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Nouvelles

Distribution des cartes d’électeur pour le second tour de la présidentielle: L’opération a enfin démarré dans le Plateau et relancée dans l’Ouémé

Les électeurs du Plateau peuvent pousser un ouf de soulagement car ils auront enfin leurs nouvelles cartes électorales. La distribution de ces cartes est actuellement en cours dans le département et relancée dans l’Ouémé pour les retardataires.

Le Conseil national de Traitement (Cnt) de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI) a mis à profit le temps creux entre les deux tours de l’élection présidentielle pour rattraper les dysfonctionnements enregistrés dans la distribution des cartes d’électeur. L’opération a démarré depuis le mardi 8 mars dernier dans le Plateau. Les cinq communes de ce département, jusque-là laissées en rade à l’instar des localités du Zou, ont effectivement été servies.

Les postes de distribution ont ouvert leurs portes. L’opération se poursuivra jusqu’à la veille du second tour du scrutin présidentiel attendu pour le 20 mars prochain. Dès lors, les électeurs du Plateau ne seront plus autorisés à aller voter avec leurs anciennes cartes d’électeur de 2015 ou avec les cartes d’identité nationale pour les nouveaux majeurs âgés de 18 ans entre les législatives de 2015 et la présidentielle de 2016. Ils seront tous appelés à voter avec les nouvelles cartes électorales.
L’Ouémé, non plus, n’a été laissé sur le carreau. Le Cnt a relancé l’opération de distribution des nouvelles cartes d’électeur. Laquelle opération avait démarré le 26 février dernier mais stoppée le samedi 5 mars, soit la veille de l’élection présidentielle.
L’opération a désormais repris pour permettre non seulement de respecter les 15 jours de distribution prévus par la loi mais aussi aux retardataires de retirer leurs sésames donnant accès aux postes de vote.
Selon Géoffroy Wusa, coordonnateur Cnt dans la zone Dangbo, Adjohoun et Bonou, il n’y a pas de date retenue pour arrêter l'opération. La distribution se poursuivra dans l’Ouémé jusqu’à ce que les responsables du Cnt demandent de stopper.
Il faut déjà saluer les diligences faites par le Conseil national de Traitement en relançant l’opération de distribution des cartes d’électeur. L’initiative permettra sans doute d’améliorer tant soit peu les taux de participation et d’abstention enregistrés dans l’Ouémé-Plateau à cause des problèmes liés aux cartes d’électeur lors du premier tour du scrutin présidentiel le dimanche 6 mars dernier.

Actualités 11 mars 2016


Tractations pour le second tour de la présidentielle: Koupaki et sa base réaffirment leur engagement pour la rupture

Réunis au palais des Congrès de Cotonou, jeudi 10 mars, le candidat Makandjou Pascal Irénée Koupaki et ses militants et sympathisants qui se reconnaissent à travers la Nouvelle conscience qu'il prône, ont réaffirmé leur engagement pour la rupture. Cette position intervient quelques jours après la publication des grandes tendances du scrutin du 6 mars dernier par la Commission électorale nationale autonome en attendant la proclamation des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle.

«La configuration que nous offre le second tour de l'élection présidentielle n’est pas facile. Nous ne resterons pas des spectateurs. La décision appartient au peuple qui décide lui tout seul», relève le candidat de la Nouvelle conscience Makandjou Pascal Irénée Koupaki. Il pense que quelle que soit leur position, ses compagnons et lui ne transigeront pas sur les valeurs qui les ont portés. «Le pouvoir pour le pouvoir ne m’intéresse pas ; le pouvoir pour le service du peuple oui. Je veux le servir mais pas le payer avant le service», a-t-il déclaré.

