La Nation Bénin...
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Spécialisée dans le domaine de la transformation du bois, la société ATC-Industrie du Bois (ATC-IB) est basée dans la commune d’Allada. Elle est une gigantesque entreprise qui comble les besoins en bois et autres ouvrages. Technicité, art et professionnalisme s’allient dans cette entreprise pour sortir des meubles ’’made in Benin’’ hors du commun. Une équipe de journalistes est allée constater le génie qui s’y développe. C’était à travers une visite guidée par le président directeur général de ladite société, Fadi Ali Hijazi et son directeur technique, Philippe Poisson, hier jeudi 6 juillet.
Ingénieuse ! La société ATC-Industrie de bois (ATC-IB) affirme son expertise dans le domaine de la transformation du bois au Bénin. La visite guidée effectuée hier, par des journalistes dans ses locaux laisse découvrir qu’elle est une grosse unité industrielle dans le domaine.
Erigée sur un espace de huit hectares, ATC-IB s’évertue dans la transformation du bois et la fabrication des meubles de toutes les gammes. Ici, le bois a toute sa raison d’être et vaut plus que l’or. Même les déchets provenant de sa transformation ne sont pas jetés. Avec le teck ou la mélamine, tout est transformé et/ou recyclé pour servir dans la fabrication des objets mobiliers. Les matières hors d’usage sont gratuitement données aux femmes de la localité pour leur utilisation à des fins diverses.
Des sections ‘’scierie, ‘’usinage’’,’’montage’’ en passant par ‘’l’affûtage’’, ‘’la mécanique et l’électricité’’ pour venir aux sections, ‘’parqueterie’’, ‘’finition peinture’’, ‘’matelasserie’’ …, aucun des compartiments de ce grand complexe industriel d’Allada n’a échappé aux yeux, appareils photos et caméras des journalistes présents sur les lieux hier.
La section scierie seule, aménagée sur un espace de 800 m2, produit en moyenne 600 à 700 m3 de bois par an. La visite de l’entreprise a également permis aux journalistes de se rendre compte que la fabrication des meubles se fait à partir des panneaux agglomérés mélaminés. Ce qui donne de la valeur et une durabilité de vie aux objets réalisés.
Installée à Allada depuis huit ans, la société que dirige Fadi Ali Hijazi emploie pour le compte de tout le Groupe ‘’ATC’’, plus de 400 employés et prestataires. Dans cette proportion, le personnel de ‘’ATC-IB’’ seul avoisine les 272 personnes dont 40 tâcherons dans les forêts. Une fierté nationale qui vient résorber tant soit peu le chômage dans la localité.
Véritable outil de développement
ATC-IB installée, il y a bientôt dix ans, donne la preuve que pour autant la matière première est disponible, le génie béninois conjugué à la technologie appropriée est capable de proposer des produits (parquets, caillebotis, meubles, articles de menuiserie), sur le marché local et international. Avec plus de 3,9 milliards de francs CFA d’investissements dont seulement 300 millions de francs CFA de ligne de crédit accordée par une banque de la place, ATC-IB se révèle un véritable outil au service du développement socio-économique du Bénin.
La visite guidée effectuée par les hommes des médias, suivie de la conférence de presse animée par les responsables de la société, tiennent du fait que le mardi 23 juillet dernier, le Syndicat national des travailleurs de l’Office national du Bois (Syntra-ONAB), avait effectué une sortie médiatique au cours de laquelle, il dénonçait un contrat de fourniture de 7000m3 de bois à ATC-Industrie du bois. Le Syntra-ONAB se plaignait du partenariat liant ATC-IB à l’ONAB, avec comme principal grief, les incidences de la cession de l’outil industriel de l’ONAB dont l’Industrie béninoise de bois (IBB).
Ces déclarations, selon le chargé de communication et marketing de ‘’ATC-IB’’, Marc Edey, jettent de l’opprobre sur leur entreprise.
Le président directeur général de ATC-IB, Fadi Ali Hijazi, insiste pour sa part que la démarche de sa société vise simplement à trouver des solutions de survie à une industrie nationale. Pour lui, ce que la société ATC-IB demande n’est pas une faveur, mais elle défend simplement une cause juste et noble en faveur du Bénin, son pays d’adoption.
