La Nation Bénin...
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Le 2è Grand prix international de tir à l’arc et la 7è édition du Tournoi international zone ouest et centre d’Afrique de tir à l’arc (TIZOCATA) organisés à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) de Marcory à Abidjan en Côte d’Ivoire, ont pris fin vendredi 21 août dernier. A l’heure du bilan, ce sont les Ecureuils archers qui sont arrivés en tête avec 21 médailles remportées sur l’ensemble des compétitions.
Classé 2è derrière la Côte d’Ivoire, l’année dernière à Abidjan, le 2è Grand prix international de tir à l’arc et la 7è édition du TIZOCATA avaient valeur de défi pour le Bénin et ses Ecureuils archers. A l’arrivée, ils peuvent se réjouir de l’avoir relevé. Ils ont réussi à reprendre la couronne qui était leur propriété depuis la 1ère édition du tournoi organisée à Cotonou en 2009.
En effet, le Bénin a remporté vendredi 21 août dernier à Abidjan, les tournois internationaux de la ville d’Abidjan. Ses Ecureuils archers se sont adjugés un total de 21 médailles sur l’ensemble des compétitions, prenant du coup la première place. Au niveau de la 7è édition du TIZOCATA, Abidjan 2015, ils se sont contentés de 17 médailles dont 6 en or, 6 en argent et 5 en bronze. Le Bénin a pris la 2è place au 2è Grand prix international de tir à l’arc avec 4 médailles dont une en or, une en argent et deux de bronze.
Le Bénin est suivi du Tchad qui a décroché 13 médailles dont 5 en or, 5 en argent et 3 de bronze au TIZOCATA, après avoir remporté le tournoi du Grand prix international avec 5 médailles dont trois en or, une en argent et une de bronze.
Quant au pays organisateur, il a pris la 3è place avec 15 médailles dont les 12 du TIZOCATA constituées de 4 médailles en or, 4 en argent et 4 de bronze, puis trois distinctions dont une en or, une en argent et une de bronze au Grand prix.
C’est la Guinée qui ferme la marche tant au niveau du TIZOCATA qu’au Grand prix international avec seulement deux médailles de bronze obtenues dans chacun des deux tournois, soit un total de quatre médailles remportées.
Outre leur expertise qu’elles ont apportée pour l’organisation de ces tournois, la Fédération internationale de tir à l’arc (World Archery) et la Fédération française de tir à l’arc (FFTA) ont aussi offert des équipements aux athlètes des pays participants.
Le rendez-vous est pris pour N’Djamena, la capitale tchadienne. Elle a été désignée pour abriter la 8è édition du TIZOCATA en 2016.

L’ambassadeur de la République populaire de Chine, Ming-sheng Diao, a remis un chèque de 20 000 000 FCFA au ministère de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes du Troisième âge (MFASSNHPTA). Ce chèque reçu pas Honorine Attikpa, hier jeudi 20 août à la salle de conférence dudit ministère servira à la réalisation des programmes de lutte contre les violences basées sur le genre.
Dans le but de favoriser le développement social, la protection sociale et la solidarité, l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Mingsheng Diao, a procédé à la remise d’un chèque de 20 000 000 FCFA au ministre en charge de la Famille. Cette cérémonie de remise de chèque intervient après une série d’actions menées par l’ambassade de la République populaire de Chine lors de la célébration de la Journée internationale de la femme, édition 2015, et d’une promesse faite au ministre. A cet effet, l’ambassadeur Mingsheng Diao a appuyé le ministère d’un montant de 5 000 000 FCFA et avec des tee-shirts. Par la suite il a fait don de micro-ordinateurs de table pour les services déconcentrés du ministère en charge de la Famille. Par ces gestes, l’ambassadeur entend maintenir les relations d’amitié avec le Bénin via ce ministère et apporter son soutien aux efforts de développement social.
Dans son allocution, le ministre de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes du Troisième âge (MFASSNHPTA) Honorine Attikpa a loué le montant de ce chèque et la promptitude de l’ambassadeur à tenir sa promesse. «Le montant que vous mettez à la disposition de mon ministère servira à amorcer la mise en œuvre de la sensibilisation des populations sous les violences basées sur le genre à travers le Projet de promotion des droits de la femme dans les départements du Mono-Couffo et du Zou-Collines par la vulgarisation des lois protégeant les femmes», a-t-elle déclaré. A cet égard, elle entend mener plusieurs actions dont, entre autres, la conception et la multiplication des supports de sensibilisation; le suivi des séances par les directeurs départementaux; la supervision des séances par l’équipe du ministère; la signature du contrat de partenariat avec quatre radios locales pour la réalisation d’émissions.
Honorine Attikpa a, par ailleurs, transmis toute sa gratitude de même que celle du gouvernement à l’ambassadeur et ses sincères remerciements au peuple de la République populaire de Chine. Elle n’a pas manqué de remercier également, au passage, tous les partenaires techniques et financiers sans lesquels sa mission ne pourra être accomplie.
Pour finir, ils ont procédé à la signature des accords qui vont désormais régir les deux institutions.
Par Ronie Floride AGAMMA et Inès MARCOS (stagiaires)
Actualités 20 août 2015

Le continent africain s’apprête à vivre la 2è journée des éliminatoires de la CAN Orange, Gabon 2017, les 4, 5 et 6 septembre prochains. A l’occasion, les Ecureuils du Bénin recevront à domicile les Aigles du Mali avec lesquels, ils occupent le groupe H aux côtés de la Guinée Equatoriale et du Soudan du Sud.