Makandjou Pascal Irénée Koupaki a invité ses militants et sympathisants à resserrer leurs rangs et à fédérer leurs énergies surtout avec leurs adversaires d’hier, partenaires aujourd’hui. «Retroussons nos manches ; la route sera longue mais elle mènera forcément à la victoire, je vous l’assure», a-t-il rassuré.
«Je viens célébrer avec vous la victoire des vaincus ; mais la victoire des vaincus temporaires. Celle de ceux qui vont au combat les mains nues mais qui reviennent debout sur les deux jambes», a déclaré le leader des apôtres de la Nouvelle conscience, Makandjou Pascal Irénée Koupaki.
Pour Martin Gbèdè, représentant des coordinations départementales, le message de la rupture est le seul qui puisse porter le Bénin sur les routes nouvelles. «Nous devons garder le cap», insiste-t-il. C’est pourquoi, il a exhorté les uns et les autres à faire confiance au président Makandjou Pascal Irénée Koupaki et à entretenir la graine de la Nouvelle conscience qu’ils ont semée.
Martin Gbèdè a souhaité que tous les adeptes de la Nouvelle conscience se battent avec courage, foi et abnégation, afin qu’en avril 2016 la Nouvelle conscience s’installe au sein de la gouvernance.
Pour sa part, Constantin Amoussou, a au nom des mouvements, fédérations et associations, reconnu qu’en portant leur choix sur la Nouvelle conscience, ils ont opté pour la rupture.
En ce qui le concerne, Paul Gnimagnon représentant les partis politiques, estime que Nouvelle conscience égale nouveau comportement et est rassuré que le président avait déjà tout dit. Pour lui, malgré les négociations, aucun candidat de la rupture ne fera défection.

Politique 11 mars 2016


Visite du chef de l’Etat à Lokossa: La pelouse synthétique du stade municipal presque achevée

Le président de la République a effectué, jeudi 10 mars, une visite au stade municipal de Lokossa. Les travaux de pose de la pelouse synthétique sont presque achevés.

L’aire de jeu du stade municipal de Lokossa fait peau neuve. Les travaux d’installation de la pelouse synthétique sont pratiquement achevés. C’est le constat que le président de la République a fait lors de sa visite inopinée sur le chantier. L’aire de jeu est complètement couverte de tapis vert. «Il ne reste que la grille anti-hooligan à installer pour permettre à nos jeunes de pratiquer le football en toute sécurité», fait observer Safiou Affo, ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs. A l’en croire, l’installation de ces pelouses synthétiques dans huit stades répartis sur toute l’étendue du territoire national répond à la politique du gouvernement de doter les jeunes pratiquants du football des infrastructures adéquates pour leur professionnalisation. «Avec ces pelouses, nos jeunes joueurs ne seront plus dépaysés lorsque les recruteurs viendront pour dénicher des talents», soutient le ministre.

«Lokossa fait partie de la première vague des localités bénéficiaires de ces pelouses synthétiques. D’autres localités aussi vont suivre», précise le président de la République qui a demandé aux jeunes d’assurer un meilleur entretien de ce joyau. Pour lui, les talents doivent éclore à la suite du déploiement de ce programme afin que le Bénin soit mieux représenté dans les compétitions sportives.
Le président de la République a indiqué que son gouvernement a lancé un programme de forage de 8000 puits dont 100 pour chaque commune.
Boni Yayi a surtout entretenu les femmes fortement mobilisées sur les défis des changements climatiques et les retombées de la participation du Bénin à la COP21. Il annonce que de nombreux programmes verront le jour dans les prochaines semaines, notamment en termes de mesures d’adaptation aux changements climatiques. Toujours dans le registre de la lutte contre le dérèglement climatique, Boni Yayi souligne que son gouvernement accorde de l’intérêt à la promotion des énergies renouvelables. La mise en place des lampadaires solaires et le lancement de la construction des mini-centrales solaires permettront au Bénin d’assurer une transition efficace vers les énergies propres, ainsi qu’une réduction sensible de la fracture énergétique du pays.
Avant de quitter Lokossa, le chef de l’Etat s’est rendu au Business Promotion Center (BPC) de la localité où il s’est enquis du fonctionnement de cette structure en charge de l’accompagnement des jeunes porteurs de projet.

Actualités 11 mars 2016


Championnats nationaux de transition: Entrée en lice des Requins de l’Atlantique et Energie FC

La Ligue 1 de football aborde dès demain, samedi 12 mars, sa 2e journée. Au même moment, débutera le championnat de la Ligue 2.

