la Marina et annoncés comme des favoris, il avait retiré son soutien au motif que ceux-ci n’avaient pas des formations politiques d’envergure dans leur escarcelle.
Passé le premier tour de l’élection présidentielle qui a propulsé au second et ultime round, l’un des deux opérateurs économiques, en l’occurrence Patrice Talon et le candidat précédemment choisi par le Prd, le parti n’a pas varié son choix. Il est resté fidèle à l’option L.Z. et a donné ce qu’il pouvait pour le hisser dans le fauteuil que laissera Boni Yayi dès le 6 avril prochain. Mais c’était sans compter que les électeurs ont eux autres, choisi leur camp et ont décidé de le rendre victorieux : le camp dit de la rupture. Et c’est ce que révéleront les urnes dès les premières heures du dépouillement le dimanche 20 mars dernier.
Au fil des minutes, les tendances se sont confirmées, faisant de Patrice Talon, le candidat vomi par le Prd, le prochain président de la République. Face à l’évidence, et sans attendre que la Cour constitutionnelle, juge électoral vienne entériner le vœu des électeurs, Me Adrien Houngbédji et les siens font volte-face. Ils ont tourné casaque pour désormais faire allégeance au nouvel homme fort du pays.
Prêts à tout sauf l'Opposition
«Analysant les grandes tendances des résultats rendues publiques par la Céna, la délégation a fait savoir que la direction exécutive nationale a compris le message à elle adressé par les militants, les sympathisants et les électeurs du Prd, et a décidé de le prendre en compte, conformément à la résolution du Conseil national tenu à Ifangni le 22 février 2014, et relative à sa volonté de participer à l’exercice du pouvoir d’Etat en lieu et place d’une posture d’opposition», indique une déclaration de la Direction exécutive nationale (Den) du parti rendue publique mardi 22 mars. La même déclaration «félicite chaleureusement le candidat Patrice Talon pour sa brillante élection, et l’assure du soutien du Parti du renouveau démocratique dans l’accomplissement de la tâche de redressement économique, de réformes institutionnelles et de renforcement de la cohésion et de l’unité nationales». Puis, salue «le candidat Lionel Zinsou pour avoir adopté, suite au verdict des urnes, un comportement républicain en reconnaissant sa défaite et en félicitant promptement son challenger, mettant ainsi un terme à diverses spéculations».
Actualités 23 mars 2016

Du 21 au 25 mars se déroule à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), la semaine des sciences et technologies dont l’objectif est de promouvoir le développement économique et le progrès social au profit des populations. Elle a été officiellement lancée, lundi 21 mars dernier par le recteur de l’UAC, Brice Sinsin.
«La science et la technologie sont devenues omniprésentes dans tous les secteurs de l’activité humaine», a déclaré, lundi dernier le représentant du personnel de l’Université d’Abomey-Calavi à l’ouverture des travaux de la semaine des sciences et technologies.
Pour que l’Afrique puisse être compétitive sur le marché international selon le représentant du personnel, elle a besoin de technologies qui permettront d’enclencher une révolution industrielle. Il a expliqué que les sciences, les technologies et l’innovation contribuent grandement à favoriser la productivité, la compétitivité et la croissance d’une nation. Or, ce sont les universités qui sont les noyaux centraux dans la production des connaissances en produits et services à valeur ajoutée au profit de leurs communautés. «C’est en cela que l’Université d’Abomey-Calavi s’attèle avec toute l’équipe rectorale ces dernières années en instituant la semaine des sciences et technologies», justifie-t-il. Cette semaine des sciences et technologies s’inscrit dans les efforts de la nation pour le développement de la science afin de promouvoir le développement économique et le progrès social au profit des populations. A ce titre, l’UAC doit remplir un certain nombre de fonctions essentielles parmi lesquelles : être un foyer de recherche et créativité, un foyer de diffusion et de transmission de connaissances nouvelles au profit du grand nombre au niveau national, régional et continental. Aussi doit-elle être un centre critique et de remise en cause du savoir pour un renouvellement permanent de la pensée, être un centre de mobilité, d’échanges privilégiés et de coopération interafricaine et internationale, et être un véritable pôle d’impulsion du développement national, régional et continental.
Importants leviers du développement
Le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Ambaliou Sanni a dit que la promotion de la recherche universitaire est indubitablement l’un des plus importants leviers du développement économique de la nation béninoise. C’est pourquoi, indique-t-il, le ministère a institué une variété de mécanismes institutionnels pour venir en appui aux travaux des laboratoires et centres de recherche de nos universités.
