La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Assemblée nationale: Adrien Houngbédji rencontre le personnel parlementaire

Le président de l’Assemblée nationale a échangé dans la matinée d’hier mardi 30 juin, avec l’ensemble des agents de l’institution parlementaire. Il s’agissait pour Me Adrien Houngbédji de s’enquérir de leurs conditions de travail et de voir dans quelles mesures les améliorer pour leur permettre d’être plus efficaces et plus productifs.

Les agents en service à l’Assemblée nationale se sont vidés hier à leur président Me Adrien Houngbédji. Ils ont manqué de mots pour dénoncer leurs conditions de travail. Des cadres jusqu’aux agents de liaisons, tous ont fait toucher du doigt au premier responsable de l’institution parlementaire, les conditions dans lesquelles ils accomplissent leurs missions. Lesquelles conditions ne sont pas du tout faciles, ont-ils martelé.

Pour une première rencontre avec le personnel parlementaire, toutes catégories confondues, depuis sa prise de fonction, le président de l’Assemblée nationale en a entendu. Toutes choses qui ont montré l’importance de cette rencontre.
Selon les différentes interventions, on note que l’administration parlementaire est confrontée à des problèmes de plusieurs ordres. Les agents ont évoqué surtout celui de la non sécurisation de leurs emplois car il n’y a pas de statut qui sécurise leurs fonctions. Ils ont plaidé pour l’adoption de la loi sur la fonction publique parlementaire afin de les mettre à l’abri de toute situation pouvant entraîner la perte de leurs emplois.
Les agents ont également dénoncé une politique de deux poids deux mesures dans le reclassement et la promotion du personnel, la répartition de certains avantages professionnels, etc. Le problème de l'exiguïté de certains bureaux, du manque de matériels de travail, et la nécessité de reverser dans la convention de l’Assemblée nationale les agents contractuels engagés en début de chaque législature dans les bureaux des présidents des groupes parlementaires et des commissions permanentes et qui sont remerciés à la fin de la législature où lorsque le président qui les a sollicités pour servir sous lui n’est pas réélu ont été dénoncés. Certains de ces agents contractuels plus chanceux ont accumulé déjà plus de 11 ans d’expérience au Parlement. Seulement, ils demeurent toujours des agents contractuels avec le même salaire et le risque d'être remerciés à tout moment.
Plusieurs intervenants ont invité le président de l’Assemblée nationale à se pencher sérieusement sur cette question sociale. Ils souhaitent qu’il y mette un terme et interdise que les présidents des groupes parlementaires et des commissions permanentes sollicitent des personnes extérieures alors qu'ils peuvent puiser leurs collaborateurs parmi les agents permanents de l’administration parlementaire.
Les agents ont aussi plaidé pour la mise sur orbite des trois structures d’appui du Parlement à savoir la CAPAN, l’UNACEEB et le PAARMAN. Ils ont demandé au président de tout mettre en oeuvre pour faire aboutir les réformes en cours à cet effet, tout comme le Comité de relecture des textes qui régissent le fonctionnement de l’Assemblée nationale.
Face à toutes ces préoccupations, le président Adrien Houngbédji dit avoir pris bonne note. Il a promis faire quelque chose pour les résoudre. Son souci est d’avoir une administration transparente, efficace et qui puisse donner la fierté et la joie d’y travailler. Il a annoncé dans ce cadre, la mise sur pied d’un comité qui sera composé de toutes les catégories d’agents pour un examen approfondi des problèmes afin que des solutions idoines soient trouvées.
Le président Adrien Houngbédji a promis au personnel que des rencontres du genre seront périodiques. La prochaine est prévue pour courant juin 2016, pour faire le point des chantiers réalisés et ceux qui restent à faire.

Actualités 30 juin 2015


Projet d’appui à la diversification agricole (PADA) : La Banque mondiale évalue les investissements réalisés par les bénéficiaires

Une délégation tripartite composée de représentants de la Banque mondiale, du gouvernement, du Projet d’appui à la diversification agricole (PADA), l’une des composantes du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (ProCAD), a visité en fin de semaine dernière, plusieurs promoteurs bénéficiant du financement dudit projet. Au terme de cette série de visites, la délégation a pu se convaincre des efforts faits grâce aux investissements effectués et bien évidemment des difficultés rencontrées.

Les étudiants, chercheurs et autres apprenants en sciences agronomiques à l’Université d’Abomey-Calavi disposent désormais, grâce au Projet d’appui à la diversification agricole (PADA), l’une des composantes du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (ProCAD) d’un ensemble d’infrastructures modernes pour les travaux pratiques et de recherches. D’un coût estimé à environ 46 millions F CFA, ce joyau a été réalisé et entièrement financé par le projet. Il permettra, selon Philippe Lalèyè, professeur titulaire en hydrobiologie et aquaculture à la Faculté des sciences agronomiques (FSA) des recherches sur la pisciculture et la pêche en général.

Faciliter les recherches à l’UAC

Selon les explications fournies par Philippe Lalèyè, jeudi 25 juin dernier, à l’occasion de la visite d’une mission de suivi de la Banque mondiale, du gouvernement et du PADA/ProCAD, la décision de mettre un tel investissement à la disposition de l’UAC a été prise à la suite d’une visite qui a permis de se rendre compte de l’insuffisance des moyens du laboratoire de microbiologie et d’aquaculture. En réalité, il s’agit de trois réalisations qui intègrent en dehors du laboratoire, une écloserie et un hangar. L’écloserie permettra selon le professeur Philippe Lalèyè, des recherches pointues sur la reproduction des poissons pour mieux apprécier la pérennisation des espèces et ainsi redonner vie à celles en difficulté du fait des pratiques de pêche intensives peu orthodoxes. «Nous devons maîtriser les essais», soutient-il. Pour ce qui est du hangar, il est indiqué pour «conserver des souches en vue des tests d’amélioration pour rendre les espèces performantes». Il s’agit entre autres des tests de grossissement et de croissance. A terme, le laboratoire envisage même d’aider les producteurs en leur fournissant des espèces à transférer en milieu naturel, une fois ces technologies mises au point. L’autre appui important apporté par le PADA à ce laboratoire, c’est qu’il l’a doté d’un forage pour assurer la disponibilité à plein temps de l’eau. Toute chose qui facilitera les travaux de recherches et autres, dira le professeur Philippe Lalèyè qui ne cache d’ailleurs pas sa joie.
Une joie que partage d’ailleurs le superviseur des travaux, Alexandre Tchoukourou, qui précisera par ailleurs, que les travaux sont achevés et réceptionnés. Reste seulement l’équipement qui est également pris en charge par le projet pour un montant estimé à 48 millions F CFA. Là encore, les choses ne sauraient tarder puisque d’ici un mois, il sera disponible, rassure-t-il.

La filière ananas oxygénée par le PADA

A Allada Togoudo, la délégation a également visité l’usine de fabrication de compost de dame Roseline Capo-Chichi. Formée au Centre Songhaï de Porto-Novo, cette transformatrice d’ananas fabrique également du compost pour la production de l’ananas biologique et bien d’autres cultures. Elle travaille donc en se conformant aux normes biologiques. C’est sans doute pour cette raison que le PADA l’appuie dans ses activités. Avec ses pairs, elle travaille à la culture de l’ananas biologique et en produit même des dérivés. Du travail qui se faisait avec des moyens de bord, elle en est aujourd’hui à une superficie d’ananas de deux hectares. Mieux, ses installations en bois ont cédé place à des matériaux en dur dont elle estime la durée de vie à dix ans au moins. Sept tonnes d’ananas sont produits par elle et en ce qui concerne le compost, quelques six tonnes ont été déjà vendues, soutient-elle. En termes d’impact, grâce à l’appui du PADA, soit plus de dix millions F CFA, sa production, dit-elle, est passée de dix tonnes en trois mois à 1000 tonnes en un an. Ici, la délégation a voulu comprendre si des débouchés existent pour l’ananas biologique produit par dame Roseline Capo Chichi et les siens. Et fera ainsi l’amer constat que les producteurs demeurent sous le poids de nombreuses difficultés. Les quantités produites leur retombent souvent sur les bras, parce qu'ils n'ont pas la capacité de répondre à la demande extérieure qui est largement supérieure à l’offre.