La grande attraction des matches de la Ligue 1 programmés pour ce week-end, ce sera sans nul doute l’entrée en lice des Requins de l’Atlantique. Au repos lors de la 1ère journée au niveau de la poule B, les Awissi Wassa retrouvent la compétition, après une longue absence sur la scène sportive. Dans quel état d’esprit, cette formation se présentera-t-elle demain, samedi 12 mars au stade de l’Amitié, Général Mathieu Kérékou, face à Ayéma ? Là, demeure la grande curiosité, surtout qu’ils auront affaire à une équipe de Ayéma qui, après avoir concédé un faux pas à domicile face à la JAC lors de la précédente journée, aura à cœur de se remettre en confiance.

En dehors des Rouges et Blancs, les Electriciens de la SBEE, Energie FC, retrouveront aussi la compétition. Ils auront comme hôte l’équipe de la Police, dimanche 13 mars, toujours au stade de l’Amitié. Ce sera un match de la poule A.
On suivra également les retrouvailles entre l’USS Kraké et les Dragons de l’Ouémé, l’ASPAC et les Buffles du Borgou. L’explication qui mettra aux prises l’AS Tonnerre de Bohicon et les Panthères de Djougou retiendra aussi l’attention.
C’est également ce week-end que la Ligue de football du Bénin a choisi, pour procéder au lancement du championnat de Ligue 2¦

Programme des matches :
Ligue 1
Poule A

Samedi 12 mars 2016
ASPA # Buffles à 16h à Cotonou II

Dimanche 13 mars 2016
Tonnerre # Panthères à 16h à Bohicon
Energie # AS Police à 16h à Kouhounou

Poule B

Samedi 12 mars 2016
ESAE (Ex Adjobi) # ASOS à 16h à Cotonou II
Requins # Ayéma à 16h à Kouhounou

Dimanche 13 mars 2016
USS Kraké # Dragons à 16h à Kraké

Ligue 2
Poule A

Samedi 12 mars 2016
Hodio # Entente à 16h à Comé
Dimanche 13 mars 2016
Eternel # AS Cotonou à 16h à Sèmè
JSP # ASVO à 16h à Pobè

Poule B

Dimanche 13 mars 2016
AS Tado # Dadjè FC à 16h à Dogbo
Espoir # Akanké à 16h à Savalou
Taneka # Cavaliers FC à 16h à Natitingou

Sports 11 mars 2016


Le kamun en milieu Lokpa: A l’épreuve de la chicote

Fête dite de la chicote, le kamun donne lieu à des corps-à-corps entre individus pour éprouver leur courage et endurance. Dans la commune de Ouaké, dans le département de la Donga, il reste une grande attraction et s’affiche comme un rite de passage de l’enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte.

Tôt ce lundi à Badjoudè, un arrondissement de la commune de Ouaké, la cour extérieure du palais royal affiche comble. Des individus, l’air à la fois grave et loufoque, investissent les lieux. Munis de chicotes et de boucliers en peau d’animaux, ils entonnent des chansons reprises en chœur par l’immense foule massée autour du palais. A défaut d’avoir une place de choix pour vivre l’évènement, certains s’en remettent aux murs des maisons avoisinantes. D’autres trouvent un confort sur les hauteurs du monticule de sable noir jouxtant la demeure du roi Kondé Sékou VI, indisposé. Le torse nu, les muscles saillants, l’allure altière, tels des gladiateurs dans l’arène, les futurs adversaires se livrent à une parade.Vêtus de culotte ceinte de peau d’animaux ou de lanières, le visage bariolé de charbon ou de poudre blanche, ils martèlent le sol du haut de leur stature et des foulées faites sur place. Tout ce vacarme est rythmé par les gros tambours et tam-tams sortis pour l’occasion et les cliquetis des gongs et castagnettes. Par vagues successives les combattants se déploient sur la cour, ultime étape de nombreux préludes qui se sont tenus à l’avance à l’Ecole urbaine centre et au Centre de promotion sociale. En tenue kaki, Wassim, 12 ans en classe de 6e, se fraie un chemin pour s’offrir un angle de vision raisonnable dans la marée humaine. « C’est la fête de la chicote. Il n’y a pas classe », murmure-t-il aux étrangers qui l’interpellent. L’intérêt des Lokpa pour le kamun est tel que nombre d’écoles ferment leurs portes.

