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Le président de la République a reçu, hier mardi 30 juin, les agents contractuels de l’Etat recrutés pour le compte du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Cette rencontre ouvre les voies d’une résolution de leurs problèmes.
Les agents contractuels de l’Etat (ACE) du ministère en charge de l’Agriculture ont quitté hier le palais de la Marina, plus optimistes quant à la satisfaction de leurs revendications. Après avoir pris connaissance de leur situation et des difficultés qu’ils traversent, le président de la République a instruit les ministres concernés afin qu’une solution leur soit trouvée dans les 72 heures. Les 1045 ACE du MAEP recrutés en 2012 pour renforcer le système d’encadrement des producteurs agricoles, réclament onze mois d’arriérés de salaire et l’aboutissement du processus de signature de leur contrat.
Selon le directeur de cabinet du ministre en charge de la Fonction publique, Aminou Adamou, le retard consenti dans le traitement des dossiers de ces agents se justifie par la difficulté à les insérer dans un régime juridique des ACE, d’autant qu’il y a actuellement une réforme en cours du système. « Nous sommes en mesure de mobiliser les moyens qu’il faut pour que ces préoccupations soient prises en charge, mais au préalable il va falloir régler des questions en amont. Les deux ministères doivent pouvoir travailler sur les dossiers et nous les transmettre», souligne, quant à lui, Gervais Adjovi, directeur de cabinet du ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances.
«Je ne comprends rien de tout ça la. Vous ne pouvez pas mettre un an et demi pour déplacer les dossiers. Il y a quelque chose qui ne va pas », s’offusque le chef de l’Etat. Pour Boni Yayi, le ministère de la Fonction publique doit trouver la formule appropriée pour vite régler ce dossier. « Le ministère des Finances gère les fonds publics et ne peut pas les sortir sans aucun papier », insiste le chef de l’Etat qui a confié au Vice-premier ministre, François Abiola, la mission de superviser le processus de résolution de la situation des jeunes recrutés pour le compte du MAEP.

Les Forces cauris pour un Bénin émergent disposent d’une majorité confortable leur permettant de conserver plusieurs mairies du département du Borgou, notamment celles des communes de Tchaourou et de Parakou. Comme en 2008, Les prochains maires de ces deux localités proviendront de cette alliance.
A Parakou, suivant les résultats provisoires sortis des urnes, dimanche 28 juin dernier, les FCBE viennent largement en tête dans les trois arrondissements de la ville aussi bien pour les élections municipales que pour les locales. Dans le 1er arrondissement, les chiffres compilés donnent 9780 voix pour les FCBE suivies d’alliance Soleil : 6337, d’ABT : 2191. L’Union fait la Nation (UN) obtient 1578 et, l’alliance RB-RP : 1353, pour les communales. Les autres listes à savoir l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND), Alliance Eclaireur, Alliance pour une nouvelle Gouvernance (ANG), sont loin derrière. Pour les élections locales, ces tendances provisoires sont pratiquement les mêmes.
Dans le 2e arrondissement, les FCBE s’en sortent aux élections municipales avec 7243 suffrages contre 4247 pour Alliance Soleil, 2182 pour ABT, 546 pour l’UN. Au total pour les élections locales, les chiffres se présentent comme suit : FCBE : 7484, Alliance Soleil : 4223, ABT : 2493.
Au 3e arrondissement, les FCBE sont toujours distantes des autres formations en compétition, en totalisant 5768 voix contre 4753 voix pour Alliance Soleil, 1214 pour ANG, 1106 pour ABT en ce qui concerne le scrutin municipal. Pour le local, FCBE a obtenu provisoirement 5656 voix, Alliance Soleil : 5109, ANG : 1354, ABT : 1171, des résultats provisoires qui n’émanent que des coordonnateurs d’arrondissement.
