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Nouvelles

Programme entrepreneurship de la Fondation Tony Elumelu du Nigeria: Le Premier ministre soutient la formation de jeunes employeurs

Le Premier ministre, Lionel Zinsou, a effectué samedi 11 juillet dernier, le déplacement de la ville d’Ota à Covenant University dans l’Etat d’Ogun au Nigeria. Il s’y déroule un important programme de formation des jeunes entrepreneurs dénommé "Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme". Ce programme vise à faire valoir leur sens de créativité et d’innovation en faveur de la création d’emploi.

« Lorsque la Société civile se mobilise, elle peut faire de grandes choses à côté des Etats». Telle est l’impression et la conviction du Premier ministre Lionel Zinsou, après sa visite de quelques heures, samedi 11 juillet dernier à Covenant University, où se développe un impressionnant programme de formation en faveur des jeunes. Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme a rassemblé des jeunes entrepreneurs, qui ont des projets ou qui ont déjà monté des entreprises. Ils viennent de 51 pays d’Afrique. Mille d’entre eux ont été dotés de bourses de formation de 12 semaines. « C’est la première promotion d’une bonne série de 10, soit 10.000 entrepreneurs au total, qui à eux tous, pourraient créer un million d’emplois, de façon à susciter une vraie dynamique d’innovations ; c’est une initiative nigériane qu’on devrait pouvoir répliquer ailleurs en Afrique », apprécie le premier ministre, Lionel Zinsou qui s’est exprimé pendant plus de 20mn dans la langue de Sheakspeare avec les récipiendaires.

Le Bénin a une dizaine de jeunes entrepreneurs sélectionnés pour la qualité de leurs projets, qui assure-t-il, seront encouragés. «Ils seront reçus à la Primature et on verra comment faciliter leurs projets dans l’agriculture innovante, le numérique, l’énergie et la santé comme leur mille camarades», relève Lionel Zinsou. Il pense que leur sélection est une initiative de générosité exceptionnelle qui démontre que la solidarité de la société civile envers la couche juvénile, est porteuse d’espoir pour les jeunes qui sont prêts à créer des entreprises.« Nous devons donner un élan à cela et je suis venu leur apporter pendant quelques heures mon soutien et leur signifier que je suis à leurs côtés; il faut mobiliser la Société civile et la soutenir dans ces genres d’initiatives », a insisté Lionel Zinsou. Il a indiqué que ce projet porte la griffe du richissime Tony Elumelu, grand financier du Nigeria, propriétaire de UBA, une banque nigériane et panafricaine qui offre 10 mille bourses sur 10 ans pour créer 1 000 000 d’emplois. « On doit pouvoir mobiliser des effectifs du genre dans toute notre sous-région», convient le premier ministre.

Critère de choix

«C’est un contenu en emploi et en innovation très fort qui a milité en faveur de leur sélection», a apprécié le Premier ministre, précisant les critères qui étaient à la base du choix de ses bénéficiaires. Comparé à des milliers de projets répertoriés sur le volet, il y a l’agro-industrie de transformation, la santé, l’énergie et tout ce qui reflète l’innovation et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les télécoms, retient-il. Les médias, selon lui, pourraient également retenir l’attention.
Globalement, l’Afrique peut aider l’Afrique à résoudre ses problèmes, a conclu le Premier ministre.
Ce que confirment Gaspard Datondji et Vital Sounouvou, deux jeunes entrepreneurs béninois sélectionnés qui ont souligné que l’Afrique peut transformer l’Afrique.
Plusieurs personnalités dont entre autres, le bienfaiteur, le gouverneur de l’Etat d’Ogun et le vice-président du Nigeria ont effectué le déplacement samedi dernier.

Société 12 juil. 2015


Programme entrepreneurship de la Fondation Tony Elumelu du Nigeria: Le Premier ministre soutient la formation de jeunes employeurs

Le Premier ministre, Lionel Zinsou, a effectué samedi 11 juillet dernier, le déplacement de la ville d’Ota à Covenant University dans l’Etat d’Ogun au Nigeria. Il s’y déroule un important programme de formation des jeunes entrepreneurs dénommé "Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme". Ce programme vise à faire valoir leur sens de créativité et d’innovation en faveur de la création d’emploi.

« Lorsque la Société civile se mobilise, elle peut faire de grandes choses à côté des Etats». Telle est l’impression et la conviction du Premier ministre Lionel Zinsou, après sa visite de quelques heures, samedi 11 juillet dernier à Covenant University, où se développe un impressionnant programme de formation en faveur des jeunes. Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme a rassemblé des jeunes entrepreneurs, qui ont des projets ou qui ont déjà monté des entreprises. Ils viennent de 51 pays d’Afrique. Mille d’entre eux ont été dotés de bourses de formation de 12 semaines. « C’est la première promotion d’une bonne série de 10, soit 10.000 entrepreneurs au total, qui à eux tous, pourraient créer un million d’emplois, de façon à susciter une vraie dynamique d’innovations ; c’est une initiative nigériane qu’on devrait pouvoir répliquer ailleurs en Afrique », apprécie le premier ministre, Lionel Zinsou qui s’est exprimé pendant plus de 20mn dans la langue de Sheakspeare avec les récipiendaires.

Le Bénin a une dizaine de jeunes entrepreneurs sélectionnés pour la qualité de leurs projets, qui assure-t-il, seront encouragés. «Ils seront reçus à la Primature et on verra comment faciliter leurs projets dans l’agriculture innovante, le numérique, l’énergie et la santé comme leur mille camarades», relève Lionel Zinsou. Il pense que leur sélection est une initiative de générosité exceptionnelle qui démontre que la solidarité de la société civile envers la couche juvénile, est porteuse d’espoir pour les jeunes qui sont prêts à créer des entreprises.« Nous devons donner un élan à cela et je suis venu leur apporter pendant quelques heures mon soutien et leur signifier que je suis à leurs côtés; il faut mobiliser la Société civile et la soutenir dans ces genres d’initiatives », a insisté Lionel Zinsou. Il a indiqué que ce projet porte la griffe du richissime Tony Elumelu, grand financier du Nigeria, propriétaire de UBA, une banque nigériane et panafricaine qui offre 10 mille bourses sur 10 ans pour créer 1 000 000 d’emplois. « On doit pouvoir mobiliser des effectifs du genre dans toute notre sous-région», convient le premier ministre.

