La Nation Bénin...
Nouvelles

13 mai 2008-13 mai 2015, 7ans que disparaissait Bernardin Cardinal Gantin. En cette date anniversaire, mercredi dernier, le professeur Albert Tévoédjrè, ancien médiateur de la République, a annoncé la tenue à Cotonou, du 26 au 28 mai prochain, d’un symposium international sur le dialogue interreligieux. Avec pour leitmotiv «COEXISTER, la clé du dialogue», ce symposium découle du projet «Initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel».
Suivant les têtes de ponts du symposium interreligieux à venir, «le phénomène du terrorisme radical à connotation religieuse a pris une envergure si dévastatrice dans notre monde, que la communauté internationale s’est obligée à adopter des méthodes fortes pour espérer l’endiguer avec des moyens militaires que mettent en place des coalitions de forces d’Etats épris de paix». Mais « lorsque l’on sait que des peuples séparés par l’histoire ou la guerre se sont réconciliés bien des décennies plus tard, cela signifie que la paix est toujours possible. Et le chemin pour y parvenir est celui incontournable du dialogue…» Voilà pourquoi « vivre ensemble pour agir ensemble», est l’objectif ultime visé par le projet. A propos duquel le médiateur émérite Albert Tévoédjrè indique que le choix de la date pour procéder à l’annonce officielle relève d’un bel ordonnancement des choses par la providence, le souvenir de Bernardin Cardinal Gantin, étant célébré; son nom évoquant le service à tous justifie-t-il.
Diango Sissoko, ancien Premier ministre et médiateur malien, associé à cette initiative, porte témoignage de l’engagement permanent d’Albert Tévoédjrè pour la paix, aussi bien au Bénin que dans le monde. Et relève le caractère universel de son idée d’organiser ce symposium qui, assurément, rendra service à l’humanité entière.
Quant au représentant de l’UNESCO, Yed Yao, il fait observer que la plupart des pays de la CEDEAO ont connu des violences de tous ordres au cours des dix dernières années, ce qui est nuisible au développement. Pis, les jeunesses de ces pays ont souvent été détournées de leurs objectifs pour se retrouver dans les conflits. Mais le dialogue interreligieux à promouvoir par ce symposium sera sans doute de nature à inverser la donne, assure-t-il.
Une initiative pratique
Déjà, Albert Tévoédjrè vante cette idée béninoise de dialogue interreligieux, appréciée par l’ONU dans une résolution du 15 décembre 2014, et portée par l’Union Africaine qui a décidé de l’appuyer. Ce qui en atteste de la dimension mondiale, l’UNESCO ayant par ailleurs décidé de parrainer l’initiative dont les discussions et décisions ne manqueront pas d’impacter le monde entier.
Le monde intéressé d’ailleurs par la démarche novatrice. En témoignent les 200 participants de l’extérieur qui y prennent part, contre les 60 initialement prévus. Mieux, se satisfait Albert Tévoédjrè, toutes les religions ont tenu à être au symposium, signe que ce sera vraiment un dialogue interreligieux inclusif. Précisément, sont attendus à cette rencontre, des représentants d’organismes du Système des Nations Unies, du Saint Siège, de l’Union Africaine et des organisations de la sous-région. De même, des chercheurs, universitaires de grande renommée, intellectuels de haut rang, membres de cercles de philosophie, professionnels des médias, membres d’associations et/ou d’ONG spécialistes de la question en provenance d’Asie, d’Amérique, d’Europe ou d’Afrique, des religieux, des spiritualistes… Autant de participants qui viendront avec des propositions concrètes pour enrichir les débats.
En tout cas, renseignent les organisateurs, l’initiative veut s’appuyer sur le dialogue interreligieux et interculturel pour tisser la paix autour de préoccupations concrètes de développement et de la lutte contre la pauvreté.
