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Nouvelles

Rapport 2014-2015 d’Amnesty International sur la situation des droits humains : Des raisons de s’inquiéter pour l’Afrique et le Bénin ?

Rapport 2014-2015 d’Amnesty International sur la situation des droits humains : Des raisons de s’inquiéter pour l’Afrique et le Bénin ?

C’est un regard synoptique que jette le rapport, version 2014/2015 sur «La situation des droits humains dans le monde », précisément dans 160 pays. Lancé fin février 2015, son ambition est claire : procéder à une revue de la situation dans les principales régions du monde, déclinées en cinq. Région Afrique, Région Amériques, Région Asie-Pacifiques, Région Europe et Asie centrale puis Région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Puis, documenter les pratiques de négation ou de restriction des droits humains, qui ont eu cours sur la période de référence et qui varient d’un pays à l’autre ; mais aussi pour saluer les avancées. S’agissant de l’Afrique et du Bénin, la situation paraît critique, et le rapport suggère que des efforts doivent encore être faits.

S’ils ne sont pas définitivement consolidés, il ne faut pas, pour autant, s’accommoder de la réalité que révèle la situation des droits humains dans la région Afrique. A ce propos, le rapport renseigne que si de nombreux pays africains ont fait des efforts appréciables dans le sens de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, de réels défis restent à relever. En effet, note le rapport : «Une grande partie du continent a été confrontée à de violents conflits au fil des mois, certains connaissant une spirale particulièrement sanglante, comme en République centrafricaine, au Soudan du Sud et au Nigeria, d'autres perdurant du fait de situations restées dans l'impasse, comme en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan et en Somalie.» Or, en pareille occurrence, les droits humains sont rapidement recouverts de plusieurs couvertures, sinon qu’ils sont aisément mis entre parenthèses. C’est précisément ce que constate le rapport, suggérant que : « Ces conflits ont été caractérisés par des violations graves et persistantes du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire. Ils ont engendré les pires crimes, l'injustice et la répression. La marginalisation, la discrimination et la négation persistante d'autres libertés fondamentales et droits socioéconomiques de base créaient en outre un terreau fertile pour l'émergence de nouveaux conflits et de situations d'instabilité. » Et ce n’est pas parce qu’il y aurait de bons indicateurs en termes de croissance économique que le respect des droits humains croît avec. En réalité, les constats du rapport sont édifiants : « Pour beaucoup, la croissance économique rapide ne s'est pas traduite par une amélioration des conditions de vie. Ces 10 dernières années, le taux global de pauvreté en Afrique a diminué mais le nombre total d'Africains vivant au-dessous du seuil de pauvreté (1,25 dollars des États-Unis par jour) a quant à lui augmenté. » Par contre, il se dégage du rapport une corrélation entre les conflits et la violation des droits, y compris les droits sociaux et économiques. Les auteurs du rapport ne constatent-ils pas que « Près de 40 % des personnes pauvres en Afrique vivent dans deux pays ravagés par la guerre : le Nigeria (25,89 %) et la RDC (13,6 %). » Et que « L'Afrique connaît l'un des taux de chômage des jeunes les plus élevés du monde. Elle demeure en outre la deuxième région où les inégalités sont les plus marquées, après l'Amérique latine. Tout ceci met en lumière le lien entre conflits et fragilité, d'une part, et privation des droits sociaux et économiques fondamentaux, exclusion sociale, inégalités et aggravation de la pauvreté, d'autre part.» Voilà pourquoi, à juste titre, le rapport appelle les dirigeants mondiaux à faire face au nouveau visage des conflits.

Bénin, des raisons de s’inquiéter ?

Fort de ces constats, en l’absence de conflits du genre de ceux évoqués supra, ne devrait-on pas s’attendre à une bonne perception de la situation des droits humains chez nous au Bénin ? S’il note que courant 2014 le président Boni Yayi a gracié (mot inapproprié en l’espèce, en raison de l’absence de condamnation définitive) les personnes mises en cause dans la fameuse affaire dite de tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat, personnes dont deux ont été en exil et six autres détenues préventivement (des prisonniers politiques selon l’institution de défense des droits humains), le rapport déplore des attouchements indécents voire les agressions contre la liberté d’expression, avec notamment la répression de manifestations pacifiques de forces opposées au pouvoir. Il épingle le Bénin pour la condamnation de journaux dont L’Indépendant, son promoteur John Akintola ainsi que l’auteur d’un article portant sur le financement présumé illicite de voyages à l'étranger du chef de l’Etat ayant écopé de peines de prison, le journal lui-même subissant une suspension temporaire. Mais le rapport devrait mieux documenter les sujets du genre, pour s’assurer si par exemple le procès a été mené suivant les règles de l’art, et si les mis en cause ont réussi à prouver leurs écrits comme le prescrit la loi.
En tout cas, faudrait-il s’étonner si le pays est épinglé pour cela ? Pas sûr…
Au demeurant, si le rapport devait prendre en compte la réalité fraîche à fin janvier, avec le célèbre coup de gueule du journaliste Ozias Sounouvou, suivi d’une vague de désapprobation populaire de la politique éditoriale de l’ORTB, et si l’on considère le dernier classement de Reporters Sans Frontières, qui voit chuter le Bénin de 9 places (84e contre 75e auparavant) l’on ne devrait pas être surpris…

