La Nation Bénin...
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Le Conseil des ministres s’est réuni en séances extraordinaires le mardi 23 et jeudi 25 juin 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
• Cyprienne Cakpo épouse Kadjégbin, mère de monsieur Fortunato Kadjégbin, magistrat, juge des mineurs au Tribunal de première instance de première classe de Parakou ;
• Aïssatou Ali épouse Bakary, mère de monsieur Nourou Dine Bakary, magistrat, juge du 2è Cabinet d’Instruction au Tribunal de première instance de première classe de Parakou;
• Marie Adikpéto épouse Capo-Chichi et Kodjo Hubert A. Capo-Chichi, belle-mère et beau-père de monsieur Pierre Dassoundo Ahiffon, magistrat, juge du 1er Cabinet d’Instruction et président par intérim du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo ;
• Florentin Kélomey Azondékon, ancien comptable de l’Institut de Formation sociale, Economique et Civique (INFOSEC) à la retraite, père de monsieur D. Arnaud Kelomey, directeur adjoint de Cabinet du ministère de l’Industrie et du commerce.
Au cours de la séance, la secrétaire générale de la présidence de la République a rendu compte au Conseil des ministres d’un projet de réformes de la Chaîne de contrôle des structures, institutions et entreprises publiques.
De ce compte rendu, il ressort notamment l’analyse critique du fonctionnement de l’Inspection générale de l’Etat et les résultats qu’il a permis d’obtenir indiquent que nonobstant les efforts enregistrés dans l’instauration de la bonne gouvernance, on peut noter un manque d’impact certain qui tient pour l’essentiel :
- au manque de personnes adéquates et de ressources suffisantes ;
- à la concentration poussée sur les inspections au détriment des pratiques et techniques d’audits surtout l’Audit de performance et de contrôle internes ;
- à l’exploitation insuffisante des recommandations de ses rapports par les audités ;
- à la non publication de ses rapports et de ses activités.
De ce point de vue et tenant compte du contexte actuel et de la volonté affirmée du gouvernement d’approfondir la lutte contre la corruption et d’assurer une meilleure gouvernance au profit de l’Etat, des entreprises publiques et des populations, le Conseil des ministres a décidé de la création en lieu et place de l’Inspection général d’Etat, du bureau de l’Auditeur général avec à sa tête un auditeur général.
Dans cette perspective, le Conseil des ministres a instruit le Premier ministre de présider un comité comprenant le ministre d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, le garde des sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme et le conseiller spécial du président de la République chargé de la gouvernance des Entreprises publiques et du contrôle interne à l’effet de la prise d’un décret portant attributions, organisation et fonctionnement de la nouvelle structure.
Le ministre d’Etat chargé des OMD-ODD et des grands travaux, a rendu compte au Conseil des ministres des problèmes relatifs à l’exécution de certaines mesures à mettre en œuvre dans le cadre de l’amélioration du climat de affaires au Bénin, au titre du DOING Business, notamment dans les domaines de :
- la création d’entreprise : la réforme du Guichet unique de formalisation des Entreprises (GUFE) dont l’objectif principal à atteindre était la création d’entreprise dans un délai d’une (1) heure maximum est en cours de réalisation. Des diligences doivent se poursuivre au niveau du ministère de la Communication ;
- le commerce transfrontalier: après l’installation du Coordinateur du Centre commun de pré-dédouanement (CCP), la dématérialisation des documents de pré-dédouanement est devenue une réalité ;
- l’accès en ligne aux informations relatives aux sûretés inscrites au Registre de commerce et du crédit mobilier a été facilité mais pour ce qui est de la possibilité d’inscrire directement en ligne lesdites sûretés au même registre, certains travaux restent à faire.
En prenant acte du compte rendu, le Conseil des ministres a instruit :
- le ministre chargé de la Télécommunication d’instruire le directeur général de Bénin Télécom à veiller à ce que l’interconnexion entre la direction générale des Impôts et le GUFE soit opérationnelle immédiatement afin de maintenir les délais de création d’entreprise à une (1) heure;
- le ministre d’Etat en charge des Finances de mettre immédiatement à la disposition des prestataires du ministère de la Justice tout moyen nécessaire, qui permettra l’exécution des travaux relatifs à la conception d’un portail web pouvant permettre l’inscription des sûretés directement en ligne.
Le Conseil des ministres a également examiné sept (07) dossiers relatifs aux secteurs de :
1. l’Agriculture notamment :
- le règlement des dettes envers les producteurs, les transporteurs, les transitaires et le Génie militaire
Le gouvernement du Bénin a décidé d’affecter trente milliards (30.000.000.000) de francs CFA au paiement des acteurs de la filière cotonnière au titre de la campagne 2014-2015.
A cet effet, il a procédé à la répartition de ce montant au profit des producteurs, des transporteurs, des Egreneurs, des transitaires, du génie militaire pour la réfection des pistes et d’autres acteurs.
Dans ce cadre, le gouvernement a accordé la priorité aux braves producteurs en adoptant la répartition ci-après :
- Producteurs: 15 487 600 320 FCFA pour solde (y compris crédit FNM) de tous comptes.
- Transporteurs: 8 141 155 332 FCFA pour solde de tout compte.
