La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Plusieurs mois après l’incendie qui l’a décimé: L’espace culturel « Agbodo » d’Apollinaire Pèdé renaît de ses cendres

Le monde culturel et nombre de ses acteurs ont suivi avec émoi et effroi, le drame qui a frappé il y a quelques mois, l’espace culturel « Agbodo » sis à Adandokpodji dans la commune d’Abomey. Quelques mois après, les ruines cèdent déjà place à une nouvelle construction.

Apollinaire Pèdé, marchant à pas rassurant sur des caillasses derrière des ouvriers qui s’échinent à la tâche. Cette scène a de quoi épater, surtout ceux qui ont vécu il y a quelques mois, le drame qui a frappé cet acteur culturel. L’année dernière, un incendie avait dévasté l’ensemble des ateliers, de même que toutes les collections du sieur Pèdé. L’artiste en avait perdu la voix. On se rappelle même la vive émotion avec laquelle il contait cet épisode qui a fait basculer sa vie et sa carrière. A juste titre, parce que ce drame ne pouvait pas choisir pire moment ! En dehors de ces outils et objets de travail, de ses biens personnels et autres objets précieux et de grande valeur ramenés de ces nombreux voyages et séjours à travers le monde, l’artiste avait surtout perdu dans le temps, l’essentiel de l’exposition grandeur nature qu’il préparait pour un musée en France. Plus qu’un simple incendie, c’était donc toute une vie artistique qui était partie en fumée. Et comme il est de notoriété sous nos cieux, les cris de cœur et autres appels à la détresse d’Apollinaire Pédé n’ont pas vraiment eu de suites favorables. L’artiste, pourrait-on dire a été abandonné à son sort.

Mais le beau temps s’installant après la tempête, les ruines s’éclipsent à petits coups. L’homme a entrepris depuis peu la reprise de sa bâtisse, pour s’y réinstaller et reprendre à nouveau ses activités. Là encore, il faudra patienter, les travaux n’étant qu’à leurs débuts. Mais ce qui est heureux, c’est de voir que l’atelier « Agbodo » pousse à nouveau et que les cendres et les murs noirs, les toits brulés… bref la ruine qui s’est installée depuis plusieurs mois est enfin en train de disparaître. Nouvelle bâtisse certes, mais cela ne restituera pas la vraie perte engendrée par ce drame. Car, bien plus qu’une simple construction, c’est autour des objets artistiques et autres biens culturels perdus que demeure l’émotion. Aux heures chaudes du drame, Apollinaire Pèdé qui se refusait de pleurer sur le lait renversé, s’était contenté au cours d’un entretien à nous accordé de s’en remettre à Dieu. «Le pire aurait pu arri-
ver», s’était-il exclamé tout émotif. Une émotion qui se comprend, lorsqu’on sait que l’artiste qui venait de congédier ses ouvriers et collaborateurs après une rude journée de travail, poursuivait tout seul ses travaux, instant où survînt une coupure d’électricité. Et c’est à ce moment-là qu’il a entrepris d’aller dîner, le temps de revenir travailler nuitamment comme à ses habitudes. La suite, on la connaît. C’est qu’il n’y a jamais eu de suite et il n’y en aura plus jamais. Sauf peut-être dans les nouveaux locaux actuellement en construction de l’atelier «Agbodo». Lequel, érigé sur les ruines de l’ancien qui s’apparentait plutôt à un musée privé ne pourrait plus dégager la même vigueur culturelle, puisque émanant de vestiges et diminué des objets de valeur, des collections ramenées de dizaines de voyage et travaux à travers le monde et qui jadis faisait la fierté de cet atelier. Reste à savoir si l’artiste lui-même, à la suite de ce choc aura la même inspiration qu’on lui connaît depuis des décennies. Car, faut-il le rappeler, Apollinaire Pèdé qui passe pour un homme discret, est néanmoins l’homme à qui l’on doit les premiers bas-reliefs réalisés à la présidence de la République, sans oublier ceux de la place du Non-retour de Ouidah qui portent sa griffe à côté de celles d’autres artistes.