Venus d’un peu partout ils replongent dans leurs souvenirs d’enfance. « Le kamun reste pour nous Lokpa un grand moment d’initiation et on ne se le laisse pas conter. J’ai été initié à l’âge de 16 ans et passé toutes les étapes mais quand j’entends le rythme du kamun j’ai toujours envie de le vivre », se remémore Razack Yolou.
Tour à tour, devant tout ce beau monde qui les entoure, les combattants se mettent en ordre de bataille. Une chicote en main pour attaquer et un bouclier en peau d’animaux ou juste un bâton pour contrer les coups de l’adversaire et se protéger. Debout à l’avant du grand arbre qui sert d’ombrage aux combattants, deux jeunes s’arrachent du groupe, se dévisagent. L’adrénaline monte. Le premier, le dos ensanglanté paraît bien furax. Tout le contraire de son adversaire du jour qui garde le sourire, bien que portant un coup de lanière au visage. A tour de rôle chaque adversaire devra porter deux fois de suite des coups de chicote à son vis-à-vis qui est en droit de les parer avec son bouclier et relancer également le combat en donnant les mêmes coups dans le même temps. Un arbitre veille au grain et arrête le combat quand il sent qu’un des adversaires prend le dessus sur l’autre et tend à l’amocher. Les deux combattants sont par la suite applaudis par la foule qui dans ses délires, asperge de talc le supposé conquérant de l’heure.

Autre temps, autre combat

Dès la veille, c’est l’effervescence dans les différentes contrées où ont lieu les combats. Les familles s’attèlent à consacrer ce jour comme l’un des moments importants dans la vie de leur progéniture. Les enfants initiés à ce rituel retrouvent tout le courage et l’endurance qui font d’eux des individus forts et capables de défendre leur communauté, défend Salami Issotina Zibrila, élu communal et président de la Commission des Affaires sociales et culturelles. Cette tradition vieille de plusieurs décennies se perpétue à travers le cercle des sages et notables Lokpa. Pour Félicien Yorou, président du comité d’organisation de ces cérémonies à caractère carnavalesque et rituel, l’évènement est né de la volonté des anciens à préparer la jeunesse à braver toutes les épreuves et difficultés de la vie tout en cultivant l’esprit de communion au sein des fils et filles Lokpa. Quoique les adversaires s’affrontent au cours des manifestations, un point d’honneur est accordé à l’union et à la quiétude. «Quand bien même vous vous donnez des coups vous êtes appelés à vous réconcilier et à partager les repas ensemble une fois les combats terminés », confie-t-il. Cependant le symbolisme de cette fête est parfois remis en cause par des actes attentatoires à l’esprit de fair-play que les anciens promeuvent. Certains adversaires en viennent malheureusement à transposer leurs vieilles querelles ou animosités sur la scène publique portant entorse aux règles et principes de jeu. Des rixes d’une extrême violence peuvent parfois ternir l’éclat de la fête. Comme c’est le cas de ces deux jeunes que les sages ont fini par renvoyer des lieux à la suite d’un terrible corps-à-corps.
Major de la gendarmerie à la retraite, Sindjaloum Koriko offre volontiers à ces occasions ses services pour ramener l’ordre au sein des combattants. «Aujourd’hui, la voyoucratie et l’alcool aidant bon nombre de jeunes n’arrivent plus à se maîtriser. On se provoque et on se frappe par le bas; ce qui est interdit», précise-t-il.
Reconnaissant être également passé par cette initiation, il exhibe des cicatrices de coups reçus au cours de sa jeunesse. «Le kamun est un rituel assez passionnant et l’on ne peut se réclamer Lokpa sans l’avoir pratiquée. Si vous savez bien vous protéger, vous pouvez vous en tirer à bon compte sans séquelle», relève-t-il.