Les meilleurs résultats obtenus par les Ecureuils du Bénin, l’ont certainement été après des préparations caractérisées par une improvisation et un amateurisme criard. Contre l’équipe nationale de la Guinée Equatoriale, le Nzalang Nacional qui a bénéficié d’une préparation de quelques semaines en Espagne, nombreux étaient ceux qui ne vendaient pas chères leurs toisons, lors de la première journée des éliminatoires de la CAN Orange, Gabon 2017, le dimanche 13 juin dernier du côté de Bata. C’est à la grande surprise de tous, qu’Oumar Tchomogo et ses poulains ont ramené le point du match nul (1-1). Lors de la 2è journée de ces éliminatoires, dimanche 6 septembre prochain, réussiront-ils à rééditer une nouvelle fois cet exploit face aux Aigles du Mali?
En effet, dans les états-majors de la plupart des sélections nationales, l’heure est désormais à la préparation de cette journée avec déjà la liste des joueurs à convoquer. Au Bénin, ce n’est pas encore le cas.
Face à un adversaire aussi réputé comme les Aigles du Mali qui a toujours créé les pires difficultés au football béninois, ce flou qui entoure la gestion des Ecureuils et leur match du dimanche 6 septembre prochain, n’est pas de nature à rassurer. A cela, il faut ajouter la crise que traverse le football national depuis le retrait de l’agrément à la Fédération, le vendredi 27 mars dernier. Il s’agit d’une situation exceptionnelle dont la CAF et la FIFA ont accepté de s’accommoder. Ce qui permet au Bénin de ne pas être disqualifié et de jouer, en se passant de la Fédération.
Ainsi, le match programmé contre les poulains d’Alain Giresse ne fait l’objet d’aucun doute. Il se jouera bel et bien. D’ailleurs, ses officiels sont déjà connus. Seulement, est-ce que l’entraîneur national pourra avoir tout son effectif à disposition ? C’est à ce niveau que se pose le grand souci. Déjà contre la Guinée Equatoriale, tous les joueurs convoqués n’avaient pas répondu au rendez-vous. L’entraîneur avait dû composer avec ceux qu’il avait sous la main. Contre le Mali de Seydou Kéïta et autres classé 63è dans le dernier classement FIFA/Coca-Cola établi le 6 août dernier, ce sera un autre match avec un autre enjeu. Deuxième avec un point, il s’agira de ne pas laisser les Maliens, premier du groupe et qui enregistrent déjà trois points à leur compteur, prendre le large. Aussi, pour la circonstance, l’effectif des Ecureuils du Bénin devrait-il pouvoir afficher complet.
Aux dernières nouvelles, Oumar Tchomogo a commencé par les contacter. Il les mobilise sérieusement pour la cause. Déjà, certains parmi eux sont pressés de descendre. Ce qui ne serait pas le cas chez d’autres qui, continuent d’hésiter. Est-ce parce qu’ils ne viennent que de commencer les championnats avec leurs clubs? Ou, conscients que le seul interlocuteur valable pour leurs clubs en cas de qu’est-ce qu’il y a, reste la Fédération, ils attendent que la crise qui frappe le football béninois connaisse d’abord son dénouement. Au risque de compromettre leurs carrières, ils espèrent se faire accorder une autorisation par leurs clubs, à condition qu’ils reçoivent l’invitation adressée par la Fédération.
Actuellement Frédéric Gounon-gbé de Westerlo, Djima Koukou et David Djigla de Niort, Jordan Adéoti du Stade Malherbe de Caen, et Rudi Gestede d’Aston Villa respirent la grande forme au sein de leurs clubs en ce début de saison. Ils seront d’un grand apport pour la sélection nationale qui, malheureusement, se passera de son défenseur Emmanuel Imorou blessé et déclaré indisponible pour 3 semaines.

Le continent africain s’apprête à vivre la 2è journée des éliminatoires de la CAN Orange, Gabon 2017, les 4, 5 et 6 septembre prochains. A l’occasion, les Ecureuils du Bénin recevront à domicile les Aigles du Mali avec lesquels, ils occupent le groupe H aux côtés de la Guinée Equatoriale et du Soudan du Sud.
Les meilleurs résultats obtenus par les Ecureuils du Bénin, l’ont certainement été après des préparations caractérisées par une improvisation et un amateurisme criard. Contre l’équipe nationale de la Guinée Equatoriale, le Nzalang Nacional qui a bénéficié d’une préparation de quelques semaines en Espagne, nombreux étaient ceux qui ne vendaient pas chères leurs toisons, lors de la première journée des éliminatoires de la CAN Orange, Gabon 2017, le dimanche 13 juin dernier du côté de Bata. C’est à la grande surprise de tous, qu’Oumar Tchomogo et ses poulains ont ramené le point du match nul (1-1). Lors de la 2è journée de ces éliminatoires, dimanche 6 septembre prochain, réussiront-ils à rééditer une nouvelle fois cet exploit face aux Aigles du Mali?
En effet, dans les états-majors de la plupart des sélections nationales, l’heure est désormais à la préparation de cette journée avec déjà la liste des joueurs à convoquer. Au Bénin, ce n’est pas encore le cas.
Face à un adversaire aussi réputé comme les Aigles du Mali qui a toujours créé les pires difficultés au football béninois, ce flou qui entoure la gestion des Ecureuils et leur match du dimanche 6 septembre prochain, n’est pas de nature à rassurer. A cela, il faut ajouter la crise que traverse le football national depuis le retrait de l’agrément à la Fédération, le vendredi 27 mars dernier. Il s’agit d’une situation exceptionnelle dont la CAF et la FIFA ont accepté de s’accommoder. Ce qui permet au Bénin de ne pas être disqualifié et de jouer, en se passant de la Fédération.