Treize condamnations

Enfin, et ce n’est pas pour arranger le matricule du Bénin suivant les critères d’Amnesty international, le rapport relève que pour la période de référence, treize personnes étaient toujours sous le coup d'une condamnation à mort, bien que le Bénin ait ratifié en 2012 le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), visant à abolir la peine de mort. Mais le rapport ne précise pas si ces 13 personnes sont tous des Béninois, ou s’il y a dans leurs rangs des condamnés du Tribunal pénal international pour le Rwanda, en séjour carcéral dans notre pays.
Somme toute, la situation des droits humains au Bénin demeure perfectible comme partout ailleurs, tant le combat d’Amnesty international est de parvenir à établir un monde où les droits humains ne souffrent la moindre remise en cause, la moindre menace. En attendant l’avènement d’un tel monde, gageons que notre pays, notre continent et le reste du monde entendront la mélodie des droits de l’Homme entonnée par Amnesty international, mais qui sonne souvent si mal aux oreilles des dirigeants et des administrations. Mais il faut bien se demander si cet autre monde, débarrassé de tout écueil aux droits humains est possible ; tant des défis nouveaux se révèleront au gré du développement, au gré des manifestations de l’insécurité de masse entraînée par le terrorisme par exemple… En tout cas, Amnesty International invite la communauté à ne pas fermer les yeux sur les violations des droits humains.

International 03 déc. 2015


28e édition de la Journée mondiale de la lutte contre le VIH-Sida : Les populations revisitent les statistiques effrayantes du Mono-Couffo

28e édition de la Journée mondiale de la lutte contre le VIH-Sida : Les populations revisitent les statistiques effrayantes du Mono-Couffo

Le conseil départemental de la lutte contre le VIH-Sida du Mono- Couffo a porté à l’honneur, mardi 1er décembre dernier à la Maison des peuples de Lokossa, les personnes vivant avec le VIH-Sida. C’était dans le cadre de la célébration de la 28e édition de la Journée mondiale de la lutte contre cette pandémie placée sous l’égide du préfet, Corentin Kouhoué et du conseiller aux Affaires sociales du chef de l'Etat, Zakari Ibrahim.

L’édition 2015 de la Journée mondiale de la lutte contre le VIH-Sida aura été fortement marquée par des statistiques effrayantes concernant la prévalence de la pandémie notamment dans le Mono-Couffo.
En effet, au rang des activités prévues dans ce cadre, le conseil départemental de la lutte contre le VIH-Sida a préparé deux communications. L’une portant sur l’«Elimination de la transmission mère-enfants » et la seconde mettant en relief les actions de lutte et les résultats obtenus.
Œuvre du secrétaire permanent du conseil départemental, Raymond Djossou, la dernière communication renseigne que le taux de prévalence du VIH-Sida dans le Mono-Couffo s’élève globalement à 2,1%. Soit un taux deux fois supérieur à celui national stagnant à 1,2% depuis 2006. Le communicateur alerte que la pandémie prend de l’ampleur notamment dans le Mono tandis que les actions de sensibilisation portent leurs fruits dans le Couffo dont le taux de prévalence a chuté jusqu’à 1,4%.
Revenant sur ces données dans son allocution consacrant l’ouverture des manifestations, le préfet Corentin Kohoué précise que ce sont les hommes qui sont les plus infectés dans le Mono contrairement au Couffo où les femmes constituent les victimes. Il va stigmatiser les serveuses des débits de boisson comme les vecteurs de la propagation de la pandémie pour en appeler à la prudence quant au choix du partenaire sexuel.
Cette même communication a révélé quelques motifs d’espérer tant dans le changement de comportement des populations que le renforcement du dispositif approprié pour contrer les ravages du Sida. C’est le cas de la mise en service de 87 sites de prévention contre la transmission de la mère-enfant dont 43 dans le Mono qui disposera, à son tour, dès le début de l’année prochaine, d’un appareil de dépistage des femmes enceintes.
Tout en saluant ces efforts, le président de l’Association des personnes vivant avec le VIH-Sida dans le Mono-Couffo, Nicolas Ahouansou s’est plaint de la défaillance du plateau technique des centres sanitaires de la région et ensuite de la fréquente pénurie des antirétroviraux nécessaires au maintien des séropositifs.
Pour finir, les officiels ont visité, toujours à la Maison du peuple, les stands d’exposition animés par des groupements de personnes vivant avec le VIH. On y a découvert, entre autres, des produits tels que des bouteilles d’huile de palme, plusieurs formes dérivées de la transformation de moringa et des céréales ainsi que des animaux, signe des activités d'élevage. Au niveau du stand de sensibilisation sur le VIH-Sida, le préfet Corentin Kohoué s’est prêté au test de dépistage avant d’inviter le public à lui emboiter le pas ¦