Un manifeste de Cotonou
En clair, l’initiative prise par le Bénin vise à rapprocher davantage les peuples dans le respect de la diversité de leurs croyances et de leurs cultures. Raison de la prise en compte, pour la première fois et pleinement, des religions endogènes et des spiritualités de découverte. Ainsi cette initiative vise à promouvoir les expériences de vie entre chrétiens, musulmans et les adeptes des autres religions. C’est pourquoi elle donnera lieu à un Manifeste de Cotonou pour la tolérance, le dialogue et la rencontre. Ceci dans le but de promouvoir et accomplir entre adeptes des confessions religieuses, des œuvres communes ; sensibiliser les jeunes du continent, région par région, sur les enjeux et défis du vivre ensemble par le dialogue interreligieux et interculturel ; promouvoir une culture opérationnelle de la laïcité ; promouvoir des mécanismes et des mesures de sécurité préventives associant les forces publiques et des groupes citoyens de vigilance sociale…
Actualités 15 mai 2015

L’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) a animé le mercredi 13 mai dernier à Cotonou, une conférence publique sur les trafics d’armes en lien avec les braquages en bande organisée et la situation sécuritaire au Bénin et dans la sous-région ouest-africaine. Ladite conférence est organisée dans le cadre du Projet Ayifa financièrement appuyé par l’Usaid-Bénin
Des personnalités provenant des Cours et Tribunaux, de la Police et de la Gendarmerie nationale, des cadres des ministères, et des institutions, des universitaires ainsi que des acteurs de la Société civile, et autres partenaires au développement ont pris part à la conférence publique organisée par l'Autorité nationale de lutte contre la corruption sur les trafics d'armes en lien avec les braquages en bande organisée et la situation sécuritaire au Bénin et dans la sous-région ouest africaine.
Selon les organisateurs, l’objectif global de cette conférence est de susciter une réflexion élargie au niveau des acteurs intervenant dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée et la corruption au Bénin en vue d’une dynamisation de la lutte contre ces deux phénomènes.
En d’autres termes, il s’agit de façon spécifique de partager avec les participants, le contenu, de l’étude spéciale Criminalité transnationale organisée (CTO) et corruption notamment son aspect trafic d’armes. Partager avec les participants le contenu de la deuxième évaluation trimestrielle sur les procédures judiciaires relatives aux affaires de CTO et de corruption en insistant sur l’aspect trafic d’armes. Partager également l’expérience croisée des professionnels de la lutte contre la criminalité transnationale organisée au Bénin aux niveaux institutionnel et juridictionnel. Et en fin recueillir des recommandations en vue d’une lutte plus efficace contre la corruption et la criminalité transnationale organisée.
Dans son intervention à l’ouverture des travaux, le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, Guy Ogoubiyi a d’abord rappelé le projet «Ayifa» qui s’inscrit, dit-il, dans le cadre du Programme de l’initiative de coopération sécuritaire ouest africain du Bénin initié par le gouvernement.
Il a soulginé que la conjonction de la criminalité transnationale organisée (CTO) et corruption et les trafics d’armes en lien avec les braquages en bandes au Bénin amène à engager une réflexion au vue de la situation sécuritaire dans la sous-région ouest africaine en général et le positionnement géographique du Bénin en particulier. Il a également souhaité que les recommandations soient de qualité afin d’améliorer le dispositif institutionnel et réglementaire nécessaire pour amorcer le recul des faits de criminalité transnationale organisée et de corruption au Bénin.
Pour sa part, la représentante de l’USAID-Bénin Yikee Chu Adjé est revenue sur l’importance du thème qu’elle qualifie d’actualité. C’est un phénomène inquiétant qui mérite une réponse appropriée et le soutien de la communauté internationale. «Le phénomène mérite une attention soutenue du gouvernement et nécessite une réflexion globale sur la situation pour évaluer le dispositif institutionnel en place et contrer le phénomène», note-t-il. « La sécurité des citoyens et des activités économique est gage de développement», a-t-elle conclu

Les députés de la 7e législature seront officiellement installés demain samedi 16 mai au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. En prélude à cette investiture, comme il est de la coutume parlementaire, ils remplissent depuis mercredi 13 mai dernier, les formalités administratives de leur prise de fonction.
Les députés de la 7e législature étaient nombreux mercredi 13 mai dernier à répondre à l’invitation du Secrétariat général administratif de l’Assemblée nationale. Comme des élèves à la pré-rentrée des classes, ils ont foulé le sol du palais des Gouverneurs à Porto-Novo pour la première fois pour certains et la énième fois pour d’autres, pour aller remplir les formalités administratives de prise de fonction. Ils ont été entretenus par les cadres de l’administration parlementaire qui ont mis à cet effet en place une organisation pour satisfaire les députés élus au terme des élections législatives du 26 avril dernier. Les députés anciens comme nouveaux ont signé les actes administratifs qui les confirment dans la plénitude de l’exercice de leurs fonctions de parlementaires. Ils ont également pris des mains de l’administration parlementaire tous les attributs qui leur confèrent le titre de député. Il s’agit de la cocarde, du macaron, de l’écharpe bref les insignes distinctifs de député. Plusieurs documents dont le Guide du député leur ont été remis pour leur faciliter l’exercice des fonctions que le peuple leur a assignées pendant les quatre ans de mandat. Tous ces kits de député ont été mis dans un sac griffé «Assemblée nationale/7e législature».
