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Après le quitus de la Cour constitutionnelle et le décret du gouvernement qui convoque le corps électoral pour le 28 juin prochain, tous les regards sont désormais tournés vers la Commission électorale nationale autonome (CENA) dont on attend un calendrier complet et précis pour les élections municipales, communales et locales.
Tous les regards sont désormais tournés vers la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour la suite du processus électoral relatif aux élections municipales, communales et locales. De la date de la campagne électorale au recrutement des agents électoraux, en passant par le convoiement du matériel et la formation, la période d’avant scrutin ne sera pas de tout repos pour les membres de la CENA.
En attendant un calendrier précis pour la période électorale, les autres parties prenantes aux élections municipales, communales et locales prochaines, à savoir la Cour constitutionnelle et le gouvernement ont joué leur partition pour le report du scrutin au 28 juin.
En effet, par décret n°2015-269 pris en Conseil extraordinaire des ministres le jeudi 21 mai dernier, le gouvernement a convoqué le corps électoral pour le dimanche 28 juin prochain. Ce décret fait suite à la décision de la Cour constitutionnelle autorisant le report des élections initialement prévues pour le 31 mai prochain. Saisis par la CENA après consultation des partis politiques, les sept sages ont considéré les arguments avancés par Emmanuel Tiando et ses collègues comme «un cas de force majeure». De son côté, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a publié le 7 mai dernier une décision portant règlementation de la campagne médiatique pour les élections des membres des Conseils communaux ou municipaux et des membres des Conseils de village ou de quartiers de ville. Elle y avait déjà donné des directives aux organes de presse dans le cadre du scrutin initialement prévu pour le 31 mai. Elle n’aura qu’à harmoniser celle-ci avec le nouveau calendrier de la CENA qui demeure toujours attendu. La balle est donc dans le camp de la Commission électorale nationale autonome pour la suite du processus.

Avec son nom d’antenne Nathalie Yang, Yang Xiolan est la vice-directrice du service français de Radio Chine internationale (RCI). C’est elle qui s’occupe de toutes les missions essentielles à la radio : rédaction des actualités, des reportages, animation des programmes et rédaction des sites en français. Elle évoque ici les opportunités, les enjeux et les perspectives de partenariat entre Radio Chine internationale et les médias béninois et africains.
La Nation : Quelle est la particularité du département de français de Radio Chine internationale ?
Yang Xiaolan : Les émissions en français de Radio Chine internationale (RCI), sont devenues une fenêtre importante pour le monde francophone afin de connaitre la Chine et favoriser la promotion de la compréhension et de l’amitié entre les Chinois et les auditeurs francophones.
Le département de français de Radio Chine internationale diffuse ses émissions dans le monde, à travers divers canaux tels que les stations de radio en FM en ondes courtes dans le monde, et en ondes moyennes et les canaux numériques : sites web, service mobile ou en version imprimée avec la revue ‘’La Voix’’…. Actuellement, les transmissions en français couvrent plus de trois cent millions de francophones, d’Afrique et d’Europe. Radio Chine internationale en français est l’un des médias chinois d’expression francophone vers l’extérieur les plus professionnels et les plus influents du pays.
Le département de français entretient également des relations de coopération avec les ambassades de Chine dans les pays francophones, les ambassades étrangères en Chine, les instituts d’études, les établissements d’éducation, les chambres de commerce et les entreprises.
Quelles relations entretient Radio Chine internationale (RCI) avec les médias africains ?
Radio Chine internationale (RCI) noue des relations différentes avec des radios africaines selon les pays où elle est implantée. Dans des pays africains où elle dispose des stations de radio FM, elle a souvent des partenaires locaux. Elle a collaboré par exemple avec R&M, une radio privée du Niger, pour lancer des radios FM locales.
Au Sénégal, Radio Chine internationale a trouvé un partenaire EXCAF, un groupe local et puissant dans les télécommunications et les médias modernes pour lancer ses stations FM dans quatre villes sénégalaises. Et cela nous permet de créer un bureau de représentation et un studio à Dakar. En Afrique, nous avons un centre de communication de RCI à Nairobi, au Kenya. Nous avons trois correspondants dans des pays africains : au Zimbabwe, en Egypte et au Niger et un autre studio de production à Botswana. Tout cela nous permet de raccourcir la distance avec nos auditeurs et internautes sur le continent africain.
RCI diffuse ses programmes dans une soixantaine de langues, dont le français. Mais elle manque de visibilité dans les pays d’Afrique de l’Ouest comme le Bénin. Qu’est-ce qui explique cela ?
Cela s’explique par un processus un peu compliqué. Au début, RCI diffusait surtout des programmes en ondes courtes vers l’Afrique. Après les années 2000, elle a commencé à créer d’abord des correspondances dans des pays africains. A partir de 2006, elle a créé la première radio FM à Nairobi, au Kenya pour se rapprocher du public africain. Et d’autres coopérations se développent graduellement. Ce processus n’est pas sans difficulté et ne peut se faire en un laps de temps. En Afrique de l’Ouest, RCI a déjà installé des stations de FM.
Pour le Bénin, Radio Chine internationale attache aussi de l’importance au volet de la coopération avec les médias. La partie béninoise pourra contacter l’ambassade de Chine au Bénin pour formuler une demande de coopération avec elle.
Que peuvent gagner les médias africains, surtout béninois à nouer un partenariat avec Radio Chine internationale ?
