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Nouvelles

28e célébration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida: D’importants progrès réalisés au Bénin

28e célébration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida: D’importants progrès réalisés au Bénin

A l’instar de la communauté internationale, le Bénin a célébré, mardi 1er décembre à Cotonou, la Journée mondiale de la lutte contre le Sida. Cette célébration a été couplée avec la tenue de la 9e session du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS). Le ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé a présidé ce double évènement en présence d’un parterre de partenaires techniques et financiers.

Comme ce fut le cas l’année dernière, la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida a été couplée avec la session du Conseil national de lutte contre le Sida. Selon la secrétaire permanente du CNLS, Sonia Boni, cette double célébration traduit l’engagement du Bénin dans la lutte contre le Vih/Sida. Elle a exprimé sa gratitude à tous les partenaires techniques et financiers pour la lutte engagée contre cette pandémie depuis plusieurs années.

La session du CNLS est une tribune de bilan, d’éducation, de communication, d’échanges, d’analyse et d’adoption, puis d’évaluation des actions de lutte engagées au cours de l’année précédente avec des effets novateurs pour une meilleure riposte. Au cours de la session, trois communications ont été présentées. Il s’agit de: « Bilan de la réponse nationale au Vih de 2006 à 2015», «Bilan de l’élimination de la transmission de la mère à l'enfant au Bénin», et les «Grandes priorités de la réponse nationale et des prévisions budgétaires pour 2016-2017».
Elles ont été suivies de débats et de la visite des stands érigés à l’occasion des manifestations.

Progrès réalisés au Bénin

« 2015 est une année importante qui signe le bilan des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) adoptés, il y a 15 ans ainsi que l’adoption des Objectifs de développement durable (ODD) qui ouvre une nouvelle ère s’étendant de 2015 à 2030 », a déclaré la représentante des partenaires techniques et financiers, Anne Vincent.
Concernant le bilan, elle a affirmé que, grâce à l’engagement du chef de l’Etat au cours de ces 10 dernières années, d’importants progrès ont été enregistrés pour atteindre les OMD en ce qui concerne la riposte contre le Vih au Bénin. Ces progrès sont quantifiables à travers cinq indicateurs clés sur lesquels le Bénin s’est engagé avec des réalisations qu’il a largement atteintes. La prévalence de l’infection à Vih est à 2% chez les jeunes de 15 à 24 ans. Un objectif qui a été dépassé puisque le Bénin était à 0,6% en 2014 avec une couverture de traitement aux antirétroviraux estimée à 50%. Ce qui a été aussi atteint dans la mesure où le Bénin est à 60% dans le traitement des PVVIH selon les normes nationales. Outre les indicateurs de l'OMD 6, des efforts importants ont été déployés par le Bénin ces dernières années et méritent d’être soulignés. La prévalence du Vih s’est stabilisée depuis 2006 autour de 1,2% alors que des pays voisins, le Togo et le Nigeria tournent autour de 3%. La couverture géographique des différents services de dépistage et de prise en charge de la prévention et de la transmission du Vih a progressé de manière soutenue pour atteindre un niveau satisfaisant. La protection de la femme enceinte pour réduire la transmission de la mère à l’enfant a connu une augmentation du simple au double ces 10 dernières années en passant de 32% à 2006 à 78% en 2015.
Le budget national qui était de 100 000 000 F CFA en 2011 est passé à 750 000 000 F CFA en 2012. Entre 2012 et 2014 la contribution de l’Etat a doublé passant de 750 000 000 F CFA à 1,5 milliard de francs CFA. Cet engagement de l’Etat béninois a été récemment confirmé par un dépassement de la contribution nationale minimale requise par le Fonds mondial dans le cadre de son nouveau mode de financement. L’Etat compte augmenter son budget pour les trois prochaines années.
Pour le ministre de la Santé, premier vice-président du CNLS, Pascal Dossou Togbé, l’année 2015 est important pour la lutte contre le Vih au Bénin. Il a rassuré les partenaires que le Bénin fera de tout son possible pour mettre en application les recommandations issues des différentes concertations. Ainsi, la mobilisation des ressources financières complémentaires permettront d’atteindre les objectifs fixés pour l’éradication du Vih ¦