Pour Ambaliou Sanni, la semaine des sciences et technologies est un évènement majeur initié à l’UAC pour donner de la visibilité à ses laboratoires et centres de recherche. Son champ d’intervention, explique-t-il, couvre tous les domaines de recherche du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Au nombre de ces domaines, on peut citer les sciences de la santé, les sciences et technologies, les sciences juridiques et administratives, les sciences économiques et de gestion, les sciences de l’homme et de la société, les lettres, langues et arts, les sciences agronomiques et les sciences de l’éducation et de la formation.
Cinq jours durant, cette 3eédition des sciences et technologies offre une variété d’activités à savoir : le marché des innovations qui rassemble autour des stands dressés à cet effet tous les centres de recherche de l’Université d’Abomey-Calavi et de ses partenaires qui viendront exposer leurs différentes innovations, une table ronde télévisée sur les innovations technologiques et leurs impacts sur le développement, des formations thématiques et un grand prix décerné au laboratoire ayant présenté la meilleure innovation technologique de la semaine des sciences et technologies 2016.?

Le député Marcel de Souza est désormais le nouveau président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Sa nomination par le chef de l’Etat, mardi 22 mars, ouvre la voie de l’hémicycle à son suppléant Justin Adjovi, actuellement chef du 13e arrondissement de Cotonou.
L’information de la nomination de Marcel de Souza pour présider désormais aux destinées de la Commission de la Cédéao n’est pas encore officielle. Mais elle a été confirmée par plusieurs sources proches du président de la République. Cette promotion de l’ancien ministre chargé du Développement, fait le bonheur de Justin Adjovi, chef du 13e arrondissement de Cotonou. Il devient désormais député à l’Assemblée nationale. L’élu municipal est le suppléant du député Marcel de Souza sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) lors des législatives de 2015 dans la 16e circonscription électorale. Il doit être le plus joyeux suite à la promotion de l’ancien ministre. Car, son entrée au Parlement lui permettra de faire l’expérience de la fonction parlementaire après celle de chef d’arrondissement de Cotonou. C’est une grande chance pour ce militant des Fcbe.
Le chef de l’Etat a préféré son beau-frère pour occuper ce prestigieux et très convoité poste de président de la Commission de la Cédéao. C’est en quelque sorte le gouvernement de la Cédéao. C’est un très gros poste dont les avantages dépasseraient de très loin ceux du président de l’Assemblée nationale du Bénin par exemple. S’il lui était possible, le chef de l’Etat en fin de mandat, allait même se proposer. C’est la première fois, depuis la création de cette organisation sous-régionale, il y a 41 ans, que le Bénin accède à ce poste. Le choix de notre pays pour présider aux destinées de cette commission, a été fait à l’issue de la 48esession ordinaire des chefs d’Etat de la Cédéao tenue à Abuja au Nigeria du 16 au 17 décembre 2015. La nomination de cette personnalité béninoise devrait se faire depuis février dernier. Mais le chef de l’Etat, Boni Yayi a demandé à ses pairs de la sous-région un moratoire de quelques semaines pour faire un choix bien éclairé. Cette nomination est désormais chose faite. Marcel de Souza va ainsi succéder au Burkinabè Désiré Kadré retenu au cours du mandat écoulé. Et ce, on se rappelle, au détriment de l’ancien ministre béninois en charge des Affaires étrangères, Jean-Marie Ehuzu dont la candidature a été écartée à la dernière minute. Comme si Marcel de Souza est né sous une bonne étoile, le voilà qui atterrit à la tête de la présidence de la Commission de la Cédéao après avoir été successivement directeur national de la Bcéao au Bénin, ministre, et député à l’Assemblée nationale. Sa promotion ouvre la voie du palais des Gouverneurs à Porto-Novo à Justin Adjovi qui poursuivra le reste du mandat jusqu’en 2019.
Actualités 23 mars 2016

Alors qu’elle avait annoncé les grandes tendances pour 48 heures après le scrutin, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a pris de court les électeurs en annonçant dans la soirée du lundi 21 mars, la compilation des chiffres bruts issus des centres de vote. Lesquels consacrent la nette et large avance du candidat de la coalition de la Rupture, Patrice Talon sur son challenger Lionel Zinsou.