- Egreneurs: 2 000 000 000 FCFA
- Transitaires: 1 000 000 000 FCFA
- Génie Militaire: 500 000 000 FCFA
- Frais de marché: 50 000 000 FCFA
- Prestations ONS: 40 000 000 FCFA
- Prestations SONAPRA 40 000 000 FCFA
- Audit des comptes : 200 000 000 FCFA
- Acquisition Herbicides au titre de la campagne 2015-2016 : 2 539 150 000 FCFA
Ce faisant, le gouvernement a honoré ses engagements vis-à-vis des producteurs de coton et les encourage à se mobiliser davantage afin d’améliorer le niveau de production du coton qui devrait atteindre pour 2015-2016 plus de 500.000 tonnes par l’accroissement des emblavures. Le gouvernement rassure tous les acteurs de la filière coton, qu’en relation avec la BOAD, les dispositions sont prises pour boucler le schéma de financement de la campagne 2015-2016.
- La distribution de 100 kits de tracteurs.
En effet aux fins d’encourager les producteurs dans la production cotonnière et pour atténuer sensiblement la pénibilité de leur travail, le gouvernement a offert aux paysans 100 kits de tracteurs. Ces engins convoyés par le Génie militaire seront remis aux associations de producteurs qui en assureront la distribution selon les critères qu’elles auront démocratiquement arrêtés. Le conseil a ainsi décidé de répartir les cent kits comme il suit :
- Atacora-Donga : 30 à raison de 20 pour l’Atacora et 10 pour la Donga ;
- Borgou-Alibori 35 ;
- Zou-Collines 12 ;
- Mono 10
- Ouémé-Plateau 10
- Armée et SOBEH 3 dont 1pour SOBEH.
2. Des infrastructures
Le ministre des Travaux publics et des Transports a rendu compte au Conseil du point de l’évolution des grands travaux en cours. Il ressort de ce point que les projets routiers sous financement direct se poursuivent, il s’agit notamment de :
- la route Akassato-Bohicon ;
- Godomey-Pahou ;
- Pahou-Ouidah- Illacondji ;
- Ouidah-Allada avec la bretelle Pahou-Tori ;
- Kandi-Ségbanan-Samia ;
- Bodjècali-Madécali-Illoua ;
- Pont sur le fleuve Mono.
En ce qui concerne les projets dont le financement est assuré par le contrat d’arrangement avec la BOAD, le Conseil des ministres a instruit le ministre des Travaux publics, des ODD et le ministre d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, d’accélérer les procédures des différents contrats afin de faciliter la poursuite de l’exécution des travaux. Il s’agit des projets d’aménagement et de bitumage des routes :
- Parakou-Djougou ;
- Comé-Lokossa-Dogbo avec la bretelle Zounhouè-Athiémé ;
- Frontière Togo-Tchetti-Savalou et Logozohouè-Glazoué ;
- Djrègbé-Dja-Owodé.
Le Conseil a par ailleurs, instruit le ministre des Travaux publics et des transports d’accélérer les procédures de finalisation des conventions de financement des travaux d’aménagement et de bitumage des routes :
- Tangbo-Zè et Houègbo-Toffo ;
-Dogbo-Toviklin-Klouékamè-Adjahommè (30, 80 km) et Klouékamè-Lalo (7,85km) ;
- RNIE1 Cococodji-Hêvié-Ouèdo.
Par ailleurs, des instructions fermes ont été données au ministre des Travaux publics et des transports de faire démarrer dès lundi 29 juin 2015, les travaux d’aménagement et de bitumage de la bretelle Biro-Pèrèrè.
Le ministre des Travaux publics et des transports a rendu compte au Conseil, de la levée de la mesure relative à l’augmentation des frais de visites techniques des véhicules par le Centre national de Sécurité routière.
3. Dans le secteur portuaire.
Le Conseil des ministres s’est penché sur la prime de cinq mille (5000) francs instaurée par la CCIB au titre des frais d’achat d’imprimé DDU. Le Conseil des ministres a retenu le maintien de l’achat du DDU à 580 F CFA en attendant que la commission mise en place pour connaître les tenants et les aboutissants puisse déposer ses conclusions au terme des deux (02) semaines qui lui ont été imparties.
Le Conseil invite tous les acteurs concernés et qui sont du reste membres de la commission à s’en tenir à leur engagement pris de ne jamais poser d’acte qui ternisse l’image et porte atteinte à la compétitivité du port de Cotonou.
4. Dans le secteur de l’Energie.
Le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de l’Energie et le ministre en charge des ODD de présenter sous huitaine au Conseil le point de la situation énergétique du Bénin et d’élaborer une politique d’accès de tous les citoyens à l’électricité par le truchement des compteurs prépayés.
5. Dans le domaine de la Télévision numérique terrestre (TNT).
En examinant le point fait sur la question par le ministre en charge des communications, le Conseil des ministres l’a instruit aux fins de prendre toutes les dispositions appropriées pour qu’à l’horizon de fin décembre 2015, le Bénin rejoigne le peloton des pays qui ont réussi le passage au numérique, la mobilisation des ressources nécessaires soit 35 milliards étant aujourd’hui une réalité.