Ainsi, le match programmé contre les poulains d’Alain Giresse ne fait l’objet d’aucun doute. Il se jouera bel et bien. D’ailleurs, ses officiels sont déjà connus. Seulement, est-ce que l’entraîneur national pourra avoir tout son effectif à disposition ? C’est à ce niveau que se pose le grand souci. Déjà contre la Guinée Equatoriale, tous les joueurs convoqués n’avaient pas répondu au rendez-vous. L’entraîneur avait dû composer avec ceux qu’il avait sous la main. Contre le Mali de Seydou Kéïta et autres classé 63è dans le dernier classement FIFA/Coca-Cola établi le 6 août dernier, ce sera un autre match avec un autre enjeu. Deuxième avec un point, il s’agira de ne pas laisser les Maliens, premier du groupe et qui enregistrent déjà trois points à leur compteur, prendre le large. Aussi, pour la circonstance, l’effectif des Ecureuils du Bénin devrait-il pouvoir afficher complet.
Aux dernières nouvelles, Oumar Tchomogo a commencé par les contacter. Il les mobilise sérieusement pour la cause. Déjà, certains parmi eux sont pressés de descendre. Ce qui ne serait pas le cas chez d’autres qui, continuent d’hésiter. Est-ce parce qu’ils ne viennent que de commencer les championnats avec leurs clubs? Ou, conscients que le seul interlocuteur valable pour leurs clubs en cas de qu’est-ce qu’il y a, reste la Fédération, ils attendent que la crise qui frappe le football béninois connaisse d’abord son dénouement. Au risque de compromettre leurs carrières, ils espèrent se faire accorder une autorisation par leurs clubs, à condition qu’ils reçoivent l’invitation adressée par la Fédération.
Actuellement Frédéric Gounon-gbé de Westerlo, Djima Koukou et David Djigla de Niort, Jordan Adéoti du Stade Malherbe de Caen, et Rudi Gestede d’Aston Villa respirent la grande forme au sein de leurs clubs en ce début de saison. Ils seront d’un grand apport pour la sélection nationale qui, malheureusement, se passera de son défenseur Emmanuel Imorou blessé et déclaré indisponible pour 3 semaines.

Au nombre des personnalités reçues en audience hier par le président de l’Assemblée nationale, figure le président de l’Ong ALCRER, Martin Assogba. Il a présenté à Me Adrien Houn-gbédji, les préoccupations actuelles de la Société civile qui ont trait à la bonne gouvernance, à la démocratie et aux Droits de l’Homme.
La Société civile suit très attentivement l’évolution de l’actualité parlementaire, notamment en ce qui concerne l’étude de la demande de levée de l’immunité du député Barthélémy Kassa accusé de détournement des fonds du Projet pluriannuel au secteur Eau et Assainissement, phase II (PPEAII). C’est dans ce cadre que le président de l’Ong ALCRER, Martin Assogba s’est rendu hier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo où il a été reçu en audience par le président de l’institution parlementaire, Adrien Houngbédji.
La position de la Société civile sur le dossier ne souffre d’aucune ambiguïté, il faut lever l’immunité du député, précédemment ministre en charge de l’Eau pour lui permettre de se justifier devant la justice. Même si Barthélémy Kassa n’est pas nommément épinglé dans les rapports d’enquête, développe le président de l’Ong ALCRER, sa responsabilité morale est engagée en tant que premier responsable des structures et personnes impliquées dans ce scandale. Et pour le renforcement de la bonne gouvernance, la Société civile entend établir un partenariat avec le Réseau des parlementaires engagés dans la lutte contre la corruption, annonce Martin Assogba.
L’installation urgente du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) est aussi une préoccupation de la Société civile. Selon Martin Assogba, dans le cadre de la présidentielle de février 2016, il faut enrôler à temps les nouveaux citoyens majeurs pour leur permettre de prendre part à cette élection. Il faut, par ailleurs, poursuivre et achever la distribution des cartes d’électeur déjà confectionnées pour les dernières élections législatives et communales.
Enfin Martin Assogba a plaidé pour l’installation rapide également de la Commission béninoise des Droits de l’Homme (CBDH).
Fadi A. Hijazi est le directeur de ATC Industrie du Bois. Il est allé présenter son unité de production au président de l’Assemblée nationale et l'a invité à effectuer une visite sur son site basé à Allada. ATC Industrie du Bois connaît des difficultés d’approvisionnement en matières premières et souhaite l’intervention du Parlement auprès des pouvoirs publics pour l’aider à faire fonctionner son usine de manière continue.
A sa suite, le président Adrien Houngbédji a reçu Aubin Towanou, journaliste et écrivain. Il est venu, pour sa part, présenter au président de l’Assemblée nationale, deux de ses ouvrages qui portent sur la jeunesse et les failles du système sanitaire béninois.
Le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu également avec une délégation de parlementaires nigériens en visite de travail au Bénin depuis le début de la semaine autour du thème de l’organisation du débat budgétaire. Selon l’honorable Tanimoune Oumarou, la délégation est satisfaite de l’organisation de son séjour et des résultats obtenus. Elle a tenu à en remercier le Parlement béninois et son président avant son départ du Bénin.
Enfin le révérend pasteur Bennett A. Adeogoun, chef mondial de l’Eglise du Christianisme Céleste est allé, quant à lui, présenter de vives voix, ses félicitations au président Adrien Houngbédji pour son élection à la tête de l’Assemblée nationale du Bénin.

