La Nation Bénin...
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Le ministre en charge de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Cossi était face aux professionnels des médias lundi 11 janvier. Occasion pour lui de leur rappeler leur rôle en cette période de pré-campagne électorale.
La loi portant Code de l’information et de la communication et le Code de déontologie sont vos bréviaires. Et je vous demande de leur rester fidèle…. La tâche qui vous attend est noble et délicate, celle d’animer la pré-campagne électorale dans les médias», a souligné d’entrée le ministre Etienne Cossi. Puis il en a appelé à leur professionnalisme et patriotisme. «En assurant la pluralité et la diversité des idées et opinions, vous devez toujours garder en esprit la sauvegarde de l’unité nationale et le renforcement de la démocratie dans notre pays», a insisté le ministre.
Sachant que la pré-campagne suscite un engouement extraordinaire au niveau des organes de presse et aussi sur les réseaux sociaux, le ministre dit compter sur la presse de son pays pour éviter les manquements et autres dérives. Il a d’ailleurs rafraichi la mémoire aux journalistes en leur faisant lecture de l’article 8 du Code de l’Information et de la communication qui définit les conditions d’accès aux sources d’information et l’article 13 relatif aux cas de manquements.
Il s’est appesanti sur les 13 aliénas de l’article 13 qui constituent, au sens de la loi, des manquements. Il s’agit entre autres, insiste t-il, des imputations dommageables, les attaques personnelles ou les insinuations malveillantes à l’égard d’un citoyen, d’un groupe de citoyens, d’une association ou d’un corps professionnel ; les paroles injurieuses ou outrageantes à l’endroit d’un citoyen… l’appel au trouble à l’ordre public ; les publications contraires à la pudeur, la publication de fausses informations ; le non respect des cahiers de charge, les prédispositions à se faire corrompre ; l’atteinte à la vie privée de tout citoyen ; les atteintes à la déontologie et àl’accès équitable aux médias de service public….
Le ministre Etienne Cossi a, pour finir, exhorté chaque journaliste à faire son travail avec professionnalisme et prêt à être responsable des actes qu’il pose. «Une presse émancipée, garantit une démocratie épanouie, apaisée et durable», a-t-il laissé entendre, espérant qu’en observant ces bonnes règles, la presse béninoise sortira grandie au soir de l’élection présidentielle du 28 février prochain.» Vous avez déjà fait vos preuves par le passé, leur a-t-il lancé, précisant que le gouvernement saura compter sur eux une fois encore afin que «notre pays continue d’être le modèle dans la sous-région».

L’échiquier politique béninois a enregistré, dimanche 10 janvier dernier à Aplahoué dans le Couffo, la naissance d’un parti dénommé «La nouvelle dynamique». Cette jeune formation politique symbolisée par quatre quartiers de kola ouverts sur une trame verte a été portée sur les fonts baptismaux au terme d’un congrès qui a élu, le député Pascal Essou, au poste de président.
Tel un signe de la providence, dimanche 10 janvier dernier, pendant que des cultes religieux se célébraient dans les églises et les couvents, le parti «La nouvelle dynamique» s’est révélé au grand public. Du moins, c’est le cas à Aplahoué devant la population, en présence des représentants des partis amis, d’élus dont les députés David Gbahoungba, Lucien Houngnibo et le maire d’Allada. Cette grande mobilisation a donné lieu à une ambiance festive faisant suite aux travaux intellectuels entamés depuis la veille.
La synthèse des rapports issus desdits travaux, laisse entendre que le congrès a voté les textes fondamentaux après une communication portant sur la vision qu’incarne «La nouvelle dynamique». Et c’est le député Pascal Essou, auteur de cette communication, qui a été élu au cours des assises à la tête d’un bureau de 27 membres destiné à prendre les rênes du parti. L’annonce de cette nouvelle a d’ailleurs été accueillie par des ovations suivies des mots de soutien des autres députés et des bénédictions des têtes couronnées.
A leur suite, les responsables des partis amis dont Théophile Soussia et Daniel Edah ont noté la volonté de cette nouvelle formation à vouloir s’affirmer dans le contexte politique actuel. Si pour Daniel Edah, «La nouvelle dynamique» se justifie, entre autres, par le sort d’enfant mal aimé fait au Couffo sous le régime finissant, Théophile Soussia, quant à lui, exhorte Pascal Essou à ne pas tricher, chemin faisant, avec les idéaux de son parti. «Celui-ci doit rester la source d’un nouvel espoir pour les jeunes, les femmes tant du Mono-Couffo que du Bénin tout entier», a-t-il conseillé.