Des progrès certes, mais quelques difficultés

Après avoir félicité le chef de l’Etat, Boni Yayi pour son engagement et son leadership aux niveaux national et international dans la lutte contre le Sida, le secrétaire général du Réseau béninois des associations de lutte contre le Vih Rébap +, Claude Yamongbé, se réjouit que le taux de prévalence soit maintenu à 1,2% depuis près de 6 ans. Il a loué les partenaires techniques et financiers grâce à qui d’importants progrès ont été réalisés dans la lutte contre ce fléau. Mais cela ne l’a pas empêché de rappeler quelques difficultés qui peuvent devenir d’ici à là, des obstacles qui freinent le combat contre le Sida. Les personnes vivant avec le Vih/Sida sont souvent confrontées à des problèmes de violation de leurs droits à la santé, aux soins, au traitement, le droit à une alimentation saine et équilibrée, et à une assistance sociale adéquate. Les PVVIH veulent voir renforcés leurs savoir-faire grâce à des échanges d’expériences avec d’autres organisations sœurs. Ceci grâce à la participation à des forums régionaux et internationaux sur des thématiques pertinentes. Elles veulent aussi développer des compétences en vue de prendre des initiatives qui les libèrent et leurs évitent des situations malheureuses et d’incapacité face à leurs besoins non satisfaits. Elles sont également dans une situation d’urgence, de ressources très limitées où des procédures sont de plus en plus drastiques pour avoir des moyens financiers. Les PVVIH auraient souhaité la promotion de l’accès aux informations utilitaires pour les populations afin de réduire les craintes qui refoulent des milliers de personnes vivant avec le Vih dans la clandestinité, constituant ainsi des menaces pour les progrès enregistrés. Elles exigent, par ailleurs, un large traitement à la prévention, aux meilleurs soins possibles pour leurs enfants. «Si nous n’agissons pas maintenant, nous ne serons pas à l’abri d’une remontée de la prévalence », a-t-il averti. Claude Yamongbé a alors exhorté les uns et les autres autour de la priorité des priorités qui favorisent l’accès positif permettant d’être au rendez-vous « 90 90 90 » à l’horizon 2020 et à mettre fin à la pandémie à l’horizon 2030 ¦

Santé 02 déc. 2015


Explosion d’un dépôt d’essence frelatée à Natitingou: Psychose au quartier Dassagaté

Explosion d’un dépôt d’essence frelatée à Natitingou: Psychose au quartier Dassagaté


Les habitants du quartier Dassagaté de Natitingou ont eu des sueurs froides mardi 1er décembre. Et pour cause, l’explosion d’un dépôt d’essence frelatée avec d’énormes dégâts matériels.

Un spectacle digne de l’apocalypse. Les habitants du quartier Dassagaté n’attendaient pas plus pour se mettre sur leur garde. Une forte explosion a en effet mis un terme au repos que nombre d’entre eux observaient à la pause. Un dépôt d’essence de contrebande appartenant à l’un des plus gros fournisseurs d’hydrocarbures de la commune de Natitingou a en effet pris feu à la suite d’explosions de tonneaux contenant les produits inflammables. Sur le terrain c’est le sauve-qui-peut jusqu’à l’intervention de la compagnie des sapeurs-pompiers et des forces de sécurité.

Au-delà de 19 heures, la mobilisation a été grande pour maîtriser ce brasier au niveau de ce quartier populaire devant accueillir le sépulcre du général Mathieu Kérékou dans les prochains jours.
Peu avant quinze heures, des agents de ce fournisseur qui a établi ses quartiers dans l’une de ses maisons, en transvasant de l’essence dans un bidon ont vu se produire une détonation qui a tôt mis le feu à la potentielle poudrière constituée de plusieurs centaines de tonneaux remplis du produit inflammable. Ce fut la débandade et devant leur impuissance à maîtriser le feu, ils n’ont pas hésité à faire appel aux sapeurs-pompiers. D’autres explosions se feront entendre dans toute la ville de Natitingou. Pour nourrir au sommet des montagnes de grosses fumées noires intoxicantes.
La propagation des flammes vers d’autres habitations installe la psychose au sein des populations qui ont dû abandonner leur logis pour assister à cette scène qui n’est pas sans rappeler les sinistres survenus un peu partout au Bénin par le fait de l’activité de commercialisation de l’essence frelatée.

Accident très dangereux

Des tonneaux éventrés par l’explosion se comptent par vingtaine et une habitation jouxtant le bel édifice abritant le dépôt est affectée. Les flammes s’enflent et repoussent curieux et badauds par la chaleur de plomb qui règne tout autour du périmètre.
Sur les lieux, le commissaire Kouérou Ayouba juge cet accident très dangereux et souligne que le pire se serait produit si la réaction des sapeurs-pompiers et des forces de sécurité n’avait pas été des plus promptes. Même si du côté de la compagnie départementale des sapeurs-pompiers l’insuffisance de véhicule a quelque peu été un handicap pour l’opération. Les innombrables allers-retours du seul camion-citerne pour l’approvisionnement en eau n’ont pas permis de circonscrire à temps la propagation de l’incendie. Pour le commandant, l’adjudant-chef Yarou Ségué, la stratégie a été de limiter à la seule habitation sinistrée l’incendie afin qu’il ne gagne pas d’autres maisons. Il désigne comme cause de cette explosion une mauvaise aération du dépôt avec la forte chaleur de ces jours-ci.
Arrivé sur les lieux, le maire Antoine N’da s’est dit très affecté par ce drame et a exprimé sa compassion aux victimes sans manquer d’attirer l’attention des autorités au plus haut niveau sur cette activité dont ne peuvent plus se passer ses administrés. Tout comme le commissaire central il a noté qu’il s’agit d’une activité prohibée qui doit être réglementée par le gouvernement afin que de tels drames soient évités.
Cet incendie qui n’a pas connu de perte en vie humaine a toutefois été marqué par de lourds dégâts matériels et paralysé des activités dans la ville de Natitingou.