Au chevet de l’industrie agro-alimentaire

En prenant congés des producteurs d’ananas, toujours dans la commune d’Allada, la délégation s’est rendue à l’usine de production des emballages en canettes du sieur Jean Fonton. Ici aussi, le PADA a apporté un appui pour permettre la fabrication sur place des canettes à exploiter par les fabricants de jus de fruits et autres boissons. Parti sur des moyens de bord, surtout en important les canettes, la réflexion a conduit ce promoteur et ses partenaires à décider de la réalisation surplace des emballages. En plus de l’apport du promoteur environ 50 millions d’apport du PADA ont permis d’acquérir des équipements modernes. Et même si pour l’instant, Jean Fonton n’a pas encore une clientèle très importante, il se réjouit néanmoins de ce que son usine ait innové en apportant cette solution qui d’ailleurs, permettra de réduire le coût de revient des jus de fruits en canettes. Sur ce site, la fabrication des 200 canettes à la minute est encore soumise aux caprices de l’énergie électrique.
Comme ce promoteur, Charles Benissan dont les installations ont été visitées dans la matinée du vendredi 26 juin dernier a aussi bénéficié, pour son unité de fabrication de cartons pour jus de fruits et autres de l’appui du PADA. «Les emballages constituent l’une des plus grosses difficultés de l’agro-alimentaire», soutient-il. Chaque année, la demande en cartons au Bénin est estimée entre cinq et sept millions essentiellement importés du Nigeria et du Ghana. Une manne importante que Charles Benissan compte récupérer en partie. Mais pour l’instant, il ne réalise que 1000 cartons par jour. L’acquisition de nouveaux équipements grâce au PADA lui permettra de passer à 10 000 voire 15 000 cartons par jour. 95 millions F CFA seront investis à cet effet et environ 47 millions lui ont été apportés par ce projet. Une première tranche a été déjà consommée et la seconde, en cours de décaissement, donnera un coup de pouce à ce projet. «D’ici un mois et demi, nous aurons les équipements», rassure-t-il.

Face aux réalités des pisciculteurs

Dans le village de Houétingbato dans la commune de Ouidah, l'organisation «Initiatives et actions pour le Bénin» développe un système intégré dans plusieurs domaines dont la pisciculture. Cette organisation dirigée par Olivier Olognon bénéficie d’une subvention de 11 768 490 F CFA de la part du PADA contre un apport personnel de 12 millions. La première tranche reçue a permis la réalisation d’une écloserie, d’une salle de formation et d’une provenderie. «Les techniques innovantes utilisées concernent la production d’alevins mono sexe mâles de Tilapia par inversion sexuelle et la production de poisson-chat par reproduction artificielle et semi-naturelle». La visite des installations par la délégation tripartite lui a permis de se rendre à l’évidence des efforts déployés. Et lorsque les responsables des lieux se sont amusés à la présentation de quelques poissons contenus dans les étangs, la satisfaction pouvait se lire sur les visages. D’ailleurs, à vue d’œil, la plupart des étangs laissent voir de nombreux poissons tout en chair en mouvement.
A Gativè dans la commune de Comè, la ferme «’Eternel est mon berger » vient à peine de débuter la vente de ses poissons. Les activités ici ont démarré en 2009 avant que le PADA ne vienne en appui pour une première fois en 2014, puis en 2015 pour, à chaque fois, un montant de 3 510 080 F CFA. Les impacts de cet apport sont multiples, dira le responsable Darius Dessouassi, se soumettant aux questions des membres de la délégation. Il évoque entre autres l’intensification de l’activité, la diversification des espèces de poissons à élever, l’acquisition de bonnes pratiques de gestion… A Dokomey dans la commune d’Aplahoué, l’exercice n’a pas varié avec le promoteur Paul Sagbo sur la ferme Wadey. Visite des installations et surtout des innovations, échanges, explications… ont ponctué cette descente qui a permis de sonder l’impact des 8 678 132 F CFA injectés par le PADA.

Le «lac vert» de Djigbo, un paradis aux poissons

A la suite de l’UAC, la mission conjointe de suivi de la Banque mondiale, du gouvernement et du PADA/ProCAD a mis le cap sur la localité de Djigbo dans l’arrondissement de Kpanroun (commune d’Abomey-Calavi). Après une quarantaine de minutes de voyage sur des pistes peu praticables, la délégation échoue dans un décor naturel, un site reposant aux attraits touristiques mais qui est loin de répondre à une telle vocation, en tout cas pour le moment. Là, les attendaient le promoteur, Emmanuel Guidibi et ses collaborateurs. Il s’agit de ce que ce dernier a surnommé le «lac vert». Lequel n’est rien d’autre qu’une ferme agro-piscicole. Mais à vrai dire, l’expérience du «lac vert», selon son promoteur, est unique puisqu’il s’agit d’un lac artificiel résultant du curage d’un bas-fond depuis plusieurs années. Actuellement et grâce à l’appui du PADA, trois hectares et demi sont exploitables et «on peut aller jusqu’à 15 hectares», indique le promoteur.
Sur le site déjà aménagé, la mission de suivi a pu constater les quatre cages flottantes réalisées grâce au financement obtenu du projet. Ces cages permettent d’élever du poisson en milieu naturel et de le revendre ensuite à la clientèle, mais pas n’importe laquelle. Pour l’instant, au regard des conditions, seule «une clientèle moyenne et supérieure» accède à la production halieutique du «lac vert» estimée actuellement à 24 000 poissons ensemencés, soit environ huit tonnes de poissons à chaque cycle mensuel. On y trouve prioritairement des Tilapia, mais on peut avoir aussi des poissons-chats (silure) et le thon africain.
C’est donc un important investissement, pour ne pas dire une révolution et une expérience à rééditer, selon le vœu du promoteur. Du côté des bailleurs, notamment de la mission de suivi, on y a noté un intérêt, surtout pour le secteur piscicole. Mais des inquiétudes demeurent. C’est ainsi par exemple que ladite mission s’est interrogée sur l’alimentation des poissons et la possibilité de produire localement la provende utilisée à cette fin. «On peut y parvenir», rassure Emmanuel Guidibi. Sauf que pour l’instant, la meilleure qualité de provende disponible est importée du Ghana, même si celui-ci n’exclut pas cette possibilité qu’il appelle même de tout son cœur pour amoindrir les dépenses qui elles, seraient exorbitantes. Ces doléances, ajoutées à l’allègement des procédures de décaissement sans oublier des possibilités de financement pour l’aménagement du site, formulées ont en tout cas retenu l’attention de la délégation, avant son départ des lieux.

Satisfaction !