Au point 6 des questions examinées, le Conseil des ministres a approuvé la signature de l’avenant n°3 à la convention minière de la société Nouvelle cimenterie du Bénin (NOCIBE).
La signature de cet avenant permettra à la NOCIBE de se conformer aux dispositions en vigueur pour son agrément au régime préférentiel des échanges intracommunautaires de l’UEMOA tel que prévu par le protocole additionnel n° III/2001 du 19 décembre 2001.
Au point 7 des questions examinées, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de l’Economie de mettre à la disposition de la communauté islamique du Bénin, la somme de cent millions (100 000 000) de francs CFA afin de soutenir nos compatriotes musulmans dans leur effort de carême.
Le gouvernement saisit cette opportunité pour remercier nos frères musulmans pour leurs prières en vue de solliciter la clémence d’Allah le miséricordieux sur notre pays le Bénin afin que nous jouissions de ses bienfaits, de la paix et de la stabilité.
Enfin les nominations suivantes ont été prononcées :
A la présidence de la République
o Conseiller technique du président de la République à l’Economie numérique : monsieur Jules Dégila ;
Au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche :
o directeur général de la SONAPRA : Monsieur Jacob Ichola
Fait à Cotonou, le 25 juin 2015
Le secrétaire général
du gouvernement,
Alassani Tigri

Annoncée depuis longtemps, la CCEI Bank Bénin s’installe enfin pour le bonheur de ses usagers. L’agrément lui donnant le droit de s’implanter lui a été accordé par les autorités compétentes du Bénin, suite au projet piloté par Joseph Tindjou Djamani qui en est d’ailleurs le président du Conseil d’administration. Cette nouvelle institution financière se propose d’ores et déjà de permettre aux populations béninoises, non seulement de bénéficier de son expertise en matière de banque mais et surtout d'offrir aux opérateurs économiques béninois plus de services et de facilités.
La CCEI Bank veut aller beaucoup plus loin que ce qui est habituellement offert aux usagers par les banques traditionnelles. Selon des sources, cette banque serait une filiale du grand groupe AFRILAND FIRST BANK et, serait le deuxième groupe bancaire en Afrique centrale selon le classement 2013 des deux cent meilleures et plus grandes banques africaines. Après seulement trois années d’existence, cette banque est devenue la première au Cameroun et en Guinée Equatoriale.
Le groupe Afriland va ainsi ouvrir sa onzième filiale en Afrique en plus de ses bureaux de liaison en Chine et en France.
Pour réussir cette implantation au Bénin, les instances de la CCEI se sont appuyées sur la CCEI Bank Guinée Equatoriale. L’argument majeur qui sous-tend ce choix réside dans ses ratios jugés plus intéressants et plus à même d’enlever la décision des autorités monétaires compétentes du Bénin et aussi celui du régulateur du secteur bancaire de l’espace UEMOA. L’accord de l’agrément montre s’il le fallait que les instances de la CCEI Bank ne se sont pas trompées dans le choix du pilote de leur projet.
Afriland First group le holding bancaire est basé en Suisse. Il chapeaute et contrôle le réseau de banques dirigé par le Camerounais Paul Kammogne Fokam et l’Organisme néerlandais de développement (FMO). La création de la filiale béninoise de cette banque, suite au rachat d’Acces bank Côte d’Ivoire, traduit la volonté de ce groupe de renforcer sa présence dans la zone de l’Union économique et monétaire Ouest africain, (UEMOA).
L’arrivée prochaine du directeur général Augustin DIAYO consacrera l’ouverture officielle et le lancement des activités de cette nouvelle banque. Le siège est situé dans la zone commerciale de Ganhi avec la mise en place dans un bref délai des agences dans plusieurs quartiers de Cotonou. Les autres villes importantes du Bénin telles que Porto-Novo, Parakou, etc ne seront pas du reste. Une nouvelle révolution s’annonce donc dans ce secteur d’activité. Révolution qui apportera un ballon d’oxygène aux opérateurs économiques présents sur le territoire national afin de donner un nouveau souffle et un nouveau dynamisme à leurs activités.
Par Herman LOBOTOE (Collaboration extérieure)
Actualités 07 juil. 2015

Sous les feux de la rampe depuis quelques mois, l’artiste de la musique Pélagie la vibreuse a dévoilé au cours du week-end écoulé, quelques-uns de ses projets à court terme, de même que les nouveaux concepts avec lesquels elle compte tenir en haleine son public surtout au cours de cette période des vacances. Elle a ainsi eu l’occasion d’aborder son nouveau concept « Waba 229 dance », sans oublier ses deux nouveaux clips « Papa chéri » et « Vivi ».
