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Interpellation du gouvernement : L’affaire Ppea II refait surface à l’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale déterre le dossier du Programme pluriannuel d’appui néerlandais au secteur Eau et Assainissement, phase II objet de malversations financières. Le député Raphaël Akotègnon et 13 autres de ses collègues de l’Opposition s’intéressent à nouveau à l’affaire pour laquelle le chef de l’Etat avait demandé la levée de l’immunité de l’honorable, Barthélémy Kassa, alors ministre en charge de l’Eau au moment des faits. Demande qui sera rejetée le jeudi 20 août dernier, par un score de 3 voix pour et 45 voix contre des membres de l’Assemblée nationale. Les 14 députés se fondent sur une question orale avec débat pour exiger du gouvernement certaines clarifications sur le dossier. Ce qui risque de donner des sueurs froides à certains cadres du ministère en charge de l’Eau impliqués dans cette scabreuse affaire.
(L’intégralité de la question orale avec débat)
Depuis le mardi 11 décembre 2012, le gouvernement béninois a signé avec les Pays-Bas, un accord de financement de la seconde phase du Programme pluriannuel d’appui néerlandais au secteur eau et assainissement (Ppea II) pour un montant de 40,5 milliards de Fcfa sous forme de dons sur la période 2013-2016, y incluse une contribution de 13 milliards de Fcfa de l’Union Européenne en coopération déléguée. En continuité de la première phase qui était en cours d’achèvement, le Ppea II devrait être un programme à exécuter par les structures gouvernementales compétentes et les soixante-dix-sept (77) communes dans le respect des lois et règlements en vigueur. Il est doté d’un budget global de 49,9 milliards de FCFA sur 4 ans. A ce budget, devrait s’ajouter une contribution de 2,5 milliards du gouvernement du Bénin pour le fonctionnement de ses services. Début 2015, des irrégularités et malversations ont été constatées dans l’exécution du programme au point où les Pays-Bas ont suspendu leur assistance à notre pays tout en exigeant une prompte clarification du dossier ; afin de pouvoir situer les responsabilités des parties impliquées.
Le 8 septembre dernier, Madame Liliane Ploumen, ministre du Commerce extérieur et de la Coopération au développement des Pays-Bas, a informé le gouvernement béninois de l’arrêt définitif du Ppea II, de la demande de remboursement des 4 millions d’euros détournés et de la reprise sous conditions des autres volets de la coopération bilatérale entre le Bénin et les Pays-Bas.
Conformément aux dispositions de l’article 113 de la Constitution et celles de l’article 106 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le gouvernement est invité :
1) A mettre à la disposition de la Représentation nationale
a- l’état d’inventaire des réalisations de la première phase du programme par le gouvernement (villages ou quartiers bénéficiaires, coût de réalisation par unité administrative, date de réalisation, exploitabilité actuelle) ;
b- l’état d’inventaire des réalisations de la première phase du programme par les Communes (villages ou quartiers bénéficiaires, coût de réalisation par unité administrative, date de réalisation, exploitabilité actuelle) ;
c- l’état d’inventaire des réalisations de la deuxième phase du du programme par le gouvernement (villages ou quartiers bénéficiaires, coût de réalisation par unité administrative, date de réalisation, exploitabilité actuelle) ;
d- l’état d’inventaire des réalisations de la deuxième phase du programme par les Communes (villages ou quartiers bénéficiaires, coût de réalisation par unité administrative, date de réalisation, exploitabilité actuelle) ;
e- le point d’exécution détaillé du budget du programme dans ces deux phases ;
f- tous les relevés de comptes-courants (du Trésor public ou de Banque) retraçant l’historique des mouvements de fonds afférents à la gestion du programme (phase 1 et 2) ;
g- l’état de répartition par administration ou entité des fonds détournés communiqués par le gouvernement (8 milliards de Fcfa environ, selon le rapport Kroll)
2) A répondre aux questions suivantes :
a- quel est l’état d’avancement de la procédure judiciaire à l’encontre des personnes impliquées ?
b- qui remboursera et par quelle procédure seront remboursés les 4 milliards d’Euros (2,6 milliards environ de Fcfa) détournés dans la gestion du Ppea II ?
c- quid des responsabilités présumées engagées quant au détournement des 5,4 milliards restants?
d- quel est le plan d’action des mesures préventives prises par le gouvernement pour éviter, à l’avenir, des détournements de fonds des programmes ou projets; afin d’amener les Pays-Bas à élaborer un nouveau programme pour l’eau?
e- pourquoi le gouvernement ne veut-il pas respecter les compétences dévolues aux communes en République du Bénin, en transférant, entre autres, les travaux de fourniture d’eau et d’électricité aux Communes?
f- quels sont les autres volets de la coopération entre les Pays-Bas et le Bénin ?
g- quelles sont les localités (villages ou quartiers) bénéficiaires de ces autres volets de la coopération entre les Pays-Bas et le Bénin ?