Faire autrement la politique
Des explications du député Pascal Essou au sujet du nouveau-né, il ressort que pour lui, «créer un parti aujourd’hui est un défi, un pari pour bousculer le statu quo et vaincre l’immobilisme partisan». Le président du comité d’organisation du congrès, Joseph Allétchou, renchérit qu’il s’agit d’un vieux projet dont la concrétisation était liée à l’élection de Pascal Essou à la 7e législature. Et le député de s’enorgueillir qu’après avoir fait ses expériences au sein d’un autre mouvement, «être aujourd’hui chef de parti apparaît de toute évidence comme une consécration et au mieux, une maturité dans l’action politique». En fait, le député se voit plutôt en mission pour aider à redorer l’activité politique comme l’indique le credo de son parti à savoir, «faire autrement la politique».
A cet effet, Pascal Essou, Bernard Ehoun, Tossa Noumagnan et les autres militants comptent s’attaquer à «la réforme du système partisan au Bénin». Pour eux, «le système des partis politiques doit devenir plus crédible et satisfaisant, susceptible de recréer une nouvelle classe politique d’où émergeraient des dirigeants responsables, soucieux du développement équitable de leur pays et enclins à la vertu». Aussi promettent-ils de travailler à la constitution de grands blocs politiques en provoquant le débat au sujet du multipartisme intégral en vogue qui, selon leur analyse, ne permet pas aux partis pris isolement de conquérir le pouvoir d’Etat.
Aux plans social et économique, «La nouvelle dynamique» jure de jeter toutes ses forces contre la corruption, le régionalisme, la politisation de l’administration publique et toutes formes d’exclusion.
Par rapport à la présidentielle du 28 février prochain, aucune préférence ni consigne n’a été donnée aux militants. Le parti reste ouvert aux négociations mais prévient qu’il sera attentif aux divers projets de société prenant notamment en compte le développement du Couffo. Car, «je nourris ardemment l’espoir que le prochain régime intègre mieux la région du Mono-Couffo dans son programme prioritaire de gouvernance», a clamé le député Pascal Essou?

Au terme du 4e congrès électif extraordinaire de l’Association des anciens étudiants béninois de la Fédération de Russie et de l’ex-Union soviétique (SOYUZ-Bénin) tenu le samedi 9 janvier dernier au Chant d’oiseau de Cotonou, Narcisse Justin Soglo a été plébiscité président.
Après un bilan élogieux et une disponibilité affichée pour la poursuite des œuvres de l’Association des anciens étudiants béninois de la Fédération de Russie et de l’Ex-Union soviétique (SOYUZ-Bénin), les membres ont réitéré leur confiance à Narcisse Justin Soglo pour un second mandat. Il a été réélu à l’unanimité pour poursuivre ses chantiers avec son équipe.
Après son élection, l’architecte urbaniste, Narcisse Justin Soglo a rassuré les membres de sa disponibilité à relever les défis de mobilisation des anciens étudiants non encore enregistrés afin d’élargir le cercle de l’association. Il a ensuite insisté sur le renforcement du dispositif d’octroi des bourses de formation des jeunes étudiants brillants. La mobilisation des ressources financières pour le bon fonctionnement de ladite association est aussi une priorité pour lui.
Narcisse Justin Soglo a invité ses camarades à prendre l’engagement de travailler à l’affermissement et la consolidation des objectifs de leur association commune.
Il est à rappeler que cette association a été créée le samedi 5 juin 2005, pour la consolidation des acquis des Béninois dans les écoles et université russes. Elle permet à ses membres de mettre leurs expériences en pratique pour le développement du Bénin?

Malgré l’apparition extrêmement récente de la tablette numérique, il existe déjà un bon nombre d’expériences, à travers le monde, qui tentent de montrer qu’il est tout à fait à sa place au sein d’une salle de classe. C’est une technologie qui faciliterait au mieux la pédagogie des enseignants.