Santé 03 déc. 2015


Renforcement de la campagne pour l’élimination des fistules obstétricales : Un gala de bienfaisance pour mobiliser 100 millions de francs CFA

Renforcement de la campagne pour l’élimination des fistules obstétricales : Un gala de bienfaisance pour mobiliser 100 millions de francs CFA

Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) organise le samedi 5 décembre prochain, une soirée de gala de bienfaisance au Bénin Royal Hôtel, à Cotonou pour une mobilisation de fonds d’un montant de 100 millions de francs CFA. Le but visé en initiant cette mobilisation de fonds est d’amener les opérateurs économiques et d’autres bonnes volontés à contribuer au renforcement du financement d’un programme prenant en compte la prévention, la réparation et la réintégration sociale des femmes souffrant de fistules obstétricales et qui sont automatiquement écartées du développement à la base.

Le Bénin s’est résolument engagé dans la lutte pour l’élimination des fistules obstétricales. Pour aider et rendre cette maladie aussi rare que possible dans le pays, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a mis en place un programme prenant en compte la prévention, la réparation et la réintégration sociale des femmes souffrant de la maladie.
En effet, l’accessibilité financière de la prise en charge des fistules obstétricales demeure un problème important. Le coût de la réparation d’une fistule obstétricale est estimé à 500 USD alors que les porteuses identifiées ont pour la plupart, une situation financière précaire. Dans l’impossibilité de mobiliser ces fonds nécessaires, certaines patientes portent la maladie pendant plusieurs années. 15,5% des patientes ont porté la maladie plus d’un an avant d’être opérées.
Selon les résultats de la quatrième édition de l’Enquête démographique et de santé (EDSBIV), 45% de femmes ayant eu une fistule obstétricale ont recherché un traitement. Les porteuses de cette affection, sont considérées comme des parias, et sujettes à un rejet de la part de certains maris et de la communauté.
Leur accoutrement particulier, les différencie des autres femmes. Il s’agit de femmes disposant d’une dizaine de pagnes noués autour de la hanche, qu’elles peuvent éliminer au fur et à mesure que ces derniers sont souillés par l’urine ou par les matières fécales.
Une campagne d’éradication des fistules obstétricales a été lancée par l’UNFPA depuis 2005 marquée par des missions périodiques de réparation et de renforcement des capacités des gynécologues et urologues en poste associée à un programme de formation de médecin spécialisé en urologie et réparation de fistule.
C’est pour renforcer cette campagne d’éradication en 2016 que l’UNFPA a initié le gala de bienfaisance du samedi 5 décembre prochain. L’objectif est de solliciter la contribution des opérateurs économiques et d’autres bonnes volontés pour réunir les 100 millions de francs CFA nécessaires pour financer le programme mis en place. Les 100 millions de francs CFA sont répartis en trois parties conformément au programme. La première partie d’un montant de 55 millions de francs CFA est réservée à la prévention de la maladie et comprend une bonne partie de renforcement du système de santé au niveau des communes et la référence des cas compliqués de grossesse. La deuxième d’un montant de 30 millions de francs CFA s’occupe de la réparation, autrement dit les opérations chirurgicales. La dernière partie s’occupe de la réintégration sociale et économique pour un montant de 15 millions de francs CFA.

Un drame

Les fistules obstétricales sont aujourd’hui, comme un drame psychologique qui contraint les femmes qui les portent à vivre cachées, recluses et bien souvent rejetées par leurs proches, par leurs conjoints ou par leurs familles. Il s’agit en réalité d’une perforation de la paroi vaginale suite à un travail d’accouchement long et difficile. Cette perforation induit une communication entre le vagin et la vessie ou le rectum et donc, bien évidemment des fuites d’urine ou de matières fécales particulièrement désagréables à l’origine d’odeurs nauséabondes qui provoquent la mise à l’écart des femmes malades. C’est une souffrance physique et psychologique qui s’ensuit pour ces femmes, dont les moyens financiers la plupart du temps ne sont pas suffisants pour une prise en charge intégrale de la maladie¦.

Pour une réussite de la campagne, le compte n° 01911024751 a été ouvert dans les livres de la Bank of Africa Bénin. Il est intitulé UNDP REPRESENTATIVE. Pour tout virement ou versement, il est important de préciser en objet lors du virement des fonds : «DON UNFPA BENIN». Il est loisible de prendre des contacts aux numéros : 96 18 77 64, 96 10 20 49 et 61 12 01 01.