Les FCBE règneront presque sans partage dans la commune de Tchaourou, si l’on s’en tient aux chiffres sortis des urnes à l’issue du scrutin du dimanche dernier. Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est à un carton plein des FCBE que l’on a assisté dans les différents arrondissements de Tchaourou, commune natale du président de la République, Boni Yayi, leader charismatique des Cauris. A la compilation des résultats des élections communales dans l’arrondissement central (Tchaourou), les FCBE totalisent 19 195 suffrages, Alliance Soleil : 974 et ABT : 111. A Alafiarou, Alliance Soleil et ABT n’obtiennent respectivement que 48 et 12 alors que les FCBE ont 6 858 voix. Au niveau de l’arrondissement de Kika, les FCBE sont créditées de 11.806 voix contre respectivement 2180 et 710 pour Alliance Soleil et ABT. A Goro, avec 1333 voix, elles restent en tête contre 496 pour Alliance Soleil et 28 pour ABT. A Bétérou, ABT n’a pu avoir que 129 suffrages contre 6182 pour FCBE et 1170 pour Alliance Soleil. Il faut souligner que ces chiffres restent provisoires.
A Karimama, les FCBE du maire sortant Moussa Maman Bello et du député Nassirou Arifari-Bako sont largement majoritaires et pourraient avoir à elles seules une dizaine de conseillers. Par exemple, à Karimama centre, les FCBE ont obtenu 2648 suffrages contre seulement 814 pour Alliance Soleil.

Les 14 communes de l’Ouémé-Plateau connaîtront bientôt à leurs têtes de nouveaux maires. En dehors du maire d’Akpro-Missérété désormais député à l’Assemblée nationale et réélu à son poste de conseiller communal qui pourrait retrouver son fauteuil s’il désire renoncer à sa fonction parlementaire, les 13 autres communes changeront de main. C’est la tendance qui se dégage des résultats provisoires des élections communales, municipales et locales du dimanche 28 juin dernier.
Les élections communales, municipales et locales du dimanche 28 juin dernier ont révélé le poids de chaque parti politique en lice sur le terrain. Les communes de l’Ouémé-Plateau n’ont pas dérogé à cette réalité. Selon les grandes tendances qui restent à être confirmées par la CENA, quatre formations politiques sont en passe de gagner des fauteuils de maire dans le département. Puisqu’elles ont remporté, avec des fortunes diverses, la majorité absolue des sièges en jeu dans certaines communes. Or, aux termes des dispositions de l’alinéa 1 de l’article 400 de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral, «le maire et ses adjoints sont élus par le Conseil communal ou municipal en son sein, au scrutin uninominal secret et à la majorité absolue. Le candidat aux fonctions de maire est proposé par la liste ayant obtenu la majorité absolue des conseillers». Avec une telle disposition, le PRD a de forte chance, au regard des résultats qui sont encore parcellaires, de prendre le contrôle de six communes. Il s’agit de la municipalité de Porto-Novo, des communes de Sèmè-Podji, d’Adjarra, d’Avrankou, d’Ifangni, d’Akpro-Missérété. Le Parti du président de l’Assemblée nationale a obtenu la majorité des sièges dans chacune de ces communes.
Au niveau de Porto-Novo et autres
Au niveau de Porto-Novo, c’est la razzia. Le PRD a pris 32 sièges sur 33 en laissant le dernier à l’Union fait la Nation. Même le maire sortant Moukaram Océni n’a vu que du vent. Il n’a pas réussi à se faire réélire dans le 4e arrondissement où il s’est positionné en tête sur la liste FCBE. Au niveau de Sèmè-Podji, les grandes tendances créditent le PRD de 17 sièges sur 25. Même le maire de cette commune Mathias Gbèdan n’a pas pu se faire réélire. A Ifangni, ce parti rafle 8 sièges sur 15, l’UN et RESOATAO obtiennent respectivement 6 et 1 siège. La commune d’Akpro-Missérété n’a pas aussi résisté à l’ouragan PRD qui a obtenu 13 sièges sur 17. Ainsi donc, les maires des communes de Sèmè-Podji, d’Akpro-Missérété, de Porto-Novo, d’Avrankou et d’Adjarra seront issus des rangs du PRD. Et ceci au regard des dispositions du Code électoral évoqué supra.
Mais en revanche, les communes de Sakété et de Bonou restent toujours dans l’escarcelle de l’alliance FCBE qui a raflé la majorité des sièges en jeu dans ces deux communes. La grande surprise pour les FCBE est venue des Aguégués. Cette commune précédemment dans le giron PRD tombe désormais aux mains des FCBE. L’alliance a recueilli 5 sièges contre 4 pour le PRD. Si les données se confirmaient, les FCBE prendront le contrôle de trois communes à savoir Sakété avec 12 conseillers contre 5 pour l’UN, Bonou avec 5 conseillers communaux contre 2 pour l’alliance Eclaireur et 2 pour l’AND.
