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Nouvelles

An 1 de l’AND: Appel à conjuguer les efforts pour de nouveaux défis

Le bureau politique et les membres de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND) ont commémoré, dimanche 31 mai dernier, le premier anniversaire de leur formation politique. Au détour d’une messe d’action de grâce et d’un déjeuner, les militants, sympathisants et amis de l’AND se sont félicités pour le chemin parcouru. A l’occasion, le président Valentin Aditi Houdé, s’est aussi prononcé sur la crise qui secoue l’alliance.

Pour commérer le premier anniversaire de naissance de l’AND, ses leaders, militants et sympathisants se sont donnés rendez-vous dimanche 31 mai dernier, pour un instant de reddition de compte et de bilan. La cérémonie a débuté par une messe d’action de grâce dite à la paroisse Saint Joseph de Dèkoungbé, dans l’arrondissement de Godomey. Au cours de cette eucharistie, le père-célébrant Aimé Tounsé a invité les membres de l’AND à se rassembler dans la vérité. « Car, c’est en se mettant ensemble qu’on est plus fort et plus déterminant », a dit le prêtre dans son homélie. Après la célébration eucharistique, les camarades de lutte se sont retrouvés à Abomey-Calavi, pour faire le point des activités réalisées en un an et en tirer les leçons.
Selon Patrice Hounsou Guèdè, maire de la commune d’Abomey-Calavi et membre influent de l’AND, les résultats issus de la première expérience élective sont éloquents et forcent l’admiration. En effet, pour lui, l’AND constitue aujourd’hui la quatrième force politique sur l’échiquier national en termes de nombre de suffrages exprimés et la cinquième, s’agissant du nombre de députés élus. Il a alors salué l’activisme et la résistance des leaders et des militants face aux diverses pressions des redoutables adversaires. Posant le diagnostic, Patrice Hounsou Guèdè reconnait toutefois que des échecs et des déceptions ont été enregistrés. Il appelle alors à conjuguer les efforts pour les prochaines élections municipales, communales et locales. Il a ensuite rassuré les populations sur la bonne santé de l’alliance qui porte toujours les aspirations du peuple souverain.

Une alliance en bonne santé

A son tour, Valentin Aditi Houdé a salué la bravoure de tous ses camarades de lutte. « Le premier test politique a été rude face à des adversaires coriaces, mais nous avons tout bravé et passé le torrent », a-t-il clamé en signe de victoire de cette jeune alliance politique qui capitalise une année d’existence. A l’analyse des résultats sortis des urnes aux dernières élections législatives, le président de l’AND pense que le mode d’attribution des sièges tel que défini par la loi électorale est injuste. De ses explications, la sixième circonscription (Abomey-Calavi, Sô-Ava et Zê) est la circonscription la plus peuplée mais comporte seulement quatre sièges à pourvoir. « Avec plus de 60.000 voix, nous n’avons qu’un seul siège tandis que dans certaines circonscriptions, avec moins de 30.000 voix, on peut avoir deux députés élus», a expliqué Valentin Aditi Houdé. Cela dénote selon lui, d’une injustice qu’il entend corriger à travers une proposition de loi. Très attendu sur la crise qui secoue actuellement l’AND, le président de l’alliance pense qu'elle vit une crise de confiance avec la désaffection de trois de ses députés sur les cinq élus. Sur la question, Valentin Aditi Houdé a invité chacun à une analyse de conscience. «Le prédateur de l’AND doit savoir que les dissidents n’ont pas tenu le même discours que lui pendant la campagne électorale », a-t-il renchéri. Nous nous battons pour que nos camarades de lutte comprennent le vrai sens de leurs discours et les messages véhiculés pendant la campagne électorale. D’un ton rassuré, il a invité les militants au calme et à la sérénité afin de continuer le combat dans l’union pour la conquête et l’exercice du pouvoir. Cette commémoration voulue symbolique a connu la participation de Cyprien Togni, Célestine Adjanohoun, Gérard Kuassi, Nazaire Dossa, Théophile Soussia, Barnabé Dassigli avec une forte participation de la jeunesse de l’AND.

Politique 02 juin 2015


Séance de travail à la Présidence de la République: Des mesures face à la crise énergétique

Le président de la République a tenu, samedi 30 mai dernier, une séance de travail avec des responsables en charge du secteur de l’énergie électrique. D'importantes mesures ont été préconisées pour juguler la crise énergétique persistante.

Réuni en séance de travail samedi 30 mai dernier au palais de la République, la Task force sur le secteur de l’énergie a évalué les besoins du pays et étudié les perspectives pour une fourniture optimale de l'énergie à court, moyen et long termes.
Thierno Bocar Tall, Pdg de la Société africaine des biocarburants et énergies renouvelables (SABER) a fait le point des initiatives en matière d'énergies renouvelables et des nouveaux projets envisagés. A l'en croire, la phase 1 du Programme de développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (PRODERE I) a permis de doter le Bénin de centrales solaires, de 1300 lampadaires à basse consommation et des kits solaires. Pour conforter ces acquis, il est mis en œuvre une nouvelle initiative dénommée Programme de valorisation de l'énergie solaire (PROVES). Les financements américain et algérien viendront appuyer ce vaste chantier pour porter à 4000 voire 5000 Kw la capacité du Bénin en matière d'énergies renouvelables, annonce-t-il.

Point de dépliement des compteurs...