Actualités 02 déc. 2015


Présidentielle de février 2016: La Cour constitutionnelle s'informe du niveau d’actualisation du fichier électoral

Présidentielle de février 2016: La Cour constitutionnelle s'informe du niveau d’actualisation du fichier électoral

Les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) ont tenu une séance de travail avec les membres de la Cour constitutionnelle sur les questions relatives à l’actualisation du fichier électoral. Cette rencontre a eu lieu mardi 1er décembre à la Cour constitutionnelle.

« Nous avons été invités à une séance de travail avec les 7 sages de la Cour constitutionnelle pour évoquer les questions relatives à la mise à disposition de la Lépi», explique le président du Cos-Lépi, Augustin Ahouanvoébla à la sortie de la séance. Pour lui, le premier sujet d’échange entre les deux institutions est lié à l’actualisation du fichier électoral, des dispositions mises en œuvre ainsi que les résultats obtenus. Ensuite, dit-il, les échanges ont porté sur le point de la prise en compte des Béninois de l’extérieur sur décision de la Cour constitutionnelle. «Nous avons évoqué que cela se poursuit et nous avons aussi profité pour harmoniser nos points de vue sur les Béninois qui étaient à l’étranger, qui sont rentrés et qui n’étaient pas là au moment où on a fait la dernière activité», développe Augustin Ahouanvoébla.

Aussi, ont-ils échangé sur les questions relatives à la reprise des cartes d’électeur. Pour le président du Cos-Lépi, le point a été fait. Ainsi, les cartes d’électeur seront-elles distribuées du 15 au 30 janvier prochain sur toute l’étendue du territoire national. Il a fait savoir que jusque-là, ils sont toujours dans l’attente du démarrage de la production de ces cartes.
«Le président de la Cour constitutionnelle nous a donc félicités pour tout ce qui a été fait et nous exhorte à continuer sur la même lancée», s’en réjouit Augustin Ahouanvoébla. Pour lui, les opérations d’enrôlement sont prolongées jusqu’au 8 décembre prochain afin de permettre aux compatriotes des pays de fortes densités de Béninois de se faire enrôler.
Abordant les questions financières, Augustin Ahouanvoébla a indiqué qu’en réalité tout va bien mais à la différence que le temps n’est pas extensible pour la production des cartes d’électeur où tout est fin prêt et il n’attend que le sous-financement lié à la réalisation des cartes, soit débloqué. Si ce financement est prêt, il rassure que les choses vont vite aller.
En ce qui concerne les Béninois de l’étranger qui viennent de rentrer au pays, il a fait savoir que 2 postes d’enrôlement ont été mis en place afin qu’ils soient pris en compte?

Actualités 02 déc. 2015


Afrique : Le président chinois entame une visite de 5 jours

Afrique : Le président chinois entame une visite de 5 jours

Le président chinois Xi Jinping a démarré mardi 1er décembre au Zimbabwe une visite de cinq jours en Afrique, où les gouvernements s'inquiètent des conséquences du ralentissement de la croissance de la Chine.

Depuis 2009, la Chine est le premier pays partenaire de l'Afrique, multipliant les investissements et important les matières premières du continent pour nourrir sa croissance galopante.
Après le Zimbabwe, Xi Jinping se rendra ce mercredi à Johannesburg où il rencontrera le président Jacob Zuma puis participera vendredi et samedi prochains aux côtés des chefs d'Etat de tout le continent africain au sixième forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC).
Ce sommet se tient alors que les investissements chinois en Afrique ont chuté de 40% au premier semestre 2015, après une forte baisse de la demande en matières premières chez le géant asiatique.
Le président Xi commencera sa visite à Harare, la capitale zimbabwéenne où les projets chinois ont constitué un des principaux piliers d'une économie malmenée ces quinze dernières années par les réformes du président Robert Mugabe, comme la réforme agraire qui a brisé un secteur-clé de l'économie du pays.
"Des accords vont être signés, particulièrement dans les secteurs agricoles, du transport et des infrastructures", a affirmé Joey Bimha, secrétaire d'Etat auprès du ministère zimbabwéen des Affaires étrangères, dans une interview au Herald, le quotidien pro-gouvernemental.
"De nombreux chefs d'entreprises chinois vont rencontrer des hommes d'affaires locaux et cela va conduire à davantage d'investissements chinois, à plus de coentreprises et plus de bénéfices économiques pour le Zimbabwe", a-t-il ajouté.