Quant aux communes de Kétou, Adja-Ouèrè et Pobè, elles tombent aux mains de l’UN. A Kétou, l’UN est en train d’obtenir 16 sièges sur 25. Les 9 sièges restants sont allés aux FCBE. A Pobè, l’UN a tiré son épingle du jeu avec 11 sièges contre 8 aux FCBE tout comme à Adja-Ouèrè où sur 19 sièges elle a obtenu 15 sièges laissant le reste aux FCBE.
L’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND) s’est montrée maître du jeu dans les communes de Dangbo et d’Adjohoun. Les 2 mairies pourraient tomber sous le contrôle de cette alliance si les grandes tendances sur le terrain sont confirmées par la CENA habilitée à proclamer les résultats définitifs du scrutin.
Quelques résultats provisoires dans l’Ouémé-Plateau
Porto-Novo (33 sièges)
1er arrondissement : (5 sièges)
PRD : 11 499, FCBE : 12 499 et UN : 97
2e arrondissement : (7 sièges)
PRD : 10 421, FCBE : 1167 et UN : 181
3e arrondissement : (5 sièges)
PRD : 9 639, FCBE : 541 et UN : 349
4e arrondissement : (8 sièges)
PRD : 14 219, FCBE : 1181 et UN : 598
5e arrondissement : (8 sièges)
PRD : 13 541, FCBE : 1361 et UN : 2070
Bonou (9 sièges)
Affamè : (2 sièges)
AND : 1108, PRD : 691, FCBE : 548, Alliance Eclaireur: 22
Atchonsa : (2 sièges)
Alliance Eclaireur: 1592, FCBE: 1236, PRD: 58
Bonou centre : (2sièges)
FCBE : 1585, alliance Eclaireur : 1447, AND : 33, PRD : 291
Damè-wogon : (1 siège)
AND: 875, FCBE: 1342, PRD: 71, alliance Eclaireur: 27
Hounviguè : (2 sièges)
FCBE: 1094, Union fait la Nation: 1064, alliance Eclaireur: 307 et AND : 152.
Kétou : (25 sièges)
Kétou centre (6 sièges)
FCBE : 2549, UB : 913, UN : 5372 et UFEED : 102
Idigny (7 sièges)
UN : 3276, FCBE : 2466, UFEED : 993, UB, 704
Okpomèta (2 sièges)
UN : 1534, FCBE : 524, UB : 181 et UFEED : 10
Kpankoun : (2 sièges)
FCBE : 3026, UN : 2358, UB : 454, UFEED : 764
Adankplamè (non disponible)
Odomèta (non disponible)
Adjohoun (15 sièges)
Akpadanou (2 sièges)
AND : 1797, PRD : 1440, FCBE : 3, UN : 3
Adjohoun centre (2 sièges)
AND : 1480, FCBE : 1213, PRD : 598 et UN : 360
Azowlissè : (4 sièges)
AND : 2719, FCBE : 1452, PRD : 1341
Démè: (1 siège)
FCBE: 528, PRD: 211, alliance Soleil: 182
Togbota : 1 siège
FCBE : 389, AND : 112 et alliance Soleil : 100.
Gangban (non disponible)
Awonou (non disponible)
Dangbo : 17 sièges
Dangbo centre : (2 sièges)
AND : 1591, FCBE : 1116, UN : 1343 et PRD : 191
Gbéko (3 sièges)
PRD : 2303, AND : 2154, FCBE : 505 et UN : 187
Dékin 2 sièges:
FCBE : 1337, AND : 929, UN : 445
Hozin (3 sièges)
AND : 1886, UN : 939, FCBE : 300 et PRD : 2304
Houédomey 3 sièges
AND : 2650, FCBE : 819, UN : 704 et PRD : 1181
Zounguè (2 sièges)
UN : 2262 et AND : 2071
Késsounou non disponible
Sakété (17sièges)
Arrondissement d’Aguidi
FCBE : 3276, UN : 1365, PRD : 77
Arrondissement d’Ita-Djébou
FCBE : 2948, UN : 2362, PRD : 13
Arrondissement de Sakété 1:
FCBE : 3474, UN : 3417, PRD : 162
Arrondissement de Sakété 2
FCBE : 1891, UN : 1608, PRD : 050
Arrondissement de Takon
FCBE : 2185, UN : 1362, PRD : 512
Arrondissement de Yoko
FCBE : 2157, UN : 2008

L’affaire assassinat du juge Sévérin Coovi, précédemment premier président de la Cour d’appel de Parakou, revient au prétoire après un an de suspension. Le procès est programmé pour se dérouler sur la période indicative du 17 au 25 juillet prochain.
