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Nouvelles

Présidentielle de février 2016: Le fichier électoral disponible le 22 décembre

Le président du Comité d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), Augustin Ahouanvoébla, a annoncé que le fichier électoral sera disponible mardi 22 décembre prochain. C’était à la faveur d’un point de presse tenu mardi 15 décembre dernier à Cotonou.

« Malgré toutes les embûches rencontrées, de façon solennelle je vous annonce que la Lépi sera publiée le 22 décembre 2015 », a déclaré le président du Cos-Lépi Augustin Ahouanvoébla lors d’un point de presse, mardi 15 décembre, faisant le point des travaux exécutés. Il en a profité pour partager les difficultés qui ont jalonné la mise à jour dudit fichier.

D’abord il a rappelé la mission confiée au Cos-Lépi. Laquelle a consisté essentiellement à actualiser le fichier électoral national ; ce qui vise à mettre à jour la base de données, la prise en compte des citoyens laissés en rade du fait de la perte de leurs données à caractère personnel mais rétablis par la Cour constitutionnelle et le Cos-Lépi ; les différentes corrections des données alphanumériques provenant du terrain au niveau national…, le recensement et l’enrôlement biométrique des Béninois vivant à l’étranger. A ce propos, il poursuit : «Cette opération qui s’est déroulée dans 31 pays répartis sur quatre continents a connu un succès en dépit du retard enregistré dans son démarrage. Retard dû selon lui aux difficultés d’établissement des documents de voyage pour l’ensemble des agents retenus par le Cos-Lépi, d’obtention des visas et celles liées au transport des kits ».
Même si la livraison du fichier électoral était initialement prévue pour le mardi 15 décembre, le président du Cos-Lépi fait remarquer que son équipe, nonobstant les embûches, n’est pas en retard au regard de la loi. « Conformément à l’article 180 alinéa 2 du Code électoral en vigueur en République du Bénin, la Lépi doit être établie au plus tard 60 jours avant la date du scrutin. Le Cos-Lépi a alors jusqu’au 28 décembre 2015 pour ladite publication», a-t-il fait comprendre.
Augustin Ahouanvoébla explique à la presse que l’une des tâches essentielles actuellement en cours est le lancement de l’appel à candidature pour le recrutement de l’Agence nationale de Traitement (ANT). Et il fait savoir à ce sujet, que ce recrutement se fera et sera soumis au gouvernement pour nomination au plus tard le 2 janvier 2016.
Par ailleurs, le président du Cos-Lépi a exprimé, à l’occasion, sa gratitude au secrétaire général des Nations Unies et au secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie dont les diligences ont contribué à faire avancer l’actualisation du fichier électoral national. Il n’a pas manqué de remercier nommément la coordonnatrice du Système des Nations Unies au Bénin, Rosine Sori Coulibaly, pour son appui constant et saluer le gouvernement pour l’accompagnement et la disponibilité témoignés ¦

Actualités 17 déc. 2015


Difficultés dans le secteur du bois au Bénin : Le député Eric Houndété interpelle le gouvernement

L’honorable Eric Houndété se fait l’avocat des menuisiers, artisans et industriels locaux dans leurs difficultés à s’approvisionner en bois, leurs matières premières. Il a déposé à cet effet mardi 15 décembre, une question écrite au gouvernement pour qu’il clarifie la situation liée à l’indisponibilité et à l’inaccessibilité du bois au Bénin.