Santé 03 déc. 2015


Lancement de son 5e album : GG Lapino sort «Jusqu’au bout»

Lancement de son 5e album : GG Lapino sort «Jusqu’au bout»

A ceux qui ne vendaient plus chère sa peau, l’artiste GG Lapino vient de répondre par son engagement pour la cause musicale. «Jusqu’au bout» ! C’est sous ce titre que son cinquième album, qui n’est rien d’autre que la matérialisation de son vœu d’aller plus loin sur scène a été lancé, dimanche 29 novembre dernier au stade de l’Amitié de Cotonou.

Il y a quelques mois en arrière, plusieurs personnes auraient, sans coup férir, donner carte blanche à l’ensevelissement artistique de GG Lapino, alors partagé entre épreuves et déboires. Mais c’est mal connaître le «Lion blanc» qui lui, ne jure que par sa témérité qui semble d’ailleurs lui marcher. Dimanche 29 novembre dernier, c’est le rectangle vert du stade de l’Amitié de Kouhounou qu’il a choisi pour faire sa démonstration de force. Les places étaient plus qu’à moitié pleines. Le public, déterminé à assister à la résurrection artistique de GG Lapino, n’a pas voulu se faire conter le lancement officiel de son cinquième album. Lequel consacre son retour sur scène après ce qu’on pourrait qualifier de traversée du désert. Et à l’occasion, le chouchou des populations de Godomey, Abomey-Calavi et environs aura assuré. Non pas seulement par sa prestation, mais aussi à travers la mobilisation des acteurs du monde culturel, les artistes en particulier, venus le soutenir et l’aider à savourer le beau temps après la tempête. Parmi eux, Kanda Bongo man. L’ancienne gloire de la musique congolaise d’antan qui ne s’est plus fait voir dernièrement était présente pour accompagner le lancement de l'album de celui qu’il appelle «son fils». Un devoir paternel assuré via un cocktail de trois morceaux dont le très célèbre «Lisa» qui, comme on pouvait l’imaginer, a fait danser à fond le stade de l’Amitié. L’accompagnement ira même au-delà, puisque Kanda Bongo man compte emmener son filleul en Afrique du Sud dans les prochains jours pour la réalisation d’un duo reggae. D’autres artistes dont la reine du Zinli Gbété, Norbeka, Babadjèdjè, Dahouè Dotou le fondateur du Gogohoun… ont aussi presté en signe d’accompagnement comme il est de coutume en de pareilles circonstances.

Le public a donc patienté, tout en savourant le spectacle Off, avant de voir plus tard, s’introduire sur le rectangle vert de Kouhounou, au milieu d’un cortège de motos sous la direction des éléments de la Police nationale. Bain de foule, ovations, exultations… puis, GG Lapino s’introduit sur scène. Les morceaux s’enchainent, les titres du nouvel album sont exécutés. «Ololufemi», «Fermez vos gueules», «Gbadou tchéké»… En somme, une belle démonstration même si, à un moment donné, le public a semblé se déconnecter du spectacle, en raison d’un autre spectacle, celui des «faroteurs» qui ont pris d’assaut le podium pour leur fameuse démonstration de don de billets à l’artiste. En tout cas l’artiste lui se réjouit du succès enregistré par son jusqu’au boutisme artistique, pour ne pas dire son nouvel album «Jusqu’au bout». Pour ce faire, il se dit reconnaissant aux fans et mécènes qui le soutiennent, sans oublier les personnalités dont certains, notamment l’ancien ministre Issifou Kogui N’douro, ont fait le déplacement?

Culture 03 déc. 2015


En prélude à la francophonie des barreaux: Création de la Conférence des barreaux des Etats parties à l’OHADA

En prélude à la francophonie des barreaux: Création de la Conférence des barreaux des Etats parties à l’OHADA

A l’occasion de la francophonie des barreaux qui se tient à Cotonou, les bâtonniers des barreaux de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires se sont réunis mercredi 2 décembre à Cotonou. Ils ont, au terme de leur conclave, porté sur les fonts baptismaux, la «Conférence des Etats parties à l’OHADA». La déclaration finale a été lue par Me Yvon Détchénou, secrétaire de l’Ordre des avocats du barreau du Bénin.

C’est par acclamations que la «Conférence des barreaux des Etats parties à l’OHADA», a effectivement vu le jour mercredi 2 décembre à Cotonou.

Il s'agit d'un cadre de concertation des barreaux existant déjà, a expliqué Me Cyrille Djikui. Pour lui, tous les barreaux des pays parties à l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires utilisent les mêmes règles, mais chaque barreau exerce séparément. Il s’agit, par la mise en place de ce cadre de concertation des barreaux, de mieux se connaître et de mutualiser les difficultés afin d’y apporter les solutions. La nouvelle institution, confie le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, constitue un interlocuteur valable auprès des organes de l’OHADA. Il aura pour tâche, la promotion de l’exercice de la profession d’avocat et l’émission d’avis sur éventuellement la révision des actes uniformes à venir.
En attendant, Me Yvon Détchénou a rapporté dans la déclaration finale, qu’il a lue, que cette réunion fait suite aux précédentes qui se sont tenues en Côte-d’Ivoire, en République démocratique du Congo et au Togo. C’est au cours de ces dernières, a-t-il informé, qu’a été affirmée l’idée de création d’un cadre de concertation des barreaux des Etats parties à l’OHADA. Avant la rencontre de Cotonou, poursuit la déclaration, un projet de statuts a été élaboré et soumis à l’attention des bâtonniers, aux fins d’amendements. Pour lui, les travaux démarrés mercredi 2 décembre se sont poursuivis par l’examen des statuts. «Après discussions, la version finale des statuts a été adoptée et signée par les bâtonniers des pays membres, consacrant ainsi la naissance de la conférence des barreaux des Etats parties à l’OHADA», conclut la déclaration finale?