A l’affiche de son rôle, vendredi 14 août dernier, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou avait sur sa table, un dossier d’empoisonnement en examen. Wassiou Adeni avait à répondre des faits y relatifs dont il était présumé auteur. La composition commise pour en conna^pitre était présidée par Thierry Damase Ogoubi assisté de Michel Romaric Azalou et Rogatien Glagladji. Dans le fauteuil du ministère public, était installé Christian Atayi. Pour tenir la mémoire de l’audience, il y avait Victoire Oladikpo. Léon Tchincoun, Jean Couao-Zotti, Sylvie Hazoumè, Abraham Santos Fakambi, Ambroisine Agbossaga ont formé le jury criminel.
L’accusé Wassiou Adeni à la barre n’a pas reconnu les faits. Il ne se sent nullement coupable et responsable de ce qui s’est passé et pense qu’un montage avait été concocté par ses hôtes pour le plonger. Mais le résumé des faits tel que présenté par Thierry Damase Ogoubi, le président de la Cour semblait l’accabler. Ainsi, les nommés Mathieu Baoungboyé et Wassiou Adeni tous deux du même village, sont amis depuis plusieurs années. Wassiou Adeni a l’habitude de rendre visite à Mathieu Baoungboyé qui l’a toujours reçu à son domicile à Tankpè (Abomey-Calavi) et auprès de qui il a fini par s’installer depuis le 17 mai 2007. Le 23 mai 2007, alors que Mathieu Baoungboyé et son épouse Evelyne Houndédako étaient allés vaquer à leurs occupations, l’inculpé Wassiou Adeni a profité de leur absence pour verser une substance dans la sauce que dame Evelyne Houndédako avait préalablement chauffée. A son retour, cette dernière s’est servie la sauce avec la pâte et à la première bouchée, elle a senti une saveur inhabituelle et a craché aussitôt tout ce qu’elle avait dans la bouche. Voulant ensuite boire la sauce, elle a senti une brûlure dans la bouche. Quelques instants après, les volailles qui ont picoré la bouchée (pâte) crachée, ont été retrouvées mortes. Wassiou Adeni soupçonné et interrogé a reconnu les faits.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable. Le rapport médico-psychiatrique et psychologique révèle que l’accusé était en bon état de santé mentale au moment des faits.
Mais il faut rappeler qu’avant l’ouverture des débats, Me Désiré Aïhou commis pour la défense de l’accusé avait vivement souhaité que la partie poursuivante fasse les diligences requises pour que comparaisse l’unique témoin, qui n’est que le mari de dame Evelyne Houndédako, propriétairelocataire de la maison qu’habitait le couple, hôte de l’inculpé. Une suspension de l’audience vendredi dernier avait finalement permis d’accéder à sa requête. Une démarche qui a été déterminante et qui aurait permis de clarifier tant soit peu ce qui s’était à peu près réellement produit ce 23 mai 2007.
Témoignage capital
Daniel Gnonhouin, propriétaire de la maison, déposant explique que l’accusé a refusé de boire la sauce que le CB d’Abomey-Calavi lui a présentée. C’était un produit liquide qui ressemblait à de l’insecticide pris à Massi, rapporte le témoin. C’est en somme, au bout du cinquième jour de la visite rendue à son frère ami, qu’il a opéré. La victime, épouse de son locataire qui a goûté à la sauce, vend à Tokpa pendant que le mari lui, mène ses activités en ville. C’est avec le reste de la sauce et le poulet mort qu’on lui a demandé de poser pour faire la photo, explique Daniel Gnonhouin. Sur interrogation-réponse du ministère public, le témoin a confirmé que le produit objet de la tentative d'empoisonnement était de l’insecticide qui sert à traiter le coton.
Les multiples questions de la défense visaient à amener le témoin à expliquer en tant que mécanicien, l’expertise qui lui permet de déceler l’odeur de l’insecticide servant à traiter le coton.
A la confrontation à la barre, vendredi 14 août dernier, entre le témoin et l’accusé, ce dernier a persisté à dire qu’on a mis le poulet mort et la marmite de sauce entre ses mains comme si c’était un montage par rapport auquel il ne se sentait nullement responsable.
L’assistance s’est interrogée sur le lieu où les photos avaient été prises. Est-ce dans la maison où ils habitaient, à la gendarmerie ou ailleurs ?
A la vérification de la défense, s’il y avaient un examen toxicologique de la sauce empoisonnée au dossier, le président de la Cour a répondu par la négative. Expliquant qu’il y avait simplement la mention de scellés mais qui matériellement n’étaient ni disponibles au parquet d’instance, pas plus qu’au parquet général. La lecture de certaines pièces a ouvert la voie aux réquisitions du ministère public.
Dans le cadre de ses observations, Christian Atayi a jugé étrange l’attitude de l’accusé à la barre. «Il n'a pas voulu coopérer à l’œuvre de justice mais messieurs et mesdames de la Cour, la vérité est apparue ; j’aurais pu vous demander de vous contenter de la déposition du témoin. La vérité comme le dit Victor Hugo, est comme le soleil», a-t-il décrit.
La plus grande ambition, poursuit-il, par ailleurs, la seule qui compte, c’est de faire du bien. «Doit-on toujours faire le bien si la récompense est le mal ?», s’est-il interrogé ? Il procède au rappel des faits et affirme que le 17 mai 2007, l’accusé a rendu visite à ses hôtes, son frère et ami et à la femme de ce dernier. Mais le 23 mai suivant, la femme était, rapporte-t-il, en mangeant la pâte avec la sauce de gombo préparée et chauffée le matin, surprise par le goût piquant du mets. Pour lui, l’accusé a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avec des variations tendant à expliquer les mobiles à la base de son indélicatesse.