Société 07 août 2015

Spécialisée dans le domaine de la transformation du bois, la société ATC-Industrie du Bois (ATC-IB) est basée dans la commune d’Allada. Elle est une gigantesque entreprise qui comble les besoins en bois et autres ouvrages. Technicité, art et professionnalisme s’allient dans cette entreprise pour sortir des meubles ’’made in Benin’’ hors du commun. Une équipe de journalistes est allée constater le génie qui s’y développe. C’était à travers une visite guidée par le président directeur général de ladite société, Fadi Ali Hijazi et son directeur technique, Philippe Poisson, hier jeudi 6 juillet.
Ingénieuse ! La société ATC-Industrie de bois (ATC-IB) affirme son expertise dans le domaine de la transformation du bois au Bénin. La visite guidée effectuée hier, par des journalistes dans ses locaux laisse découvrir qu’elle est une grosse unité industrielle dans le domaine.
Erigée sur un espace de huit hectares, ATC-IB s’évertue dans la transformation du bois et la fabrication des meubles de toutes les gammes. Ici, le bois a toute sa raison d’être et vaut plus que l’or. Même les déchets provenant de sa transformation ne sont pas jetés. Avec le teck ou la mélamine, tout est transformé et/ou recyclé pour servir dans la fabrication des objets mobiliers. Les matières hors d’usage sont gratuitement données aux femmes de la localité pour leur utilisation à des fins diverses.
Des sections ‘’scierie, ‘’usinage’’,’’montage’’ en passant par ‘’l’affûtage’’, ‘’la mécanique et l’électricité’’ pour venir aux sections, ‘’parqueterie’’, ‘’finition peinture’’, ‘’matelasserie’’ …, aucun des compartiments de ce grand complexe industriel d’Allada n’a échappé aux yeux, appareils photos et caméras des journalistes présents sur les lieux hier.
La section scierie seule, aménagée sur un espace de 800 m2, produit en moyenne 600 à 700 m3 de bois par an. La visite de l’entreprise a également permis aux journalistes de se rendre compte que la fabrication des meubles se fait à partir des panneaux agglomérés mélaminés. Ce qui donne de la valeur et une durabilité de vie aux objets réalisés.
Installée à Allada depuis huit ans, la société que dirige Fadi Ali Hijazi emploie pour le compte de tout le Groupe ‘’ATC’’, plus de 400 employés et prestataires. Dans cette proportion, le personnel de ‘’ATC-IB’’ seul avoisine les 272 personnes dont 40 tâcherons dans les forêts. Une fierté nationale qui vient résorber tant soit peu le chômage dans la localité.
Véritable outil de développement
ATC-IB installée, il y a bientôt dix ans, donne la preuve que pour autant la matière première est disponible, le génie béninois conjugué à la technologie appropriée est capable de proposer des produits (parquets, caillebotis, meubles, articles de menuiserie), sur le marché local et international. Avec plus de 3,9 milliards de francs CFA d’investissements dont seulement 300 millions de francs CFA de ligne de crédit accordée par une banque de la place, ATC-IB se révèle un véritable outil au service du développement socio-économique du Bénin.
La visite guidée effectuée par les hommes des médias, suivie de la conférence de presse animée par les responsables de la société, tiennent du fait que le mardi 23 juillet dernier, le Syndicat national des travailleurs de l’Office national du Bois (Syntra-ONAB), avait effectué une sortie médiatique au cours de laquelle, il dénonçait un contrat de fourniture de 7000m3 de bois à ATC-Industrie du bois. Le Syntra-ONAB se plaignait du partenariat liant ATC-IB à l’ONAB, avec comme principal grief, les incidences de la cession de l’outil industriel de l’ONAB dont l’Industrie béninoise de bois (IBB).
Ces déclarations, selon le chargé de communication et marketing de ‘’ATC-IB’’, Marc Edey, jettent de l’opprobre sur leur entreprise.