Culture 06 juil. 2015


Test sur la portée de la connexion 4G LTE de MTN Bénin: Les entrepreneurs et utilisateurs émettent une bonne appréciation sur cette innovation

Après avoir lancé vendredi 26 juin dernier, sa connexion Internet 4 G LTE, entendez Long Term Evolution, le directeur général de MTN Bénin, Malik Melamu, a convié les entrepreneurs à une soirée test de cette nouvelle technologie. C’était vendredi 3 juillet dernier à Cotonou, en présence des autorités de régulation des postes et télécommunications.

« Jai trouvé ça très rapide; je suis très impressionné». Telle est la tenueur de quelques appréciations glanées auprès des entrepreneurs ou utilisateurs qui ont fait le déplacement de l’hôtel où la soirée a été organisée vendredi 3 juillet dernier.
Mais avant cela, c’est le directeur général de MTN Bénin, Malik Melamu qui a d’abord planté le décor, vantant et présentant les mérites et autres avantages de la 4 G LTE.
Pour le DG/MTN Bénin, on bénéficie avec la 4G LTE d’un débit 10 fois plus rapide avec d’autres commodités comme la fluidité, la rapidité de la vidéo-conférence, l’émission et la réception plus facile des vidéos ainsi que des délais de téléchargements plus courts. Tout cela permet aux petites et moyennes entreprises et industries de non seulement mieux maîtriser leur communication mais également de bien évoluer comme elles le désirent et donc d’améliorer leurs conditions de travail.
Pour Malik Melamu, c’est une grande étape qui a été franchie et une fierté pour ses collaborateurs et lui, que le Bénin fasse partie des pays qui font usage de la 4G LTE.
Il en a profité pour renouveler sa gratitude aux partenaires financiers et collaborateurs qui ont permis la réalisation de cette prouesse. Voilà une manière, souligne-t-il, d’accompagner le Bénin et ses autorités dans leur profond désir de faire du Bénin le quartier numérique de l’Afrique. Il n’a plus alors, séance tenante, hésité à convier ses invités à faire des essais sur les dispositifs déployés sur place pour la circonstance.
«Je vous invite à essayer en fonction de votre situation géographique», lance Malik Melamu, rappelant que la technologie 4 G LTE est appelée à s’étendre progressivement à tout le pays. Pour l’instant elle n’est opérationnelle que sur 10 sites à Cotonou et 2 à Abomey-Calavi.
Soit pour Cotonou, entre autres, la zone de l’aéroport, Cadjèhoun, Gbégamey, Haie Vive, St Michel, Ganhi, Sènadé et Abomey-Calavi, le centre ville et Womey.
« Comme c’est un test, je l’ai trouvé très rapide avec mon portable. Avec les PC installés ici, c’est le même constat; et si cela marchait en situation réelle, ce serait très bien; c’est un pas de géant par rapport à ce qui est en train d’être fait», s’est réjoui Frédéric Kaboré, directeur national de Bornefonden, une ONG internationale. Car pour lui, cela débite à une vitesse intéressante et permettra désormais à ses collaborateurs et lui de mieux échanger que par le passé.
Ce que ne contredit nullement, Fanick Atchia, directeur Informatique chez APM TERMINALS COMAN S.A. «Je suis très impressionné. J’ai utilisé la 4G hors du pays, c’était parfait. Ici, j’ai essayé et ça va. Je vois que MTN avance et on ne peut que l’encourager pour cela», a-t-il insisté.
Il a expliqué avoir fait des téléchargements et plusieurs essais qui ont été rapides et concluants.

Actualités 06 juil. 2015


Communales à Agoué : Dans l’attente de la proclamation des résultats des communales à Agoué

En attendant la proclamation officielle des résultats des élections municipales, communales et locales du 28 juin dernier par la CENA, dans les états-majors des partis et alliances de partis politiques ayant compéti, l’heure est à l’expectative. Pendant que les uns sont prêts à crier à la manipulation si leur score venait à être modifié, les autres par contre sont sereins et sûrs que même en cas de redressement des chiffres, vu leur victoire écrasante, leurs sièges resteraient intacts.