Pour les shows des vacances 2015, les amateurs de la musique béninoise se détendront sans doute avec de nombreux artistes. Dans cette perspective, Pélagie la vibreuse veut aussi faire parler d’elle. Celle qui se fait appeler «Shakira à la Béninoise», entend ainsi renouer et maintenir le contact avec ses fans. Lesquels ont eu le temps ces derniers mois, de découvrir les innovations de la musique de cette artiste. En plus d’assurer régulièrement la production de ses disques, la danseuse aux mouvements aguichants a aussi inventé le concept «Waba 229 dance». Une innovation qui fait beaucoup parler actuellement et qui constituera sans doute le plat de résistance des prochaines sorties de l’artiste. Préférant garder le secret de ce concept pour ses fans et pour les femmes du marché Dantokpa au sein desquelles, sa côte de popularité serait montée dernièrement, elle a été néanmoins contrainte le week-end écoulé, sur un plateau de télévision, d’en livrer les grands axes et même de se donner à une petite démo.
Cela promet ! Pourrait-on dire et les vacances seront aux couleurs du «Waba 229 dance», en attendant les autres projets en instance au niveau de l’artiste. Projets au nombre desquels, son grand show pour la fête de Noël 2015 est inscrite en lettres capitales. L’actualité avec Pélagie la vibreuse, c’est aussi la sortie, il y a peu, de ses clips «Papa chéri» et
«Vivi ». L’année artistique 2015 est donc visiblement bien partie pour elle. D’ailleurs, elle ne s’en cache pas. Le bilan qu’elle fait des six premiers mois en plus d’être reluisant, augure de bonnes perspectives.

Hauts conseillers et cadres administratifs du Conseil économique et social (CES) sont en séminaire de formation depuis hier lundi 6 juillet à Kétou sur le thème: « La problématique de l’accès à l’eau et la politique de l’eau dans les communes du Bénin». Les travaux qui prennent fin demain ont été ouverts par le président de l’institution en personne, Tabé Gbian.
La question de l’accès des populations à l’eau potable préoccupe au plus haut point le Conseil économique et social (CES). L’institution organise depuis hier lundi 6 juillet à Kétou, au profit de ses membres et ses cadres administratifs, trois jours de travaux pour s’outiller sur tous les contours de cette problématique. Cette formation s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision des membres du CES de s’auto-saisir désormais des dossiers touchant directement le vécu quotidien des populations, en vue de faire des recommandations à l’endroit du gouvernement et de l’Assemblée nationale.
Pour le président du CES, Augustin Tabé Gbian qui a ouvert les assises, ce séminaire offre une occasion pour les participants de mieux s’imprégner des méandres de cette question aussi préoccupante qu’est l’accès à l’eau au Bénin afin de permettre à l’institution de mieux assumer son rôle de veille citoyenne. Car, selon lui, l’eau est une denrée très importante. Elle est source de vie. C’est donc à juste titre que les préoccupations liées à l’eau potable et à l’assainissement ont été inscrites au point 7 des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). En témoigne également la kyrielle d’initiatives prises par le Bénin avec le plus souvent, l’appui des Partenaires technique et financiers. Augustin Tabé Gbian saluera les multiples programmes conçus tant au bien national qu’international afin de faciliter aux populations son accès en quantité et en qualité. Mais ses énormes efforts consentis dans le sens de la maîtrise et de la disponibilité de l’eau, souligne le président du CES, n’ont pas permis de régler entièrement la problématique liée à son accès.
Défis à relever
D’importants défis restent à relever pour l’atteinte des objectifs. C’est tout le bien-fondé du séminaire de formation qu’organise le CES à Kétou.
Il s’agira pour les participants, pendant les trois jours de travaux, de réfléchir et de renforcer leurs capacités sur les goulots d’étranglement dans le secteur de l’eau et le mécanisme juridique et institutionnel de la gestion de l’eau au Bénin. Ils auront à se pencher par ailleurs, sur la politique nationale de l’eau en République du Bénin, la qualité de l’eau consommée aussi bien en milieu urbain que rural. Toutes ces préoccupations seront cernées à travers des communications que présenteront des experts avertis de la problématique de l’accès à l’eau au Bénin. « Une appropriation des différents enseignements reçus au cours de ce rendez-vous du donner et du recevoir permettra aux conseillers de proposer éventuellement aux gouvernants une approche durable de la question», a précisé le président Augustin Tabé Gbian qui n’a pas manqué de donner les raisons du choix de la ville de Kétou retenue pour abriter ce séminaire. Le choix de cette cité historique a beaucoup ému le représentant du préfet des départements de l’Ouémé-Plateau, Thomas Fagbité. Il est aussi revenu sur l’importance de l’eau dans la vie de l’homme, avant de saluer le CES pour avoir pris l’initiative de ce séminaire qui donne la preuve de son engagement citoyen pour la réduction des peines des populations de nos villes et campagnes. Thomas Fagbité a souhaité que les recommandations issues des travaux puissent effectivement servir à trouver la meilleure formule pour régler une fois pour toute, la question de l’accès à l’eau potable au Bénin.

Du 13 au 16 juillet prochain, se tiendra à Addis-Abeba en Ethiopie, la Conférence sur le financement du développement. En prélude à cette rencontre, le mouvement citoyen Action/2015 Bénin a organisé, vendredi 3 juillet dernier au CODIAM à Cotonou, une conférence de presse pour exposer ses attentes. C’est sous la présidence de Gustave Assah, président de la Coalition Action/2015 Bénin.