Porto-Novo, le 12 octobre 2015
1) Raphaël Akotègnon
2) Edmond Zinsou
3) Léon Comlan Ahossi
4) Gérard Gbénonchi
5) Patrice Nobimè
6) Janvier Y. Donhouahoué
7) Paulin Gbénou
8) Parfait Houangni
9) Badirou Aguèmon
10) Noël Akissoé
11) Corneille Padonou
12) Justin Agbodjèté
13) Boniface Yèhouétomè
14) Norbert Ahivohozin

Sensibilisation des opérateurs économiques du Mono-Couffo sur le PRMN: Un programme pour améliorer les performances de l’économie béninoise
Les groupements professionnels des opérateurs économiques des départements du Mono-Couffo connaissent désormais les avantages et les conditions d’éligibilité du Programme de restructuration et de mise à niveau du Bénin (PRMN-Bénin). Ils ont été sensibilisés sur le programme, vendredi 30 octobre dernier, par le directeur général du Bureau de restructuration et de mise à niveau (BRMN) Airly Tonato et ses collaborateurs au cours d’une séance qui s’est déroulée à Lokossa.
Comment fonctionne le Programme de restructuration et de mise à niveau du Bénin (PRMN-Bénin) ? Quelles sont les conditions d’éligibilité des entreprises industrielles et des entreprises qui sont dans les Bâtiments et travaux publics (BTP) pour accéder à ce programme ? De quel accompagnement les Petites et moyennes Entreprises (PME) peuvent-elles bénéficier de ce programme ? Ce sont là autant de préoccupations qui étaient au menu de l’atelier de sensibilisation et d’information qui a mobilisé les groupements professionnels des opérateurs économiques des départements du Mono-Couffo vendredi dernier à Lokossa.
Les objectifs de l'atelier
L’atelier de Lokossa qui fait suite aux différentes rencontres du genre organisées à Parakou, Natitingou et Abomey, vise des objectifs précis. Susciter l’intérêt des acteurs industriels et des BTP pour ce programme puis, permettre au directeur général du Bureau de restructuration et de mise à niveau et ses collaborateurs, de faire comprendre comment le programme contribue à l’amélioration des performances des entreprises.
En effet, le PRMN est un programme qui vise à doter l’économie béninoise d’un cadre institutionnel de référence permettant d’améliorer ses performances à travers une contribution plus élevée des entreprises à la croissance du Produit intérieur brut (PIB) au développement des exportations. Ce programme contribue aussi à l’effort d’innovation, à l’accroissement des investissements et à la création d’emplois qualifiés.
A l’atelier de Lokossa, il a été essentiellement mis l’accent sur l’accompagnement des Petites et moyennes Entreprises (PME) à l’éligibilité au PRMN. Le programme assiste les PME ou structures privées ne disposant pas d’états financiers, de même que les PME qui ne sont pas à jour des déclarations fiscales à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et n’ayant pas au moins deux ans d’existence.
Les aides accordées à ces PME se rapportent à la réalisation d’un diagnostic allégé (une prise en charge à 100%) et la mise en place d’un plan d’éligibilité au PRMN (assistance comptable, fiscale, financière et administrative prise en charge à 100%).
En ce qui concerne la restructuration et la mise à niveau des entreprises industrielles, elle consiste à rendre compétitives toutes les entreprises industrielles ou de services liés à l’industrie grâce à diverses assistances techniques et financières.
Sensibilisation sur l'appui au développement
Airly Tonato et ses collaborateurs ont surtout sensibilisé les groupements professionnels sur l’appui au développement des exportations qui permet d’une part à apporter aux entreprises du programme un appui technique et financier pour le développement de leurs activités exportatrices. Et d’autre part, à contribuer à la mise en place d’une veille commerciale et technologique. Cet appui consiste en la prise en charge des frais de participation aux foires commerciales et aux salons technologiques nationaux comme internationaux dans les limites budgétaires fixés par le Comité de pilotage national (CPN).
Pour bénéficier des opportunités du PRMN et rendre plus performante et compétitive leur productivité sur le plan national régional comme international, les entreprises sélectionnées doivent faire preuve de professionnalisme et de transparence dans leur fonctionnement au quotidien.