L'opération prend fin ce jour
Les députés ont à tour de rôle reçu ledit sac après avoir rempli toutes les formalités subséquentes prévues par la loi. L’opération prend fin ce jour vendredi 15 mai. Les élus du peuple vont porter ou placer tous les insignes pour prendre part à leur cérémonie d’investiture prévue pour demain samedi 16 mai au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
L’ambiance était bon enfant mercredi dernier. Les députés anciens comme nouveaux étaient tous enthousiasmés d’appartenir à la 7e législature. Parmi ceux qui étaient présents, il y avait du côté du Parti du renouveau démocratique (PRD), Me Adrien Houngbédji, Paulin Gbénou, Michel Bahoun, Noël Akissoé et Badirou Aguémon. Au niveau de l’Union fait la Nation (UN), il a été noté le passage de Me Joseph Djogbénou, Louis Vlavonou, Moukaram Koussonda, Gérard Gbénonchi et Parfait Houangni. Les présents de l’Alliance Soleil étaient Robert Gbian, Sacca Lafia et René Bagoudou. Du côté des Forces démocratiques unies (FDU), il y avait Jérémie Adomahou, Alexis Agbélessessi et Dakpè Sossou. Les deux députés de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) à savoir Wallis Zoumarou et Tidjani Obo Affo ont défilé aussi devant les cadres de l’administration parlementaire pour retirer leurs kits. Tout comme Atao Hinnouho du Résoatao et Boniface Yéhouétomè de l’alliance Renaissance du Bénin et Réveil patriotique (RB-RP). Chacun des députés a été à tour de rôle servi. La plupart d’entre eux se sont confiés à la presse. Ils félicitent les électeurs pour avoir porté leurs choix sur eux promettant de ne pas les décevoir. Ils prennent l’engagement de contribuer au développement du Bénin à travers l’adoption de plusieurs lois pertinentes sans oublier le renforcement du contrôle de l’action gouvernementale.
Quid des tractations pour le bureau ?
Les députés FCBE étaient les seuls à manquer à l’appel. Ceux-ci seraient en mise au vert à Parakou pour un dernier casting politique dans le cadre du contrôle du bureau de l’Assemblée nationale. Cette question justement préoccupe aussi les députés qui ont fait le déplacement du mercredi dernier. Là-dessus, la réaction de Sacca Lafia a retenu l'attention. Le député de la 8e circonscription électorale a levé un coin de voile par rapport à la position de l’Alliance Soleil. Il a affirmé sans ambages que son alliance se ralliera aux forces politiques qui ont axé leur thème de campagne sur la non révision de la Constitution. De façon plus claire, l’Alliance Soleil soutient le PRD, l’UN, ABT, RB-RP pour le contrôle du perchoir. Sacca Lafia est allé même plus loin en révélant que son candidat est Me Adrien Houngbédji pour la présidence de l’Assemblée nationale. Comme lui, Wallis Zoumarou martèle aussi que les deux députés ABT ne soutiendront jamais les FCBE dans le cadre du contrôle des organes et instances de l’Assemblée nationale. «Même mon cadavre ne votera pas le candidat des FCBE pour le perchoir», jure-t-il avec détermination.
Pour sa part, le député Parfait Houangni qu’une certaine rumeur annonce s’être jeté contre des millions dans les bras des FCBE a balayé du revers de la main cette information qu’il juge mensongère. Il promet de ne pas trahir ses électeurs de la 23e circonscription électorale qui ont massivement voté pour lui en le soutenant dans son combat contre la révision de la Constitution.
Comme on le voit, la bataille pour le contrôle du perchoir s’annonce de plus en plus très serrée.

L’ambiance de travail viciée à la direction départementale du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle du Borgou et de l’Alibori (DDTFPRAI/B-A) sort le ministre Aboubakar Yaya de ses gonds. En visite de prise de contact avec le personnel de ladite direction, mercredi 13 mai dernier à Parakou, l’autorité n’a pas caché son amertume face au climat délétère qui règne depuis plusieurs mois au sein de cette structure sous tutelle composée d’une vingtaine d’agents, en majorité des femmes. «Je tiens à vous dire que je ne suis pas content.
C’est la seule direction départementale qui me crée de problème», a laissé entendre le ministre de tutelle tout furieux. «Je ne sais pas si c’est vous qui n’êtes pas à la hauteur ou bien si c’est le personnel qui est capricieux», lance-t-il à la directrice départementale Rafiatou Mamoudou Ibrahima et ses collaborateurs. «Etant le gestionnaire du personnel de l’Etat, je suis capable de vous redéployer tous et vous aussi, je suis capable de vous faire partir de votre poste», menace le ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle qui a tenu une séance à huis clos avec les agents pour tenter de régler les malentendus.