En attendant que la Cour constitutionnelle, juge électoral et seule habilitée à donner les résultats de la présidentielle au Bénin ne se prononce dans les prochaines heures, on peut retenir que le taux de participation au vote est de l’ordre de 65,57% et que le candidat Patrice Talon a recueilli 65,39% des suffrages contre 34,61% pour son challenger Lionel Zinsou?
Josué F. MEHOUENOU
Actualités 22 mars 2016

Le second tour de l’élection présidentielle a dévoilé son secret. Les résultats issus des urnes et dont la proclamation des grandes tendances a été faite par la Commission électorale nationale autonome, lundi 21 mars, sont sans appel. En attendant la Cour constitutionnelle, pour la proclamation des résultats provisoires et définitifs, les syndicalistes font un inventaire des défis qui attendent Patrice Talon, le successeur de Boni Yayi à la Marina.
Plus de doute, ni de crainte, à moins d’un cataclysme. Patrice Talon est le nouveau président de la République du Bénin. Le nouvel homme fort qui héritera du fauteuil présidentiel à partir du 6 avril prochain, devient ainsi le 4è président élu du renouveau démocratique.
La Commission électorale nationale autonome (Céna), a donné les grandes tendances dans la journée du lundi 21 mars. Lesquels confirment celles issues des décomptes des voix du scrutin du dimanche 20 mars.
En attendant, la Cour constitutionnelle, institution habilitée à confirmer ou infirmer les résultats proclamés par la Céna, la liesse populaire est sans précédent au Bénin.
Maturité de la démocratie
Pour le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Paul Essè Iko, l’élection de Patrice Talon, au-delà de la victoire qu’elle constitue pour la classe ouvrière, est la preuve de la maturité de la démocratie béninoise. Il décerne un satisfecit à la jeunesse et à l’ensemble des travailleurs pour la veille citoyenne qu’ils ont menée depuis la proclamation des résultats du premier tour.
Tirant des enseignements de l’élection présidentielle, Paul Essè Iko salue la maturité du peuple béninois. «Désormais, on peut comprendre que le peuple et tous les travailleurs sont unis pour la consolidation des acquis démocratiques. Nous devons comprendre que les jeux sont faits et que la nation béninoise forme un ciment en faveur de l’unité nationale», se réjouit-il.
Se fondant sur les tendances annoncées par la Céna, (65,39% en faveur de Patrice Talon, contre 34,61% pour Zinsou), le secrétaire général de la Cstb souligne que les Béninois ont empêché la recolonisation de leur pays.
Mais aussitôt les grandes tendances données par la Céna, le secrétaire général de la Cstb, lance déjà un appel aux travailleurs à la veille citoyenne et à la lutte en faveur de la bonne gouvernance, en vue de la satisfaction des problèmes essentiels du peuple. Pour lui, le nouveau président de la République doit faire de l’impunité, de la transparence et de la bonne gouvernance, son bréviaire. «Si nous avons dit non à Lionel Zinsou, c’est parce qu’il constituait une continuité de l’œuvre dévastatrice du régime finissant qui n’a pas compris qu’il menait un combat d’arrière garde ». Patrice Talon doit donc se démarquer de la gestion du président sortant en marquant véritablement la rupture par rapport au régime finissant.
Lumière sur certains dossiers
Paul Essè Iko exige également que la lumière soit faite sur les dossiers, Icc services, Cen-Sad, affaires Dangnivo…
Aussi, les défis qui attendent le nouveau président sont-ils énormes. L’une des patates chaudes qui lui sera servie constitue également les revendications portant sur l’annulation des concours frauduleux, du rapportage du décret portant indemnisation de certains hauts fonctionnaires de l’administration publique.
Le secrétaire général de la Confédération des Organisations des syndicats indépendants du Bénin (Cosi-Bénin), Noël Cossi Chadaré, lui, souhaite que ces différentes revendications soient mises sur le tapis dès l’installation du nouveau président. Selon lui, le Nouveau départ commence par la mise en place d’une commission d’enquête pour élucider les concours frauduleux. «Le challenge commence par le rapportage du dernier décret, à effet rétroactif qui octroie des primes faramineuses à certains cadres des ministères. Si rien n’est fait par rapport à ces différents points soulevés, ce sera la pierre d’achoppement entre la classe ouvrière et le président Patrice Talon», avertit-il.