La rencontre de Lokossa a connu outre les opérateurs économiques, la présence des autorités politico-administratives dont le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Mono-Couffo, Bernard Ehoun.

Production discographique: Richard Flash revient avec «No format»
Le musicien béninois Richard Flash s’annonce, plein de nouveautés dans les jours à venir. Un album-révolution, puis un autre, suite logique de sa carrière de chanteur. Trois ans de préparation, et voilà le leader des zoukeurs béninois dans un registre qu’on ne lui connaissait pas.
On peut dire qu’avec la presse culturelle béninoise, Richard Flash poursuit sa lune de miel, après un désamour qui a failli créer le divorce dans un passé récent entre les deux parties. L’ illustration, c’est que c’est aux hommes et femmes des médias de son pays que le zoukeur-charmeur a préféré confié la primeur de certains de ces futurs projets, presqu’à l’éclosion. Ainsi, courant le mois de décembre prochain, les fans et mélomanes découvriront un autre Richard Flash. Loin du zouk et de sa musique sensuelle, l’artiste se propose d’emmener balader ses fans à travers un album-projet baptisé «No format». Une sorte de disque sans préférence rythmique qui abritera entre autres, des sonorités modernes, béninoises en priorité. C’est une innovation que l’artiste compte apporter à sa discographie et même à son talent. Lui qui, confiné depuis le début de sa carrière dans le zouk, entrevoit désormais, plus largement, son espace musical. «J’ai touché presque à tous les rythmes sur cet album qui ne reste qu’un projet que j’ai voulu réaliser pour me faire plaisir. J’ai aussi des inspirations qui n’ont rien à voir avec le zouk. Je préfère ne pas me bloquer et en même temps donner l’exemple qu’on peut faire bien d’autres choses en tant qu’artiste», illustre Richard Flash.
La logique de l'album
Ce rêve qui tend vers la phase de concrétisation n’est pourtant pas entièrement finalisé. Sur le titre de l’album par exemple, il est dubitatif. «No format» qui en est juste-là l’éponyme pourrait s’éclipser à tout moment pour laisse place à un autre. «Pourquoi pas Kpatagnon, ou encore No format Kpatagnon», rit-il, expliquant que la logique de l’album s’illustre entièrement à travers ces titres. «Kpatagnon» étant dans sa langue maternelle «Tout est bon». C’est aussi là l’autre touche, disons originale apportée à cet album-projet de huit titres. Il est presqu’entièrement chanté en langues locales. Une manière, confesse l’artiste, de rendre hommage aux langues de son pays qui ne manquent pas d’originalité. Richard Flash reproche en effet aux plus jeunes que lui dans le métier de les délaisser. «La nouvelle génération agit comme si nos langues ne sont pas belles et se sent obligée de chanter en Lingala. Je suis Pedah, je chante dans ma langue, j’en suis fier… et sur No format, il y aura aussi d’autres langues comme Dendi, Yoruba…», a confié Richard Flash aux hommes des médias. Cette «galette de fin d’année aux Béninois et aux fans», a nécessité trois ans de travaux, selon l’artiste. On comprend alors sa fierté lorsqu’il l’expose comme un joujou qui se laissera apprécier. Sauf que «No format» qui est un projet quinquennal ne fera pas obstacle à la carrière normale de l’artiste. Son autre album, couleur zouk suivra, insiste-t-il. Autre chose, les clips «Zéro» et «Davè», annonçant les couleurs du prochain album ont été lancés il a quelques jours.
La DFAC entre le marteau et l’enclume
Alors que l’actualité sur le financement des initiatives culturelles au Bénin fait la Une de l’actualité et que l’enveloppe octroyée à la direction du Fonds d’aide à la culture (DFAC) vient d’être augmentée par le chef de l’Etat, la structure ne répondrait pas aux attentes placées en elle. Elle serait même à la base du déclin observé au niveau du secteur culturel ces dernières années, s’offusque Richard Flash. Au cours de son échange avec les hommes des médias, il a vertement mis en cause les financements offerts par la structure, ainsi que son mode de fonctionnement. Lesquels, si on s’en tient à son développement, manquent d’objectivité et de sincérité et seraient teintés de partialité. Il s’est même livré à une comparaison, soutenant que des pays voisins qui disposent d’un budget nettement inférieur font des prouesses et même des percées au plan international. Paradoxalement, le Bénin au lieu de faire des prouesses, sombre. Et c’est ce constat, visiblement alarmant qui étonne l’artiste, l’inquiète et l’oblige à inviter les acteurs culturels à mettre de la mesure quand à la gestion de cette structure et à faire preuve de sagacité. Seule la culture béninoise y gagnera en visibilité, conclut Richard Flash?