Si un média africain peut nouer un partenariat avec Radio Chine internationale, généralement parlant, il peut échanger des programmes ou des reportages, ou du personnel avec RCI. Cela dépend des moyens de ce partenariat.
Comment voyez-vous l’avenir du partenariat entre Radio Chine internationale et les médias africains ?
Pour Radio Chine internationale, l’Afrique est une destination prioritaire pour la diffusion des émissions. La coopération dans le domaine des médias domine l’orientation de la coopération sino-africaine. Je suis optimiste quant à l’avenir entre RCI et les médias africains, juste comme les relations entre la Chine et les pays africains.
Le Forum de coopération des médias Chine-Afrique a eu lieu deux fois déjà en Chine. Depuis le premier forum sur ladite coopération, les échanges sino-africains dans le domaine des médias ont connu de grands succès. Dans le cadre de cet esprit de coopération, je pense que les perspectives de la coopération entre notre radio et des médias africains sont prometteuses.

Le président de la République a effectué, vendredi 22 mai dernier, une visite sur les chantiers de construction du nouveau siège de l'Assemblée nationale et de la route Djèrègbé-Dja-Owodé. Il s’est assuré de l'évolution des travaux et du respect des délais contractuels.
Le nouveau siège du Parlement béninois prendra forme d'ici fin novembre prochain, terme contractuel des travaux. Cette assurance, les différents acteurs en charge du chantier l'ont martelée au chef de l'Etat vendredi dernier, lors de sa visite inopinée sur le site.
Selon Séïdou Imorou, directeur général de la Serhau SA, maître d'ouvrage délégué, les travaux de correction des malfaçons et des dégradations entamés depuis le 29 décembre 2014 sont à leur phase terminale. Le gros œuvre, assure-t-il, débutera dès la semaine prochaine pour un délai maximal de 10 semaines. Parallèlement, renchérit Christian Sossouhounto, ministre en charge de l'Urbanisme, le processus de commande des différents équipements de l'infrastructure est lancé. Les dispositions sont également prises pour l'éclairage du site, afin de permettre aux entreprises de travailler de jour comme de nuit. Le délai du 30 novembre prochain pour l'achèvement des travaux sera respecté, assure-t-il.
«Vous comprenez la volonté du gouvernement de faire aboutir ce chantier. Nous sommes venus encourager les uns et les autres. Nous nous sommes engagés pour que les travaux prennent fin au plus tard en octobre-novembre 2015. Et nous devons respecter ce délai contractuel. Vous devez prendre toutes les dispositions pour travailler de jour comme de nuit. Parallèlement, les équipements se mettent en place pour qu'on voie très bientôt un bâtiment qui traduit la fierté de notre institution», insiste le chef de l'Etat.
Djèrègbé-Dja-Owodé bientôt ouvert à la circulation
Les travaux du tronçon Djèrègbé-Dja-Owodé avancent à grands pas. L'épaisse couche de bitume déjà posée sur la quasi-totalité des 9 km de route laisse entrevoir une fin imminente des travaux. Yaya Adéoti, président directeur général de la société Adéoti en charge des travaux, promet d'ailleurs ouvrir la voie à la circulation dès juin, en attendant la fin des travaux confortatifs. Le délai contractuel de septembre 2015 sera respecté, assure-t-il.
«C'est une voie très importante, à caractère économique régional, pour des interconnexions que nous visons pour consolider notre marche vers la prospérité. Sans le Nigeria, pas de salut. Il nous faut tirer les meilleures opportunités de ce pays. C'est une voie d'affaires. L'interconnexion avec le Nigeria n'est plus négociable», martèle Boni Yayi tout en exhortant les riverains à libérer l'emprise du projet pour faciliter un rapide achèvement des travaux. L'Etat, poursuit-il, jouera sa partition, en mobilisant la somme de 180 millions de francs CFA en guise de dédommagement.
Le président de la République exhorte les autorités communales de Sèmè-Podji à prendre les dispositions idoines pour la réinstallation des populations sur les réserves promises par la mairie.
Boni Yayi n'a pas manqué d'insister auprès de l'entrepreneur pour la construction d'une voie durable, de qualité, à la mesure du trafic sans cesse croissant entre le Bénin et son grand voisin de l'Est.

Akpaki Suanru II est le nouveau roi de Parakou. C’est du moins lui qui a reçu le voile (saataaku) qui consacre le choix du collège électoral et a été intronisé dans la matinée du vendredi 22 mai dernier dans la cour royale du premier ministre Babadamagui, vice-président dudit collège.
Akpaki Suanru Atagara Bagoudou de Tamboukérou, cultivateur, 65 ans, taille courte, marié à deux femmes et père de 15 enfants, originaire de Tchatchou, commune de Tchaourou. Ainsi se présente le nouveau roi de la cité des Kobourou. Sous le nom de règne d’Akpaki Suanru II, il a été intronisé vendredi dernier dans la cour du premier ministre du roi, Babadamagui, en présence de deux émissaires du roi de Gbégourou, président du collège électoral. La confusion qui régnait depuis jeudi dernier autour de la désignation du nouveau roi de Parakou semble être désormais du passé. En effet, c’est Akpaki Suanru Atagara Bagoudou qui a reçu le voile de confirmation du choix fait par l’ensemble du collège électoral composé de Gbégourou-sounon, Babadamagui et des rois de Kpébié, Guéma, Wôlou, Barérou, Séko, Sianson, Komi (Komiguea), Ganou. Deux autres notables dont Baparapé sont invités à la désignation publique du roi qui est connu en principe un mois à l’avance, après une réunion à huis clos dans une forêt sous la direction du roi de Gbégourou, suivant la tradition. Il faut souligner que parmi les membres du collège électoral, le roi de Sianson est décédé, celui de Komiguéa est malade, celui de Kpébié vient d’être intronisé et n’a pas encore subi tous les rites avant toute sortie officielle.