De son côté, Claude Gbèdonougbo Gbaguidi, président de l'Autorité de régulation de l'énergie (ARE), a fait le point d'une mission diligentée par le chef de l'Etat au sujet du barrage de Nangbeto momentanément mis aux arrêts en raison des travaux du pont d'Athiémé. Il en ressort que la société SOGEA SATOM en charge des travaux, avec l'appui du génie militaire, s'active pour que d'ici le 15 juin prohain, le pont d'Athiémé en construction ne soit plus un obstacle au bon fonctionnement du barrage qui injecte dans le patrimoine du Bénin et au Togo une capacité totale de 40 Mw.
Camille Kpogbémabou, directeur général de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE), a quant à lui fait le point du processus de déploiement des compteurs prépayés dans l'administration publique. 85% des structures étatiques sont déjà couvertes par cette opération démarrée en août dernier, confie-t-il, tout en rassurant des mesures correctives prises pour faire face aux exigences de l'opération. Un vaste projet de basculement des 500 000 branchements conventionnels vers le prépaiement est en cours, poursuit-il. 45 000 compteurs prépayés sont déjà disponibles en attendant les 100.000 attendus au titre du Millennium challenge account (MCA).
Le ministre en charge de l'Energie par intérim Géro Amoussouga, et le Secrétaire général du gouvernement Alassani Tigri rassurent les populations quant aux dispositions prises pour éradiquer et conjurer durablement la crise énergétique au Bénin.
Dans le court terme, ces mesures envisagées ont trait à la location de groupes électrogènes auprès des sociétés privées, l'approvisionnement en gaz naturel de la centrale de Maria Gléta, la mise en œuvre du nouveau programme national d'énergie rurale, etc. A moyen et long termes, le gouvernement travaille à porter la puissance installée à hauteur de 1500 Mw d'ici fin 2015, avec les 411 millions de dollars du Millennium challenge accourt (Mca), la première phase de 120 Mw dans le cadre de la construction d'une centrale de 400 Mw sous financement de la Banque islamique de développement (Bid), etc.

Eclairage public à base du solaire

Pour toucher du doigt l'effectivité de certains projets énergétiques, Boni Yayi a fait un tour dans la ville de Cotonou, précisément au quartier Agla. Les lampadaires solaires du Programme de valorisation de l'énergie solaire (PROVES) servent d'éclairage public, au grand bonheur des populations. Selon Félix Comlan Ebo, il s'agit de la première phase avec 650 lampadaires, six mini-centrales. La deuxième phase, financée par les Américains, sera bientôt mise en œuvre pour 1500 lampadaires.
Au total 15 000 lampadaires seront déployés au titre du projet dont 5000 à Cotonou. D'un montant de 50 milliards Francs CFA, il prend en compte l'électrification des 105 chefs lieux d'arrondissement restants, l'installation de mini-centrales, etc.

Actualités 01 juin 2015


31e édition de la Journée nationale de l’arbre: L’engagement à conduire le Bénin vers une économie verte

Le Bénin célèbre ce jour, lundi 1er juin, la 31è édition de la Journée nationale de l’arbre. Cette journée qui marque le lancement de la campagne nationale de reboisement, est placée sous le thème « Plantons et entretenons des arbres, chaque jour, à chaque événement, pour un Bénin plus vert». A cette occasion, le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières, Raphaël Edou, a délivré à la nation, samedi 30 mai dernier, un message.

Le thème de cette 31è édition de la Journée nationale de l’arbre est intitulé «Plantons et entretenons des arbres, chaque jour, à chaque événement, pour un Bénin plus vert». Il démontre une fois encore, a insisté le ministre Raphaël Edou, l’engagement du gouvernement à conduire le Bénin vers une économie verte. Dans le message à la nation qu’il a délivré samedi 30 mai dernier, le ministre a indiqué que cette journée et le lancement de la Campagne nationale de reboisement constituent des activités qui s’intègrent parfaitement dans la stratégie de reconstitution des ressources forestières du Bénin. «Faire du Bénin, un pays plus vert’’, n’est pas seulement un slogan. C’est un acte de bonne foi qui souligne une vision pour l’avenir», a-t-il indiqué.
« Les changements climatiques étant irréfutablement la préoccupation déterminante de notre ère, dès lors, la reforestation et la restauration des terres dégradées apparaissent comme une alternative pour contrer le changement climatique», a indiqué Raphaël Edou. C’est ainsi qu’au Bénin, le gouvernement a entrepris, pour apporter une solution durable à la menace du changement climatique et du déboisement, plusieurs réformes. Il a procédé au renforcement des mesures de reforestation par la conception et la mise en œuvre du Projet 10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres, à celui des dispositifs de sécurisation des forêts classées et parcs nationaux afin de permettre à ces zones de jouer pleinement le rôle écologique qui leur est assigné.