Renvoyé l’année dernière à une prochaine session après cinq semaines d’audience pour un procès qui était annoncé pour durer seulement quelques jours, le dossier relatif à l’assassinat du magistrat Coovi à Parakou sera à nouveau examiné dès le 17 juillet prochain à la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. Ce renvoi de l’affaire avait été souhaité et obtenu par les avocats de la défense et de la partie civile.
Delphin Chibozo, représentant du ministère public, parlait à l’époque d’«un atterrissage tactique et technique pour atteindre la vérité », une vérité attendue depuis bientôt 10 ans par les familles de la victime, des accusés et les collègues du magistrat, dans un dossier qui n’a toujours pas livré tous ses secrets. «Il y a eu des actes d’instruction complémentaires qui ont été accomplis parce que les conseils avaient émis quelques souhaits...Lecture de ces différentes pièces sera donnée à l’audience de façon publique », confie le substitut général près la Cour d’appel, tout en se réservant de dévoiler tout de suite, secret de l’instruction oblige, qui sont les personnes entendues récemment dans le dossier. Mais selon des indiscrétions, le sieur Rachidi Gbadamassi, maire de Parakou à l’époque des faits dont le nom est revenu à plusieurs reprises dans les témoignages et qui a séjourné en prison pour cette affaire, aurait été à nouveau approché ainsi que d’autres personnes et leurs propos recueillis comme souhaité par des avocats de la partie civile et de la défense, à défaut de les voir comparaître devant la Cour.
Dix ans après les faits, la vérité n’est toujours pas connue avec certitude à propos du mobile, des circonstances et des auteurs du crime crapuleux commis sur l’ex-premier président de la Cour d’appel de Parakou dans la nuit du dimanche 6 novembre 2005 à son domicile au quartier Zongo de Parakou. Le flou persiste et les supputations ainsi que les interprétations vont bon train.
Trois accusés à nouveau dans le box
Sur plus d’une dizaine de personnes interpellées, trois accusés sont restés en prison : Clément Adétona, le principal accusé, un détenu « corvéable » qui servait au domicile du juge et qui a désigné les sieurs Raïmi Moussé, opérateur économique et ami du juge, et Ramane Amadou, opérateur géomètre, comme auteurs ou complices de l’assassinat du magistrat. Pour rappel, le premier a été cité au lendemain des faits par le principal accusé Clément Adétona comme l’un de ceux qui sont venus nuitamment au domicile de son patron pour attenter à sa vie. Il avait aussi déclaré que l’opérateur économique lui aurait fait manger, «une noix magique» après quoi il ne savait plus ni ce qu’il faisait ni ce qu’il disait. Le second, Raïmi Moussé, n’est entré dans le dossier que près de deux ans après les faits, alors qu’il séjournait à la prison de Lokossa dans une toute autre affaire, suite à un incident survenu dans la maison carcérale où le principal accusé avait été entretemps transféré.
A la session supplémentaire consacrée au dossier en juillet et août 2014, les conseils avaient plaidé en vain la liberté provisoire pour les accusés Raïmi Moussé et Ramane Amadou qui, estiment-ils, n’avaient plus leur place dans le box des accusés à la lumière des derniers développements du procès inachevé.

Le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’Analyse économique (INSAE), Alexandre Biaou, a présenté vendredi 26 juin dernier, les résultats définitifs du 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH4). La cérémonie de dissémination qui s’est déroulée en présence du représentant du Fonds du Nations Unies pour la population (UNFPA), révèle qu’il y a au Bénin 10 008 749 habitants dont 51,2% de femmes avec un taux d’accroissement annuel de la population de 3,5% et une densité de 87,2 h/km2.
Le jeudi 24 mai dernier, le Conseil des ministres a adopté les résultats définitifs du RGPH4 suite à leur validation par le Conseil scientifique de l’Institut national de la statistique et de l’Analyse économique (INSAE). La dissémination des résultats aux partenaires est la première étape d’une série qui permettra aux experts et aux partenaires stratégiques d’échanger sur les données recueillies.