«A la barre, les déclarations qui pourtant lui étaient auparavant attribuées, sont devenues mensongères», s’est étonné Christian Atayi. Ce dernier a invité tous les membres de la Cour à ne pas se méprendre sur cette volte-face et cette stratégie de défense de l’accusé. Il est bien coupable d’empoisonnement prévu par les articles 301 et 302 du Code pénal : en somme une infraction sévèrement punie.
La mort instantanée des volailles
Selon Christian Atayi, aux termes de l’article 301 du Code pénal, l’empoisonnement est tout attentat à la vie par l’effet d’une substance. Il nécessite l’existence d’un élément matériel, l’emploi d’une substance et qu’importe la nature mortifère ou non dudit produit. Ensuite, il faut l’élément moral qui correspond à l’intention de donner la mort : l’animus necandi.
« Toute administration de produit par voie digestive, respiratoire », indique le représentant du ministère public qui poursuit que l’accusé en dépit de ses dénégations, a reconnu avoir introduit la substance mortifère dans la sauce.
Quelle est la nature de ce produit mélangé au gombo ?, s’est-il interrogé.
Pour lui, il avait déclaré au juge d’instruction que c’est un produit qui sert à tuer les insectes qui attaquent le coton. Déclarations corroborées, a dit le ministère public, par le témoin ; la mort instantanée des volailles prouve même en l’absence d’examen toxicologique, qu’il s’agit d’un empoisonnement. Peu importe que la victime ne décède pas. Citant une abondante jurisprudence et doctrine, le ministère public a été ferme en retenant que l’accusé est coupable des faits mis à sa charge.
L’accusé n’ignorait pas que le produit mélangé à la sauce était mortifère ; il est aisé de constater qu’il existait une volonté manifeste d’attenter à la vie de ses hôtes.
Est-il accessible à la sanction pénale ?, questionne Christian Atayi qui répond qu’il ne présentait aucun trouble mental au moment des faits. Pour lui, puisqu’il n’a pas agi au sens de l’article 64 du Code pénal. L’enquête de moralité lui est favorable. Mais poursuit-il, il n’y a pas de circonstances atténuantes pour lui.
L’empoisonnement est puni par l’article 302 de la peine de mort mais le Bénin ayant ratifié le Protocole relatif à l’abolition de la peine de mort depuis 2012, le représentant du ministère public a souhaité de se conformer à cela. «Vous devez montrer à cet accusé qu’on n’a pas tort de faire du bien en lui accordant l’hospitalité ; il faut une réponse exemplaire en protégeant la société», affirme-t-il. Puis, spécialement aux jurés, il a expliqué de répondre aux questions lors du délibéré, par l’affirmative, si l’accusé était coupable d’avoir attenté à la vie et de le condamner à la peine de travaux forcés à perpétuité.
En réponse, Me Désiré Aïhoua suggère d’écarter toutes les considérations doctrinales et jurisprudentielles qui éloignent de la réalité du dossier. «Vous allez décider du sort d’un homme ; on vous a dit et conseillé la perpétuité. La perpétuité, c’est la condamnation à mort des civilisés. Je suis constitué pour vous apporter la vérité autrement ; mon client a tenté d’empoisonner dame Evelyne Houndédako le 23 mai 2007. La problématique du dossier se trouve dans les circonstances des faits présentés et instruits à votre barre», expose Me Désiré Aïhou qui s’est interrogé sur ce qui s’est effectivement passé. Ce n’est pas une aventure doctrinaire ou jurisprudentielle comme nous y a engagé le ministère public. Il a rappelé les faits en les sériant en trois feuilletons. Il s’est ensuite offusqué et étonné qu’on n’ait pas ordonné une expertise toxicologique; c’est la preuve de la banalisation de notre justice.
Perpétuité égale peine de mort déguisée
Pour la défense, en matière pénale et surtout criminelle ou la vie d’un homme, un père de famille est en jeu, il faut être sûr de ce qu’on retient car la perpétuité est comme la peine de mort. On est dans l’obscurité totale, c’est un monde à part . D’où les dispositions de l’article 301 ne s’appliquent pas, selon lui, à son client, car explique-t-il, celui qui témoigne ne connait pas l’insecticide, le produit qui traite le coton puisqu’il n’en a jamais cultivé, pas plus qu’il n’en a presque jamais manipulé.
«En matière de crime impossible, il n’y a point de sanction, au-delà de l’impossibilité du crime, il y a un fort doute», martèle la défense. Pour lui, il est possible que quelqu’un d’autre soit passé là entre temps, après le départ de Wassiou Adeni de la maison. Dès lors que c’était une entrée coucher, tout le monde, c’est-à-dire toute personne qui rentre dans la chambre pouvait accéder à la sauce, démontre-t-il. L’accusé ayant remis la clé à un autre, bien des manipulations auraient pu avoir été commises, sans que ce soit lui. Sur cette base, il demande lui de relaxer en l’acquittant purement et simplement.
Telle n’était pas la conviction de la Cour qui dans son délibéré, a reconnu Wassiou Adeni coupable des faits mis à sa charge et l’a condamné à 8 ans de travaux forcés. Il a pratiquement fait plus de huit ans de détention préventive. Il devrait retourner chez lui.

A l’affiche de son rôle, vendredi 14 août dernier, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou avait sur sa table, un dossier d’empoisonnement en examen. Wassiou Adeni avait à répondre des faits y relatifs dont il était présumé auteur. La composition commise pour en conna^pitre était présidée par Thierry Damase Ogoubi assisté de Michel Romaric Azalou et Rogatien Glagladji. Dans le fauteuil du ministère public, était installé Christian Atayi. Pour tenir la mémoire de l’audience, il y avait Victoire Oladikpo. Léon Tchincoun, Jean Couao-Zotti, Sylvie Hazoumè, Abraham Santos Fakambi, Ambroisine Agbossaga ont formé le jury criminel.
