La Nation Bénin...
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Le président de la République a reçu, hier mercredi 24 juin, les responsables de la compagnie pétrolière SAPETRO. Ces derniers ont annoncé l’arrêt des opérations d’exploration sur les blocs à eux attribués au large de Sèmè.
C’est une information qui vient plomber les espoirs du Bénin dans le secteur de la production du pétrole brut. La compagnie nigériane, SAPETRO, qui deux ans auparavant, avait annoncé des promesses de découverte de pétrole commercialisable vient de faire volte face. Elle a annoncé hier sa décision d’arrêter ses opérations d’exploration au large de Sèmè. La raison évoquée, les explorations réalisées sur les trois blocs qu’elle détient se sont révélées infructueuses. Selon les explications fournies par les responsables de la compagnie au président de la République, le premier puits n’a pas pu être entièrement foré en raison de certaines difficultés techniques. Le deuxième puits a révélé de l’eau à 100%. Quant au dernier puits, son exploration a permis la découverte d’un gisement de 1,5 millions de barils, communique-t-on. Son exploitation éventuelle devrait produire en moyenne 1140 barils par jour, au moment où le Nigeria premier producteur du continent africain est à environ 2 millions de barils par jour. Pis encore, estiment les responsables de SAPETRO, la commercialisation du pétrole découvert devra induire un investissement de 67 millions de dollars pour une rentabilité évaluée à 40 millions de dollars. Résultat : SAPETRO renonce à poursuivre ses travaux. La compagnie estime avoir investi environs 564 millions de dollars dans ses travaux d’exploration contre une prévision de 280 millions. Mais ne voulant pas désarmer, elle a promis de mobiliser d’autres investisseurs pour se projeter sur d’autres forages possibles au large du Bénin.
Actualités 24 juin 2015

Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi a procédé hier mercredi 24 juin, à la clôture de la première session ordinaire de l’année 2015. C’était en présence des conseillers, des cadres de la HAAC et d’une délégation du Haut Conseil de Communication de Transition (HCCT) de la République centrafricaine qui a effectué du 22 au 24 juin, une visite de travail au Bénin.
Au début de la cérémonie officielle de clôture de la première session ordinaire de l’année 2015 de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), le conseiller Lambert Dogo premier rapporteur a fait le point des dossiers étudiés par l’institution ainsi que les activités qu’elle a organisées au cours de la session. Démarrée depuis février dernier, la première session ordinaire a, entre autres, produit le rapport relatif aux observations des organes de presse de service public et de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste (ARCEP) sur le projet de décisions relatif à la couverture médiatique des législatives puis des communales, municipales et locales. Le renouvellement des fréquences de radiodiffusions sonores et les plaintes contre des journaux ont été également examinés.
Outre les rapports et les décisions, la HAAC a effectué des visites de terrain, des tournées de contrôle physique des sièges de journaux.
Les conseillers ont également effectué des voyages d’étude à l’étranger. Plusieurs autorités de régulation des communications notamment du Niger, de la Guinée, du Togo et de la Centrafrique ont effectué une visite d'échanges et de travail avec la HAAC.
Dans son discours de clôture, le président de la HAAC, Adam Boni Tessi, est revenu sur les activités menées par son institution dans le cadre des élections législatives, municipales, communales et locales. Il a ensuite annoncé que la prochaine session se tiendra en septembre 2015. Elle se penchera, selon lui, sur le projet de budget de la HAAC pour l’année 2016, la présidentielle de 2016, les termes de référence pour le passage de l’analogique au numérique. Il a invité les acteurs du secteur des médias à une prise de conscience des enjeux qui sont les leurs. «Que les uns et les autres fassent convenablement leur travail afin que la HAAC soit à la hauteur de la tâche qui lui est assignée », a recommandé Adam Boni Tessi.
Il a salué la présence de José Richard Pouambi et Solé Tita-Samba, respectivement président et vice-président du Haut Conseil de Communication de Transition (HCCT) de la République centrafricaine qui sont en mission au Bénin depuis le lundi 22 juin dernier.

La campagne pour les élections du dimanche 28 juin prochain a connu une animation particulière, hier mercredi 24 juin dans l’arrondissement d’Agoué. Si aucune des listes en compétition n’a voulu être du reste, les militants de l’Alliance PEU se sont démarqués par leur capacité de mobilisation.