Prix Confucius

La Chine demeure le principal importateur de tabac zimbabwéen et comme dans de nombreux pays africains elle a investi dans les secteurs miniers, manufacturiers et dans des projets d'infrastructures.
C'est elle qui a construit le stade national d'Harare dans les années 80 mais aussi le plus grand centre commercial du pays et des hôpitaux. Elle a également prêté de l'argent au Zimbabwe pour la construction de centrales électriques et de réseaux de distribution d'eau.
"La Chine et le Zimbabwe, malgré la grande distance qui les sépare, ont maintenu une amitié profonde et solide", a indiqué le président chinois cité par le Herald.
Mais les déboires économiques du Zimbabwe, dont l'inflation a atteint le chiffre démesuré de 500 milliards en 2009, avant que le dollar zimbabwéen ne soit remplacé par le dollar américain comme monnaie officielle, ne devraient pas être résolus par quelques nouveaux investissement chinois, selon certains experts.
"Cela ne va pas changer l'avenir à court terme de notre économie", estime Anthony Hawkins, économiste à l'école de commerce de l'université du Zimbabwe, interrogé par l'AFP.
"Considérant ce qu'il s'est passé avec les accords économiques précédents, nous sommes sceptiques face aux promesses de méga-projets. Nous avons eu de nombreuses promesses chinoises par le passé, mais peu d'améliorations se sont réellement produites", ajoute t-il.
Le président Xi doit participer à un banquet officiel organisé par son homologue Robert Mugabe et doit également visiter le mémorial des Héros à Harare qui rend hommage aux morts de la guerre d'indépendance du Zimbabwe qui s'est achevée en 1980.
Robert Mugabe, 91 ans, qui est régulièrement accusé d'enfreindre les droits de l'Homme en menant une répression féroce contre ses opposants, a cependant remporté le prix Confucius de la Paix au mois d'octobre, l'alternative chinoise du prix Nobel?
AFP

International 02 déc. 2015


Ouverture de la COP 21: Paris optimiste sur la conclusion d’un accord sur le climat

Ouverture de la COP 21: Paris optimiste sur la conclusion d’un accord sur le climat

La 21e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21) a été ouverte lundi 30 novembre à Paris. Un vent d’optimisme gouverne les travaux sensés conduire à la conclusion d’un accord universel et contraignant sur le climat.

Un seul mot mobilise les Etats parties à la Conférence de Paris sur le climat: succès. Et sur le Parc des expositions de Bourget, site de la conférence, souffle un vent d’optimisme sur la conclusion d’un accord contraignant et ambitieux à l’issue de la dizaine de jours de négociations. Pourtant, Paris a l’air d’une dernière cartouche dans la bataille contre le dérèglement climatique. Mais pour Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, président de la COP 21, les conditions du succès semblent réunies, à commencer par la forte mobilisation des participants. 150 chefs d’Etat et de gouvernement dont le président de la République Boni Yayi, ont répondu à l’appel et 150 Etats ont formulé des plans d’action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter au dérèglement climatique.«Jamais une conférence n’a réuni autant d’autorités, jamais l’enjeu d’une réunion internationale n’avait été aussi élevé », devise François Hollande, président de la République française. Le locataire de l’Elysée affirme que nul n’a le droit de décevoir dans ces assises car des milliards d’êtres humains ont les yeux tournés vers Paris. «Nous devons à nos enfants une planète dégagée des catastrophes, une planète vivable. Aucun pays, aucune région n’est à l’abri des effets du dérèglement climatique. C’est au nom de la justice climatique que nous devons agir», soutient-il. Si un accord est envisageable le 12 décembre prochain, il suggère qu’il soit un bon accord. Mais, cela dépendra de trois facteurs. Primo, il défend l’urgence de définir et de dessiner une trajectoire crédible permettant de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 ou 1,5 degré. «Nous devons apporter à un défi climatique, une réponse solidaire. Aucun Etat ne doit se soustraire de son engagement, aucun territoire ne doit être laissé seul face au dérèglement climatique», souligne-t-il. Secundo, François Hollande indique que l’accord doit être universel, différencié et contraignant. Cela suppose que les pays développés, principaux responsables du dérèglement climatique doivent assumer leur responsabilité historique, les pays émergents doivent respecter leur calendrier de dérèglement. Les pays en développement qui subissent plus que quiconque les contre-coups du réchauffement planétaire doivent être accompagnés.