Critère de choix

«C’est un contenu en emploi et en innovation très fort qui a milité en faveur de leur sélection», a apprécié le Premier ministre, précisant les critères qui étaient à la base du choix de ses bénéficiaires. Comparé à des milliers de projets répertoriés sur le volet, il y a l’agro-industrie de transformation, la santé, l’énergie et tout ce qui reflète l’innovation et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les télécoms, retient-il. Les médias, selon lui, pourraient également retenir l’attention.
Globalement, l’Afrique peut aider l’Afrique à résoudre ses problèmes, a conclu le Premier ministre.
Ce que confirment Gaspard Datondji et Vital Sounouvou, deux jeunes entrepreneurs béninois sélectionnés qui ont souligné que l’Afrique peut transformer l’Afrique.
Plusieurs personnalités dont entre autres, le bienfaiteur, le gouverneur de l’Etat d’Ogun et le vice-président du Nigeria ont effectué le déplacement samedi dernier.

Société 12 juil. 2015


Mercato: Mikael Poté en route pour la Turquie

Le mercato actuel est des plus mouvementés pour les internationaux béninois évoluant à l’étranger. Après David Djigla qui portera cette saison les couleurs des Chamois niortais, Christopher Glombart, celles du Paris FC aux côtés de Mouritala Ogoubiyi, Fabien Farnolle au Havre Athlétic Club, tous des clubs de deuxième division, c’est Mikael Poté qui s’apprête à rejoindre la Turquie.

Mikael Poté se prépare à tourner la page du championnat chypriote dans lequel il a évolué avec son club, Omonia Nicosie. C’est après y avoir été le meilleur buteur au cours de la saison écoulée, avec 15 buts inscrits. L’international béninois et ancien joueur de l’OGC Nice qui a aussi pris par Le Mans, vient de s’engager avec un club de première division turque, Adana Demirspor. C’est pour donner une nouvelle orientation à sa carrière.

Pour le moment, on ne connait rien du montant de son transfert de Omonia Nicosie dans ce club turc basé à Adana et qui vient de monter, à l’issue de la dernière saison, en première division. Il y sera rejoint dans le championnat turc, probablement par un autre international béninois, Stéphane Séssegnon dont on annonce de plus en plus le départ de West Bromwich Albion.

Sports 12 juil. 2015


Visite d’Aboubakar Yaya à la CNSS: Le ministre du Travail au contact des réalités du terrain

Dans le cadre de la tournée qu’il a entreprise dans les structures sous tutelle, Aboubakar Yaya, ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle, est descendu, vendredi dernier, à l’agence régionale de l’Atlantique-Littoral de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) et à la direction générale à Cotonou. L’objectif, c’est de prendre connaissance du personnel et de ses conditions de travail.

A l’agence régionale Atlantique-Littoral à Akpakpa, comme à la direction générale, les représentants du personnel ont été unanimes pour présenter les problèmes inhérents à la gestion du personnel.

Pour Marcellin Attikpa, et Gilbert Boco, intervenant respectivement au nom de leurs collègues de l’agence régionale et de la direction générale, le personnel est vieillissant et il s’impose son renouvellement à travers des recrutements. A titre indicatif, Dramane Dietema, chef de l’agence d’Akpakpa, précisera que sa structure est animée par 64 agents dont 34 permanents vieillissants et 30 contractuels. L’autre problème à régler, selon le représentant du personnel de l’agence régionale, c’est la vétusté des infrastructures, et qui doit être réglée par la construction de nouveaux bâtiments pour abriter les bureaux.
Présentant son agence, Dramane Dietema dira qu’elle est un service déconcentré de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Sa mission est la liquidation et le paiement des prestations à court terme, la réception et l’étude des dossiers des prestations à long terme, le paiement hebdomadaire et mensuel des prestations, le suivi médical de la mère et de l’enfant et le recouvrement des cotisations sociales. En termes de résultats au 31 décembre 2014, il a signalé que « l’agence a géré environ 15.000 pensionnés, 8000 rentiers d’accident de travail et 39.188 allocataires ». Mais il a tenu à faire savoir que le travail se fait encore manuellement. Ainsi, l’informatisation des agences et leur interconnexion s’imposent, selon lui, et les représentants du personnel qui en font des préoccupations auxquelles il faudra répondre dans l’urgence.
Pour sa part, Célestin Coovi Ahonon, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, a rappelé qu’en prenant service en novembre 2014, il s’était, entre autres, engagé à régler les problèmes sociaux, à mettre le personnel au travail et à lancer le chantier de l’informatisation de la Caisse. Au regard de ses engagements, a-t-il indiqué, que plusieurs chantiers ont démarré et certains sont achevés. Il a mentionné au chapitre des problèmes réglés le recrutement des agents contractuels à durée déterminée, la poursuite du plan de formation, la reconnaissance des diplômes de certains agents et la mise en place des organes de passation de marchés publics. Toutefois, il a reconnu que d’autres défis restent à relever au nombre desquels la relecture des textes administratifs.
Aboubakar Yaya, ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle, s’est montré du même avis quant aux constats liés au personnel, à la vétusté des infrastructures et à l’urgence de l’informatisation. Dès lors, il n’a pas trouvé d’objection à leur résolution. Mieux, il a annoncé que le dossier d’appel d’offres relatif à la construction de nouveaux bureaux pour l’agence de Cotonou est assez avancé. Il n’a pas manqué de promettre que, sous peu, un directeur général adjoint sera nommé parmi les cadre de la CNSS conformément aux textes.

Société 12 juil. 2015


Visite d’Aboubakar Yaya à la CNSS: Le ministre du Travail au contact des réalités du terrain

Dans le cadre de la tournée qu’il a entreprise dans les structures sous tutelle, Aboubakar Yaya, ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle, est descendu, vendredi dernier, à l’agence régionale de l’Atlantique-Littoral de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) et à la direction générale à Cotonou. L’objectif, c’est de prendre connaissance du personnel et de ses conditions de travail.