Contrairement à la commune de Comé et une grande partie de Grand-Popo où la campagne électorale demeure timide, l’arrondissement d’Agoué est entré de plain-pied dans la fièvre électorale depuis hier mercredi 24 juin avec ces six formations en lice. Faite de nombreux meetings tenus sur la plage puis à l’Ecole primaire publique de Hilla-Condji et bien d’autres places publiques, l’ambiance a été particulièrement vive à Agoué Adjigo.
En effet, dans le cours de l’après-midi, des militants de l’UN réunis autour de Claude Ahlin Toyi et autres ont donné de la voix clamant leur vision quant à la nouvelle gestion qu’ils entendent imprimer à la mairie de Grand-Popo. Pour eux, le Conseil communal sortant a manqué de faire du développement. Ils comptent dès leur élection, œuvrer non seulement pour la cohésion des administrés, mais aussi pour des soins de santé de qualité. Un peu plus loin d’eux, l’Alliance FDU tient à peu près le même discours au cours d’un meeting tenu dans une rue en face de l’église Sacré cœur d’Agoué.
La grande démonstration de force a été notée avec l’Alliance PEU dont le maire sortant est d’ailleurs un militant et candidat à sa propre succession. Pour le compte de la même journée d'hier dans l’arrondissement d’Agoué Adjigo, cette formation politique au slogan de «Ewlizo» a organisé de nombreux meetings et caravanes dirigés par la tête de liste de l’arrondissement, Laurent Atakpa par ailleurs, chef du village Hilla-Condji. Le même succès en matière de pénétration est noté aussi au niveau de la pose des affiches de l’Alliance PEU. La gare routière puis les édifices publics et les abords de la voie Hilla Condji-Lomé en témoignent. Une situation bien curieuse pour les étrangers qui franchissent la frontière Bénin-Togo, et marquent leur étonnement à la vue de tout ce vacarme pour des élections locales.
Rappelons qu’à l’issue du scrutin du dimanche prochain, 13 conseillers communaux devront être élus à Grand-Popo entre les candidats de l’UN, des FCBE, du FDU, de l’AND et de PEU.

Depuis sept ans, Clément Attaho est le chef d’arrondissement de Za-Kpota centre. Il est surtout l’homme qui ne passe pas inaperçu dans la localité. Candidat sur la liste RB-RP, il reste convaincu que sa formation politique reprendra la mairie de Za-Kpota après le scrutin du dimanche 28 juin prochain.
Pour avoir occupé sept ans durant le fauteuil de chef d’arrondissement de Za-Kpota centre, Clément Attaho est l’un des hommes les plus en vu de cette commune tenue depuis plusieurs années par deux grandes formations politiques que sont la Renaissance du Bénin (RB) et les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). D’ailleurs, le siège du maire est occupé par la RB à travers la personne d'Antoine Affokpofi, également très impliqué dans ces élections municipales, communales et locales parce que candidat à sa propre succession.
Rencontré hier alors qu’il était en pleine campagne dans sa localité à bord de son véhicule portant les affiches de son parti, Clément Attaho affichait une certaine sérénité. Connu comme un militant indécrottable de la RB, il est à nouveau candidat et est sûr de rempiler et cette fois-ci avec plus de sièges pour son parti au sein du Conseil communal. Sur le terrain, il se montre confiant et se dit en terrain conquis. «Il n’y aura pas match le dimanche prochain à Za-kpota centre, c’est clair et net. Je vous donne rendez-vous dimanche soir à la fin du vote», confie-t-il. Pour ce faire, il compte sur son bilan à la tête de Za-Kpota centre. «En sept ans, avec le Conseil communal, les 13 villages que compte mon arrondissement ont tous bénéficié de modules de classes, de forages d’eau et des accompagnements matériels aux personnes vulnérables avec le soutien de quelques projets présents dans la commune», a-t-il expliqué.
Après son élection, s’il était encore désigné comme chef d’arrondissement de Za-kpota centre, Clément Attaho promet au cours de son prochain mandat, de mettre l’accent sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des jeunes et des femmes de son arrondissement. A travers des projets sociaux, insiste-t-il, il faut mobiliser davantage les jeunes et les femmes autour des activités génératrices de revenus. Ceci permettra de faire reculer la pauvreté qui est ambiante dans la commune de Za-Kpota, malgré les efforts qui sont faits jusque-là.

Les candidats de la liste UN pour le compte des sept arrondissements de la commune de Dogbo ont été présentés mardi 23 juin à la gare routière. A l’occasion, le coordonnateur national de l'alliance, Bruno Amoussou, a sollicité le suffrage des électeurs pour ladite liste.