C’est le cas de l’arrondissement d’Agoué où l’alliance PEU conduite par le sieur Laurent Atakpa, chef du village de Hilla-Condji a réuni 2863 voix, disant remporter ainsi les trois sièges. Reste à maitriser le calcul des sieges.
Pour lui qui, dit-il, doit ce score aux œuvres sociales qu’il ne cesse de réaliser et qu’il va poursuivre dans son arrondissement, la CENA ouvrira les yeux sur la «manipulation des résultats dans les villages d’Agoué et Agoué- Gbédjin» et ne se laissera pas aller aux ‘’élucubrations’’ de certaines personnes qui ont manqué le coach ou qui ont vu leur candidature invalider par la Cour suprême pour des délits de droit commun. E.C.Z

Politique 06 juil. 2015


Ouverture provisoire à la circulation du pont de Fifadji: Un grand soulagement pour les populations

La décision de procéder à l’ouverture provisoire du pont de Fifadji à la circulation est effective depuis vendredi 3 juillet dernier, après que l’Agence d’exécution des travaux urbains (AGETUR) l’ait annoncée au cours de la visite que le président de la République, Boni Yayi y a effectuée sur le chantier, 48 heures plus tôt. Pour la circonstance, le Premier ministre, Lionel Zinsou, avait à ses côtés le maire de la ville de Cotonou, le président Nicéphore Soglo et la nouvelle représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina M. Sharkey.

En marge de la mission de supervision que la Banque mondiale a effectuée sur le chantier, il a été décidé d’ouvrir provisoirement le pont de Fifadji à la circulation des populations. Cette mesure, comme le Premier ministre, Lionel Zinsou et la nouvelle représentante résidente de la Banque mondiale qui a pris fonction au Bénin mercredi 1er juillet dernier, Katrina M. Sharkey, l’ont fait constater, permettra de désengorger la circulation dans la ville de Cotonou aux heures de pointe. Elle constitue, selon eux, une contribution à l’amélioration de la vie quotidienne des habitants de ladite ville.

Faisant la genèse de l’ouvrage en construction, le directeur général adjoint de l’AGETUR, Marcellin Bocovè, a reconnu tout comme le maire Nicéphore Soglo que le pont de Fifadji a une histoire. En 1991, il n’y avait qu’un canal et il fallait passer d’une rive à l’autre en pirogue. L’affluence était tellement forte que la Banque mondiale à cette époque, explique-t-il, avait accepté de financer à hauteur de 91 millions F CFA, un petit ouvrage qui permettait seulement la traversée à pieds. Ce n’est que plus tard que la digue de Fifadji sera construite. Son niveau sera relevé en 2003, mais les inondations de 2010 qui étaient exceptionnelles ont démontré ses limites. Ce qui, précisera Marcellin Bocovè, a amené l’institution de Bretton Woods à financer cet ouvrage en construction.
En effet, c’est pour lui permettre de faire face aux affres des inondations en 2010 que la Banque mondiale, a rappelé sa nouvelle représentante résidente, a accordé au Bénin un financement total de 96 millions de dollars US au Bénin afin de mettre en œuvre le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU). L’objectif du projet, a-t-elle insisté, vise à améliorer les infrastructures et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement résultant des inondations dans les villes du Grand Nokoué, Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Abomey-Calavi et Ouidah. Il s’agit aussi d’accroître les capacités du Bénin à faire face aux inondations futures. Et ce grâce à 5 composantes qui prennent entre autres en compte l’amélioration et la réhabilitation du système de drainage, la gestion des déchets solides ménagers, l’appui à la gestion des eaux usées, puis à la prévention et à la gestion des inondations et catastrophes. La première composante concerne les travaux de construction de collecteurs d’assainissement pluvial et dudit pont.
Ce pont dont l’inauguration est prévue en novembre prochain, aussitôt après la fin des travaux confortatifs liés à la réalisation de ses deux voies latérales sous forme de chaussées de contournement, puis l’aménagement de l’espace vert, répond donc au souci d’assurer une continuité du trafic en toute saison sur cet axe qui est souvent coupé à cet endroit de Fifadji, lorsque les eaux de la crue remontent dans le bassin P de la ville de Cotonou. Ainsi, plus de 70 000 résidents de cette zone inondable de Cotonou sont directement bénéficiaires de la construction de ce pont qui, outre la fluidité de la circulation des populations, facilitera aussi le drainage des eaux qui jadis inondaient les maisons et les rues.