Dans sa présentation du RGPH4, le directeur général de l’INSAE, Alexandre Biaou, a expliqué le processus de réalisation du recensement. Les travaux de dénombrement de la quatrième édition du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH4) se sont déroulés du 11 au 31 mai 2013 sur toute l’étendue du territoire national. Quelques 17 500 agents de terrain dont les chefs d’équipes, les agents recenseurs, les contrôleurs et superviseurs ont conduit les opérations. A la suite de la collecte, les données ont été saisies, apurées, archivées, vérifiées et codifiées. Des sensibilisations des populations ont eu lieu en vue d’une réussite du processus.
Les données collectées révèlent qu’en 2013, le Bénin comptait 10 008 749 habitants contre 6 769 914 en 2002, lors du RGPH3, soit un taux d’accroissement intercensitaire annuel de 3,52% sur la période 2002-2013. La densité s’est accrue au fil du temps. En 1979 lors du RGPH1, elle était de 29 habitants/km2. Elle est passée de 43 en 1992 à 59 en 2002 puis à 87,2 lors du RGPH4, renseigne le recensement réalisé en 2013. La population féminine est de 5 120 929 habitants, soit 51,2% contre 51,5% en 2002.
Cotonou, la course en tête !
On note une inégale répartition de la population dans les différents départements et communes. Le département du Bénin le plus peuplé est l’Atlantique avec 1 398 229 habitants soit 14% de la population totale. Il est suivi du Borgou avec 1 214 249 habitants, soit 12,1%. Les deux départements les moins peuplés sont le Mono avec 5% et la Donga, 5,4%.
Les villes dont la population atteint 200 mille habitants sont passées de 3 en 2002 à 8 en 2013. Lors du RGPH3, seules Cotonou et Porto-Novo avaient dépassé 200 mille habitants. Après le RGPH4, Banikoara, Parakou, Sèmè- Podji, Djougou et Tchaourou ont désormais atteint ce seuil. La ville de Cotonou est la plus peuplée du Bénin avec 679 012 habitants contre 665 100 en 2002 malgré une baisse du taux d’accroissement qui est passé de 2,17 sur la période 1992-2002 à 2,09 de 2002 à 2013. Porto-Novo est passé de 223 552 en 2002 à 264 320 habitants en 2013. Quant à la ville de Parakou, elle est passée de 149 819 à 255 478 habitants.
627 millions pour finir les travaux
Le RGPH4 a été financé par le budget national avec l’appui de la Coopération suisse, la Banque mondiale, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).
Au cours de sa présentation, le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’Analyse économique (INSAE) a laissé entendre que la célérité des travaux a été affectée par la mise en place tardive du financement notamment la part du budget national. Pour passer à l’étape de la finalisation des 8 tomes du rapport thématique, son institution a un besoin financier de 627 millions de F CFA. Il a indiqué que le gouvernement a promis débloquer 567 millions. Les 60 autres millions restent à rechercher auprès des partenaires techniques et financiers. Ces montants, a-il-indiqué, serviront à couvrir les personne ressources extérieures à impliquer dans les équipes d’analyses, soit environ 1,5 million pour chacun des 30 thèmes. A cela s’ajoute deux ateliers de regroupement des analystes.

Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo a reçu vendredi 26 juin dernier en audience, une délégation de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP). Au cœur des discussions, la célébration des 25 ans d’anniversaire du quotidien de service public ‘’La Nation’’.
Le quotidien béninois de service public ‘’ La Nation’’ souffle 25 bougies cette année 2015. Dans ce cadre, plusieurs activités seront organisées au cours de la célébration de cet anniversaire qui commenceront le 9 juillet prochain. Dans cette optique, les responsables de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) ont entrepris de rencontrer les présidents des institutions de la République.