Actualités 03 déc. 2015


30e Congrès de la Conférence internationale des barreaux (CIB) à Cotonou: Sous le signe des alternances politiques et de l’attractivité économique

30e Congrès de la Conférence internationale des barreaux (CIB) à Cotonou: Sous le signe des alternances politiques et de l’attractivité économique

C’est un grand honneur pour le Barreau du Bénin, d’accueillir le 30e Congrès de la Conférence internationale des Barreaux (CIB). Depuis mercredi 2 décembre, et ce jusqu’à samedi prochain, des délégués venus de partout le monde, se penchent sur les questions touchant à l’exercice de leur métier. Et, pour coller à l’actualité dans la sous-région ouest-africaine, le thème central du congrès est fort parlant : «Alternances politiques et attractivité économique».

Parade des drapeaux et exécution des hymnes nationaux de la République démocratique du Congo (RDC) et du Bénin, le premier parce qu’ayant la délégation la plus fournie après le pays hôte des assises. Sommités d’ici et d’ailleurs autour du Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, Cyrille Y. Djikui, pour procéder à l’ouverture solennelle de cette rencontre majeure que le Bénin a l’honneur d’abriter. Et c’est au président du Comité d’organisation, Me Claret Bèdiè, de préciser que c’est pour marquer d’un pierre blanche la célébration du cinquantenaire du Barreau du Bénin, que l’idée d’abriter le congrès de la CIB a pris corps, pour faire vivre au Bénin un grand moment de la vie de la Conférence, le précédent tenu sur place remontant à 23 ans déjà.

Ensuite, le Bâtonnier Cyrille Djikui dont l’ambition se concrétise ainsi, manifeste sa joie d’accueillir ce beau monde à Cotonou et exprime la compassion des avocats francophones aux victimes des attentats terroristes ici et là dans le monde. Il témoigne sa gratitude et sa reconnaissance au chef de l’Etat, le président Boni Yayi, qui a encouragé et accompagné le Conseil de l’Ordre et son Bâtonnier pour la bonne tenue des présentes assises, et à tous les invités. Se réjouissant particulièrement de la distinction du Barreau de Tunisie par le prix Nobel de la Paix, du rôle du Barreau du Burkina Faso dans le dénouement heureux de la crise qu’a connue ce pays, Cyrille Djikui souligne le rôle éminent que peuvent jouer les avocats, malgré les péripéties qu’ils doivent parfois affronter. C’est alors qu’il rappelle que le Bénin a abrité cette Conférence en 1992, alors que se traçaient les sillons de l’espérance démocratique. Aujourd’hui, relève-t-il, le monde connaît une crise protéiforme (politique, économique, écologique, technologique…), une crise d’identité et de pouvoir, qui génère des attentats contre la liberté. La rencontre se tient à un moment où la profession d’avocat est sous les feux de la rampe, en bien ou en mal, dit-il en substance avant de dénoncer les déviances de certains acteurs de la profession. Mais c’est d’une âme sereine que le congrès réfléchira au thème central retenu, rassure Cyrille Djikui. Un thème justifié par les 10 élections présidentielles au moins prévues entre 2014 et 2017 dans la sous-région, alors que le Bénin lui-même est en proie à une fièvre électorale de plus en plus perceptible. Ce thème, poursuit le Bâtonnier, interroge l’avocat sur la place et le rôle qu’il entend tenir et jouer… pour l’avènement et la promotion d’une justice de qualité au service des hommes, de tous les hommes…