Nouvelles évolutions

A ces initiatives, il faudra ajouter le projet de loi portant code forestier qui prend en compte les nouvelles évolutions dans le secteur et la gestion durable, puis l’élaboration et la mise en œuvre du Programme national de gestion durable des ressources naturelles pour renforcer la synergie d’actions dans le secteur des forêts et la collaboration des populations rurales.
Le gouvernement, a aussi rassuré le ministre en charge de l’Enrivonnement, poursuit également l’effort de reconstitution du couvert forestier à travers le Programme de gestion des forêts et terroirs riverains (PGFTR). Ainsi, 17 massifs forestiers font actuellement l’objet d’un aménagement participatif. Pour limiter la pression des populations sur les forêts, le PGFTR a aussi entrepris grâce à l’appui de la Banque mondiale, la mise en place des Activités alternatives génératrices de revenus (AAGR) d’un montant de près d’un milliard de FCFA.
L’année dernière, au total, plus de 11 300 000 plants ont été mis en terre pour un taux de survie de plus de 80% et ce, dans le cadre fédérateur du Projet 10 MAA, a souligné le ministre.
Dans le souci de valoriser son domaine de 10 ha sis à Ganvidokpo dans la commune de Sèmè-Podji, le Port Autonome de Cotonou a été sollicité pour accompagner l’organisation de cette 31è journée, a annoncé Raphaël Edou. Ledit domaine, a-t-il promis, va accueillir une plantation de Acacia auriculiformis, une essence à croissance rapide qui, au bout de 6 ans, sera exploitée pour non seulement la production de bois énergie aux populations de Djrègbé, de Sèmè, de Porto-Novo et de Cotonou, mais aussi pour générer des impacts économiques et écologiques non négligeables. Il a ensuite saisi l’opportunité de cette célébration, pour remercier tous les acteurs et partenaires du secteur des forêts au Bénin, ainsi que les populations et les encourager à redoubler d'efforts dans leur travail quotidien pour atteindre les objectifs fixés.

Société 01 juin 2015


Epanouissement de la jeunesse: Rejoindre KiftaLife pour un maximum d’avantages au quotidien

L’opérateur de téléphonie mobile MTN a à cœur d’apporter sa contribution à la résolution de la problématique liée à l’épanouissement de la jeunesse. Son souci est de voir les jeunes se battre, s’assumer et vivre leurs rêves. Il les a invités, vendredi 29 mai dernier à la Fondation Zinsou à Cotonou, à le rejoindre sur KiftaLife, une activité qui devrait leur permettre à coup sûr de changer leur vie.

L’heure était, vendredi 29 mai dernier dans l’après-midi au bar de la Fondation Zinsou à Cotonou, à une ambiance complètement décontractée avec au menu, KiftaLife. C’était avec les barmen de circonstance, Hervé Dassoundo et Franck Adjou, responsables du segment des jeunes au niveau de MTN-Bénin. Au-delà d’une conférence de presse ou publique, il s’agissait en réalité d’un échange entre MTN et un groupe représentatif de la jeunesse béninoise. Ils avaient l’occasion de pouvoir parler comme s’ils étaient dans la rue mais en tenant le bon langage, celui des jeunes.

«Tout ce qu’on fait pour nous sans nous, est fait contre nous». Telle est la citation du rappeur Youssoupha avec laquelle, Hervé Dassoundo a eu l’honneur d’introduire cette rencontre. Selon lui, elle touche de nombreux jeunes. De même, beaucoup de choses ont été réalisées sans l’avis de la jeunesse. «Aujourd’hui, nous sommes venus remettre les choses dans l’ordre avec une plate-forme que nous vous présenterons dans quelques instants. Cette tendance va être définitivement renversée», a rassuré Hervé Dassoundo, tout en attirant l’attention de l’assistance sur les difficultés auxquelles certains jeunes sont confrontés tous les jours.

Un projet ambitieux

A la suite de Hervé Dassoundo, Franck Adjou procèdera à la genèse du menu du jour. « MTN en tant qu’entreprise citoyenne se devait quand même de faire quelque chose à l’endroit de la jeunesse béninoise. La première tentative a été d’abord Kiff, un forfait auquel il fallait souscrire par le biais des SMS. Toujours dans la dynamique de faire toujours mieux et d’accompagner la jeunesse béninoise vers un futur plus promoteur, nous avons voulu aller au-delà avec l’intention de mieux satisfaire les besoins des jeunes», a expliqué Franck Adjou. Ils sont alors arrivés à la conclusion que le jeune n’aime pas envoyer forcément les SMS, les moments de distraction yellow summer, HkH ou toutes les manifestations que MTN sponsorise. Le jeune a plutôt besoin de se former, de se prendre en charge.
«C’est dans cette perspective que dans un premier temps, un certain nombre d’initiatives ont été prises. L’objectif de la plate-forme proposée, c’est qu’elle soit dynamique et évolutive pour permettre à tous les jeunes de pouvoir s’identifier», a confié Franck Adjou. Ainsi, KiftaLife c’est déjà l’offre Kiff plus pour rester connecté entre amis à travers 150 SMS, 40 Mo d’Internet pour surfer sur le net, 40 mn d’appels vers tous les numéros MTN tous les jours, puis des happy hours de 13h à 15h au cours desquels l’on peut appeler ses kiffeurs à 0,75 F CFA/seconde. «Vous avez ensuite un programme de formation qui est tout nouveau, parce que nous sommes en partenariat avec les universités et collèges de la place. Pendant les vacances et d’ici la rentrée prochaine, vous allez voir beaucoup de spots passer. Il s’agit d’offrir l’opportunité à tous les jeunes qui sont sur ces plates-formes de pouvoir bénéficier de nombreux avantages au niveau de leurs établissements», a poursuivi Franck Adjou. L’objectif, a-t-il insisté, est de montrer que MTN a conscience qu’il faut offrir des services et des produits aux jeunes, et penser aussi à leur avenir. D’où l’intérêt du programme mis en place. «KiftaLife donne aussi la possibilité de bénéficier des stages académiques gratuits et des programmes de formation et d’initiation à l’auto-emploi dans les collèges et universités. C’est pourquoi notre ambition est de pouvoir couvrir tous ces établissements scolaires au Bénin», a également fait remarquer Franck Adjou. A l’en croire, en tant que société leader, MTN a donc décidé de se mettre à la disposition et à l’écoute de la jeunesse béninoise. A cet effet, elle va établir un programme de stage à leur intention et va aussi ouvrir ses portes à compter du 1er juillet à des jeunes stagiaires pour des stages en entreprise afin de leur permettre d’acquérir de l’expérience, a annoncé Franck Adjou.