A l’agence régionale Atlantique-Littoral à Akpakpa, comme à la direction générale, les représentants du personnel ont été unanimes pour présenter les problèmes inhérents à la gestion du personnel.

Pour Marcellin Attikpa, et Gilbert Boco, intervenant respectivement au nom de leurs collègues de l’agence régionale et de la direction générale, le personnel est vieillissant et il s’impose son renouvellement à travers des recrutements. A titre indicatif, Dramane Dietema, chef de l’agence d’Akpakpa, précisera que sa structure est animée par 64 agents dont 34 permanents vieillissants et 30 contractuels. L’autre problème à régler, selon le représentant du personnel de l’agence régionale, c’est la vétusté des infrastructures, et qui doit être réglée par la construction de nouveaux bâtiments pour abriter les bureaux.
Présentant son agence, Dramane Dietema dira qu’elle est un service déconcentré de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Sa mission est la liquidation et le paiement des prestations à court terme, la réception et l’étude des dossiers des prestations à long terme, le paiement hebdomadaire et mensuel des prestations, le suivi médical de la mère et de l’enfant et le recouvrement des cotisations sociales. En termes de résultats au 31 décembre 2014, il a signalé que « l’agence a géré environ 15.000 pensionnés, 8000 rentiers d’accident de travail et 39.188 allocataires ». Mais il a tenu à faire savoir que le travail se fait encore manuellement. Ainsi, l’informatisation des agences et leur interconnexion s’imposent, selon lui, et les représentants du personnel qui en font des préoccupations auxquelles il faudra répondre dans l’urgence.
Pour sa part, Célestin Coovi Ahonon, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, a rappelé qu’en prenant service en novembre 2014, il s’était, entre autres, engagé à régler les problèmes sociaux, à mettre le personnel au travail et à lancer le chantier de l’informatisation de la Caisse. Au regard de ses engagements, a-t-il indiqué, que plusieurs chantiers ont démarré et certains sont achevés. Il a mentionné au chapitre des problèmes réglés le recrutement des agents contractuels à durée déterminée, la poursuite du plan de formation, la reconnaissance des diplômes de certains agents et la mise en place des organes de passation de marchés publics. Toutefois, il a reconnu que d’autres défis restent à relever au nombre desquels la relecture des textes administratifs.
Aboubakar Yaya, ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle, s’est montré du même avis quant aux constats liés au personnel, à la vétusté des infrastructures et à l’urgence de l’informatisation. Dès lors, il n’a pas trouvé d’objection à leur résolution. Mieux, il a annoncé que le dossier d’appel d’offres relatif à la construction de nouveaux bureaux pour l’agence de Cotonou est assez avancé. Il n’a pas manqué de promettre que, sous peu, un directeur général adjoint sera nommé parmi les cadre de la CNSS conformément aux textes.

Société 12 juil. 2015


Conseil des ministres: La fête du 1er août célébrée à Cotonou

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 08 juillet 2014 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
? Alice Batte, épouse de Monsieur Aboubakar Ouedraogo, ambassadeur du Bénin en Tunisie, précédemment maire de la commune de Kandi ;
? Imorou Kouérou, père du commissaire de Police de 2è classe Ayouba Kouérou en charge du commissariat de Police de Natitingou ;
? Elizabeth Akadiri Abibatou, épouse du prophète fondateur de l’Eglise du christianisme céleste, sœur de monsieur Saliou Akadiri, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine,
de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur ;
? Baké Mannou Offiki David née Lafia, mère de monsieur Hébert Offiki David Hébert, ancien chef adjoint de la Cellule de contrôle de l’éxécution des projets de développement à la Présidence de la République, directeur départemental Atacora-Donga de la Microfinance, de l’Emploi et de l’Entreprenariat des jeunes et des femmes ;
? Awolèyè Gabin Odoulami dit «Adjanna», beau-père de monsieur Eric Marcel Ahéhéhinnou, magistrat, juge au Tribunal de Première instance de Première classe de Cotonou.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment trois (03) projets de décrets portant transmission à l’Assemblée nationale pour autorisation de ratification :
1. des accords de prêt et d’Istisna’a signés avec la Banque islamique de développement (BID) dans le cadre du financement partiel du projet de développement des périmètres irrigués en milieu rural (PDPIM) d’un montant total de 12,54 milliards de francs CFA dont onze (11) milliards de francs CFA attendu de la Bib.
2. de l’accord signé avec l’Association internationale de développement (AID) dans le cadre du deuxième financement additionnel du projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU) d’un coût total de vingt-deux (22) milliards de francs CFA.
3. de l’accord de prêt signé avec le fonds saoudien de développement dans le cadre du financement additionnel du projet de protection de la côte à l’est de la ville de Cotonou d’un montant de 3,30 milliards de francs CFA.
Le Conseil des ministres a également adopté d’autres projets de décrets notamment :
? un projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Bureau de l’auditeur général ;
? un projet de décret portant allocation d’indemnités au personnel des Cours d’appel ;
? un projet de décret portant nomination du président et des membres du Conseil d’administration du Centre béninois de la recherche scientifique et technique (CBRST) ;
? deux projets de décrets portant régularisation de la situation administrative respectivement de messieurs :
- Thomas d’Aquin Okoudjou, ancien ministre conseiller près l’ambassade du Bénin à Addis-Abeba ; et
- Claude Emmanuel Tohoungba, ancien ministre conseiller près l’ambassade du Bénin à Pretoria :
? un projet de décret portant adoption du budget, exercice 2015, de l’Office de gestion des stades du Bénin (OGSB) ;
? un projet de décret portant nomination du président et des membres du Conseil d’administration de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) ;
? un projet de décret portant approbation des états financiers de la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (CAME), exercice 2013 ;
? un projet de décret portant radiation de deux Officiers supérieurs des effectifs des Forces armées béninoises.
Le Conseil s’est en outre penché de manière particulière sur les dossiers relatifs aux secteurs suivants :