Société 06 juil. 2015


Ouverture provisoire à la circulation du pont de Fifadji: Un grand soulagement pour les populations

La décision de procéder à l’ouverture provisoire du pont de Fifadji à la circulation est effective depuis vendredi 3 juillet dernier, après que l’Agence d’exécution des travaux urbains (AGETUR) l’ait annoncée au cours de la visite que le président de la République, Boni Yayi y a effectuée sur le chantier, 48 heures plus tôt. Pour la circonstance, le Premier ministre, Lionel Zinsou, avait à ses côtés le maire de la ville de Cotonou, le président Nicéphore Soglo et la nouvelle représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina M. Sharkey.

En marge de la mission de supervision que la Banque mondiale a effectuée sur le chantier, il a été décidé d’ouvrir provisoirement le pont de Fifadji à la circulation des populations. Cette mesure, comme le Premier ministre, Lionel Zinsou et la nouvelle représentante résidente de la Banque mondiale qui a pris fonction au Bénin mercredi 1er juillet dernier, Katrina M. Sharkey, l’ont fait constater, permettra de désengorger la circulation dans la ville de Cotonou aux heures de pointe. Elle constitue, selon eux, une contribution à l’amélioration de la vie quotidienne des habitants de ladite ville.

Faisant la genèse de l’ouvrage en construction, le directeur général adjoint de l’AGETUR, Marcellin Bocovè, a reconnu tout comme le maire Nicéphore Soglo que le pont de Fifadji a une histoire. En 1991, il n’y avait qu’un canal et il fallait passer d’une rive à l’autre en pirogue. L’affluence était tellement forte que la Banque mondiale à cette époque, explique-t-il, avait accepté de financer à hauteur de 91 millions F CFA, un petit ouvrage qui permettait seulement la traversée à pieds. Ce n’est que plus tard que la digue de Fifadji sera construite. Son niveau sera relevé en 2003, mais les inondations de 2010 qui étaient exceptionnelles ont démontré ses limites. Ce qui, précisera Marcellin Bocovè, a amené l’institution de Bretton Woods à financer cet ouvrage en construction.
En effet, c’est pour lui permettre de faire face aux affres des inondations en 2010 que la Banque mondiale, a rappelé sa nouvelle représentante résidente, a accordé au Bénin un financement total de 96 millions de dollars US au Bénin afin de mettre en œuvre le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU). L’objectif du projet, a-t-elle insisté, vise à améliorer les infrastructures et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement résultant des inondations dans les villes du Grand Nokoué, Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Abomey-Calavi et Ouidah. Il s’agit aussi d’accroître les capacités du Bénin à faire face aux inondations futures. Et ce grâce à 5 composantes qui prennent entre autres en compte l’amélioration et la réhabilitation du système de drainage, la gestion des déchets solides ménagers, l’appui à la gestion des eaux usées, puis à la prévention et à la gestion des inondations et catastrophes. La première composante concerne les travaux de construction de collecteurs d’assainissement pluvial et dudit pont.
Ce pont dont l’inauguration est prévue en novembre prochain, aussitôt après la fin des travaux confortatifs liés à la réalisation de ses deux voies latérales sous forme de chaussées de contournement, puis l’aménagement de l’espace vert, répond donc au souci d’assurer une continuité du trafic en toute saison sur cet axe qui est souvent coupé à cet endroit de Fifadji, lorsque les eaux de la crue remontent dans le bassin P de la ville de Cotonou. Ainsi, plus de 70 000 résidents de cette zone inondable de Cotonou sont directement bénéficiaires de la construction de ce pont qui, outre la fluidité de la circulation des populations, facilitera aussi le drainage des eaux qui jadis inondaient les maisons et les rues.