A la grande désolation de certains membres du collège électoral, c’est le nom Aboubacar Bininsi Orou Massiya Bakari qui avait été sorti jeudi 21 mai dernier à la séance de désignation publique aux résidences Coteb à Parakou par El hadj Soufianou Baparapé, suscitant une vive tension faite de contestations et de menaces. A la question de savoir s’il est habileté, conformément à la tradition, à dire le nom de celui qui est désigné pour être roi, l’intéressé se défend : « C’est ce que moi je sais, que j’ai dit... Je ne connais pas affaire de Bagoudou ». Selon Baparapé, c’est à l’issue d’une rencontre que le président du collège électoral, le roi de Gbégourou, aurait dit que le choix sera porté sur l’alpha de Baka (Aboubacar Orou Massiya Bakari) et qu’il aurait même fait boire un breuvage aux participants, une sorte de « pacte », et insisté qu’il n’entendrait pas un autre nom. Entretemps, la donne a certainement changé, puisque Babadamagui, le premier ministre du roi et vice-président du collège électoral, a gardé le voile qui devrait couvrir le roi désigné.
Pour confirmation, le roi de Gbégourou a dépêché dimanche dernier des émissaires chez l’empereur de Nikki pour confirmer le choix porté sur Akpaki Suanru II comme roi de Parakou. Ce dernier remplace ainsi Akpaki Boukoukinnin II décédé en septembre 2014. Interné, le nouveau roi subira la cérémonie de rasage le 28 mai prochain. Il « sortira de chambre » officiellement après trois mois, à l’issue d’une cérémonie dite « Diyararou ».

Faire connaitre les us et coutumes de la Chine au public béninois. C’est l’objectif de la diffusion des films et programmes télévisés chinois sur la télévision nationale du Bénin. La cérémonie officielle marquant le lancement de la diffusion desdits films et programmes s’est déroulée au Centre culturel chinois, vendredi 22 mai dernier.
C’est dans l’enceinte du Centre culturel chinois, vendredi 22 mai dernier, que Bai Guangming, directeur dudit centre, le représentant de Star Communication Network Technology Co. Ltd entreprise productrice des films et programmes chinois, Zhang et le directeur de la télévision nationale, Wabi Boukary, ont procédé au lancement officiel de la diffusion des films et programmes chinois sur les écrans de la télévision nationale de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB). Au total, 600 disques de fims et programmes chinois dont 52 films, 4 documentaires et 10 feuilletons réalisés par Star Communication Network Technology Co. Ltd, seront diffusés.
Pour le directeur du Centre culturel Chinois, Bai Guangming, la diffusion desdits films et programmes chinois par la télévision nationale permettra une meilleure connaissance de la Chine de Mao Tsé-Toung et de ses réalités, et favorisera le brassage culturel entre les deux pays. Il a aussi remercié l’entreprise productrice desdits films et programmes chinois. Il a également fait savoir ses gratitudes au directeur de la télévision nationale, pour la concrétisation de ce partenariat de diffusion des films et programmes chinois. Il souhaite que le partenariat ne s’arrête pas à ces films et programmes chinois mais qu’il s’étende à d’autres domaines et soit durable.
Quant au directeur de la télévision nationale, Wabi Boukary, représentant du directeur général de l’ORTB, il dira que la chaîne nationale accueille avec plaisir ces films et programmes. Il rassure la partie chinoise de la diffusion effective des films et programmes. De même, il a remercié tous ceux qui ont œuvré pour la réalisation desdits films et programmes. Il informe que c’est dans le but de faire connaître au public béninois les réalités de la Chine ainsi que ses us et coutumes qu’est née l’idée de production et de diffusion des programmes et films télévisés chinois sur la chaîne nationale. C’est pourquoi à l’occasion des retrouvailles de 2014 à Beijing, en Chine un accent particulier a été mis sur ce partenariat de production. Wabi Boukary, pense aussi que la coopération doit continuer. Selon lui, la coproduction doit être favorisée dans les prochaines productions. Car dit- il, cela permettra la connaissance des vraies réalités tant de la Chine que du Bénin. Après quoi, il a réceptionné les 600 disques de films et programmes télévisés chinois en présence du directeur de la cinématographie, Dorothée Dognon. Enfin, la projection du film chinois «Hua Mulan» a été fait pour rendre effectif le lancement.

Après deux semaines d’intenses activités, les travaux du séminaire organisé à l’intention des journalistes et personnels des médias du Bénin a pris fin vendredi 21 mai dernier à Beijing.
La cérémonie de clôture du séminaire a été marquée dans un premier temps par la présentation d’exposés des délégués qui se sont éclatés en quatre groupes. Les thèmes développés portaient sur les constats faits au cours de leur séjour et surtout sur les axes de coopération possibles entre la République populaire de Chine et le Bénin.
Ainsi, la coopération dans le domaine énergétique entre les deux pays; la beauté et le développement de la ville de Hangzhou ; l’étude comparative de la gestion des médias entre la Chine et le Bénin et les pistes de coopération entre les deux pays ont été les sujets développés par les participants béninois, en présence des responsables des médias en Chine.