Le coordonnateur national de l'Alliance UN, Bruno Amoussou, est descendu mardi 23 juin dernier à la gare routière de Dogbo dans le cadre des campagnes pour les élections du dimanche 28 juin prochain. Et comme on pouvait s’y attendre, les locaux de la gare ont rejeté du monde venu non seulement écouter Bruno Amoussou mais également voir les candidats de la liste UN. A l’occasion, Vincent Acakpo, maire sortant et les autres candidats de chacun des sept arrondissements de Dogbo ont été présentés aux électeurs. On notait également la présence des cadres et celle des têtes couronnées conduites par le roi de Dogbo, Sa Majesté Abah Djehloue Robert Danmanoué qui, au passage, a prononcé ses bénédictions sur les candidats.
Pour Bruno Amoussou, l’UN devrait continuer logiquement à contrôler la commune de Dogbo car, défend-il, « je suis né à Do-gbo, je vois les transformations qui s’y opèrent, je vois surtout l’accélération de ces transformations». C’est pour cela, poursuit-il, «je suis venu vous demander de voter la liste des artisans de cette transformation et je vous fais confiance». En plus de la confiance, le coordonnateur national de l'alliance touche davantage la sensibilité des électeurs à travers des allégories dont celle du poussin et le poulailler pour conclure en disant « Je ne peux pas vous refuser d’aller manger au dehors, mais n’oubliez jamais de revenir à la maison ».
Peu avant cette intervention dont le cours a été souvent interrompu par des applaudissements, le maire sortant Vincent Acakpo a pris l’engagement d’impacter davantage le développement de la commune pendant le nouveau mandat qu’il sollicite. A titre de comparaison, il compte, a-t-il indiqué, porter la transfiguration de Dogbo au rang des «Etats israéliens».
Précédant au pupitre Vincent Acakpo, tête de la liste UN, les représentants des jeunes, des femmes et des conducteurs ont tenu des propos flatteurs par rapport au bilan de l’exercice du Conseil communal qui s’éteint. Quelques traits de ce bilan étaient également au menu de la rencontre du mardi 23 juin dernier.

Originaire de Kpédékpo dans la commune de Zagnanado, Pierre Ladidjè est pour la première fois candidat aux élections communales. Il est deuxième titulaire sur la liste FCBE.
Rencontré hier dans le village Ahlan, dans l’arrondissement de Kpédékpo commune de Zagnanado, Pierre Ladidjè était en pleine discussion politique dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique de la localité. Entre deux déplacements, il ne manque aucune occasion de rappeler aux électeurs les enjeux de ces élections municipales, communales et locales pour la localité. Bien que confiant et assuré du soutien de ses concitoyens pour le dimanche 28 juin prochain, Pierre Ladidjè, 2è titulaire sur la liste FCBE, ne veut pas dormir sur ses lauriers.
Il est certain qu’avec le 1er titulaire en la personne de Akim Koutchoro, ils vont décrocher au soir du scrutin du dimanche prochain, les deux sièges de l’arrondissement de Kpédékpo pour le compte des FCBE. Il estime que sa candidature a été suscitée par les populations de Kpédékpo déçues de l’inaction du chef d’arrondissement sortant qui pourtant est lui aussi un militant des FCBE. D’ailleurs, ce dernier a préféré ne pas être à nouveau candidat sur une liste.
Toujours est-il qu'il n’a aucun doute. Selon lui, il suffit de prendre les résultats des dernières législatives dans la localité, pour se rendre à l’évidence que les FCBE sont en terrain conquis à Kpédékpo. Une fois élu au sein du Conseil communal, il assure qu’il se battra pour que cet arrondissement ait aussi des infrastructures sociocommunautaires et que ses fils diplômés soient aussi positionnés dans l’administration communale à Zagnanado.

A 72 heures de la fin de la campagne pour les élections communales, municipales et locales, des candidats se font toujours désirer des populations dans plusieurs communes du Borgou. Mais plus que les caravanes sonorisées et les grands meetings, les candidats visibles sont présents à travers les affiches et quelques rencontres de proximité.