Culture 03 nov. 2015

Protection et sauvegarde de l’éléphant d’Afrique: Echanges d’informations sur des actions concertées à Cotonou
La Coalition pour l’éléphant d’Afrique tient depuis hier, lundi 2 novembre à Cotonou, une réunion qui s’achèvera demain mercredi. Au cours de leurs travaux, les représentants de 26 pays africains présents vont échanger des informations et mener des actions concertées afin d’élaborer une politique appelée à assurer la sauvegarde et le futur de l’éléphant.
Les propositions pour l’assouplissement des mesures visant la protection des éléphants d'Afrique et à promouvoir la vente de leurs ivoires, compromettent dangereusement leur survie. Outre un certain relâchement des interdictions du commerce de l’ivoire au fil des dernières années, le continent connait une recrudescence du braconnage de ses éléphants. Estimés à 1,3 million en 1979, l’effectif de ces pachydermes est descendu aujourd’hui à moins de 400 000. Leur abattage à cause de la demande d’ivoire, est surtout à la base de la disparition d’environ un million d’entre eux.
Face à cette situation dramatique et catastrophique, la communauté internationale n’est pas restée insensible. En octobre 1989, lors de la 7e session de la Conférence des Parties (CoP7) de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), les gouvernements ont décidé d’interdire le commerce international de l’ivoire. Les résolutions prises au cours de la CoP 12 en 2002 et de la CoP 14 en 2007, participent aussi de ce souci de sauvegarder les éléphants du continent africain. D’où la formalisation de la Coalition pour l’éléphant d’Afrique (CEA) en février 2008 à la faveur de la Déclaration de Bamako, pour plus d’efficacité et une harmonisation des actions engagées. L’objectif des 19 pays africains qui se sont retrouvés dans la capitale malienne, était de planifier la mise en œuvre des décisions de la CoP 14 relatives à l’éléphant.
Toujours dans le souci de la conservation à long terme de ces éléphants et de leurs habitats, plusieurs autres rencontres ont également été organisées. Cette même volonté a été réaffirmée avec forces et détails hier, lundi 2 novembre à Cotonou. C’était à l’ouverture de la réunion du CEA, par le général Théophile Kakpo, directeur général des Forêts et des Ressources naturelles du Bénin, Benoît Douamba, président de la CEA et directeur de la Faune et des Chasses du Burkina Faso et Théophile Worou, ministre de l’Environnement.
L’affaire de tous
Pour la présidente de la Fondation Franz Weber, Vera Weber, la protection de l’éléphant ne peut se faire par des demi-mesures. Elle ne peut souffrir d’aucune ambiguïté. C’est seulement et uniquement par un message clair à toutes les filiales du commerce de l’ivoire que la disparition de l’éléphant pourra être évitée. «Contrairement à celui de la plupart des animaux menacés, l’avenir de l’éléphant d’Afrique est entièrement entre nos mains, comme il l’a déjà été au début de ce siècle. Puisse la sagesse des hommes épargner une fois de plus cette espèce à nulle autre pareille. Nous en sommes comptables pour les générations à venir», indiquera-t-elle en rappelant les mots du professeur Pierre Pfeffer. «Il nous faut prendre sur nos épaules au cours de notre marche éreintante vers l’inconnu, un poids supplémentaire : celui des éléphants», a-t-elle laissé entendre.
Le vice-président de la CEA, Patrick Omondi, représentant le ministre kényan de l’Environnement, trouve quant à lui, à travers la présence de plus de 26 pays africains à ce rendez-vous de Cotonou, un grand encouragement pour la lutte contre le braconnage des éléphants du continent et le trafic de leurs ivoires. Selon lui, le présent sommet constitue une plate-forme importante en vue de discuter en détail des problèmes qui se posent aujourd’hui en matière de protection et de gestion desdits animaux.
Au cours des travaux, il y aura la présentation des rapports des pays sur la conservation de l’éléphant d’Afrique, l’accès au Fonds pour l’éléphant d’Afrique, la mise en place du plan d’action pour l’éléphant d’Afrique et du plan d’action national pour l’ivoire. Il sera aussi question de la formulation de la position de la coalition pour SC 66 et CoP17, ainsi que du renforcement de l’application des législations liées à la protection de l’éléphant d’Afrique.