Après la présentation des exposés, la vice-présidente de l’Institut des recherches et des formations de l’administration d’Etat de la presse, de la publication, de la radio, du film et de la télévision a dit toute la satisfaction de la partie chinoise quant à la participation des journalistes béninois aux différents travaux. Elle a rappelé l’engagement de son pays à renforcer les relations de coopération avec le Bénin dans plusieurs domaines et plus particulièrement dans le secteur des médias.
La directrice de la formation internationale de l’institut, Zhu Jiadi, a salué et félicité les séminaristes pour le sens d’engagement ayant caractérisé les travaux tout au long du séjour. Zhu Jiadi n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction avant d’inviter les délégués à maintenir une chaine d’amitié qui favorisera une pérennisation des acquis.
Le porte-parole de la délégation des journalistes et personnels des médias béninois, Gérard Agognon, a indiqué que la formation qui vient de s’achever est le signe de la prospérité des relations de coopération entre le Bénin et la Chine. Il a affirmé que la Chine peut compter sur le Bénin qui pourrait constituer « la clef pour ouvrir les portes de l’Afrique ».
Aussi, a-t-il souhaité que l’initiative de ces séminaires se pérennise et se renforce et qu’on intègre dans les programmes, l’initiation à quelques notions de la langue chinoise, étendre les visites à d’autres villes non moins importantes du pays et créer un cadre de rencontre entre les différentes promotions de séminaristes.
A l’issue de la cérémonie de clôture, des attestations de participation ont été remises aux délégués. A leur tour, les journalistes béninois ont offert des cadeaux à tous les membres de la partie chinoise.
Par Pintos GNAGNGNON
(Envoyé spécial en Chine)
Actualités 26 mai 2015

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la biodiversité, des professionnels des médias ont effectué, vendredi 22 mai dernier, une visite guidée du parc de l’ambassade de France près le Bénin. C’était en présence de l’ambassadeur Aline Kuster Ménager, des chercheurs, des représentants des instituts de recherches et des ONG partenaires.
La visite du parc de l’ambassade de France près le Bénin par des journalistes, s’inscrit dans le cadre des manifestations de la Journée de la biodiversité à la Coopération française au Bénin. Cette célébration vise à préparer la Conférence sur le climat qui aura lieu en décembre prochain à Paris.
Le parc de l’ambassade de France est un immense domaine de plusieurs hectares avec une flore d’environ 70 espèces qui offrent leurs ombres, leurs décors et leurs parfums aux visiteurs. On y retrouve entre autres des palmiers à huile, des cocotiers, des roseaux, des aloès et des cactus. Avec l’appui de l’Association des femmes Emmaüs de Tohoué à Sèmè-Podji, les déchets du parc sont triés et transformés en compost. Selon Véronique Gnanih, près de 80% des déchets de l’ambassade de France sont végétaux. C’est ce qui a amené son association à initier le tri des déchets après des sensibilisations à l'endroit du personnel. Ces déchets sont transformés en compost et utilisés comme engrais vert dans le parc.
Pour Aline Kuster Ménager, la France s’est engagée pour la sauvegarde de l’environnement. Elle a expliqué qu’elle a souhaité ouvrir son parc au grand public afin de montrer qu’il y a des compétences dans le domaine de la diversité biologique au Bénin. La démarche vise aussi à montrer les efforts de ce partenariat entre la France et le Bénin. La France présidera du 30 novembre au 11 décembre 2015 la 21ème Conférence cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP15). Le Bénin, quant à lui, s’est engagé depuis plusieurs années dans la conservation des ressources naturelles y compris les côtes et les aires protégées.
Depuis l’an 2000, le monde entier célèbre le 22 mai de chaque année la Journée internationale de la biodiversité. C’est l’occasion de sensibiliser le grand public sur les problématiques environnementales en souvenir de la Conférence de Nairobi de 1992 au cours de laquelle les Nations Unies ont élaboré la Convention sur la biodiversité qui a été adoptée la même année à Rio de Janeiro au Brésil lors du Sommet de la Terre. La France et le Bénin font partie des 193 pays signataires de ce document dans lequel, les Etats se sont engagés à maintenir l’équilibre entre la préservation des ressources naturelles et leur développement économique.

A l’instar des chrétiens du monde entier, ceux des départements du Mono et du Couffo ont célébré dimanche 24 mai dernier la Pentecôte sous la marque particulière de «Nonvitcha». Du moins c’est le cas des populations de Grand-Popo qui ont connu dans une modeste proportion, un regain d’animation avec la participation de sympathisants puis de plusieurs personnalités.
C’est désormais du passé, la 94e édition de «Nonvitcha». Les Xwla et les Xwéla l’ont à nouveau célébrée du 22 au 24 mai dernier à Grand-Popo en compagnie de bien des ressortissants d’autres ethnies du Bénin et d’ailleurs. Mais surtout avec le soutien de plusieurs promoteurs d’affaires, de religieux, des éléments de l’Armée pour la sécurité, des créateurs des œuvres de l’esprit et des acteurs de différentes tendances politiques.