Le président directeur général de ATC-IB, Fadi Ali Hijazi, insiste pour sa part que la démarche de sa société vise simplement à trouver des solutions de survie à une industrie nationale. Pour lui, ce que la société ATC-IB demande n’est pas une faveur, mais elle défend simplement une cause juste et noble en faveur du Bénin, son pays d’adoption.
Société 07 août 2015

La FIFA a procédé hier, jeudi 6 août à son siège à Zurich en Suisse, à la mise à jour du classement des sélections des pays dont les associations nationales de football lui sont affiliées. Cette fois-ci, le Bénin et son football ont perdu 18 places.
L’édition d’août du classement mondial de football établie par la FIFA n’a pas enregistré de changements notables sauf que derrière l’Argentine, toujours en tête, la Belgique (2è, plus 1) a ravi la deuxième place à l’Allemagne (3è, moins 1). Plus loin, le Chili (10è, plus 1) a réussi à rentrer dans le Top 10 aux dépens des Pays-Bas (12è, moins 7).
Au total, 29 matches internationaux "A" ont été pris en compte pour l’élaboration de cette édition. 26 rencontres ont été disputées dans le cadre de la Gold Cup de la CONCACAF, tandis que les trois autres rencontres n'étaient que des matches amicaux.
Tandis que des pays comme le Cap-Vert, au prix des efforts qu’ils ne cessent de fournir pour faire progresser leur football, se retrouvent au sein du Top 50 devant entre autres, l’Egypte (52è), et le grand Nigeria (53è), le Bénin continue de marquer le pas. De la 96è place qu’il occupait dans le classement effectué en juillet dernier, il a été rétrogradé au 114è rang. Il a perdu 18 places, ne devançant que des pays à l’image de saint-Vincent-et-les Grenadines (115è), la Syrie (117è), la Palestine (118è ), Saint-Kitts-et-Nevis (119è ), Cuba (119è ex). En janvier dernier, le Bénin était 89è. Depuis lors, il ne fait que chuter à chaque classement. C’est là, une conséquence de la crise qui secoue son football depuis près de 7 mois. De la 89è, il n’a pas cessé de reculer et de perdre des points. Si rien n’est fait, il risque de se retrouver finalement dans les profondeurs de ce classement.

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience hier jeudi 6 août à Porto-Novo, deux délégations. La situation du football béninois et l’ouverture prochaine de l’Université de Porto-Novo ont été le menu des entretiens.
Le conflit entre le gouvernement et la Fédération béninoise du football a été exposé au président de la Cour suprême. Ousmane Batoko a reçu hier à cet effet une délégation de la FBF conduite par son président, l’honorable Augustin Ahouanvoèbla. Cette dernière est allée expliquer à son hôte la situation que traverse le football béninois depuis le retrait par l’Etat de son agrément à la FBF. Au sortir de l’entretien, le porte-parole de la délégation, Francis Gbian, 4e vice-président de la FBF, a précisé que sa délégation a surtout parlé de l’inactivité de la FBF depuis cette situation. La rencontre avec le président de la Cour suprême s’inscrit dans le cadre de la tournée que la FBF a entreprise depuis quelques semaines auprès des présidents des institutions de la République pour solliciter leur intervention, pour dénouer la crise. La délégation était, il y a quelques jours, au Conseil économique et social puis à l’Assemblée nationale.
A la suite des membres de la FBF, Ousmane Batoko a échangé avec une délégation de l’Université de Porto-Novo. Elle est conduite par le recteur, Jean-Claude Hounmènou qui a informé le président de la Cour suprême, de la création et de l’ouverture prochaine de l’Université de Porto-Novo. La délégation a sollicité l’appui institutionnel et politique du président Ousmane Batoko pour pouvoir faciliter l’implantation et le démarrage harmonieux des activités de la nouvelle université. Selon Jean-Claude Hounmènou, son hôte a assuré de son soutien et a prodigué de très précieux conseils qui vont les aider dans l’accomplissement efficace de cette mission que le gouvernement vient de confier à l’équipe rectorale de Porto-Novo.