3e édition d’Alladaxwé: Appel à l’union pour développer la commune d’Allada
L’Association de développement de la commune d’Allada (ADCA-Mifon), a rassemblé ressortissants et invités pour célébrer la fête de la commune les 1er et 2 novembre derniers. Les festivités ont eu pour cadre l’église Ste Jeanne d’Arc, la Maison des jeunes, des sports et de la culture, la résidence du maire et le sanctuaire marial de la ville.
«Nous sommes doublement en fête», a reconnu le curé Hilaire Houéto dans son homélie, lors de la messe d’action de grâce dite en l’église Ste Jeanne d’Arc de la ville le 1er novembre dernier. Après avoir délivré l’évangile tirée des écritures de Saint Mathieu, le père célébrant a souligné que la ville d’Allada est une terre unie qui rassemble. Pour lui, l’un des symboles qui rassemble est le vêtement, l’uniforme. C’est pourquoi il a relevé que les enfants et leurs parents devraient être habillés du même tissu. Il a donc exigé que le maire, autorité politico-sociale organise les activités pour que l’année prochaine, à la 4e édition, tout le monde porte le même uniforme.
L’autre attribut de la fête, selon lui, se rapporte aux agapes qui consolident les liens paternels et fraternels. «Aujourd’hui, nous galvaudons les traditions alors que le fait de mettre la main dans la même assiette rassemble ; il faut continuer à perpétuer cette réalité», a-t-il conseillé.
Le célébrant a relevé que Allada est une ville valeureuse. C’est pourquoi il convie les fidèles à prendre conscience de la position géographique de la ville et à concorder leur voix. Car, c’est la ville du prochain développement dans la mesure où c’est une ville carrefour pour Zè, Ouidah, Dékanmè, Sègbohouè.
L’Association de développement Mifon, a rappelé son président Justin François Amoussou, œuvre pour mettre en place un creuset dénommé "la seule solution c’est l’union". Pour lui, l’union a toujours fait la force.
Le président de l’Association Mifon rappelle que son emblème enseigne que le développement économique de la commune ne peut se faire sans l’agriculture. «Un travail se fait pour éduquer notre jeunesse à la culture de la fraternité et de la solidarité pour le développement durable de la cité en lieu et place de fabrique de politiciens», a déclaré Justin François Amoussou. Selon lui, les cadres ne manquent pas pour soutenir ou accompagner le développement de la commune.
C’est également la conviction du maire Mathias Djigla qui plaide pour que les enfants de la commune évoluent en rangs serrés. «Alladaxwé offre l’opportunité de réchauffer l’ardeur pour la reconstruction de la ville», a souligné le maire. Le défi, a-t-il admis, est de se donner la main afin de penser et agir pour Allada. Mathias Djigla est prêt pour qu’à la prochaine édition, chacun apporte son denier pour la fête.
C’est également le vœu de Constant Koudoro, membre de l’ADCA-Mifon, responsable chargé de la fête Alladaxwé qui a présenté ses excuses pour les ratés et promis une meilleure organisation pour l’édition 2016.
Samedi 31 octobre dernier déjà, la conférence-débat animée dans le cadre de cette fête était axée sur la loi n°2013-01 du 14 août 2013 portant Code foncier et domanial en République du Bénin. Elle a été animée par le géographe aménagiste Dr Clément C. Gnimadi.

Après l'incendie du marché Dantokpa: Plaidoyer pour la modernisation d’un marché en souffrance
Une partie du marché Dantokpa est partie en flamme le week-end dernier laissant dans les rangs des usagers amertume et désolation. Un incendie de plus qui pose le problème de la modernisation de ce marché considéré comme l’un des fleurons de l’économie béninoise.
Une montagne de gravats dans un environnement noirci de fumée. C’est dans ce décor fait du ronronnement de gros engins que certains agents du génie militaire s’évertuent trois jours après le drame de Dantokpa. Pour ériger sur les lieux de nouveaux bâtiments en matériaux définitifs. En tout cas, c’est la promesse faite par le chef de l’Etat, samedi dernier sur les lieux du sinistre. Une instruction de l’autorité qui a été confirmée par un communiqué du Conseil des ministres en date du même samedi 31 octobre dernier.
Quel sort au marché Dantopka?
Au-delà du drame, et de la volonté du chef de l’Etat de faire bâtir sur les ruines un « new Dantokpa», c’est-à-dire un nouveau marché, il y a lieu de s’interroger sur le sort fait à ce marché.
Fierté de tout Béninois du fait de sa célébrité qui dépasse les frontières nationales, le marché Dantokpa est fréquenté aussi bien par les voisins ouest-africains que les commerçants de l’Afrique centrale et autres touristes. Mais euphoriques, les responsables politico-administratifs semblent ne pas prendre la mesure des choses. Conséquence: dans son évolution, le marché a progressivement pris une envergure qu’elles ont du mal à maîtriser.