Après cette randonnée de 48 heures, les impressions semblent plutôt être à la satisfaction. D’abord au sujet du contexte, Elisée Ouédraogo, agroéconomiste basé au bureau de la Banque mondiale à Ouagadougou, précise qu’il s’agit d’une mission de routine semestrielle au niveau de la Banque mondiale pour appuyer la mise en œuvre des projets en cours de réalisation, pour voir les difficultés et s’assurer des effets et des impacts. « Au regard de ce que nous avons vu ces deux jours, je peux déjà dire que l’objectif du projet est pertinent et il y a un potentiel au Bénin en terme de diversification agricole», souligne-t-il. Selon lui, la mission devrait surtout évaluer l’atteinte de l’objectif de développement de ces investissements. Là-dessus, il trouve qu’il y a «des effets très importants et des impacts qui ont transformé l’économie agricole du niveau du Bénin ». Mais des recommandations seront néanmoins faites dans le sens de l’amélioration et de la poursuite ou non de ces projets, indique-t-il. Le coordonnateur du ProCAD, Janvier Yénankpon Capo Chichi attend beaucoup aussi desdites recommandations. Lesquelles, a-t-il précisé, permettront d’améliorer ce qui est fait. « Nous sommes heureux de constater que ceux qui ont bénéficié des financements du PADA réalisent les actions pour lesquelles ils ont été financés…», dira-t-il par ailleurs. «Nous pensons qu’ils ont bien réagi et nous allons continuer à effectuer le suivi pour qu’ils puissent achever les projets», promet le coordonateur du ProCAD qui souhaite que de tels projets se multiplient.

Société 30 juin 2015


Projet d’appui à la diversification agricole (PADA) : La Banque mondiale évalue les investissements réalisés par les bénéficiaires

Une délégation tripartite composée de représentants de la Banque mondiale, du gouvernement, du Projet d’appui à la diversification agricole (PADA), l’une des composantes du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (ProCAD), a visité en fin de semaine dernière, plusieurs promoteurs bénéficiant du financement dudit projet. Au terme de cette série de visites, la délégation a pu se convaincre des efforts faits grâce aux investissements effectués et bien évidemment des difficultés rencontrées.

Les étudiants, chercheurs et autres apprenants en sciences agronomiques à l’Université d’Abomey-Calavi disposent désormais, grâce au Projet d’appui à la diversification agricole (PADA), l’une des composantes du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (ProCAD) d’un ensemble d’infrastructures modernes pour les travaux pratiques et de recherches. D’un coût estimé à environ 46 millions F CFA, ce joyau a été réalisé et entièrement financé par le projet. Il permettra, selon Philippe Lalèyè, professeur titulaire en hydrobiologie et aquaculture à la Faculté des sciences agronomiques (FSA) des recherches sur la pisciculture et la pêche en général.

Faciliter les recherches à l’UAC

Selon les explications fournies par Philippe Lalèyè, jeudi 25 juin dernier, à l’occasion de la visite d’une mission de suivi de la Banque mondiale, du gouvernement et du PADA/ProCAD, la décision de mettre un tel investissement à la disposition de l’UAC a été prise à la suite d’une visite qui a permis de se rendre compte de l’insuffisance des moyens du laboratoire de microbiologie et d’aquaculture. En réalité, il s’agit de trois réalisations qui intègrent en dehors du laboratoire, une écloserie et un hangar. L’écloserie permettra selon le professeur Philippe Lalèyè, des recherches pointues sur la reproduction des poissons pour mieux apprécier la pérennisation des espèces et ainsi redonner vie à celles en difficulté du fait des pratiques de pêche intensives peu orthodoxes. «Nous devons maîtriser les essais», soutient-il. Pour ce qui est du hangar, il est indiqué pour «conserver des souches en vue des tests d’amélioration pour rendre les espèces performantes». Il s’agit entre autres des tests de grossissement et de croissance. A terme, le laboratoire envisage même d’aider les producteurs en leur fournissant des espèces à transférer en milieu naturel, une fois ces technologies mises au point. L’autre appui important apporté par le PADA à ce laboratoire, c’est qu’il l’a doté d’un forage pour assurer la disponibilité à plein temps de l’eau. Toute chose qui facilitera les travaux de recherches et autres, dira le professeur Philippe Lalèyè qui ne cache d’ailleurs pas sa joie.
Une joie que partage d’ailleurs le superviseur des travaux, Alexandre Tchoukourou, qui précisera par ailleurs, que les travaux sont achevés et réceptionnés. Reste seulement l’équipement qui est également pris en charge par le projet pour un montant estimé à 48 millions F CFA. Là encore, les choses ne sauraient tarder puisque d’ici un mois, il sera disponible, rassure-t-il.

La filière ananas oxygénée par le PADA

A Allada Togoudo, la délégation a également visité l’usine de fabrication de compost de dame Roseline Capo-Chichi. Formée au Centre Songhaï de Porto-Novo, cette transformatrice d’ananas fabrique également du compost pour la production de l’ananas biologique et bien d’autres cultures. Elle travaille donc en se conformant aux normes biologiques. C’est sans doute pour cette raison que le PADA l’appuie dans ses activités. Avec ses pairs, elle travaille à la culture de l’ananas biologique et en produit même des dérivés. Du travail qui se faisait avec des moyens de bord, elle en est aujourd’hui à une superficie d’ananas de deux hectares. Mieux, ses installations en bois ont cédé place à des matériaux en dur dont elle estime la durée de vie à dix ans au moins. Sept tonnes d’ananas sont produits par elle et en ce qui concerne le compost, quelques six tonnes ont été déjà vendues, soutient-elle. En termes d’impact, grâce à l’appui du PADA, soit plus de dix millions F CFA, sa production, dit-elle, est passée de dix tonnes en trois mois à 1000 tonnes en un an. Ici, la délégation a voulu comprendre si des débouchés existent pour l’ananas biologique produit par dame Roseline Capo Chichi et les siens. Et fera ainsi l’amer constat que les producteurs demeurent sous le poids de nombreuses difficultés. Les quantités produites leur retombent souvent sur les bras, parce qu'ils n'ont pas la capacité de répondre à la demande extérieure qui est largement supérieure à l’offre.

Au chevet de l’industrie agro-alimentaire

En prenant congés des producteurs d’ananas, toujours dans la commune d’Allada, la délégation s’est rendue à l’usine de production des emballages en canettes du sieur Jean Fonton. Ici aussi, le PADA a apporté un appui pour permettre la fabrication sur place des canettes à exploiter par les fabricants de jus de fruits et autres boissons. Parti sur des moyens de bord, surtout en important les canettes, la réflexion a conduit ce promoteur et ses partenaires à décider de la réalisation surplace des emballages. En plus de l’apport du promoteur environ 50 millions d’apport du PADA ont permis d’acquérir des équipements modernes. Et même si pour l’instant, Jean Fonton n’a pas encore une clientèle très importante, il se réjouit néanmoins de ce que son usine ait innové en apportant cette solution qui d’ailleurs, permettra de réduire le coût de revient des jus de fruits en canettes. Sur ce site, la fabrication des 200 canettes à la minute est encore soumise aux caprices de l’énergie électrique.
Comme ce promoteur, Charles Benissan dont les installations ont été visitées dans la matinée du vendredi 26 juin dernier a aussi bénéficié, pour son unité de fabrication de cartons pour jus de fruits et autres de l’appui du PADA. «Les emballages constituent l’une des plus grosses difficultés de l’agro-alimentaire», soutient-il. Chaque année, la demande en cartons au Bénin est estimée entre cinq et sept millions essentiellement importés du Nigeria et du Ghana. Une manne importante que Charles Benissan compte récupérer en partie. Mais pour l’instant, il ne réalise que 1000 cartons par jour. L’acquisition de nouveaux équipements grâce au PADA lui permettra de passer à 10 000 voire 15 000 cartons par jour. 95 millions F CFA seront investis à cet effet et environ 47 millions lui ont été apportés par ce projet. Une première tranche a été déjà consommée et la seconde, en cours de décaissement, donnera un coup de pouce à ce projet. «D’ici un mois et demi, nous aurons les équipements», rassure-t-il.