1. Secteur de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

Le ministre en charge du ministère a rendu compte au Conseil des conditions de l’évolution de la campagne cotonnière 2015-2016.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a décidé de mesures d’accompagnement en vue de permettre à la campagne en cours d’atteindre l’objectif de 500.000 tonnes de coton. Dans cette perspective, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l’Agriculture en lien avec le secrétariat général du gouvernement d’organiser dès le jeudi 09 juillet 2015, une Tournée gouvernementale dans les zones cotonnières pour jauger le terrain et prendre de concert avec les producteurs, toutes les dispositions appropriées pour le succès de la campagne.
En outre, l’équipe gouvernementale supervisera avec les associations des producteurs la répartition des tracteurs dans les communes afin de booster la campagne. Par ailleurs, le cadre institutionnel à savoir, le Comité interministériel, chargé du suivi de la campagne cotonnière a été renouvelé et comprend sous la supervision du Premier ministre, les ministres d’Etat chargé de l’Enseignement secondaire, de l’Economie, les ministres en charge de l’Agriculture, des Travaux publics, de la Micofinance et du Commerce. Le Comité interministériel devra organiser la campagne cotonnière, informer le Conseil et les populations sur les problèmes de la filière et suivre la traçabilité des flux financiers qu’elle induit.

2.Secteur de l’Environnement et des Changements climatiques.

Le ministre en charge de l’Environnement a fait état des préparatifs en cours pour une participation efficace du Bénin au COP 21 à Paris en décembre 2015.
Le Conseil a instruit le ministre de prendre les dispositions idoines en s’appuyant sur tous les acteurs concernés pour une participation active et de qualité de notre pays à cet important rendez-vous mondial.
Dans la même optique, le Conseil a donné des orientations au Comité national en charge des préparatifs. Le Comité devra veiller à indiquer la détermination du Bénin à contribuer aux côtés du reste du monde à une réduction substantielle du gaz à effet de serre. Il est à rappeler avec insistance, la situation de victime de l’Afrique qui produit moins de 4% des gaz à effet de serre du monde. Il y a également lieu, de mettre l’accent sur la nécessité d’appliquer le principe du pollueur payeur. Le Bénin préconise que la communauté internationale favorise l’adaptation de l’Afrique aux changements climatiques, ce qui appelle un transfert effectif de technologies et de renforcement des capacités des pays africains. Ainsi, la problématique des moyens de lutte contre les changements climatiques pour l’Afrique se décline en termes d’adaptation et non d’atténuation. Le financement de cette grande action de sauvegarde de la planète devra être transparent, direct et substantiel. Il serait utile d’envisager la sensibilisation de l’Afrique par l’Afrique. Dans ce cadre, le Bénin peut proposer un ambassadeur de bonne volonté pour sensibiliser d’autres pays africains. Pour ce qui est de notre pays, le premier jalon de sa contribution à cet effort global pour un monde plus vert, prend la forme d’une politique active de plantation permanente de 10 millions d’arbres pour 10 millions d’âmes.
Enfin, le Conseil des ministres réitère de nouveau ses félicitations au président François Hollande pour son leadership actif dans cette croisade mondiale pour la sauvegarde de notre planète dans le domaine du climat.

3. Secteur de l’Energie

Le ministre en charge de l’Energie a présenté au Conseil, en réponse aux instructions du président de la République, un programme énergétique d’urgence national qui met en exergue pour l’essentiel, sa vision énergétique, les mesures et dispositifs à mettre en œuvre immédiatement.
En prenant acte de cette importante contribution, le Conseil des ministre a donné des orientations au ministre pour enrichir le programme en vue de le présenter à nouveau sous huitaine, en lien avec le Premier ministre dans la perspective de la mise en œuvre d’une politique de 1 000 mégawats à l’horizon de décembre 2015 et d’électrification des 105 chefs-lieux d’arrondissement restants sur les 546.
Le ministre de l’Energie a également présenté deux (02) communications relatives :
- à l’ajustement de l’incidence financière relative à l’approvisionnement en gasoil des centrales électriques MRI et Aggreko jusqu’à fin décembre 2015 ;
- à la signature de l’avenant de sortie des sociétés Petrobras et Shell du consortium opérant sur le bloc 4.

4. Secteur des Transports et Travaux publics

Le ministre en charge des Travaux publics et des Transports a présenté trois communications relatives :
a. à la mise en œuvre du mémorandum d’entente sur le projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbe signé le 03 juillet 2015 entre l’Afrique du Sud et le Bénin suite à la visite de Madame Dipuo Peters, ministre des Transports de la République d’Afrique du Sud du 02 au 4 juillet 2015 ;
b. à l’autorisation :
i. de recourir à un financement direct par l’entreprise Adeoti Sarl pour l’exécution des travaux d’urgence d’aménagement et de bitumage des tronçons de routes Dogbo-Toviklin-Klouékanme-Adjahonme (30,80km) et Klouékanme-Lalo (07, 85 km) ;
ii. de passation de marchés et contrats par entente directe dans le cadre de la poursuite du projet de construction et d’équipement de l’aéroport de Tourou (Parakou)
Par ailleurs, le ministre des Travaux publics et des Transports a fait le point des chantiers de réhabilitation ou de construction d’infrastructures routières en cours. Il ressort de ce compte rendu que :
c. la bretelle Biro-Pèrèrè, les routes Come Lokossa Dogbo, Tangbo-Zè Et Ouègbo-Toffo qui avaient été démarrées seront poursuivies ;
d. la deuxième phase de la construction de l’aéroport de Tourou, la traversée urbaine de Parakou ainsi que le tronçon de route Cococodji-Hévié sera réalisé.

5. Secteur de l’Urbanisme

Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement a rendu compte au Conseil des ministres des projets d’assainissement et de pavages des rues dans toutes les communes du Bénin, il ressort que 48 communes sur les 77 que compte notre pays sont concernées par ces projets.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement de prendre les dispositions afin que les 29 communes restantes soient prises en compte avant la fin du mois de décembre 2015.
Par ailleurs, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement a été instruit aux fins de séances d’information à l’intention des populations sur l’état d’avancement de ces projets à Haute intensité de main d’œuvre capables de contribuer à la résorption du chômage des jeunes.