La tablette présente un ensemble d’éléments qui jouent en faveur de la classe numérique et qui permettent de faciliter son entrée dans le monde scolaire. Le fait est que cet outil ne vise pas que les étudiants mais aussi les plus jeunes. Dès l’école élémentaire, cet instrument offre une multitude de possibilités de créer un nouveau contexte dans la relation enseignement-apprentissage. S’ils existent tant d’enseignants qui acceptent volontiers de jouer les cobayes, c’est qu’évidemment, ils y trouvent leur compte. La tablette a des atouts pédagogiques qu’il est difficile de nier.
Bien que cela reste encore très nouveau, de nombreux témoignages attestent des bienfaits de la tablette dans leur classe, tant pour les élèves que pour les enseignants. Même si c’est un objet qui n’est pas familier à l’école, il l’est pour les jeunes élèves.
Nous vivons dans un monde où les nouvelles technologies ne sont plus si nouvelles que ça. En effet, bien qu’on ne puisse pas contester que la «fracture numérique» soit un fait réel, la jeune génération est entourée d’Iphones, Ipods, de smartphones et d’écrans tactiles. La vitesse d’adaptation et l’aisance dans l’utilisation de cet outil n’est pas une préoccupation. Le gain de temps dans la mise au travail est bénéfique, surtout dans une société qui débat sur les horaires et les rythmes imposés aux enfants par l’école.
La nouveauté réside dans le fait qu’un tel objet entre dans l’école et soit intégré dans une logique d’apprentissage. Ceci permet un regain de motivation chez les élèves. La perspective de «jouer» avec la tablette en classe n’est pas à négliger. Ce qui entraine une concentration plus accrue et plus longue sur des activités qui ne diffèrent en rien de celles qu’ils faisaient autrefois sur une feuille de papier.
Le rapport au savoir est forcément modifié, les élèves sont plus acteurs dans leur apprentissage, ils subissent moins et gagnent en autonomie. De plus, souvent, les élèves et les enseignants commencent un apprentissage au même niveau de technicité. Ce qui entre en jeu dans la relation établie entre l’enseignant, celui qui est censé détenir tous les savoirs, et l’élève.
Dans les faits, la tablette a des particularités intéressantes comme, par exemple, la correction orthographique qui peut s’avérer utile dans l’apprentissage de l’écriture. Du coté enseignant, la tablette propose un éventail de possibilités qui facilitent leur pratique notamment la préparation du travail en amont devient moins encombrante. La tablette réunit de nombreux textes, documents, logiciels et applications en un seul endroit. Elle peut servir d’alternatives aux manuels scolaires, un aspect appréciable pour tous. De plus, le suivi personnalisé de chaque élève est aussi favorisé par l’utilisation de cet outil.
Les avantages apportés spécifiquement par l’utilisation des TICs sont aussi précieux. Il ne faut pas oublier que, comme l’ordinateur, la tablette est une fenêtre sur le monde extérieur. Grâce à l'internet, la classe s’ouvre et a accès à un environnement beaucoup plus vaste, ce qui peut être bénéfique dans un certain nombre de disciplines, comme les sciences notamment. Evidemment, avec l’usage de l’Internet, la préoccupation de beaucoup est de protéger les enfants contre les dangers que cela représente. Cela reste une conception ancrée dans la conscience collective. Il est cependant essentiel de les «éduquer» à Internet, une tâche qui revient désormais à l’école?

L'Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (UNSTB) et le Syndicat national des enseignants des écoles maternelles (SYNAEM) du Bénin organisent un sit-in, mercredredi 20 janvier prochain à la Primature pour exiger le respect des négociations des enseignants des écoles maternelles au Bénin.
«Un sit-in sera organisé à la Primature le mercredi 20 janvier prochain à 15 heures si jusque-là rien n’est fait par les autorités; une grève d’avertissement de 72 heures sera déclenchée par les deux organisations syndicales le lundi 1er février sur toute l’étendue du territoire national». C’est par ces mots que l'Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (UNSTB) et le Syndicat national des enseignants des écoles maternelles du Bénin (SYNAEM) ont mis en garde la Primature, le ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP) et le ministère d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation à travers une motion de grève adressée au Premier ministre, Lionel Zinsou. Ils ravissent ainsi l'attention du Premier ministre sur le non respect des négociations à la Primature le 26 août dernier et relatives aux conclusions de l'atelier de validation sur l'étude et l'état des lieux de l'éducation de la petite enfance. Et ce, selon eux, malgré les engagements et la volonté affichés des autorités de la Primature, du MEMP, du ministère chargé du Travail et de la Fonction publique, du ministère d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation à l’occasion desdites négociations.