Bannir les déclarations d’intentions

Tertio, un bon accord suppose que toutes les sociétés dans leurs grandes pluralité et diversité se mettent en mouvement. «L’ensemble des dirigeants locaux, des investisseurs, des acteurs économiques et sociaux, des citoyens et même des grandes consciences, des religions, tous ceux qui contribuent à ce qui façonne l’esprit public mondial, tout ce mouvement doit comprendre que la donne a changé. Là est la clé pour relever le défi climatique », soutient-il, rendant hommage à tous les pionniers de la cause écologique, à tous les précurseurs qui dans un passé récent devaient affronter l’incrédibilité ou le dédain pour leurs alertes et leurs propositions.
«Pour résoudre la crise climatique, les bons sentiments, les déclarations d’intentions ne suffissent pas. Paris doit être le départ d’une profonde mutation. Cette transformation est à la fois une obligation morale et une responsabilité mondiale», assure François Hollande. Bien qu’il reconnaisse que l’équilibre ne sera pas facile à trouver, il défend la nécessité de passer d’une mondialisation de compétition à un modèle placé sous la coopération. Et de lancer: « Nous allons décider en quelques jours pour quelques décennies. Plaçons le plus haut possible notre ambition. C’est en visant haut que l’on décidera pour longtemps de la vie sur notre planète».
Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies sent aussi le souffre d’un succès à Paris. «Nous n’avons autant été en mesure de triompher sur la question du climat. Nous devons choisir la voie du compromis, de la sagesse et de la souplesse pour conclure un accord audacieux. L’heure n’est plus aujourd’hui à la politique de la corde raide», prévient-il. Pour lui, Paris doit marquer un véritable tournant et montrer au monde, qu’il prend la direction d’un avenir à faible émission. L’accord qu’il souhaite doit, insiste-t-il, envoyer un message clair au marché, sur la nécessité de changer de paradigme. Il doit proposer un projet à long terme qui cible un besoin de réduction à moins de 2eC au pire et reconnaît l’impératif de la résilience. Aux pays développés, Ban Ki-moon demande de tenir leurs promesses de mobiliser 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2020. «L’heure n’est plus aujourd’hui aux atermoiements. C’est à vous qu’appartient aujourd’hui le sort de la Conférence de Paris, l’avenir de notre planète est entre vos mains», conclut-il.

Boni Yayi évoque une opportunité de développement

« L’heure est grave, nous devons agir. Agissons ! ». Son message à la tribune de la COP 21 tient lieu d’engagement fort pour contribuer à la lutte contre les changements climatiques. «Nous sommes donc ici avec une détermination commune pour faire de la COP 21 une réussite qui nous permettra d’éliminer la pauvreté, d’apporter la lumière pour tous et l’énergie propre pour renforcer la capacité de production des pays en développement en vue d’une croissance verte», affirme-t-il. Boni Yayi estime que l’enjeu aujourd’hui, c’est de transformer le changement climatique en opportunité de développement. La COP 21 doit donner les moyens de s’adapter à la situation, notamment les pays en développement et surtout la plupart des Etats côtiers menacés de disparition. «La COP 21 doit donc donner lieu à un accord global ambitieux et contraignant permettant de respecter l’engagement de maintenir le réchauffement climatique en dessous du seuil critique de 2°C», souligne le chef de l’Etat. Il trouve qu’il est impérieux que cet accord réponde aux difficultés des pays africains en matière d’adaptation, de financement, de transfert de technologies, de savoirs et de renforcement de capacités. «L’équité doit fonder la répartition des moyens d’adaptation. Il importe également d’intégrer dans cet accord, un mécanisme de suivi-évaluation qui permette d’identifier les difficultés d’application, méritant une attention particulière de la part de la communauté internationale», conclut-il.
G.A

Environnement 01 déc. 2015


Suspension de la grève : des enseignants

Suspension de la grève : des enseignants

Les cours ont véritablement repris

Le mot d’ordre de suspension de la motion de grève du Front d’action des syndicats de l’éducation est largement suivi. Les classes ont véritablement ouvert dans les écoles et collèges publics de la municipalité de Cotonou avec un engagement fort des enseignants.

«Les cours ont effectivement repris chez nous, nous remercions le gouvernement et nos enseignants», se réjouit Bibiane Houlidji, élève en classe de Terminale C au Collège d’enseignement général de Sainte Rita. Très contente de cette reprise, elle évoque sa joie de retrouver à nouveau ses professeurs certifiés. Elle n’est pas la seule à manifester ce sentiment de revoir ses enseignants, la craie en main. Pascal Dansou, premier responsable de la classe, est également heureux. «Je suis très content de la reprise des cours », s’est-il manifesté.

Au CEG Zogbo, les élèves de la première AB ont aussi affiché leur joie de reprendre les cours. Au Ceg Houéyiho comme au Ceg Gbégamey, le constat est le même. Les cours ont repris et les élèves se réjouissent du redémarrage des activités.
L’émotion affichée par les apprenants est largement partagée par leurs encadreurs «C’est la joie parce qu’on a retrouvé nos élèves. Le gouvernement a pu satisfaire une bonne partie de nos revendications», lâche sourire aux lèvres, Nestor Chichioumè Agbidinoukoun, conseiller pédagogique en Sciences Physique Chimie et Technologique (Spct). Il a ensuite ajouté que les enseignants ont à cœur de retrouver les élèves afin de leur donner le nécessaire.
«C’est le front qui nous a mis en mouvement et c’est ce même front qui a décidé de le suspendre. En tant que syndiqué, nous devons respecter le mot d’ordre», a indiqué Alexandre Adjagbo, conseiller pédagogique en Spct au CEG Sainte Rita.
Le porte-parole du front d’action des syndicats de l’éducation, professeur certifié de Philosophie au CEG Zogbo, Maxime Okoundé, se réjouit également de la reprise mais réserve sa joie avant de constater l’effectivité des cours, ce jour sur toute l’étendue du territoire national.
«Les syndicalistes qui sont allés en grève, ont le souci de reprendre les classes. Ils pensent au devenir des élèves. C’est ainsi qu’ils ont décidé de suspendre la motion de grève », a reconnu le directeur du CEG Zogbo, Maurille Mondé avant d’ajouter que la reprise est effective dans son collège.
Bernadin Tavi, directeur du CEG Sainte Rita ne dira pas le contraire. Lui qui remercie de vive voix les enseignants et le gouvernement béninois qui a accepté de satisfaire les points clés des revendications des enseignants.
La balle se trouve certainement dans le camp du gouvernement. Tous les enseignants ainsi que les élèves ont souhaité que l’Etat respecte ses engagements afin que l’école publique ne connaisse plus de perturbation au cours de l’année scolaire?