6. Secteur de l’Industrie et du Commerce

Le ministre de l’Industrie et du Commerce a fait un compte rendu d’étape des travaux de la commission mise sur pied pour la relecture du tarif de la DDU.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres tient à rappeler aux acteurs concernés notamment des transporteurs du Port, que relativement à la question de la DDU la commission est à pied d’œuvre aux fins de trouver une issue sur le tarif applicable pour la DDU, en concertation avec le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB), le président du Patronat avec l’appui des ministres concernés sous la supervision du Premier ministre.
Ainsi en attendant les résultats des travaux de la commission mise sur pied à cet effet, le Conseil des ministres rappelle que le tarif de la DDU est fixé à 590 FCFA.

7. Secteur de la Communication et des Nouvelles technologies

Le ministre en charge de la Communication a présenté au Conseil, les réformes en cours à Bénin Télécoms Services SA et du processus de passage du Bénin au numérique.
En prenant acte de ce point, le Conseil a instruit le ministre à maintenir résolument le cap de l’horizon décembre 2015-premier trimestre 2016 pour la mise en œuvre effective de la TNT (Télévision numérique terrestre).
En outre, le Conseil des ministres a examiné et approuvé une communication du Premier ministre, chargé du Développement économique, de l’Evaluation des Politiques publiques et de la Promotion de la Bonne gouvernance relative à la manifestation de l’intention d’adhésion du Bénin à l’organisation «Partenariat pour un gouvernement ouvert » (PGO).
Le Conseil des ministres a par ailleurs autorisé :
• la visite de travail au Bénin du 08 au 09 juillet 2015, de madame Liliane Ploumen, ministre néerlandais du Commerce extérieur et de la Coopération pour le Développement
• la participation du Bénin à la conférence des ministres du West african science service (WASCAL) à Berlin en Allemagne du 07 au 11 juillet 2015 ;
• la participation du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche aux réunions statutaires au titre de l’année 2015 qui sera examinée au cas par cas ;
• la participation du ministère de l’Environnement, chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières aux réunions statutaires au cours de l’année 2015 au cas par cas ;
• la célébration de la fête du 1er août à Cotonou ;
• la session régionale sur la professionnalisation des formations dans l’enseignement supérieur à l’Université d’Abomey-Calavi ;

Enfin, les nominations suivantes ont été prononcées :

1. A la Présidence de la République

Sur proposition du président de la République,

? Auditeur général : monsieur Michel Dognon,

? Conseiller spécial à la Gouvernance publique : monsieur Jacques Alidou Koussé.

? Conseiller technique aux Affaires sociales : monsieur Ibrahima Zakari ;

? Conseiller technique à la Protection sociale : Valentin Zinsounon ;

2. Au ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication

Sur proposition du ministre,

? Directeur général de Bénin Télécoms Services SA : Monsieur Medéa César Dégbé

3. Au ministère de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires

Sur Proposition du ministre,

? Directeur général du Conseil national des Chargeurs du Bénin: monsieur Lagbo Syrus Hervé Fangnigbé

Fait à Cotonou le 08 juillet 2015
Le secrétaire général
du gouvernement,

Alassani Tigri

Actualités 12 juil. 2015


Développement de la filière cunicole au Bénin: La FAO lance un projet d’appui à la professionnalisation des acteurs

La Représentation nationale au Bénin de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) lance le projet « d’Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud Bénin ». C’était à la faveur d’un atelier qui a regroupé les acteurs de la filière le jeudi 9 juillet dernier au palais des Congrès de Cotonou suite à la requête du gouvernement du Bénin.

Le relâchement que connait depuis 2010 les activités autour de la filière lapin devrait relever du passé avec le lancement jeudi dernier, du projet "Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud-Bénin". Financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ce projet qui a été lancé jeudi 9 juillet dernier, a fait l’objet d’un atelier du gouvernement, le même jour.

En organisant l’atelier du jeudi dernier, la FAO vise à atteindre des résultats précis. Il s’agit de vulgariser les objectifs et l’approche d’intervention du projet. C’est ainsi qu’au terme des travaux qui se sont déroulés en plénière et en travaux de groupe, les acteurs de la filière ont pris connaissance du cadre logique et du mode d’intervention du projet qu’ils ont validé.
Le projet en effet a pour objectif d’aider à assainir l’environnement administratif et institutionnel de l’élevage de lapins. Pour ce faire, il va œuvrer à améliorer la productivité et la compétitivité de la filière et créer de meilleures conditions pour rendre le sous-secteur rentable et attractif, capable de constituer une source d’auto-emplois.
Le directeur général du développement agricole et de la nutrition, Adanou Boukaneïny, s’est réjoui de l’initiative qui, à terme, doit déboucher sur la professionnalisation de la filière. Ce projet, souligne-t-il, vise à contribuer à l’amélioration du niveau d’alimentation en protéines animales de la population et favoriser la création ou la stabilisation des emplois de jeunes et de femmes basés sur la production et la valorisation des produits à base de viande de lapin.
Bien que la filière cunicole ait pris son envol dans les années 1990 au Bénin, elle connait une baisse de forme liée notamment à la concurrence déloyale des viandes surgelées fortement subventionnées importées depuis 2010. La mise sur le marché de la viande de lapin est devenue l’une des contraintes de la filière.