Depuis plusieurs années, le Bénin est victime de nombreux scandales liés à l'exploitation abusive des ressources forestières. Des centaines d'arbres sont décimés en violation des normes en vigueur et des centaines de milliers de madriers seraient irrégulièrement exportés alors que les besoins des transformateurs locaux demeurent largement non satisfaits. En effet, l'accessibilité de la matière première par les menuisiers et les artisans serait très difficile. La précarité de leur travail s'explique par la rareté et à la cherté du bois. De ce fait, ils peinent à satisfaire leurs clients essentiellement constitués des ménages qui en subissent également les conséquences. Nombre d'entre ces artisans sont contraints d'abandonner le métier. Par ailleurs, l'indisponibilité du bois affecte également les industries installées au Bénin telles que Iroko Bénin et ATC industrie de Bois. En effet, suite à la visite de la délégation parlementaire dans l'une de ces usines notamment ATC Industrie de Bois SA le 25 novembre 2015, de nombreux constats ont été faits au nombre desquels: l'impossibilité d'exportation des produits finis de la société vers l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique par manque de matière première; la difficulté d'obtention des financements due aux exigences des banques qui exigent une garantie d'approvisionnement d'une moyenne de 5 ans;l'insuffisance des attributions annuelles obtenues de l'Office national du bois par rapport à la capacité annuelle minimum de production qui est de 7 000 m3 etc. Les mêmes constats ont été enregistrés à Iroko Bénin. Pour finir, notons que le gouvernement béninois a retenu de nombreuses mesures soutenant la mise en œuvre globale de sa politique économique pour la période 2012-2016, au nombre desquelles l’orientation de la consommation publique prioritairement vers les biens produits localement. En nous référant aux débats d'orientation budgétaire, les meubles acquis par l'administration doivent essentiellement provenir des ateliers de menuiserie-ébénisterie et usines locaux. Aujourd'hui, soit trois ans après la prise de cette mesure, force est de constater que l'administration publique demeure largement fournie en meubles importés, la raison principale de cet échec étant entre autres l'indisponibilité du bois au Bénin. En référence aux dispositions de l'article 111 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, le gouvernement est prié de communiquer à la représentation nationale, les réponses aux préoccupations ci-après:
1- Comment le gouvernement justifie-t-il l'indisponibilité et l'inaccessibilité au bois par les transformateurs locaux alors que de nombreux madriers sont régulièrement convoyés vers l'extérieur?
2- Quelle est la politique de commercialisation actuelle du bois par l'ONAB?
3- Produire le point de la production et de la commercialisation du bois par l'ONAB.
4- Quel est le contenu du document stratégique appelé "politique forestière nationale"? En fournir copie à la Représentation nationale. Quelles sont les dispositions prises pour en assurer la mise en œuvre?
5- Les sociétés ATC industrie de Bois et Iroko Bénin envisagent chacune la mise sur pied d'un projet pour pérenniser les métiers du bois à travers la construction d'un centre de formation des jeunes sur le site de leur usine. Quelles sont les mesures prises par le gouvernement pour accompagner ces projets?
6- Quelles sont les raisons justifiant la non signature d'une convention d'approvisionnement entre l'ONAB et ces industries, alors qu'elles prennent l'engagement de financer le reboisement à concurrence de deux pieds de bois pour un coupé?
7- Il nous est revenu que le Gouvernement n'entretiendrait aucune relation formelle avec l'association des menuisiers-ébénistes du Bénin. Quelles sont les dispositions prises par le Gouvernement pour garantir aux menuisiers et aux artisans locaux la disponibilité et l'accessibilité au bois?
8- Quelles sont les mesures fiscales incitatives permettant aux producteurs locaux d’entrer en compétition face aux producteurs étrangers? Quelles sont les dispositions prises pour obliger les administrations à respecter cette mesure ?

Fait à Porto-Novo, le 10 décembre 2015

Eric Houndété

Actualités 16 déc. 2015


Réaction de Jacques Yempabou : «La Cour constitutionnelle ne m’a jamais écouté»

Approché mardi 15 décembre au Parlement par certains journalistes, le député Jacques Yempabou se dit surpris par cette décision de la Cour constitutionnelle qui ne l’a même pas écouté, lors de l’instruction du dossier. Lire sa réaction

«…Je crois que c’est un dossier que l’Assemblée nationale va étudier.