Outre les investissements des différents précédents gouvernements, le régime Boni Yayi y a déjà mis une petite fortune d’une dizaine de milliards de francs CFA pour sa rénovation. Et pourtant !
Aujourd’hui, Dantokpa reste et demeure ce qu’il était. En tout cas, il ne présente pas une gaie physionomie. Au contraire, il grossit engloutissant quotidiennement tout autour de lui. Un marché qui a la particularité de n’avoir pas une limite. Où commence ce marché et où se termine-t-il ? C’est une interrogation embarrassante à laquelle même les responsables en charge de la gestion de ce marché sont incapables de répondre si ce n’est pas de vous embrouiller dans les histoires de cadastres, de l’Institut géographique national (IGE) et évoquer la part de la municipalité.
Dantokpa et ses spécificités
Un marché de cette envergure ne peut être et demeurer sans délimitation frontalière. Aujourd’hui Dantokpa a fini par avaler tous les quartiers et autres habitations environnants. Il y a même des familles qui vivent quotidiennement dans ce marché.
Autre spécificité, c’est que Dantokpa peut se vanter aujourd’hui d’être le seul au monde à abriter un collège dont il a le même nom. C’est surréel. Mais c’est cela le marché Dantokpa. C’est ce qui le caractérise.
Ce n’est pas rare aussi de rencontrer des agents de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) de délivrer des tickets de place à des vendeuses pourtant installées sur des tas d’ordures au niveau de la berge lagunaire. Mieux, la police qui y patrouille et le groupement d’intervention subaquatique des sapeurs-pompiers installés dans l’enceinte du marché sont obligés de livrer une bataille permanente avec les usagers aux fins de se frayer un passage dans leurs tâches de sécurisation des lieux. « Des actes d’incivisme qui rendent la tâche difficile » a confié, il y a quelques mois, le commandant de ce groupement, Anatole Hounton.
Ces rappels pour montrer à quel point ce marché a besoin d’une réforme profonde. Il faut délimiter Dantokpa, le clôturer et le sécuriser en y installant de nombreux forages pour l'approvisionnement en eau, avec des voies d’accès plus larges. Car, malgré la présence d’un groupement d’intervention subaquatique des sapeurs-pompiers, l’incendie du week-end dernier n’a pu être maitrisé que grâce aux concours des forces venues d’ailleurs. Et ce n’est pas faute d’équipements, c’est plutôt une affaire de responsabilité et de plan cohérent de gestion rigoureuse de ce marché. Car, il y a à peine un an en septembre 2014, l’ex-DG de la Sogéma Lazare Akomagni avait offert des équipements composés d’une quarantaine d’extincteurs et des robinets d’incendie armés (RIA) à installer dans le bâtiment principal du marché. Il disait « anticiper sur les incendies et éviter ce qui arrive aux autres marchés dans la sous-région ». Hélas ! Le drame redouté est survenu. Et l’ampleur de ces dégâts doit interpeller chacun et amener à la principale interrogation : Dantokpa pour quel genre de modernisation?
Vous avez dit modernisation?
Vouloir à tout prix engranger un nombre important d’usagers sans se soucier outre mesure de leur situation, n’avoir pour souci que les taxes à collecter quotidiennement alors qu’une grande partie du marché est en matériaux précaires, ne constituent pas aujourd’hui des prémices à une modernisation.
Ailleurs où les choses sont organisées autrement, les marchés qu’ils soient grands ou petits ont un portail fermé à une heure connue de tous. Il est bien gardé comme les prunelles des yeux. L’on va même jusqu’à réserver une journée dans la semaine, de préférence le dimanche pour son entretien. Pas un saupoudrage, mais un nettoyage digne du nom. Ce n’est qu’à ces conditions et à ces conditions seulement qu’on parle de marché moderne.

Gala de boxe de la solidarité internationale France-Afrique: Cotonou abrite l’évènement fin novembre
Le 28 novembre prochain, le Bénin abrite la 6e édition du gala de solidarité de combats de boxe entre l’Afrique et la France. Il est l’œuvre de l'Association universelle Grigny boxe découverte que dirige le Béninois Rombo Constant Togbahoun.