Préparer spirituellement les combattants

Si hier au terme des combats aucun acte ou laurier ne consacre la suprématie de l’un des adversaires sur le second, Bamissou Dramane, trésorier général du comité, indique toutefois qu’à leur époque, ceux qui se révélaient étaient adulés par les femmes. Certains ont pu gagner le cœur de nombre d’entre elles par leur bravoure. Aussi le kamun n’était-il point vu tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Dans un passé récent il aurait fallu préparer spirituellement les combattants. Les chicotes n’étaient pas seulement des objets conçus à base de racine d’arbuste ou en peau d’animaux. Des pouvoirs mystiques leur sont conférés pour affaiblir physiquement l’adversaire dès les premiers coups ou lui faire porter pendant longtemps des séquelles. C’est tout l’honneur de la famille qui est en jeu et tous les moyens sont bons pour dérouter son vis-à-vis. Quoique gagner ne relève plus des objectifs du combat, la famille reste toujours attachée à cette fête et met les petits plats dans les grands pour doper le moral de l’enfant qui défend son honneur en allant se faire ‘’chicoter’’ comme se plaît-on à le dire dans la communauté Lokpa. Des mets les plus copieux sont préparés pour accueillir le jeune enfant soit dans la catégorie des adolescents ou des adultes suivant l’étape où il en est dans son initiation¦

Culture 11 mars 2016


Présidentielle de mars 2016 : La bataille pour le second tour a commencé

Après les grandes tendances données par la Commission électorale nationale autonome (Cena), les regards sont désormais tournés vers la Cour constitutionnelle pour la proclamation des résultats provisoires du scrutin présidentiel du dimanche 6 mars dernier. Pour le moment, ce sont les concertations, les conciliabules et surtout les promesses pour gagner le second tour entre Lionel Zinsou et Patrice Talon arrivés respectivement premier et deuxième.

En attendant la Cour constitutionnelle qui donnera probablement le week-end prochain, les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 6 mars dernier, les Béninois ont désormais une idée de ce que sera le deuxième tour avec les grandes tendances données par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Le candidat de l’alliance dite républicaine Lionel Zinsou avec ses 28,44% affrontera le candidat du Nouveau départ Patrice Talon qui a obtenu selon les tendances de la Cena, 24,80%. Des deux candidats, il faudra un ralliement des 31 autres candidats malheureux pour qu’on ait une idée du successeur de Boni Yayi dès le 6 avril prochain. Dans tous les cas, les concertations, les conciliabules, les négociations et surtout les promesses sont déjà en cours de part et d’autre. Et en prenant les deux candidats, on est en droit de s’interroger sur les chances de chacun pour le deuxième tour du scrutin présidentiel qui logiquement devrait être fixé au 20 mars prochain.

Annoncé comme le candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) au départ, Lionel Zinsou n’était pas pris au sérieux par les autres chapelles politiques de l’Opposition. Il a fallu attendre le 12 janvier, date de clôture des dépôts de candidature pour la présidentielle pour se rendre compte qu’en réalité le candidat du chef de l’Etat n’allait pas à cette élection sous la seule bannière FCBE. Avec le ralliement du Parti du renouveau démocratique (PRD) et de la Renaissance du Bénin (RB), la candidature de celui que les Béninois appellent « le Yovo » devient alors très sérieuse. Car, les trois formations politiques en question ont montré leur importance au cours des élections municipales et communales de juin 2015. En face de ce dernier, il fallait avoir des candidats de poigne pour que le slogan « après nous c’est nous » ne soit pas une réalité.
Les candidats Patrice Talon, Sébastien Germain Ajavon, Abdoulaye Bio Tchané, Pascal Irénée Koupaki et les autres qui sont dans la logique d’une vraie rupture ont dû se retrouver pour changer les stratégies de campagne électorale. L’objectif qui est de tout faire pour écarter l’idée de K.O au premier tour remuée par les partisans du candidat Lionel Zinsou tout au long de la campagne électorale, a été vraiment atteint avec même la réduction des suffrages obtenus par ce candidat. La préoccupation actuellement, c’est comment faire pour que tous les candidats de la rupture maintiennent leur cohésion afin qu’au soir du deuxième tour, le candidat de la rupture Patrice Talon soit le successeur de Boni Yayi. Dans tous les cas, les concertations dans ce sens auraient déjà commencé. Si l’on s’en tient aux scores de Patrice Talon, (24,80%), de Sébastien Germain Ajavon (23,03%), d’Abdoulaye Bio Tchané (8,79%) et de Pascal Irénée Koupaki (5,85%), il ne devrait plus avoir d’inquiétudes pour ceux qui aspirent à un changement radical à la tête de l’Etat béninois. Et comme en politique un plus un n’est pas toujours égal à deux, il faudra attendre les résultats du deuxième tour pour tirer les conclusions. ¦