Pour éviter des couacs dans la gouvernance du nouveau président, le secrétaire général de la Cosi-Bénin souhaite que les meilleures décisions soient prises en faveur du secteur de la santé, de l’éducation et qu’il fasse du dialogue social, le socle de sa gestion ?

Demain après- midi, démarrent sur le continent, les matches de la 3è journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017. A cet effet, les Ecureuils du Bénin seront les hôtes à jouer des Bright Stars du Soudan du Sud. Une rencontre capitale pour les poulains d’Omar Tchomogo pour la suite de la compétition.
L’enjeu de la rencontre est de taille. Mais les Ecureuils semblent ne pas prendre la mesure de l’évènement. Avant son départ pour la capitale sud-soudanaise, l’équipe béninoise n’a pu avoir la préparation adéquate. Pas de rassemblement des joueurs aux fins de peaufiner les réglages nécessaires et indispensables à toute équipe avant les grandes rencontres. Un état de chose que le coach Omar Tchomogo a déploré avant l’envol de sa troupe, dimanche 20 mars dernier. Il a rappelé qu’il avait prévu dans son plan de préparation deux rassemblements avant la rencontre. Ce qui n’a pu être réalisé, faute de moyens avance-t-on dans l’entourage de l’équipe.
Suivant l’adage, selon lequel, qui va loin ménage sa monture, l’équipe béninoise appelée à évoluer sur un terrain inconnu, doit se comporter autrement. Pour ne l’avoir jamais affronté, l’adversaire lui est un grand inconnu. Aussi le climat sera un autre facteur non négligeable pour la formation béninoise composée uniquement de joueurs expatriés, n’évoluant pas dans un climat aussi rude que celui de Juba. Cette rencontre en altitude posera à coup sûr, des difficultés aux joueurs béninois qui ne seront au complet pour s’entraîner sérieusement, que la veille de la rencontre. Car, c’est lundi 21 mars que les expatriés ont rallié le groupe.
Or, il aurait fallu une ou deux rencontres auparavant, pendant les journées Fifa pour régler, non seulement ce problème, mais également celui du « revenu » Razack Omotoyossi. Il ne faut pas se le cacher, l’annonce du retour de ce joueur n’est pas sans remous. A 31 ans, le taureau de Pobè a fait sa dernière apparition au sein des Ecureuils en novembre 2014. Aujourd’hui sans club, l’ancien Messin est appelé au secours de la très moche ou inefficace attaque des Ecureuils qui a du mal à faire parler la poudre. Le coach Omar Tchomogo l’a reconnu. Il pense que l’arrivée de l’un des meilleurs artificiers de cette équipe, pourra certainement apporter un plus. Il veut à travers ce geste « booster l’attaque et… susciter l’émulation ». Car, reconnait-il, il n’y a « pas de butteur au sein de cette équipe ». Même si l’entraîneur laisse la porte entrouverte, précisant que son joker n’est pas d’office titulaire. Certains diront que les grands joueurs ne meurent jamais. Reste que ce joueur ; véritable globe-trotter qui est aujourd’hui sans club, doit convaincre. C’est la seule manière pour lui de ramener l’accalmie et donner raison à son entraîneur et autres détracteurs. Si Razack demeure « l’Omogaol », le joueur ambitieux et assoiffé de buts comme il l’a été auparavant, il est en mesure de relever le défi. A preuve, au cours de la saison 2010 -2011, l’intéressé qui était sans club mais qui avait été rappelé en renfort, a réussi le pari de marquer 2 buts sur les 3 rencontres livrées avec les Ecureuils. Est-il capable de rééditer cet exploit ? La rencontre de demain édifiera. A défaut, il subira simplement la foudre des supporters.
L’autre information non moins inquiétante est celle relative au plan de vol des Ecureuils. Après la rencontre de demain à Juba, les joueurs béninois ne rallieront leur base à Cotonou que le samedi 27 mars, veille de la rencontre retour, alors que l’adversaire, lui, serait déjà sur le terrain 24 h plus tôt, pour la phase retour du dimanche 27 mars prochain. Une situation qui n’est pas de nature à assurer une bonne prestation. ?
Buteur et globe-trotter
Dans l’histoire du renouveau du football béninois depuis la décennie 2000, Razack Omotoyossi fait partie des joueurs les plus prolifiques avec l’ancien capitaine et actuel sélectionneur Omar Tchomogo.