Selon les secrétaires généraux des deux organisations syndicales, Emmanuel Zounon et Hector Fanou, les autorités gouvernementales, plus particulièrement celles de la Primature, n’ont pas respecté à ce jour les conclusions des négociations du 26 août 2015. Il s’agit, pour eux, de la mobilisation des ressources afin d'accélérer les travaux de reversement dans le cadre d’une commission spéciale délocalisée créée par le Conseil des ministres ;
la reconnaissance du diplôme du BEPC aux éducateurs et éducatrices titulaires de ce diplôme au moment du reversement en 2009. A ces préoccupations insatisfaites, ils exigent dans leur motion, la prise en compte dans la signature des nouveaux contrats, du corps des éducateurs et éducatrices conformément au décret n°2015-593 du 21 novembre 2015 portant Statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du premier degré, le changement de corps aux anciens éducateurs reclassés comme des préposés administratifs et le paiement sans délai des salaires aux agents contractuels de l’Etat (ACE) de la promotion 2014?

A l’instar de Savalou où se sont déroulées les manifestations officielles, la ville de Parakou a vibré dimanche 10 janvier aux rythmes de la vingtième-et-unième édition de la fête des religions traditionnelles. L’accent est mis sur la préservation des valeurs endogènes et surtout la culture de la paix et de la concorde nationale en cette période électorale sensible.
Libations, prières pour les familles, les dirigeants et toute la nation et autres parades spectaculaires des vodouns ont marqué l’édition 2016 de la fête des religions traditionnelles à Parakou. Plus qu’une célébration de l’identité culturelle africaine et nationale, cette occasion est saisie par les dignitaires des cultes endogènes pour exhorter à la culture de la paix, l’amour, la concorde, l’unité en vue d’un bon déroulement de l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu pour le 28 février prochain.
Les adeptes des divinités Egun, Zangbéto, Oro, Mami, Abikou, Dan, Hèbiosso se sont retrouvées dans la matinée du dimanche 10 janvier pour une communion sur le terrain des Cheminots au quartier Camp Adagbè, après la veillée d’armes dans les temples, couvents et autres lieux sacrés. Invocation des mânes des ancêtres, immolation de bêtes en guise de sacrifice aux divinités, ont constitué les temps forts du cérémonial qui s’est déroulé sous la direction d’Odjèbiyi Amatcha Quenum (sur le trône de Papaï Adika chez les Alapini), président du Bureau départemental du Borgou des dignitaires des cultes Egun-Oro. «Tout le monde a peur aujourd’hui. Nous avons prié Dieu de nous éloigner de tout ce qui est malheur, de tout ce qui mauvais. Et, les ancêtres ont accepté », a-t-il laissé entendre. Il a lancé un appel à tous afin que chacun sache raison garder et contrôle son langage et ses comportements en cette période électorale sensible en vue de la préservation de la paix. «Si on aime son prochain, on ne peut pas lui vouloir du mal. Cultivons l’amour du prochain, l’humilité et l’acceptation de l’autre ainsi que la tolérance», exhorte Odjèbiyi Adika Papaï. «Ne courons pas derrière les miettes, réfléchissons et choisissons celui qui peut vraiment diriger ce pays», conseille-t-il, tout en priant que Dieu, les divinités et les mânes de nos ancêtres guident les Béninois dans ce choix.
La liesse était particulièrement remarquable dans les temples des vodouns « agbékpémi » chez Hounon Atôkouin Sèmassa au quartier Gannon, « thron » chez Hounnon Yélian à Albarika. Adeptes et sympathisants du culte ont organisé une procession en fanfare avant de se retrouver lors du culte d’adoration « hwendo na fa » suivi des réjouissances populaires marquées par des danses magistrales et un partage de repas. Les masques sacrés Egungun et Zangbéto ont également marquent la fête aux différents points de ralliement des adeptes et des curieux, à travers les danses majestueuses et les démonstrations mystiques. Les prières et les libations pour la paix se poursuivront dans les temples et couvents jusqu’à la fin de la période électorale, recommandent les hauts dignitaires du vodoun ¦

A l’instar de leurs pairs des autres communes du Bénin, les adeptes du culte Vodoun de Porto-Novo et d’Adjarra ont sacrifié, dimanche 10 janvier, à la tradition de la célébration de la fête des religions endogènes, la 21e édition cette année. Les manifestations commémoratives se sont déroulées à Malanhoui dans la commune d’Adjarra.