Après avoir été reçus, il y a quelques jours, par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko par celui du Conseil économique et social (CES) Augustin T. Gbian, le Médiateur de la République Joseph Gnonlonfoun et la Grande chancelière Koubourath Osseni, les responsables de l’ONIP se sont entretenus vendredi 26 juin dernier, avec le président Théodore Holo. Reine Azifan Sagbo, Edgard Sanvi Couao-Zotti, Madeleine Akoffodji et Edmond Zossoungbo respectivement directrice générale par intérim de l’ONIP, directeur de publication du quotidien ‘’La Nation’’, responsable du service commercial et directeur de l'Imprimerie, sont allés solliciter des conseils de la part du président de la Cour constitutionnelle pour la commémoration des 25 ans du journal de référence. Les discussions ont également porté sur le positionnement des deux principales entités de l’ONIP à savoir, le quotidien ‘’La Nation’’ et l’Imprimerie «Nation Impressions».
Selon la directrice générale par intérim, Reine Azifan Sagbo, le président Théodore Holo est impressionné par le travail qui est fait au niveau de l’ONIP qu’il apprécie à juste titre. Il a suggéré qu’il soit donné plus de visibilité à l’imprimerie de l’Office qui, elle, est moins connue que le quotidien du service public ‘’La Nation’’. «Nous faisons un plaidoyer pour que l’ensemble des lecteurs tels qu’ils ont porté le journal, puissent porter aussi l’imprimerie», a déclaré Reine Azifan Sagbo au sortir de l’audience.

Cotonou doit être la ville de tous les enjeux pour le Bénin à l’horizon 2025. C’est autour de ce thème que travaille la Coalition Caméléon, dans le cadre de la campagne pour les élections municipales, communales et locales du dimanche 28 juin prochain.
«Le peuple est son propre sauveur, pourvu qu’il choisisse les hommes qu’il faut. Et ces hommes qu’il faut, ce sont les candidats de la liste Coalition Caméléon ». Tel est le cri de ralliement du parti présidé par Francis da Silva. Les leviers d’actions de l’alliance reposent sur trois concepts fondamentaux: «organisation, formation, coopération».
Selon les responsables du parti, la première action de l’élu local qui sortira des rangs de la Coalition Caméléon, consistera à organiser les forces productives et sociales en prenant pour base d’action chacun des arrondissements de chaque commune. Dans son programme d’actions, le parti accorde la place à toutes les composantes de la société. Paysans, artisans, ouvriers, commerçants, intellectuels, femmes, jeunes, sages, communauté étrangère au Bénin, diaspora béninoise à l’étranger,… tous sont pris en compte.
Sur le plan de la formation, il sera question d’organiser un mouvement d’alphabétisation fonctionnelle dans les langues nationales et étrangères comme le français, l’anglais et le chinois.
En ce qui concerne la coopération, il s’agira d’établir une coopération entre les communes en vue de créer une zone économique pour réaliser de grandes infrastructures de développement comme l’aménagement du territoire, la construction des routes, les usines de transformation des produits locaux…
Pour le secrétaire général du parti, Houdou Ali, sa formation politique veut faire de Cotonou, la ville miroir de la culture du peuple béninois. C’est pourquoi les candidats de cette liste veulent être des ‘’culturels’’ de la municipalité de Cotonou, des communes d’Abomey-Calavi…, sur la base des exigences de la Constitution béninoise.
Dans le domaine économique, la Coalition Caméléon ambitionne de faire de Cotonou «la ville chef d’orchestre du développement économique harmonieux et équilibré entre les villes et les campagnes du Bénin». Pour atteindre cet objectif, il s’agira pour cette alliance de partis de créer un groupement d’intérêt économique (GIE), une Unité territoriale de développement dans chacun des cinq cent quarante-six (546) arrondissements ayant une station de machines agricoles d’engins lourds de terrassement. Dans le même registre, elle compte exploiter les possibilités de coopération décentralisée avec les communes des pays comme la Chine, les deux Corées, le Japon.

La campagne électorale bat aussi son plein dans la commune de Sakété. Il y a ici trois listes de candidatures en lice. Il y a les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), l’Union fait la Nation (UN) et le Parti du renouveau démocratique (PRD). Ce sont les candidats de ces trois listes qui vont donc à l’assaut des 17 sièges en jeu pour le compte du Conseil communal de Sakété.
Ce qui fait un total de 51 candidats engagés dans cette course. Une course à l’issue de laquelle sera connu le successeur du maire Raliou Arinloyé non partant pour ces élections communales, municipales et locales. Après deux mandats successifs, le locataire de l’hôtel de ville de Sakété depuis maintenant 12 ans, a préféré se retirer pour passer la main.