Que d’avantages !

Outre les programmes de fidélité avec des cadeaux d’anniversaire, il y a des réductions qui sont prévues avec Kiftalife au niveau des partenaires de MTN comme les magasins Erevan, Swatch, Woodin, Mc Bouffe, Mango, les restaurants Pacha, Code Bar, Dream beach et l’hôtel Bénin Marina. Enfin, KiftaLife, comme Franck Adjou l’a rappelé, c’est aussi le style de vie avec de nombreux gadgets à gagner.
Avec l’avènement de KiftaLife, MTN vient de prouver une nouvelle fois qu’il rivalise d’initiatives et d’innovations. « Ça swagg à fond ! »
Comme porte-flambeau, MTN peut aussi compter dans cette entreprise, sur l’accompagnement du rappeur Mister Blaaz. Il y a également le jeune formateur Thiburce Chaffa qui l’aidera dans les formations en management et de développement personnel à travers les établissements à partir d’octobre. Chacun d’eux n’a pas caché sa fierté d’être associé à ce projet qui vise l’épanouissement et le bien-être des jeunes. « Il est important d’amener la jeunesse à réaliser ses capacités et à se battre au-delà de ses propres limites», a souhaité Mister Blaaz.
«Tous ces services et produits ne coûtent absolument rien. Ils sont gratuits. La seule chose à faire, c’est de taper sur son portable ou smatphone *137*5# pour accéder directement à la plate-forme ou rejoindre LiftaLife, le club qui offre le maximum d’avantages au quotidien. L’inscription est gratuite et vous devenez membres de cette plate-forme », ont tenu à préciser les deux barmen qui ont aussi apporté des réponses aux préoccupations posées par l’assistance.
La cérémonie s’est déroulée sous la supervision de Nicolas Gomez, un des responsables de l’opérateur GSM. Pour lui, ce qu’il y a d’original et de différent dans cette plate-forme, c’est qu’aujourd’hui, il n’est plus question d’y avoir seulement des activités uniquement ludiques permettant aux jeunes de pouvoir s’évader. « Il faut pouvoir faire aussi des choses utiles, aider la jeunesse à disposer d’un creuset qui l’aide à se développer, à évoluer et à entrer dans la vie active. Il y a dix partenaires qui nous accompagnent sur ce projet. L’avenir de ce pays appartient à la jeunesse. Nous devons pouvoir l’accompagner. C’est la vocation d’entreprise citoyenne de MTN qui la lui recommande », a laissé entendre Nicolas Gomez.

Actualités 01 juin 2015


Session extraordinaire du Conseil communal de Natitingou: Une centrale solaire et une université bientôt installées

Attribution d’un domaine pour la construction d’une centrale solaire à Didapoumbor dans le troisième arrondissement de la commune de Natitingou et autorisation d’occupation provisoire de l’ancien site du Lycée militaire des jeunes filles à Boriyouré pour l’installation du Rectorat de l’Université des Sciences, Arts et Techniques. Ce sont les grandes décisions prises vendredi 29 mai dernier par le conseil communal lors de sa session extraordinaire de l’année 2015.

Suite au protocole d’accord signé par le gouvernement à travers le ministère de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement, des Energies renouvelables avec la société chinoise TBEA pour la construction d’une centrale solaire de 25 MW et à l’identification de la commune de Natitingou pour l’abriter, le conseil communal a été saisi par l’Agence nationale pour le développement des Energies renouvelables pour la mise à disposition d’un site d’une superficie de 50 hectares. Ces installations permettront à la centrale de disposer de plusieurs accumulateurs d’énergie qui renforceront la centrale thermique de Bérécingou déjà fonctionnelle dans la commune. Ainsi Natitingou disposera non seulement de l’énergie électrique à plein temps mais la mairie procédera à des extensions dans les zones non électrifiées. C’est dans la zone industrielle de deux cent hectares sise à Didapoumbor que la centrale solaire sera implantée. Sous réserve que l’énergie électrique produite sur place soit réellement mise au profit des populations de Natitingou, le conseil communal a autorisé l’attribution du domaine de la centrale solaire, avec l’approbation de tous les conseillers présents.

Ils ont par ailleurs, au cours de la session, autorisé l’occupation provisoire de l’ancien site du Lycée militaire des jeunes filles sis à Boriyouré pour l’installation du Rectorat de l’Université des Sciences, Arts et techniques de Natitingou. En effet, en prélude au démarrage des travaux pédagogiques de l’Université des Sciences, Arts et Techniques de Natitingou (USATN) créée par décision du gouvernement, le conseil communal a été invité par le ministère d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à mettre à sa disposition un bloc administratif devant servir de bureaux à l’ensemble du personnel de l’administration rectorale. Ce qui a été fait lors de la troisième session extraordinaire de l’année 2015. La salle polyvalente du Foyer Abdoulaye Issa va accueillir l’amphithéâtre de ladite université en attendant le démarrage des travaux de construction des bâtiments appropriés sur le site attribué à Tigninti. Joignant l’acte à la parole, la mairie de Natitingou, a informé le maire Kassa Métiki, a équipé l’amphithéâtre de 350 chaises pour faciliter le démarrage des activités académiques.