Importance des alternances politiques

Pour le président en exercice de la CIB, le Bâtonnier du Sénégal, Me Ahmeth Ba, qui salue l’engagement de tous aux idéaux de la CIB, le Bénin a relevé le défi de l’organisation. Saluant l’inspiration du choix du thème des présentes assises, il dit percevoir la continuité de propositions et d’actions de la CIB, pour trouver des solutions aux interrogations des avocats, quant au devenir de la défense de l’Etat de droit et de la justice en général. Toutes choses qui facilitent une attractivité économique attenante à l’Etat de droit. Car, retient-il, l’instabilité dans certains pays a induit une régression des investissements. Stigmatisant les affres du terrorisme, Ahmeth Ba constate que l’Afrique n’est pas épargnée, ce qui en rajoute au désarroi de ses Etats déjà confrontés à de grands défis. Oui, les conséquences désastreuses du terrorisme désorganisent le secteur économique et, dans ce cas, il ne faut pas entrevoir la croissance économique même lorsque survient l’alternance politique, martèle le président de la CIB. Pour aussitôt interpeller les barreaux et les avocats dans leur ensemble, à davantage assumer leur ministère, de même qu’à œuvrer à l’émergence d’une nouvelle base de coopération entre les barreaux du Sud et ceux du Nord, et à repenser les orientations de la CIB, en la dotant d’un projet plus fédérateur et plus ambitieux… Me Ahmeth Ba ne se prive pas de dénoncer la concurrence déloyale de certains corps de métier, l’insuffisance de protection des avocats… pour en appeler à un environnement plus favorable des affaires où les avocats tiennent compte des mutations du monde modernes pour ne plus se confiner dans leurs missions originelles.
Quant à Michel Carrière, représentant du secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), il salue l’œuvre de la CIB, qui vise à favoriser la promotion de l’Etat de droit, avant de lui garantir le soutien de l’OIF. A son tour, il dénonce le terrorisme sauvage qui sévit et promet la solidarité de la Francophonie. Elle qui connaît et apprécie l’action des avocats dans le sens de la promotion des droits de la défense, des droits de l’Homme, au service de la démocratie…, laisse-t-il entendre. Convaincu que le thème central du congrès est pertinent, il relève que le Bénin avait déjà montré la voie de la démocratie au début des années 90. Mais les déstabilisations politiques et économiques nuisent à l’attractivité économique des pays, souligne-t-il, persuadé que ces assises offriront une occasion d’échanges fructueux, tant la francophonie politique sait pouvoir compter sur la CIB et son idéal de liberté et d’Etat de droit.

Satisfaction du Bénin

C’est alors que Evelyne da Silva Ahouanto, Garde des Sceaux, au nom du président de la République, exprime la satisfaction du Bénin pour le choix porté sur lui en vue d’abriter les travaux de la CIB. Dont le thème central, à son avis, n’est en définitive qu’une invite au respect de l’Etat de droit. D’où des défis permanents à relever, notamment sur les questions d’alternance. Au Bénin en tout cas, où les institutions sont régulièrement renouvelées et le seront encore conformément à la tendance des autorités actuelles, où le climat des affaires est en amélioration constante, l’attractivité économique est manifeste, plaide la ministre. Qui soutient que la promotion de l’alternance est un aspect du respect du droit, que son refus est source de conflits divers. Notamment parce que le secteur privé ne peut investir dans un environnement instable. Les avocats et leurs barreaux devraient jouer un rôle dans le sens du maintien d’un climat politique apaisé, avance-t-elle non sans exhorter à prendre garde à la corruption?

Actualités 03 déc. 2015


Tripoli: La montée en puissance du groupe Etat islamique en Libye

Tripoli: La montée en puissance du groupe Etat islamique en Libye

Le groupe Etat islamique (EI), qui contrôle de vastes pans de territoire en Syrie et en Irak, s'est implanté en 2014 en Libye, profitant du chaos dans lequel est plongé le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, il y a quatre ans.

Deux autorités politiques se disputent le pouvoir, l'une basée à Tripoli et l'autre, la seule reconnue internationalement, dans l'Est.

2014

- 19 novembre : Les Etats-Unis expriment leur "inquiétude" sur la base d'"informations selon lesquelles des factions extrémistes violentes ont prêté allégeance à l'EI et cherché à s'associer à lui", selon le département d'Etat.
Selon des informations de presse, des combattants liés à ce groupe auraient envahi Derna (est). Des experts affirment que Derna, transformée en "émirat islamique", est devenue le fief des partisans de l'EI.
- 27 décembre : Une voiture piégée explose à Tripoli devant un organisme libyen chargé de la sécurité des missions diplomatiques. La branche de l'EI revendique l'explosion.