Le dimanche 24 mai dernier où la fête a été portée en apothéose, on notait la présence du 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété et de quelques députés de la 7è législature, ainsi que la Cour constitutionnelle à travers son président, le professeur Théodore Holo. Le gouvernement, quant à lui, a été représenté par trois ministres dont celui de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme (MCAAT), Jean-Michel Abimbola dans le rôle de porte-parole. Avant l’intervention de ce dernier succédant au mot de bienvenue prononcé par le maire de Grand-Popo, Antoine Amoussou, un office religieux a été célébré. Il s’est décliné en culte protestant méthodiste et à une messe dite en l’église catholique Saint Joseph. A l’occasion, l’évêque de Lokossa Mgr Victor Agbanou et ses concélébrants ont rappelé à l’assemblée que c’est « l’amour du Christ qui est le ciment de la fraternité célébrée et qu’il est non seulement nécessaire de le cultiver mais surtout de faire attention à ce que la politique ne divise «Nonvitcha». Suivra à la fin de cette liturgie, le bal des discours agrémenté à la place Nonvitcha par quelques grandes voix de l’aire culturelle tel que Adjignon Hanbladji.
Nonvitcha au service du développement
Félicitant au passage les acteurs qui se sont relayés au sein des différents comités chargés d’organiser «Nonvitcha» depuis sa première édition en 1921, le ministre Jean-Michel Abimbola a fait remarquer qu’il s’agit d’un devoir de mémoire qu’il faudra mieux préserver. Puisque, selon lui, au-delà des valeurs de fraternité, de solidarité et de développement prônées à travers son avènement, «Nonvitcha» est utile à la promotion de la destination Bénin. « Nonvitcha n’est pas que culturel et cultuel, il devient surtout un espace d’attraction avec pour principal effet, l’accroissement de flux touristique pour notre pays», clarifie-t-il. Rappelant que la culture est un facteur de cohésion, de démocratie et partant de prérequis pour le développement du pays, Jean-Michel Abimbola a exhorté autorités et citoyens à programmer annuellement Nonvitcha dans leur agenda. Le rendez-vous de ce dernier, s’entend au niveau du gouvernement comme «la célébration de la culture au service du développement à travers les nombreuses activités commerciales qu’elle génère».
A son tour, le président du bureau exécutif fédéral, Paul Irénée Zinsou, va réitérer la même exhortation concernant la participation à l’endroit des autorités. « Vous venez ici d’abord en tant que des frères. Les titres peuvent être temporaires mais la fraternité doit rester continuelle », a-t-il déclaré. Remerciant le gouvernement pour son soutien en infrastructures, il en a appelé à d’autres interventions en vue de la poursuite du plan de construction de la place Nonvitcha.
L’appel a été élargi aux sponsors pour faire de l’édition de 2016 un succès. Une édition spéciale pour laquelle se nourrit l’espoir d’une grande mobilisation.
Pour certains habitués des festivités de Nonvitcha, la faible affluence observée pour le compte de la 94e édition serait due par ailleurs aux drames enregistrés au cours de l’édition de 2014. Cependant, ce motif n’a pas été suffisant pour ternir l’éclat de la célébration. Au contraire, les abords de la plage, les hôtels et autres places publiques ont grouillé de monde qui pour organiser des pique-nique, qui pour se livrer aux divers jeux organisés sur fond de musiques distillées à haut volte.
Rappelons que pour le compte des 22 et 23 mai derniers, plusieurs activités ont tenu en haleine les participants. Il s’agit, entre autres, de la retraite aux flambeaux, de l’ouverture d’une foire commerciale, des séances de prières dédiées aux religions endogènes et des conférences-débats.
Les festivités de la 94è édition ont pris fin hier lundi 25 mai par une concertation entre le bureau exécutif fédéral et les membres des différentes sections à la place Nonvitcha.

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire, le jeudi 21 mai 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
• Professeur Jean Pliya, écrivain et ancien ministre de l’Information et du Tourisme ;
• Célestine Mèle épouse Yahouédéhou, ancienne chef de district rural de Covè, belle-mère de monsieur Roch Abdon Bah, directeur général de l’Institut géographique national (GN), au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement ;
• Moïse S. Ogoubiyi, adjudant-chef des Forces armées béninoises à la retraite, précédemment en service au Génie militaire, père de monsieur Romuald S. Ogoubiyi, secrétaire particulier du secrétaire général du gouvernement ;
• Paul G. Ayifikouyo Adjibodou, commis expéditionnaire de l’administration coloniale à la retraite, père de madame Jeanne Adjibodou Makoutodé, ancienne directrice du Centre béninois du commerce extérieur, ancienne directrice de la concurrence et des Prix et ancienne directrice départementale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, de monsieur Assomption Adjibodou, ancien conseiller à la Cour suprême et précédemment membre de la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés, oncle de monsieur Aristide Adébayo Adjibodou, secrétaire général du ministère de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme et beau-père de monsieur Michel Makoutodé, professeur titulaire de Santé publique, directeur de l’Institut régional de santé publique ;
• Koudi Akadiri, mère du commissaire de Police de 1ère classe Latifou Assani, en charge du commissariat de Police de Comè ;
• Marouf Moudachirou, administrateur civil de classe exceptionnelle à la retraite, commandeur de l’Ordre national du Bénin, précédemment inspecteur d’Etat, secrétaire général du gouvernement, directeur de cabinet du président de la République et sous-préfet du département de l’Ouémé ;
• Théophile Mèbounou, commissaire divisionnaire de Police à la retraite ;
• Adèle Houansodji Fagnibo, mère de monsieur Kpêyéton Claude Houansodji, directeur général de l’Agence nationale des Petites et moyennes Entreprises ;
• Dieu-Donné Hounkanlinkpe, enseignant à la retraite, beau-père de monsieur Kuassi David Anani, magistrat, juge au Tribunal de première instance de deuxième classe de Kandi ;
• Edouard Zoungan, ingénieur des Services techniques des travaux publics, ancien directeur général de l’Industrie ;
• Louis Tovihoudji, instituteur de classe exceptionnelle à la retraite, précédemment 1er vice-président du Conseil révolutionnaire d’administration de district et chef district d’Avrankou par intérim ;
• Sèmanoudé Rosalie, épouse de Louis Tovihoudji ;
• Docteur O. Paul Akinocho, précédemment chef de Service de la planification, de l’information et de la recherche en santé à la direction départementale de la Santé de l’Ouémé-Plateau.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a pris le décret n°2015-269 portant convocation du corps électoral pour les élections communales, municipales et locales pour le dimanche 28 juin 2015.