Quand j’ai été élu conseiller communal de Kérou, le jour de notre installation au Tribunal de première instance de Natitingou, j’ai en même temps rédigé ma démission que j’ai envoyée au préfet des départements de l’Atacora/Donga. Le préfet en a pris acte et il m’a demandé de saisir le maire pour que celui-ci invite mon suppléant à venir siéger au Conseil communal de Kérou. Ce que j’ai fait.
Malheureusement, ceux qui ont fait la requête à la Cour constitutionnelle, quand le préfet leur a écrit pour leur demander de saisir le maire pour que celui-ci fasse siéger les suppléants, ils ne l’ont jamais fait. C’est le préfet qui a été obligé d’envoyer un message au maire pour lui demander de faire siéger le suppléant de l’honorable Abiba Wassangari Dafia. Ma lettre de démission du Conseil communal de Kérou a même été lue ici au Parlement, à la plénière. La copie de cette lettre de démission est même disponible à la Cour suprême. La loi a bien dit qu’en cas de démission, il faut saisir la préfecture avec ampliation à la Cour suprême et à l’Assemblée nationale. Je ne vois donc pas en quoi j’ai fauté. Même la Cour constitutionnelle ne m’a jamais écouté. Je suis surpris par cette décision…» ¦

Actualités 16 déc. 2015


Pour cumul de mandats électifs : La procédure de démission d’office du député Jacques Yempabou enclenchée

Le député Jacques Yempabou a le feu aux fesses. Il est en passe d’être rayé de la liste des députés de la septième législature.

En effet, par décision DCC 15-249 du 26 novembre 2015, la Cour constitutionnelle vient d’inviter le bureau de l’Assemblée nationale à saisir le Parlement aux fins de prononcer sa démission d’office. Il est reproché au député AND d’avoir cumulé son mandat de conseiller communal à Kérou avec celui de député à l’Assemblée nationale. La décision de la Haute juridiction a été lue à l’entame de la séance plénière du mardi 15 décembre. En application des dispositions de l’article 375 du Code électoral, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a affecté le dossier à la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme pour examen et rapport. Lequel rapport sera étudié par la plénière qui donnera une suite à cette affaire d’incompatibilité portée devant la Cour constitutionnelle par deux requérants en l’occurrence Maurice Chabi Katotcha, suppléant de Jacques Yembabou et le député Abiba Dafia Wassangari native de Kérou. La qualité de ces deux requérants confirme une fois encore qu’en politique, on ne se fait pas de cadeau ¦

Thibaud C. NAGNONHOU, AR Ouémé-Plateau

Actualités 16 déc. 2015


Un an après sa naissance: Synafem-Bénin fait son bilan

Le Syndicat national des femmes des marchés du Bénin (Synafem-Bénin) a tenu sa première assemblée générale ordinaire mardi 15 décembre. La cérémonie qui s’est déroulée à la Bourse du Travail à été l’occasion pour les membres dudit syndicat, de revisiter les statuts et règlement intérieur en vue de dynamiser le synafem-Bénin pour une meilleure défense des intérêts des femmes des marchés du Bénin.

Faire le bilan d’un an d’existence et ouvrir des perspectives sur les années à venir. C’est l’objectif du syndicat national des femmes des marchés du Bénin (Synafem-Bénin) qui a organisé sa première assemblée générale ordinaire à la Bourse du Travail mardi 15 décembre. La tenue de cette assemblée générale s’inscrit dans le respect des statuts du syndicat qui imposent un bilan annuel au bureau exécutif.