Les constats du représentant résident

Le représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Bénin, Tièmoko Yo, rappelle que 60% de la population sont concentrés sur une petite portion du territoire au Sud avec des exploitations agricoles de très petites tailles, souvent de moins d’un hectare. De ce constat, il déduit que seul l’élevage d’animaux de cycle court pourrait permettre d’apporter de la protéine animale à l’alimentation. Or, constate-t-il, cette activité est confrontée à la concurrence des produits congelés qui empêche le développement de la filière viande.
Afin de mieux exploiter le potentiel de production et de génération de revenus que constitue la filière lapin, le gouvernement a sollicité la FAO pour appuyer la filière cunicole au Bénin. Grâce à la mise en œuvre du projet "Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud-Bénin", la capacité technique et managériale des acteurs le long des chaînes de valeurs sera renforcée.
En effet, une étude diagnostique de la filière conduite en octobre 2014 a montré le faible niveau d’organisation des acteurs. La baisse des performances des reproducteurs et le faible niveau de maîtrise technique et de gestion des exploitations constituent, selon le rapport de l’étude, des entraves au développement des chaînes de valeurs dans le sous-secteur.
Les acteurs de cette filière auront, grâce au projet, la capacité de mieux organiser les circuits de commercialisation, grâce à l’appui, à l’administration pour l’édiction et le contrôle des normes de qualité des intrants d’élevage.
Le représentant du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Salami Ténaka a exprimé sa reconnaissance à cet appui de la FAO qui, selon lui, rentre dans le cadre des objectifs du Plan stratégique de relance du secteur agricole, qui encourage le développement des filières agricoles. Au nom de son ministre empêché, il a pris l’engagement d’accompagner l’initiative du projet.
À noter que le projet couvre 7 communes dans 5 départements au Sud du Bénin.

Société 12 juil. 2015


Développement de la filière cunicole au Bénin: La FAO lance un projet d’appui à la professionnalisation des acteurs

La Représentation nationale au Bénin de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) lance le projet « d’Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud Bénin ». C’était à la faveur d’un atelier qui a regroupé les acteurs de la filière le jeudi 9 juillet dernier au palais des Congrès de Cotonou suite à la requête du gouvernement du Bénin.

Le relâchement que connait depuis 2010 les activités autour de la filière lapin devrait relever du passé avec le lancement jeudi dernier, du projet "Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud-Bénin". Financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ce projet qui a été lancé jeudi 9 juillet dernier, a fait l’objet d’un atelier du gouvernement, le même jour.

En organisant l’atelier du jeudi dernier, la FAO vise à atteindre des résultats précis. Il s’agit de vulgariser les objectifs et l’approche d’intervention du projet. C’est ainsi qu’au terme des travaux qui se sont déroulés en plénière et en travaux de groupe, les acteurs de la filière ont pris connaissance du cadre logique et du mode d’intervention du projet qu’ils ont validé.
Le projet en effet a pour objectif d’aider à assainir l’environnement administratif et institutionnel de l’élevage de lapins. Pour ce faire, il va œuvrer à améliorer la productivité et la compétitivité de la filière et créer de meilleures conditions pour rendre le sous-secteur rentable et attractif, capable de constituer une source d’auto-emplois.
Le directeur général du développement agricole et de la nutrition, Adanou Boukaneïny, s’est réjoui de l’initiative qui, à terme, doit déboucher sur la professionnalisation de la filière. Ce projet, souligne-t-il, vise à contribuer à l’amélioration du niveau d’alimentation en protéines animales de la population et favoriser la création ou la stabilisation des emplois de jeunes et de femmes basés sur la production et la valorisation des produits à base de viande de lapin.
Bien que la filière cunicole ait pris son envol dans les années 1990 au Bénin, elle connait une baisse de forme liée notamment à la concurrence déloyale des viandes surgelées fortement subventionnées importées depuis 2010. La mise sur le marché de la viande de lapin est devenue l’une des contraintes de la filière.

Les constats du représentant résident

Le représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Bénin, Tièmoko Yo, rappelle que 60% de la population sont concentrés sur une petite portion du territoire au Sud avec des exploitations agricoles de très petites tailles, souvent de moins d’un hectare. De ce constat, il déduit que seul l’élevage d’animaux de cycle court pourrait permettre d’apporter de la protéine animale à l’alimentation. Or, constate-t-il, cette activité est confrontée à la concurrence des produits congelés qui empêche le développement de la filière viande.
Afin de mieux exploiter le potentiel de production et de génération de revenus que constitue la filière lapin, le gouvernement a sollicité la FAO pour appuyer la filière cunicole au Bénin. Grâce à la mise en œuvre du projet "Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud-Bénin", la capacité technique et managériale des acteurs le long des chaînes de valeurs sera renforcée.
En effet, une étude diagnostique de la filière conduite en octobre 2014 a montré le faible niveau d’organisation des acteurs. La baisse des performances des reproducteurs et le faible niveau de maîtrise technique et de gestion des exploitations constituent, selon le rapport de l’étude, des entraves au développement des chaînes de valeurs dans le sous-secteur.
Les acteurs de cette filière auront, grâce au projet, la capacité de mieux organiser les circuits de commercialisation, grâce à l’appui, à l’administration pour l’édiction et le contrôle des normes de qualité des intrants d’élevage.
Le représentant du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Salami Ténaka a exprimé sa reconnaissance à cet appui de la FAO qui, selon lui, rentre dans le cadre des objectifs du Plan stratégique de relance du secteur agricole, qui encourage le développement des filières agricoles. Au nom de son ministre empêché, il a pris l’engagement d’accompagner l’initiative du projet.
À noter que le projet couvre 7 communes dans 5 départements au Sud du Bénin.

Société 12 juil. 2015


Crime d’assassinat (9e dossier): Kolézan Sabi Aboudou écope de 15 ans de réclusion criminelle

Le sieur Kolézan Sabi Aboudou, 48 ans, célibataire avec quatre enfants, a été jugé coupable d’assassinat et condamné à 15 ans de réclusion criminelle, vendredi 10 juillet dernier, par la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. C’est la 9e affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de ladite Cour au titre de l’année 2015.

Amour, quand tu nous tiens ! Econduit par une femme qui lui avait pourtant promis le mariage, il cherche à comprendre les mobiles de son revirement brusque. Un malentendu naît et les deux ex-amoureux en viennent à s’agripper. Une paire de gifles administrée, et la femme tomba raide, à en croire l’homme qui sera accusé d’assassinat. C’est donc pour ce chef d’accusation que le nommé Kolézan Sabi Aboudou a été renvoyé devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou pour être jugé conformément à la loi. Au terme de l’audience, Kolézan Sabi Aboudou, est reconnu coupable et condamné à 15 ans de réclusion criminelle.