L’université est bâtie sur du bassin pédagogique constitué par les établissements universitaires comme l’Ecole normale de Porto-Novo, l’Institut national de la jeunesse, de l’Education physique et sportive (INJEPS), la Faculté des Lettres Arts et Sciences d’Adjarra, l’Institut de Mathématiques et de Sciences physique (IMSP), la Faculté spéciale de médecine de Porto-Novo, la Haute école de commerce internationale et le Centre béninois des Langues étrangères. Il est à espérer la création d’autres entités universitaires pour compléter le bassin pédagogique de l’Université de Porto-Novo, a souligné Jean-Claude Hounmènou.

Le ministre de la Défense nationale par intérim, Placide Azandé a reçu hier, jeudi 6 août à Ouidah, des mains de l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara, la clé d’une camionnette neuve. Il l’a remise ensuite au lieutenant-colonel Gilbert Lossitodé, directeur du Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution (CPADD). Le ministre et l’ambassadeur ont ensuite saisi l’occasion pour poser la première pierre du bâtiment devant abriter la nouvelle direction du centre, en présence de la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Rosine Sori Coulibaly, du maire de la ville, Sévérin Adjovi et des hauts gradés de l’Armée.
Entouré du chef d’état-major général des Armées, le général Awal Bouko Nagnimi, du maire de Ouidah Sévérin Adjovi et des hauts gradés de l’Armée, le ministre de la Défense nationale par intérim, Placide Azandé, a remis au directeur du CPADD, le lieutenant-colonel Gilbert Lossitodé, les clés de la camionnette qu’il a reçue des mains de l’ambassadeur du Japon près le Bénin Daini Tsukahara, avant de procéder à la pose de la première pierre du bâtiment devant abriter la nouvelle direction du centre.
Dans son mot de bienvenue, le lieutenant-colonel Gilbert Lossitodé a laissé entendre que le développement durable ne peut être effectif que dans un environnement dépouillé d’engins explosifs de tout genre. «Le développement humain ne peut s’accommoder d’une ambiance de peur constante, de psychose alimentée par l’impossibilité pour les citoyens de se déplacer librement et d’utiliser les terres cultivables à des fins de production agricole», a-t-il martelé. Il a rappelé qu’en Afrique, une trentaine de pays sont touchés par les mines antipersonnels ainsi que par les explosifs de guerre. D’où, selon lui, le rôle essentiel du CPADD qui a formé en 10 ans, plus de 1600 agents issus de 34 pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie. Il a remercié le Japon pour son appui financier à hauteur de 500 mille dollars. Ce montant prend en compte, selon lui, deux stages, la camionnette et le bâtiment. Il a saisi l’occasion pour remercier le chef d’état-major général des Armées pour le camion Acmat qu’il a offert au centre.
Souhaits
Dans son intervention, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara, a souhaité que la camionnette soit bien utilisée et les travaux de construction de la nouvelle direction bien exécutés à la satisfaction de tous. La représentante résidente du PNUD, Rosine Sori Coulibaly a indiqué que le financement assuré par le Japon permettra au CPADD de jouer pleinement son rôle. Elle a laissé entendre que l’appui des autres partenaires techniques et financiers est rendu possible grâce à une coopération dynamique initiée par le PNUD.
Selon le ministre de la Défense nationale par intérim, Placide Azandé, le CPADD est né de la volonté du gouvernement de mettre en application les recommandations de la Convention d’Ottawa notamment en son article 6 qui prône la solidarité entre les Etats parties. Sa mission est de créer une capacité africaine de l’action contre les mines. Il a remercié le gouvernement japonais pour son appui. « Je voudrais vous donner l’assurance que le projet sera mis en œuvre de la façon la plus rigoureuse. Ses différents acquis feront donc l’objet d’une utilisation rationnelle et responsable », a laissé entendre le ministre de la Défense nationale par intérim. Il s’est dit convaincu qu’en tant que centre international d’excellence, le CPADD continuera de bénéficier de l’attention des autorités japonaises. Il a également salué les efforts inlassables du PNUD pour une mise en œuvre sans faute du projet.

Le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Christian Adovèlandé, était hier jeudi 6 août, au cabinet du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Au-delà des civilités, Christian Adovèlandé a profité de l’occasion pour présenter son institution financière à son hôte et évoqué avec lui, les méthodes d’intervention de sa banque, les activités qu’elle mène et les perspectives de développement.