Les trois listes se côtoient sur le terrain dans une ambiance bon enfant. Mais les candidats FCBE semblent avoir une grande longueur d’avance sur les deux autres. Leurs affiches jonchent les coins et recoins de la commune. Les FCBE prévoient de sortir le grand jeu ce vendredi 26 juin, dernier jour de la campagne électorale. Elles annoncent un géant meeting suivi de caravane dans la ville. Après les FCBE, il y a ensuite l’Union fait la Nation qui se fait timidement visible sur le terrain. Quant aux candidats de la liste PRD, ils sont introuvables. Certaines sources sur place à Sakété renseignent même que ceux-ci auraient avalé leurs candidatures pour permettre aux candidats de la liste FCBE de ratisser large. La vérité sera sue après-demain dimanche 28 juin, jour du vote.
Thibaud C. NAGNONHOU
Politique 25 juin 2015

En dehors des localités d’Ina, Guessou et autres où l’alliance Soleil paraît prédominante de par les affiches des candidats dont Moussa Lafia Gorado, Mouftaou Saliou Sambo, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) sont assez visibles dans l’ensemble des arrondissements et villages de Bembèrèkè. Outre les affiches, c’est à une randonnée d’explication et de persuasion que s’adonnent les militants et sympathisants des Cauris à Gamia, Bouanri, Béroubouay, Bembèrèkè centre.
A Bembèrèkè centre, deux rencontres des FCBE se sont tenues pratiquement au même moment : l’une au centre des artisans de la localité et l’autre un peu plus loin au quartier Dèrou. A cette dernière rencontre, le coordonnateur départemental de la liste FCBE, le ministre Robert Théophile Yarou natif de la commune, et les candidats Zénabou Sangaré, Sina Dounwirou, Mohamed Bani Yéro, Lafia Bio Guio, tentaient de convaincre les femmes, les jeunes, les sages et notables à rééditer l’exploit du 26 avril dernier à travers l’élection du ministre qui a démissionné par la suite, pour laisser sa place à son suppléant, Yaya Garba. Selon les indiscrétions, les électeurs seraient fâchés parce qu’ils ont voté massivement et leurs suffrages sont «transférés» ainsi à un autre. «C’est un problème sérieux et nous sommes tenus d’expliquer, parce que des défections sont annoncées», nous souffle un candidat FCBE dans la localité. A cela, comme dans plusieurs localités parcourues, s’ajoute un flou total qui entoure la vraie liste et le positionnement exact des candidats FCBE.
Au cours de la rencontre où les femmes sont sorties massivement, le ministre Théophile Yarou a expliqué pourquoi il a été maintenu au gouvernement afin d’aider le président de la République à poursuivre certains chantiers et à finir en beauté son second mandat. Le phénomène de « télécommande depuis l’étranger » de la liste adverse a été même évoqué à l’occasion, par un opérateur du secteur de coton.
A en croire les barons FCBE, mercredi dernier, c’était l’ultime jour des grands rassemblements dans les quartiers et villages. Hier jeudi et ce jour vendredi 26 juin seront consacrés à une campagne porte-à-porte plus offensive, confie Farouk Méré, candidat suppléant.
Dans la commune de Gogounou dans l’Alibori, les FCBE sont également très présentes à l’instar des candidats Bani Dogari à Sori et environs ; Sabi Goro Monsi Kora, actuel premier adjoint au maire, dans le village de Wèrè et aux alentours ; Yada Sabi Gnaro, un des chefs d’arrondissement de la commune. Les images du chef de l’Etat et du député Sanni Gounou, le maire sortant récemment élu pour aller au Parlement, sont abondamment utilisées pour convaincre la grande masse.

Un accord bienvenu ! Par ces temps de pluie et d’inondations à n’en plus finir, obtenir un accord de prêt pour faire face aux eaux de pluie qui empestent la vie des populations est forcément une bonne nouvelle. Pour leur donner une lueur d’espoir, le ministre d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Komi Koutché, et la Banque mondiale représentée par Olivier Frémond, ont procédé hier mercredi 24 juin, à Cotonou à la signature de l’accord de prêt y relatif.