La Cour qui a connu du dossier est présidée par Saturnin D. Afaton assisté de Malick Nourou Dine Bakary et de Karimi Laziwolé Adéoti ; les jurés ont noms : Kénou Troukassa Orou, François K. Gbaguidi, Mêmounatou Bio Tchané et Clarisse Mandopa P. Dogo. L’avocat général à l’audience s’appelle Bernardin Hounyovi. Le greffe est assuré par Me Brice F. M. Dossou-Yovo. Me Safiatou Bassabi Issifou est le conseil de l’accusé.

Retour sur les faits

Courant mai 2002, la nommée Kila Démon Guerra a quitté Kida-Kpérou (commune de Kalalé) où elle est mariée, pour se rendre à Morou, son village natal (Sokotindji, commune de Ségbana). Au cours de son séjour, elle fit la connaissance du nommé Kolézan Sabi Aboudou. Leurs relations amoureuses se sont intensifiées au point où les deux en sont arrivés à concocter un projet de mariage. Kila devrait se rendre à Kalalé pour ramasser ses affaires et emménager avec Kolézan. Mais une fois au domicile conjugal à Kida-Kpérou, la dame passera plus de temps que convenu avec son amant. Pis, de retour à Morou où l’attendait son amoureux, elle changea d’avis et fit savoir qu’elle ne l’aimait point et que leur projet de mariage ne pourrait plus prospérer. Blessé dans son orgueil par ce revirement, l’homme se résout à proférer des menaces à l’encontre de celle qui refuse de vivre avec lui et ce, après quelques actions de séduction et de bons offices sans succès.
Dans la matinée du 11 novembre 2002, Kolézan rejoint Kila dans le champ de coton de cette dernière. Celle-ci était occupée à la récolte. Une discussion engagée entre les deux a tourné au vinaigre. Mort s’en est suivie : le corps en état de putréfaction avancée de Kila sera retrouvé dans un trou de termitière à 100 mètres environ du champ cinq jours plus tard, soit le 16 novembre. Kolézan Sabi Aboudou sera interpellé puis écroué le 28 novembre 2002, soit près de 13 ans de détention aujourd’hui.
Hier à la barre comme à toutes les étapes de la procédure, Kolézan Sabi Aboudou a reconnu les faits mis à sa charge. « Je me suis rendu dans le champ pour m’enquérir de la raison de son changement d’avis au sujet de notre projet de mariage. Elle m’a répondu que je l’embête. Puis, elle a voulu me saisir par le cou et j’ai esquivé. Je me suis rappelé de toutes les souffrances que j’endure dans cette affaire. Enervé, je lui ai donné une paire de gifles et elle s’est écroulée. Je l’ai prise dans mes bras et j’ai constaté quelques minutes après qu’elle ne vivait plus...Je l’ai tiré sur une certaine distance pour la déposer dans un trou mitoyen à une termitière», raconte l’accusé acculé de questions. Dans sa version des faits, il réfute l’intention criminelle et confie qu’il ne voulait que «corriger» cette femme à qui il affirme avoir donné 2000 F CFA pour lui témoigner son affection, puis 5000 F CFA pour aller chercher ses effets, et plus tard 35 000 F CFA pour s’acheter des choses, en dehors des libéralités en direction de sa mère à travers des dons d’ignames. «Je regrette vraiment mon acte et je ne souhaite pas que cela arrive à personne, même pas à mon ennemi », laisse entendre Kolézan Sabi Aboudou pris de remords.
Il dit avoir été troublé après son acte, raison pour laquelle il n’a alerté personne, et que l’idée de se suicider lui serait même passée par la tête. Selon des personnes interrogées à l’enquête préliminaire, Kolézan s’est confié à un charlatan dans un village voisin pour avoir un remède afin de chasser l’esprit hantant d’une femme qu’il dit avoir tuée. Aucun témoin n’était présent hier à l’audience.
L’enquête de moralité n’est guère favorable à l’accusé. Le sieur Kolézan Sabi Aboudou serait de moralité douteuse ; il fréquenterait des jeunes accros de chanvre indien et serait souvent en état d’ébriété. Toutefois, le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure.

L’infraction d’assassinat retenue

Pour Bernardin Hounyovi, représentant le ministère public, l’accusé Kolézan Sabi Aboudou a bel et bien commis un acte d’assassinat et doit être puni conformément aux dispositions des articles 296 à 298 et 302 du Code pénal. Ne souffrant d’aucune anomalie mentale ou psychologique et donc lucide au moment de l’action aux termes du rapport d’expertise psychiatrique et médico-psychologique, il est accessible à la sanction pénale, conclut l’avocat général.
Coupable, il sera condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour la répression que mérite son acte, requiert le jeune magistrat.
Me Safiatou Bassabi Issifou défendant les intérêts de l’accusé, plaide une disqualification des faits d’assassinat et penche plutôt pour un meurtre parce que, selon elle, son client « n’a rien prémédité ». La défense estime que c’est l’amour qui a mal tourné et a conduit à cette situation déplorable qui a causé mort d’homme. Sur ce, l’avocat demande la clémence de la Cour pour que son client retrouve enfin sa famille après près de 13 ans déjà passé en tôle. En vain !
Sa plaidoirie n’aura modifié outre mesure la conviction des membres de la Cour puisqu’au délibéré, et statuant publiquement en matière criminelle non seulement elle retient le chef d’accusation d’assassinat, mais surtout corse la sanction suggérée par l’avocat général en portant la peine à 15 ans de réclusion criminelle. Ainsi, le quinquagénaire aux cheveux tout grisonnants, Kolézan Sabi Aboudou, passera encore deux ans et quatre mois avant de recouvrer sa liberté.

Société 12 juil. 2015


Crime d’assassinat (9e dossier): Kolézan Sabi Aboudou écope de 15 ans de réclusion criminelle

Le sieur Kolézan Sabi Aboudou, 48 ans, célibataire avec quatre enfants, a été jugé coupable d’assassinat et condamné à 15 ans de réclusion criminelle, vendredi 10 juillet dernier, par la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. C’est la 9e affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de ladite Cour au titre de l’année 2015.