Le taureau de Pobè détient à son compteur 21 réalisations avec les Ecureuils. Mieux, il a marqué l’histoire de la participation du Bénin à la CAN en inscrivant à lui tout seul 2 des 4 buts marqués par les Ecureuils en 3 participations à cette compétition. (Côte d’Ivoire # Bénin à la Can Ghana 2008 4-1, puis un penalty en Angola en 2010 lors de la rencontre Bénin # Mozambique 2-2). Depuis son absence en équipe nationale, seul le capitaine Stéphane Sessegnon a réussi des réalisations. (Contre la Guinée équatoriale et contre le Mali).
C’est l’instabilité du joueur qui pose problème et ne permet pas réellement d’évaluer son talent. A 31 ans, il a déjà défendu les couleurs de plus d’une douzaine de clubs aussi bien en Afrique, en Europe qu’en Asie.

La Nation : Vous avez suivi le déroulement du 2e tour du scrutin présidentiel, quelles sont les grandes leçons que vous en tirez ?
Laurent Mètognon : J’ai suivi les élections du dimanche 20 mars en tant qu’observateur au nom du comité populaire anti-fraude qui avait déjà travaillé au premier tour. C’est un comité qui existe sur toute l’étendue du territoire national. Comme son nom l’indique, c’est un comité populaire anti-fraude qui appelle à la vigilance des populations et à la transparence dans le vote. A part le faible taux de participation constaté çà et là, les électeurs béninois se sont acquittés de leur devoir citoyen. Quand on parle du peuple, les gens s’étonnent souvent. Le peuple, ce sont les gens qui souffrent, ce sont ces petits employés du privé, du public ou du semi-public. Le peuple, ce sont ceux qui revendiquent l’accès à l’eau potable, l’accès aux soins de santé, le droit à l’information et à la lumière. Il s’agit des jeunes, des femmes, des travailleurs. Ce sont eux qui ont souffert de la gestion de ces dix dernières années. Ce sont ceux-là qui pleurent parce que l’impunité a atteint un seuil de non retour dans notre pays. Ce sont ceux-là qui ont honte de vivre en tant que Béninois à cause de ces scandales, ces crimes de sang, ces assassinats. Ils ont soif de la vraie liberté, la liberté d’aller et de venir. Vous avez remarqué qu’au niveau des travailleurs, il y a beaucoup d’actions qui ont été étouffées dans le sang; même au niveau de la presse avec des interpellations des radios et télés privées.
Il faut saluer également la maturité de notre peuple qui s’est levé comme un seul homme pour sauvegarder le patrimoine de nos ancêtres, Béhanzin, Bio Guéra, etc. Ce peuple s’est levé pour dire non à la recolonisation de notre pays, parce qu’il s’agissait effectivement d’une recolonisation.
En juin 2015, lorsque le candidat, Premier ministre Lionel Zinsou avait été nommé, cela avait déjà fait l’objet d’une inquiétude notamment au niveau de certains partis dont le Parti communiste du Bénin (PCB) qui avait tiré la sonnette d’alarme. Cette campagne avec le peuple qui souffre nous a permis de savoir que les Béninois ont vraiment pris conscience. Et c’est la première leçon que nous tirons de cette élection présidentielle, à savoir le rejet de la recolonisation de notre pays. La deuxième que nous tirons, c’est le rejet de la gestion des dix dernières années par le président Boni Yayi. C’est une gestion qui est basée sur l’impunité, la fraude, les scandales. Le peuple a été unanime sur ce rejet et c’est ce qui a favorisé ce que nous appelons aujourd’hui la rupture. Et la rupture pour un nouveau départ suppose également que le peuple a des exigences à satisfaire. Une exigence, c’est d’abord l’impunité qui doit être combattue dans tous ces méandres. Et lorsqu’on parle de l’égalité des chances de tous les Béninois aujourd’hui, cela suppose une véritable justice. Parce que ce n’est que dans la justice et la vérité que l’homme peut être satisfait. Qu’il soit pauvre ou riche, justice doit lui être rendue. Dans un service public, qu’il connaisse quelqu’un ou pas, il faut qu’il soit traité comme un être humain.
Qu’attendez-vous du Nouveau départ ?