De N’dali à Kalalé en passant par Pèrèrè et Nikki, la fièvre électorale est loin de gagner bon nombre de villages. Cependant, la présence de quelques «kiosques à musique» dédiés aux listes en compétition et d’affiches sur les murs, les arbres, les plaques, des motos et des voitures tranche avec l’ambiance morose générale qui prédomine. Curieusement, certaines personnalités qui ne sont même pas candidats sont perceptibles dans la campagne hors média pour ces élections dans ces contrées. C’est le cas du président Boni Yayi, leader charismatique des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), du président de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Abdoulaye Bio Tchané, du député Robert Gbian de l’Alliance Soleil, dont les affiches sont collées dans plusieurs villages parcourus. Ce sont ces trois formations politiques qui dominent les débats. Dans une certaine mesure, l’alliance RB-RP se montre présente à Nikki aux côtés des nombreuses affiches de l’actuel maire Oumarou Lafia, candidat FCBE, qu’on retrouve un peu partout dans la commune : Suya, Gbaoussi, Gah-Maro.
A Ouénou centre non loin du marché de ce village de N’dali, un vacarme assourdissant se dégage des baffles entreposés au bord de la voie. Le maître des lieux, Oswald Kpadonou dit avoir dégagé l’atelier de couture de sa femme pour en faire momentanément un siège de campagne pour les FCBE afin d’aider son ami candidat. «Je l’ai sorti de là parce que c’est moi qui lui ai loué l’atelier. Le candidat, c’est mon gars et je veux l’aider», nous confie le quadragénaire. Un peu plus loin, des affiches du candidat FCBE, Souradjou Nouhoun-Touré, avec des photos du président, sont prépondérantes le long des artères et même au-delà de la commune de N’dali, en l’occurrence dans des villages de Pèrèrè. Dramane Salifou Imorou, actuel premier adjoint au maire de N’dali et les autres candidats de l’alliance Soleil s’efforcent aussi de leur côté pour charmer les électeurs.
Les sièges des formations sont souvent réduits pour la plupart à des animateurs (disc joker) qui jouent de la musique à longueur de journée, seuls ou en compagnie de quelques jeunes et enfants qui se divertissent après les derniers examens de fin d’année scolaire. Les candidats sont souvent sur le terrain, semble-t-il.
A Gbégourou, l’alliance Soleil paraît prendre de l’ascendance à travers les affiches sur les autres formations, notamment l’ABT plus présent à Binassi.
A Bougnakou, Nonsinan, Kpébié, Guinagourou dans la commune de Pèrèrè, le constat est le même : l’alliance Soleil est également assez visible. Deux jours avant, les candidats accompagnés du député Sacca Lafia, ont tenu des rencontres, nous ont signalé trois jeunes retrouvés à une table de jeu de ludo sous un manguier de l’EPP Kpébié. Dans la localité et environs, le candidat FCBE, Orou Goura Bio Kom, est également présent. Ses partisans rencontrés brandissent fièrement ses affichettes et le logo des FCBE. En revanche, le candidat ABT, un étudiant semble t-il à l’université de Parakou, n’apparaît pas.
Dans la commune de Kalalé, nous retrouvons sur la route cahoteuse un taxi-brousse sonorisé en panne pour crevaison, bariolée aux couleurs ABT et de la candidate Kadidjatou Démon Djéga, actuelle première adjointe au maire de Kalalé. A en croire les occupants qui attendaient un secours, la candidate venait d’une séance d’échanges avec les jeunes et les femmes dans un village voisin où elle a tenté de convaincre les électeurs de la maintenir dans le conseil communal. Elle et les autres candidats de la liste ABT auront fort à faire à ceux des FCBE aussi bien au centre ville que dans les villages Kaka Kinnin, Derassi, Bawara et autres.

Les députés de la 7e législature violent les dispositions de la loi portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en ne déclarant pas à ce jour leur patrimoine. Ils devraient faire cette déclaration au plus tard quinze jours après leur installation.
Ayant été installés le 16 mai dernier, les députés avaient jusqu’au 30 mai dernier pour sacrifier à cette exigence de la loi. Ce qui n’est pas le cas jusqu’à ce jour. Le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC), Guy Oguibiyi a saisi le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji aux fins d’obliger les députés à se conformer à la loi. La correspondance a été lue hier à l’entame de la plénière. Espérons que les députés s’exécutent pour se rattraper.
Th. C. N.

Le 2 avril 2015, les députés béninois ont voté un nouveau statut général de la fonction publique qui porte, entre autres, sur l’âge d’admission des agents de l’Etat à la retraite à 60 ans au lieu des 30 ans de service initialement en vigueur. Ceci crée une polémique alimentée principalement par certains syndicalistes déjà retraités et des jeunes sans emploi. L’argument populaire avancé est que les « vieux » de 30 ans de service devraient prendre congé de l’administration et permettre aux jeunes de sortir de la précarité.