2015

- 8 janvier : La branche libyenne de l'EI affirme avoir exécuté deux journalistes tunisiens portés disparus depuis septembre.
- 27 janvier : Neuf personnes, dont cinq étrangers, sont tuées par un commando qui prend d'assaut l'hôtel Corinthia à Tripoli fréquenté par les étrangers et les hauts responsables. L'attaque est revendiquée par la branche libyenne de l'EI.
- 15 février : Le groupe diffuse une vidéo montrant la décapitation d'hommes présentés comme 21 chrétiens coptes, majoritairement égyptiens, enlevés en Libye.
- 19 avril : Nouvelle vidéo du groupe montrant l'exécution en Libye de 28 chrétiens, tous Ethiopiens.
- 9 juin : L'EI annonce avoir pris la ville de Syrte (450 km à l'est de Tripoli), dont il contrôlait déjà l'aéroport, ainsi qu'une centrale thermique voisine.
- 12 juillet : Le groupe indique avoir été chassé de la ville de Derna, à l'issue de combats avec les combattants islamistes du Conseil des moujahidine de Derna. Il promet d'y revenir pour "venger" ses hommes.
- 11 août : Violents combats à Syrte, où des habitants prennent les armes pour tenter de déloger l'EI: des dizaines de morts.
- 5 novembre : L'EI est l'auteur de la majorité des meurtres de civils en Libye, estime la procureure du Tribunal pénal international (TPI). Parmi les 37 attentats suicide commis cette année, 27 sont attribués au groupe.
- 26-27 septembre : Trois soldats et sept jihadistes de l'EI sont tués dans des combats à Benghazi (est).
- 13 novembre : Les Etats-Unis bombardent pour la première fois l'EI en Libye, éliminant dans une frappe aérienne l'Irakien Abou Nabil, présenté comme le chef du groupe dans le pays. Mais selon Tripoli, cet homme était le chef de l'EI dans la région de Derna.
- 1er décembre : L'EI cherche à élargir sa zone d'influence jusqu'à la ville d'Ajdabiya, située entre Syrte et Benghazi, selon des responsables au sein des forces armées du gouvernement reconnu par la communauté internationale. Mais les forces gouvernementales tentent de l'en empêcher en menant des raids aériens contre ses positions, selon ces responsables militaires?

International 03 déc. 2015


ROME: L'Italie veut organiser une réunion internationale sur la Libye

ROME: L'Italie veut organiser une réunion internationale sur la Libye

L'Italie s'efforce d'organiser une réunion internationale à Rome le 13 décembre pour accélérer la recherche d'un règlement politique entre factions rivales en Libye, qui pourrait favoriser la lutte contre le groupe Etat islamique, implanté dans ce pays, a déclaré mercredi 2 décembre le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni.

«Le fait est que nous n'avons pas beaucoup de temps, et nous ne voulons pas donner du temps à l'Etat islamique», a-t-il dit devant le Sénat. "L'Italie s'active pour réunir la communauté internationale afin qu'on boucle les travaux en vue d'un règlement politique en Libye".

Le nouvel émissaire de l'Onu en Libye, Martin Kobler, a indiqué à Reuters mardi dernier que les factions en conflit étaient proches d'un accord sur la formation d'un gouvernement d'union dont la signature pourrait intervenir courant décembre. Les discussions durent depuis environ un an.
Dans les quatre années qui ont suivi la chute du régime du colonel Mouammar Kadhafi en 2011, les anciennes brigades d'insurgés se sont retournées les unes contre les autres et le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a progressé sur le terrain, contrôlant désormais la ville de Syrte.
La Libye abrite des camps d'entraînement de l'EI à partir desquels ont été fomentés des attentats, notamment celui du musée du Bardo à Tunis en mars dernier et celui contre un hôtel de la station balnéaire de Sousse en juin dernier.
Les gouvernements européens redoutent que des djihadistes ne se mêlent aux migrants qui traversent la Méditerranée pour rejoindre l'Italie puis d'autres pays de l'Union européenne.
Selon un rapport rédigé par des spécialistes onusiens et diffusé mardi dernier, l'Etat islamique disposerait de 2.000 à 3.000 combattants recevant un soutien et des conseils de la part du commandement de l'organisation en Syrie et en Irak.
Aucun autre groupe affilié à l'EI ne bénéficie de ce type d'assistance, note le rapport de l'Onu. Les experts précisent toutefois que Daech peine à conquérir de nouveaux territoires en Libye en raison d'un manque de combattants et parce que la population locale considère les djihadistes comme des "étrangers"?

International 03 déc. 2015


France: L’Afrique, clé du succès de la COP 21

France: L’Afrique, clé du succès de la COP 21

La COP 21 saura-t-elle écouter les voix de tous, ou comme souvent, n’entendra-t-elle les voix qu’au prorata des coalitions de puissances, comme le fait craindre l’entente Pékin-Washington actée en novembre 2014 ?

L’Afrique, divisée en 54 Etats, est beaucoup moins forte économiquement et politiquement que la Chine et l’Inde par exemple. Elle risque de ne pas être entendue malgré la mobilisation croissante de ses experts et de sa population. Est-il sage, par exemple, de lui imposer de faire une croix sur ses immenses richesses carbones encore loin d’être exploitées, même si son potentiel en énergies renouvelables est considérable ?

En 2100 - horizon de toute politique climatique crédible - l’Afrique devrait compter 4,2 milliards d’habitants. Au rythme moyen de croissance de 4 % par an, son PIB pourrait atteindre 127 000 milliards de dollars au prix de 2005 et en parité de pouvoir d’achat, soit un revenu par habitant d’environ 30 000 dollars, à comparer aux 40 000 dollars actuels des pays de l’OCDE. Avec le coefficient d’émissions de CO2 par point de PIB le plus efficace actuellement (moyenne OCDE), les émissions de CO2 africaines atteindraient alors 40 milliards de tonnes, soit quasiment le niveau mondial actuel.
Intenable? Oui. Le plan B consiste à s’aligner sur l’objectif de stabilisation des émissions mondiales et à leur répartition au prorata du poids économique de chacun, à défaut de l’objectif d’une égalité parfaite par habitant. On obtient alors une multiplication par 11 des émissions africaines par rapport à leur niveau actuel, et une nécessaire réduction de 95 % des émissions des pays de l’OCDE par rapport à leur niveau de 1990. Voilà le véritable enjeu de la COP 21.
L’utilisation de ses réserves fossiles par l’Afrique ne pourra en réalité que croître ; il faut simplement les combiner à des investissements majeurs pour en réduire les aspects les plus polluants grâce à des technologies souvent existantes mais en effet coûteuses (20 à 40 % de surcoût)?