Société 01 juin 2015


Gouvernance dans le secteur de la santé: 2197 cabinets illégaux détectés

Le ministre de la Santé de fait se préoccupe des dysfonctionnements dans le secteur sanitaire au Bénin. Au cours d’une conférence de presse dans l’enceinte de son ministère, vendredi 29 mai dernier, elle a partagé avec les hommes des médias son inquiétude sur la prolifération des cabinets de santé illégaux au Bénin.

Deux mille cent quatre vingt dix-sept cabinets illégaux exercent au Bénin. Parmi eux on dénombre 109 dans le département de l’Atacora-Donga, 662 dans l’Atlantique-Littoral, 364 dans le Borgou-Alibori, 201 dans le Mono-Couffo, 469 dans l’Ouémé-Plateau et 392 dans le Zou-Collines.

Pour mettre un terme à cette situation qui a trop perduré, le ministre de la Santé entend instaurer la veille citoyenne pour sécuriser les cabinets agréés par l’Etat. Elle invite pour ce faire, la population à dénoncer les cabinets illégaux qui continuent de fonctionner et de commettre des délits en matière de soins sanitaires. Aussi, a-t-elle déploré l’analphabétisme du peuple béninois qui ne lui permet pas de distinguer les cabinets illégaux. Ce qui favorise, selon elle, la floraison de ces centres de santé non autorisés. A ce sujet, les signes distinctifs sont désormais apposés sur les cabinets pour permettre de reconnaître ceux qui ont une existence illégale. En attendant que le projet de loi aboutisse, Dorothée A. Kindé Gazard n’entend pas croiser les bras. Elle est fatiguée de continuer à déplorer les cas de décès dans les centres illégaux. Toutefois, elle rassure les cabinets illégaux qui souhaiteraient régulariser leur situation, de la possibilité de les accompagner. Cependant, une veille citoyenne s’impose pour empêcher ces indélicats à continuer à contourner les dispositions mises en place. L’objectif du ministère de la Santé n’est pas de faire de la répression, mais de garder la vigilance, a-t-elle indiqué. En ce qui concerne la falsification des insignes qui seront posées devant les centres médicaux reconnus, Dorothée Gazard rassure qu’une veille permanente se fera pour éviter à l’avenir que de pareilles situations s’enregistrent.

Société 01 juin 2015


Polémique autour de la création de l’Université de Porto-Novo : Task Force Ouémé-Plateau dit non à l’Intersyndicale des UNB

L’Intersyndicale des Universités nationales du Bénin (UNB) est contre la décision du gouvernement de créer trois nouvelles universités dont celle de Porto-Novo. Elle a fait savoir ses réserves à travers une lettre ouverte en date du 15 mai dernier au ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola.

Scandalisé par le contenu de cette lettre, Task Force Ouémé-Plateau a fait vendredi 29 mai dernier à Porto-Novo une déclaration dans laquelle il encourage le gouvernement dans cette initiative.

Task Force, creuset des cadres et intellectuels de l’Ouémé-Plateau à la retraite est remonté contre l’Intersyndicale des Universités nationales du Bénin (UNB) qui émet des réserves par rapport à la décision du Conseil des ministres en sa séance du 27 mars 2015 de créer trois nouvelles universités publiques béninoises. Il s’agit des universités de Porto-Novo, de Lokossa et de Natitingou qui seront érigées bientôt pour renforcer les deux existantes, à savoir l’Université d’Abomey-Calavi et l’Université de Parakou. Déterminé dans son initiative, le Conseil des ministres a procédé lors de la même séance, à la nomination des recteurs de ces trois universités publiques avec le professeur Jean-Claude Hounmènou à Porto-Novo, le professeur Sylvie Adoté-Hounzangbé à Lokossa et le professeur Mama Daouda à Natitingou. Ainsi, les centres universitaires de Porto-Novo regroupant l’INJEPS, l’ENS, la Faculté de Médecine, la FLASH d’Adjarra et l’IMSP de Dangbo sont des entités universitaires rattachées à l’Université de Porto-Novo. La FLASH d’Aplahoué, l’IUT de Lokossa et l’ENSET deviennent Université de Lokossa. A Natitingou, la nouvelle université regroupe l’ENS de Natitingou et le Centre universitaire de Djougou. «La particularité de ces érections en universités est qu’elles se sont faites du jour au lendemain, sans aucun changement véritable au niveau des centres, tant sous le rapport des infrastructures, des recrutements d’enseignants que de l’accroissement des unités pédagogiques les composant», dénonce l’Intersyndicale des Universités nationales du Bénin dans une lettre ouverte qu’elle a adressée au ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola. Elle va plus loin en dénonçant le ministère dans sa persistance à nommer les recteurs plutôt qu’à procéder aux consultations électorales. Le cas de la nomination de Jean-Claude Hounmènou à la tête de l’Université de Porto-Novo apparaît aux yeux de l’Intersyndicale comme le plus incompréhensible. Cette nomination est perçue par les syndicalistes comme une provocation du ministre parce que celui-ci aurait été récusé par l’ensemble du personnel de l’Ecole nationale supérieure de Porto-Novo qu'il dirigeait.
Cette polémique engagée par l’Intersyndicale des Universités du Bénin contre la création des trois nouvelles universités dont principalement celle de Porto-Novo n’a pas été du goût de Task Force Ouémé-Plateau. Dans une déclaration à la presse vendredi dernier à Porto-Novo, ce mouvement par la voix de son président, Mathieu Fassinou entouré de certains de ses membres, soutient l’érection de cette université à Porto-Novo. Il invite l’Intersyndicale à revisiter l’histoire de la création des Universités du Bénin.
Selon le conférencier, dans les années 70, la première université du Dahomey devrait être installée à Porto-Novo, capitale du pays. Ce projet piloté par l’UNESCO a été détourné par la suite au profit d’Abomey-Calavi et a servi de pôle de développement à cette commune, rappelle Matthieu Fassinou. Ainsi, selon lui, Porto-Novo est restée la seule capitale au monde sans institution universitaire en dépit de la réparation demandée par toutes les générations de citoyens de la région Ouémé-Plateau. Task Force considère la création de l’Université de Porto-Novo comme la réparation de l’injustice historique de plusieurs décennies faite à cette ville. Les conférenciers se disent très reconnaissants au président Boni Yayi et au ministre d’Etat François Abiola dont ils saluent et soutiennent le courage politique.