Le site départemental des religions endogènes de l’Ouémé sis à Malanhoui dans la commune d’Adjarra a grouillé de monde le 10 janvier. Les dignitaires et adeptes du culte vodoun de Porto-Novo et d’Adjarra ont paré leurs divinités de nouvelles tenues pour marquer d’un cachet spécial la 21e édition de la fête des religions endogènes au Bénin. L’évènement a drainé beaucoup de vodouisants des deux villes ainsi que des autorités politico-administratives.
Pour le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnel et endogène de l’Ouémé, Bienvenu Agossou Assogba, le vodoun se définit comme une puissance redoutable et mystérieuse ayant pour capacité d’intervenir à tout moment dans la société humaine. Hier comme aujourd’hui, il reste et demeure une richesse culturelle qui a marqué son temps. Le vodoun aide à conjurer les mauvais sorts. Comme toute religion, il prône la paix, la tolérance, l’amour du prochain et autres, souligne Bienvenu Agossou Assogba. Malgré l’entrée en Afrique d’autres religions importées, le vodoun de passion caractère polysémique a pu résister dans le temps à toutes les pressions jusqu’à retrouver ses lettres de noblesse de culte ou de religion, confie-t-il. Ce qui a valu l’inscription du vodoun comme patrimoine culturel mondial. Il exhorte les dignitaires, prêtres, et responsables du culte vodoun à agir avec doigté pour effacer des esprits de bon nombre de Béninois la perception attribuée à tort ou à raison au vodoun comme étant l’émanation du diable.
Le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et le représentant du maire d’Adjarra, Eric Koudjo, ont aussi mis l’accent sur l’importance du vodoun qui serait une religion de valeur pratiquée par plus de 50 millions de personnes dans le monde. Ils ont rendu hommage à l’ancien président de la République, Nicéphore Soglo pour avoir consacré la journée du 10 janvier pour la célébration de la fête des religions endogènes.
Au nom du préfet des départements de l’Ouémé-Plateau, Carole Bossou Agondanou, directrice départementale chargée des Relations avec les Institutions de l’Ouémé-Plateau, a souligné que les religions endogènes constituent un maillon incontournable de la société béninoise. De ce fait, elle a invité les vodouisants à assurer la veille citoyenne dans les couvents et à intercéder auprès des mânes de nos ancêtres pour que l’élection présidentielle du 28 février prochain se déroule dans la paix et dans une ambiance enthousiaste.
Comme tous les ans, il a été consulté sur-le-champ le Fâ pour voir sous quel signe sera l’année 2016. La consultation a révélé le signe Aklan Toula. Le prêtre du Fâ a expliqué à l’assistance les exigences de ce signe qui recommande aux Béninois d’éviter cette année toute situation de révolte, de vengeance, de colère et de division.
Selon le prêtre du Fâ, le signe Aklan Toula appelle la naissance de beaucoup de jumeaux cette année 2016 et interdit par ricochet aux femmes l’avortement volontaire.
La cérémonie s’est achevée par une réjouissance populaire ponctuée de défilé des différentes divinités présentes¦

Les rideaux sont tombés vendredi 8 janvier dernier sur la XIXe session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) qui s’est tenue à Cotonou. Elle a été sanctionnée par un communiqué final signé par Alassane Dramane Ouattara, nouveau président en exercice et lu par Cheikhe Hadjibou Soumaré, président de la Commission. Tous les chefs d’Etat étaient présents sauf celui de la Guinée-Bissau. Le président Boni Yayi a transmis le témoin à son homologue ivoirien.
Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire est élu à l’unanimité de ses pairs présents à la rencontre de Cotonou, vendredi 8 janvier dernier. C’est l’une des grandes décisions prises par le sommet. Il a témoigné sa gratitude et adressé ses félicitations au président Boni Yayi pour le travail remarquable abattu au profit de l’institution commune. Pour lui, au-delà de sa personne, c’est tout le peuple ivoirien qui est honoré, un peuple dont l’attachement à l’intégration est reconnu. «J’ai une seule ambition; accélérer la marche vers l’intégration de nos économies», assure Alassane Dramane Ouattara, selon qui, tous les Etats doivent s’inscrire dans une dynamique de croissance économique.