Toujours au cours de la séance, le Conseil a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
• un projet de décret portant amendement du décret GUFE ;
• un projet de décret portant dématérialisation des procédures de prédédouanement ;
• un projet de décret portant autorisation de ratification de l’Accord de prêt, signé avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) dans le cadre du financement partiel de la deuxième phase du Projet d’extension de l’Institut de Mathématiques et de Sciences physique de Dangbo ;
• deux (02) projets de décrets d’application de la loi relative aux communications électroniques et à la Poste en République du Bénin. Il s’agit du :
- projet de décret portant conditions générales d’interconnexion des réseaux de télécommunications en République du Bénin et du
- projet de décret portant protection des personnes contre les effets des champs électriques, magnétiques et électromagnétiques de 0 à 300 GHz ;
• un projet de décret portant agrément au régime «C» du code des investissements du projet d’installation d’une usine de décorticage du riz à Gounoukoui dans la commune de Djidja, de la Société CLIWANIX-GROUP S.A ;
• un projet de décret portant organisation des procédures de l’évaluation environnementale en République du Bénin ;
• des projets de décrets portant adoption du budget, exercice 2015, de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (SONACOP) et du Fonds national de la Micro finance FNM) ;
• un projet de décret portant approbation des états financiers de l’exercice clos au 31/12/2013 de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) ;
• un projet de décret portant nomination du président et des membres du Conseil d’administration du Fonds national de promotion de l’artisanat (FNPA) ;
• un projet de décret portant nomination de notaires ;
• un projet de décret portant modification du décret n°98-202 du 11 mai 1998 portant statuts particuliers des corps des personnels des services de l’action sociale ;
• un projet de décret portant intégration de trente-huit (38) auditeurs de Justice aptes aux fonctions judiciaires dans le corps de la Magistrature et
• un projet de décret portant nomination de madame Ginette Afanwoubo épouse Hounsa en qualité de président de la Chambre judiciaire de la Cour suprême.
Le ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective a rendu compte au Conseil de la mission d’une délégation gouvernementale à Washington dans le cadre de la finalisation du nouveau Programme MCA Bénin.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres s’est félicité de la bonne tenue de la mission et a instruit les ministres concernés aux fins des diligences à exécuter.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres des dispositions en cours en vue du lancement officiel de la campagne agricole 2015-2016. Il ressort de ce compte rendu que le lancement de la campagne 2015-2016 aura lieu, le samedi 23 mai 2015 à Banikoara dans les départements du Borgou-Alibori.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et le ministre en charge des OMD-ODD ont rendu compte au Conseil des ministres d’une série de diligences urgentes en vue de rendre fonctionnelle la «Société Bénin Tracteurs» avec l’implication de la société Angélique international limited (AIL). Les diligences se synthétisent ainsi qu’il suit :
? la formalisation de la constitution de la société par un notaire. A cet effet, le secrétaire général du gouvernement a été instruit pour l’exécution de cette diligence sous huitaine ;
? la nomination des représentants du gouvernement béninois au sein du Conseil d’administration de Bénin Tracteurs ;
? la conception et la mise en place d’un plan marketing et de politique commerciale de Bénin Tracteurs ;
? l’installation officielle sous huitaine par le ministre d’Etat du Conseil d’administration de Benin Tracteurs ;
? la mise en place d’un mécanisme approprié de financement en vue de l’acquisition des tracteurs par les producteurs.
En outre, le Conseil des ministres a été informé de la venue prochaine d’une mission des ingénieursde la Société «AIL» de l’Inde pour étudier avec la partie béninoise des possibilités d’intégrer l’usine de tracteurs aux six (6) usines de transformation de jus installées à Kpomassè, Zakpota, Allada, Bantè, Parakou et Natitingou. Il s’agira notamment de mettre en place un plan annuel de coopération pour la réhabilitation et la relance des activités des six (6) usines, de la formation de coopérateurs et du transfert au gouvernement béninois dans un délai d’un an.
Le ministre chargé de la Micro finance, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi des Jeunes a rendu compte au Conseil des ministres de sa tournée dans les BPC (Business Promotion Center) de Parakou, de Bohicon et de Lokossa afin de s’assurer de leur fréquentation par les jeunes et des problèmes éventuels qu’ils connaissent.
Il ressort de ce compte rendu que les BPC sont en général assez fréquentés mais des problèmes de leur orientation se posent.