Société 06 juil. 2015


Audience à la présidence de la République:Le dossier de l’aéroport de Glo-Djigbé relancé

Le président de la République a reçu, vendredi 3 juillet dernier en audience la ministre sud-africaine des Transports, avec qui il a évoqué la reprise des discussions sur le projet de l’aéroport de Glo-Djigbé.

Le dossier de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé est relancé avec les Sud-africains. Vendredi dernier, Elizabeth Dipuo Peters, ministre sud-africaine des Transports a rencontré le président de la République pour lui faire le point du processus de concrétisation de ce projet important pour le gouvernement. « Nous avons rendu compte au chef de l’Etat de ce que nous voulons aller très vite pour concrétiser ce projet. Nous venons de signer lors de notre séjour, deux accords importants sur la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé et les questions connexes aux transports. Nos experts ont mis en place une équipe technique bilatérale pour faire avancer les discussions», indique-t-elle. La ministre sud-africaine des Transports souligne que le financement est déjà disponible pour la réalisation des études de faisabilité. «Le projet de l’aéroport de Glo-Djigbé sera un catalyseur pour les activités aéroportuaires non seulement pour le Bénin mais aussi pour l’ensemble des pays de la sous-région ouest-africaine», conclut-elle.
Le président de la République s’est également entretenu avec André Rougé, directeur du développement de Bouygues. Il dit avoir rendu compte à Boni Yayi des avancées enregistrées sur les études concernant les grands projets à travers lesquels le groupe veut investir au Bénin. Il s’agit notamment de la construction d’un hôpital de référence à Cotonou, la construction d’un quatrième pont dans la capitale économique ainsi qu’un projet autoroutier pour relier le Nigeria. «Le chef de l’Etat suit tous ces projets de très près et nous avons profité de l’arrivée du président François Hollande à Cotonou pour leur donner un coup d’accélérateur», déclare-t-il.

Actualités 06 juil. 2015


Déclarations tous azimuts après le scrutin du 28 juin: La CENA invite à la retenue en attendant les résultats

Le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Emmanuel Tiando, a donné samedi 4 juillet dernier un point de presse, au siège de l'institution à Cotonou. A l’occasion, il a appelé les acteurs politiques à la retenue en attendant la proclamation des résultats par la CENA dans deux semaines au plus tard.

Une semaine après les élections municipales, communales et locales du 28 juin dernier, les populations ainsi que les états-majors des partis et alliances de partis politiques attendent toujours d’être fixés sur le verdict des urnes. Déjà certains candidats donnent de la voix, avançant des chiffres et réclamant la victoire pour leur formation politique. Pendant ce temps, la Commission électorale nationale autonome (CENA), institution chargée de l’organisation de ce double scrutin et de la proclamation des résultats, procède à un examen minutieux des documents électoraux afin d’éviter toute erreur susceptible de compromettre la vérité des urnes.

Le point de presse du président de la CENA visait, entre autres, à rassurer les électeurs de la transparence des chiffres qu’elle compile en ce moment à travers le dépouillement. Emmanuel Tiando a rappelé que les 546 cantines en provenance des arrondissements ont été rangées commune par commune, puis arrondissement par arrondissement, avant le début du dépouillement jeudi 2 juillet dernier. Il a saisi l’occasion pour rappeler à l’opinion publique que la CENA est la seule institution habiletée à donner les résultats des municipales, communales et locales du 28 juin dernier. «Les résultats qui circulent sur les réseaux sociaux, ceux livrés par les médias pour le compte de certains responsables de partis politiques et activistes politiques, en violation du Code électoral et qui attestent de ce qu’ils ont gagné les élections, n’engagent que leurs auteurs. Que les partis politiques cessent de divulguer des résultats qui ne correspondent à rien», a averti le président de la CENA. Il a ensuite invité la presse à être impartiale dans le traitement de l’actualité liée aux élections. «Nous en appelons à la vigilance de la presse, quatrième pouvoir et sentinelle du temple démocratique, pour qu’elle ne se laisse pas manipuler pour susciter des violences postélectorales», a-t-il dit aux journalistes. Il a enfin rassuré les candidats sur la détermination de la CENA à publier d’ici deux semaines des résultats crédibles et conformes à la volonté exprimée par le peuple souverain à travers les urnes le 28 juin dernier.