Les promoteurs l’envisagent comme l’évènement de l’année : un gala de solidarité de combats de boxe entre l’Afrique et la France. Il regroupe des pugilistes venus de la France, du Gabon, du Sénégal, du Niger, du Togo, du Maroc, de l’Algérie, du Ghana et du Bénin. Pour les promoteurs, ce gala de boxe vise à « permettre aux jeunes boxeurs de plusieurs nationalités de se perfectionner dans leur formation et dans cette discipline sportive grâce à l'assistance technique de moniteurs et autres entraîneurs fédéraux français. Aider aussi les jeunes boxeurs, à mieux assimiler les règles applicables à leur sport de façon à développer leurs capacités physiques et mentales. Ce qui leur permettra de devenir des personnes équilibrées ».
Occasion aussi pour certains jeunes français de «découvrir à la fois l’Afrique, continent auquel sont liés historiquement la France, l'Europe et une autre culture, favoriser la rencontre entre jeunes Français, et les jeunes de ces pays autour de la boxe. Il s’agit de raffermir les relations entre la France et chacun de ces pays africains, de sensibiliser les jeunes Français concernés aux problèmes auxquels sont confrontés leurs contemporains en Afrique et les intéresser fortement aux questions de co-développement », a indiqué l’organisateur Rombo Constant Togbahoun. Il ajoute que ce sera une occasion pour amener tous les jeunes concernés à élaborer des projets communs par le développement de relations mutuelles entre eux qui favorisent le rapprochement culturel et faire prendre conscience aux jeunes de l'importance de toujours replacer la dimension individuelle dans une dimension collective.
Sports 02 nov. 2015

Le Conseil des ministres s’est réuni ce samedi 31 octobre 2015 en séance extraordinaire sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Le ministre en charge de la Décentralisation a rendu compte au Conseil des ministres de l’incendie survenu au marché international de Dantokpa.
En effet, dès qu’il a pris connaissance de l’information, le président de la République s’est rendu sur les lieux pour constater en personne les dégâts enregistrés et échangé avec les usagers du marché notamment les victimes.
En examinant le compte rendu du ministre, le gouvernement a déploré les dégâts matériels et financiers engendrés par l’incendie. Le chef de l’Etat et son gouvernement réitèrent au peuple béninois et notamment à nos compatriotes sinistrés sa profonde compassion.
Le Conseil des ministres félicite les forces de défense et de sécurité publique notamment les sapeurs-pompiers et leurs collègues du Port et de l’Aéroport pour la diligence et le dévouement dont ils ont fait preuve pour maitriser l’incendie.
Le Conseil des ministres en appelle à l’union sacrée et à la solidarité nationale pour que tous à savoir le gouvernement, le secteur privé et toute personne de bonne volonté apportent leur contribution à la mise en œuvre du programme de reconstruction du marché et du relogement de nos compatriotes sinistrés.
En outre, le Conseil des ministres a décidé des mesures ci-après :
le ministre de la Justice est instruit pour rendre compte au gouvernement des résultats de l’enquête judiciaire ouverte par le procureur suite au drame du marché Dantokpa de ce jour ;
le Génie militaire est instruit pour démarrer le nettoyage de la zone sinistrée dès demain ;
le ministre en charge de la Décentralisation devra coordonner avec la Sogéma, le préfet, le chef d’état-major général et les conseillers municipaux ses actions aux fins de proposer au Conseil des ministres un plan de reconstruction, d’organisation et de modernisation du marché Dantokpa et en priorité de la zone sinistrée ;
le directeur général de la Sogéma est instruit pour écouter les sinistrés, les identifier et inventorier toutes les places non occupées en vue du relogement provisoire des usagers sinistrés ;
la mise à contribution du Génie militaire et des maitrises d’ouvrage délégué : Agétur, Agétip et autres sous la supervision du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement afin de conduire dans un délai de trois mois, la reconstruction de la zone sinistrée ;
le gouvernement mettra en place une structure pour aider les usagers du marché Dantokpa à assurer leurs biens auprès des assureurs de leur choix ;
le directeur général de la Police nationale est instruit pour proposer en lien avec les forces de sécurité publique (gendarmerie et sapeurs-pompiers), un plan sécuritaire qui tienne compte de la sécurité incendie.
Fait à Cotonou, le 31 octobre 2015
Le secrétaire général du gouvernement,
Alassani Tigri

Les usagers du marché Dantokpa n’oublieront pas de si tôt, le drame qui s’est produit samedi 31 octobre dernier, dans ledit marché. En effet, une partie du marché s’est vue sous les flammes aux environs de 1 heure du matin, suite à l’incendie d’un camion qui transportait des bidons d’essence de contrebande. Le bilan fait état de nombreux dégâts matériels.