En ce qui concerne l’emploi des jeunes, le point établi fait ressortir ce qui suit :
? Stagiaires au titre de 2014 reconduits en 2015 : 1500 ;
? Stagiaires au titre de l’année 2015 : 3750 ;
? Volontaires d’expertise professionnelle du ministère de la Jeunesse et des Sports :
3 000 jeunes retenus et en cours de formation pour être ensuite déployés ;
? Agents de santé en instance de recrutement : 500, soit au total 8 750 jeunes.
La plupart des stagiaires reconduits ou nouveaux ont pris service et sont à leurs postes de travail.
En ce qui concerne le projet «Allo Service Public» :
? 1 000 jeunes sont déjà recrutés et sont disponibles pour la suite du programme ;
? 1 000 autres jeunes sont retenus et sont en attente, soit au total 2 000 jeunes au titre de ce projet ;
? Le recensement des 500 jeunes de Parakou est prévu pour août 2015 avec prise effective de fonction en septembre 2015.
Le ministre à la présidence de la République chargé des OMD et des ODD a rendu compte au Conseil des ministres des diligences en cours, notamment au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation au titre du Doing Business. Du compte rendu du ministre, il ressort que les diligences attendues ont été pour la plupart exécutées ou le seront mardi 26 mai 2015 au plus tard en vue de l’amélioration du climat des affaires.
Le ministre de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires a soumis à une seconde lecture au Conseil des ministres deux communications portant respectivement sur :
• la signature et l’accord relatif à l’aménagement, au développement, à l’occupation et à l’exploitation d’un terminal à marchandises et à conteneurs sur le domaine des Quais Nord, Nord-Est et Nord-Ouest du Port de Cotonou ;
• l’approbation et signature de l’accord pour la mise en concession des activités de remorquage et services maritimes connexes entre le gouvernement de la République du Bénin, l’Autorité portuaire et Svitzer Middle East Limited.
En examinant ce compte rendu, le Conseil des ministres a décidé du retrait de ces deux dossiers aux fins d’assurer une gestion participative des réformes en cours dans le secteur portuaire.
Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement a rendu compte au Conseil des ministres de l’évolution des travaux de construction du siège de l’Assemblée nationale. En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit les ministres en charge de l’Urbanisme et des OMD-ODD aux fins de l’implication et d’un suivi plus prononcés de ces travaux par l’Agence béninoise des grands travaux. Le ministre a rassuré le Conseil des ministres de ce que le site sera livré pour les mois d’octobre-novembre 2015.
Le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers notamment :
? une communication du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, relative à l’adoption du document de Politique nationale de l’enseignement supérieur ;
? une communication du ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective relative à la souscription du Bénin au capital de l’Africa50 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ;
? une communication du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à la mise en concession du Centre international des conférences, du palais des Congrès de Cotonou et des villas présidentielles construites à l’occasion du sommet de la CEN-SAD ;
? une communication conjointe du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication et du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à la désignation de l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication (ABETIC) comme structure bénéficiaire des contributions annuelles des exploitants de réseaux mobiles de télécommunication aux charges de l’aménagement numérique du territoire ;
? une communication du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication relative à la mise en place d’un Centre national de données pour la promotion du numérique du Bénin ;
? une communication du ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme relative à l’apurement des arriérés de cotisation du Bénin à l’endroit du Conseil régional pour l’éducation et l’alphabétisation en Afrique (CREEA) ;
? une communication de la secrétaire générale de la présidence de la République relative à la réhabilitation et la modernisation des Archives du secrétariat général de la présidence de la République ;
Le Conseil a approuvé plusieurs comptes rendus notamment :
? un compte-rendu du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la cinquième session du Conseil d’administration de l’Institut régional de la Santé publique (IRSP), tenue à Ouidah, les 29 et 30 janvier 2015 ;
? un compte-rendu à mi-parcours du même ministre d’Etat, des préparatifs du symposium sur «l’initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue inter religieux et interculturel» qui aura lieu à Cotonou du 26 au 28 mai 2015 ;
? un compte-rendu d’étape du ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective, des travaux du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH4) ;
? un compte rendu du ministre en charge de l’Environnement, de la participation du Bénin à la 20ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques et à la 10ème Conférence des parties agissant comme réunion des parties au protocole de Kyoto, tenues à Lima, au Pérou, du 1er au 14 décembre 2014 ;
? un compte-rendu du ministre en charge de l’Evaluation des Politiques publiques, de la participation du Bénin à la 12ème session du Conseil d’administration de l’Initiative internationale pour l’évaluation d’impact, tenue à Londres, du 13 au 15 octobre 2014.
Le Conseil a autorisé :
? les Programmes des réunions statutaires du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes au titre de l’année 2015 ;
? les Réunions statutaires et autres rencontres à l’extérieur au titre de l’année 2015 relevant du ministère du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective ;
? les Réunions statutaires au titre de l’année 2015 du ministère de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la bonne gouvernance et du Dialogue social ;
? la Participation du ministère chargé de la Microfinance, de l’Emploi et de l’Entreprenariat des Jeunes et des Femmes aux réunions statutaires au titre de l’année 2015 ;
? la Participation du ministère de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes du troisième âge aux réunions statutaires au titre de l’année 2015 ;
? la participation du Bénin au projet de renforcement du suivi de la performance et de l’évaluation en Afrique «Twende Mbele, Strengtheing performance monitoring and evaluation in Africa (SPMEA)» ;
? la Participation d’une délégation du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication à la 24ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) 2015 ;
? la participation du Bénin à l’exposition universelle « Expo Milano 2015 », Italie, du 1er mai au 31 octobre 2015 ;
? l’Ouverture officielle et la mise en service de l’ambassade du Bénin à Téhéran en République islamique d’Iran ;
? l’organisation du symposium international sur le lancement de «l’initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue inter religieux et interculturel», à Cotonou, du 26 au 28 mai 2015.