Le mouvement citoyen Action/2015 Bénin attend beaucoup de la Conférence internationale sur le financement du développement prévue du 13 au 16 juillet prochain à Addis-Abeba. C’est ce qu’on peut retenir de la conférence de presse qu’il a organisée vendredi dernier.
Dans son intervention, Gustave Assah, président de la Coalition Action/2015 Bénin, a fait savoir que «les fonds pour financer l’avenir existent». Mais il a déploré que ces fonds soient «dissimulés dans des comptes offshores, accaparés par les échappatoires fiscales des grandes entreprises».
De même, a-t-il renchéri, ils sont enfouis dans des engagements d’assistance internationale impayés, gaspillés dans les intérêts de la dette et les subventions onéreuses accordées aux combustibles fossiles, polluants. La conséquence, c’est que la pauvreté sévit notamment en Afrique, l’environnement est détruit et la vie est menacée, le financement fait défaut pour investir dans les projets de développement. Pour faire changer les choses, le mouvement Action/2015 Bénin nourrit des attentes vis-à-vis des assises sur le financement du développement. Selon Gustave Assah, cette conférence d’Addis-Abeba offre, entre autres, l’opportunité de transformer les ambitieux objectifs de développement et les accords sur le climat en cours de négociation à l’ONU et d’obtenir des progrès plus rapides pour les 15 prochaines années. Pour cela, Action/2015 Bénin demande que lors de la conférence, les dirigeants prouvent leur engagement suivant trois axes. D’abord, ils doivent intensifier l’assistance internationale, leurs appuis aux droits de l’Homme et leurs engagements financiers en faveur des priorités de la santé, de l’éducation, etc. Ensuite, ils doivent «tacler l’injustice fiscale» en s’assurant que les plus riches entreprises, les multinationales paient leurs parts. A ce sujet, a souligné Gustave Assah, les gouvernements doivent mettre fin aux paradis fiscaux. Enfin, les assises doivent prendre des mesures pour un financement équitable. Car, pour Gustave Assah, les objectifs du développement et les actions nécessaires en faveur du climat ne seront réalisés que si les plus pauvres et les plus vulnérables parviennent à prendre en main leur propre développement.
Quant à Joël Hounguè, coordonnateur du mouvement Action/2015 Bénin, il a justifié la démarche du mouvement en indiquant qu’il se veut le porte-parole des sans voix et espère que les assises d’Addis-Abeba iront dans le sens des attentes exprimées. «Le message clé de notre campagne est de mettre un terme à la pauvreté, aux inégalités et au changement climatique», a-t-il insisté.

C’est parti pour l’édition 2015 de la session régionale de formation en droits humains et droit des réfugiés. Organisée par la Chaire UNESCO des Droits de la personne et de la démocratie de l’Université d’Abomey-Calavi en collaboration avec le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), elle a été ouverte hier lundi 6 juillet à Cotonou avec, au cœur des échanges, le thème «Voies de recours contre la violation des droits de l’Homme et des réfugiés dans un Etat de droit».
Organisée chaque année avec l’appui des personnes en charge de la protection des Droits humains et de la Démocratie en Afrique francophone, cette formation de courte durée en est à sa seizième session, qui dure jusqu’au 17 juillet prochain, et bénéficie du soutien de la Fondation Konrad Adenauer (FKA) et de l’Institut danois des Droits de l’Homme (IDDH). A cet effet, le titulaire de la Chaire UNESCO, le professeur Noël Gbaguidi, a dit l’honneur et la reconnaissance de son institution pour la confiance à elle témoignée. Puis, il a rappelé que la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 prescrit à l’Etat, l’enseignement et la diffusion des Droits de l’Homme. Une quête perceptible dans presque tous les Etats africains, notamment en Afrique de l’Ouest et du Centre. C’est dans ce cadre que se situe la formation, fait-il valoir, insistant sur la nécessité de la diffusion de l’esprit des Droits humains, de la culture des Droits humains. En outre, Noël Gbaguidi enseigne combien l’Etat de droit et la mise en place de mécanismes de sanction de la violation des droits humains, sont importants. En ce que l’Etat de droit suppose la séparation des pouvoirs, les libertés et les droits proclamés, l’action des gouvernants contrôlée, des instances juridictionnelles indépendantes instituées. C’est cela qui contribuera à la réalisation desdits droits, dit-il, exhortant les participants à se rendre disponibles pour recevoir les enseignements, à commencer par la conférence inaugurale du professeur Joseph Djogbénou.
Partenaire de la formation, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, par la voix de son chef du Bureau de la représentation de l’UNHCR à Cotonou, Pépin Glèlè, évoque 59,5millions de personnes en migration forcée en 2014, contre 51,2 en 2013. Des personnes dont la moitié est constituée d’enfants, et qui sont en butte à la persécution ou à des situations de violences généralisées. C’est pourquoi, fait savoir Pépin Glèlè, le HCR travaille avec d’autres organisations internationales, organisations non gouvernementales et avec les réfugiés, au renforcement de l’environnement de protection ainsi qu’à la recherche des solutions durables. Faisant un focus sur le Bénin, le chargé de Bureau de l’UNHCR à Cotonou se réjouit qu’il ait toujours été disposé à accueillir demandeurs d’asile et réfugiés, pour leur offrir protection, partager avec eux les moyens disponibles et accepter qu’ils s’intègrent localement. Une marque de générosité qu’il faut saluer, relève-t-il, dans un contexte où des frontières se ferment et où l’on assiste aux drames de l’immigration.