Synafem-Bénin étant un syndicat de l’économie informelle, il défend les intérêts d’une catégorie des travailleurs de ce secteur notamment les femmes des marchés du Bénin pour l’amélioration de leurs conditions de vie.
L’autre objectif du syndicat est de former ses membres sur les questions de négociation, de lobbying et de plaidoyer auprès des autorités centrales. Selon la secrétaire générale du Synafem-Bénin Mihèmi Dossougouin, le bureau national du syndicat s’est essentiellement préoccupé d’installer les autres bureaux dans tous les arrondissements de Cotonou pendant ses douze mois d’existence.
Le syndicat n’étant pas né avec un budget de fonctionnement, il a dû affronter certaines difficultés financières qui ont freiné la réalisation de ses activités. N’empêche, il a pu créer ses structures dans les 36 marchés de Cotonou. «Nous avons eu beaucoup de difficultés financières pour installer nos représentants dans les autres localités de Cotonou, mais cela ne doit pas nous décourager. Nous sommes une association nationale et nous devons avoir de représentation dans les 77 communes du Bénin», martèle Mihèmi Dossougouin. Allusion faite au statut de son syndicat qui se veut national, mais qui pour l’heure, n’a de cellules que dans la ville de Cotonou. Ce dont les responsables sont conscients y compris les membres de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), confédération à laquelle est affilié le synafem-Bénin.
Philomène Ekpo Zountchégbé présidente de la Commission nationale des femmes de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin) reconnaît la faiblesse du Synafem-Bénin. «Nous syndicats on n’a pas les moyens, donc en un an Synafem-Bénin n’a pas pu installer ses cellules dans tous les départements, mais ça va se faire progressivement, bientôt ils vont installer les structures dans les Zou-Collines», précise-t-elle.
Le représentant du maire de la ville de Cotonou, Landry Gansou chef service des marchés a remis au nom de l’autorité municipale empêchée, une enveloppe d’une valeur de 200 000 FCFA au Synafem-Bénin pour l’encourager à aller de l’avant.
La représentante du ministre en charge de la Famille Kpotéina Noma qui a procédé à l’ouverture des travaux a affirmé que le ministère est disponible pour accompagner ce regroupement de femmes qui œuvre dans le secteur informel. Elle a enfin exhorté les femmes à entretenir leurs lieux de travail qui ne sont rien d’autre que des marchés du Bénin?

Actualités 16 déc. 2015


Universités béninoises: Boni Yayi lance la construction de quatre nouveaux amphis

Le président Boni Yayi a lancé, mardi 15 décembre à l’Université d’Abomey-Calavi, les travaux de construction de quatre nouveaux amphithéâtres. L’initiative vient assurer de meilleures conditions d'études aux étudiants béninois.

L’Université d’Abomey-Calavi et l’Université de Parakou auront bientôt chacune deux nouveaux amphithéâtres. Les travaux de construction de ces infrastructures ont été lancés mardi 15 décembre par le chef de l’Etat en personne. Brice Sinsin, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi se réjouit des sollicitudes constantes du gouvernement en faveur de l'enseignement supérieur et salue la nouvelle vision qui met la planification au cœur du vaste chantier de réformes universitaires. Il promet, au nom de la communauté universitaire, accompagner cette dynamique pour faire de l'Université d'Abomey-Calavi, un véritable pôle d'excellence.
«Nous devons travailler à ce que l'université soit un lieu de création de richesses. Au sortir de l'université, mon rêve est que chaque étudiant devienne créateur de richesse et d'emploi. L'université doit être un pôle d'excellence et de développement », déclare le président de la République qui réitère ses engagements en faveur des universités publiques. Vingt nouveaux bus seront sous peu mis à la disposition des campus en vue d’alléger les difficultés de transport, promesse du chef de l’Etat aux étudiants.
«Lumière pour tous», le tout nouveau projet énergétique initié par le gouvernement, va également impacter tous les étudiants, annonce Boni Yayi qui envisage de recruter dans les meilleurs délais 280 nouveaux enseignants au profit des universités. S'inspirant des récents événements survenus sur le campus d'Abomey-Calavi, Boni Yayi exhorte les étudiants à plus de discipline, afin de redorer le blason de nos universités. "Un enseignant formateur est sacré. Vous devez respecter le conseil scientifique quels que soient les problèmes», conseille-t-il.

Actualités 16 déc. 2015


Présidentielle de 2016 et mal gouvernance au Bénin: Elire un serviteur du peuple et non un monarque

Mardi 15 décembre, le mouvement « Ensemble pour sauver le Bénin» a animé une conférence à Cotonou sur les acquis de la Conférence nationale des forces vives de février 1990 présidée par feu Monseigneur Isidore de Souza alors archevêque de Cotonou. C’était l’occasion d’attirer l’attention de l’assistance sur une nécessaire prise de conscience face aux enjeux de la présidentielle de février 2016 afin que le prochain chef de l’Etat soit un vrai serviteur du peuple et non un monarque.