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a déjà plus de 40 ans d’existence. A la date d’aujourd’hui, elle a réussi à mobiliser 3400 milliards de francs CFA pour environ 750 opérations dans la sous-région. Selon Christian Adovèlandé, président de cette institution financière, reçu hier en audience par le président de l’Assemblée nationale, les domaines d’intervention de la banque sont notamment les infrastructures, la sécurité alimentaire, l’environnement et l’appui au secteur privé. La BOAD est financièrement équilibrée et ses résultats ont toujours été positifs. Les agences internationales de notation confirment la bonne santé de cette institution financière. Elles lui ont accordé le grade d’investissement. Ce qui ouvre la BOAD au marché international, explique Christian Adovèlandé. Toutefois la BOAD connaît des difficultés en matière de mobilisation des ressources.
En effet, explique Christian Adovèlandé, le rôle de sa banque est de soutenir les Etats en leur apportant des ressources à des conditions acceptables. Ce qui n’est plus le cas depuis 5 ans. La BOAD propose aux Etats parties, des ressources de marché, des ressources concessionnelles qui sont chères. Malgré cela, elle continue de mettre l’accent sur des ressources structurantes qui ont des impacts réels sur la croissance économique, les investissements et la vie des populations.
Le président de la BOAD a aussi rassuré le président de l’Assemblée nationale de la bonne coopération qui existe entre son institution financière et le Bénin. A ce jour, la banque y a mené 107 opérations pour un montant de 450 milliards de francs CFA dans les domaines des infrastructures, de la sécurité alimentaire, de l’assainissement et de l’énergie... A ce titre le Bénin occupe le 3e rang en termes d’investissement de la BOAD dans la sous-région,
En ce qui concerne les perspectives, la banque continuera à travailler pour la résolution des problèmes d’énergie, précise Christian Adovèlandé. Il est question d’investir à présent dans la production de l’énergie avec la construction de centrales électriques. Pour les infrastructures routières, le cap sera maintenu les années à venir. Enfin, sur les conseils du président de l’Assemblée nationale, la banque organisera dans les jours à venir, un séminaire pour présenter aux députés, ses activités et contraintes en matière de mobilisation des ressources. Le président Adrien Houngbédji a aussi insisté sur l’approche qu’il faut avoir avec les populations. Il a souhaité une meilleure sélection des projets et leur suivi afin qu’ils aient un impact réel sur la vie de tous.
Le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Christian Adovèlandé, était hier jeudi 6 août, au cabinet du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Au-delà des civilités, Christian Adovèlandé a profité de l’occasion pour présenter son institution financière à son hôte et évoqué avec lui, les méthodes d’intervention de sa banque, les activités qu’elle mène et les perspectives de développement.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a déjà plus de 40 ans d’existence. A la date d’aujourd’hui, elle a réussi à mobiliser 3400 milliards de francs CFA pour environ 750 opérations dans la sous-région. Selon Christian Adovèlandé, président de cette institution financière, reçu hier en audience par le président de l’Assemblée nationale, les domaines d’intervention de la banque sont notamment les infrastructures, la sécurité alimentaire, l’environnement et l’appui au secteur privé. La BOAD est financièrement équilibrée et ses résultats ont toujours été positifs. Les agences internationales de notation confirment la bonne santé de cette institution financière. Elles lui ont accordé le grade d’investissement. Ce qui ouvre la BOAD au marché international, explique Christian Adovèlandé. Toutefois la BOAD connaît des difficultés en matière de mobilisation des ressources.
En effet, explique Christian Adovèlandé, le rôle de sa banque est de soutenir les Etats en leur apportant des ressources à des conditions acceptables. Ce qui n’est plus le cas depuis 5 ans. La BOAD propose aux Etats parties, des ressources de marché, des ressources concessionnelles qui sont chères. Malgré cela, elle continue de mettre l’accent sur des ressources structurantes qui ont des impacts réels sur la croissance économique, les investissements et la vie des populations.