L’accusé Wassiou Adeni à la barre n’a pas reconnu les faits. Il ne se sent nullement coupable et responsable de ce qui s’est passé et pense qu’un montage avait été concocté par ses hôtes pour le plonger. Mais le résumé des faits tel que présenté par Thierry Damase Ogoubi, le président de la Cour semblait l’accabler. Ainsi, les nommés Mathieu Baoungboyé et Wassiou Adeni tous deux du même village, sont amis depuis plusieurs années. Wassiou Adeni a l’habitude de rendre visite à Mathieu Baoungboyé qui l’a toujours reçu à son domicile à Tankpè (Abomey-Calavi) et auprès de qui il a fini par s’installer depuis le 17 mai 2007. Le 23 mai 2007, alors que Mathieu Baoungboyé et son épouse Evelyne Houndédako étaient allés vaquer à leurs occupations, l’inculpé Wassiou Adeni a profité de leur absence pour verser une substance dans la sauce que dame Evelyne Houndédako avait préalablement chauffée. A son retour, cette dernière s’est servie la sauce avec la pâte et à la première bouchée, elle a senti une saveur inhabituelle et a craché aussitôt tout ce qu’elle avait dans la bouche. Voulant ensuite boire la sauce, elle a senti une brûlure dans la bouche. Quelques instants après, les volailles qui ont picoré la bouchée (pâte) crachée, ont été retrouvées mortes. Wassiou Adeni soupçonné et interrogé a reconnu les faits.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable. Le rapport médico-psychiatrique et psychologique révèle que l’accusé était en bon état de santé mentale au moment des faits.
Mais il faut rappeler qu’avant l’ouverture des débats, Me Désiré Aïhou commis pour la défense de l’accusé avait vivement souhaité que la partie poursuivante fasse les diligences requises pour que comparaisse l’unique témoin, qui n’est que le mari de dame Evelyne Houndédako, propriétairelocataire de la maison qu’habitait le couple, hôte de l’inculpé. Une suspension de l’audience vendredi dernier avait finalement permis d’accéder à sa requête. Une démarche qui a été déterminante et qui aurait permis de clarifier tant soit peu ce qui s’était à peu près réellement produit ce 23 mai 2007.
Témoignage capital
Daniel Gnonhouin, propriétaire de la maison, déposant explique que l’accusé a refusé de boire la sauce que le CB d’Abomey-Calavi lui a présentée. C’était un produit liquide qui ressemblait à de l’insecticide pris à Massi, rapporte le témoin. C’est en somme, au bout du cinquième jour de la visite rendue à son frère ami, qu’il a opéré. La victime, épouse de son locataire qui a goûté à la sauce, vend à Tokpa pendant que le mari lui, mène ses activités en ville. C’est avec le reste de la sauce et le poulet mort qu’on lui a demandé de poser pour faire la photo, explique Daniel Gnonhouin. Sur interrogation-réponse du ministère public, le témoin a confirmé que le produit objet de la tentative d'empoisonnement était de l’insecticide qui sert à traiter le coton.
Les multiples questions de la défense visaient à amener le témoin à expliquer en tant que mécanicien, l’expertise qui lui permet de déceler l’odeur de l’insecticide servant à traiter le coton.
A la confrontation à la barre, vendredi 14 août dernier, entre le témoin et l’accusé, ce dernier a persisté à dire qu’on a mis le poulet mort et la marmite de sauce entre ses mains comme si c’était un montage par rapport auquel il ne se sentait nullement responsable.
L’assistance s’est interrogée sur le lieu où les photos avaient été prises. Est-ce dans la maison où ils habitaient, à la gendarmerie ou ailleurs ?
A la vérification de la défense, s’il y avaient un examen toxicologique de la sauce empoisonnée au dossier, le président de la Cour a répondu par la négative. Expliquant qu’il y avait simplement la mention de scellés mais qui matériellement n’étaient ni disponibles au parquet d’instance, pas plus qu’au parquet général. La lecture de certaines pièces a ouvert la voie aux réquisitions du ministère public.
Dans le cadre de ses observations, Christian Atayi a jugé étrange l’attitude de l’accusé à la barre. «Il n'a pas voulu coopérer à l’œuvre de justice mais messieurs et mesdames de la Cour, la vérité est apparue ; j’aurais pu vous demander de vous contenter de la déposition du témoin. La vérité comme le dit Victor Hugo, est comme le soleil», a-t-il décrit.
La plus grande ambition, poursuit-il, par ailleurs, la seule qui compte, c’est de faire du bien. «Doit-on toujours faire le bien si la récompense est le mal ?», s’est-il interrogé ? Il procède au rappel des faits et affirme que le 17 mai 2007, l’accusé a rendu visite à ses hôtes, son frère et ami et à la femme de ce dernier. Mais le 23 mai suivant, la femme était, rapporte-t-il, en mangeant la pâte avec la sauce de gombo préparée et chauffée le matin, surprise par le goût piquant du mets. Pour lui, l’accusé a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avec des variations tendant à expliquer les mobiles à la base de son indélicatesse.
«A la barre, les déclarations qui pourtant lui étaient auparavant attribuées, sont devenues mensongères», s’est étonné Christian Atayi. Ce dernier a invité tous les membres de la Cour à ne pas se méprendre sur cette volte-face et cette stratégie de défense de l’accusé. Il est bien coupable d’empoisonnement prévu par les articles 301 et 302 du Code pénal : en somme une infraction sévèrement punie.