Actualités 10 mars 2016


Bon déroulement du 1er tour de l’élection présidentielle : Les lauriers du Médiateur de la République au peuple béninois

Le médiateur de la République a donné mercredi 9 mars ses appréciations sur le déroulement du 1er tour du scrutin présidentiel du dimanche 6 mars dernier. Joseph Gnonlonfoun rend hommage à tout le peuple béninois pour la bonne tenue du vote et l’invite à réitérer le même exploit lors du second tour de l’élection présidentielle.

Même s’il n’est pas directement impliqué dans le processus électoral, le Médiateur de la République était aussi au front. Joseph Gnonlonfoun, dans une pro-activité agissante, a délivré une série de messages pour en appeler à une période électorale et post-électorale apaisée et festive. Il se dit aujourd’hui très satisfait des conditions dans lesquelles s’est tenu le dimanche 6 mars dernier, le premier tour du scrutin présidentiel. « Mes impressions sur le déroulement du premier tour du scrutin présidentiel du 6 mars dernier sont extrêmement bonnes. Je me suis rendu compte que notre pays améliore sa pratique électorale au fur et à mesure que nos acteurs politiques et nos organes chargés des élections déroulent les dispositions du Code électoral », apprécie Joseph Gnonlonfoun. Selon lui, cette ambition de mieux faire montre que le Béninois n’est pas idiot. Il met à profit l’expérience et les enseignements du passé pour avancer. «J’ai constaté que les choses n’ont pas été parfaites. Mais elles ont été bien; la perfection n’étant d’ailleurs pas de ce monde», ajoute le Médiateur de la République avant de noter qu’il y a eu plus de peur que de mal. Car, à l’en croire, personne ne pouvait imaginer que le scrutin allait bien se dérouler. Tout le monde pensait que la campagne électorale et le premier tour du scrutin allaient se terminer dans la bagarre. Mais il n’en a été rien à l’arrivée.

Joseph Gnonlonfoun estime que les messages d’appel à la paix des uns et des autres et même de son institution le Médiateur de la République qui a délivré trois messages pendant la période pour demander aux électeurs et aux candidats d’éviter des attaques, et à la presse de ne pas retransmettre tout ce qu’elle entend ou vu lors des meetings électoraux, ont certainement contribué à quelque chose. « Je remercie les acteurs des médias d’avoir été à la hauteur de la mission. Je les remercie d’être restés fidèles à eux-mêmes. Je n’oublie pas les acteurs politiques, ceux qui ont organisé les élections notamment la Céna, puis la Cour constitutionnelle qui a déployé sur le terrain des milliers d’observateurs pour constater le déroulement du scrutin», souligne le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun n’oublie pas non plus les observateurs internationaux qui sont venus voir comment s’est déroulé le vote. Mais pour lui, l’essentiel n’est pas encore dit. Il pense que c’est la première partie qui vient d’être terminée. Comme dans un match de football, il reste la seconde mi-temps qu’il souhaite aussi calme, joyeuse et festive. «Ce que nous voulons c’est la paix pour le Bénin pour que nous ayons une démocratie qui fasse appel à l‘homme qui veut progresser. Nous voulons un président qui permettra au Bénin de prendre de l’envol pour avancer dans la régularité pour une prospérité partagée. C’est cela qui est le plus important », soutient le Médiateur de la République. « Quel que soit le candidat qui sera élu à l’issue du second tour, je lui souhaite bravo et bon vent par anticipation. Je souhaite qu’il continue dans le sens de la paix pour notre pays et d’une démocratie apaisée, gage de développement. Car, nous avons besoin de nous en sortir. Et ce n’est pas l’extérieur qui viendra nous tirer d’affaire de notre situation de sous-développement », conclut le Médiateur de la République. ¦