Par ailleurs, profitant de cette tribune, Pépin Glèlè attire l’attention sur les affres de l’apatridie, domaine dans lequel le Bénin s’illustre aussi en étant le premier pays africain et le troisième au monde, à disposer d’un plan d’action 2014-2024 d’éradication de l’apatridie.
Par delà, laisse-t-il entendre, le partenariat HCR-Chaire UNESCO vise à contribuer à l’émergence et à l’ancrage d’une culture des droits humains. Perspective qui induit que l’émergence de la culture des droits humains est essentielle, car exercer la fonction de protection suppose avant tout une bonne connaissance du cadre juridique afin de pouvoir travailler avec efficacité, indique Pépin Glèlè; engageant les participants à se faire assidus et réceptifs aux enseignements.

La Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a connu samedi 4 juillet dernier d’une affaire de coups mortels pour laquelle le prévenu Mama Oumarou était appelé à répondre à la barre. Au terme de l’audience qui s’est déroulée sous la houlette du président Ignace Edouard Gangny, il a été condamné à six mois d’emprisonnement alors qu’il avait déjà passé cinq ans en tôle.
«Bina Sambo fut le premier époux de dame Pétou Abdoulaye, 37 ans, ménagère avec qui il eut un enfant avant leur divorce. Elle s’est remariée à un autre homme dont elle s’est séparée par la suite pour rejoindre le domicile de ses parents. Par la suite, Pétou fit la connaissance de Mama Oumarou avec qui elle vit au domicile de ses parents. Bina Sambo, le premier époux qui n’a toujours pas digéré le départ de son ex-femme, ne cessait de proférer des menaces à l’encontre du nouveau couple. Dans la nuit du 13 au 14 juillet 2010, l’ex-mari s’est rendu au domicile du couple vers 1heure du matin. Il ouvrit la porte de la chambre qui n’était pas fermée à clé et se mit à rouer de coups Mama Oumarou. Ce dernier réussit à lui prendre le coupe-coupe qu’il portait et parvint à lui donner un coup à la tête. L’assaillant sort de la chambre mais en chemin, il tombe un peu plus loin dans un champ où il rendit l’âme ». Ce sont les faits qui ont conduit dans le box des accusés samedi dernier, le bouvier peulh d’origine nigériane Mama Oumarou, 35 ans, domicilié à Sinendé et mis sous mandat de dépôt depuis le 19 juillet 2010.
L’audience pour son jugement est présidée par Ignace Edouard Gangny ; ses assesseurs ont noms : Epiphane Yéyé et Adame Nouhoum Banzou. La Cour était également composée des jurés Sylvestre Sacca Lafia, Clarisse Mandopa Dogo, Justin Franck Kanchémey et Yaya Akodan. Le greffier de l’audience s’appelle Me Cosme Dègla.
Comme à l’enquête préliminaire ou devant le magistrat instructeur, l’accusé n’a pas nié les faits samedi dernier. Devant la Cour, il dit regretter son acte et souligne qu’il n’avait aucune intention de donner la mort à son agresseur. Ce qui est arrivé n’est qu’un malencontreux incident et sa foi musulmane ne lui permet pas de commettre un crime, se défend-t-il.
Soulignons que le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Il était lucide au moment des faits.
En qualité de sachant, dame Pétou Abdoulaye a déposé aussi à la barre. Elle était enceinte. Le père de la victime était aussi présent à l’audience. Il s’est même constitué partie civile et a réclamé 700.000 francs CFA à titre de dommages et intérêts.
Légitime défense, six mois d’emprisonnement
Pour Francis Bodjrènou qui occupait le fauteuil du ministère public, les éléments de coups mortels sont réunis, en ce sens que le prévenu a porté des coups à la victime et l’a d’ailleurs reconnu, que sa volonté de causer des blessures à la victime est manifeste et que le coup porté a entraîné la mort. Mais, relativise-t-il, il s’agit d’une riposte de l’accusé vu que personne d’autre ne pouvait arrêter l’agresseur dans son élan, lui qui a violé le domicile de Mama Oumarou pour s’attaquer à lui. Dans le cas d’espèce, il s’agit d’une légitime défense conformément à l’article 328 du Code pénal, conclut l’avocat général Francis Bodjrènou. En fait, tous les éléments de l’excuse de la provocation sont réunis, note-t-il, se basant sur les dispositions de l’article 321 du Code pénal. Fort de ce développement, il requiert deux ans d’emprisonnement contre Mama Oumarou.
Comme l’on pouvait s’y attendre, l’avocat-conseil de l’accusé s’est attelé à défendre la cause de légitime défense en faveur de son client qui, dit-il, ne s’est pas maîtrisé face à l’agresseur qui l’a roué de coups de bâton. Pour Me Victorien Fadé, son client ne méritait pas de passer cinq ans de vie carcérale pour ces faits. Il plaide son acquittement pur et simple.