Actualités 06 juil. 2015


Audience au palais des Gouverneurs à Porto-Novo : Le Premier ministre échange avec le bureau du Parlement

Le Premier ministre, Lionel Zinsou était dans la matinée du vendredi dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Il a été reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui s’est fait entourer pour la circonstance des autres membres de son bureau.

« …Je suis dans l’esprit de co-produire pour l’avenir des textes utiles et efficaces pour le développement du Bénin notamment en termes d’économie, de démocratie, de gouvernance, de problèmes sociaux et d’objectifs d’emplois des jeunes…». C’est en filigrane quelques propos confiés à la presse parlementaire par le Premier ministre à l’issue de son audience avec le président de l’Assemblée nationale élargie aux autres membres du bureau de l’institution. C’est la première rencontre de Lionel Zinsou avec le premier organe du Parlement béninois depuis sa prise de fonction à la faveur du dernier remaniement ministériel. Il s'est dit très satisfait de la tenue de cette rencontre qui lui a permis d'évoquer avec ses hôtes les défis majeurs en termes de lois devant permettre aux institutions de construire ensemble le Bénin. « Je suis en charge de sujets qui sont au cœur de l’activité de l’Assemblée nationale, à savoir le développement économique, l’évaluation des politiques publiques, la promotion de la gouvernance qui tient tant au secteur public que privé et le dialogue social», souligne le Premier ministre. Pour lui, ce sont des sujets pour lesquels le gouvernement et le Parlement doivent se donner la main. Il se réjouit de la qualité des échanges surtout de la préoccupation du bureau de l’Assemblée nationale qui a voulu savoir l’impact des textes existants sur l’évaluation des politiques publiques de façon à faire un travail législatif performant. Lionel Zinsou a assuré de la disponibilité du gouvernement à coopérer à cet effet pour concrétiser de façon consensuelle ces projets de lois à venir. Les compétences humaines existent dans l’administration qui regorgerait de bons économistes, de bons statisticiens, d’une bonne équipe d’évaluation, souligne-t-il. Mais malheureusement ce travail législatif ne pourra pas se faire cette année 2015, lui a annoncé le bureau de l’Assemblée nationale qui dit avoir en instance plusieurs autres dossiers plus urgents que les textes de lois tenant à cœur au Premier ministre. Il faudra donc à Lionel Zinsou patienter et attendre 2016 pour connaître le sort de ces nouveaux textes relatifs au développement socio-économique du Bénin.

Actualités 06 juil. 2015


Accusés de vol à main armée: Daniel Tiankasson condamné à 7 ans de prison et Idrissa Alassane acquitté

La troisième affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2015, est relative à l’infraction de vol à main armée, chef d’accusation porté à l’encontre des nommés Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson. Au terme de l’audience qui s’est déroulée vendredi 3 juillet dernier, la Cour a acquitté le premier au bénéfice du doute et condamné le second à sept ans de réclusion criminelle.

« Le 26 janvier 2012 aux environs de 20 heures, Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson, deux Burkinabé résidant à Banikoara où ils exerçaient le métier d’ouvriers agricoles, ont sollicité les services de Bani Issiako, conducteur de taxi-moto, pour se rendre à Bogopira, un village voisin. Au cours du trajet, Daniel Ousmane Tiankasson simula l’envie d’aller aux toilettes et fit arrêter le conducteur. Il rentra dans la brousse et en ressortit quelques instants après avec un poignard qu’il pointa sur le conducteur à qui il enjoignit de lui remettre tout ce qu’il avait sur lui. Celui-ci réussit à soustraire habillement la clé de la moto avant de s’enfuir pour prévenir les siens en criant au secours. Ses collègues conducteurs de taxi-moto se sont mis aux trousses de ses agresseurs qu’ils réussissent à appréhender». Voilà les faits portés vendredi dernier devant la Cour d’assises présidée par Aboudou Ramanou Ali et composée des assesseurs Hamza Gauthé Sanni et Lucien Djimènou et des jurés Emmanuel Ali Ouorou, Kénou Troukassa Orou, Alimatou Labouda et Sylvestre Sacca Lafia. Le greffe était tenu par Ambroise Alassane.