Face aux réalités des pisciculteurs

Dans le village de Houétingbato dans la commune de Ouidah, l'organisation «Initiatives et actions pour le Bénin» développe un système intégré dans plusieurs domaines dont la pisciculture. Cette organisation dirigée par Olivier Olognon bénéficie d’une subvention de 11 768 490 F CFA de la part du PADA contre un apport personnel de 12 millions. La première tranche reçue a permis la réalisation d’une écloserie, d’une salle de formation et d’une provenderie. «Les techniques innovantes utilisées concernent la production d’alevins mono sexe mâles de Tilapia par inversion sexuelle et la production de poisson-chat par reproduction artificielle et semi-naturelle». La visite des installations par la délégation tripartite lui a permis de se rendre à l’évidence des efforts déployés. Et lorsque les responsables des lieux se sont amusés à la présentation de quelques poissons contenus dans les étangs, la satisfaction pouvait se lire sur les visages. D’ailleurs, à vue d’œil, la plupart des étangs laissent voir de nombreux poissons tout en chair en mouvement.
A Gativè dans la commune de Comè, la ferme «’Eternel est mon berger » vient à peine de débuter la vente de ses poissons. Les activités ici ont démarré en 2009 avant que le PADA ne vienne en appui pour une première fois en 2014, puis en 2015 pour, à chaque fois, un montant de 3 510 080 F CFA. Les impacts de cet apport sont multiples, dira le responsable Darius Dessouassi, se soumettant aux questions des membres de la délégation. Il évoque entre autres l’intensification de l’activité, la diversification des espèces de poissons à élever, l’acquisition de bonnes pratiques de gestion… A Dokomey dans la commune d’Aplahoué, l’exercice n’a pas varié avec le promoteur Paul Sagbo sur la ferme Wadey. Visite des installations et surtout des innovations, échanges, explications… ont ponctué cette descente qui a permis de sonder l’impact des 8 678 132 F CFA injectés par le PADA.

Le «lac vert» de Djigbo, un paradis aux poissons

A la suite de l’UAC, la mission conjointe de suivi de la Banque mondiale, du gouvernement et du PADA/ProCAD a mis le cap sur la localité de Djigbo dans l’arrondissement de Kpanroun (commune d’Abomey-Calavi). Après une quarantaine de minutes de voyage sur des pistes peu praticables, la délégation échoue dans un décor naturel, un site reposant aux attraits touristiques mais qui est loin de répondre à une telle vocation, en tout cas pour le moment. Là, les attendaient le promoteur, Emmanuel Guidibi et ses collaborateurs. Il s’agit de ce que ce dernier a surnommé le «lac vert». Lequel n’est rien d’autre qu’une ferme agro-piscicole. Mais à vrai dire, l’expérience du «lac vert», selon son promoteur, est unique puisqu’il s’agit d’un lac artificiel résultant du curage d’un bas-fond depuis plusieurs années. Actuellement et grâce à l’appui du PADA, trois hectares et demi sont exploitables et «on peut aller jusqu’à 15 hectares», indique le promoteur.
Sur le site déjà aménagé, la mission de suivi a pu constater les quatre cages flottantes réalisées grâce au financement obtenu du projet. Ces cages permettent d’élever du poisson en milieu naturel et de le revendre ensuite à la clientèle, mais pas n’importe laquelle. Pour l’instant, au regard des conditions, seule «une clientèle moyenne et supérieure» accède à la production halieutique du «lac vert» estimée actuellement à 24 000 poissons ensemencés, soit environ huit tonnes de poissons à chaque cycle mensuel. On y trouve prioritairement des Tilapia, mais on peut avoir aussi des poissons-chats (silure) et le thon africain.
C’est donc un important investissement, pour ne pas dire une révolution et une expérience à rééditer, selon le vœu du promoteur. Du côté des bailleurs, notamment de la mission de suivi, on y a noté un intérêt, surtout pour le secteur piscicole. Mais des inquiétudes demeurent. C’est ainsi par exemple que ladite mission s’est interrogée sur l’alimentation des poissons et la possibilité de produire localement la provende utilisée à cette fin. «On peut y parvenir», rassure Emmanuel Guidibi. Sauf que pour l’instant, la meilleure qualité de provende disponible est importée du Ghana, même si celui-ci n’exclut pas cette possibilité qu’il appelle même de tout son cœur pour amoindrir les dépenses qui elles, seraient exorbitantes. Ces doléances, ajoutées à l’allègement des procédures de décaissement sans oublier des possibilités de financement pour l’aménagement du site, formulées ont en tout cas retenu l’attention de la délégation, avant son départ des lieux.

Satisfaction !

Après cette randonnée de 48 heures, les impressions semblent plutôt être à la satisfaction. D’abord au sujet du contexte, Elisée Ouédraogo, agroéconomiste basé au bureau de la Banque mondiale à Ouagadougou, précise qu’il s’agit d’une mission de routine semestrielle au niveau de la Banque mondiale pour appuyer la mise en œuvre des projets en cours de réalisation, pour voir les difficultés et s’assurer des effets et des impacts. « Au regard de ce que nous avons vu ces deux jours, je peux déjà dire que l’objectif du projet est pertinent et il y a un potentiel au Bénin en terme de diversification agricole», souligne-t-il. Selon lui, la mission devrait surtout évaluer l’atteinte de l’objectif de développement de ces investissements. Là-dessus, il trouve qu’il y a «des effets très importants et des impacts qui ont transformé l’économie agricole du niveau du Bénin ». Mais des recommandations seront néanmoins faites dans le sens de l’amélioration et de la poursuite ou non de ces projets, indique-t-il. Le coordonnateur du ProCAD, Janvier Yénankpon Capo Chichi attend beaucoup aussi desdites recommandations. Lesquelles, a-t-il précisé, permettront d’améliorer ce qui est fait. « Nous sommes heureux de constater que ceux qui ont bénéficié des financements du PADA réalisent les actions pour lesquelles ils ont été financés…», dira-t-il par ailleurs. «Nous pensons qu’ils ont bien réagi et nous allons continuer à effectuer le suivi pour qu’ils puissent achever les projets», promet le coordonateur du ProCAD qui souhaite que de tels projets se multiplient.

Société 30 juin 2015


Grandes tendances des élections communales, municipales et locales: L’hégémonie des FCBE confirmée à Parakou, Tchaourou et Karimama

Les Forces cauris pour un Bénin émergent disposent d’une majorité confortable leur permettant de conserver plusieurs mairies du département du Borgou, notamment celles des communes de Tchaourou et de Parakou. Comme en 2008, Les prochains maires de ces deux localités proviendront de cette alliance.

A Parakou, suivant les résultats provisoires sortis des urnes, dimanche 28 juin dernier, les FCBE viennent largement en tête dans les trois arrondissements de la ville aussi bien pour les élections municipales que pour les locales. Dans le 1er arrondissement, les chiffres compilés donnent 9780 voix pour les FCBE suivies d’alliance Soleil : 6337, d’ABT : 2191. L’Union fait la Nation (UN) obtient 1578 et, l’alliance RB-RP : 1353, pour les communales. Les autres listes à savoir l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND), Alliance Eclaireur, Alliance pour une nouvelle Gouvernance (ANG), sont loin derrière. Pour les élections locales, ces tendances provisoires sont pratiquement les mêmes.