Au délibéré, la Cour déclare Mama Oumarou coupable de coups mortels, le condamne à six mois d’emprisonnement ferme et aux frais envers l’Etat et ordonne la confiscation de la machette mise sous scellée. Ayant déjà passé cinq ans en prison, l’accusé recouvre ainsi sa liberté si d’autres charges ne sont pas retenues contre lui.
Par rapport aux 700.000 F CFA réclamés par le père du défunt et qui l’aideraient, à l’en croire, à aider à prendre en charge la veuve et les cinq orphelins à lui laissés, la Cour après en avoir délibéré a renvoyé la cause à une prochaine session faute de pièces justificatives des prétendues charges.

La Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a connu samedi 4 juillet dernier d’une affaire de coups mortels pour laquelle le prévenu Mama Oumarou était appelé à répondre à la barre. Au terme de l’audience qui s’est déroulée sous la houlette du président Ignace Edouard Gangny, il a été condamné à six mois d’emprisonnement alors qu’il avait déjà passé cinq ans en tôle.
«Bina Sambo fut le premier époux de dame Pétou Abdoulaye, 37 ans, ménagère avec qui il eut un enfant avant leur divorce. Elle s’est remariée à un autre homme dont elle s’est séparée par la suite pour rejoindre le domicile de ses parents. Par la suite, Pétou fit la connaissance de Mama Oumarou avec qui elle vit au domicile de ses parents. Bina Sambo, le premier époux qui n’a toujours pas digéré le départ de son ex-femme, ne cessait de proférer des menaces à l’encontre du nouveau couple. Dans la nuit du 13 au 14 juillet 2010, l’ex-mari s’est rendu au domicile du couple vers 1heure du matin. Il ouvrit la porte de la chambre qui n’était pas fermée à clé et se mit à rouer de coups Mama Oumarou. Ce dernier réussit à lui prendre le coupe-coupe qu’il portait et parvint à lui donner un coup à la tête. L’assaillant sort de la chambre mais en chemin, il tombe un peu plus loin dans un champ où il rendit l’âme ». Ce sont les faits qui ont conduit dans le box des accusés samedi dernier, le bouvier peulh d’origine nigériane Mama Oumarou, 35 ans, domicilié à Sinendé et mis sous mandat de dépôt depuis le 19 juillet 2010.
L’audience pour son jugement est présidée par Ignace Edouard Gangny ; ses assesseurs ont noms : Epiphane Yéyé et Adame Nouhoum Banzou. La Cour était également composée des jurés Sylvestre Sacca Lafia, Clarisse Mandopa Dogo, Justin Franck Kanchémey et Yaya Akodan. Le greffier de l’audience s’appelle Me Cosme Dègla.
Comme à l’enquête préliminaire ou devant le magistrat instructeur, l’accusé n’a pas nié les faits samedi dernier. Devant la Cour, il dit regretter son acte et souligne qu’il n’avait aucune intention de donner la mort à son agresseur. Ce qui est arrivé n’est qu’un malencontreux incident et sa foi musulmane ne lui permet pas de commettre un crime, se défend-t-il.
Soulignons que le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Il était lucide au moment des faits.
En qualité de sachant, dame Pétou Abdoulaye a déposé aussi à la barre. Elle était enceinte. Le père de la victime était aussi présent à l’audience. Il s’est même constitué partie civile et a réclamé 700.000 francs CFA à titre de dommages et intérêts.
Légitime défense, six mois d’emprisonnement
Pour Francis Bodjrènou qui occupait le fauteuil du ministère public, les éléments de coups mortels sont réunis, en ce sens que le prévenu a porté des coups à la victime et l’a d’ailleurs reconnu, que sa volonté de causer des blessures à la victime est manifeste et que le coup porté a entraîné la mort. Mais, relativise-t-il, il s’agit d’une riposte de l’accusé vu que personne d’autre ne pouvait arrêter l’agresseur dans son élan, lui qui a violé le domicile de Mama Oumarou pour s’attaquer à lui. Dans le cas d’espèce, il s’agit d’une légitime défense conformément à l’article 328 du Code pénal, conclut l’avocat général Francis Bodjrènou. En fait, tous les éléments de l’excuse de la provocation sont réunis, note-t-il, se basant sur les dispositions de l’article 321 du Code pénal. Fort de ce développement, il requiert deux ans d’emprisonnement contre Mama Oumarou.
Comme l’on pouvait s’y attendre, l’avocat-conseil de l’accusé s’est attelé à défendre la cause de légitime défense en faveur de son client qui, dit-il, ne s’est pas maîtrisé face à l’agresseur qui l’a roué de coups de bâton. Pour Me Victorien Fadé, son client ne méritait pas de passer cinq ans de vie carcérale pour ces faits. Il plaide son acquittement pur et simple.
Au délibéré, la Cour déclare Mama Oumarou coupable de coups mortels, le condamne à six mois d’emprisonnement ferme et aux frais envers l’Etat et ordonne la confiscation de la machette mise sous scellée. Ayant déjà passé cinq ans en prison, l’accusé recouvre ainsi sa liberté si d’autres charges ne sont pas retenues contre lui.