Le président de la BOAD a aussi rassuré le président de l’Assemblée nationale de la bonne coopération qui existe entre son institution financière et le Bénin. A ce jour, la banque y a mené 107 opérations pour un montant de 450 milliards de francs CFA dans les domaines des infrastructures, de la sécurité alimentaire, de l’assainissement et de l’énergie... A ce titre le Bénin occupe le 3e rang en termes d’investissement de la BOAD dans la sous-région,
En ce qui concerne les perspectives, la banque continuera à travailler pour la résolution des problèmes d’énergie, précise Christian Adovèlandé. Il est question d’investir à présent dans la production de l’énergie avec la construction de centrales électriques. Pour les infrastructures routières, le cap sera maintenu les années à venir. Enfin, sur les conseils du président de l’Assemblée nationale, la banque organisera dans les jours à venir, un séminaire pour présenter aux députés, ses activités et contraintes en matière de mobilisation des ressources. Le président Adrien Houngbédji a aussi insisté sur l’approche qu’il faut avoir avec les populations. Il a souhaité une meilleure sélection des projets et leur suivi afin qu’ils aient un impact réel sur la vie de tous.

Le député des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), Bonaventure Aké Natondé a animé un point de presse hier à l’Assemblée nationale. Il a dénoncé le mauvais traitement que le Parlement fait du dossier de l’examen en seconde lecture demandée par le gouvernement des lois n°2015-18 du 2 avril 2015 portant statut général de la Fonction publique et n°2015-19 modifiant et complétant la loi n°86-14 du 26 septembre 1986 portant Code des pensions civiles et militaires de retraite.
D’entrée, Bonaventure Aké Natondé a rappelé l’historique des dossiers des lois n°2015-18 du 2 avril 2015 portant statut général de la Fonction publique et n°2015-19 modifiant et complétant la loi n°86-14 du 26 septembre 1986 portant Code des pensions civiles et militaires de retraite. Selon lui, le gouvernement a introduit le dossier dans le but de se conformer aux exigences des partenaires techniques et financiers et maintenir aussi longtemps que possible les cadres en fonction afin de profiter suffisamment de leurs compétences. Ainsi dans le projet de loi envoyé par le gouvernement, la condition de 30 ans de service a été supprimée et les limites d’âge pour faire valoir les droits à la retraite ont été fixées à 60 ans pour les fonctionnaires de la catégorie A à l’exception des agents des corps ayant des statuts particuliers tels que les enseignants du supérieur et les magistrats, 58 ans pour les fonctionnaires de la catégorie B, 55 ans pour les fonctionnaires de la catégorie C. Aux lendemains du vote de cette loi par l’Assemblée nationale le 2 avril dernier, explique le conférencier, de nombreuses voix se sont élevées pour condamner la suppression de la condition complémentaire des 30 ans de service. « Le gouvernement qui est à l’écoute du peuple a alors introduit la présente demande de seconde lecture afin de solliciter de la Représentation nationale, la prise en compte de cette condition réclamée par la grande majorité des forces travailleuses », explique Bonaventure Aké Natondé. Mais malheureusement, il déplore le mauvais sort que subissent les deux dossiers au Parlement. Selon lui, tout est mis en œuvre pour faire échec à cette demande. « Si la condition des 30 ans de service pour aller à la retraite n’est pas complétée dans cette loi, cela revient à prolonger le séjour dans la Fonction publique à certains fonctionnaires au détriment de la jeunesse béninoise qui sera ainsi sacrifiée », explique le député FCBE. En d’autres termes, si un agent a été recruté à l’âge de 20 ans par exemple dans la catégorie A, il fera valoir, sous l‘égide de la nouvelle loi, ses droits à la retraite à l’âge de 60 ans soit après 40 ans de service. Ce qui constitue un obstacle à l’avenir de milliers de jeunes qui attendent un emploi. A travers cette conférence de presse, le député FCBE a voulu prendre le peuple à témoin. «Si la loi est votée en l’état, ce sera un complot contre le peuple béninois et sa jeunesse. Je dirai simplement qu’il s’agit d’une loi scélérate. Nul n’ignore les problèmes sociaux auxquels notre pays est confronté notamment le chômage des jeunes. Voter une telle loi revient à maintenir la jeunesse dans la précarité et le sous-emploi », dénonce Bonaventure Aké Natondé qui refuse d’être associé à ce complot. Il balaie du revers de la main les arguments évoqués par les opposants de la seconde lecture de cette loi selon lesquels la suppression de la condition des 30 ans de service fera aligner le Bénin sur les autres pays de l’UEMOA et le maintien pendant longtemps des agents en fonction, pour résorber le déficit du Fonds national de retraite. Au regard de ces arguments qui, dit-il, sont fallacieux, le conférencier invite tous les députés à la vigilance face à ce dossier.