C’est un accord de crédit relatif au deuxième financement additionnel du Projet d’urgence de Gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU), portant sur un montant de 20 milliards de FCFA que le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances Komi Koutché et le représentant résident de la Banque mondiale Olivier Frémond ont signé hier. En fait, lors de l’exécution du projet, les études complémentaires ont révélé la nécessité de construire des ouvrages complémentaires, notamment à Cotonou, afin de consolider les travaux du financement de base. Dans ce cadre, un premier accord additionnel avait été négocié. Puis, à l’actualisation du plan directeur d’assainissement des eaux pluviales, d’autres besoins ont été identifiés. Il s’agit de la consolidation des dispositifs d’adaptation des effets des changements climatiques, de lutte contre les inondations inscrits dans la composante D du projet et de gestion des déchets solides ménagers et des eaux usées envisagées dans les composantes B et C. Ceci afin d’accroître les impacts du projet sur les différentes catégories de bénéficiaires.
C’est donc ainsi qu’à la requête du gouvernement du Bénin, le Conseil d’administration de l’Association internationale de développement (IDA) a approuvé, en sa session du 29 mai dernier, un crédit additionnel d’un montant de 40 millions de dollars américains, soit environs 20 milliards de FCFA, pour renforcer et consolider les interventions du projet, fait savoir Olivier Fremond. Il souligne la qualité des indicateurs et de la mise en œuvre du projet initial avec notamment plusieurs grandes réalisations dont des bassins primaires, la digue de Fifadji ; sans oublier des actions de formation… Autant d’actions qui contribuent à impacter les populations concernées par le projet. Et c’est fort des acquis que la Banque mondiale a accordé au Bénin ce crédit de 40 millions de dollars.
Des réalisations attendues
Ce montant permettra de réaliser des activités capitales telles que l’étude technique sur l’érosion côtière à Cotonou et à Grand-Popo, l’étude technique et de faisabilité de la mise en place d’un système d’alerte précoce des crues dans le bassin de l’Ouémé et l’élaboration d’un plan directeur harmonisé de la gestion des déchets solides ménagers dans les communes du grand Nokoué. De plus, avec ce financement, des travaux d’assainissement et d’aménagement de voies seront exécutés dans les cinq principales villes bénéficiaires ; travaux au nombre desquels le pont de Sodo à Hêvié avec des bretelles d’accès dans la commune d’Abomey-Calavi et la seconde partie de la voie Carrefour Adjaha-Godomey magasin à Cotonou.
Olivier Frémond attend de la mise en œuvre de ce projet qu’il contribue encore plus à améliorer les conditions de vie des populations cibles afin qu’à l’évaluation, la satisfaction soit au rendez-vous du point de vue des efforts du Bénin pour la lutte contre la précarité…
Les autres principaux travaux d’aménagement et d’assainissement à exécuter concernent : l’aménagement du collecteur Wd (bras amont et confortement du bras aval) traversant les quartiers Tanto, Dandji, Avotrou et Tchanhounkpamin, l’assainissement et l’aménagement de la pénétrante d’Akogbato, la suite du Collecteur G et l’aménagement du bassin Settô Gbodjè, l’actualisation du Plan directeur d’assainissement pluvial de Porto-Novo. A cela s’ajoutent l’assainissement et l’aménagement du tronçon Carrefour Abattoir-CEG Agblangandan, la réalisation du Plan directeur d’assainissement pluvial de Sèmè-Podji, la réalisation du Plan directeur d’assainissement pluvial d’Abomey-Calavi ; la suite du collecteur principal de la ville de Ouidah (tronçon Azilinon-Musée), la réalisation du Plan directeur d’assainissement pluvial de Ouidah, puis la réalisation du Plan directeur d’assainissement pluvial du plateau d’Abomey.
Heureux de la perspective positive qui découle de cet accord de crédit, le dernier de l’ère Olivier Frémond, en fin de séjour au Bénin, Komi Koutché a eu des mots de remerciement pour le fonctionnaire international pour son dévouement au service du Bénin. Puis, se référant à l’actualité des pluies et des inondations, il indique que l’importance du projet ne se démontre plus. Et dit sa conviction qu’en sus des bons acquis de la première phase, l’accord sera exécuté avec la plus grande rigueur, pour que les objectifs à lui assignés soient effectivement réalisés.
Et c’est un Olivier Frémond, rassuré par cet engagement, qui s’en ira au siège de la Banque mondiale, réconforté par la standing ovation dont il a été gratifié par les officiels béninois présents à la cérémonie.