Actualités 01 juin 2015


Récurrence des hommages à titre posthume : Et si le Bénin apprenait à célébrer ses héros vivants ?

Cette préoccupation n’est pas nouvelle. On pourrait même dire qu’à force de l’évoquer, certains s’en lassent déjà. Mais ici, semble-t-il, la répétition ne fait pas office de pédagogie et dès lors, on peut se saisir du dernier cas en date, celui de Jean Pliya pour relancer le débat pour ces distinctions et hommages à titre posthume qui ne nous honorent point.

Plusieurs voix s’étaient élevées aux lendemains des obsèques de Gustave Gbénou, connu sous le nom d’artiste de GG Vikey, pour déplorer et condamner la décoration faite, à titre posthume à ce héros national, ce cadre émérite à qui on doit plusieurs merveilles en tant que serviteur de la République et qui, au plan artistique, aura épaté aux quatre coins du monde avec ses compositions dont l’une des plus célèbres reste sans doute « Vive les mariés », devenue l’hymne de milliers de bénédictions nuptiales. Mieux, l’engagement pris depuis son décès de faire porter par son nom, un édifice d’envergure du Bénin, au plan culturel est resté comme un «discours de campagne» qui au finish, n’aura «engagé que ceux qui y ont cru».

On croyait que la bêtise se limiterait là, et que dans un élan de solidarité et dans une prise de conscience générale, on rappellerait le reste de la troupe, les hommes de sa trempe encore vivants pour rectifier le tir. Mais il n’en sera rien. Et, Patatra…. ! Le cas Jean Pliya, tel un coup de massue vient frapper de nouveau la conscience collective. En fait, pour un homme de la trempe de cet homme de lettres et de culture, et même de religion, la tendance n’a pas varié. Rien, si ce n’est les œuvres forgées de son cogito n’enseigne à la postérité, le passage de cet homme, oh combien immense sous nos cieux. Jean Pliya n’est peut-être pas le meilleur d’entre tous. Mais c’est un homme Grand qui n’est pas passé sur terre pour rien. Malheureusement, semble-t-il, cela n’était pas assez suffisant pour le célébrer, l’incarner et l’immortaliser. Même le président de la République dont la générosité en matière de distinctions n’est plus à démontrer n’y a pas songé. Se contentant lui aussi, d’une belle lettre d’hommage qui, comme on peut l’imaginer n’aura servi qu’à noircir les pages de quelques publications et ne sera pas comptabilisée à l’actif des œuvres et initiatives en l’honneur de Jean Pliya.

Hypocrisie…

Ce que par contre on a trouvé de fabuleux à faire pour celui que d’aucuns appellent le « baobab de la littérature béninoise », c’est de lui organiser des obsèques à la taille de son talent. Tout y était. Motards aux sirènes à la Vuvuzela, forte mobilisation d’acteurs à tous les niveaux, et surtout d’anciens et nouveaux membres du gouvernement et décideurs à divers niveaux du pays qui, pendant des années, n’ont à aucun moment, eu l’ingénieuse idée de songer à l’immortalisation de cet homme. Et comme savent si bien le faire ceux qui se font appeler nos «décideurs», il fallait lui rendre hommage. Hommages grandioses sur fond de diffusion en direct à la télévision nationale au besoin. Cette panoplie de «témoigneurs de compassion et d'autres rendeurs d’hommage» qui sont allés créer inutilement le surnombre dans l’enceinte de l’église Saint Jean-Baptiste de Cotonou, beaucoup plus pour se faire capter par les objectifs des caméras (l’évènement était retransmis en direct) n’y avait en réalité pas sa place. Il y avait mieux à faire pour Jean Pliya, pour ceux qui l’ont précédé et ceux qui lui succéderont. Pourquoi alors donner ici, raison à ceux qui condamnaient il y a peu, nos dirigeants d’être uniquement «Charlie » pour les autres, et d’oublier, si non de mépriser leurs propres «Charlie»? Et donc, comprendre la colère de ceux qui s’offusquent de n’avoir pas vu le drapeau national en berne pour saluer la mémoire de Jean Pliya ?