Dans le 2e arrondissement, les FCBE s’en sortent aux élections municipales avec 7243 suffrages contre 4247 pour Alliance Soleil, 2182 pour ABT, 546 pour l’UN. Au total pour les élections locales, les chiffres se présentent comme suit : FCBE : 7484, Alliance Soleil : 4223, ABT : 2493.
Au 3e arrondissement, les FCBE sont toujours distantes des autres formations en compétition, en totalisant 5768 voix contre 4753 voix pour Alliance Soleil, 1214 pour ANG, 1106 pour ABT en ce qui concerne le scrutin municipal. Pour le local, FCBE a obtenu provisoirement 5656 voix, Alliance Soleil : 5109, ANG : 1354, ABT : 1171, des résultats provisoires qui n’émanent que des coordonnateurs d’arrondissement.
Les FCBE règneront presque sans partage dans la commune de Tchaourou, si l’on s’en tient aux chiffres sortis des urnes à l’issue du scrutin du dimanche dernier. Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est à un carton plein des FCBE que l’on a assisté dans les différents arrondissements de Tchaourou, commune natale du président de la République, Boni Yayi, leader charismatique des Cauris. A la compilation des résultats des élections communales dans l’arrondissement central (Tchaourou), les FCBE totalisent 19 195 suffrages, Alliance Soleil : 974 et ABT : 111. A Alafiarou, Alliance Soleil et ABT n’obtiennent respectivement que 48 et 12 alors que les FCBE ont 6 858 voix. Au niveau de l’arrondissement de Kika, les FCBE sont créditées de 11.806 voix contre respectivement 2180 et 710 pour Alliance Soleil et ABT. A Goro, avec 1333 voix, elles restent en tête contre 496 pour Alliance Soleil et 28 pour ABT. A Bétérou, ABT n’a pu avoir que 129 suffrages contre 6182 pour FCBE et 1170 pour Alliance Soleil. Il faut souligner que ces chiffres restent provisoires.
A Karimama, les FCBE du maire sortant Moussa Maman Bello et du député Nassirou Arifari-Bako sont largement majoritaires et pourraient avoir à elles seules une dizaine de conseillers. Par exemple, à Karimama centre, les FCBE ont obtenu 2648 suffrages contre seulement 814 pour Alliance Soleil.

Actualités 30 juin 2015


Grandes tendances des communales dans l’Ouémé-Plateau: Le PRD en passe de gagner 6 mairies, UN : 3, FCBE : 3 et AND : 2

Les 14 communes de l’Ouémé-Plateau connaîtront bientôt à leurs têtes de nouveaux maires. En dehors du maire d’Akpro-Missérété désormais député à l’Assemblée nationale et réélu à son poste de conseiller communal qui pourrait retrouver son fauteuil s’il désire renoncer à sa fonction parlementaire, les 13 autres communes changeront de main. C’est la tendance qui se dégage des résultats provisoires des élections communales, municipales et locales du dimanche 28 juin dernier.

Les élections communales, municipales et locales du dimanche 28 juin dernier ont révélé le poids de chaque parti politique en lice sur le terrain. Les communes de l’Ouémé-Plateau n’ont pas dérogé à cette réalité. Selon les grandes tendances qui restent à être confirmées par la CENA, quatre formations politiques sont en passe de gagner des fauteuils de maire dans le département. Puisqu’elles ont remporté, avec des fortunes diverses, la majorité absolue des sièges en jeu dans certaines communes. Or, aux termes des dispositions de l’alinéa 1 de l’article 400 de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral, «le maire et ses adjoints sont élus par le Conseil communal ou municipal en son sein, au scrutin uninominal secret et à la majorité absolue. Le candidat aux fonctions de maire est proposé par la liste ayant obtenu la majorité absolue des conseillers». Avec une telle disposition, le PRD a de forte chance, au regard des résultats qui sont encore parcellaires, de prendre le contrôle de six communes. Il s’agit de la municipalité de Porto-Novo, des communes de Sèmè-Podji, d’Adjarra, d’Avrankou, d’Ifangni, d’Akpro-Missérété. Le Parti du président de l’Assemblée nationale a obtenu la majorité des sièges dans chacune de ces communes.

Au niveau de Porto-Novo et autres

Au niveau de Porto-Novo, c’est la razzia. Le PRD a pris 32 sièges sur 33 en laissant le dernier à l’Union fait la Nation. Même le maire sortant Moukaram Océni n’a vu que du vent. Il n’a pas réussi à se faire réélire dans le 4e arrondissement où il s’est positionné en tête sur la liste FCBE. Au niveau de Sèmè-Podji, les grandes tendances créditent le PRD de 17 sièges sur 25. Même le maire de cette commune Mathias Gbèdan n’a pas pu se faire réélire. A Ifangni, ce parti rafle 8 sièges sur 15, l’UN et RESOATAO obtiennent respectivement 6 et 1 siège. La commune d’Akpro-Missérété n’a pas aussi résisté à l’ouragan PRD qui a obtenu 13 sièges sur 17. Ainsi donc, les maires des communes de Sèmè-Podji, d’Akpro-Missérété, de Porto-Novo, d’Avrankou et d’Adjarra seront issus des rangs du PRD. Et ceci au regard des dispositions du Code électoral évoqué supra.
Mais en revanche, les communes de Sakété et de Bonou restent toujours dans l’escarcelle de l’alliance FCBE qui a raflé la majorité des sièges en jeu dans ces deux communes. La grande surprise pour les FCBE est venue des Aguégués. Cette commune précédemment dans le giron PRD tombe désormais aux mains des FCBE. L’alliance a recueilli 5 sièges contre 4 pour le PRD. Si les données se confirmaient, les FCBE prendront le contrôle de trois communes à savoir Sakété avec 12 conseillers contre 5 pour l’UN, Bonou avec 5 conseillers communaux contre 2 pour l’alliance Eclaireur et 2 pour l’AND.
Quant aux communes de Kétou, Adja-Ouèrè et Pobè, elles tombent aux mains de l’UN. A Kétou, l’UN est en train d’obtenir 16 sièges sur 25. Les 9 sièges restants sont allés aux FCBE. A Pobè, l’UN a tiré son épingle du jeu avec 11 sièges contre 8 aux FCBE tout comme à Adja-Ouèrè où sur 19 sièges elle a obtenu 15 sièges laissant le reste aux FCBE.
L’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND) s’est montrée maître du jeu dans les communes de Dangbo et d’Adjohoun. Les 2 mairies pourraient tomber sous le contrôle de cette alliance si les grandes tendances sur le terrain sont confirmées par la CENA habilitée à proclamer les résultats définitifs du scrutin.

Quelques résultats provisoires dans l’Ouémé-Plateau

Porto-Novo (33 sièges)

1er arrondissement : (5 sièges)
PRD : 11 499, FCBE : 12 499 et UN : 97

2e arrondissement : (7 sièges)
PRD : 10 421, FCBE : 1167 et UN : 181

3e arrondissement : (5 sièges)
PRD : 9 639, FCBE : 541 et UN : 349

4e arrondissement : (8 sièges)
PRD : 14 219, FCBE : 1181 et UN : 598

5e arrondissement : (8 sièges)
PRD : 13 541, FCBE : 1361 et UN : 2070

Bonou (9 sièges)

Affamè : (2 sièges)
AND : 1108, PRD : 691, FCBE : 548, Alliance Eclaireur: 22

Atchonsa : (2 sièges)
Alliance Eclaireur: 1592, FCBE: 1236, PRD: 58

Bonou centre : (2sièges)

FCBE : 1585, alliance Eclaireur : 1447, AND : 33, PRD : 291

Damè-wogon : (1 siège)
AND: 875, FCBE: 1342, PRD: 71, alliance Eclaireur: 27

Hounviguè : (2 sièges)
FCBE: 1094, Union fait la Nation: 1064, alliance Eclaireur: 307 et AND : 152.