Le phénomène du vieillissement de la population est une réalité aussi bien mondiale que béninoise et a de sérieuses implications socio-économiques. En 2006, d’après le rapport international de la population, 307 000 Béninois étaient âgés de plus de 60 ans. Les chiffres projetés pour 2015 et 2030 sont respectivement de 413.000 et 727.000. Ces chiffres sont symptomatiques d’une transition démographique réelle. Dans un pays où le sous-emploi des jeunes est une sérieuse préoccupation, il est important que les politiques publiques mises en place par le gouvernement soient adaptées aux réalités intrinsèques du pays afin de bénéficier du dividende démographique dû au vieillissement de la force de travail.
Contexte du recrutement dans la fonction publique
La question de l’emploi est un souci réel auquel sont confrontés tous les pouvoirs publics africains, en particulier depuis qu’à la suite de la crise des années 90, les Etats ont arrêté de faire de la fonction publique, l’exutoire de la production des cadres par les universités africaines. En 1986, le Bénin a mis un terme à l’option « socialiste» de répartition systématique des étudiants en fin de formation dans les administrations publiques. Il lui était devenu impossible d’honorer les fins de mois de ses travailleurs qui lancèrent des mots d’ordre de cessation concertée de travail et prirent d’assaut les rues sous la houlette du Parti communiste du Bénin. Le pays n’a repris les recrutements dans la fonction publique que 10 années plus tard, à dose homéopathique cette fois-ci. Il s’en dégage que sur la base des textes en vigueur, l’administration béninoise ne comptera plus à l’horizon 2016 de cadres de plus de 20 ans d’expérience.
Ainsi, en renonçant à l’approche socialiste, le pays s’est inscrit depuis quelques décennies dans une logique libérale qui reconnait l’incapacité du gouvernement à pourvoir aux emplois des jeunes et accepte le secteur privé comme moteur d’une économie libérale et par conséquent vecteur de l’employabilité des jeunes. D’après le directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique, ‘’De 1960 à 2015, les agents de l’Etat ne font même pas encore 100.000 alors que la population active est de plus de quatre millions de personnes ».
Pourquoi maintenir les «vieux»?
Le prolongement de la durée du service public dans tous les pays du monde est rendu nécessaire par l’augmentation de l’espérance de vie du fait de l’évolution de la science (médicale) et de la technologie. Aussi, l’Etat n’a pas intérêt à envoyer précocement les fonctionnaires à la retraite puisqu’il sera emmené à honorer leur pension viagère sur plusieurs décennies, et de plus en plus sur un nombre d’années supérieur à la durée du service des intéressés. Les finances de l’Etat en souffriraient et cela représenterait un passif pour les générations futures qui seraient emmenées à dégager d’importantes ressources pour le paiement des pensionnés.
Une partie de l’opinion publique béninoise continue de penser que c’est les fonds cotisés par les fonctionnaires pendant leur carrière qui leur sont reversés à la retraite. Il n’en est rien car c’est plutôt les actifs qui paient pour les non actifs et le déficit permanent et sans cesse croissant du Fonds national de Retraite est là pour rappeler aux Béninois que le statu quo est suicidaire.
D’après une estimation de 2014 du CIA world fact book, le Bénin a une espérance de vie de 59.75 ans pour les hommes et 62.47 ans pour les femmes (soit environ 61 ans). Du fait de l’avancée technologique et de l’évolution de la science, les «vieux de 60 ans» font de plus en plus partie de la population active et, sont aussi bien performants physiquement que dans la délivrance des services qui sont attendus d’eux.
Et la jeunesse ?
Lorsqu’on interroge les données concernant la jeunesse au Bénin, on se rend compte que la population de 15 à 34 ans est celle prioritairement touchée par le problème du sous-emploi et les défis auxquels ces jeunes sont confrontés sont de trois ordres :
• Ils travaillent moins d’heures qu’ils ne l’auraient préféré
• Ils travaillent à plein temps mais gagnent moins du SMIG (équivalent au seuil de pauvreté)
• Ils exercent des métiers qui ne correspondent pas à leur formation initiale.