Actualités 10 mars 2016


Observation de l’élection présidentielle du 6 mars 2016: La MOESCA salue le bon déroulement du scrutin

A peine la Commission électorale nationale autonome (Céna) a-t-elle donné les grandes tendances issues de la présidentielle du 6 mars dernier que, la Mission d’observation électorale de la Société civile africaine (MOESCA) a exprimé sa satisfaction, mardi 8 mars. C’est à travers une conférence de presse tenue à l’Infosec à Cotonou, qu’Alain Nzaba, chef de mission, s’est prononcé sur le scrutin.

Le processus électoral ayant conduit à la présidentielle du 6 mars 2016 au Bénin s’est bien déroulé. C’est la grande conclusion qu’a tiré la Mission d’observation électorale de la Société civile africaine (MOESCA).

Le chef de la mission, Alain Nzaba, a précisé que la MOESCA a déployé sur toute l’étendue du territoire béninois, des équipes composées de 81 observateurs internationaux venus de plusieurs pays d’Afrique pour superviser le déroulement du scrutin et répondre à sa vocation de paix. Le constat fait au niveau de la campagne électorale, selon lui, est que «les candidats ont largement fait montre de retenue et de responsabilité citoyenne». Notamment, il a relevé les débats autour des projets de société des candidats durant cette même période. Le jour du scrutin, a-t-il assuré, les équipes de la MOESCA ont observé l’ouverture, le déroulement du vote, le dépouillement et la transmission des résultats. C’était indépendamment du léger retard constaté par endroits pour l’ouverture de certains postes de vote. Mais il a salué les dispositions pratiques qu’a pu prendre la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour remédier à cette situation. Ce qui, selon lui, a permis aux «électeurs de voter dans le calme et sans bousculade».
S’agissant des opérations de dépouillement, de décompte et d’annonce des résultats partiels sur les lieux de vote, Alain Nzaba a estimé qu’elles se sont déroulées de façon transparente, consensuelle et en présence des représentants des candidats et des observateurs électoraux. La MOESCA a apprécié la bonne couverture médiatique du scrutin et salué la présence massive des missions d’observation électorale nationales et internationales. Toutefois, la MOESCA n’a pas manqué de formuler quelques recommandations telles que la distribution à temps des cartes d’électeur, l’affichage des listes électorales devant les postes de vote, une gestion cohérente du patrimoine électoral, l’amélioration du fichier électoral par le traitement des omis et des personnes décédées par des équipes mobiles et un effort de communication plus efficace et moderne.
La MOESCA, selon Alain Nzaba, publiera bientôt un rapport final sur l’ensemble de ses observations?

Actualités 09 mars 2016


Observation de l’élection présidentielle du 6 mars 2016: La mission de l’Uémoa rend hommage au peuple béninois

La mission d’observation de l’Uémoa à l’élection présidentielle du 6 mars dernier, a organisé une conférence de presse à Cotonou, mardi 8 mars. Elle affirme que l’élection présidentielle du 6 mars 2016 reflète la volonté du peuple béninois auquel elle rend hommage.

« La mission d’observation de L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) se réjouit du bon déroulement du vote dans le calme et la discipline, dans tous les centres de vote observés. Et à ce titre, elle n’a relevé aucun incident majeur de nature à perturber le déroulement du dépouillement et à entacher les résultats du scrutin ». C’est ce qu’on peut retenir de la conférence de presse organisée par la délégation des experts de l’Uémoa, mardi 8 mars à Cotonou.