Actualités 07 août 2015

Démarrés le 4 août dernier, les travaux des 2è journées nationales de l’informatique et des libertés ont pris fin hier mercredi 5 août. C’était sur une note de satisfaction.
La vie privée est un droit fondamental pour chaque citoyen que l’Etat a l’obligation de protéger. Ce qui suppose une grande campagne de vulgarisation aux fins de faire prendre conscience aux membres de la société sur l’obligation pour eux de protéger leurs identités.
C’est, entre autres, l’une des conclusions des assises de ces 2e journées nationales de l’informatique et des libertés, dont la clôture a eu lieu hier à Cotonou.
En procédant à la clôture des travaux, le directeur de la Commission nationale de l’Informatique et des libertés (CNIL), Nicolas Bénon, a salué l’engagement de l’Etat béninois dans cette lutte. Il a exprimé sa gratitude aux participants pour la qualité des travaux. «Les fruits ont donné la promesse des fleurs. C’est une satisfaction qui conforte la pertinence de la tenue de ces journées», souligne le directeur de la CNIL. Il dit espérer que le partenariat que la CNIL noue avec les structures de lutte et de collecte des données à caractère privé sera renforcé avec la prochaine mandature. Le Bénin, a-t-il précisé, est un pays démocratique respectueux des libertés. D'où la nécessité de lutter efficacement contre les dérives relatives aux données personnelles à caractère privé à l’ère des réseaux sociaux. Le directeur de la CNIL a exhorté les populations à adopter des comportements responsables dans l’utilisation des TIC.
Précisons que la CNIL du Bénin a, entre autres, pour missions d’informer et de conseiller les populations sur leurs droits, et les responsables des traitements sur leurs obligations. Elle est également chargée de veiller aux évolutions de technologies de l’information et de la communication et de proposer au gouvernement les mesures législatives ou règlementaires de nature à adapter la protection des libertés et de la vie privée à ces mesures. Installée en 2012, elle a été instituée par une loi en 2009.
La CNIL garantit le droit d’accès, d’opposition et de rectification. Elle veille à ce que les personnes accèdent efficacement aux données contenues dans les traitements les concernant. Elle récence, contrôle les fichiers et vérifie que la loi est respectée en contrôlant les applications informatiques. Elle reçoit et instruit les dossiers et sanctionne ou fait sanctionner par les juridictions compétentes.
Société 06 août 2015

Démarrés le 4 août dernier, les travaux des 2è journées nationales de l’informatique et des libertés ont pris fin hier mercredi 5 août. C’était sur une note de satisfaction.
La vie privée est un droit fondamental pour chaque citoyen que l’Etat a l’obligation de protéger. Ce qui suppose une grande campagne de vulgarisation aux fins de faire prendre conscience aux membres de la société sur l’obligation pour eux de protéger leurs identités.
C’est, entre autres, l’une des conclusions des assises de ces 2e journées nationales de l’informatique et des libertés, dont la clôture a eu lieu hier à Cotonou.
En procédant à la clôture des travaux, le directeur de la Commission nationale de l’Informatique et des libertés (CNIL), Nicolas Bénon, a salué l’engagement de l’Etat béninois dans cette lutte. Il a exprimé sa gratitude aux participants pour la qualité des travaux. «Les fruits ont donné la promesse des fleurs. C’est une satisfaction qui conforte la pertinence de la tenue de ces journées», souligne le directeur de la CNIL. Il dit espérer que le partenariat que la CNIL noue avec les structures de lutte et de collecte des données à caractère privé sera renforcé avec la prochaine mandature. Le Bénin, a-t-il précisé, est un pays démocratique respectueux des libertés. D'où la nécessité de lutter efficacement contre les dérives relatives aux données personnelles à caractère privé à l’ère des réseaux sociaux. Le directeur de la CNIL a exhorté les populations à adopter des comportements responsables dans l’utilisation des TIC.