Avec un taux annoncé de 6%, le président ivoirien a félicité les présidents des institutions financières régionales. Il a insisté sur l’indispensable besoin de sécurité nécessaire au développement de l’espace sous-régional.
Le tout nouveau président en exercice de l’Uémoa a invité ses pairs à s’atteler à réaliser des progrès notables dans la coordination des politiques sectorielles nationales et à l’harmonisation de la législation des Etats membres. Il a affirmé la disponibilité de son pays à apporter sa contribution au rayonnement de l’Union.
Sur le plan politique, selon le communiqué final, la Conférence s’est félicitée de la bonne tenue des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, au Togo et au Burkina Faso et a adressé ses vives félicitations respectivement aux présidents Alassane Dramane Ouattara, Faure Essozimna Gnassingbé et Rock Marc Christian Kaboré.
Les chefs d’Etat et de gouvernement condamnent vigoureusement l’attaque terroriste du 20 novembre 2015 contre le peuple malien et les attaques intervenues dans le monde, en particulier celles perpétrées à Paris, à Tunis et au Moyen-Orient. Ils saluent au terme du communiqué final, l’engagement des Etats membres de l’Union, des pays amis et de la communauté internationale dont les forces demeurent aux côtés des Maliens pour la stabilité de ce pays.
La conférence exprime sa solidarité aux peuples malien et nigérien et décide de renforcer davantage les efforts dans la lutte contre le terrorisme, par la coopération frontalière et transfrontalière, le partage de renseignements et la mutualisation des moyens. Elle demande aux organes et institutions de l’Union de poursuivre la mise en œuvre du chantier paix et sécurité pour assurer la quiétude nécessaire au développement de la sous-région.
S’agissant de l’état du processus d’intégration de l’Union, les chefs d’Etat et de gouvernement se sont penchés sur les questions d’intérêt commun à l’Uémoa et à la Cédeao. Ils apprécient la bonne coordination des actions des deux institutions, souligne le communiqué, à travers la tenue régulière des sessions du secrétariat technique conjoint en vue d’une exécution efficace des projets et programmes communautaires.
La conférence salue, relève le communiqué, les actions réalisées pour l’amélioration du financement des économies de l’Union, à travers la mise en œuvre de la 2e phase du processus de renforcement des capacités d’intervention des banques et établissements financiers et la promotion des bureaux d’information sur le crédit.
S’agissant du renouvellement des mandats, les chefs d’Etat ont décidé de la prorogation du mandat de l’ensemble des commissaires jusqu’au prochain sommet à l’issue duquel le Niger assurera la présidence de la commission ¦

Cotonou a abrité, vendredi 8 janvier dernier, le sommet des chefs d’Etat de l’Autorité du Bassin du Niger. Les Etats membres de cette organisation ont adopté un plan d’investissement pour sauver le fleuve Niger du péril climatique.
La situation actuelle du fleuve Niger n’est pas reluisante. Pourtant, plus de 300 millions de personnes vivent sur les rives de ce cours d’eau, étendu sur neuf pays du continent. Si la gestion efficiente des ressources en eau fonde la création de l’Autorité du Bassin du Niger en 1980, les affres que subit le fleuve du fait du dérèglement climatique confortent les pays membres dans la nécessité de mutualiser leurs efforts pour répondre aux défis de l’heure. «Les conséquences néfastes du changement climatique montrent l’importance de ce regroupement. Malgré nos efforts, les défis restent encore importants, en termes de réduction de la pauvreté, de l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines, de l’amélioration des écosystèmes, de partage équitable des ressources du fleuve», pointe le chef de l’Etat, Boni Yayi, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de l’Abn. Tirant la sonnette d’alarme, il confie que le bassin du fleuve Niger connaît une réduction de 55% de son écoulement et subit une baisse de niveau de 40%, avec un niveau d’ensablement qui menace l’existence même des populations riveraines.
Boni Yayi plaide pour un engagement fort des Etats membres de l’Abn et une mobilisation plus accrue des partenaires techniques et financiers pour sauver le Niger du péril climatique.