Le Nouveau départ, c’est assez d’exigences et les 100 premiers jours doivent être déterminants comme dans le Changement mué en Refondation. C’est pourquoi, le rejet de la recolonisation, on doit le voir dans les actes du nouveau président, de façon concrète. Le programme du Nouveau départ de Patrice Talon a des limites, sur lesquelles, nous devons travailler. Ceux qui avaient parlé des états généraux du peuple à savoir le Front de refus du Bénin Wahala, le Parti communiste du Bénin, la Convention patriotique des forces de gauche et des travailleurs, la jeunesse, les femmes, c’est maintenant que nous devons pouvoir faire ces états généraux. Il va falloir alors mettre ce qu’il y a de bon dans tous les autres programmes des candidats malheureux dans le programme de Patrice Talon pour avoir le programme du peuple. Parce que c’est maintenant que le plus difficile commence. Lorsque c’est le peuple qui a décidé, il a toute la force et toute la puissance pour agir.
Il va falloir que le nouvel élu soit à l’écoute de ce peuple. Le peuple veut d’une rupture pour un véritable nouveau départ et s’il veut être accompagné, il faut qu’il écoute le peuple et non ceux qui sont arrivés autour de lui pour se faire une nouvelle vie. Je félicite les Béninois d’avoir refusé la recolonisation, pour avoir chassé la Françafrique. Je l’exhorte à se mettre debout pour que toutes les réformes portent son empreinte et non l’empreinte de ceux qui pensent qu’ils sont plus intelligents que le peuple. En direction des travailleurs, des responsables syndicaux, il faut qu’ils soient vigilants à partir d’aujourd’hui jusqu’à la passation de service pour sécuriser les ministères, les biens meubles et immeubles. Pour ceux qui sont au niveau du secteur financier, il faut qu’ils sécurisent le trésor public parce qu’il ne faut pas que les gens profitent de leur défaite pour vider nos ministères et les quelques ressources qui restent. Les agents qui ont été très dociles parce qu’ils pensaient que Lionel Zinsou allait revenir, si aujourd’hui, ils prêtent main forte à ces ministres qui savent quand il faut faire disparaître les papiers les plus sécurisants pour notre pays, ils seront appréhendés. Tous les comités anti-fraude, toutes les organisations au niveau des Ongs qui ont veillé sur l’élection sont également dans tous les ministères et veilleront à ce que ces travailleurs ne se livrent pas à ce vilain jeu. D’un moment à l’autre, je sortirai un papier dans ce sens surtout au niveau du secteur financier et des entreprises publiques pour donner les directives à suivre pour qu’ils ne rendent pas difficile la tâche au nouveau président.
La Commission électorale nationale autonome a donné les grandes tendances. Les regards sont à présent tournés vers la Cour constitutionnelle. N’est-ce pas un jubilé avant l’heure ?
Je ne pense pas. Comme je l’ai dit, nous étions sur le terrain comme plusieurs observateurs et ce qu’on a vu dans les urnes ne peut plus être tronqué quelque part. Et lorsque le candidat Premier ministre, Lionel Zinsou, lui-même reconnait que l’écart est si grand, il ne pourrait plus avoir inversion des tendances. La Céna a donné les grandes tendances sans grandes modifications. La Cour constitutionnelle, même si elle arrive à invalider des voix, il n’y aura pas d’inversion si ce n’est que par rapport au taux de participation. Je pense que nous avons déjà un président qui s’appelle Patrice Talon, un président qui doit organiser les états généraux le plus tôt possible et avoir un programme consensuel. Parce que des autres programmes, il doit prendre en compte les exigences du peuple, pour un véritable nouveau départ.
Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO
Actualités 22 mars 2016

Candidat malheureux du second tour de l’élection présidentielle, Lionel Zinsou n’entend pas contester la victoire de son challenger, encore moins s’opposer à la décision des institutions en charge de l’organisation du scrutin. Lundi 21 mars, quelques minutes après la proclamation des grandes tendances par la Commission électorale nationale autonome, (Céna), il a fait une déclaration à la presse à son siège de campagne à Cotonou.