Précisons que la CNIL du Bénin a, entre autres, pour missions d’informer et de conseiller les populations sur leurs droits, et les responsables des traitements sur leurs obligations. Elle est également chargée de veiller aux évolutions de technologies de l’information et de la communication et de proposer au gouvernement les mesures législatives ou règlementaires de nature à adapter la protection des libertés et de la vie privée à ces mesures. Installée en 2012, elle a été instituée par une loi en 2009.
La CNIL garantit le droit d’accès, d’opposition et de rectification. Elle veille à ce que les personnes accèdent efficacement aux données contenues dans les traitements les concernant. Elle récence, contrôle les fichiers et vérifie que la loi est respectée en contrôlant les applications informatiques. Elle reçoit et instruit les dossiers et sanctionne ou fait sanctionner par les juridictions compétentes.
Société 06 août 2015

Le président de la République a effectué hier, mercredi 5 août, une visite inopinée à l’aéroport de Cotonou. Boni Yayi est allé donner des instructions fermes aux différents acteurs pour mettre fin aux rançonnements dont sont victimes les passagers
Informé des pratiques peu orthodoxes qui ont cours depuis peu à l’aéroport international de Cotonou, le chef de l’Etat a tenu à mettre chaque acteur devant ses responsabilités. «Ceux qui travaillent à l'aéroport estiment que c’est un endroit pour se faire de l'argent. Surtout que certains usagers, ne connaissent pas leurs droits. Ils donnent tout ce qu'on leur demande, même s'ils sont en règle. Ce qui fait que le phénomène prend de l'ampleur». Aristide de Souza, directeur général de l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC) pointe du doigt les rançonnements qui deviennent préoccupants sur la plate-forme aéroportuaire. Il regrette que tous les efforts déployés, y compris avec le Front des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption (FONAC) n'aient véritablement changé la donne.
Gustave Sonon, ministre en charge des Transports, préconise la mise en place d’un système de suivi. «Nous devons travailler à avoir un mécanisme de suivi, mettre dans le contrat les clauses pour sanctionner s'il le faut. L'administration de l'aéroport et l'équipe de sécurité doivent se donner la main et il revient au ministère de veiller au suivi pour un meilleur management de la plate-forme aéroportuaire», indique-t-il.
«Il faut tout réformer. Les structures qui ne marchent pas, il faut les remplacer. Il faut que chacun fasse correctement son travail. C'est la meilleure façon de servir la République», martèle le président de la République qui pointe du doigt le laxisme des agents à tous les niveaux. «Servir la République, c'est partout où besoin sera. Nul n'est indispensable. Si nous créons un système tel que, quand quelqu'un n'est pas là, tout le système est bloqué, ce n'est pas une bonne organisation», ajoute-t-il. Il estime qu’il faut de la formation, du talent, de la compétence, de l'éthique et de la morale pour une meilleure gouvernance de l’aéroport. «Si je suis venu vous voir, c'est que les rapports qui me parviennent ne sont pas bons. Les victimes s'expriment. Nous devons partir sur de nouvelles bases, en nous attachant les services de ceux qui peuvent nous aider », insiste Boni Yayi.
L'accueil, poursuit le chef de l'Etat, doit répondre aux normes internationales. «Lorsque les gens sont mal accueillis, mal traités, dépouillés de leurs biens, c'est que vous êtes en train de détruire le Bénin. Tout ce qui manque en termes d'équipements, nous allons inventorier et essayer d'y pallier. Le personnel qui découle du renouvellement, nous allons y veiller aussi. S'il y en a qui sont compétents parmi les anciens, nous allons nous attacher leurs services pour que l'aéroport tourne correctement. Il faut créer des conditions pour que l'usager soit à l'aise, pour que les gens aient envie de fréquenter notre pays», conclut-il.