Niger: Le journaliste Moussa Kaka porté disparu, RSF appelle à une enquête urgente
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Moussa Kaka porté disparu
L’inquiétude grandit au Niger autour du
sort de Moussa Kaka, directeur général du groupe de médias Radio Télévision
Saraounia (Rts) et ancien correspondant de Reporters sans frontières (Rsf)
ainsi que de Radio France Internationale (Rfi). Le journaliste n’aurait plus
donné signe de vie depuis le 31 août, jour où il a quitté son bureau de Niamey
vers 19 heures pour rentrer chez lui, sans jamais y arriver.
Par
Josué F. MEHOUENOU, le 03 sept. 2026
à
13h46
Durée 3 min.
#Niger
#RSF
#LibertéDeLaPresse
#médias
Depuis près de 48 heures, ni les proches
ni l’entourage professionnel de Moussa Kaka ne parviennent à le joindre.
Fondateur de la radio Saraounia en 1999, il avait obtenu une fréquence
télévisée pour son groupe en 2011, faisant de Rts l’un des acteurs médiatiques
reconnus du pays. Cette disparition survient dans un climat particulièrement
tendu, quelques jours seulement après la tentative avortée de coup d’État du 29
août à Niamey, qui avait visé le palais présidentiel ainsi que plusieurs sites
militaires.
Sadibou Marong,
directeur du bureau Afrique subsaharienne de Rsf, a exprimé une vive
préoccupation à propos. Selon lui, la disparition d’un journaliste aussi
reconnu inquiète d’autant plus que le pays traverse une nouvelle période de
fortes tensions politiques et sécuritaires. L’organisation appelle les
autorités nigériennes à ouvrir sans délai une enquête pour retrouver Moussa
Kaka et établir les circonstances de sa disparition. Ce n’est pas la première
fois que Moussa Kaka se trouve confronté aux autorités. En octobre 2025, il
avait été interpellé aux côtés de deux autres journalistes après la diffusion,
sur les réseaux sociaux, d’une invitation à une conférence de presse du Fonds
de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (Fssp), structure créée par le
régime en place. Les trois hommes avaient été poursuivis pour complicité de
diffusion de document susceptible de troubler l’ordre public, sur le fondement
de la loi sur la cybercriminalité.