Selon les indiscrétions, certains agents de la direction bâcleraient le travail ou brilleraient carrément par leur absence ou le retard ; d’autres n’admettraient pas d’être dirigés par une femme. Outre l’ambiance peu propice, la DDTFPRAI Borgou-Alibori est confrontée à plusieurs difficultés qui ne favorisent pas l’accomplissement des tâches qui incombent au personnel. La directrice départementale Rafiatou Mamoudou Ibrahima évoque l’absence de la connexion Internet, la défaillance des installations électriques qui sont vétustes, la défectuosité des interphones pour l’ensemble des bureaux de la direction. A cela, s’ajoute le besoin d’un rétroprojecteur pour des séances ou sessions de formation, de sensibilisation et de vulgarisation. Aussi, les bureaux de la direction sont-ils exigus et il n’existe même pas une salle de réunion.
Par ailleurs, les agents sont perturbés au quotidien par le vacarme provenant du marché de friperie Kobo-kobo, les locaux de la direction départementale étant situés en plein cœur de ce marché qui s’anime tous les jours au quartier Ladjifarani dans le 2e arrondissement de Parakou.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Actualités 15 mai 2015

Le président de l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (ALCRER), Martin Assogba, a donné hier jeudi 14 mai à Cotonou, une conférence de presse. Il a mis en garde l’ensemble des députés nouvellement élus contre l’usage inopportun des procurations lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale. Il a également invité l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) à se saisir du dossier.
Depuis plusieurs jours, des rumeurs font état de ce que des dizaines de députés récemment élus auraient donné des procurations dans le cadre des tractations pour le contrôle du perchoir de la prochaine législature. Cette information a été relayée par quelques organes de presse. C’est pourquoi, par le truchement d’une conférence de presse, le président de l’ONG ALCRER Martin Assogba, a voulu attirer l’attention des professionnels des médias, des populations et des institutions de la République sur les cas éventuels d’achat de conscience. Selon lui, les stratégies de vote de la 5e législature, qui consistaient à faire une utilisation massive des procurations pour désigner les membres du bureau de l’Assemblée nationale, sont encore vives dans les mémoires. 19 députés dont certains étaient présents à l’Assemblée nationale le jour du vote, ont donné des procurations pour l’élection des membres du bureau du Parlement. «Ce précédent grave est devenu une réalité et les procurations font l’objet de négociations sous haute corruption. S’il est admis que certains partis politiques peuvent chercher des rapprochements pour conforter leur position au niveau de l’Assemblée nationale, il est inacceptable que ce rapprochement se fasse sur la base des grosses sommes d’argent et de remise de procurations», a souligné le président de l’ONG ALCRER.
Martin Assogba a rappelé que la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants au Parlement. Selon le conférencier, l’article 93 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 qui stipule que «le droit de vote des députés est personnel» et que la dérogation relative à la procuration est une exception» est on ne peut plus claire. Pour cela, les décisions prises par les élus doivent être faites en toute transparence vis-à-vis de la population. Mais, en acceptant l’utilisation massive des procurations, il est difficile pour le peuple de connaître les positions exprimées par les députés lors de leurs votes.
«L’ONG ALCRER se réserve le droit de dénoncer toutes les personnes qui malgré leur disponibilité, s’amuseront à donner des procurations pour une première séance à l’Assemblée nationale alors qu’elles viennent d’obtenir du peuple souverain, la mission de les représenter et non de substituer leur présence à des procurations après avoir reçu de grosses sommes d’argent», a averti Martin Assogba. Il a annoncé que son ONG a saisi la Cour constitutionnelle sur la question et a demandé à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) d’ouvrir une enquête sur l’usage des procurations au cours des élections prochaines du bureau de l’Assemblée nationale.

Les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) ont rencontré le mercredi 13 mai dernier, les représentants de partis et alliances de partis politiques. Il ressort des discussions que les parties prenantes acceptent le principe du report tout en imposant un délai.