Mis en cause

Accusés d’infraction de vol à main armée, Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson étaient appelés à la barre à répondre de leurs actes.
Comme à toutes les étapes de la procédure, Idrissa Alassane défendu au prétoire par Me Mohamed A. Toko dit être entraîné dans cette affaire par son co-accusé. Quant à Daniel Ousmane Tiankasson assisté par Me Mouftaou Bah Salifou, il a toujours avoué les faits. A la barre vendredi dernier, il est resté constant, précisant que c’est en cours de chemin que l’idée lui est venue de déposséder le conducteur de sa moto. Il dit avoir confié son pistolet à son compère Idrissa Alassane à qui il a fait part de son idée. Ce dernier s’y est opposé, avoue-t-il. La moto braquée n’a pu être emportée faute de clé restée aux mains du propriétaire dans sa fuite. Dans la chasse à l’homme qui a suivi l’acte, Idrissa Alassane sera rattrapé et confié par la suite aux forces de l’ordre. Il a été mis sous mandat de dépôt le 30 janvier 2012. Son compère le sera aussi trois jours après, soit le 2 février.
Il faut signaler que les bulletins n°1 du casier judiciaire de chacun d’eux versés au dossier ne portent mention d’aucune condamnation antérieure. Les rapports d’expertise psychiatrique et médico-psychologique montrent qu’ils étaient tous lucides au moment des faits. L’enquête de moralité réalisée sur eux auprès de leurs codétenus de la prison civile leur est favorable. Ils se feraient très peu remarquer depuis qu’ils sont transférés de la prison civile de Kandi pour celle de Parakou. Suivant les pièces lues à l’audience, ils ont des comportements exemplaires et personne ne s’est plaint d’eux depuis qu’ils y séjournent. Aussi, ne fument-ils ni drogue ni cigarette et entretiennent de bonnes relations avec leurs codétenus.

Cinq ans de travaux forcés requis pour chacun

Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par Moubarack Dine Ali-Owé explique que les faits de vol à main armée sont constitués, à travers les éléments légal, matériel et moral ou intentionnel qui sont réunis dans ce dossier. Le parquet général n’en veut pour preuve que le port effectif d’armes reconnu par les accusés: une arme à feu cachée par Idrissa Alassane et le poignard visible pointé sur le conducteur par Daniel Ousmane Tiankasson. Aussi, ont-ils la pleine conscience de nuire à autrui, estime-t-il. Si le premier ne voulait pas participer au coup de soustraction frauduleuse du bien d’autrui comme il le prétend, il aurait pu jeter l’arme dans la brousse quand son compère la lui a remise, laisse entendre l’avocat général. Pour lui, le fait de garder par devers soi une arme est la preuve que l’intention criminelle est bel et bien présente. L’arme est faite pour tuer, blesser et menacer et l’un d’entre eux en a fait usage, afin de déposséder le conducteur de moto de son bien contre son gré ; ce qui est prévu et puni de la peine de mort par l’article 381 alinéa 1er du Code pénal. Ayant tous les deux toutes leurs facultés mentales au moment de l’action au terme de l’analyse psychiatrique et médico-psychologique, le ministère public conclut qu’ils sont donc non seulement pénalement responsables, mais aussi et surtout accessibles à la sanction pénale.
Puisque la peine de mort n’est plus appliquée au Bénin, logiquement c’est la perpétuité que les mis en cause encouraient. Mais Moubarack Dine Ali-Owé s’empresse d’ajouter que les prévenus, des « délinquants primaires » puisqu’ils n’avaient jamais été condamnés par le passé, bénéficient de circonstances atténuantes. Il fallait donc ne pas alourdir leurs peines au risque d’aggraver leur situation sociale, estime-t-il. Fort de ce développement, le ministère public requiert qu’il plaise à la Cour de les déclarer coupables mais de ne retenir que cinq ans de travaux forcés pour chacun des clients de Me Mohamed A. Toko et de Me Mouftaou Bah Salifou.