Le rendez-vous de Cotonou a donc consacré la mise en place du plan stratégique d’investissement à l’horizon sensé renforcer la résilience aux changements climatiques dans le bassin du Niger à l’horizon 2024. Ce document découle du plan opérationnel de l’organisation qui se décline en 350 actions réparties en trois plans triennaux. Le montant total du plan opérationnel est estimé à 7,2 milliards de dollars, soit plus de 4285 milliards de francs CFA. Les Etats membres ont recommandé l’organisation d’une table ronde des partenaires pour la mobilisation du financement. Mais d’ores et déjà, ils se sont engagés à assurer sur fonds propres des actions à hauteur d’au moins 10% de son montant pour compter de l’exercice 2016.
Le sommet envisage également, avec l’appui de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, la mise en place d’un fonds régional climat pour le bassin du Niger, en vue de la mobilisation des financements innovants des actions du Plan opérationnel.
Au terme des travaux, le Bénin a été reconduit à la tête de l’organisation pour un nouveau mandat d’un an.
Créée en 1980 sur les cendres de la Commission du fleuve Niger, l’Abn est une organisation intergouvernementale chargée de promouvoir la coopération entre les Etats membres et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations du bassin pour la gestion durable des ressources en eau et des écosystèmes associés. Il comprend neuf Etats membres : Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad ¦

Mis en place en novembre dernier, le Comité de normalisation (Conor) que dirige Me Rafiou Paraiso poursuit son œuvre de réconciliation de la famille du football national. Au cours d’un entretien avec lui la semaine dernière, il a rassuré de ce que le football reprendra, mais à condition que chaque acteur y mette du sien.
Lentement mais sûrement, le Comité de normalisation remplit son cahier de charge vis-à-vis de l’instance faîtière qui l’a institué. Depuis quelques semaines, il écoute les membres de la famille du football national. Les derniers à lui présenter leurs doléances et autres propositions de sortie de crise sont «le camp» du président Victorien Attolou et les membres du Comité de réunification et d’orientation (Cro). Au terme de cette rencontre qui s’est tenue dans les locaux du ministère en charge des Sports, la semaine dernière, le président Rafiou Paraiso en marge de ladite rencontre s’est appesanti sur la méthode de travail du Comité qu’il dirige, son programme et ses perspectives.
A propos de la méthode, il explique qu’il ne peut y avoir réunification sans écouter les différents protagonistes et les membres de la famille. Et sans avoir des précisions sur les facteurs générateurs des crises. «Et c’est ce que nous faisons en écoutant séparément chaque groupe composant la famille», a-t-il indiqué, soulignant au passage que tous les principaux acteurs ainsi que les différentes associations des reporters sportifs ont déjà été écoutés. «Il ne reste que le «camp» du président Augustin Ahouanvoébla qui n’a pas encore été disponible», confie-t-il.
Dévoilant un coin de voile sur la suite du programme, Me Rafiou Paraiso, a révélé que son groupe poursuivra les audiences dès la semaine du 11 janvier. «Nous irons dans les départements rencontrer les autres acteurs, les écouter et recueillir leurs propositions», indique-t-il.
Ce n’est qu’après cette étape, ajoute le président du Conor, qu’il y aura un grand rendez-vous qui réunira toute la famille histoire de permettre à tout le monde de participer à cette réconciliation. Seulement aucune terminologie n’est encore retenue pour ces assises.
Rafiou Paraiso a évoqué également l’organisation du championnat national. A ce sujet, il a indiqué que ce sera certainement une compétition de transition. «Et ce sera de façon consensuelle que la formule ainsi que les clubs participants seront retenus».
Le président du Comité de normalisation a insisté sur la nécessité de faire rouler le ballon au Bénin pour le bonheur de sa jeunesse. «Mais tout se fera de façon consensuelle», martèle-t-il.
Par rapport à la question qui préoccupe beaucoup de fanatiques par rapport au respect du temps imparti au Comité de normalisation pour faire son travail, son président est sans ambages: «C’est également notre préoccupation. Nous ne sommes pas au Conor pour perdurer. Nous sommes conscients des difficultés liées à la tâche, et nous travaillons à rester dans le délai», a-t-il confié. Il évoque le cas togolais qui a obligé la FIFA à prendre ses responsabilités en procédant à la dissolution du Comité mis sur pied et qui n’a pas su gérer le temps ni la crise.
Rafiou Paraiso a saisi l’occasion de cet entretien pour exhorter tout le monde à la tolérance, à l’acceptation de l’autre, et surtout le patriotisme. « Nous sommes conscients de la mission, de ses difficultés. Mais si chacun y met la volonté, nous vaincrons», a t- il conclu.¦