Kétou : (25 sièges)

Kétou centre (6 sièges)
FCBE : 2549, UB : 913, UN : 5372 et UFEED : 102

Idigny (7 sièges)
UN : 3276, FCBE : 2466, UFEED : 993, UB, 704

Okpomèta (2 sièges)

UN : 1534, FCBE : 524, UB : 181 et UFEED : 10

Kpankoun : (2 sièges)
FCBE : 3026, UN : 2358, UB : 454, UFEED : 764

Adankplamè (non disponible)

Odomèta (non disponible)

Adjohoun (15 sièges)

Akpadanou (2 sièges)

AND : 1797, PRD : 1440, FCBE : 3, UN : 3

Adjohoun centre (2 sièges)
AND : 1480, FCBE : 1213, PRD : 598 et UN : 360

Azowlissè : (4 sièges)
AND : 2719, FCBE : 1452, PRD : 1341

Démè: (1 siège)
FCBE: 528, PRD: 211, alliance Soleil: 182

Togbota : 1 siège
FCBE : 389, AND : 112 et alliance Soleil : 100.

Gangban (non disponible)

Awonou (non disponible)

Dangbo : 17 sièges

Dangbo centre : (2 sièges)
AND : 1591, FCBE : 1116, UN : 1343 et PRD : 191

Gbéko (3 sièges)
PRD : 2303, AND : 2154, FCBE : 505 et UN : 187

Dékin 2 sièges:
FCBE : 1337, AND : 929, UN : 445

Hozin (3 sièges)
AND : 1886, UN : 939, FCBE : 300 et PRD : 2304

Houédomey 3 sièges
AND : 2650, FCBE : 819, UN : 704 et PRD : 1181

Zounguè (2 sièges)
UN : 2262 et AND : 2071

Késsounou non disponible

Sakété (17sièges)

Arrondissement d’Aguidi
FCBE : 3276, UN : 1365, PRD : 77

Arrondissement d’Ita-Djébou
FCBE : 2948, UN : 2362, PRD : 13

Arrondissement de Sakété 1:
FCBE : 3474, UN : 3417, PRD : 162

Arrondissement de Sakété 2
FCBE : 1891, UN : 1608, PRD : 050

Arrondissement de Takon
FCBE : 2185, UN : 1362, PRD : 512

Arrondissement de Yoko
FCBE : 2157, UN : 2008

Actualités 30 juin 2015


Grandes tendances des élections communales, municipales et locales: Quelques grandes tendances dans le Borgou et l’Alibori

A Malanville dans le département de l’Alibori, Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et Alliance Soleil se neutralisent pratiquement avec au total respectivement 20 308 suffrages obtenus et 19 640 aux élections communales, pour les cinq arrondissements de la commune. A Guéné, les FCBE portent à leur actif 5226 voix et alliance Soleil : 3545. Dans l’arrondissement de Garou, FCBE : 3939 et Alliance Soleil : 3050. A Malanville centre, Alliance Soleil est en tête avec 7625 voix contre 4910 pour les FCBE.

Dans la commune de Banikoara, suivant les informations glanées ci et là, les FCBE prendraient une longueur d’avance sur ses adversaires politiques : AND du maire sortant, ABT, Alliance Soleil, en remportant à peu près une quinzaine des 29 sièges à pourvoir pour la mairie.
Le prochain maire de Kandi sortira de l’Alliance Soleil. Cette formation politique a largement dominé les débats à l’issue du scrutin du dimanche dernier en venant en tête dans six des sept arrondissements suivie des FCBE, selon les tendances sorties des urnes.
A Gogounou, huit des 19 sièges communaux à pourvoir pourraient revenir à l’Alliance Soleil. Les FCBE s’en sortiraient avec six et le Forum africain pour la restauration, la réconciliation et l’émergence (FARRE), cinq conseillers, sous réserve de confirmation par la CENA.
Les Forces démocratiques unies (FDU) avec huit sièges sur 15 pourraient contrôler la mairie de Ségbana si les résultats provisoires sortis des urnes arrivent à être confirmés par la CENA. L’alliance Soleil est plus ou moins assise dans cette commune avec probablement cinq sièges contre un pour les FCBE.

Tendances dans le Borgou...

A Bembèrèkè, FCBE et Alliance Soleil se talonnent, au regard des résultats provisoires recueillis à l’issue du dépouillement des élections communales et locales. Par exemple à Gamia, FCBE obtient provisoirement 4657 voix contre 3169. A Ina, fief et localité natale du général Robert Gbian, un des barons de l’alliance Soleil, c’est cette formation politique qui vient en tête avec 3730 suffrages contre 1657 pour FCBE. Dans l’arrondissement de Bouanri, les résultats provisoires donnent : FCBE : 3465 suffrages contre 3056. Ce sont seulement ces deux formations politiques qui étaient en lice dans la commune. Les résultats des élections locales ne diffèrent pas outre mesure de ceux des communales.
A Nikki, les FCBE ont totalisé 14330 voix et Alliance Soleil : 12498. L’alliance RB-RP s’est illustrée à Nikki centre avec 3.085 voix mais ne totalise en tout et pour tout que 4915 voix.
A Pèrèrè, Alliance Soleil et FCBE viennent pratiquement au coude-à-coude, avec quand même une légère avance pour les FCBE qui pourraient se contenter d’au moins six sièges sur les 13 que compte la commune, contre rien pour ABT.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 30 juin 2015


Elections municipales, communales et locales: Les grandes tendances dans l'Atacora

Des résultats provisoires recueillis au niveau des arrondissements des communes de l’Atacora-Donga, il se dégage de grandes tendances à la suite du scrutin du dimanche dernier.

A l’issue du scrutin du dimanche 28 juin dernier les résultats provisoires recueillis auprès des coordonnateurs des différents arrondissements des treize communes de l’Atacora-Donga se présentent ainsi.