La prochaine présidentielle doit permettre aux Béninois de désigner un homme capable de servir le peuple en répondant aux besoins des populations dans les campagnes et les villes. C’est cette mission de serviteur que le père Israël Mensah, premier porte-parole du mouvement «Ensemble pour sauver le Bénin», perçoit pour celui qui sera élu chef de l’Etat du pays à l’issue du scrutin du 28 février 2016, vu l’état actuel des choses.

Au regard de la grande responsabilité de l’Eglise catholique à la Conférence nationale à travers l’important rôle de Mgr Isidore de Souza, l’abbé Israël Mensah s’est vu obligé de partager ses réflexions sur la vie politique béninoise face à certains faits.
Au constat, William Comlan, sociologue co-animateur de la rencontre d’hier, a dressé un bilan très peu reluisant de la gestion du pays. Il ressort de son analyse une économie fragile, un système éducatif souffrant de graves dysfonctionnements, un système sanitaire marqué par l’inaccessibilité géographique, l’insuffisance d’infrastructures, d’équipements. William Comlan n’a pas occulté les problèmes d’eau potable et ceux d’assainissement, le chômage des jeunes, la pauvreté, la corruption dans l’administration qui ne connaît plus la vertu. Plus grave encore, a-t-il poursuivi, le climat des affaires ne favorise pas l’investissement privé appelé à soutenir les efforts de l’Etat en matière de création d’emplois. Selon lui, c’est le manque de vertu et l’absence de sanction qui sont à la base de cette situation. «L’efficacité des règles provient de la contrainte ; les sanctions ont une fonction dissuasive», a soutenu William Comlan. Sans être un chantre inconditionnel de la Révolution, il estime qu’en cette période, le contrôle social est organisé de la maison jusqu’au lieu de travail en passant par les relations sociales. Mais à partir de 1990, en dehors du Renouveau démocratique avec les libertés retrouvées, les choses ont changé dans le mauvais sens. «La famille, l’école et le groupe des pairs n’ont plus de missions clairement définies, ni pour la socialisation, ni pour le contrôle social», s’est-il désolé ajoutant que le sens du bien commun a cédé place à l’individualisme. Cela a généré de «nouveaux riches partis de presque rien aux fortunes vertigineuses et au luxe tapageur…» Face à la situation, William Comlan propose que, dans son milieu, «le déviant fasse l’objet de moquerie, de dédain, de mépris» en dehors de la sanction formelle qui est d’ordre juridique.
Toujours dans le chapitre des approches de solutions, le père Israël Mensah a appelé à ne pas s’écarter des acquis de la conférence nationale. «Halte au mémoricide ! Prenons conscience de la charge éthique de l’origine de notre démocratie et le Bénin vivra », s’est-il écrié. Dans cette veine, il a invité le peuple électeur à faire attention dans son choix du prochain locataire de la Marina. Sans pencher pour un candidat particulier, l’abbé Israël Mensah a appelé ses concitoyens à choisir non pas un président monarque mais un vrai serviteur qui se sentira véritablement comme tel. «Sans cela, le peuple continuera d’être malmené et brimé impunément», a-t-il averti.

Actualités 16 déc. 2015


Présentation de lettres de créances: Le nouvel ambassadeur du Koweit accrédité

Le président de la République a reçu, mardi 15 décembre, les lettres de créances du nouvel ambassadeur du Koweït près le Bénin. Ce dernier entend renforcer l’axe de coopération Cotonou-Koweït City.