Bravo à la Fondation Zinsou !

Pendant que l’Etat somnole ou même sommeille, fuit ses responsabilités et fait semblant de les honorer par de petits faits, des initiatives privées frappent lourdement, épatent, impactent, émerveillent, survolent, supplantent et créent l’évènement. Et sur le cas Jean Pliya, la Fondation Zinsou aura fait le pas de géant en immortalisant depuis des années, le célébrissime écrivain. Elle n’a pas attendu d’aller singer sur la dépouille de l’homme. A l’instar du commissaire européen Jean Monet, cette fondation a fait graver le nom de l’auteur béninois dans la conscience collective en lui dédiant l’une de ses mini-bibliothèques. Bel exemple d’immortalisation que devrait se faire enseigner nos ministres de la Culture et des Enseignements.
Et comme elle n’a pas voulu faire les choses à moitié, c’est en plus dans l’un des bien vieux quartiers de la ville de Cotonou, que la mini-bibliothèque Jean Pliya a été implantée, et de surcroît dans un rayon où trottent presqu’une dizaine d’écoles primaires et de collèges privés et publics. Cette initiative au moins, à l’opposé des retransmissions en direct et autres discours d’hommages que Jean Pliya n’entendra jamais, a eu le privilège d’être bénie par lui. A ce petit centre de promotion des livres et de la lecture, Jean Pliya pendant qu’il avait encore le souffle a souri, voyant ainsi son nom, gravé pour la postérité, non par l’Etat qu’il aura longtemps servi, mais par une initiative privée qui a vu en lui, au même titre que d’illustres acteurs européens, la nécessité et le besoin d’une célébration à vie.
Et s’il était encore possible, on pourrait, à l’instar du reporter culturel Eustache Agboton, souhaiter que le grand prix littéraire du président de la République soit rebaptisé de son nom, afin que tout ne soit pas perdu !

Culture 01 juin 2015


Au sujet de certains dossiers de malversations en instance: Les clarifications de l’Autorité nationale de lutte contre la Corruption

Le président de l’Autorité nationale de lutte contre la Corruption (ANLC), Guy Ogoubiyi, a organisé, vendredi 29 dernier à Cotonou, une conférence de presse pour éclairer l’opinion publique sur ce qu’il convient d’appeler les affaires concernant la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (SONACOP) et Me Hélène Kêkê Aholou. Cette sortie fait suite à une requête à elle adressée par le président de la République.

La sortie médiatique de Guy Ogoubiyi, président de l’Autorité nationale de lutte contre la Corruption (ANLC), fait suite à une demande du président Boni Yayi, pour éclairer les Béninois sur les différents dossiers qui ternissent l’image du pays. Conformément à sa mission de lutte contre la corruption, l’ANLC a mené des investigations pour situer les responsabilités. C’est donc dans ce cadre que son président était face aux hommes des médias, vendredi dernier.

Les dossiers SBEE et SONACOP

Pour le conférencier, les dossiers SBEE et SONACOP avaient déjà fait l’objet d’un audit de la part de l’Inspection générale de l’Etat (IGE) sur instruction du chef de l’Etat qui avait aussi saisi les instances juridiques pour enclencher les procédures judiciaires. Mais la particularité ici est que les présumés coupables du dossier SBEE ne sont pas mis sous mandat de dépôt parce que cette affaire est intervenue au moment où le nouveau Code de procédure pénale est entré en vigueur. La procédure suit son cours et l’organe accorde une attention particulière à l’évolution de la procédure dans ce dossier qui a pour but de faire la lumière sur la gestion faite du projet d’électrification rurale de cent cinq (105) localités.
Pour ce qui concerne le dossier de la SONACOP, le président de l’ANLC a indiqué que les présumés coupables ont été libérés pour cause de vice de procédure dans le renouvellement de mandat de détention. Le nouveau Code de procédure exige que le mandat de détention soit renouvelé tous les six mois, ce que l’Etat béninois n’a pas respecté. Cela a amené les avocats des mis en cause à demander leur acquittement pur et simple. Le juge d’instruction a quant à lui exigé que le présumé coupable Expédit Houessou paie 20 millions F CFA et les autres concernés, 15 millions. Ce que les avocats des accusés ont rejeté, en faisant appel de cette décision du juge. Saisie, la Cour suprême a ordonné leur acquittement pur et simple et ce conformément au nouveau Code en vigueur.
L’ANLC demande alors à l’Exécutif d’œuvrer pour savoir les motifs pour lesquels le mandat de détention n’est pas renouvelé et que les personnes chargées de le faire soient écoutées et sanctionnées.