Discrimination positive, clémence et verdict

La défense plaide la discrimination d’une part et la clémence de la Cour d’autre part. Pour Me Mohamed A. Toko, infliger la même peine aux deux accusés serait injuste. La Cour devra se montrer parcimonieuse et juger chacun selon ses actes, suggère-t-il. L’avocat-conseil d’Idrissa Alassane souligne que son client a été victime de sa naïveté et mal guidé par son aîné. Mieux, il n’a ni touché à l’arme à lui confiée ni à la moto dérobée par la force, fait-il observer avant de demander une main levée de la Cour sur ce cas et donc son acquittement pur et simple. En ce qui concerne le second mis en cause, il implore la clémence de la Cour afin que la sanction ne soit pas trop lourde et ce, pour lui permettre de vite retrouver sa famille au pays. Me Toko n’a pas manqué d’insister sur l’enquête de moralité qui est très favorable à son client et son compère.
Me Mouftaou Bah Salifou, défendant les intérêts de Daniel O. Tiankasson abonde dans le même sens. Il plaide coupable en faveur de son client et implore lui aussi la clémence de la Cour pour une justice équitable.
Convoqués à nouveau à la barre pour leur déclaration finale, les deux accusés Idrissa Alassane et Daniel Ousmane Tiankasson ont demandé pardon et imploré la clémence des juges.
Au délibéré, la Cour déclare le sieur Daniel Ousmane Tiankasson coupable de crime de vol qualifié, le condamne à sept ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat et ordonne la confiscation au profit de l’Etat des objets placés sous scellés à savoir : un fusil de fabrication artisanale, un poignard et trois cartouches. Il retourne en prison pour y passer encore trois ans et demi.
Quant à son compagnon Idrissa Alassane, il est déclaré non coupable et acquitté au bénéfice du doute. Il pourra rentrer chez lui et refaire sa vie, après trois ans et demi de détention.

Actualités 06 juil. 2015


Session de remplacement du BEPC 2015: 96 candidats libres grugés au CEG Zongo composent dès ce jour

Les candidats libres au BEPC 2015 dont les dossiers ont été collectés par le surveillant général adjoint du CEG Zongo à Parakou mais non déposés, composent dès ce lundi à la session de remplacement de l’examen au même titre que ceux qui ont été malades ou indisposés.

C’est finalement la porte de sortie trouvée par les autorités, pour ne pas pénaliser ces élèves grugés, au nombre de 96 au total, qui se sont fait avoir après avoir confié leurs différentes pièces avec 3000 F CFA de frais de dossiers par candidat. L’intéressé devrait faire passer les victimes pour des candidats officiels. Un marché de dupe au finish, hélas ! Ces candidats n’ont pas pu composer à la session ordinaire des 8, 9 et 10 juin derniers, car à l’affichage des listes, ils n’ont pas retrouvé leurs numéros de table pour la composition.

Le directeur du CEG Zongo, Abdel Karim Djéri, qui a découvert le pot aux roses avec les plaintes, pleurs et lamentations des victimes, s’est dit scandalisé par ce qui est arrivé. Tout en se réjouissant que les victimes ne puissent pas perdre l’année, il tient toutefois à situer les responsabilités. Il s’insurge contre l’attitude peu orthodoxe de son collaborateur, mais condamne aussi les élèves candidats libres qui ont été pourtant, fait-il savoir, avertis publiquement au drapeau qu’ils doivent déposer directement leurs dossiers à la direction départementale en charge de l’Enseignement secondaire. Aussi, espère-t-il que cela serve à l’avenir de leçon aux élèves qui cherchent la facilité.

Actualités 06 juil. 2015


2149 - 2254