Par rapport aux 700.000 F CFA réclamés par le père du défunt et qui l’aideraient, à l’en croire, à aider à prendre en charge la veuve et les cinq orphelins à lui laissés, la Cour après en avoir délibéré a renvoyé la cause à une prochaine session faute de pièces justificatives des prétendues charges.

Les responsables de l’Alliance RB-RP ont organisé, hier lundi 6 juillet à Cotonou, un point de presse qui a porté sur les résultats des élections du 28 juin dernier. Il a été animé par Luc Atrokpo et Brice Chanhoun, respectivement, secrétaire exécutif national de la Renaissance du Bénin et directeur adjoint de campagne chargé du processus électoral, en présence d’autres responsables de l’alliance.
«Si les responsables de l’alliance RB-RP se réjouissent d’avoir obtenu gain de cause au cours du scrutin du 28 juin dernier, il n’en demeure pas moins vrai que les informations concordantes suscitent de fortes inquiétudes», a confié Luc Atrokpo, le secrétaire exécutif de la Renaissance du Bénin. Pour lui, «des adversaires de la démocratie locale tapis dans l’ombre, cherchent à tordre le cou aux résultats sortis des urnes». C’est la raison pour laquelle, a-t-il indiqué, les responsables de l’alliance RB-RP veulent mettre en garde les auteurs potentiels de ces actes délictueux et répréhensibles visant à manipuler la réalité des urnes. L’alliance, poursuit-il, demande à la CENA de prendre toutes les mesures idoines pour arrêter ces dérives inacceptables. Elle attire l’attention de l’opinion publique locale, nationale et internationale sur les performances réalisées dans les diverses communes sur la base des résultats tels que relevés par ses représentants.
Luc Atrokpo a félicité les membres de la CENA pour avoir conduit avec dextérité et professionnalisme le scrutin avec auparavant, la campagne électorale qui s’est déroulée dans le calme sur l’ensemble du territoire. Cependant, relève-t-il, « Nous avons constaté quelques dysfonctionnements liés au manque de logos de partis ou alliances de partis en compétition sur les bulletins de vote dans certaines communes ainsi que de l’insuffisance des fiches de compilation, notamment à Cotonou». Il a également salué la promptitude avec laquelle la CENA et son président ont pris la sage décision de faire reprendre les élections dans les localités où ces anomalies ont été observées. «Nous ne saurions passer sous silence les incidents malheureux de Manigri et Malanville et exprimons notre compassion aux victimes», a retenu le secrétaire exécutif national de la RB.
«Au terme des dépouillements qui ont suivi le vote, nous avons constaté que l’alliance RB-RP a réalisé dans ses fiefs de très bons résultats», a-t-il fait remarquer, passant la parole au directeur adjoint de campagne chargé du processus électoral Brice Chanhoun.
Selon Brice Chanhoun, à Cotonou et dans ses fiefs, l’alliance a enregistré des résultats provisoires recueillis par ses représentants et elle lance un appel solennel et patriotique à la CENA afin que ses membres fassent diligence pour donner des résultats tels que sortis des urnes.
Sur ce point, Brice Chanhoun a communiqué pour Cotonou, Abomey-Calavi et les 23e et 24è circonscriptions électorales (dans les communes du Zou), des chiffres d’élus communaux, sur la base selon lui, des suffrages que les représentants de l’alliance auraient relevés pour elle.

Vendredi 3 juillet dernier, les responsables et membres de l’encadrement et de la formation du ballet national ont pris langue avec les nouvelles recrues dudit ballet à son siège. Au cours d’une séance de travail sobre et brève, elles ont été entretenues sur leurs cahiers de charge.
A l’instar des promotions qui les ont précédées, celle 2015 du ballet national est astreinte à une série d’obligations. Celles-ci ont été expliquées à la vingtaine de nouvelles recrues dudit ballet, vendredi dernier. Il était question pour le directeur du ballet national, Marcel Zounon, les maîtres chorégraphes Adolphe Coffi Alladé, Richard Adossou et Clément Kakpo et les autres membres de l’encadrement de fixer ces recrues sur leur cahier de charges. En réalité, ces derniers ont un contrat de cinq mois, entrant en ligne de compte pour la saison artistique 2015. Saison au cours de laquelle ces danseurs et danseuses porteront partout où besoin sera les couleurs nationales et défendront le Bénin et sa culture. Lourde responsabilité qui impose avant toute chose, discipline, respect de l’autorité, esprit d’équipe, assiduité… En somme, l’essentiel des règles à observer en amont et en aval pour une vie sociétale sans anicroches.
Au cours de cette séance de travail, les mises en garde du premier responsable du ballet étaient sans ambages. «Les règles sont fixées», et sans doute non négociables, leur a fait savoir le directeur Marcel Zounon. Comme lui, les membres de l’encadrement ont insisté sur la ponctualité aux répétitions, condition sine qua non pour être admis en salle et bien assimiler les enseignements. Passée cette petite mise au point visiblement bien reçue par ces nouvelles recrues, laquelle fait d’ailleurs office de séance de prise de fonction de la promotion 2015 du ballet national, elles ont été introduites dans le vif du sujet. Puisque c’est à cette étape que l’encadrement a repris le commandement pour la première séance de répétition.
Culture 06 juil. 2015