International 03 déc. 2015


Lutte contre les changements climatiques: Boni Yayi propose une autorité mondiale de régulation du climat

Lutte contre les changements climatiques: Boni Yayi propose une autorité mondiale de régulation du climat


Le président de la République a pris part, mardi 1er décembre, au pavillon africain de la COP 21, à une session de haut niveau sur les solutions africaines aux changements climatiques. Boni Yayi y a proposé la mise en place d’une autorité mondiale du climat.

«La maison climatique continue de brûler et nous continuons de regarder ailleurs ». C’est l’alerte qu’a lancé hier le président de la République, en marge de la COP 21, actuellement en cours à Paris. Lors d’une session de haut niveau, organisée au pavillon africain, le chef de l’Etat a indiqué que les engagements pris par les Etats parties n’auront de sens que s’il est mis en place un mécanisme onusien de suivi-évaluation des risques et contributions de chacun dans la lutte contre les changements climatiques. Il propose alors à l’Union africaine de porter l’initiative de création d’une autorité mondiale de régulation du climat au niveau des Nations Unies.
La question de l’adaptation aux changements climatiques tient à cœur au chef de l’Etat qui demande aux pays développés de respecter leurs engagements de financer les investissements annoncés au profit des pays africains. «Il ne s’agit pas d’assistanat. C’est une question de responsabilité », soutient-il. Pour Boni Yayi, il est impérieux que l’accord qui va sortir des antres du Bourget puisse répondre aux difficultés rencontrées par les pays africains qui paient un lourd tribut dans les fortes émissions de gaz à effet de serre produit par les pays industrialisés. « Il n’y aura pas de plan B à Paris, nous devons quitter ici avec un accord. Et l’Afrique est venue pour cela », insiste-t-il. Le président de la République invite par ailleurs tous les pays africains à faire de la question climatique un réel enjeu de développement. La conférence, souligne-t-il, offre l’occasion d’oser des transformations structurelles, la transition vers une économie verte. « Une croissance verte aidera à réduire la pauvreté de façon durable. Nos économies doivent aider à passer d’une technologie usant beaucoup de carbones à une technologie plus verte. Nous devons travailler à remédier à la variabilité des saisons pour aider l’agriculture», soutient Boni Yayi.
Ibrahim Mayaki, directeur exécutif de l’Agence pour le NEPAD déclare que les pays africains ont réalisé le diagnostic commun sur le fait d’être ceux qui subissent le plus les effets des changements climatiques et ceux qui contribuent le moins à la lutte contre ce phénomène. «On a choisi une stratégie d’adaptation nécessaire dans des secteurs clés, dont celui de l’agriculture. La formation professionnelle sera capitale dans l’agriculture si nous voulons qu’elle s’inscrive dans une stratégie d’adaptation. Cela se fera par l’innovation technologique», assure-t-il, rappelant que le temps est à l’action et c’est en créant une synergie entre les différentes institutions et différents cadres légaux que les pays africains pourront avancer sur le front du climat.
Le panel de haut niveau sur les solutions africaines s’est aussi penché sur le financement de la transition énergétique, en l’occurrence la mise en place de l’initiative africaine pour l’Energie renouvelable. Ce projet financé par le G8, avec comme bras financier et opérationnel la Banque africaine de développement (BAD), ambitionne de produire en Afrique 300.000 Mw d’énergie solaire d’ici à 2030.

Le chef de l’Etat au stand du Bénin
Le président de la République a effectué mardi 1er décembre, une visite au stand du Bénin installé dans le HALL 3 du Parc des expositions de Bourget qui abrite la COP 21. Boni Yayi est allé non seulement adresser ses civilités aux fonctionnaires du ministère de l’Environnement mais aussi pour constater de visu les dispositions prises par l’administration pour promouvoir les initiatives béninoises en matière de lutte contre les changements climatiques. Situé juste à côté du pavillon africain, le stand du Bénin offre aux visiteurs des affiches sur certains programmes phares du pays, tels que le projet « 10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres », le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU). On y retrouve également des brochures et d’autres outils de communication visant à vendre la destination Bénin.
En marge de la COP 21, le président de la République a eu des entretiens avec Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de la France et Emmanuel Macron, ministre français de l’Economie.

Environnement 02 déc. 2015


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