Sur proposition du Garde des Sceaux, sont nommés au ministère de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme :
1- Conseiller technique juridique : monsieur Alassane Amadou Sanni ;
2- Conseiller technique suivi évaluation des Politiques du ministère : Bruno Coami Vovovi ;
3- Secrétaire général adjoint : monsieur Cyrille Gougbédji ;
4- Inspecteur général des Services judiciaires (IGSJ) : monsieur Richard Kpénou ;
5- Directeur de la Programmation et de la Prospective : monsieur Sébastien Kinsiklounon.
Enfin, à la présidence de la République, il est mis fin, à partir de ce jour, aux fonctions des conseillers spéciaux, des chargés de mission et autres conseillers techniques du président de la République à l’exception des conseillers techniques du Conseil présidentiel de l’Investissement, des conseillers techniques juridiques du président de la République près le secrétariat général du gouvernement, des conseillers techniques de l’Agence béninoise des grands travaux et des conseillers à la Sécurité du président de la République. Un réaménagement interviendra pour mettre en place la nouvelle équipe des collaborateurs du président de la République.
Fait à Cotonou, le 21 mai 2015
Le secrétaire général du gouvernement,
Alassani Tigri

Deux jours de travaux pour décortiquer les réussites des élections législatives du 26 avril dernier, disséquer les failles, analyser les ratés, amplifier les innovations et tirer les conclusions y afférentes afin de réussir dans l’imminence les élections municipales, communales et locales et à moyen et long termes, disposer d’une boîte à outils et même d’une jurisprudence et d’une expertise avérée pour réussir tout processus électoral. Depuis hier jeudi 21 mai, la Commission électorale nationale autonome (CENA) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sont réunis à Agoué, pour cet exercice à travers un atelier d’évaluation qui prend fin ce jour.
Sont réunis depuis hier à Agoué, dans le cadre de l’atelier national d’évaluation des élections législatives du 26 avril dernier, la plupart des acteurs majeurs qui ont eu la responsabilité de son organisation. En dehors des experts du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), des responsables et du personnel de la Commission électorale nationale autonome (CENA), le coordonnateur du Centre national de traitement (CNT), les directeurs des cellules d’appui, les coordonnateurs d’arrondissement, des acteurs de la Société civile… et bien d’autres acteurs prennent part à cette rencontre qui vise à faire le point des législatives. Elections qui ont nécessité une forte implication du PNUD, et qui, aux dires de la représentante résidente de l’institution au Bénin, n’est pas moins une réussite. Cette réussite, Rosine Sori Coulibaly la range sur le compte de la synergie d’actions des acteurs directs et indirects qui ont travaillé pour l'organisation de cette élection. Et pour des élections crédibles, celle-ci estime qu’il faut une évaluation « de l’important travail qui a abouti au bon déroulement » des dernières législatives. A vrai dire, l’implication du PNUD dans l’organisation des élections au Bénin relève d’une tradition. Et même si hier, Rosine Sori Coulibaly a épargné les participants à cet atelier de l’historique des relations entre son institution et les organismes nationaux d’organisation des élections, ce n’est pas pour ne pas admettre que le PNUD constitue un pilier majeur à cet effet.
Un tremplin idéal pour des solutions participatives
Ce qui importe pour la représentante résidente, c’est d’une part, de reconnaître l’engagement et le dévouement des organisateurs du scrutin du 26 avril dernier et de décerner par la même occasion, un satisfécit à la CENA qui, dans le délai imparti, «a fait un excellent travail». Certes, «tout n’a pas été parfait et les acteurs ont conscience de la nécessité des dysfonctionnements structurels et organisationnels». D’où, insiste-t-elle, l’organisation de cet atelier qui apparaît pour elle comme «le creuset approprié» pour passer au crible les réussites et ratés, mais aussi le «tremplin idéal pour trouver de façon participative et consensuelle» les solutions y afférentes.
«Défis opérationnels de la planification des besoins et d’acquisition des matériels et équipements électoraux», «défis opérationnels de la sécurisation du patrimoine électoral, du déploiement logistique et de la centralisation des résultats», «défis opérationnels de la communication, des relations publiques et du recrutement des agents électoraux», «défis opérationnels de la conception des documents électoraux, de la formation et du suivi des agents électoraux», «observation des élections par la plate-forme des OSC: constats et recommandations», «élections municipales, communales et locales : enjeux et défis», «contribution des experts du PNUD pour améliorer les performances de la CENA » et enfin « leadership et travail en équipe» constituent les thèmes des huit communications qui seront présentées au cours des travaux. Et comme on peut le voir, il s’agit d’une manne assez consistante pour «prévenir les crises post-électorales», dira le président de la CENA, Emmanuel Tiando. Même si les siens et lui ont déjà fait leur évaluation en interne, celle qui se tient depuis hier en collaboration avec le PNUD ne semble pas être un exercice de plus pour lui. Bien au contraire, il s’agit d’un exercice qui permettra de mieux organiser les élections municipales, communales et locales, annonce-t-il.