La mort instantanée des volailles
Selon Christian Atayi, aux termes de l’article 301 du Code pénal, l’empoisonnement est tout attentat à la vie par l’effet d’une substance. Il nécessite l’existence d’un élément matériel, l’emploi d’une substance et qu’importe la nature mortifère ou non dudit produit. Ensuite, il faut l’élément moral qui correspond à l’intention de donner la mort : l’animus necandi.
« Toute administration de produit par voie digestive, respiratoire », indique le représentant du ministère public qui poursuit que l’accusé en dépit de ses dénégations, a reconnu avoir introduit la substance mortifère dans la sauce.
Quelle est la nature de ce produit mélangé au gombo ?, s’est-il interrogé.
Pour lui, il avait déclaré au juge d’instruction que c’est un produit qui sert à tuer les insectes qui attaquent le coton. Déclarations corroborées, a dit le ministère public, par le témoin ; la mort instantanée des volailles prouve même en l’absence d’examen toxicologique, qu’il s’agit d’un empoisonnement. Peu importe que la victime ne décède pas. Citant une abondante jurisprudence et doctrine, le ministère public a été ferme en retenant que l’accusé est coupable des faits mis à sa charge.
L’accusé n’ignorait pas que le produit mélangé à la sauce était mortifère ; il est aisé de constater qu’il existait une volonté manifeste d’attenter à la vie de ses hôtes.
Est-il accessible à la sanction pénale ?, questionne Christian Atayi qui répond qu’il ne présentait aucun trouble mental au moment des faits. Pour lui, puisqu’il n’a pas agi au sens de l’article 64 du Code pénal. L’enquête de moralité lui est favorable. Mais poursuit-il, il n’y a pas de circonstances atténuantes pour lui.
L’empoisonnement est puni par l’article 302 de la peine de mort mais le Bénin ayant ratifié le Protocole relatif à l’abolition de la peine de mort depuis 2012, le représentant du ministère public a souhaité de se conformer à cela. «Vous devez montrer à cet accusé qu’on n’a pas tort de faire du bien en lui accordant l’hospitalité ; il faut une réponse exemplaire en protégeant la société», affirme-t-il. Puis, spécialement aux jurés, il a expliqué de répondre aux questions lors du délibéré, par l’affirmative, si l’accusé était coupable d’avoir attenté à la vie et de le condamner à la peine de travaux forcés à perpétuité.
En réponse, Me Désiré Aïhoua suggère d’écarter toutes les considérations doctrinales et jurisprudentielles qui éloignent de la réalité du dossier. «Vous allez décider du sort d’un homme ; on vous a dit et conseillé la perpétuité. La perpétuité, c’est la condamnation à mort des civilisés. Je suis constitué pour vous apporter la vérité autrement ; mon client a tenté d’empoisonner dame Evelyne Houndédako le 23 mai 2007. La problématique du dossier se trouve dans les circonstances des faits présentés et instruits à votre barre», expose Me Désiré Aïhou qui s’est interrogé sur ce qui s’est effectivement passé. Ce n’est pas une aventure doctrinaire ou jurisprudentielle comme nous y a engagé le ministère public. Il a rappelé les faits en les sériant en trois feuilletons. Il s’est ensuite offusqué et étonné qu’on n’ait pas ordonné une expertise toxicologique; c’est la preuve de la banalisation de notre justice.
Perpétuité égale peine de mort déguisée
Pour la défense, en matière pénale et surtout criminelle ou la vie d’un homme, un père de famille est en jeu, il faut être sûr de ce qu’on retient car la perpétuité est comme la peine de mort. On est dans l’obscurité totale, c’est un monde à part . D’où les dispositions de l’article 301 ne s’appliquent pas, selon lui, à son client, car explique-t-il, celui qui témoigne ne connait pas l’insecticide, le produit qui traite le coton puisqu’il n’en a jamais cultivé, pas plus qu’il n’en a presque jamais manipulé.
«En matière de crime impossible, il n’y a point de sanction, au-delà de l’impossibilité du crime, il y a un fort doute», martèle la défense. Pour lui, il est possible que quelqu’un d’autre soit passé là entre temps, après le départ de Wassiou Adeni de la maison. Dès lors que c’était une entrée coucher, tout le monde, c’est-à-dire toute personne qui rentre dans la chambre pouvait accéder à la sauce, démontre-t-il. L’accusé ayant remis la clé à un autre, bien des manipulations auraient pu avoir été commises, sans que ce soit lui. Sur cette base, il demande lui de relaxer en l’acquittant purement et simplement.
Telle n’était pas la conviction de la Cour qui dans son délibéré, a reconnu Wassiou Adeni coupable des faits mis à sa charge et l’a condamné à 8 ans de travaux forcés. Il a pratiquement fait plus de huit ans de détention préventive. Il devrait retourner chez lui.

18.772 candidats ont pris part aux épreuves sportives, étape préliminaire du concours de police, samedi 15 août dernier, sur toute l’étendue du territoire national. C’est le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé en compagnie du directeur général de la Police nationale, Louis-Phillipe Houndégnon, qui a procédé au lancement au Collège catholique Père Aupiais de Cotonou où plus de 2400 candidats étaient attendus.
Avant de lancer le concours de Police samedi dernier, le ministre de l’Intérieur, Placide Azandé, en compagnie du directeur général de la Police nationale, Louis Phillippe Houndégnon, a prodigué quelques conseils pratiques aux animateurs. L’objectif est que ce concours organisé pour recruter 1000 agents de la police tout grade confondu, ne connaisse pas de dysfonctionnements lors du déroulement. « Il ne faut pas favoriser un candidat au détriment de l’autre, que la justice soit faite et que le meilleur gagne », a-t-il insisté avant que la délégation ne se dirige vers les candidats sous la conduite de la directrice des Examens et Concours, Catherine Sare Bio.