Au niveau de la commune de Kérou, l’arrondissement de Kérou Centre où sont inscrits 24595 électeurs, AND recueille 3961 les FCBE 4035, 2455 à l’UFEDD et 687 pour l’alliance Soleil.
Dans l’arrondissement de Brignamarou où sont inscrits 9698 électeurs, l’AND compte 2254 voix, 1681 pour les FCBE, 813 à l’UFEDD et
326 pour l’alliance Soleil. Dans l’arrondissement de Firou où 4398 personnes ont voté pour 8543 préalablement inscrits, l’AND recueille 1876 voix, les FCBE, 1989, l’UFEDD 229 et l’alliance Soleil 70 voix. Dans l’arrondissement de Kaobagou qui compte 1942 inscrits pour 850 votants, l’AND vient en tête avec 458 voix, les FCBE 255, l’UFEDD 55 et l’alliance Soleil 58. Notons que les dix-sept
sièges en jeu sont répartis comme suit : 9 pour Kérou Centre, 4 pour
Brignamarou, 3 pour Firou et 1 pour Kaobagou. Ces résultats sont similaires à ceux des élections locales.
Dans la commune de Ouaké, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) sont en tête avec 8526 voix suivies de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) avec 7780.
Ainsi dans l’arrondissement de Ouaké Centre les FCBE ont obtenu 2079, ABT 1384. A Badjoudè les FCBE ont enregistré 1483 contre 1467 pour ABT. C’est aussi le cas dans l’arrondissement de Komdè où elles recueillent 1282 voix suivies de ABT, 731 voix. A Sèmèrè 1 et 2 les Forces cauris pour un Bénin émergent obtiennent respectivement 1471 et 1631 voix, alors que l’alliance ABT s’en sort avec 1489 et 2136 voix. A Tchalinga les FCBE totalisent 580 voix et ABT 573.
Dans la commune de Djougou, les Forces cauris pour un Bénin émergent prennent une légère avance sur ABT. Ainsi pour les communales, provisoirement dans l’arrondissement de Baréi, les FCBE ont obtenu 1197 contre 756 pour ABT et 644 pour l’alliance Soleil. Dans l’arrondissement de Bariénou les FCBE viennent provisoirement en tête avec 3869, l’alliance pour un Bénin triomphant (ABT) a enregistré 2939 et l’alliance Soleil 192. Les Forces cauris pour un Bénin émergent partent avec 1245 dans l’arrondissement de Bougou, ABT 811 et l’Alliance Soleil 21. Au niveau de Bélléfoungou les FCBE ont obtenu 643, ABT 706 et l’alliance Soleil 16. L’alliance Soleil a obtenu 1270 voix suivie des FCBE, 1139 dans l’arrondissement de Pélébina et ABT 172 voix. A Partago les FCBE ont recueilli 3081voix, ABT 868 et l’alliance Soleil 621. Dans l’arrondissement de Kolokondé les FCBE ont totalisé 3167, ABT 1319 et l’alliance Soleil 39. A Séro, les FCBE s’en sortent avec 1618 et ABT 1204, et l’alliance Soleil 31. Dans l’arrondissement de Onklou, les FCBE ont obtenu 3063 voix, ABT 718 et l’alliance Soleil 25.
La Majorité présidentielle a obtenu 4250 à Djougou I, l’alliance ABT 4197 et l’alliance Soleil 478. A Djougou 2 les FCBE ont obtenu un résultat de 3201, ABT 3864 et l’alliance Soleil 70. ABT a recueilli 4108 voix dans l’arrondissement de Djougou 3. Elle est suivie des Forces cauris pour un Bénin émergent avec 2036 voix. L’alliance Soleil s’est en sortie avec 82 voix.
Dans la commune de Natitingou, ABT semble prendre légèrement le dessus sur les Forces cauris pour un Bénin émergent suives de l’alliance Soleil, suivant les résultats provisoires recueillis au niveau des différents arrondissements.
A Toucountouna, l’Union des forces démocratiques pour le développement (UFDD) du ministre Thomas Yombo, ancien maire de la commune devance largement ses adversaires, suivie des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et de l’AND, selon nos recoupements.
A Copargo, les FCBE sont en tête au terme des décomptes au niveau des arrondissements. ABT s’en tire aussi à bon compte.
A Bassila, les deux forces politiques rivales à savoir FCBE et l’alliance ABT sont au coude-à-coude.
Dans la commune de Boukombé, les FCBE n’ont eu aucun mal à imposer leur hégémonie. Elles viennent largement en tête suivies de très loin par l’Union fait la Nation.
Pour les locales, les FCBE ont obtenu 4282 à Djougou I, ABT 4509 voix et l’alliance Soleil 523. Les FCBE font un résultat de 3223, ABT 3856 et l’alliance Soleil 83 dans Djougou 2. Dans Djougou 3, ABT a obtenu 4165 voix suivie des FCBE 2039 voix. L’alliance Soleil s’en tire avec 80 voix.
A Baréi, les Forces cauris ont obtenu 1355, ABT 674 et l’alliance Soleil 609. Dans l’arrondissement de Bariénou les FCBE viennent en tête avec 3930, l’alliance pour Bénin triomphant (ABT) a enregistré 3145 et l’alliance Soleil 222. Les Forces cauris pour un Bénin émergent se taillent 1231 dans l’arrondissement de Bougou, ABT 830 et l’alliance Soleil 22. Au niveau de Bélléfoungou les FCBE ont obtenu 654, ABT 716 et l’alliance Soleil 08. L’alliance Soleil a eu 1302 voix suivie des FCBE 1091 dans l’arrondissement de Pélébina et ABT se contente de 231 voix. A Partago les FCBE dament le pion à ses adversaires en obtenant 3029 des voix, l’alliance ABT 893 et l’Alliance Soleil 638. Dans l’arrondissement de Kolokondé les FCBE ont totalisé 3039, ABT 1366 et l’alliance Soleil 35. A Séro les FCBE s’en sortent avec 1642 et ABT 1226, l'alliance Soleil 32. Dans l’arrondissement de Onklou les FCBE s’en sortent avec 3005, l’alliance ABT recueille 711 voix et l’alliance Soleil 37.

Actualités 30 juin 2015


Elections communales et locales: La commune de Cobly sous tension

Le déroulement du scrutin a été entaché dimanche 28 juin dernier par des tensions entre des agents en charge du processus et certains candidats aux élections communales et locales dans la commune de Cobly. Des soupçons de fraudes seraient à la base des descentes musclées vers la coordination du processus au niveau de l’arrondissement central de la commune.

Des candidats des alliances Soleil et ABT ont fait irruption dimanche dernier dans les locaux de la mairie de Cobly pour sommer le coordonnateur central du processus électoral à les suivre pour constater des irrégularités qu’ils auraient constatées à certains postes de vote et qui seraient des germes d’une vaste opération de fraudes au profit du maire sortant, candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Selon Yves Kaucley, candidat tête de liste de l’alliance Soleil dans l’arrondissement central de Cobly, les présidents de postes de vote à Hotchirikou et Boutipangou seraient portés disparus depuis le démarrage du scrutin et circuleraient de poste en poste pour recueillir des informations sur le démarrage du scrutin dans les centres de vote et les numéros des scellés. Identifiés par leurs accusateurs comme proches du maire de la commune, ils se prépareraient, selon eux, à acheminer vers la coordination de l’arrondissement des résultats tronqués à leur profit. Des accusations face auxquelles, Gabriel Mahugnon Koussèdoh, le coordonnateur de l’arrondissement reste de marbre. Les mêmes, à plusieurs reprises, seraient venus le voir pour diverses situations qu’il est allé constater sur le terrain en compagnie du commandant de la brigade de Cobly. Et par deux fois les faits incriminés seraient mineurs et pas de nature à remettre en cause un scrutin qu’il pense avoir coordonné comme il se doit. Aussi la violence verbale dont les accusateurs font montre, n’était-elle pas pour faciliter les choses. C’est une menace à peine voilée brandie. «Nous ne nous laisserons plus voler notre victoire. Même s’il faut mettre toute la population en prison, nous ne reculerons pas dans notre volonté à barrer la route aux fraudeurs», soutient Yves Kaucley. « Hier nous n’étions pas ensemble mais aujourd’hui nous estimons que l’heure est grave et qu’il faille s’unir pour vaincre cette fatalité, la fraude. Nous ne tenons pas forcément à la victoire mais que tout se passe dans la transparence», souligne Parfait Sambiéni, candidat de l’alliance ABT.

Pour le coordonnateur de l’arrondissement, ces tensions auxquelles il fait face depuis son arrivée, trouvent leur fondement dans les suspicions et querelles intestines entre les acteurs politiques de la localité.

Politique 30 juin 2015


Elections municipales, communales et locales du 28 Juin, Le défilé des cantines se poursuit à la CENA

Les élections municipales, communales et locales se sont déroulées dans le calme malgré des flottements dans quelques localités concernant les élections locales. Selon Basile Fassinou, Porte-parole de la Commission électorale nationale autonome (CENA), les élections seront purement et simplement reprises dans lesdites localités. Pour l’heure, le défilé des cantines et des urnes qui a commencé depuis hier lundi 29 juin à 2h du matin, se poursuit dans la cour de l’institution.

Les populations devront attendre encore pour avoir une idée des résultats définitifs des élections municipales, communales et locales du 28 juin dernier. Plusieurs coordonnateurs d’arrondissement continuent de déposer les feuilles de dépouillement au siège de la CENA, après quoi, ils procèderont au convoyage des urnes et cantines.

En attendant la proclamation des résultats desdites élections par la CENA, le convoyage des cantines et urnes par les coordonnateurs d’arrondissement a commencé depuis 2h du matin hier lundi 29 juin. «Quatre équipes ont été mises sur pied pour les réceptionner. Au cours du premier point du convoyage fait hier plus de 100 cantines, soit celles de 50 arrondissements avaient déjà été déposées», a souligné Basile Fassinou, le porte-parole de la CENA.