C’est d’abord le peuple béninois que le candidat Lionel Zinsou salue en premier, dans sa déclaration faite, lundi 21 mars à son siège de campagne pour reconnaître sa défaite et admettre que c’est bien Patrice Talon qui est sorti victorieux des urnes. Il remercie pour ce fait les électeurs qui, dit-il, ont su comme au premier tour, voter dans la sérénité, sans violence. Cette réussite est l’accomplissement du Bénin, pense Lionel Zinsou. Selon lui, «le peuple a exprimé une volonté très claire». A l’endroit de son challenger, le candidat de l’alliance dite républicaine le félicite pour sa campagne et ses projets pour le pays. Sous son autre casquette de Premier ministre du gouvernement, Lionel Zinsou s’est dit prêt à apporter au président élu et à son équipe, son aide, pour la transition entre les deux mandats, au cas où celui-ci le désirerait. Lionel Zinsou évoque ensuite dans sa brève déclaration, une consécration cordiale à la suite du processus électoral et se réjouit que l’image du pays n’ait pas été écornée. Patrice Talon, admettra-t-il, «est le président de tous les Béninois» avant d’en appeler une fois encore au respect des résultats. Pour ce qui est du nouveau président de la République appelé à succéder à Boni Yayi dans quinze jours, il déclare que ce dernier «peut réussir, doit réussir et réussira». Lionel Zinsou n’a pas non plus oublié ses collaborateurs. Bien que n’ayant pas pu atteindre la magistrature suprême qui était son vœu le plus cher, il reconnaît avoir eu à ses côtés une équipe d’hommes engagés et qui, comme lui, ont cru en un idéal commun. Maintenant que la page des élections est tournée, il veut servir son pays et continuer par le servir. «Il y a mille manières d’être utile à la patrie pour accompagner l’élan de développement au-delà des opinions politiques», déclare-t-il. «Notre pays souffre et il faut beaucoup de réformes pour tacler et défaire la pauvreté», suggère-t-il pour finir.
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Béninoises, Béninois,mes chers compatriotes
Au delà du Bénin, je m'adresse aussi à mes frères africains. Le Bénin a voté au second tour de l'élection présidentielle. Je m'adresse à vous après que la Commission électorale ait publié les premières tendances des résultats. Et je saisis cette occasion pour dire que dans la démocratie du Bénin, les institutions ont parfaitement fonctionné; qu'il s'agisse de celles qui gèrent les listes électorales informatisées, qu'il s'agisse de celles qui gèrent le processus électoral, la Céna, et qu'il s'agisse de la Cour constitutionnelle, je veux les remercier.
Je voudrais féliciter notre peuple. Nous avons eu un second tour comme le premier, et comme la campagne électorale empreinte de calme, de sérénité, d'espoir. Nous n'avons eu aucune violence. Je dis cela devant le monde entier, c'est vraiment une réussite, un accomplissement du Bénin.
Je voudrais également féliciter à travers le peuple si mûr, ce grand sens de l'avenir, ce grand sens de l'intérêt général. Le peuple a exprimé par les résultats une volonté très claire. J'ai exprimé cette nuit très rapidement mes félicitations à Patrice Talon qui a remporté cette présidentielle. Je l'ai félicité pour sa campagne, pour ses projets et je lui ai souhaité bonne chance.
Je lui ai indiqué aussi qu'en tant que premier ministre j'étais à disposition de son équipe de transition et de lui-même, s'il le souhaitait, pour aller plus vite dans les dossiers et recevoir toutes les informations dont il a besoin. Cette conversation a été à l'image de la démocratie du Bénin, une conversation cordiale. Le nouveau président qui prêtera serment le 6 avril, sera bien évidemment le président de tous les Béninois, et j'appelle évidemment tous à respecter le scrutin dans tout notre pays.
Le nouveau président peut réussir, il doit réussir, il va réussir. Je voudrais remercier tous les électeurs qui m'ont fait confiance. C'est avec respect et humilité que je les remercie. Je voudrais évidemment remercier les équipes qui se sont dévouées de façon extraordinaire. Un grand espoir s'est levé et vraiment je les remercie tous de ce dévouement extraordinaire, de cette espérance.
Je voudrais aussi vous dire qu'à titre personnel, c'est bien mon intention de servir mon pays et de continuer à servir. Il y a de très nombreuses façons de se rendre utile à son pays. Et je compte bien être dans l'amour de la patrie, dans le respect des institutions, dans le respect des nouvelles institutions. Je compte bien être là pour accompagner cet élan de développement, au-delà de toutes les opinions politiques, notre peuple tout entier veut voir se réaliser notre pays. Je suis très serein à titre personnel et je suis très confiant dans notre pays, dans ses compétences, dans son potentiel, je sais que notre pays comme beaucoup d'autres pays frères souffrent et qu'il faut beaucoup de réformes, et qu'il faut tacler les misères, la défaire et le chômage.
Mais nous avons des atouts très importants, et je suis sûr que la nouvelle administration saura réaliser ce potentiel. Voilà c'est ce message de confiance et d'espoir dans le pays, de respect et de confiance dans les institutions nouvelles qui vont se mettre en place que je voulais communiquer à tous avec mes remerciements.