Amour, quand tu nous tiens ! Econduit par une femme qui lui avait pourtant promis le mariage, il cherche à comprendre les mobiles de son revirement brusque. Un malentendu naît et les deux ex-amoureux en viennent à s’agripper. Une paire de gifles administrée, et la femme tomba raide, à en croire l’homme qui sera accusé d’assassinat. C’est donc pour ce chef d’accusation que le nommé Kolézan Sabi Aboudou a été renvoyé devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou pour être jugé conformément à la loi. Au terme de l’audience, Kolézan Sabi Aboudou, est reconnu coupable et condamné à 15 ans de réclusion criminelle.

La Cour qui a connu du dossier est présidée par Saturnin D. Afaton assisté de Malick Nourou Dine Bakary et de Karimi Laziwolé Adéoti ; les jurés ont noms : Kénou Troukassa Orou, François K. Gbaguidi, Mêmounatou Bio Tchané et Clarisse Mandopa P. Dogo. L’avocat général à l’audience s’appelle Bernardin Hounyovi. Le greffe est assuré par Me Brice F. M. Dossou-Yovo. Me Safiatou Bassabi Issifou est le conseil de l’accusé.

Retour sur les faits

Courant mai 2002, la nommée Kila Démon Guerra a quitté Kida-Kpérou (commune de Kalalé) où elle est mariée, pour se rendre à Morou, son village natal (Sokotindji, commune de Ségbana). Au cours de son séjour, elle fit la connaissance du nommé Kolézan Sabi Aboudou. Leurs relations amoureuses se sont intensifiées au point où les deux en sont arrivés à concocter un projet de mariage. Kila devrait se rendre à Kalalé pour ramasser ses affaires et emménager avec Kolézan. Mais une fois au domicile conjugal à Kida-Kpérou, la dame passera plus de temps que convenu avec son amant. Pis, de retour à Morou où l’attendait son amoureux, elle changea d’avis et fit savoir qu’elle ne l’aimait point et que leur projet de mariage ne pourrait plus prospérer. Blessé dans son orgueil par ce revirement, l’homme se résout à proférer des menaces à l’encontre de celle qui refuse de vivre avec lui et ce, après quelques actions de séduction et de bons offices sans succès.
Dans la matinée du 11 novembre 2002, Kolézan rejoint Kila dans le champ de coton de cette dernière. Celle-ci était occupée à la récolte. Une discussion engagée entre les deux a tourné au vinaigre. Mort s’en est suivie : le corps en état de putréfaction avancée de Kila sera retrouvé dans un trou de termitière à 100 mètres environ du champ cinq jours plus tard, soit le 16 novembre. Kolézan Sabi Aboudou sera interpellé puis écroué le 28 novembre 2002, soit près de 13 ans de détention aujourd’hui.
Hier à la barre comme à toutes les étapes de la procédure, Kolézan Sabi Aboudou a reconnu les faits mis à sa charge. « Je me suis rendu dans le champ pour m’enquérir de la raison de son changement d’avis au sujet de notre projet de mariage. Elle m’a répondu que je l’embête. Puis, elle a voulu me saisir par le cou et j’ai esquivé. Je me suis rappelé de toutes les souffrances que j’endure dans cette affaire. Enervé, je lui ai donné une paire de gifles et elle s’est écroulée. Je l’ai prise dans mes bras et j’ai constaté quelques minutes après qu’elle ne vivait plus...Je l’ai tiré sur une certaine distance pour la déposer dans un trou mitoyen à une termitière», raconte l’accusé acculé de questions. Dans sa version des faits, il réfute l’intention criminelle et confie qu’il ne voulait que «corriger» cette femme à qui il affirme avoir donné 2000 F CFA pour lui témoigner son affection, puis 5000 F CFA pour aller chercher ses effets, et plus tard 35 000 F CFA pour s’acheter des choses, en dehors des libéralités en direction de sa mère à travers des dons d’ignames. «Je regrette vraiment mon acte et je ne souhaite pas que cela arrive à personne, même pas à mon ennemi », laisse entendre Kolézan Sabi Aboudou pris de remords.
Il dit avoir été troublé après son acte, raison pour laquelle il n’a alerté personne, et que l’idée de se suicider lui serait même passée par la tête. Selon des personnes interrogées à l’enquête préliminaire, Kolézan s’est confié à un charlatan dans un village voisin pour avoir un remède afin de chasser l’esprit hantant d’une femme qu’il dit avoir tuée. Aucun témoin n’était présent hier à l’audience.
L’enquête de moralité n’est guère favorable à l’accusé. Le sieur Kolézan Sabi Aboudou serait de moralité douteuse ; il fréquenterait des jeunes accros de chanvre indien et serait souvent en état d’ébriété. Toutefois, le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure.

L’infraction d’assassinat retenue

Pour Bernardin Hounyovi, représentant le ministère public, l’accusé Kolézan Sabi Aboudou a bel et bien commis un acte d’assassinat et doit être puni conformément aux dispositions des articles 296 à 298 et 302 du Code pénal. Ne souffrant d’aucune anomalie mentale ou psychologique et donc lucide au moment de l’action aux termes du rapport d’expertise psychiatrique et médico-psychologique, il est accessible à la sanction pénale, conclut l’avocat général.
Coupable, il sera condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour la répression que mérite son acte, requiert le jeune magistrat.
Me Safiatou Bassabi Issifou défendant les intérêts de l’accusé, plaide une disqualification des faits d’assassinat et penche plutôt pour un meurtre parce que, selon elle, son client « n’a rien prémédité ». La défense estime que c’est l’amour qui a mal tourné et a conduit à cette situation déplorable qui a causé mort d’homme. Sur ce, l’avocat demande la clémence de la Cour pour que son client retrouve enfin sa famille après près de 13 ans déjà passé en tôle. En vain !
Sa plaidoirie n’aura modifié outre mesure la conviction des membres de la Cour puisqu’au délibéré, et statuant publiquement en matière criminelle non seulement elle retient le chef d’accusation d’assassinat, mais surtout corse la sanction suggérée par l’avocat général en portant la peine à 15 ans de réclusion criminelle. Ainsi, le quinquagénaire aux cheveux tout grisonnants, Kolézan Sabi Aboudou, passera encore deux ans et quatre mois avant de recouvrer sa liberté.

Société 12 juil. 2015


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