Des logos absents sur les bulletins uniques

Pour ce qui est du déroulement du scrutin du dimanche 28 juin dernier, deux points importants sont à souligner selon Basile Fassinou. Il s’agit du convoyage du matériel sur le terrain et du démarrage du scrutin à l’heure. «Le matériel a été convoyé dans toutes les communes dans un délai raisonnable, au moins 48 heures avant le scrutin. Ce qui a eu pour conséquence le démarrage dans plus de 90% des postes de vote des opérations avant 7h 30 », fait-il remarquer. Contrairement donc au scrutin législatif, il n’y a pas eu de grand retard dans le démarrage du scrutin explique-t-il.
La promptitude dans le démarrage ne doit pas occulter les ratés observés çà et là. A Passagon dans la commune de Bohicon, Takon dans celle de Sakété, Massi dans la commune de Zogbodomè ainsi que dans des localités de Toucountouna, de Zagnanado et d’Akpro-Missérété, certains partis politiques ou alliances de partis politiques n’auraient pas retrouvé leurs logos sur les bulletins uniques. Le vote a été immédiatement suspendu dans ces localités où il était prouvé que des partis en compétition n’avaient pas retrouvé leurs logos, précise le porte-parole de la CENA.
Pour lui, plusieurs raisons expliquent l’absence des logos de certaines formations politiques sur certains bulletins uniques dans le cadre des élections locales. Il est possible que cela soit dû à un oubli de la CENA, dit-il. Mais la loi n’obligeant pas les partis ou alliances de partis à déposer les dossiers dans tous les villages et quartiers de villes des arrondissements dans lesquels ils sont candidats, on ne peut confirmer que certains ont été omis sans risque de se tromper qu’après un examen minutieux de l’ensemble des dossiers de candidature pour les locales. De plus, certains partis politiques selon lui ne se sont pas rendus à la CENA pour la séance de présentation des spécimens de bulletins uniques pour les locales. Du coup, ils n’avaient pas pu faire leurs observations avant l’impression des bulletins définitifs pour les locales.
Par contre, certaines erreurs sont du fait de la CENA, admet-il. Le Congrès pour le développement et la solidarité (CDS Finagnon) par exemple, avait en son temps, fait remarquer que son logo n’était pas visible sur le bulletin (spécimen) dans cinq des 8 localités dans un arrondissement à Zagnanado. Mais le jour du vote et après l’intégration des corrections, son logo n’a été retrouvé que dans trois localités.
Voilà pourquoi, dans les tout prochains jours, la Commission électorale nationale autonome entend vérifier l’effectivité des dossiers de candidatures dans les localités où certains partis n’auraient pas retrouvé leurs logos. Si les plaintes se confirment, elle pourrait reprendre les élections locales dans lesdites localités dans un bref délai, environ un ou deux mois. Selon Basile Fassinou, la CENA n’a pas besoin de l’autorisation de la Cour suprême avant de reprendre le scrutin par endroits.

Le couplage des élections, une bonne idée ?

A la question de savoir si le couplage des élections municipales, communales et locales était une bonne idée, celui-ci laisse entendre que même si le scrutin a été réussi dans l’ensemble, le couplage a peut-être été pour quelque chose dans les ratés observés ça et là. «Cette élection fait intervenir du monde, les gens sont plus intéressés à la base. Par rapport à la masse des candidatures, à l’ampleur des tâches à accomplir et à l’enjeu ici, le couplage n’était pas la meilleure idée. Mais nous avons réussi en si peu de temps, un mois à peine, à organiser ce vote», a indiqué le porte-parole de la CENA.
Avec 34 partis politiques et alliances de partis politiques qui sont libres d’être candidats dans les 5290 villages et quartiers de ville puisque la loi ne leur interdit pas cela, il y a 5290 possibilités de bulletins uniques selon le Dr Fassinou. Les élections locales prises isolément étaient déjà si complexes que leur couplage avec les communales et municipales, sonne comme un défi.
Il a rappelé qu’en 2008, la Commission électorale nationale autonome (CENA) avait eu des problèmes similaires et avait laissé en rade plus de 200 villages et quartiers de ville.

Actualités 30 juin 2015


Renforcement de capacité: La FAO outille des acteurs de la filière agricole sur «Hortivar»

La représentation au Bénin de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) assure depuis hier, lundi 29 juin, une formation de cinq jours au profit de différents acteurs de la filière agricole. Celle-ci porte essentiellement sur l’utilisation de la base de données « Hortivar », avec pour finalités d’aider ces acteurs à se l’approprier et être en mesure de l’exploiter pour l’avancement des filières maraîchères au Bénin

«Hortivar est une base de données mise au point par la FAO sur les performances des variétés horticoles en relation avec les conditions agro-écologiques et les pratiques culturales dans le monde. Cette base de données sert d'outil de recherches facile et rapide d’informations sur les variétés horticoles dans le monde, une méthodologie standard sur l’enregistrement des données d’essais végétaux, une référence pour l’analyse et l’extrapolation de données, une plate-forme pour l’éducation, pour la formation dans les collèges et universités, une interface active entre scientifiques et producteurs … ». Ces explications ont été fournies hier par le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), Martin Houndonougbo pour illustrer l’utilité de cette base de données. « Malheureusement, cet outil puissant d’acquisition et de partage d’informations et de connaissances techniques est encore peu connu des professionnels béninois du secteur de la production agricole », déplore le Représentant résident de la FAO au Bénin, Dr Tiémoko Yo. Et c’est au regard des insuffisances notées en termes de maîtrise de cet outil, que la FAO à travers le Projet de promotion de l’agriculture périurbaine (PAPU) qu’il finance, a initié depuis hier, une formation de cinq jours pour permettre à des acteurs à divers niveaux du MAEP, des universitaires et chercheurs, des représentants d’organisations professionnelles… de prendre connaissance et de se familiariser avec «Hortivar».

La cinquantaine d’impétrants retenus à cette fin est subdivisée en deux groupes. Le premier, de 25 membres est en formation jusqu’au 3 juillet prochain et à sa suite, un second du même effectif est attendu du 20 au 24 juillet prochain. « Vous aurez la lourde responsabilité après cette formation de rendre visibles sur Hortivar les données sur l’horticulture au Bénin », leur a fait savoir le secrétaire général adjoint du MAEP. Il sera donc question au cours de cette formation de les aider à développer des compétences en vue d’une bonne maîtrise et de l’utilisation de Hortivar, d’en comprendre les fonctions…

Accéder à l’information

Selon le représentant résident de la FAO au Bénin, Dr Tiémoko Yo, « l’accès à l’information a toujours été capital pour l’amélioration des savoirs dans tous les domaines et en particulier dans celui du secteur agricole ». Mieux, avec les défis actuels dudit secteur, cette quête de l’information et même sa maitrise s’avèrent capitales, tout comme l’acquisition de techniques nouvelles à même de faire progresser l’agriculture. Malheureusement, il se fait que sur ces chantiers, le Bénin est en retard. Et la FAO entend parer à cette carence, indique son représentant résident. Elle qui a prévu au titre du PAPU de contribuer au renforcement des capacités techniques des acteurs de l’horticulture et de la filière maraîchère en particulier y voit donc une aubaine, sinon une concrétisation de ses prévisions antérieures. En effet, le Bénin qui a besoin de maitriser certaines données relatives à la production des cultures maraîchères surtout en zone périurbaine gagne en faisant assimiler « ce puissant outil d’acquisition et de partage d’informations et de connaissances techniques » par les acteurs de sa filière agricole, déduira Dr Tiémoko Yo. Au cours de cette session de formation, des enseignements pratiques doublés d’une phase pratique sont prévus pour permettre aux participants de mieux s’approprier l’outil «Hortivar».

Société 29 juin 2015


2153 - 2254