Mesdames et messieurs de la presse je vous remercie d'avoir été à nos côtés sur le terrain avec tous les candidats et d'avoir couvert cette élection dont je crois qu'elle est devant le monde un bon exemple pour la démocratie, je vous remercie?
Actualités 22 mars 2016

A quelques jours de la fin de son mandat, le chef de l’Etat Boni Yayi peut mettre à son actif les réformes entreprises pour booster l’économie béninoise. Au nombre de celles-ci la dématérialisation des procédures de dédouanement qui a multiplié le trafic au Port de Cotonou.
Accroissement des performances du port de Cotonou et l’amélioration sensible de ses revenus fiscaux. C’est l’objectif principal de la dématérialisation des procédures au port de Cotonou engagée par le gouvernement béninois depuis novembre 2014 avec la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (Segub). Conscients de l’importance de cette réforme, les concessionnaires agréés en douane, de transporteurs, d’opérateurs économiques,… ont apporté leur contribution pour sa réussite.
En effet, la dématérialisation est une opération qui consiste à informatiser tous les documents nécessaires au dédouanement avec pour but, un gain substantiel de temps et l’élimination des faux frais. Selon les explications des responsables de la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (Segub), une énorme perte de temps s’observe encore au port de Cotonou puisqu’il faut environ quatorze jours, assortis de tracasseries de toutes sortes, pour remplir les formalités administratives. Avec la réforme de dématérialisation, l’ensemble des documents, désormais informatisés et réunis sous l’appellation de documents administratifs uniques, devrait permettre de passer de quatorze à un ou deux jours ouvrables.
La réforme de dématérialisation, telle que démontrée et expliquée devrait à très court terme, occasionner l’accroissement des performances du port de Cotonou et l’amélioration sensible de ses revenus fiscaux.
Au lendemain de la mise en œuvre de cette nouvelle réforme, les autorités béninoises au plus haut niveau ont reconnu qu’elle répond aux besoins de fluidité nécessaires à la facilitation du commerce béninois. C’est un projet qui, selon le ministre de l’Economie maritime Rufin Nansounon, est placé au centre des stratégies du gouvernement pour la modernisation structurelle du pays, et qui le renforce comme acteur régional clé sur le long terme.
Trafic multiplié
Cette réforme a permis de multiplier le trafic avec une évolution sans précédent des recettes. Ajouté aux investissements entrant dans le cadre du premier programme du Millennium Challenge Account, qui s’élèvent à plus de 93 milliards de francs CFA, la réforme a induit des résultats satisfaisants et classe le port de Cotonou au rang des ports enviés en Afrique de l’Ouest.
Les inquiétudes qui ont été exprimées le jour de la présentation du projet et qui ont pour nom : mécanisme d’envoi des documents, valeur légale des documents dématérialisés, étroitesse du réseau d’exportation, l’environnement juridique international, etc. sont aujourd’hui dissipées. Car, selon le directeur général de la Segub Thierry Verdier, des dispositions ont été prises pour intégrer ces différents paramètres. Il avait également promis que sa société va travailler en symbiose avec tous les acteurs afin de rendre le système le plus performant possible.
Il avait été mis l’accent sur la nécessité pour les acteurs portuaires, d’accélérer les opérations d’enlèvement, pour permettre au port de tirer meilleur profit de cette nouvelle réforme. Une trajectoire des marchandises, est déjà tracée, tant à l’importation qu’à l’exportation, pour une plus grande fluidité dans les opérations d’enlèvement.
Pour la mise en œuvre de cette réforme, la Chambre de commerce et d’industrie n’avait pas été mise à l’écart. Pour son président, Jean-Baptiste Satchivi, au-delà des outils, il faut travailler à élargir les capacités de production, indispensables à l’augmentation de la marge d’exportation. S’agissant de la création et de la formalisation des entreprises, le directeur général du Guichet unique de formalisation des entreprises (GUFE) Is-Dine Bouraima a présenté les contours de la nouvelle réforme visant à faire passer de 8 heures à une heure ouvrable, le délai de formalisation des entreprises. Et pour réussir cette réforme, précise-t-il, il est impérieux de régler un certain nombre de préalables. Il s’agit entre autres du renforcement de connexion internet, de la dématérialisation de tous les documents y afférents.