La diplomatie koweïtienne au Bénin change de commandement. Faisal Sulaiman Ali Al-Musailim est officiellement investi nouvel ambassadeur du riche Etat du Golfe persique à Cotonou. Il a présenté mardi 15 décembre ses lettres de créances au président de la République, avec qui il s’est entretenu pendant de longues heures. «Les relations entre les deux Etats sont au beau fixe. Notre objectif est de travailler pour les consolider davantage. Nous allons revisiter les domaines concernant l’investissement, l’agriculture et la culture. Nous avons l’intention de travailler pour concrétiser des projets durables », confie-t-il à sa sortie d’audience.
Faisal Sulaiman Ali Al-Musailim a entamé sa carrière diplomatique en 1980 comme attaché diplomatique au ministère des Affaires étrangères du Koweït. Cinq années plus tard, il va servir au Bureau général du Travail à l’ambassade du Koweït près le Qatar où il occupera plus tard le poste de deuxième secrétaire. Dans les années 1990 et 2000, il sert l’ambassade du Koweït à Pékin, au Caire, en Indonésie, au Timor oriental. Avant sa nomination comme nouvel ambassadeur du Bénin, Faisal Sulaiman Ali Al-Musailim était en poste à Malte.

Actualités 16 déc. 2015


Accélération de la riposte au Vih d’ici 2020: Dix maires du Bénin s’engagent

Dans le cadre de la quinzaine de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, une dizaine de maires du Bénin ont signé, lundi 14 décembre à Cotonou, la Déclaration de Paris. Cette signature d’engagement permettra d’accélérer la riposte au Vih d’ici 2020 dans les villes concernées.

En décembre 2014, une trentaine de maires du monde entier se sont réunis à Paris pour signer la Déclaration de Paris s'engageant ainsi à contribuer et à lutter afin de mettre un terme à l'épidémie du SIDA. Cette déclaration vise les communautés les plus affectées par le VIH. Elle invite à mobiliser des ressources pour une meilleure intégration de la santé publique et du développement, à établir et intensifier les stratégies urbaines de lutte contre le VIH, et à engager la riposte au Sida comme catalyseur pour une transformation sociale positive.

Avec cette déclaration, tous les maires du monde sont appelés à oeuvrer pour une accélération de la riposte contre le Vih d’ici 2020. C’est pourquoi, en dehors des maires de Cotonou et de Djougou qui l’avaient déjà signé à Paris, huit autres ont procédé à la signature de ladite déclaration hier.
L’initiative intitulée «Les villes s’engagent » vise à atteindre les objectifs «90-90-90» d’ici 2020 dans un dynamisme qui associe les pouvoirs locaux et les populations à la base. Ces objectifs se déclinent comme suit: d’abord, 90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique; ensuite, 90% des personnes ayant connaissance de leur séropositivité reçoivent des traitements antirétroviraux ; et enfin, 90% des personnes séropositives sous-traitements antirétroviraux ont une charge virale indétectable.

Le contenu de la déclaration

Les villes sont caractérisées, aujourd'hui, par une poussée démographique rapide dans un contexte de mondialisation et de globalisation, et, par la même occasion, elles portent les plus forts taux de prévalence au Vih/Sida.
Les moyens d’action contenus dans cette initiative prennent en compte toute une série de manifestations parmi lesquelles on peut citer les campagnes de sensibilisation de masse, les séances de dépistage, la sensibilisation des élus locaux, des leaders religieux et traditionnels, l’acquisition d’unité mobile ainsi que de kits de dépistage et la pose de panneaux publicitaires et affiches dans les arrondissements. De même, il est inscrit dans le programme, l’établissement d’un partenariat formel avec les Organisations de la Société civile, les artisans, les conducteurs des taxis-motos en vue d’un engagement fort en faveur de la santé sexuelle et de la reproduction.
Selon la directrice pays de l'OnuSida, Margarette Molnar, cette déclaration implique les villes pour une riposte accélérée contre le Sida au Bénin. Après Paris, il a été décidé également de mettre en place des plans d’accélération de la riposte au niveau des villes afin qu’elles disposent de données stratégiques pour avoir une idée de leur situation.