Pour la deuxième fois cette semaine, les partis et alliances de partis politiques ont examiné avec les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA), la question du report des élections municipales, communales et locales du 31 mai prochain. Au terme des discussions du mercredi 13 mai dernier, le président de la CENA, Emmanuel Tiando a déclaré à la presse que les deux parties sont tombées d’accord sur le report et sur le deadline à respecter obligatoirement. Selon lui, les partis et alliances de partis ont souhaité que les élections se tiennent entre le 15 et le 30 juin au plus tard. «Les échanges se sont déroulés dans une bonne ambiance fraternelle. Les partis politiques sont fortement préoccupés par l’organisation à bonne date des élections mais nous sommes parvenus à deux consensus», a laissé entendre le président de la CENA. Le premier consensus concerne le principe du report. Les partis l’ont accepté presque à l’unanimité. Le second concerne la date du scrutin. Les partis politiques ont souhaité que les élections se tiennent au plus tard le 30 juin prochain. Pour Emmanuel Tiando, la nouvelle date souhaitée par la plupart des formations politiques permet d’organiser les formations des agents électoraux à tous les niveaux.
Sur la question de la distribution complémentaire des cartes d'électeur, il a indiqué que la CENA rencontre les membres du Centre national de traitement (CNT) lundi prochain afin d’examiner la meilleure stratégie à adopter pour faire le travail dans les délais légaux. Toujours pour lundi 17 mai prochain, Emmanuel Tiando annonce une réunion avec les représentants des listes incomplètes et autres retardataires afin d’arrêter une date butoir après laquelle les récépissés définitifs devront être délivrés aux candidats en lice.
A la question de savoir si la CENA va saisir le gouvernement dans le processus du report des municipales, communales et locales, le président de la CENA a laissé entendre que le gouvernement n’avait rien à voir dans la fixation de la nouvelle date. «Nous allons voir ça avec la Cour constitutionnelle», a dit Emmanuel Tiando.
Pourtant, il y a quelques semaines, alors qu’elle a été saisie sur la question, la Cour constitutionnelle s’est déjà déclarée incompétente pour reporter le scrutin du 31 mai prochain. Les décisions de la Cour qui fixaient la date des municipales, communales et locales au 31 mai prochain s’imposent donc à tous.
La position du PRD
L’article 49 de la Loi 2013-06 portant Code électoral en République du Bénin, stipule que «tout report de la date des élections est interdit. En cas de force majeure, le report de date ne peut être fait qu’après une consultation de toutes les forces politiques engagées dans l’élection concernée». Selon le vice-président du Parti du renouveau démocratique (PRD), le député Augustin Ahouanvoébla, les arguments évoqués par la CENA pour solliciter un report ne tiennent pas. Pour lui, aucune des difficultés auxquelles les membres de la Commission électorale nationale autonome disent faire face ne relèvent pas de cas de force majeure. «Nous ne sommes pas d’accord. Nous avons profité de l’occasion pour dénoncer les dépôts clandestins de dossiers», a clamé Augustin Ahouanvoébla à sa sortie de la rencontre du mercredi dernier. Même en cas de report, le représentant du Parti du renouveau démocratique ne souhaite pas des municipales, communales et locales après la première quinzaine du mois de juin.
Actualités 15 mai 2015

Les journalistes béninois invités à un séminaire de formation à Beijing ont visité mercredi 13 mai dernier, l’Université de communication et des médias de Zhejiang située dans la province de Hangzhou. Cette visite leur a permis de prendre connaissance de ce qui se fait dans le domaine de la communication dans cet établissement et de s’informer sur la coopération internationale entre la Chine et les autres pays.
La ville de Zhejiang abrite l’une des universités les plus célèbres de Chine dans le domaine des métiers des médias. Cet établissement d’Etat est cogéré par l’Administration nationale de la Radiodiffusion, du Cinéma, de la Télévision, de la Presse et de l’Edition et le gouvernement populaire de la province de Zhejiang.
Créé depuis trente ans, cet établissement est constitué de treize facultés et forme des spécialistes dans le domaine de la télévision, de la communication sur ses deux campus et couvre une superficie de 610 m². Il dispose d’un imposant bâtiment de vingt deux étages, ayant dix-sept auditoriums et une base de production de programmes radios télévisés.
Le directeur adjoint du département des Affaires scolaires, en même temps directeur du bureau d’Enseignement de l’art public de l’Université, Cai Han, a expliqué que cette université compte cent trente employés administratifs, quatre-vingt-dix-huit (98) professeurs titulaires, deux cents cinquante (250) professeurs adjoints et trente-huit professeurs recrutés sur une subvention spéciale du Conseil d’Etat.
De même, l’Université de communication et des médias, s’emploie à mettre en œuvre des projets pour améliorer la qualité de l’éducation. Dans ce cadre, elle coopère avec plus d’une centaine de bases de recherches et d’enseignement pour créer une plate-forme de stage pour les étudiants.