Le recrutement dans la fonction publique apporte certainement une bouffée d’oxygène à certains d’entre eux. La frustration actuelle des jeunes après la modification de l’âge d’admission à la retraite se comprend donc aisément. Cependant, elle ne change rien au fait que l’adoption du nouveau statut de la fonction publique va dans le sens du changement dans la structure de l’âge de la population. En fait, cette réalité avait déjà motivé le vote, il y a deux ans de la loi qui porte à 60 ans, l’âge d’admission à la retraite dans le secteur privé. Au surplus, avant cette réforme, le Bénin était le seul pays de la sous-région qui envoyait ses agents à la retraite avant 60 ans. Il reste toutefois à trouver des alternatives pour régler le problème d’emploi de la jeunesse.
Pour mitiger le problème et apaiser la tension sociale manifeste, il faudra que le gouvernement inscrive ses actions dans la mise en place d’un climat favorable des affaires et s’engage sur des programmes de formation pratique à l’emploi des jeunes et à la mise à leur disposition des ressources. Il devra soutenir des projets des jeunes ayant le potentiel de créer des emplois. Ces projets pourraient bénéficier des appuis des partenaires publics et privés ainsi que d’exemptions fiscales.
Au total, les fonctions publiques africaines ne sont plus et ne peuvent plus être considérées comme la principale pourvoyeuse d’emploi. Les recrutements devaient obéir à une rationalité: celle d’un travail à faire par des personnes ayant le profil requis et non par une simple envie de procurer un revenu à des jeunes, c’est-à-dire de satisfaire un besoin social ; c’est contre-productif. Il est illusoire de faire croire à la jeunesse que son salut se trouve dans les fauteuils d’une administration publique décadente, encombrée et incapable de mettre en musique les instruments nécessaires au développement d’un secteur privé, moteur d’une économie libérale et par conséquent vecteur de l’employabilité des jeunes. Le gouvernement devra poursuivre les réformes en cours afin d’établir effectivement un écosystème favorable au développement de l’entrepreneuriat et du secteur privé.
Par R. Alan AKAKPO
Actualités 23 juin 2015

Marié et père de huit enfants, Sabi-Komi Moro s'est donné la mort lundi 22 juin dernier à Kérou en se tirant une balle dans la tête.A 45 ans environ, Sabi-Komi Moro n’est plus de ce monde. Il s’est délibérément donné la mort en se tirant une balle dans la tête lundi 22 juin dernier aux environs de 10 heures au quartier Tingourou dans la commune de Kérou. C’est l’une de ses filles se trouvant dans une pièce voisine à sa chambre qui est allée constater le drame suite à la détonation du fusil de fabrication artisanale dont il s’est servi. Ce dernier gisait dans une mare de sang, l’arme du crime à ses côtés.
D’après Epiphane Kinglo, commissaire de police, ce suicide pourrait s’expliquer par les troubles mentaux dont aurait souffert la victime dans un passé récent. Aussi s’est-il illustré par des comportements peu recommandables avec une addiction à l’alcool. A la suite du constat, le commissaire de la ville de Kérou a précisé aux populations que le port d'arme n'est pas permis à tout le monde..
Un peulh ampute le bras gauche de son frère
A l’aide d’une machette, Sidikou Amadou a mutilé, vendredi 19 juin dernier dans une ferme à Kérou, son jeune frère, Ousmail Amadou, pour une histoire de carte-mémoire. Il lui a tranché le bras gauche.
Vendredi 19 juin dernier, Ousmail Amadou sollicite la carte-mémoire de son grand-frère Sidikou Amadou
pour écouter de la musique. Mais ce dernier s’y oppose, arguant que son jeune frère lui aurait, de par le passé, endommagé plein de puces. En dépit de ce refus, Ousmail s’entête et va introduire la carte-mémoire dans son poste radio. Comme si l’imprévisible devrait être au rendez-vous, la carte s’est détériorée. Et une bagarre éclate entre les deux frères. Très remonté contre le geste de son jeune frère, Sidikou Amadou entre dans sa chambre et en ressort avec une machette. D’un coup, il tranche le bras gauche à son frère qui tentait d’esquiver ses assauts. Trois autres coups vont être assénés à la victime au niveau du cou. A la suite de son forfait, le forcené a pris ses jambes au cou. Mais il sera appréhendé depuis dimanche dernier par la gendarmerie de Kérou et devra répondre incessamment de son forfait devant le tribunal. Aux dernières nouvelles la victime suit des soins intensifs au centre de santé de Kérou.