Difficile d’atteindre les 100%

Pour elle, il est difficile d’atteindre les 100%. Si déjà l’on atteint les 90% c’est déjà très bien.
Au Bénin, on est à peu près à 30%. Ce qui est bien loin des 90%. « Si nous atteignons 90% alors nous avons une chance de mettre fin à l’épidémie du Vih», rassure-t-elle.
A cette occasion, les maires se sont engagés à mettre fin à l’épidémie du Sida dans les villes pour atteindre les objectifs « 90-90-90 » de traitement du Vih d’ici à 2020, et ainsi à réduire rapidement les nouvelles infections et le nombre de décès y liés, y compris par la tuberculose, un chemin accéléré qui rapproche le monde de la fin du Sida en 2030. Il s’agira pour eux d’assurer un accès pérenne aux tests, aux traitements et aux services de prévention sans oublier d’éliminer la stigmatisation et la discrimination.
Il s’agira de traiter les causes de risque, de vulnérabilité et de transmission ; d’utiliser la riposte au Sida pour une transformation sociale ; de construire et d’accélérer une riposte adaptée aux besoins locaux ; et de mobiliser des ressources pour la santé publique et un développement intégré.
Cet engagement est très important pour le ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé qui le qualifie d’un symbole fort dans la lutte contre le Sida.
Quant à la secrétaire permanente du Conseil national de lutte contre le Sida, Sonia Boni, elle a aussi souligné l’importance de l’engagement des maires des communes qui sont plus proches des populations. Les dix villes du Bénin concernées sont : Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Comé, Bohicon, Dogbo, Parakou, Djougou, Natitingou, et Malanville.

Santé 15 déc. 2015


Santé et bien-être : Les techniques de la médecine traditionnelle chinoise exposées

La médecine traditionnelle chinoise était samedi 12 décembre dernier au cœur des échanges au Centre culturel chinois de Cotonou. C’était à travers une conférence publique qu’a organisé Baï Guangnming, directeur dudit centre au profit des admirateurs de cette médecine. Hé Jun Zhi, chercheur de l’hôpital orthopédiste de Tianxiang a également, l’occasion, à échangé avec le public sur les techniques de cette médecine.

Partager les expériences et techniques de la médecine traditionnelle chinoise pour guérir certaines maladies. C’est ce à quoi ont eu droit les participants à la conférence publique du samedi 12 décembre dernier. A l’occasion, Hé Jun Zhi, chercheur de l’hôpital orthopédiste de Tianxiang a mis en exergue les techniques dont font usage les Chinois pour guérir. Selon lui, il existe deux types de médecine chinoise, celle traditionnelle pure et celle populaire. La médecine traditionnelle chinoise populaire, encore appelée médecine ethnique est celle que l’on pratique dans les régions. Hé Jun Zhi affirme qu’elle connait de plus en plus un développement impressionnant et ce, grâce à ses résultats. Une fois le mal détecté, plusieurs techniques sont utilisées et font appel souvent au massage et ce, en tenant compte du mal dont souffre l’individu. A ce titre, le conférencier indique que quatre techniques sont souvent utilisées et chacune d’elle a pour but de guérir le mal. Pour y parvenir, Hé Jun Zhi indique que le médecin doit bien diagnostiquer le mal. Ces deux médecines, a-t-il poursuivi, ne sont pas les seules à guérir des maladies, il y a aussi la danse et les médicaments.

Selon ses explications, il existe entre la danse et la médecine chinoise une relation très serrée. Car les deux ont la même source et la même vision. La danse guérit certaines maladies psychologiques et fait du bien à l’organisme.
Il a pour finir, affirmé que la médecine traditionnelle innove chaque jour pour mieux accompagner la médecine moderne. Cette dernière n’arrive pas parfois à guérir certains maux que la médecine traditionnelle soigne avec une certaine aisance.
Pour Baï Guangnming, directeur du Centre culturel chinois, cette conférence vise à faire découvrir les subtilités de la médecine traditionnelle chinoise qui s’affirme de plus en plus à travers le monde. Il a également mentionné qu’elle permet aux participants de mieux cerner les contours de cette médecine, sa pertinence et ses techniques qui sont très efficaces pour la guérison des maladies. Il faut noter que les différentes techniques ont été illustrées avec des projections de vidéos.

Santé 15 déc. 2015


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