Dans le cadre de la coopération interuniversitaire, les responsables de cette université ont noué des contacts avec plus de quarante universités de différents pays tels que les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Australie, la France, la Suède et la Corée du Sud. Des programmes d’échanges à long et à moyen termes de plate-forme de recherches sont lancés pour les professeurs et les étudiants.
La plupart des étudiants formés dans cet établissement qualifié de «campus sécurité» ou «d’école modèle de la standardisation de la langue chinoise au cadre national», sont appréciés par les radios et télévisions. Ce qui a porté le taux d’insertion professionnelle de ces derniers à 93%.
Le vice-président de l’université et membre du Comité central du parti communiste chinois, Li Jun, a affirmé que les formations faites répondent aux besoins sociaux du pays et surtout offrent la possibilité aux étudiants d’aller en Bourgogne en France pour des stages et enseignements.
L’université accueille depuis 2013 des étudiants africains venus des pays comme le Cameroun, le Kenya, dans les domaines du digital et de la conception. En 2014, onze étudiants tanzaniens ont été admis pour se former dans la présentation et l’animation.
Li Jun a souhaité que la présente visite des professionnels des médias béninois soit le point de départ d’une démarche pouvant aboutir à l’instauration d’une coopération entre l’Université de communication et de médias de Zhejiang et la République du Bénin dans le domaine de la formation universitaire.
Par Pintos GNANGNON,Envoyé spécial en Chine
International 15 mai 2015

Les élections communales, municipales et locales seront-elles reportées comme le souhaitent la Commission électorale nationale autonome (CENA) et une certaine frange de la classe politique? En cette matière, ni la Cour constitutionnelle, ni la CENA encore moins le chef de l’Etat n’a la compétence de repousser la date du 31 mai prochain initialement fixée. Seule la Cour suprême est habilitée à dire s’il peut y avoir report ou pas.
L’organisation des élections communales, municipales et locales n’est pas encore entrée dans sa phase active et déjà un contentieux s’ouvre. Lequel contentieux est relatif au report ou non de la date de ce scrutin initialement fixée au 31 mai prochain. Le décalage de cette date est devenu presqu’une épine dans les pieds des acteurs politiques d’autant qu’il est vivement souhaité par la Commission électorale nationale autonome (CENA).
En effet, l’institution en charge de l’organisation des élections au Bénin évoque des difficultés tant à l’interne qu’à l’externe pour demander le report. Elle avance entre autres l’insuffisance de délais pour étudier les dossiers des candidats aux postes de conseillers communaux et locaux respectivement dans les 546 arrondissements et 5290 quartiers de ville et de village, l'indisponibilité du nombre des centres de vote (écoles et salles de classe) pour cause de l’organisation de l’examen du CEP à partir du 2 juin prochain et le temps relativement trop court pour la distribution des cartes d’électeur restantes. Autant de difficultés que la CENA a jugées utile de partager avec les partis et alliances de partis politiques en lice pour ces élections. Elle a consulté ceux-ci lundi dernier pour les en informer. Cette consultation est d’ailleurs une exigence de la loi parce que prévue à l’article 49 du Code électoral. Cet article prévoit que «Tout report de la date des élections est interdit. En cas de force majeure, le report de date ne peut être fait qu’après une consultation de toutes les forces politiques engagées dans l’élection concernée».
C’est donc à cette obligation légale que la CENA a sacrifié en rencontrant les partis et alliances politiques en compétition pour ces élections communales, municipales et locales. Les deux parties ayant promis de se revoir ce mercredi 13 mai pour arrêter une décision. Qu’il ait consensus des forces politiques ou pas, cette décision n'entérinera pas le report.
La Cour suprême interpellée
Le dernier mot revient à la Cour suprême d’accorder ce report.
En effet, après la séance de consultation, la CENA devra saisir la Cour suprême pour solliciter ce report à une date ultérieure. Le mois de juillet prochain est ébruité au niveau de la CENA pour la tenue de ces élections. En sa qualité de juge du contentieux des élections communales, municipales et locales, la Cour suprême aura à analyser la pertinence des arguments évoqués pour accorder, s’il y a lieu, ce report. Elle prendra soin de fixer dans sa décision la nouvelle date du scrutin pour éviter un report sine die qui ouvrirait la porte à toutes suspicions. Une fois la décision de la Cour suprême prise, le chef de l’Etat aura à l’entériner pour convoquer le corps électoral à cette nouvelle date fixée pour le scrutin.