Selon cette mission, le processus électoral tel que observé sur toute l’étendue du territoire national, à savoir la campagne électorale, le vote et le dépouillement des bulletins, se sont bien déroulés. Les experts de l’Uémoa affirment que l’élection présidentielle du dimanche 6 mars dernier reflète la volonté du peuple béninois. Ils rendent hommage au peuple béninois dans toute sa composante et saluent particulièrement la mobilisation et la maturité politique des électeurs et surtout, leur attachement à la démocratie et à la paix sociale.
La mission affirme avoir suivi avec intérêt le dépouillement des bulletins de vote qui s’est déroulé globalement dans la plus grande transparence en présence des représentants des candidats, de la Société civile, de la Cour constitutionnelle ainsi que des observateurs nationaux et internationaux. La délégation n’a pas manqué de faire des recommandations dans sa conclusion en vue d’une amélioration dans l’organisation de la distribution des cartes d’électeur. Les observateurs de l’Uémoa suggèrent à cet effet, que la Céna achève la distribution des cartes d’électeur avant le second tour, pour permettre aux Béninois qui n’avaient pas pu exprimer leurs suffrages, de le faire sans difficulté.
Ils félicitent la maturité politique et le sens aigu du devoir citoyen dont ont fait preuve les électeurs béninois, ce qui, selon eux, a beaucoup contribué à rendre le scrutin serein et exemplaire?

Actualités 09 mars 2016


Observation de l’élection présidentielle du 6 mars 2016: Le satisfecit de la mission d’observation de l’UA

Au terme de sa mission d’observation, la délégation de l’Union Africaine a fait, mardi 8 mars à Cotonou, une déclaration. Outre le point de sa mission, la séance a servi d’occasion à la délégation pour féliciter le peuple béninois par rapport au climat de paix et de transparence qui a caractérisé le premier tour de l’élection présidentielle du dimanche 6 mars dernier.

«Le Bénin vient encore d’administrer une bonne leçon de démocratie au monde entier ». C’est la conclusion qu’a tiré la mission d’observation de l’Union Africaine au terme de l’élection du dimanche 6 mars dernier. Sa déclaration de fin de mission a constitué à faire le point des observations aussi bien positives que négatives, à faire des recommandations et à féliciter le peuple béninois tout entier. Par la voix du chef de la délégation, Dioucounda Traoré, la mission d’observation a fait savoir que le scrutin s’est déroulé sans grandes irrégularités, à part des couacs inhérents à toute élection. Il a assuré, au vu des rapports produits par les observateurs de l’Union Africaine déployés sur le terrain, qu’il n’y a pas eu des irrégularités de nature à entacher la crédibilité et la transparence du scrutin.

Dioucounda Traoré reconnait le rôle très important joué par la Céna dans le déroulement quasi parfait du scrutin. «Je salue la décision de la Céna qui a permis aux citoyens qui ont manqué leurs cartes d’électeur, de voter», a dit Dioucounda Traoré.
Relevant les performances, le chef de la mission a souligné la disponibilité du matériel de vote dans 96,9% des cas, avant l’heure du démarrage, la présence discrète des forces de l’ordre dans les postes de vote, leur prompte intervention en cas de nécessité. Il faut également noter la présence des observateurs nationaux de la Société civile et autres organisations. Par contre, Dioucounda Traoré a relevé l’absence dans les postes de vote, des représentants de plusieurs candidats. Pour lui, «la tenue de cette élection est un pas de plus dans la consolidation de la démocratie béninoise». «Par cette élection, le Bénin se met en bonne place dans le respect des règles constitutionnelles», a-t-il rassuré. La première leçon issue de cette élection dont les irrégularités n’ont pas entaché la transparence et la crédibilité, est à mettre à l’actif de tout le peuple béninois. Toutefois, la mission de l’Union Africaine a formulé des recommandations à l’endroit des candidats, des institutions impliquées dans l’élection et à la population béninoise en général. Entre autres, la mission recommande aux candidats de respecter les résultats sortis des urnes et de privilégier les moyens légaux, en cas de recours?

Actualités 09 mars 2016


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