Education 01 déc. 2015


«C’est logique que les enseignants rejoignent les classes» selon Noël Chadaré

«C’est logique que les enseignants rejoignent les classes» selon Noël Chadaré

Le secrétaire général de la Confédération des syndicats indépendants (COSI), Noël Chadaré s’est prononcé sur la reprise des cours dans les collèges et écoles publics. Pour lui, il est tout a fait normal que les enseignants rejoignent les classes puisque le gouvernement a pris l’engagement de satisfaire certaines de leurs revendications.

La Nation : Les cours ont effectivement repris dans les écoles et collèges publics. Pouvez-vous nous le confirmer?

Noël Chadaré : Je fais comme vous le constat de l’effectivité de la reprise des cours et je dirais même que c’est chose normale. Le premier engagement pris par le gouvernement c’était les 10 000 F CFA comme prime transitoire et le deuxième, est l’élaboration et l'adoption des statuts particuliers. Les deux points étant satisfaits, je crois que c’est logique que les enseignants qui sont dans nos confédérations : CSA, CGTB, COSI, CSTB, et UNSTB et qui se sont retrouvés au sein du Front d’action des syndicats de l’éducation, rejoignent les classes. Ils sont fondés à suspendre leur motion de grève. Les engagements qui ont fait l’effet de la grève ont été satisfaits. C’est donc normal que la grève soit suspendue. Mais ceux qui veulent continuer avec la grève sont libres de le faire. La grève est individuelle mais c’est le rapport de force qui va dominer sur le terrain. En tout cas, nous à notre niveau, nous avons appelé les enseignants à la reprise des cours.

Et si le gouvernement ne respectait pas ses engagements ?

Le gouvernement doit, devant de telle situation, respecter ses engagements inscrits dans les statuts particuliers des enseignants à savoir le 1.25 à partir de fin janvier 2016 et que les enseignants constatent que l’engagement qui a été pris, est effectivement honoré comme convenu. Et c’est justement pour cette raison que les enseignants parlent de moratoire de deux mois. On avait dit qu’en ce qui concerne les vacataires, il faut que la commission se remette au travail afin de faire le recensement et des propositions concrètes. Ainsi, leur situation peut-être résolvée sans discrimination. Mais il faut que le gouvernement respecte tout ce qui a été conclu lors des négociations.

Un appel à l’endroit des enseignants

Je demande aux enseignants qui ont repris les cours de bien faire leur travail de façon consciencieuse avec un professionnalisme exempt de tout reproche. Car la grève est finie. Il faut qu’ils s’appliquent car c’est l’avenir des enfants qui est en jeu. Il faut aussi qu’ils soient prêts pour d’éventuelles mobilisations si cela advenait?

Education 01 déc. 2015


La FESEN poursuit son mouvement

La FESEN poursuit son mouvement

La Fédération des syndicats de l’Education nationale (Fesen) poursuit le mouvement de grève dans les établissements scolaires publics. C’est l’essentiel à obtenir du point de presse fait par cette fédération appuyée par les enseignants vacataires à la Bourse du Travail à Cotonou.

«Nous poursuivons activement la grève pour nos revendications », lance la secrétaire à l’information de la Fesen, Mathurine Sossoukpè. Pour elle, il n’y a pas de raison valable pour suspendre les mouvements de débrayage. Elle a ensuite laissé entendre que le document portant statut particulier des enseignants qui enchante certains syndicalistes est vide. Ce statut, dit-elle, n’arrange pas les conditions de vie et de travail des enseignants. Mathurine Sossoukpè a aussi indiqué que les revendications des vacataires sont restées intactes. De ces deux cas, la secrétaire à l’information de la Fesen conclut que la grève doit se poursuivre.

« Nous sommes traités d’extrémistes », reconnait Mathurine Sossoukpè en indiquant que les enseignants n’ont pour tout avantage que leurs salaires. Par conséquent, il leur est de droit de revendiquer l’augmentation de leurs rémunérations suivant le coût de la vie, justifie-t-elle. Elle va ensuite s’insurger contre la suspension de la motion de grève par le Front d’action des syndicats de l’éducation. Pour elle, cette suspension est motivée de la main invisible du gouvernement.
A sa suite, le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), Paul Essè Iko a rassuré les enseignants de son soutien sans faille. Il a ensuite invité les enseignants à être prêts pour poursuivre la grève car, seule la lutte paie. Il a pour conclure, fait savoir que c’est grâce à lui que les 1.25 inscrit dans le statut particulier des enseignants ont été accordés?