Le dossier Hélène Kêkê Aholou

Les faits remontent au 9 septembre 1992 dans une affaire opposant l’Etat béninois à Mohamed Cissé. La Cour d’assises de Cotonou, statuant sur les intérêts civils, avait décidé que le sieur Mohamed Amadou Cissé et d’autres complices payent à la Banque commerciale du Bénin près de 7 milliards de F Cfa. Suite à cette décision, c’est seulement près de 2 milliards qui ont pu être recouvrés. En ce qui concerne le reste, Me Hélène Kêkê Aholou, alors avocat de l’Etat béninois, a sollicité les services d’un de ses confrères sénégalais pour rentrer en sa possession. Ainsi, les biens de Mohamed Amadou Cissé ont été saisis et vendus mais son confrère sénégalais a fait rétention des fonds récoltés. Après plusieurs interventions, l’avocat accepta de verser plus d’un milliard sur le compte professionnel de l’avocate béninoise.
Selon le président de l’ANLC, une fois entrée en possession des fonds en août 2008, elle l’a à son tour confisqué et ce n’est qu’en novembre 2008 qu’elle a viré sur le compte du trésor public, plus de 500 millions gardant par devers elle une somme équivalente à la somme virée. Motif évoqué par elle, ses honoraires impayés et les factures des prestations non payées par le passé.

Les recommandations de l’ANLC

Pour permettre à l’Etat de recouvrer ses avoirs, l’ANLC recommande au gouvernement, de se fonder sur l’article 56 du Règlement n°05/CM/UEMOA du 25 septembre 2014 qui stipule: «…toute contestation soulevée à l’expiration du délai de deux années suivant le versement de la provision ou de l’honoraire par le client est irrecevable », puis de procéder à la saisine du Bâtonnier de l’Ordre des avocats par le biais de l’Agent judiciaire du Trésor. Cet acte devra intervenir avant l’expiration du délai de prescription qui en l’espèce est le 31 décembre 2016. S’il advenait que les deux parties ne sont pas satisfaites de la décision rendue par le Bâtonnier, il existe la possibilité de saisir le président de la Cour d’appel dont la décision est susceptible de pourvoi en cassation. Par ailleurs la décision de la Cour suprême qui interviendrait, pourra fixer définitivement les honoraires de Me Hélène Aholou Kêkê.

Actualités 01 juin 2015


Journée internationale de la liberté de la presse, édition 2015 : Porto-Novo accueille les professionnels des médias du Bénin

La célébration de la Journée internationale de la liberté de presse commémorée chaque 3 mai dans le monde entier, a été effective au Bénin. Différée pour raison de l’organisation des dernières élections législatives, elle a été célébrée les vendredi 29 et samedi 30 mai derniers à Porto-Novo où se sont donnés rendez-vous les professionnels des médias du Bénin.

Après Parakou en 2013 et Bohicon en 2014, c’est la ville de Porto-Novo qui a été choisie par les professionnels des médias du Bénin pour la commémoration de l’édition 2015 de la Journée internationale de la liberté de la presse. La célébration en différé de cette fête au Bénin s’est déroulée dans la capitale les vendredi 29 et samedi 30 mai derniers.
C’est par une caravane que les professionnels des médias ont annoncé, dans l’après-midi du vendredi 29 mai dernier, les couleurs de la fête. Les caravaniers, sous l’animation de la fanfare, sont partis de l’esplanade de l’Assemblée nationale en passant par la devanture du domicile du président Adrien Houngbédji, la Cour suprême et le Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau. Ils ont échoué au Jardin des plantes de Porto-Novo (JPN), lieu retenu pour la collation autour des barbecues et des boissons. La fête s’est ensuite poursuivie à la Berge lagunaire de Porto-Novo jusque-tard dans la nuit.
Poursuivant le programme des manifestations, les professionnels des médias ont été conviés dans la matinée du samedi 30 mai à la Maison des jeunes de Djègan-Kpèvi pour le volet intellectuel de la fête. Ils ont suivi deux communications. La première porte sur le thème retenu au niveau international à savoir: «Laisser le journalisme vers une meilleure couverture de l’information, l’égalité des sexes et la sécurité à l’ère du numérique». Cette communication a été présentée par l’ancien conseiller à la HAAC, Célestin Akpovo. La seconde communication porte sur le thème « Code de l’information et de la communication: Contraintes et exigences à la création d’entreprise de presse». Ce thème retenu au niveau local pour appuyer celui des instances internationales de la presse a été développé par Me Brice Houssou, ancien président de l’UPMB et aujourd’hui avocat stagiaire au Barreau du Bénin.

Les chantiers de la presse béninoise rappelés

Mais avant ces deux présentations suivies de débat, l’honneur est revenu au conseiller Marie-Richard Magnidet de procéder, au nom de la HAAC, à l’ouverture officielle des travaux.
La pertinence des deux thèmes retenus a été saluée par le président de l’UMPB qui n’a pas manqué de revenir sur les chantiers de l’heure des médias du Bénin. Il s’agit surtout de la dénonciation de la Convention collective de la presse privée au Bénin pour favoriser son application par tous les promoteurs d’organe de presse mais aussi du défi communautaire relatif au passage de l’analogique au numérique.
Franck Kpochémé a noté avec amertume que ce dernier chantier qui concerne tous les pays de l’UEMOA n’a pas du tout bougé au Bénin alors qu’on est à quelques jours de l’échéance du 17juin prévue pour ce basculement. Le président de l’UPMB invite les chefs d’Etat de l’espace de Union à trouver la solution appropriée pour régler ce problème avec les autorités de l’Union internationale des Télécommunications (UIT).
Il faut signaler que, joignant l’utile à l’agréable, les professionnels des médias du Bénin ont livré dans l’après-midi du samedi 30 mai dernier, un match de football avec l’équipe de l’Assemblée nationale. La rencontre s’est déroulée au Lycée Béhanzin de Porto-Novo et s’est soldée par un score d’un but partout.

Actualités 01 juin 2015


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