C’est dire que la Cour constitutionnelle n’a rien à voir dans cette polémique qui enfle autour de cette question de report des élections communales, municipales et locales. Elle a déjà donné son avis à travers sa décision DCC 15-093 en date du 15 avril 2015 où elle déclarait son incompétence à connaître du contentieux des élections communales, municipales et locales. "….Considérant que dans sa décision DCC 15-001 du 09 janvier 2015, la Cour, en sa qualité d’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, a dit et jugé que les élections communales, municipales et locales doivent impérativement avoir lieu le 31 mai 2015 ; que cette décision soit intervenue dans le cadre général de l’organisation des élections législative et locale de 2015; que dans le cas d’espèce, les requêtes sous examen portent exclusivement sur un contentieux opposant des présumés candidats aux élections communales, municipales et locales à la Commission électorale nationale autonome (CENA), contentieux dont l’appréciation relève de la compétence de la Cour suprême… », clarifiait déjà la Cour constitutionnelle.
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko et ses membres sont donc attendus pour fixer le peuple béninois par rapport à la date de la tenue des élections communales, municipales et locales.
Actualités 13 mai 2015

La Société Bénin Petro a organisé hier, mardi 12 mai à Cotonou, un séminaire de formation à l’intention des gérants de stations service, des représentants des industries comme Fan Milk et des agents venus des sociétés comme la SOBEMAP. Assurée par des Marocains du Groupe Samir Lubrifiants, cette formation a été une occasion pour non seulement présenter les produits de la société marocaine, mais aussi la structure dans son fonctionnement afin de consolider ses relations avec Bénin Petro qui est désormais son représentant au Bénin.
Après un moment de réticence, la Société Bénin, Petro suite à des demandes incessantes des produits Samir lubrifiants, distribue désormais sur tout le territoire national les produits de la Société Samir Lubrifiants du Royaume du Maroc. Cette décision a été concrétisée au cours de la séance de formation que la société a organisée à l’intention des gérants de stations service, des représentants des industries comme Fan Milk et des agents des grandes sociétés comme la Société béninoise de manutention portuaire (SOBEMAP).
Pour le directeur de l’exploitation de Bénin Petro Patrick Ahouangonou, sa société a attendu un moment afin de s’assurer de la crédibilité de son partenaire avant de démarrer la distribution des produits Samir Lubrifiants. Après trois mois d’activités, il estime que les Béninois ont adopté ces produits que sa société a décidé de distribuer sur tout le territoire national.
L’expert Manager du Groupe Samir Lubrifiants, Reda Aoun informe pour sa part que sa société est la plus grande raffinerie au Maroc et une des plus grandes en Afrique avec une capacité de production de plus de 10 millions de tonnes de produits pétroliers par an. Samir Lubrifiants, selon lui, est membre d’un Groupe appelé Société de distribution de carburants et de combustibles (SDCC).
Une société importante
Selon la communication présentée par Bouyacoub El Houane, responsable technique lubrifiants et produits spéciaux de Samir Lubrifiants, SDCC est membre d’un groupe du nom de Corral qui est présent dans le Royaume du Maroc depuis 1997. Et Corral Holding Maroc ajoute-t-il, est une filiale de Corral Petroleum Holdings AB Group. Avec quatre raffineries, et plus de 1800 stations service, Corral Petroleum Holdings AB Group est l’une des plus importantes sociétés de raffinage dans le monde. Axé sur deux pôles géographiques, la Scandinave et les pôles du Moyen-Orient (Afrique du Nord), Corral Petroleum Holdings AB Group contrôle la chaîne de l’huile, de l’exploration à la distribution.
Pour ce qui est de la deuxième société du Groupe, à savoir Preem Suède qui a une capacité de production de 15 millions de tonnes par an, elle est la plus grande composante en Suède, avec une capacité de raffinage de plus de 15 millions de tonnes de pétrole brut chaque année. Ces deux raffineries, selon le responsable technique lubrifiants et produits spécifiques, sont parmi les plus modernes, respectueuses de l’environnement en Europe et dans le monde.
Bouyacoub El Houane a précisé qu’en matière de certification de qualité, sa société a été certifiée en 2014, ISO 9001-2008 pour ses activités lubrifiants. En 2015, elle a reçu la certification Environnement: ISO 14001 pour ses activités lubrifiants et la certification qualité ISO 9001-2008 pour ses activités carburants.
Pour ce qui est du fonctionnement d’un moteur, il a souligné que les organes mobiles d’un engin se composent de cinq éléments. Il s’agit du moteur pour le mouvement du véhicule ; la boîte, pont, différenciel, réducteur et engrenage ; verrin et pompes (système hydraulique) ; les soupapes hydrauliques et le circuit de freinage. Ce sont les organes qui sont lubrifiés.