Education 01 déc. 2015


Développement économique local au Bénin: Un nouveau programme pour éradiquer la pauvreté

Développement économique local au Bénin: Un nouveau programme pour éradiquer la pauvreté


Le Fonds d’équipement des Nations Unies (UNCDF) et le ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire ont procédé, jeudi 26 novembre dernier à Cotonou, au lancement d’un nouveau programme. Dénommé «Initiative pour le financement du développement économique du Bénin», il vise à faciliter l’accès aux capitaux d’investissement aux acteurs des secteurs public et privé afin d’accélérer le développement économique local et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Un nouveau programme pour éradiquer la pauvreté

Le lancement du programme «Initiative pour le financement du développement économique du Bénin» fait partie d’une série d’initiatives du Fonds d’équipement des Nations Unies (UNCDF) en matière de renforcement des capacités des acteurs publics et privés. Il vise à aider les différents acteurs concernés à produire davantage d’impact sur les communautés et contribuer à éradiquer la pauvreté au Bénin.
Xavier Michon, secrétaire exécutif adjoint de l’UNCDF a félicité le gouvernement béninois pour son engagement à accompagner l’approche de financement du développement économique local. Ceci permettra la promotion des projets d’investissements structurants viables qui produiront sans doute des impacts transformateurs importants dans la vie des communautés, indique-t-il. Il a également souligné que ce projet est le meilleur moyen pour créer la durabilité et faciliter la réplication des investissements réussis au Bénin.
Le secrétaire exécutif adjoint de l’UNCDF a aussi rappelé que ce projet a déjà fait ses preuves dans plusieurs pays africains. Il a mis un accent sur l’appropriation locale qui va permettre d’atteindre le plein potentiel des investissements. Xavier Michon s’est enfin engagé au nom de l’UNCDF à accompagner l’Etat béninois par tous les moyens à œuvrer efficacement pour l’éradication de la pauvreté à travers la mobilisation et l’investissement de capitaux dans des projets structurants au niveau local.
Pour sa part, Véronique Brun Hachémè, ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire a estimé que les pays en voie de développement font face, avec très peu de succès, à une concurrence rude du marché international malgré les atouts et potentialités considérables dont ils disposent. Elle en déduit donc plusieurs conséquences dont celle liée à la répartition inégale des richesses à travers le monde. Cette dernière s’observe entre les continents, entre les pays d’un même continent, entre les régions et communes d'un même pays, a-t-elle poursuivi.
Le ministre de la Décentralisation a aussi souligné que les difficultés d’émergence des communes sont dues entre autres à l’inexistence de stratégies efficaces de mobilisation de ressources internes pour financer des projets porteurs de développement. Selon elle, c’est dans le souci de corriger ces insuffisances bien préjudiciables aux populations surtout celles des milieux ruraux défavorisés qu’est née l’initiative. C’est une approche de financement du développement économique local qui vise à fournir aux porteurs de projets innovants, des fonds de démarrage et des appuis techniques ciblés.
Pour Véronique Brun Hachémè, il s’agit d’un programme novateur qui mobilise des capitaux en vue de les investir dans les projets structurants nécessaires pour accélérer le développement économique local et atteindre une croissance inclusive et durable à deux chiffres.
Les résultats attendus au terme de ce projet se résument à l’élargissement des opportunités de mobilisation de ressources de création et de valeur ajoutée, de revenus et de nouveaux emplois. Ce programme constitue également un appui au processus de la décentralisation?

Economie 01 déc. 2015


Travaux budgétaires en Commission au Parlement: Deux ministères et la presse privée bouclent la boucle

Travaux budgétaires en Commission au Parlement: Deux ministères et la presse privée bouclent la boucle

Tout est bien qui finit bien ! Après deux semaines de travaux, la commission budgétaire de l’Assemblée nationale a clos lundi 30 novembre, le passage devant elle des ministres du gouvernement, des présidents d’institutions de la République et autres organismes publics et privés. Chacun d’eux a sacrifié à l’exercice annuel de présentation du projet du budget de sa structure. L’honneur a échu au ministère chargé des Relations avec les Institutions et celui de la Jeunesse, des Sports et Loisirs ainsi qu’au Conseil national du patronat de la presse audiovisuelle du Bénin (CNPA-Bénin) d’être reçus en dernière position.
Si les deux ministères ont présenté aux députés leurs projets de budget au titre de 2016, le CNPA-Bénin, quant à lui, a fait un plaidoyer à l’endroit de la Commission budgétaire parlementaire pour l’allègement des charges fiscales au profit des organes de presse privée béninoise (Lire les propos du MCRI et du secrétaire général du CNPA-Bénin à l’issue des travaux).