En lançant officiellement le concours Placide Azandé a fait savoir aux candidats que l’on ne vient pas à la Police parce qu’on est au chômage. selon lui, on devient policier par vocation. C’est un métier à haut risque, a-t-il ajouté. Après ces mises au point, il a souhaité pleins succès aux candidats.
Sur un effectif de 18.772 candidats, 1264 sont des femmes. Et sur les 6016 candidats retenus pour l’Atlantique-Littoral, plus de 2400 ont planché au collège catholique Père Aupiais. Dans l’Atacora-Donga, 1408 candidats sont soumis aussi à cet exercice dont le ministre de l’Intérieur a procédé au lancement. 3371 candidats pour le Borgou-Alibori, 2194 pour le Mono-Couffo, 3433 pour l’Ouémé-Plateau et 2350 pour les Zou-collines. Pour les 1000 places à pourvoir, il y a la catégorie des gardiens de paix, les sous brigadiers, les infirmiers, sages-femmes, technicien-labo, médecins, et les officiers de police. Tout candidat passe nécessairement par la prise de taille avant de passer aux épreuves sportives retenues pour le concours. Moins de 1m65, les filles sont relaxées pour les activités sportives contre moins de 1m70 pour les garçons. C’est à cet exercice que les policiers commis à cette tâche ont procédé avant que les candidats ne planchent. Seuls ceux qui remplissent ce critère, ont fait le grimper, l’endurance, la vitesse et le lancer de poids. Il est à mentionner que les filles qui ont 1m65 ont fait la vitesse de 60m et les garçons qui ont la taille de 1m70 ont couru sur une distance de 80m.

Des députés ont été conviés à un séminaire qui s’est déroulé du vendredi 14 au samedi 15 août dernier à Grand-Popo. Les assises qui ont également connu la présence des professionnels de la Justice et de la Santé, leur ont permis d’être informés des contours du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) pour non seulement contribuer à l’améliorer, mais défendre au Parlement, le projet de loi afférent.
Cité comme une initiative phare de l’Exécutif, le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) lancé en décembre 2011, attend d’être consolidé par un texte de loi. Dans le processus pour y parvenir, le gouvernement a entrepris, entre autres, de renseigner la 7è législature tant sur le contenu du RAMU que sur « la lettre et l’esprit » du projet de loi à son sujet. C’est pourquoi, une délégation du Parlement a été conviée à Grand-Popo les 14 et 15 août derniers. A leurs côtés, il y avait des délégués des Confédérations et Centrales syndicales, des représentants des organismes de prévoyance sociale ainsi que des compétences relevant des différents ministères impliqués dans la mise en œuvre du RAMU.
Par rapport aux assises, le vice-président de la Commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale, Badirou Aguèmon, a indiqué combien la Représentation nationale partage le souci de rendre accessibles les soins de la médecine moderne au plus grand nombre de Béninois. Les concitoyens qui en sont exclus du fait de son coût seraient estimés à plus de 80% de la population, à en croire Hugues Tchibozo. Une tendance contre laquelle le député appelle à œuvrer en remettant le RAMU sur ses trois principes fondamentaux à savoir, la solidarité, la qualité et la légalité d’accès aux soins. Puisque, justifie-t-il, le RAMU peut constituer non seulement un facteur de stabilité nécessaire au développement mais mieux encore, une mesure sociale indispensable à la cohésion du Bénin. Dans ce sens, le gouvernement déroule résolument sa feuille de route en vue de faire disparaître les goulots d’étranglement au déploiement du RAMU. Comme c’est le cas de la présente activité qui représente pour le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé l’une des « plus importantes articulations dans le cheminement du développement de l’assurance maladie au Bénin. Pour lui, le choix de Grand-Popo et les profils participant au séminaire représentent des gages de la qualité des échanges attendus.
Les travaux du séminaire se sont déroulés sous l’égide d’un présidium constitué autour du député Valentin Djènontin.

Le président de la République a reçu, hier jeudi 13 août à son cabinet, Tony Elumelu, PDG du groupe bancaire UBA. Ce dernier a évoqué d’autres possibilités d’investissements au Bénin.
Le richissime homme d’affaires nigérian, Tony Elumelu, patron du groupe bancaire United Bank for Africa (UBA) s’est entretenu hier avec le président de la République, Boni Yayi. Les deux personnalités ont échangé essentiellement sur l’environnement du secteur privé et surtout les activités de UBA au Bénin. «J’ai été impressionné par la compréhension profonde qu’a le président de la République du secteur privé. Nous avons échangé des opportunités d’investissements. Car au-delà de la banque, notre groupe entend explorer d’autres centres d’intérêts économiques», confie l’homme d’affaires nigérian au sortir de l’audience.
Tony Elumelu vise particulièrement le secteur de l’énergie à propos duquel il dit avoir été fortement sensibilisé par le président de la République. «Sans énergie, il n’y a pas d’investissement. Notre groupe constitue l’un des plus grands promoteurs de centrale thermique au Nigeria. Nous devons voir comment créer la synergie nécessaire pour étendre notre projet de promotion énergétique au Bénin», souligne-t-il.
A travers la Fondation Elumelu, le patron de UBA s’est lancé dans la promotion de l’entrepreneuriat sur tout le Continent africain. Environ 100 millions de dollars ont été mis en place pour financer 10 000 jeunes porteurs de projets, à travers le renforcement de leurs capacités managériales et l’appui à l’investissement. Tony Elumelu confie que sa présence au Bénin lui permettra de rencontrer huit jeunes béninois éligibles à son projet qui s’étale sur dix ans.