En ce qui concerne un lubrifiant, Bouyacoub El Houane explique qu’il est constitué des huiles de base et des additifs, avant d’approfondir ses fonctions principales. Et un lubrifiant, selon lui, a cinq fonctions principales : la lubrification, le nettoyage, la protection, l’étanchéité et le refroidissement.
Les participants ont eu droit aussi à des explications sur la spécificité des huiles moteur, des huiles de transmission sans oublier des huiles industrielles et des conseils pour l’emploi des graisses.

Le 16 mai prochain, les députés de la 7è législature entreront dans la plénitude de leur fonction. Dans le lot, 12 députés ont un statut particulier, car ils sont ministres en fonction. Quel choix sera le leur, entre Parlement et Exécutif ?
Un mois pour décider. Choisir entre les plénières à l’Assemblée nationale ou continuer à fouler l’antre de la salle du Conseil des ministres. Telle est la (presque) quadrature que doivent résoudre douze ministres de l’actuel gouvernement de Boni Yayi, élus députés aux dernières législatives et contraints par la loi à choisir entre leurs portefeuilles ministériels et leurs sièges au palais des Gouverneurs. Leur situation est d’autant plus intéressante que ces ministres occupent des places de choix au sein de l’appareil gouvernemental.
François Abiola est ministre d’Etat, Marcel de Souza chargé du Développement est le numéro 3 du gouvernement duquel Simplice Dossou Codjo est ministre du stratégique département de l’Intérieur, Valentin Djènontin, Garde des Sceaux ; Komi Koutché est l’argentier national, poste sur lequel il aurait louché un certain temps avant de le décrocher comme consécration d’une carrière fulgurante ; Nassirou Bako Arifari, est détenteur du département, Dieu seul sait !, très convoité du ministère des Affaires étrangères. Et que dire de Jean-Michel Abimbola, ministre en charge de la Culture, d’Aké Natondé en charge du ministère des Transports et des Travaux publics, de Alassane Soumanou ou de Barthélémy Kassa, sinon qu’ils ne comptent pas pour des prunes, s’il en est au sein de l’Exécutif ? Quoi qu’il en soit, est bientôt venue l’heure du choix pour ces ministres dont on ne sait toujours pas s’ils avaient eu pour vocation d’utiliser leur notoriété pour faire gagner leur famille politique ou s’ils entendaient véritablement siéger au Parlement.
Partira, partira pas
Autant les postes ministériels restent prisés, autant on conçoit aisément qu’ils soient tentés de jeter l’éponge gouvernemental à la fin des haricots pour se projeter dans une aventure de plus longue durée. Ceux qui pencheront pour la première hypothèse devront rester au gouvernement si le remaniement ministériel les y maintient ; et faire la joie de leurs suppléants. En la matière, rien n’est moins sûr. Tout pronostic avisé porterait à miser qu’ils ne seront pas nombreux dans ce cas. Les autres, calculette en main, auront fait, entre rester 10 mois au gouvernement et s’honorer de quatre années de mandat législatif, le choix le plus humain, le plus futé…Car de fait, du dernier gouvernement de Boni Yayi, celui qui sera issu de l’imminent remaniement, il n’en sera question que seulement pour les dix prochains mois. Flotte du coup comme un air du ‘’discours d’adieu de Béhanzin’’ : «Compagnons d’infortune, derniers amis fidèles, lorsque le temps était venu…», dit-il en l'occurrence. Mais en réalité, il n’en sera rien, car de la fidélité des ministres qui siégeront désormais à l’Assemblée nationale, le chef de l’Exécutif a toujours besoin pour finir en beauté son mandat, au cas où il réunirait une majorité favorable ou même dans le cas contraire, dans la probabilité cauchemardesque pour les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) de se trouver en minorité au sein de l’hémicycle.
Pour le reste, ces douze ‘’apôtres’’ de Thomas Boni Yayi ont pu figurer sur la liste très sélective des FCBE dont la capacité a débordé parce qu’ils jouissent de la confiance du chef de cette alliance politique. Il n’y a donc pas de risque qu’ils lancent comme Pierre «Même si je devais mourir avec toi, non je te renierai pas» et se rendre coupables de parjure par la suite, ni Boni Yayi devoir affirmer comme Jésus : «Cette nuit-ci, avant qu’un coq chante, tu me renieras trois fois». Quelques uns parmi eux ont d’ailleurs une certaine expérience parlementaire comme François Abiola, Nassirou Bako Arifari ou Barthélémy Kassa, et leur famille politique de ce fait pourrait avoir besoin de leur éclairage pour combler le vide laissé par Chabi Sika, Djibril Mama Debourou ou encore Sacca Lafia qui ont changé leur fusil d’épaule entre temps.