Dantokpa était en fumée samedi dernier! Des flammes et une fumée noire s’élevaient vers le ciel. L’air était devenue presqu’irrespirable avec une odeur piquante. Des bonnes dames et des hommes, de la zone sinistrée du marché, impuissants devant la situation, étaient en larmes. Ils voyaient partir en fumée leurs marchandises, fruits de nombreuses années de réalisations.
Au lever du jour, quelques boutiques situées non loin de la Pharmacie 4 thérapies avaient commencé peu à peu à se consumer. A côté de tout cela, il y avait un camion complètement calciné. Non loin de l’endroit, une foule de curieux observe le drame. De l’autre côté des flammes, plusieurs véhicules des sapeurs-pompiers s’affairaient pour maîtriser le feu. C’est le secteur du marché Dantokpa où se vendent les pneus, les pièces détachées des véhicules et autres engins à trois ou deux roues, des batteries qui a été le plus touché.
En effet, selon les recoupements effectués sur les lieux, l’incendie est survenu au moment où s’effectuait un contrôle policier aux environs de 1 heure du matin.
Origine de l'incendie
Selon des témoignages, la Police poursuivait un camion qui transportait des bidons d’essence de contrebande et qui a pris feu. Une version que la Police de son côté rejette. Pour le commissaire de Dantokpa, il n'y avait aucun contrôle de ses agents cette nuit-là.
L’incendie s’est répandu, embrasant les boutiques situées aux abords immédiats de la voie. Il a tout consumé sur son passage. Appelés à la rescousse, les soldats du feu ont déployé tout leur arsenal pour contenir et maîtriser le feu. Ils ont reçu à cet effet l’appui des pompiers du Port autonome de Cotonou et ceux de l’ASCENA. Ces derniers ont aussi déployé leurs équipements. Dès lors, a commencé une bataille immense. Après quelques heures, la puissance du feu s’est affaiblie.
Selon le commandant du groupement des sapeurs-pompiers, Gildas N’dah Sékou, la non-maîtrise à temps du feu est due aux difficultés d’accès aux lieux auxquels ses éléments ont fait face. Il confirme cependant que l’incendie provient du camion contenant les produits de contrebande et a fait de nombreux dégâts matériels. Gildas N’dah Sékou a également indiqué qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée et rassuré que la situation est sous contrôle.
Invité quelques instants plus tard sur les plateaux de la télévision nationale, le directeur de la Société de gestion des marchés autonomes (SOGEMA), Evariste Adda a annoncé qu’un comité de crise est déjà mis sur pied pour recenser les propriétaires des différentes boutiques sinistrées. Il a promis également des rencontres avec les victimes de l’incendie. Cependant, Evariste Adda remercie les soldats du feu pour leur promptitude et leur efficacité, car sans eux ajoute-t-il, le feu n’aurait pu être maîtrisé et l’ampleur des dégâts, serait considérable.
Aux premières heures de l’incendie, de nombreuses autorités sont descendues sur les lieux.

Les démarches dans le cadre de la mise sur pied d’un Comité de normalisation à la tête du football béninois proposé par la FIFA, il y a plus d’un mois, pour le dénouement de la crise qu’il traverse, sont en cours. Depuis hier, dimanche 1er novembre, deux émissaires de l’instance faîtière du football mondial séjourne à Cotonou.
Encore quelques jours, et ce sera la fin du suspense avec la désignation des cinq membres du Comité de normalisation dont la mise sur pied a été souhaitée par la FIFA, pour relancer le football au Bénin, en attendant l’élection des membres de la fédération.
En effet, l’instance mondiale du football avait convenu, au nombre des nombreuses décisions qu’elle avait prises au cours de ses travaux tenus du 21 au 25 septembre dernier à Zurich en Suisse, de l’installation d’un Comité de normalisation au Bénin afin de régler la crise que traverse son football. En sa possession, elle détient déjà plusieurs noms pour faire partie du comité. Seulement, il faudrait qu’elle s’assure que ces personnes sont crédibles et seront à la hauteur de la mission qui leur sera confiée. Pour ce faire, a-t-elle entrepris au niveau de chacun d’eux, de vérifier quelques détails ayant trait à leur identification.
C’est dans ce cadre, qu’elle a dépêché depuis hier, dimanche 1er novembre à Cotonou, une mission. Il s’agit du Congolais Constant Omari, membre de son Comité exécutif, et du Camerounais Prosper Abéga, membre de sa commission juridique. Ce sera pour rencontrer, écouter et évaluer ce jour, la dizaine de personnes pressenties pour être membres du Comité de normalisation tant attendu. La mission repart en principe ce soir.