Thomas Yombo, ministre chargé des Relations avec les Institutions

«Le MCRI doit être élevé au rang de ministère d’Etat»


«Je viens de présenter le projet du budget de mon ministère pour l’exercice 2016 qui tourne autour de 2,3 milliard F CFA en légère augmentation par rapport au budget de l’année 2015 qui était de
1, 801 milliard FCFA. C’est un budget qui a requis l’accord des députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Il va prendre en compte les charges salariales, l’acquisition des matériels pour permettre un bon fonctionnement du ministère. Ce montant respecte le cadrage qui nous a été imposé par le ministère des Finances. Sinon, nous avons beaucoup d’autres préoccupations qui n’ont pu être prises en compte dans ce budget. Comme l’ont reconnu certains députés, c’est un ministère qui doit être grand et même élevé au rang de ministère d’Etat. Il devrait donc avoir assez de ressources d’autant plus que nous souffrons. Certains de nos collaborateurs ne travaillent même pas dans des locaux appropriés. C’est pour cela que nous avons essayé d’inscrire ces besoins dans notre budget pour l’exercice 2016. Nous allons poursuivre la construction des bâtiments de certaines de nos directions départementales et acquérir de matériels roulants. Le montant n’étant pas suffisant, nous avons fait un plaidoyer auprès des députés pour qu’on puisse nous trouver des ressources additionnelles. C’est un ministère dont le directeur de cabinet et le secrétaire général n’ont pas de véhicules.
Les préoccupations des députés ont tourné autour des subventions que le gouvernement accorde à nos chefferies traditionnelles. Ils ont voulu comprendre comment celles-ci sont reparties et les conflits éventuels que ça peut engendrer. Naturellement, quand il y a l’aide de l’Etat, il y a toujours de ces genres de conflits que nous gérons. On ne peut plus suspendre cette aide à nos chefferies traditionnelles. Toujours est-il que pour éviter des embrouilles, il y a un projet de loi qui est sur la table des députés. Nous leur avons demandé de nous aider en votant cette loi là qui organise un peu les chefferies traditionnelles au Bénin. Cela va résoudre un certain nombre de problèmes…»

Gérard Agognon, secrétaire général du CNPA-Bénin
«Nous plaidons pour une fiscalité spécifique aux médias»

«Nous avons été en audition publique avec la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Nous avons sollicité de cette commission, son accompagnement aux médias pour qu’il y ait une fiscalité spécifique aux organes de presse privée c’est-à dire une fiscalité de développement comme l’a prescrit le Code de l’information et de la communication au Bénin voté par la même Assemblée. Notre plaidoyer tient compte des dispositions de la loi, du souhait de l’ensemble des participants lors des travaux des deuxièmes états généraux de la presse béninoise et également du souhait des patrons de presse lors de la dernière assemblée générale du Patronat. C’est donc tenant compte de tout cela que nous sommes venus devant la Commission budgétaire, plaider un allègement fiscal vis-à vis des médias. Car la situation aujourd’hui avec la presse privée est celle d’un harcèlement fiscal. Nous souhaitons que notre doléance soit prise en compte dans la loi de finances 2016. Nous avons proposé à cet effet une série de mesures à la Commission budgétaire. Nous lui avons fait part des travaux d’une mission qui a été commanditée par le Patronat de la presse. Laquelle étude a permis de faire l’état des lieux au Bénin, de savoir les types d’impôts que payent les médias béninois, de faire la comparaison avec ce qui se fait avec les médias du secteur public au Bénin et avec les médias de la sous-région. Cette étude nous a permis de parvenir à la conclusion que les médias béninois sont lourdement assujettis. C’est pour cela que nous souhaitons un certain nombre d’exonérations. Nous avons demandé par exemple qu’il y ait un guichet unique pour le secteur des médias au niveau des services des impôts. Nous avons demandé à l’Assemblée nationale de travailler à porter l’aide de l’Etat à la presse privée à au moins un milliard de FCFA. Nous n’avons pas refusé de payer l’impôt mais un impôt spécifique aux médias.
La Commission budgétaire a marqué son accord à nos préoccupations. Elle a promis d’œuvrer pour que dans la loi de finances 2016, les médias ne soient plus lourdement assujettis»?

Plus de 10 milliards F CFA pour le MJSL en 2016

Le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs (MJSL) a aussi présenté lundi 30 novembre, à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, son projet de budget au titre de l’année 2016. Il s’élève à la somme de 10, 191 385 milliards F CFA contre 9, 987 953 milliards F CFA en 2015, soit une augmentation de 2%. Cette légère progression serait due à la hausse des dépenses en capital. Elle s’explique par la volonté du gouvernement d’accélérer l’achèvement des nombreux chantiers en cours d’exécution au niveau du ministère. Les grandes lignes de ce projet du budget ont été présentées par le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Dépo Sonon, assurant l’intérim de son collègue Idrissou Safiou Affo à l’étranger.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 01 déc. 2015


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